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Les photographes sont tous C H A R L I E

 

Dans cette partie du site www.thydelor.eu, je vais vous parler de photographie, bien sûr, mais particulièrement de l'acte photographique en lui même. Il ne s'agira pas d'un traité philosophique, rassurez-vous, pas plus d'un traité de technique photographique appliquée, mais je vais essayer d'entrevoir ici des axes plus rarement explorés dans l'acte photographique. Loin de moi l'idée de vous dire ce qu'il faut photographier, je n'en ai ni la prétention ni la compétence et l'histoire de la photographie nous a déjà quasiment tout montré en la matière...

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ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Pourquoi la photographie ? Photographier n'importe quoi ?
Qui me parle ? Photoshopper ce n'est pas jouer ?
La photo rend le XXIè siècle totalement marteau ! Photographier c'est choisir !
Le syndrome du clic-clac Et si le numérique participait au [nouveau] succès de l'argentique ?
S.L.O.W. Photo / Culture
Un été 17 Photographe ou utilisateur de boîtier ? C'est notre propre choix !...
Alleen voor de plezier (juste pour le plaisir)  

POURQUOI LA PHOTOGRAPHIE ?

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Vous êtes-vous déjà posé la question de savoir ce qui peut vous pousser à faire de la photographie ? Il existe au moins une excellente raison différente pour chacun d'entre nous, et il existe certainement autant de motivations que de photographes !...
* créer des souvenirs (de ses enfants par exemple)
* témoigner en fixant les images d'un instant apparemment futile mais qui sera une page d'histoire au bout de quelques années
* immortaliser un événement
* proposer une vision personnelle du monde
* créer une œuvre d'art
* etc, etc, etc...

Posez-vous maintenant la question de savoir pourquoi vous poursuivez dans cette voie... On peut très bien concevoir une entrée en photographie qui ne se solde pas par l'apparition d'un intérêt grandissant qui est, en fait, le seul élément qui permet d'expliquer "l'acharnement" du photographe (amateur du moins). Faut-il vraiment que l'on soit motivé pour investir des sommes faramineuses dans l'achat d'un matériel de plus en plus perfectionné, pour qu'on en arrive à ne plus penser que "photographie"... chaque idée de déplacement, chaque "temps mort" étant le prétexte à la photographie... oui, l'acte photographique constitue une passion dévorante, en temps, en argent, en effort et... en investissement personnel...

Personnellement c'est la photographie de paysage (et accessoirement de souvenir) qui a stimulé mon entrée en photographie au décours d'un long voyage. J'étais jeune adolescent à l'époque et on aurait pu imaginer que de retour de vacances mon appareil finisse sa vie au fond d'un tiroir ! Il n'aurait pas été le seul dans ce cas !...

Ce premier appareil, très simple, m'a fourni, dans l'ensemble, de belles images somme toute mais... il était trop simple et face à plus de 60% des photos rapportées, je me suis senti frustré par le manque de contrôle sur l'image finale qui m'était laissé par la petite mécanique... C'est cette frustration qui a stimulé l'achat d'un reflex 100% manuel qui, lui, ne prendrait aucune décision à ma place !... Cela semble simpliste, mais, à cette époque, il m'a fallu faire pas mal de petits boulots pour pouvoir me payer ce "précieux".

Cette nouvelle étape aurait également pu être la fin de mon aventure photographique, justement à cause du prix du matériel et de la complexité d'utilisation de ce boîtier, mais il n'en fut rien, pour une simple raison : le goût de la recherche, le goût d'apprendre, le goût de la remise en question.

À mon sens, la seule chose qui vaille la peine de vivre est cette remise en question permanente de son savoir et de ses capacités à créer, bref, évoluer... Vous me direz, avec raison, que sa vie professionnelle permet déjà de satisfaire ce besoin mais il existe un monde entre la création "artistique" et technique de la photographie et l'évolution professionnelle spécifique. Il est facile, pour moi, de parler de remise en question de ses capacités professionnelles dans la mesure où cette dernière est définie dans mes statuts, mais il n'en va pas de même pour toutes les professions et ainsi la photographie peut, à elle seule, assouvir ce besoin. En plus, pour peu que l'on ne pratique pas une activité professionnelle artistique, la photographie est un moyen extraordinaire et relativement accessible de création de "beau". Bien sûr, quand je dis "accessible" je ne parle pas d'argent mais d'accessibilité plus grande que la peinture par exemple...

Quoi de plus intéressant que de mélanger en une seule activité de loisir l'autoformation à des sujets faisant appel à des aspects techniques, scientifiques et artistiques. Qui, en plus, vous pousse à une activité physique régulière... Bref le tout en un de l'épanouissement personnel... la tête, le corps et l'esprit..

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PHOTOGRAPHIER N'IMPORTE QUOI ?

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La question de savoir si on peut tout photographier s'est posée dès les débuts de cette activité et la réponse a été très variable selon les époques et les lieux. La philosophie des convenances, du respect, du droit a modifier les limites tacitement "autorisées". MAIS la question que je pose n'est pas réellement la même ! Si des "chercheurs" en photographie se la sont posée (ou se la posent encore), je ne sais pas vraiment si les amateurs sont réellement concernés par cette notion... C'est pourquoi je vais lever un peu le voile.

Dès le début de la photographie, on s'est interdit de photographier le nu mais le frein s'est vite levé. En photo journalisme on s'est souvent posé la question de l'interdiction de montrer la mort et le frein s'est vite levé. Pour les amateurs, le problème est encore plus simple : ils s'interdisent tout ce qui sort un peu des sentiers battus ! Ils font du paysage, du portrait, de l'animalier, du reportage, du photo journalisme, de la photo de sport, de la nature morte, du nu parfois et... c'est tout !...

Aussi je pose la question : peut-on photographier n'importe quoi ? Et je serai bien tenté de répondre par l'affirmative ! Photographier n'importe quoi ce n'est pas faire n'importe quoi en photographie !!! Vous voyez la nuance j'espère !!! Pour peu qu'on réussisse à créer une émotion avec un éclairage particulier, un cadrage particulier, une composition particulière, quel intérêt peut bien présenter le sujet lui-même ?

Bien sûr, il n'est pas aisé de se lancer dans ce type de recherche, surtout qu'on entre dans un cadre ne bénéficiant même pas d'un nom... Je propose de l'intégrer à la "photographie conceptuelle" ou l'appeler "photographie abstraite" (j'ai un petit faible pour cette deuxième solution)... Appelons-la donc photographie abstraite !

Je ne dis pas que photographier n'importe quoi va permettre de remplir la case "photographie abstraite" facilement... allez dire à un peintre abstrait que son travail est simple (voire simpliste !)... Je dirai même que la photographie abstraite va demander beaucoup de travail pour un résultat parfois décevant... Comme des professionnels, nous verrons bientôt nos poubelles déborder de projets qui se sont révélés finalement inintéressants ou totalement loupés.

Mais je parle, je parle, voyons ce qu'on peut considérer comme de la photographie abstraite

ou :

ou encore :

on a ça aussi :

et :

ou :

Je ne dis pas que mes photos sont extra (merci à ceux qui voudront bien m'encourager !), le but de la manœuvre étant de créer des images très graphiques à partir de tout et de n'importe quoi... cqfd !...

Je vous encourage donc à faire vos propres recherches et à me faire part de vos trouvailles...

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QUI ME PARLE ?

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Voilà, vous avez enfin réussi à "emmagasiner" les rudiments de la technique photographique, un peu de théorie, beaucoup de lecture, quelques tests plus ou moins convaincants, il est temps de se lancer dans l'acte photographique à proprement parler !

Appelez cela de l'instinct, de l'intuition, de la magie, de l'inspiration, tout ce que vous voudrez en fait, mais il y a quelque chose qui vous dit quelles images vous devriez créer. Dans le vocable commun on dit qu'une petite voix vous souffle de faire quelque chose, et bien c'est plutôt cette notion de "petite voix" que je vais retenir. En effet, elle est toujours de bon conseil, qu'il s'agisse de photographie ou de tout autre sujet d'ailleurs. Et lorsqu'elle nous parle, il faut absolument s'efforcer de l'écouter. Malheureusement, dans ce monde moderne, il y a tellement de fortes voix qui s'imposent à nous, que cette toute petite voix douce finit par se trouver noyée dans un vacarme assourdissant... Le problème se retrouve identique en photographie !...

