Accueil
Index général
Contacter le Webmaster
Note de copyright
Particularités & fonctionnement
Vous pouvez participer
Appel aux internautes
Liens
Dernières mises à jour
Le livre d'or
Qui suis-je ?
Mon matériel (chéri)
La page des débutants
Quelques cotes
Ma galerie photographique
Ma carte blanche
Le tableau d'honneur
Historique de l'appareil photographique
La grande histoire de Pentax®
Les appareils photographiques de l'Est
Quelques modes d'emploi introuvables
Un petit « cours » de photographie
L'alphabet russe
Les logos des marques
Des bricolages pour photographes
Les mauvais plans à éviter absolument
Les théories influençant la photographie
Les fiches techniques
Mise au point sur...
Les secrets d'une photographie
Les tests approfondis
Les tests improbables
Quid du M42 ?
La photo vue par la toute jeune génération
Faire ses débuts en photo argentique
Faire ses débuts en photo numérique
Analogique | Numérique - Une alternative
Manifeste pour la lenteur en photographie
Questions & tuyaux en photo numérique
Quel objectif pour reflex Pentax numérique ?
Un fantasme devenu possible ?
Les foires à la photo - Dénicher des occaz
Un petit tour au laboratoire
Un peu de labo numérique
Choisir son appareil photographique
Quel appareil pour quelle photo ?
Choisir son (ses) objectif (s)
Choisir son statif
Quels accessoires envisager ?
Utiliser / faire revivre les filtres
Vérifier son matériel
Que penser des Kiev et de ceux qui les modifient ?
Acheter un appareil soviétique ?
Qu'est-ce que j'peux faire ? J'sais pas quoi faire !
Les lois d'une nouvelle expérience photographique
De l'acte photographique
Le grand match
Prendre soin de ses appareils photographiques
Où faire réviser/réparer son appareil photo ?
Composition : erreurs fréquentes à éviter plus conseils
Techniques photographiques évoluées
Programmer sa propre évolution photographique
Retrouver l'inspiration photographique
Créer un studio « professionnel » à moindre frais
Projets d'expérimentations
Expériences de paléophotographie
Parlons matériel (pas marque !)
Mes photographes préférés
Quid de la lomographie ?
Dernière minute
Questions / Réponses
1001 trucs à connaître
Et si on essayait de comprendre les photos ?
Et si on essayait l'originalité ?
Et si on s'essayait à la macrophotographie ?
Et si on s'essayait au panoramique ?
Et si on s'essayait à la trichromie ?
Et si on s'essayait à l'autochrome ?
Et si on s'essayait au noir et blanc créatif ?
Et si on se construisait un appareil sténopé ?
Et si on s'essayait au moyen format ?
Et si on s'essayait au grand format ?
Photographier sans lumière ?
Photographier avec un smartphone/une tablette
Photographier avec un compact bas de gamme
Ces petits trucs qui changent tout
La photographie itinérante
Les styles en photographie
La petite histoire d'une photographie
Devenir meilleur photographe
Équipement logiciel de qualité à bas prix !
Que peut-on attendre des logiciels photo ?
Divagations
Peut-on protéger ses créations ?
Le coin des polémiques
Hommage à FERNAND BIGNON
Lettre ouverte aux (futurs) argentistes
Les photographes sont tous C H A R L I E

 

Cette partie du site (www.thydelor.eu) est la zone que je réserve pour me servir de tribune ! J’y placerai, au gré des besoins, des articles, des coups de gueule, des avis, et allez savoir quoi d’autre !... A lire donc !...

Si vous appréciez cette page, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

 

 

MAIS COMMENT PEUT-ON ACHETER DU MATÉRIEL PHOTO SOVIÉTIQUE ?


« Ah la production soviétique ! Mais comment peut-on ne serait-ce que s'intéresser à la production soviétique ? A fortiori comment peut-on l'aimer ? » Voilà bien la première pensée qui vient à l'esprit de toute personne sensée (en apparence) et encore plus si cette personne a parcouru les forums photo de l'internet !

Notons tout de suite que cette « population de dénigrement » se recrutera parmi 5 groupes principaux (il peut y en avoir d'autres !) :

  • Les « amateurs » qui ne peuvent concevoir la photographie qu'avec un appareil de marque Rollei® ou Hasselblad® en moyen format ou de marque Nikon® ou Leica® en petit format. A ceux-là je dirai que je respecte leur choix mais que j'affirme qu'ils ont payé très cher un matériel qui ne leur permet plus de « fabriquer » une photographie mais uniquement de « piloter » de la haute technologie à visée photographique.
  • Les « amateurs » qui ne peuvent concevoir la photographie qu'avec un appareil de marque Rollei® ou Hasselblad® en moyen format ou de marque Leica® ou Nikon® en petit format, parce que ça, au moins, c'est de la marque (!). A ceux-là je répondrai qu'ils ont dépensé bien trop d'argent pour uniquement frimer leurs contemporains ! Il faudrait voir en quoi leurs photos sont meilleures que la moyenne ! Les « pro » s'en servent pour une question de fiabilité exceptionnelle, et de qualité optique exceptionnelle, et surtout parce qu'il leur est facile de les amortir, tout ce qui ne se justifie certainement pas pour l'amateur « classique ». Sans compter que très souvent, les amateurs « fortunés » qui s'offrent cette classe d'appareils photographiques, masquent la marque à l'aide d'une bande autocollante noire de façon à limiter les risques de vol !...
  • Les « amateurs » n'ayant jamais cherché à connaître cette production « exotique ». A ceux-là je dirai « essayez donc de les toucher et essayez donc de les tester avant de vous faire une idée, ces actions peuvent ne pas vous faire changer d'avis, mais au moins votre jugement sera beaucoup moins catégorique ! ».
  • Les « amateurs » qui sont malheureusement « pollués » par la propagande occidentale ! On trouve de nombreuses personnes vivant principalement aux USA et qui crient bien fort sur internet tout le mal qu'elles pensent de ces appareils, sans jamais avoir eu l'occasion d'en voir un de près (tout icônomécanophile, même débutant, peut les « débusquer » par les inepties qu'ils écrivent !!!) ! A ceux-là je dirai « la guerre froide est terminée, cessez donc de dénigrer toute production en provenance du bloc "ennemi" simplement parce qu'elle vient de l'Est ! »
  • Les « amateurs » qui, un jour, ont essayé d'acheter un exemplaire de ces appareils « exotiques » sans rien connaître des précautions à prendre. A ceux-là je dirai, apprenez d'abord à « mériter » la possession de tels appareils et vous verrez que vous ne tarderez pas à me rejoindre dans mon « amour » de ces matériels.

LE MATÉRIEL SOVIÉTIQUE : UNE COPIE « CONFORME » !

De tout temps, les Soviétiques se sont forgé une solide réputation de « contrefacteurs ». De tout temps, ils « économisaient » la phase de recherche pour se concentrer sur l'adaptation, voire l'amélioration du matériel « contrefait ». Parallèlement, vous noterez qu'ils n'ont jamais « copié » le matériel occidental « bas de gamme » : ils ont copié les missiles « V2 » allemands pour en faire des missiles « skud » bien plus efficaces (malheureusement) ; ils ont copié le « Concorde » franco-britannique et pas un « simple Boeing » (si le « Concordov » ne s'était pas écrasé au salon aérien du Bourget, il y a fort à parier que la vie de Concorde aurait été beaucoup plus courte) ; je pourrai citer des centaines d'autres exemples mais je préfère focaliser les exemples sur le monde de la photographie : ils ont copié les ZeissIkon® pour fabriquer les Moskva ; ils ont copié les ZeissIkon-Contax® pour fabriquer les Kiev télémétriques ; ils ont copié les Voigtländer® Brillant pour fabriquer les Komsomolets puis les ont améliorés (eh oui !) pour « créer » les Lubitel ; ils ont copié les Leica® I, II, III pour fabriquer les Fed et les Zorki puis les ont améliorés (eh oui !) pour « créer » les Fed et Zorki de dernière génération ; ils ont copié l'Hasselblad® 1600F pour fabriquer le Saliout, l'Hasselblad® 1000F pour fabriquer le Saliout S et ses descendants Kiev 88 (et autre Zenit 80) et l'ont amélioré (eh oui !) pour « créer » le Kiev 88 CM ; ils ont copié le Pentacon® SIX et l'ont, d'emblée, dépourvu de tous ses défauts (eh oui) pour « créer » le Kiev 6 puis le Kiev 60 ; plus tard ils ont copié le Minox® 35 pour « créer » un Kiev ; ils ont copié les objectifs Carl Zeiss® pour fabriquer des « clones » exacts (je ne peux pas les citer tous, ils portent tous des noms différents, selon leur focale) puis ont créé le super grand angle de 30mm (pour le moyen format 6x6, qui correspond donc à une focale de 15 ou 16mm pour le 24x36) totalement différent et bien meilleur que l'équivalent occidental... Et je vais m'arrêter là, vous aurez compris... Donc là aussi, que les marques occidentales « top » ont « inspiré » les Soviétiques !