Si les photographes professionnels n'ont pas le choix de la voix à écouter (la petite voix n'a aucune chance face à la "grosse voix" des commanditaires/clients), profitons, nous autres photographes amateurs, pour faire la sourde oreille aux voix parasites... Celle des autres d'abord, ceux qui se plaisent à minimiser la valeur de nous images, souvent par simple jalousie ou envie. Ou celle des autres, bien plus bienveillants, qui nous disent que nous avons déjà fait beaucoup mieux et qu'il faut "redresser la barre", ou qui nous rappellent telle ou telle "règle de base" qui n'a pas été respectée. Mais aussi et surtout cette "grosse voix" émanant de notre propre tête mais de notre cerveau conscient qui nous pousse à réfléchir, à analyser à concevoir, à théoriser (et que sais-je d'autre) pour finalement nous rendre sourd à la petite voix de bon conseil qui nous "crie" pourtant quoi faire comme image !...

C'est un étrange paradoxe, si d'un côté on a la petite voix (toujours de bon conseil je le rappelle) qui dit quoi photographier, qui dit ce qui va "fonctionner" dans l'image finale, et qui, souvent, dit de simplement se détendre et prendre plaisir à photographier et que de l'autre côté on a toutes ces voix discordantes et parasites... systématiquement, comme tout le monde, inconsciemment, on commence à passer de l'écoute de la petite voix intérieure à l'écoute de celles de tous ces gens qui pensent être en mesure de nous dicter quoi faire, au club photo, dans les forums sur le net ou dans l'entourage immédiat...

Et bien, il faut se poser la vraie question : pour qui dois-je faire des photos ? Le professionnel doit faire des photos pour ses clients ou pour vendre ses livres, il n'a aucune place pour sa petite voix intérieure. L'amateur, lui, doit faire de la photo pour lui d'abord... il exposera ce qu'il aime, et si les spectateurs de ses images sont conquis, tant mieux, s'ils ne le sont pas, tant pis pour eux... l'acte photographique sera une réussite de toute manière puisque l'auteur, au moins, aura apprécié le(s) cliché(s)... la petite voix a et doit garder la totalité de "l'oreille" du photographe amateur...

Pour photographier, je dirai qu'il faut d'abord shooter ! Si ma petite voix me dit de tirer, je tire ! Si ma petite voix me dit que c'est une bonne idée, je renouvelle l'image de différentes façons, sans me poser plus de question, je ne me demande jamais si cette image, une fois créée, me plaira ou si elle a une chance de plaire à quelqu'un d'autre... je ne cherche aucune raison de savoir si l'image en vaut la peine, j'essaye de la créer au mieux, le temps de l'analyse consciente viendra plus tard... Sur le terrain, c'est moi et mon matériel, dans la chambre noire ou la chambre claire, ce sera le temps de la photo, pas avant !... Toute analyse sur le terrain n'entraînera que la paralysie de l'index qui n'appuiera jamais (ou trop souvent) sur le déclencheur...

Les photos que vous voyez sur mon site peuvent ne pas être les meilleures images que j'ai pu faire, mais ce sont des photos que je voulais créer. Aucune analyse, aucun travail sur ​​le pourquoi ou le comment, juste écouter ma petite voix intérieure, composer et tirer. Si je suis là pour m'amuser, pour expérimenter, le résultat n'a que peu d'importance, si c'est réussi... super, si c'est loupé... super aussi, cela permettra d'éviter le même problème la prochaine fois... je sais que j'étais à l'écoute de ma petite voix, que je n'ai écouté que la seule personne qui soit de bon conseil (et qui a également le droit de se tromper), qui me suit et m'encourage depuis toujours... moi. Et si, parmi vous, il en est qui apprécient mes images, génial, dans le cas contraire, le plaisir de la prise de vue et l'existence du résultat suffit à me combler...

Faites-en donc autant et votre plaisir ne sera jamais gâché puisque chacune de vos images sera le reflet de vous même et de votre sensibilité !

Bonnes photos.

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PHOTOSHOPPER CE N'EST PAS JOUER ?

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Avant de débuter cet article il me faut souligner un point de vocabulaire : quand je parle de Photoshop, je parle en réalité de tout logiciel de post traitement « en profondeur » des images numériques... Photoshop étant la tête de file j'utiliserai son nom, mais cela vaut aussi bien pour Paint Shop Photo Pro que pour The GIMP etc... J'opposerai ces logiciels de post traitement « en profondeur » aux logiciels de post traitement « classiques » tels Camera Raw, Capture one, Lightroom, Aperture, DXO, Silkypix et autres... Je dénommerai cette deuxième catégorie Lightroom, au hasard.

Voilà que je vais soulever un nouveau sujet polémique ! C'est à croire que j'aime ça !... Oui, un peu... Je pose donc la question : « Le travail de post traitement fait-il partie de l'acte photographique ? »

D'emblée, on peut prendre position pour ou contre. Chaque "camp" ayant des arguments défendables et bien fondés...

Pris à chaud, je me placerai volontiers dans le "camp" des "contre" en soutenant que si Photoshopper peut, éventuellement, participer à la création artistique, on ne pourra pas considérer ce post travail comme partie intégrante de l'acte photographique !... Créer une photographie c'est avoir emmagasiné une masse de connaissances théoriques et techniques sur la création photographique, c'est avoir utilisé au mieux les règles de composition, de mise au point et d'exposition, c'est avoir su saisir le moment "magique" pour déclencher et point barre.

Vous êtes en train de lire mon site, cela veut-il dire que j'ai toujours raison et que ma parole et mes avis ont seuls droit de cité ? Certes non ! Je pense que vous le savez déjà, ou du moins je l'espère... Donc j'ai décidé de me poser la question en envisageant un angle différent : je suis un très mauvais photoshoppeur donc il semble évident que je devrais dénigrer cet outil, même s'il est super puissant et même s'il est universellement reconnu !... Alors j'ai fait un bond en arrière de façon à envisager froidement le "problème"... et quitte à faire un bond en arrière, je vais me replacer au bon vieux temps de la photographie argentique, le postula sera le suivant : tout ce que le procédé argentique "imposait" doit être considéré comme faisant partie intégrante de l'acte photographique et tout ce que le procédé argentique n'imposait pas peut être considéré comme étranger à l'acte photographique... Heureusement, j'ai la chance de connaître un peu les deux mondes (argentique et numérique) donc je devrais pouvoir m'y retrouver avant de conclure cet article.

Je laisse volontairement de côté le chargement du film dans le boîtier, le choix de l'optique, la composition, le choix de l'exposition et de son mode de détermination... tout cela n'est que de la technique de base que l'on retrouve aussi bien en numérique qu'en argentique (sauf le chargement du film qui serait plutôt le chargement d'une carte mémoire en numérique !).

Lorsqu'on sortait le film du boîtier, il fallait le développer. Donc le développement fait partie intégrante de l'acte photographique (même si tout le monde n'avait pas les moyens de développer lui-même ses films !). Aujourd'hui, en numérique, si on décide de travailler en format JPEG dès la sortie du boîtier numérique, c'est ce dernier qui "développera" automatiquement les informations provenant du capteur numérique, donc, il n'y a pas de différence notoire entre le travail argentique avec le dépôt du film chez le photographe pour développement et le travail JPEG en numérique qui sera développé par l'appareil. Si, maintenant, on souhaite travailler en RAW (j'espère que c'est ce que vous faites en pratique quotidienne), il faudra "développer" ses fichiers bruts avec un logiciel de "développement" numérique type Lightroom (mais Photoshop le fait aussi via son module Camera Raw... donc j'estime que c'est Camera Raw qui "développe" et non pas Photoshop !). C'est donc exactement la même chose qu'en argentique sauf que cette fois c'est comme si on ne laissait pas le film chez le photographe mais qu'on développait à la maison... Comme précédemment donc, l'utilisation du groupe de logiciels Lightroom entre totalement dans le cadre de l'acte photographique. Une remarque toutefois : Paint Shop Photo Pro n'utilise pas de module externe pour développer les RAW, on pourrait donc l'intégrer au groupe Lightroom, mais puisqu'il permet de modifier totalement l'image finale, il rentrera dans le groupe Photoshop malgré sa capacité à "développer" les RAW. À ce stade, puisque Photoshop n'est pas encore intervenu, en dehors de son module Camera Raw, on ne peut pas l'exclure de l'acte photographique.

Mais ce n'est pas terminé !... En argentique on pouvait jouer sur la première étape du développement en "jouant" avec la chimie, la température et les conditions de développement... Toutes ces choses que l'on retrouve exactement avec l'ensemble des logiciels cités ci-dessus. MAIS, une fois le développement terminé, il fallait "tirer" les épreuves... Donc direction l'agrandisseur. Sous l'agrandisseur, on pouvait modifier la tonalité générale de notre négatif, "pousser" ou "retenir" les zones sombres, détailler les zones claires ou les brûler volontairement. On pouvait également redresser une image, récupérer des perspectives, jouer sur les contrastes, faire disparaître des défauts présents sur le négatif etc... En numérique, la grande majorité des logiciels du groupe Lightroom permet de faire tout cela, l'utilisation de ces logiciels entre donc parfaitement dans le cadre de l'acte photographique... Mais certains logiciels de ce groupe Lightroom sont déjà limités, ils ne savent pas "maquiller" les défauts du fichier (éléments indésirables, taches etc...). Ils entreront donc totalement dans le cadre de l'acte photographique mais uniquement dans le sens basique alors que les logiciels Lightroom pourront être utilisés jusqu'au bout de ce que permettait le tirage "normal" du négatif. Camera Raw ne permet pas d'effectuer tous ces travaux "normaux", ce sera donc Photoshop qui devra s'en charger... Si on se limite à ce stade, Photoshopper c'est rester totalement dans le cadre de l'acte photographique...

On pourrait se dire que le travail en argentique s'arrêtait là donc que 99,99% de Photoshop sort totalement du cadre de l'acte photographique et ainsi conclure que « Photoshopper ce n'est pas jouer ! »... Mais c'est aller un peu vite en besogne !... N'oublions pas que sous l'agrandisseur on pouvait créer des couleurs avec un négatif noir et blanc (virages), ou modifier les couleurs d'un film couleur, on pouvait solariser et créer toutes sortes d'effets... En numérique, une place plus importante est donc laissée à Photoshop... là ou les "simples" logiciels de développement ont "jeté l'éponge"... Donc, oui, Photoshopper reste encore dans le cadre de l'acte photographique, pour une part beaucoup plus importante de ses fonctions...

En photographie argentique, il ne faut pas oublier qu'il était possible d'effectuer de véritables "montages photographiques" avec inclusion d'éléments inexistants dans une image, modification de la netteté, déformations sous l'agrandisseur etc... Tout cela faisait donc partie de l'acte photographique ! Les Logiciels du groupe Lightroom ne permettent pas ce genre de manipulations, Photoshop, si ! Donc, même en ce qui concerne ses fonctions évoluées, Photoshop entre encore dans le cadre de l'acte photographique !...

J'ai bien fait de placer un point d'interrogation dans le titre de mon article !!! Puisqu'en effet, on peut conclure en disant que « Photoshopper ce n'est pas jouer !!! »... Photoshop entre TOTALEMENT dans le cadre de l'acte photographique !!!

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LA PHOTOGRAPHIE QUI REND LE XXIè SIÈCLE TOTALEMENT MARTEAU !

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Nous sommes loin du contenu "classique" d'un site de photographie avec cet article mais il me fallait en parler (un peu)...

Voilà encore un sujet qui mériterait une thèse de psychologie ou de sociologie... mais n'étant compétent dans aucun de ces deux cadres, je ne m'aventurerai pas à des conclusions qui seront fausses à quasiment 100%, me limitant donc à souligner le problème... puisqu'il s'agit réellement d'un problème à mes yeux !...

Aujourd'hui, tout le monde est photographe ou souhaite le devenir... Incroyable non ? Mais qu'est-ce qui peut ainsi pousser nos contemporains dans cette voie ? Il y a encore peu de temps, ce qui poussait les gens à faire de la photographie était simplement le goût ou l'envie de créer du beau (pour ne pas dire de l'art) et un point c'était tout... En quelques années, un nombre incroyable de personne s'autoproclame ou souhaite devenir photographe professionnel sans même passer par la case formation ou autoformation... Pour les autres, il FAUT faire de la photographie et il FAUT s'exposer... Aucune place n'est laissée aux amateurs photographes... Mais, pourquoi donc ?

Il y a certainement plusieurs raisons :
- le matériel n'est vraiment plus très cher
- le numérique rend tout plus facile (si on se contente du JPEG !)
- il existe des tas de façons de prendre des photos (téléphones, tablettes, et une gamme impressionnante d'appareils photo en tout genre)
- avec les smartphones, tout le monde se promène avec un appareil en poche
- les logiciels sont peu chers et de nombreux sont gratuits
- plus rien n'est sacré, l'art n'existe plus (ou il est très dépravé), les secrets entourant la photographie sont accessibles à tous.
- montrer ses photos ne passe plus ni par le tirage ni par l'impression, il suffit de pouvoir les visualiser sur un écran pour se satisfaire.

Mais, en réalité, je pense que le problème trouve sa source ailleurs...

Dons notre monde déshumanisé, les gens sont tous à la recherche de reconnaissance voire "d'amour"... Le moyen le plus simple de se croire reconnu et aimé est donc de prendre une photo, n'importe quoi, n'importe comment et de la publier le plus rapidement possible sur un des nombreux réseaux sociaux pour se voir attribuer des centaines de "like"... Si on est liké, ça veut bien dire qu'on est aimé et reconnu non ? En réalité, ces "like" ne sont que du vent dans la majorité des cas puisque si on distribue des "like" cela ne veut pas dire qu'on a une quelconque "autorité" pour juger une photo publiée sur ce genre de média, mais plutôt qu'on espère, à notre tour, être "aimé" et "reconnu" !... On ne "like" autrui que pour se faire liker soi-même ou plutôt se donner l'impression d'exister puisqu'on est capable de "juger" autrui...

Il est bien évident que dans la vraie vie, il y a beaucoup d'autres façons de se sentir exister, d'être "reconnu" et "aimé"... Jusqu'à il y a peu, les gens pouvaient s'épanouir dans leur métier... en tant que professionnel, ils étaient reconnus, et appréciés (sinon "aimé")... mais la valeur "travail" a également été corrompue et les conditions d'exercice se sont tellement dégradées que plus personne ne se retrouve dans sa profession... Aujourd'hui, on quitte le lycée et on glande au chômage ou, avec un peu de chance, on s'inscrit en faculté, on fait 5, 6, 10 ans d'études dans une spécialité qui ne nous inspire pas du tout, on choisi un deuxième cursus à la fin du premier, histoire de "faire quelque chose", mais de travail, on n'en veut plus... Oh, ce n'est pas par choix, c'est l'évolution de la société qui nous a poussés à ce genre d'extrémité... Et après tout, se "tuer" sur les bancs des universités pour aboutir à ... rien, ce n'est pas franchement stimulant !... Alors on s'évade dans un monde de faux et d'illusoire, on s'inscrit sur tous les forums possibles et imaginables, sur tous les réseaux sociaux possibles et imaginables et on se convainc d'avoir des tas "d'amis", même si, au fond de soi, on sait très bien que ces "amitiés" sont aussi artificielles qu'inexistantes...

Oui, mais voilà, connaissez-vous un enseignant, un médecin, un avocat, un pharmacien (ou que sais-je encore) être capable de "décrocher" des centaines voire des milliers de témoignages de sympathie par jour pour ce qu'ils offrent à leurs contemporains de par leur profession ? Alors que prendre une photo à deux balles et la poster sur internet peut nous apporter des milliers de "like" par jour et, en plus, ce n'est franchement pas fatiguant !!! J'ai même vécu la situation suivante, c'est incroyable, j'en conviens, mais totalement vrai : une personne blessée se présente dans le service des urgences d'un hôpital, il est blessé à la tête mais il a pensé à emporter un petit appareil photo compact avec lui. Certes sa blessure était impressionnante, mais la gravité de son cas était négligeable par rapport aux autres personnes qui patientaient autour de lui. Vous me croirez si vous le voulez, il a fait un véritable scandale pour être soigné en premier puisque, lui, en tant que photographe (!!!), était reconnu (!!!) et décrochait de nombreux "like" (!!!), sous entendu que, lui, contrairement aux autres représentants du genre humain, avait le droit d'être prioritaire en tout...