J'ai intitulé ce paragraphe « une copie conforme » car, contrairement à Canon®, Minolta® et Nikon®, qui, eux aussi, à leurs débuts, ont copié (entre autre) les ZeissIkon-Contax®, les Soviétiques ont été les seuls à obtenir une telle qualité, au moins égale à la production originale ! Pourquoi, dans ces conditions, crier « au génie » quand on parle des « contrefaçons » japonaises et crier « au scandale » quand on parle des améliorations apportées par les Soviétiques ?... Propagande ?...

LE MATÉRIEL SOVIÉTIQUE : DU SOLIDE !

Lénine avait déclaré que « photographier est un acte révolutionnaire de premier ordre » et qu'il est « indispensable que le peuple se voit 'offrir' un matériel photographique de qualité pour remplir ce rôle révolutionnaire », la production de matériel photographique a été concentrée à Krasnogorsk (Krasnogorsk Mekanikii Zavod) et à Kiev (Arsenal Zavod) (Felix Edmundovitch Djarjevski Zavod -c'est le nom du créateur des camps de concentrations soviétiques-) (etc.). Toutes ces usines se partageaient entre la fabrication de l'armement soviétique et la fabrication de matériel photographique. Ce mélange des genres a fait que l'approvisionnement métallique était commun aux deux unités de fabrication, avec le même métal on fabriquait qui des chars d'assaut, qui des canons et en même temps des appareils photographiques !... J'exagère ? Si peu ! Soupesez donc un Zorki 3 ou un FED 5, tout compact télémétriques soient-ils, ils pèsent facilement 3 à 4 fois plus lourd que le Leica® original ! Le FED 5 (pour ne parler que de lui, pèse 2 fois le poids d'un appareil reflex occidental de la même période alors qu'il ne possède ni miroir, ni prisme...). Une anecdote : un de mes amis (également attiré par le matériel soviétique) a, un jour, laissé échappé son Kiev 60 sur un trottoir de Moscou, le Kiev était à peine bosselé (et totalement fonctionnel) alors que la plaque de béton s'est fendue... D’accord, le béton aussi était soviétique !...

LE MATÉRIEL SOVIÉTIQUE : UNE MÉCANIQUE ÉPROUVÉE

Contrairement aux marques occidentales (et japonaises !), les Soviétiques n'ont jamais abandonné une construction efficace. Ils ont apporté des améliorations constantes aux appareils mais sans jamais modifier le cœur de ces appareils ! C'est ainsi que si, aujourd'hui, début 2009, vous achetez un Zenit flambant neuf, vous découvrirez qu'il est 100% mécanique, qu'il vous propose des vitesses allant d'1 seconde à 1/500ème (ou 1/1000ème) de seconde selon que ses formes « futuristes » (oui elles le sont devenues !) cachent la mécanique d'un Zorki ou d'un FED ayant copié un Leica® des années 40 et il en va de même pour un Kiev !... Acheter une production russe ou ukrainienne (il n'y a plus de soviets !) en 2009 revient à acheter une mécanique à peine améliorée depuis 1940 !... Stupide ? Non ! Si vous êtes collectionneur, apprenez à entretenir et à réparer un vieux FED ou Zorki et vous pourrez entretenir et réparer un Kiev ou un Zenit « ultra moderne » !...