Dans le même ordre d'idée, il me faut parler de la mode (pour ne pas dire la "folie") des selfies... encore de ces photos sans intérêt, faites à la va vite, sans réglage, sans mise au point, sans cadrage, bref du grand "rien" mais qui contamine toute la planète... et même M. Obama et même le Pape François !!! Qu'une "vedette" de variété inonde ses pages facebook de selfies pour fidéliser des fans, soit, pourquoi pas... mais quoi de plus inintéressant que ces milliards de "portraits" anonymes qui encombrent le web et pas uniquement sur les réseaux sociaux... À quand des sites web exclusivement consacrés aux selfies de leurs auteurs ?...

Qu’on ne s’y méprenne pas, un selfie n’est pas un "simple" autoportrait. Pour être appelé selfie, l’autoportrait doit être réalisé avec un appareil numérique simple (voire simplissime), souvent en basse définition... ce serait un peu un hybride de mauvais autoportrait croisé avec la "vague" lomographique mais en numérique... Un smartphone ou un compact, c'est parfait pour l'exercice, mais certainement pas un boîtier reflex ! Pourquoi ? Parce que la "photo" doit impérativement être connectée pour un "partage" immédiat sur les réseaux sociaux (!!!) Mais partager quoi ? Partager son image entre amis ou en famille est tout à fait louable, cela fait toujours plaisir de visualiser les membres de sa "tribu", mais avec des étrangers (!!!) ... sans le moindre intérêt pour le "destinataire" !!!...

Encore une fois, serait-ce la déshumanisation qui fait que tout le monde finit par se sentir englobé dans une "masse magmatique" qui pousse les gens à s'auto mettre en scène ? Juste pour se persuader d'être unique et différent des autres ? Mais à nouveau, ce n'est qu'un leurre, tout le monde se moque éperdument de votre individualité si elle se limite à une image !!!... Sans compter qu’un selfie, ça doit aller vite, très vite... Vite fait (sous entendu "n'importe comment"), vite posté, vite liké, vite oublié et vite "zappé". Encore une fois, c'est en voulant se débattre pour s'auto-prouver que l'on existe qu'on s'expose à la banalisation éphémère et au retour à l'indifférence la plus totale !... Quelle catharsis !!!

Et pourtant il est impossible de seulement évaluer le nombre de pratiquants du selfie, mais que vous soyez iOS, Androïd ou Windows, regardez le nombre d'applications "photo" qui vous sont proposées !!! Si les développeurs sont si prolixes ce n'est certainement pas par hasard !!! Nous sommes en plein dans le mythe de narcisse version 2.0 avec tous les effets catastrophiques que la psychiatrie a décrit pour la version 1.0 multipliés par la vitesse des modems...

Mais comment une bête photo de qualité inexistante peut-elle ainsi corrompre notre début de XXIè siècle ? Comment ce mode d'expression (la photographie) jusque là si noble, peut-il exacerber l'égotisme de tous ces gens ? Prendre une photo avec un smartphone n'a pourtant rien de bien glorieux vous l'avouerez (avec un appareil photo "professionnel" non plus d'ailleurs), et cela ne confère aucune qualité intrinsèque à la personne qui commet cette photo !... Pourtant, pour se sortir de l'inutilité de l'homme dans ce nouveau centenaire, on va s'offrir une machine qui prend des images, on s'achètera des cartes de visites notées "photographe" ou bien on va mettre à jour ses profils de réseaux sociaux en ajoutant "photographe" à sa biographie... et tant qu'à faire on va inonder voire polluer le monde entier par la mauvaise image de son visage banal et sans intérêt...

Il est bien évident que, de tout temps, la majorité des gens n'était pas en mesure de distinguer une "bonne" photo d'un simple instantané. Il est également évident que, du fait de la mondialisation, les cultures se fondent et se nivellent par le bas, que nombre de "jeunes" ne font plus la différence entre un "bon" repas "classique" de cuisine française et un hamburger ou un kébab puisque dans tous les cas il ne s'agit que de se nourrir... Serions-nous donc parvenus à la désintégration totale de toutes les valeurs ?

Bon, il est licite que vous pensiez que nous sommes tous pareils... et moi également puisque je vous livre un site dédié à la photographie... mais, franchement, trouvez-vous que ce site me serve à recueillir de la "reconnaissance" ? Certainement pas, je n'ai jamais demandé de m'en témoigner me semble-t-il (cela dit, si vous le souhaitez, je suis preneur )... je n'ai jamais demandé de me suivre ni sur Tweeter, ni sur Facebook, ni sur Flikr, ni nulle part ailleurs pour collectionner des "likes" (d'ailleurs je ne suis présent sur aucun réseau social !) ... mon site ne contient aucun selfie (me semble-t-il)... je trouve que la valeur même de la photographie suffit à être heureux et à rendre les autres heureux... et c'est là que mon site trouve sa place (pour ne pas dire sa mission)... Si vous faites des photos, si cela vous rend heureux, je le suis également puisque j'aime la photographie... si, en plus, vous lisez mon site... c'est le paradis !...

De grâce, sortez de votre environnement étriqué, regardez le monde tel qu'il est et pas uniquement celui qui est centré sur vous, essayez de partager les images qu'il vous offre plutôt que celles pitoyables du seul individu... Ne mélangez pas portrait (et même autoportrait) et selfie... faites de la photo, ne prenez pas des milliers d'images bâclées et sans intérêt... vous créerez ainsi du beau, vous vous ferez plaisir, vous ferez plaisir à ceux qui regarderont vos œuvres et qu'importe d'être connu... si même une seule de vos images vous survivra, vous survivrez au travers d'elle... Toutes proportions gardées (ne marchons pas dans les souliers d'un autre), pensez à Vivian Maier, photographe amateure qui a énormément pratiqué (entre autre) l'autoportrait et qui est restée inconnue toute sa vie dans sa peau de nounou et qui a été découverte fortuitement après sa mort grâce à l'émotion qu'elle avait su faire passer dans ses autoportraits de grande qualité. Bien sûr, elle a également fait beaucoup de photographie de rue mais c'est bien grâce à ses autoportraits qu'elle est sortie de l'anonymat et qu'elle est aujourd'hui reconnue comme une grande figure de la photographie de rue... Si elle s'était livrée au selfie, qui se souviendrait donc de cette grande photographe ? Ou de cette femme tout simplement ? À méditer !...

(voir : le site (posthume) de Vivian Maier | une petite biographie sur Wikipédia)

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PHOTOGRAPHIER C'EST CHOISIR !

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Vous qui lisez assidument toutes les pages de mon site vous avez déjà compris que pratiquer la photographie revient à pratiquer le compromis. Mais, bien au-delà des compromis, c'est bien les choix qui constituent la force majeure de la photographie..

- D'abord, avant toute chose, il faut choisir un projet photographique (au sens large).
- Puis, il faut choisir le boîtier qui répondra apparemment le mieux au projet (voir ici). Mais, même si vous n'êtes pas aussi fou que moi et que vous ne possédez qu'un seul boîtier, il a bien fallu que vous fassiez un choix le jour de son acquisition !...
- Ensuite vient le moment de choisir un sujet.
- En fonction de votre sujet, il vous faudra choisir :

  • la focale la plus adaptée (l'objectif)
  • l'utilisation (ou non) d'accessoires complémentaires :
    o trépied
    o flash
    o filtres

- Puis choisir le mode d'exposition (Av, Tv, P, M)
- Choisir le mode de mesure de l'exposition (incidente, réfléchie, globale, spot, multizones)
- Si vous travaillez en numérique, choisir le format (JPEG, TIFF, RAW), quelle qualité de JPEG, quel réglage de l'équilibre des blancs, quelle sensibilité ISO.
- Si vous travaillez en argentique, choisir le film pour son rendu particulier, sa sensibilité ISO pour choisir l'importance du grain.
- Choisir la valeur de diaphragme en fonction de la profondeur de champ souhaitée.
- Après les choix techniques, il faudra encore choisir le point de vue, la composition, le moment du déclenchement.
- Et le plus important : choisir de créer l'image ou non !... La valeur du photographe se juge sur le nombre de photos qu'il aura décidé de ne pas faire !...
- Et ce n'est pas tout... une fois que l'image est dans la boite, elle n'est pas encore une photographie !... Il faudra maintenant choisir les images à garder et les images à jeter. Trier drastiquement sa production, choisir quelle image mérite le tirage (argentique) ou l'impression (numérique) et quelle image ne le mérite pas. Choisir si une image est suffisante à l'état brut ou si elle doit être retouchée (post traitement numérique ou argentique sous l'agrandisseur).
- Il faudra également choisir la finalité de chaque image : affichage électronique (nécessité de scanner les images argentiques) ou destination papier. Si la destination papier est choisie, il faudra choisir les dimensions de l'image finale, choisir de recadrer ou non. Choisir de monter l'image pour un affichage ou choisir un traitement pour l'archivage.

Bien sûr, vous n'aviez pas besoin de cet article pour savoir qu'une photographie nécessite des choix, mais aviez-vous conscience du nombre de choix ? Ceci est d'autant plus important que chacun de ces choix aura d'énormes conséquences sur la photographie finie... Être photographe c'est être conscient de tous les choix à faire, d'être conscient de la répercussion de ses choix sur ses photographies finalisées, on est bien loin de cette nouveauté née avec le numérique (et encore pire avec la smartphoneographie) qui consiste à shooter comme un malade en se disant que ça ne coute pas cher, qu'on pourra toujours effacer et que, peut-être, dans la masse des images capturées, il y en aura une que l'on pourra conserver.

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LE SYNDROME DU CLIC-CLAC

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Avant de débuter cet article, il faut préciser aux jeunes générations le terme « clic-clac ». Au temps de l'argentique, quel que soit le boîtier utilisé, de l'appareil photo « jouet » au reflex professionnel, il y avait systématiquement un double bruit, correspondant à l'ouverture et à la fermeture de l'obturateur et ce double bruits ressemblait effectivement à un clic puis un clac. Ce double bruit a même servi de slogan publicitaire à une grande marque de films (clic-clac-kodak). En numérique, pour peu que l'on utilise un reflex, on a encore droit au clic-clac, pour les autres types de boîtiers, dépourvus de miroir, on doit se contenter d'un bruit artificiel ressemblant au clic-clac !...

Voilà pour l'historique. Pourquoi parler du syndrome clic-clac ? Vous êtes-vous déjà observé (intérieurement, cela va de soi) au moment du déclenchement ? Cela ne dure qu'une toute petite fraction de seconde, mais cette fraction de seconde crée en tout photographe (conscient de ce qu'il fait) une vague incroyable de sentiments variés et souvent contradictoires !...

Le geste d'appuyer sur le bouton déclencheur est la finalité d'une montée d'adrénaline extraordinaire. Le clic-clac est la soupape qui permet de lâcher la vapeur !... Ce petit appui doux sur le déclencheur est l'aboutissement de toute une série d’évènements :
- un mécanisme intellectuel d’évaluation de la scène dans le viseur (ou l'écran LCD)
- une vérification du bon cadrage, de l'intérêt de la scène, de l’attitude du sujet, etc …
- LA décision de commander (ou non) à l’index d'appuyer sur le bouton déclencheur.

Mais également le début d'une autre série d'événements :
- la mise en branle inévitable et inexorable de la mécanique de l'appareil photo
- levée du miroir (si reflex)
- fermeture du diaphragme à la valeur décidée par le photographe (ou éventuellement l'automatisme du boîtier, mais là c'est moins excitant !)
- ouverture de l'obturateur qui s'accompagne d'un méchant doute (pas une panique mais pas loin !) : ai-je bien tout contrôlé, ai-je bien déterminé mon cadrage et mes paramètres d'exposition, suis-je bien calé (pour éviter les flous de bougé) ?
- impression du film ou du capteur

Puis vient le relâchement, l'abandon... les dés sont jetés, c'est fait, le moment attendu est passé et ne se représentera jamais plus identique à lui-même...

Et immédiatement après, un nouveau stress : ai-je obtenu ce que je souhaitais ? C'est ce nouveau stress qui pousse tout photographe numériste à regarder le résultat sur l'écran LCD de son boîtier au risque de manquer un autre moment important se produisant pendant cette distraction...

Et bien voilà pourquoi je parle de syndrome, ces émotions qui nous envahissent finissent par agir comme une drogue. L'addiction guette tout photographe, cela le pousse à poursuivre son travail, c'est tout bénéfice pour son évolution et sa satisfaction et, contrairement aux drogues illégales, ne présente aucun effet négatif !...

Un cliché réussi est généralement un cliché transmettant une émotion et cette émotion présente sur l'image finale n'a aucune chance d'exister si le photographe ne ressent pas cette émotion au moment du déclenchement !... Or si l'émotion est très positive sur l'image finale, elle peut être catastrophique au moment de déclencher !... C'est cette émotion qui pousse à déclencher trop tôt, qui risque de nous faire enfoncer trop violemment le déclencheur en créant ainsi un flou de bougé, voire un tremblement d'excitation qui floutera le cliché. C'est cette émotion qu'il faut apprendre à ressentir et à apprivoiser...

Et ce n'est pas la moindre des difficultés techniques de la photographie ! L'état psychologique du photographe en phase de création, que ce soit en studio ou en balade photographique, face à une nature morte ou à un modèle créera l'image au moins autant que l'esprit conscient et analytique qui commande le cadrage et les réglages du boîtier.

S'il est indispensable de ressentir les émotions, il est également indispensable d'apprendre à contrôler leurs effets sur le corps du photographe. Et, ici aussi, le seul moyen d'apprendre est de s'entraîner encore et encore. Je ne m'appesantirai pas, vous connaissez tous les techniques : blocage de la respiration, contraction de la ceinture abdominale, décontraction des bras, bloquer les coudes au corps, etc... Mais j'ajouterai qu'il faut que le boîtier se situe au plus près du photographe ! Sauf obligation technique (absence de viseur), n'utilisez jamais l'écran LCD arrière de votre appareil si vous photographiez à main levée (sans trépied). Faites l'essai : avec une vitesse d'exposition pas trop rapide (mais pas trop lente non plus !) faites deux fois la même photo. La première avec le boîtier collé au visage et la seconde avec le boîtier à bout de bras pour visée en LiveView... la différence de piqué entre les deux images vous sautera littéralement aux yeux !...

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ET SI LE NUMÉRIQUE PARTICIPAIT AU [NOUVEAU] SUCCÈS DE L'ARGENTIQUE ?

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Voilà une question qui peut paraître stupide... et pourtant !...

Certes, l'apparition du numérique, de par ses principes, ses qualités (et même ses défauts !), se plaçait d'emblée en opposition totale aux vieilles habitudes photographiques (argentique) donc, en toute logique, la naissance du numérique signait la mort pure et simple de l'acétate et des sels d'argent !... Et ce fut presque le cas dans la réalité, et ce, en quelques mois seulement !... Mais, dans un sursaut mondial, quasiment simultané, la bonne vieille image argentique a réussi à damer le pion à cette nouvelle photographie naissante !... Incroyable !... Mais vrai pourtant !...

Comment cela peut-t-il s'expliquer ? Rien ni personne ne pourra fournir d'explication, mais, pour pratiquer les deux techniques photographiques, je peux avancer quelques hypothèses... et à bien y réfléchir, je pense que la vraie raison trouverait sa source dans le panachage de toutes ces hypothèses !...

1) La trop grande facilité d'utilisation des appareils numériques (et je ne parle même pas des smartphones et des tablettes encore plus simples d'utilisation que les appareils photo les plus simples !...) finit par transformer le photographe en simple presse bouton. Du compact numérique le plus simple, au reflex numérique le plus haut de gamme, tout est fait pour utiliser sinon exclusivement au moins le plus possible les automatismes de plus en plus pointus ! Et même si, généralement (mais pas toujours !), les résultats de ces automatismes vont d'acceptable à excellent, cela devient très vite frustrant !... C'est à croire que l'image est construite par le boîtier et pas par le photographe !... Ce sentiment de frustration peut être tel qu'il pousse, à lui seul, à s'essayer à l'utilisation du mode manuel de ces boîtiers numérique (quand il existe !) dans un premier temps et de se (re)tourner vers l'argentique dès que possible !...