LE MATÉRIEL SOVIÉTIQUE : UN MATÉRIEL POUR « VRAI » PHOTOGRAPHE

Bien que les productions modernes (principalement des Zenit et des Kiev, les autres ont soit disparues soit sont devenues très marginales) aient « réussi » l'intégration de la mesure TTL et souvent l'automatisme à priorité vitesse, ne cherchez ni les automatismes en mode « programme » ni les mesures « spot » ni les mesures « multizones » ni les corrections d'exposition ni les « programmes résultat » ni les autofocus, etc... Pour utiliser le matériel russe ou ukrainien actuel et à fortiori le matériel soviétique, mieux vaut savoir « fabriquer » une photographie ! La photo numérique est à la portée de tous, il suffit d'appuyer sur le bouton du déclencheur... Avec ces appareils de l'Est, il est indispensable de connaître parfaitement les lois de l'exposition, les méthodes de vérification de la mesure de la lumière (si l'appareil contient un posemètre intégré) ou les méthodes de détermination « intuitive » de l'exposition et posséder (et savoir parfaitement utiliser) un posemètre à main...

LE MATÉRIEL SOVIÉTIQUE : UN CHAR D'ASSAUT AU CŒUR FRAGILE ?

Nous avons vu que le matériel de l'Est est construit comme un char d'assaut. Tout « amateur » qui ne connaît pas très bien ce que cachent ces boîtiers se sera rapidement rendu compte qu'il a réussi à casser son appareil sans pour autant l'avoir mal mené ! Il en va de même pour tout « amateur » qui a essayé d'acheter ce genre d'appareil en occasion : 90% des propositions sont soit hors service, soit moribonds ! Qu'en est-il réellement ?

Reprenons la « logique » de conception et de fonctionnement des appareils disponibles sur le marché :

  • Les appareils occidentaux et japonais ont évolué au rythme de la « logique floue » c'est à dire que, comme les ordinateurs, ils s'adapteront toujours aux actions de leur possesseur, il n'existe aucune manœuvre qui soit préjudiciable à leur bon fonctionnement.
  • Les appareils orientaux (les matériels chinois ont les mêmes caractéristiques que les Soviétiques) sont nés et ont évolués sur une « logique mécanique », comme l'horlogerie. Ils « imposent » une logique de geste à leur utilisateur. Si vous ne respectez pas cette « logique de fonctionnement », effectivement, vous tuerez votre matériel qui n'a pas intégré d'adaptation ! C'est une philosophie différente, c'est une culture différente, on ne peut donc pas comparer ce qui n'est pas comparable ! Soit vous vous « pliez » à leur logique et ils vous serviront indéfiniment, soit vous faites votre « forte tête » et vous ne finirez jamais votre premier film !...

LE MATÉRIEL SOVIÉTIQUE : UNE UTILISATION LABORIEUSE ?

Avant de répondre à cette question, il faut, comme au paragraphe précédent, replacer tous les matériels à un point de comparaison possible. L'apport de l'électronique dans les appareils occidentaux (et japonais) a marqué la scission entre les deux « philosophies ». Si on doit comparer un appareil soviétique actuel à un appareil occidental actuel, la réponse est sans conteste « oui ». Si, par contre, on compare un appareil soviétique à un appareil occidental ne disposant pas encore d'électronique, la réponse est franchement « non »...

Avez-vous déjà utilisé un Leica® des années 1940 ? Un ZeissIkon® des années 1950 ? Un Pentax®, un Canon® ou un Nikon® des années 1960 ? Un moyen format occidental des années 1960 et 1970 ? Un appareil grand format même actuel ? Non ? Ils sont tous aussi difficiles à utiliser et aussi « prise de tête » que les appareils soviétiques !... Et pour cause ! les appareils soviétiques ont conservé le même fonctionnement que ces ancêtres…

Si cela est péjoratif en photographie sportive, en « photo journalisme » et en « chasse photo » où les réglages les plus rapides sont les meilleurs (dans ce cas on pourra préférer les appareils occidentaux), cette complexité apparente ne pose aucun problème dans le cadre de toute la photographie générale. En « macrophotographie », en « photographie publicitaire », en « photographie d'art », en « photographie de studio », en photographie de « paysage » même, cette gestion totalement manuelle de l'appareil photographique est un avantage indéniable et dans ce cas, ce sont les appareils électroniques qui sont désavantagés (à moins de les utiliser en mode « manuel »)...