2) La vision numérique parfaite du monde est si loin de la vraie vie que l'on finit par croire que l'on crée du graphisme (dans le sens dessin numérique) alors que l'on souhaite mettre en scène la vie dans ce qu'elle a de plus touchant ! Observez bien les excellentes photographies numériques (pas celles des réseaux sociaux, bien sûr !), que voyez-vous ? Des images plates, lisses, parfaites, industrielles, froides, artificielles... Même la représentation de la vie, de l'humain, fait penser à la mise en image d'un mannequin de cire ou de plastique !... La perfection du numérique transforme toute forme d'art en image de publicité !... Quelle frustration !... Les imperfections de l'argentique avec ces grains et cette définition assez approximative rend beaucoup plus hommage à la beauté de la vie, voire est capable de donner vie à des objets inertes... Et ce grain est même capable de créer une sensation d'image en 3 dimensions (pour peu que le photographe ait atteint une maîtrise de la technique photographique !)... Cette hypothèse est encore plus convaincante que la précédente, à mon humble avis !...

3) La dématérialisation des images nous éloigne d'elles ! Aux débuts de la photographie, l'image avait une réalité due à son support de verre ou de métal. Puis le papier a réussi à supplanter tous les autres supports en apportant, au passage, une nouvelle sensualité grâce aux trames et aux volumes dus aux fibres composant le papier. Ce papier si sensuel a fini par être abandonné au profit des papiers couchés (recouverts d'une couche de plastique, papier dit RC). Pourquoi avoir tué le papier classique si riche pour nos images ? La rentabilité pour les industriels, la facilité de travail pour les amateurs (au prix d'une perte considérable en terme de créativité, de rendu final et de durabilité des épreuves -le papier RC ne supporte pas des trempages prolongés donc le lavage doit être bâclé donc tous les sels d'argent non insolés ne peuvent pas être éliminés et tous les produits de développement non plus, ce qui pollue les épreuves et fragilise l'image et donc sa tenue dans le temps-). La valeur tactile des photos ayant disparue, nous étions prêts à accepter la dématérialisation totale des images et c'est exactement ce que propose le numérique : des images à visionner sur des écrans... Seulement voilà... une image dématérialisée est libre de se promener sur la toile de l'internet... l'image dématérialisée nous envahis, viole notre intimité en s'imposant à nous, même (et surtout) les images de mauvaise qualité et sans intérêt... Jusqu'au jour (très récent !) où le numérique se soit enamouré de la renaissance matérielle... il s'est réapproprié le papier, il a fait renaître les vélins et autres papiers beaux-arts pour imprimantes... Seulement, même si le beau papier donne une nouvelle dimension aux images numériques, ces dernières sont tout de même encore très industrielles (voir hypothèse 2) créant tout à coup l'envie, voire le besoin de recréer des images argentiques sur beau papier !... Quitte à fabriquer soi-même le beau papier photosensible ou redécouvrir les anciennes techniques photographiques non argentiques sur beau papier...

4) Le principe même de l'image numérique fugace (on crée l'image, on la visualise immédiatement et on l'efface au besoin) engendre le nouveau reflexe de l'inflation d'images. Tout est fait rapidement et on sacrifie inconsciemment la qualité au bénéfice de la quantité ! Très rapidement, toute personne qui cherche la création de la belle image s'aperçoit qu'il passe à côté de la principale étape de création : la prévisualisation, la réflexion et la gestion globale de la création de l'image. Alors qu'en argentique on se doit de passer du temps à l'apprentissage et à la création artistique, en numérique on se contente de voler l'image de la réalité en espérant que dans la masse des images capturées, une sortira du lot !...

5) Avec l'arrivée du numérique, on s'aperçoit que la finalité des images est le partage immédiat (via les réseaux sociaux et autres sites de partage d'images) et l'oubli... L'image a perdue sa valeur de plaisir de création, de collection et de souvenir... Tout ce qui sort de son appareil photo numérique finira, au mieux sur un forum, au pire sur la surface magnétique d'un disque dur qui tombera en panne à plus ou moins court terme... Autant, dans ces conditions, créer de vraies images (argentiques) qui resteront en notre possession pendant de longues années, voire plusieurs siècles si on conserve ses négatifs dans de bonnes conditions... Le numérique, en photographie, c'est la grande consommation, en argentique, c'est plutôt le témoignage, le patrimoine, le souvenir des bons (ou mauvais) moments pour toute une vie et plus...

C'est ainsi que, dans les premiers balbutiements de la photographie numérique, l'on parlait de l'évolution ultime d'un procédé vieillissant, pour se retrouver, aujourd'hui en 2015, à peine une quinzaine d'années plus tard, à découvrir que le numérique n'était que l'évolution de trop qui a permis de remettre la vraie photographie (argentique) sur les rails pour les générations à venir !... Juste retour des choses !... Donc un grand merci au numérique pour avoir réussi à faire renaitre une photographie sur le déclin depuis l'arrivée de la vidéo, là où les esthètes ont échoués !...

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S.L.O.W

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Je suis sûr que tout le monde a entendu parler du slow food en réponse au désastre du fast food... Par contre, avez-vous déjà entendu parler de slow parenting, de slow management, de slow city, de slow money, de slow tourism, de slow sex (etc...) ? Non ?, les moteurs de recherche peuvent vous aider... Pour ceux qui sont versé dans ce "nouveau" mouvement, je dirais que non, je n'ai pas oublié de parler de slow art... en effet, c'est le seul qui peut s'intégrer dans les lignes de ce site (www.thydelor.eu)...

Que pouvons-nous entendre par slow art ? Et pourquoi en parler ici ? La multiplication des espaces d’exposition (voire les galeries virtuelles sur internet), des foires, des "jeunes" artistes grillés en deux ans (voire deux jours sur le net), des tendances qui se succèdent à la vitesse des collections de mode : l’art a subi une énorme accélération ces dernières années. On voit partout les effets pervers de ce trop-plein, de ce trop-vite : la quantité ne rime plus du tout avec la qualité.... N'importe quoi fait de l'art... J'en ai déjà parlé de-ci de là dans d'autres pages.

La naissance du slow art trouve sa substantifique moelle dans le manifeste de Grayson Perry, céramiste anglais, vainqueur du Turner Prize (voir sur internet) : « Artistes, je vous exhorte à passer du temps à développer votre travail avec un carnet de croquis avant de filmer depuis votre voiture. Réfléchissez longuement et sérieusement, discutez éventuellement de vos idées avec vos collègues au lieu d’appeler un fabricant et de commander tout de go une sculpture. Adoptez même cette attitude rebelle et toujours plus tendance qui consiste à réaliser vous-mêmes vos pièces. »

Tout cela ne vous fait penser à rien ? Vite fait, vite publié, vite oublié (ou vite jeté) ? Toujours plus de n'importe quoi, toujours plus de quantité pour toujours moins de qualité ? Réfléchissez longuement et sérieusement avant ? Réalisez vous-même vos pièces ?

Et oui... le passage de la photographie à l'imageographie numérique entre totalement dans la source du problème... Le retour à la photographie argentique (analogique) nous permettrait de calmer le dérapage vers la déchéance pour entrer de plein pied dans la slow life, gage de beaux et doux lents...demains !... L'utilisation d'un film va vous ralentir drastiquement et ce d'autant plus que le format du film va croissant, vous obligeant à une réflexion approfondie, vous permettant de vivre réellement tout le processus de création de vos futures photographies... Vous développerez vos possibilités et vos compétences photographiques en même temps que votre plaisir de créer...

Pratiquer la slow photography (d'accord, ce n'est pas un terme reconnu, je l'ai ajouté et, peut-être qu'un jour il sera officialisé !) c'est un peu comme remplacer son stylo à bille par un stylo plume...