LE MATÉRIEL SOVIÉTIQUE : UNE FABRICATION DE PIÈTRE QUALITÉ ?

Soyons honnêtes, la qualité de fabrication des appareils (et accessoires) soviétiques ne représente vraiment pas un argument de vente !... L'économie planifiée a mené l'industrie à une quantité à produire et les labels de qualité n'ont jamais existés. Si la production des appareils photos d'une usine est en retard sur le plan, la cadence est volontairement augmentée et la qualité en pâtit fort logiquement... Si la production est en avance sur le plan, la cadence est volontairement réduite et la qualité y gagne fort logiquement... Ceci explique non pas une piètre qualité mais bien plus un niveau de qualité très variable. Il est donc nécessaire de « connaître » les périodes de difficultés et les périodes « fastes » de l'économie de l'union soviétique pour acheter (ou non) un appareil photo soviétique en occasion...

Bien sûr, même dans les périodes de « bonne qualité », les appareils soviétiques (je continuerai à les appeler comme ça même pour parler des productions russes ou ukrainiennes actuelles qui ont les mêmes qualités et les mêmes défauts !) sont loin des standards occidentaux ! Il suffit d'ouvrir un boîtier pour voir des « bavures » sur les rouages ou des axes pas forcément centrés... Certains appareils sont inutilisables en sortie d'usine sans qu'ils soient « retenus » et modifiés pour autant !... On est en droit de se demander si les machines-outils servant à créer la micromécanique des appareils photos ne sont pas les mêmes que celles qui usinent les pièces des chars d'assaut !...

L'économie planifiée a disparue à l'Est, mais, après 70 ans, les habitudes sont difficiles à perdre. Aussi, si on souhaite acheter du matériel russe ou ukrainien neuf (ou de fin de série), il faut bien choisir son « fournisseur » de façon à bénéficier d'une garantie et, si possible (si on débute son expérience russo-ukrainienne) d'un mode d'emploi convenablement traduit ! Ces deux points sont capitaux pour une expérience photographique extraordinaire !...

Cela dit, si vous trouvez un bon appareil « soviétique » - et il y en a beaucoup plus que ce que laissent croire les délires de certains intervenants sur l'internet - vous aurez entre les mains une mécanique de précision qui ne vous décevra jamais et vous délivrera des images qui supporteront sans rougir la comparaison avec celles obtenues avec des appareils occidentaux même montés avec des optiques Carl Zeiss® !...

Mais faire du bon avec de la fabrication discutable a certainement été le point fort de toutes les productions soviétiques. Essayez d'offrir un beau M16 américain ou un beau Famas français à un guerriéro... il préférera conserver sa Kalachnikov même si elle a la fâcheuse habitude de s'enrayer ! Sa simplicité mécanique, son efficacité, son entretien facile, sa robustesse expliqueront facilement ce choix ! En photo, c'est pareil... un appareil photo soviétique sera à la Kalachnikov ce qu'un Nikon® sera au M16...

LE MATÉRIEL SOVIÉTIQUE : C'EST D'ABORD LES OPTIQUES !

La deuxième guerre mondiale n’a pas simplement été une guerre politique mais également une guerre de conquête ! Chaque belligérant prenant chez son voisin tout ce qui pouvait lui apporter des richesses ou des savoirs faire ! Les soviétiques, en arrivant en Allemagne, ont déménagé sur leur territoire toutes les usines allemandes de pointe et, parmi elles, Carl Zeiss ! Ils ont tout pris, les techniques, les plans, les machines, la matière première, les stocks, tout ce qui permettait de créer du vrai-faux Carl Zeiss !… Bien sûr ce n’est pas très valorisant (pas vraiment propre non plus !) mais cela nous a permis et nous permet encore de trouver à « vil prix » (c’est de moins en moins vrai !) des objectifs de qualité identique aux objectifs Carl Zeiss !.. Qui va s’en plaindre (à part Carl Zeiss bien sûr) ?

Bien sûr, Carl Zeiss a survécu à la guerre, ils ont repris leur activité en Allemagne et se sont démarqués de Carl Zeiss Jena (le vrai faut Carl Zeiss). Ils ont beaucoup évolué, beaucoup plus et beaucoup plus vite que la « photocopie » de l’Est. Mais encore aujourd’hui, le savoir faire de Carl Zeiss « ancien » se retrouve sur les chaînes de montage des différentes usines d’optique disséminées sur l’ensemble du territoire de l’ex-URSS (certains pays se sont séparés de la Russie aujourd’hui : Ukraine, Biélorussie, pays baltes etc.).

Ainsi, même si on peut critiquer les appareils photographiques soviétiques, personne ne pourra critiquer les optiques soviétiques…

LE MATÉRIEL SOVIÉTIQUE : POURQUOI AIMER ?

  • Si vous aimez « construire » vos photos, vous déconnectez systématiquement les automatismes de vos appareils occidentaux : autant choisir un appareil soviétique.
  • Si vous aimez le bruit de la mécanique en mouvement, oubliez les appareils occidentaux et tournez-vous vers les productions soviétiques.
  • Si vous n'êtes pas dérangés par l'odeur de l'huile, essayez de regarder dans le viseur d'un appareil soviétique et laissez-vous « enivrer » par cette « bonne » odeur de lubrifiant qui émane des productions soviétiques.
  • Si vous aimez sentir votre matériel entre vos mains, tournez-vous vers les appareils soviétiques : vous aurez un rapport poids/prix imbattable.
  • Si vous souhaitez des optiques de très haute qualité et que vous n'avez pas les moyens de vous offrir des objectifs Carl Zeiss, optez pour le matériel soviétique, vous ne perdrez pas en qualité mais vous gagnerez en prix déboursé.
  • Si vous souhaitez du matériel professionnel au prix du matériel amateur, pas d'hésitation, choisissez les productions soviétiques.
  • Si vous souhaitez « partir » sur le terrain sans craindre pour votre matériel, production soviétique.
  • Si vous souhaitez « bricoler » facilement votre matériel, production soviétique.
  • Si vous souhaitez un matériel simple (mécaniquement) et efficace, éventuellement au pire, au prix d'une seule image « loupée » par film, production soviétique.
  • Si vous souhaitez faire de la photo par temps froid et humide, production soviétique. L'électronique a horreur du froid et de l'humidité !
  • Si vous souhaitez posséder un matériel original, production soviétique ! Leur forme, leur nom gravé en alphabet cyrillique, leur logo, leur taille ne vous feront pas passer inaperçu !... Une anecdote : un jour où je « promenais » mon Kiev 60 (moyen format 6x6) il y avait de superbes photos à prendre, ce lieu était « grouillant » de monde et donnait une scène intéressante. Le seul fait de porter ce « monstre » à hauteur d'œil suffisait à faire disparaître tous les promeneurs, tout le site m'était ainsi ouvert et le sujet de la photo avait disparu !... La taille de l'appareil faisait-elle penser à un « pro » qu'il fallait laisser travailler ? Je ne le saurai jamais... mais cette réaction est systématiquement retrouvée !... Évitez ce matériel si vous souhaitez faire de la « photo de rue », tous vos « personnages » s'évaporeront avant de vous laisser le temps de mettre au point !...
  • Et puis, il y a les objectifs !!! Je n'en dirai pas plus, essayez-les et vous attraperez le virus !!!

DERNIÈRE MISE À JOUR !

Nous sommes en 2011, et pour tout amateur de matériel «soviétique» (ou amateur potentiel), un énorme coup de tonnerre vient d'éclater : ARSAT (ex ASENAL-KIEV) vient de fermer définitivement ses portes ! Sacré coup dur ! On ne verra bientôt plus les superbes appareils KIEV, ni en moyen ni en petit format ! Et dire qu'ils étaient sur le point de se lancer dans l'aventure numérique avec des dos numériques adaptables aux KIEV 88 CM ! Cela aurait été quelque chose ! Un appareil moyen format datant de la deuxième guerre mondiale équipé d'un dos numérique ! J'en ai des frissons !...