Il faut travailler lentement tout en étant concentré lors du remplissage du corps sans quoi on ne fera rien de bon (plein de taches d'encre sur le bureau et encore plus sur les mains). Il faut être patient le temps que l'encre amorce son passage jusqu'à l'extrémité de la plume. Il faut être minutieux au moment d'essuyer le surplus d'encre sur la plume. Il faut être prudent en écrivant pour ne pas tacher la feuille, il faut être patient en attendant le séchage de l'encre sur la feuille... Tout cela est très exigeant mais quel plaisir !!! Bon, je l'avoue, je me suis converti à l'écriture au stylo plume il y a relativement peu de temps... le slow writing (d'accord, ce n'est pas un terme reconnu non plus !), c'est le pied et... qu'est-ce que c'est beau !... La conclusion est strictement la même pour la slow photography...

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PHOTO / CULTURE

Le langage, l'écriture et l'image constituent les bases de la civilisation et de la culture humaine. Il est important de conserver une trace de toute expérience ou découverte notable afin de pouvoir l'exploiter plus tard. Le savoir, le talent et la volonté transcendent l'individu et caractérisent la culture humaine. Ce n'est pas pour rien que les dictatures obscurantistes et nihilistes brulent les livres et les images...

Mais "culture" est un terme générique. Il n'est pas nécessaire de découvrir une nouvelle loi mathématique, de mettre au point une machine à voyager dans le temps, d'écrire une nouvelle pléiade ou une nouvelle encyclopédie, de recréer des images comme la Joconde ou "le baiser de l'hôtel de ville" pour transmettre son travail à la postérité. Cela ne veut certainement pas dire qu'il faut transmettre tout et n'importe quoi.

Tout le monde peut trouver son plaisir en envoyant des messages SMS à un copain de beuverie, c'est tout à fait respectable mais ces "œuvres" n'auront jamais la moindre chance de faire partie de la moindre culture (et de la moindre contre culture d'ailleurs) et cela est tout aussi vrai pour de nombreux livres publiés, tels les livres écrits par les politiciens en recherche de crédibilité. De même, tout le monde peut trouver son plaisir à envoyer des selfies à ses copains de classe, c'est tout à fait respectable mais ces "œuvres" n'auront jamais la moindre chance de faire partie de la moindre culture (et de la moindre contre culture d'ailleurs) et cela est tout aussi vrai pour la majorité des photos d'amateurs et de professionnels.

Dans ces conditions, comment le travail d'un photographe amateur peut-il participer de la culture de l'humanité ? Une photo, ce n'est vraiment pas grand chose... mais, dans 50 ou 100 ans, c'est un morceau d'histoire qu'elle représentera !... La photo d'un village prouvera son existence à l'heure où la ville l'aura phagocyté, un portrait montrera la manière de s'habiller et de se coiffer, regardez les photos de l'époque de vos grands-parents, vous comprendrez leur intérêt.

Ainsi, quel que soit le sujet photographique choisi, une photographie peut très bien représenter un pan culturel de l'humanité. Mais, bien sûr, pour ce faire, l'image doit être parfaitement construite ! Elle doit être parfaitement lisible (le sujet doit être immédiatement repéré, l'action immédiatement perceptible). Elle doit également être parfaitement construite (exposition parfaite, traitement parfait) pour lui laisser une chance d'être conservée. Elle doit être parfaitement développée et parfaitement tirée (et parfaitement fixée) s'il s'agit d'une photographie argentique, parfaitement post-traitée et sauvegardée dans un format pérenne (TIFF, PSD, etc.) s'il s'agit d'une photo numérique.

Donc, dans le cadre culturel (au sens noble), une photographie, même d'amateur, a toute sa place mais il faut que le photographe prenne conscience de sa responsabilité ! L'acte photographique ne consiste pas à appuyer sur le déclencheur !... L'acte photographique est un ensemble réfléchi qui débute bien en amont du déclenchement et qui se poursuit bien après !... Il est donc indispensable que le photographe acquière et applique parfaitement tout ce qu'il aura mis des années à apprendre et à pratiquer avant de pouvoir espérer ou prétendre créer une image qui apportera une plus value à postériori.

Ayez donc toujours cet article en mémoire au moment de créer la moindre photographie... qui sait, cette dernière entrera peut-être un jour dans l'histoire...

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UN ÉTÉ 17

Quelle place pour la photographie aujourd'hui ? En ce début d'été 2017, nous vivons, en France en particulier (mais pas uniquement !), des temps étranges qui peuvent être stressants pour certain sans laisser les autres indifférents : menaces terroristes latentes (même si le plus gros est derrière nous !), incertitude de l'emploi, campagne électorale pitoyable et élections décevantes, canicule en juin (ce qui est un comble !), niveau de vie en berne (ça va donner pour les vacances !), destinations touristiques à l'étranger de moins en moins recommandables (ça va donner pour les vacances !), bref, si le ciel est bleu pur, la vie n'est pas au beau fixe... Que reste-t-il comme dérivatif au travail et au train-train quotidien ? L'alcool, NON MERCI, ça fait trembler (sans parler de tout le reste !!!), la came ? NON MERCI, ça démotive, ça désocialise (sans parler de tout le reste !!!)... OUI, vous avez trouvé : une passion, si possible non stérile, une passion créative, contemplative, OUI, vous avez TOUS, photographes amateurs éclairés ou non, un matériel plus ou moins évolué vous permettant de créer des images. Quoi de plus valorisant, quoi de plus cathartique (au sens grec de katharsis) ? L'antidote de la déprime, l'antidote du pessimisme, la libération du corps et de l'esprit, la plongée dans la recherche du beau à l'aide d'une technique non élitiste : la photographie !...

Smartphone, tablette, compact numérique bas de gamme, reflex numérique haut de gamme, compact argentique à deux balles, petit, moyen ou grand format argentique, qu'importe... ce qui compte c'est le résultat ! L'image, bien sûr, mais aussi le bien être de l'auteur, du créateur de l'image ! Tout ce processus de réflexion, de recherche, de découverte, de création, avec à la clé la récompense pour l'investissement personnel engagé : l'image ultime !... Certes cette image ultime ne le restera pas longtemps, une nouvelle image ne tardera pas à la surpasser et c'est pour cela que la photographie est une passion sans fin !...

On voit de nos jours des gens qui courent constamment après un nouveau matériel, le dernier numérique qui vient de sortir ou un autre bijou argentique pour compléter une collection... Oui, cela peut être aussi un des plaisirs de la photographie, mais cette course effrénée en avant ne saurait masquer le bonheur plus contemplatif de la création de l'image.

Les assurances maladie devraient prévoir un forfait de remboursement pour les photographes puisqu'ils ne seront jamais de gros consommateurs de psychotropes ou de psychanalyse...

Pensez-y et laissez-vous aller à votre passion, même si vous devez passer vos vacances près de chez vous... bonnes vacances et bonnes photos.
______
référence à un été 42.

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PHOTOGRAPHE OU UTILISATEUR DE BOÎTIER ? C'EST NOTRE PROPRE CHOIX !...

Oh, je vous entends déjà vous exclamer « mais c'est la même chose, non ? »... Pas franchement, l'acte photographique n'est pas l'utilisation d'un boîtier, aussi sophistiqué soit-il, aussi basique soit-il !...

Faisons, si vous le voulez bien, un parallèle souvent tenté même si assez peu approprié : Prenez un Rembrandt, un Vermeer (oui, j'aime bien l'école flamande !) ou un Picasso, un Dali, etc... Ce sont tous de grands artistes, mais pourquoi ? En regardant leurs œuvres, personne (ou très peu de monde) ne pourra dire « j'aurais pu en faire autant si j'en avais eu l'idée », même si ces Maîtres de la peinture ne faisaient que "reproduire" une scène naturelle... À nouveau, pourquoi ? Parce qu'ils avaient tous fabriqué un style, une lumière, un "coup de pinceau" (une "patte" comme on dit souvent), une atmosphère, même face à un bête paysage (ou un quartier de viande), ils interprétaient la scène, ils ne la "retranscrivaient" pas !...

Quand on se promène sur internet, ou dans certaines expositions de photographes plus ou moins amateurs que voit-on ? Souvent de très belles photographies, MAIS, en "épluchant" un peu, on peut se dire « j'aurais pu en faire autant si je me trouvais à cet endroit à ce moment » et... malheureusement, c'est très probablement vrai !... Est-ce le modernisme ? Est-ce internet ? La pensée unique est devenue la vision unique et, en photographie, toutes les images se ressemblent, même cadrage, même sujet, même exposition, même post-traitement (si numérique) !... Tout le monde semble confondre "faire de la photographie" et utiliser un boîtier photographique !...