Bien sûr, il y a encore moyen de trouver des KIEV neufs (les stocks existent), mais les prix de vente explosent ! Tant en fin de série qu'en occasion !... Si, il y a encore peu de temps, on pouvait s'équiper avec un KIEV 88 CM neuf et toute sa gamme d'objectifs pour moins cher qu'un Hasselblad® d'occasion sans objectif, c'est aujourd'hui bien fini !... Heureux soient les possesseurs de KIEV et d'objectifs KIEV, ils sont sur le point de faire des plus-values importantes sans n'avoir jamais pensé faire un investissement rentable lors de l'achat !...

a

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


 

PENTAX ET MOI


Pentax® ? Pourquoi Pentax® ? La majorité des photographes amateurs regarde dédaigneusement cette marque, ne jurant que par Nikon® ou Canon®. Bien sûr, je ne prétends pas «casser le mythe» bardant ces productions «haut de gamme», par contre, je souhaite replacer Pentax® à sa juste place : la première !...

POUR MIEUX COMPRENDRE CETTE PRÉFÉRENCE POUR PENTAX®, COMMENÇONS PAR UN PEU D'HISTOIRE :

Le nom d'abord, «Pentax». Ce nom est passé par plusieurs étapes, vous allez rapidement comprendre pourquoi ! Au début était la compagnie d'optique Asahi® devenue maîtresse de la création d'optique de précision. Au début elle travaillait uniquement pour le matériel technique et scientifique. Un jour, elle s'est intéressée à la photographie. Elle a, rapidement, révolutionné le monde de la photographie, d'abord en créant le tout premier reflex mono-objectif 35mm japonais, en 1951 (bien avant les Nikon®, Canon® et autre Olympus®) et s'est donc fait appeler AsahiFlex ; puis en (ré-)inventant le pentaprisme (= prisme à 5 faces, le principe, alors peu efficace, était signé Pentacon®), dont tous les reflex modernes sont équipés (!) et a créé une nouvelle marque : PENTAprisme refleX (en d'autres termes : Pentax®). La valeur incontestable acquise depuis ses début dans le monde de l'optique a poussé l'Asahi Optical Company a associer ces deux marques, c'est pourquoi, au début, on ne connaissait que la marque Asahi® puis AsahiFlex® puis Asahi Pentax® et, finalement Pentax® tout seul... (N.B. on trouve des «Honneywell» Pentax : mais ce n'est pas une marque, c'est une magouille de l'importateur du matériel Pentax® aux USA qui a fait graver son nom !!! Les yankees s’approprient tout ce qu’ils ne savent pas faire en faisant croire qu’ils en sont l’origine… voyez simplement le nombre de remakes de films français que l’histoire américaine du cinéma place en « invention américaine» !!! Méliès apparaît dans cette « histoire du cinéma» comme l’inventeur américain des effets spéciaux cinématographiques… mais je m’égare…)

Ceci étant dit, voyons que Pentax® a tout inventé (ou presque) en photographie moderne :

  • le pentaprisme, on l'a déjà dit
  • la baïonnette de fixation de l'objectif
  • le traitement multicouche des lentilles d'objectif
  • le levier d'armement rapide situé à main droite
  • la zone de microprismes pour mise au point rapide et efficace
  • le retour instantané du miroir après exposition du film
  • la mesure de lumière «spot»
  • la mesure de lumière «TTL» (ne mesure que la lumière qui traverse l'objectif)
  • l'exposition automatique avec «priorité ouverture»
  • l'exposition automatique avec «priorité vitesse»
  • l'obturateur électronique
  • l'autofocus

les quelques «révolutions» restantes ayant été partagées par tous les autres grands constructeurs :

  • la mesure TTL à pleine ouverture : Topcon®
  • la production de masse d'appareils à exposition automatique avec «priorité vitesse» : Konica® (le principe a été inventé par Pentax® !)
  • l'automatisme TTL au flash : Olympus®
  • la mesure de lumière multizones : Nikon®

Certains disent que Pentax® a même réussi à améliorer les dispositifs qu'il n'avait pas inventés, mais puisqu'il n'existe pas de preuve, on ne va pas entrer dans des débats stériles. Par contre, personne ne pourra contester que Pentax® soit la première de toutes les marques, au moins du point de vue de l'innovation en photographie moderne !