Quand je suis sur le terrain à faire du moyen format ou du grand format (surtout du grand format dans le cas qui nous intéresse dans cet article), il y aura toujours au moins une personne qui m'interpellera pour me demander « quelle focale utilisez-vous ? » ou « quels sont vos paramètres d'exposition ? »... Personne ne m'a jamais demandé « quel est votre sujet ? » ou « que raconterez-vous dans votre future image ? »... le monde entier est obsédé par le nombre de pixels du boîtier, la focale utilisée et les paramètres d'exposition (voire la marque du boîtier !)... Quand je dis que j'utilise du film, déjà je sens un mouvement de recul de la part de l'importun « pfff, encore un passéiste ! » ou bien « encore un qui veut se la péter ! », même si personne ne le dit à haute voix, je constate que c'est exactement ce qu'ils pensent... parce que, je le suppose, pour eux, le fait de faire du film dispense des préoccupations "classiques" de focale et d'exposition et je ne parle même pas du concept de nombre de pixels !... Maintenant que je vous raconte cela, je suppose que si je faisais de la photo sur le terrain avec un Nikon ou un Canon haut de gamme, on me poserait exactement les mêmes questions !...

Bref, ce qui rend une photo unique, c’est la capacité du photographe à saisir « un moment », à voir « un détail d'importance ». Hormis cela, toute photo n'est qu'une image facilement reproductible par un simple appui sur un bouton, faisant de son auteur, de ce fait, un simple "utilisateur de boîtier" !... Selon moi, un grand nombre de "photographes" ne mettent pas leurs propres coups de pinceau (pour reprendre ce que je disais des peintres) dans leur travail. Ils ne saisissent pas une idée, ou un moment, ils prennent en photo une scène comme une machine pourrait le faire... Pourtant on ne demande pas du sublime pour créer une image superbe ou pleine de signification !... Prenons un exemple tout bête (j'aurais envie de dire "bas de gamme") : un smartphone d'entrée de gamme (donc un module photo restreint !), une balade de quelques mètres dans un jardin en ces temps de forte sécheresse et deux images comme celles-ci :

«
appelons-la « désolation »


appelons-la « espoir »

Voilà des images qui n'ont rien d'exceptionnel, j'ai utilisé un matériel au dessous de tout pour les créer, le résultat n'a aucune chance de paraître dans un livre ou une revue photo (encore moins dans une exposition) MAIS il s'agit d'une image de photographe en ce sens que l'immense majorité des "utilisateurs de boîtiers" ne se seraient JAMAIS intéressée à ce sujet !...

Un peu plus "évolué" mais toujours dans le même ordre d'idée, j'avais créé il y a quelques dizaines d'années, en argentique, cette autre image qui contenait bien plus de sens (c'était une "bonne photo" !) :

La majorité d’entre nous sommes des "utilisateurs de boîtiers", obsédés par les paramètres et les techniques, au lieu de nous concentrer sur des concepts et notre propre vision du monde. Alors je me demande : quel est le sens de notre travail ? Où se termine celui de l’appareil photo et où commence notre créativité ?... Je ne puis pas être sité en exemple, je ne suis pas un "grand" photographe, j’ai du mal à personnaliser mon propre travail. J’ai un style (peut-être), ma propre vision du monde, mais si un autre photographe venait regarder mes photos, je suis persuadé qu’il pourrait les imiter, ou même les reproduire, en quelques heures... n'empêche que je pense ne pas être un "simple utilisateur de boîtiers".

Il existe des tonnes de superbes photographies (bien plus belles que les miennes) signées par des "utilisateurs de boîtiers" mais savoir ce qui compte le plus : créer des photographies ou reproduire -même merveilleusement- la réalité, se placer dans la peau d'un photographe ou d'un "utilisateur de boîtier" est une question de choix personnel, j'ai choisi celui des photographes et, franchement, j'aimerais beaucoup voir plus de photo moins "superbes" mais plus originales et plus recherchées... je vous stimulerai donc à faire le choix du photographe et sortir du lot actuel monopensant !...

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ALLEEN VOOR DE PLEZIER

juste pour le plaisir

Quelle est la motivation du photographe amateur ? La curiosité ? Oui, c'est la curiosité qui pousse une personne à s'intéresser à la photographie MAIS la vraie question est « quelle est la motivation qui permet de tenir dans la durée ? ».

Si on faisait un parallèle avec un enfant cherchant un sport de prédilection, tout le monde a vécu cela, à peine le temps de l'inscrire dans un club (et de payer la cotisation !) qu'il change de sport et, très souvent, après avoir fait le tour des activités sportives à sa disposition, il abandonne le sport purement et simplement !... Il en va de même pour les activités culturelles. Parmi ces dernières on retrouve la photographie. À une époque (pas si lointaine), la photographie était abordée dans le cadre scolaire, souvent sous l'égide du professeur de dessin ou du professeur de sciences ou de technologie (pour le côté développement des films noir et blanc). Aujourd'hui, c'est la généralisation du smartphone chez les enfants qui leur permet une intrusion dans le monde de la fabrication des images. Ces ouvertures, dans la majorité des cas, s'arrête là. On reste bloqué sur les images banales du smartphone (on arrêtait tout à l'époque de l'argentique grand public).

Dans ces conditions, pourquoi certaines personnes persistent à rechercher un peu plus loin ce que la photographie peut leur offrir ? Pourquoi certains parviennent à se sevrer des images smartphone et selfies pour investir dans l'achat d'un vrai appareil photo (et poursuivre par l'achat d'un appareil photo évolué) ?... Le plaisir !... Quelle que soit l'activité, de loisir ou professionnelle, si l'Homme n'y trouve pas de plaisir, soit il l'abandonne (l'activité de loisir), soit il se résigne (l'activité professionnelle) et ne s'épanouit pas, n'apporte rien de bon...

Mais quel plaisir peut-on trouver dans la photographie ? Jeter un coup d'œil dans un viseur et appuyer sur un bouton ? Non, certainement pas !... Quoi alors ? Prendre du plaisir à posséder du matériel photographique, trouver cela beau, intéressant et excitant ? Pourquoi pas, c'est ce que l'on appelle être iconomécanophile Passer des heures, des jours, des mois, des années à étudier pour avancer dans sa pratique photographique ? Pourquoi pas, c'est en effet très intéressant et cela peut combler le temps de loisir d'une vie entière. Mais, aimer son matériel photographique et aimer l'étude de la photo ne suffit pas...

La photographie a un drôle d'effet... on commence sans rien en attendre, on en tombe amoureux, on en devient addict et on ne peut plus s'arrêter... Dès que l'on scrute le contenu du viseur (ou du dépoli), lentement, à son rythme, on se noie dans son sujet, on ressent notre sujet, on se dissout dans notre sujet, on rêve, on est heureux. C'est comme une vie idéale...

Si je crée c'est parce que j'aime l'acte de création... qu'importe si ma production plait, elle existe et elle me rend heureux. Je ne fais pas de photographie pour l'argent, j'en fais uniquement pour le plaisir d'en faire... Et même si j'étais photographe à plein temps (professionnel), je sais que je me réserverais des dates de liberté pour créer juste pour moi, hors activité commerciale... Il faut faire ce que l'on aime, purement pour le plaisir de le faire, et ainsi son art s'améliore...

L'acte photographique est un katharsis (voir ici), il offre la possibilité de se découvrir, de s'ouvrir et de se raconter. Si tu as peur des gens qui passent dans ta vie ou sur le trottoir d'en face, si tu as besoin qu'ils te regardent alors que tu as peur d'aller à eux et que tu restes là sur tes gardes, comme un con, saisi ton boîtier, avec lui tu leur dira « je te regarde, est-ce que tu me vois ? Je te raconte ce qu'il y a à l'intérieur de mes rêves, regarde mes photos, tu y trouvera toute la folie et tous les espoirs du monde. » La photographie est un acte d'amour universel... Si cela n'est pas la quintessence du plaisir, on s'en approche !...

collectionneur de matériel photographique

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