Alors que toutes les autres grandes marques se débattaient à essayer d'améliorer leurs appareils «compacts télémétriques» voire leurs appareils reflex bi-objectifs (tous deux en fin de course dans l'évolution possible), Asahi® développait le concept de l'appareil reflex 35mm mono-objectif.

De 1951 à 1983 Asahi Optical Company Ltd (AOCo sur le logo) ne fabriquait déjà que des appareils reflex mono-objectifs, dans tous les formats (ou quasiment), depuis le mini format 110 (c'était le seul format 110 reflex avec objectifs interchangeables, moteur, flash dédié et exposition automatique au monde) jusqu'au moyen format 6x7 (le seul reflex 6x7 au monde a avoir repris la forme générale du reflex 35mm).

La grande idée de cette compagnie a été de concentrer tous leurs efforts de recherche sur un développement pas à pas du concept «reflex mono-objectif». Cette politique, outre le fait de ne pas éparpiller inutilement les énergies, a permis de mieux «sentir» les vrais besoins des futurs utilisateurs et donc de mener à des innovations plus efficaces. Le «marketing» de Pentax® était ainsi uniquement centré sur les utilisateurs potentiels de reflex mono-objectif. Cela a bien aidé Pentax® à «décrocher» le rôle de «leader» en reflex mono-objectif. À la fin des années '60 et les années '70, Pentax® fabriquait, par mois, plus de reflex mono-objectif que Canon® et Nikon® réunis (!!!). Ce fait montrant bien le succès de la marque à cette époque.

Quelques repères :

1951 - Asahiflex I - Premier reflex mono objectif 35mm japonais (prototype).

1952 - Asahiflex I - Premier reflex mono-objectif 35mm japonais (production de masse).

1954 - Asahiflex IIB - Premier appareil au monde à proposer un système efficace de retour instantané du miroir après l'exposition.

1957 - Asahi Pentax - Premier appareil au monde à proposer un levier d'armement/avance du film rapide, situés à proximité du bouton déclencheur (à main droite).

1957 - Asahi Pentax - Premier appareil au monde à proposer une zone de microprismes sur le dépoli pour améliorer et accélérer la mise au point.

1957 - Asahi Pentax - Premier reflex mono-objectif japonais avec un pentaprisme fixe. C'était le premier reflex mono-objectif 35mm à pentaprisme d'Asahi Opt. Co. et le premier exemple au monde présentant un pentaprisme rationnel au dessin agréable. C'est cet appareil qui a fixé le standard international du dessin et de la présentation des différents contrôles de l'appareil. Il a été ensuite copié par toute l'industrie photographique japonaise et allemande.

1960 - Spot-Matic - Premier reflex mono-objectif 35mm au monde à proposer une mesure TTL de l'exposition (prototype).

1960 - Spot-Matic - Premier reflex mono-objectif 35mm au monde à proposer une mesure «spot».

1961 - Spot Exposure Meter (3°/21°) - Premier spotmètre à main au monde. Il dérive de la technologie du Spot-Matic. Il est encore produit et copié (mais aujourd'hui il fait 1° !!!)

1964 - Spotmatic - La plus grande réussite des années '60. C'est l'appareil reflex mono-objectif 35mm le plus copié tant par les Japonais que par les Allemands. C'est lui qui a fixé les standards de l'industrie photographique.

1966 - Metalica II - Premier reflex mono-objectif 35mm au monde à proposer une exposition automatique à «priorité ouverture» en mesure TTL. Apparition de la monture d'objectif à baïonnette. Apparition de l'obturateur électronique (prototype).

1966 - Memorica - Premier reflex mono-objectif 35mm au monde à proposer une exposition automatique à «priorité vitesse» en mesure TTL. Reprise de la baïonnette et de l'obturateur électronique (prototype).

1969 - Asahi Pentax 6x7 - Premier reflex mono-objectif moyen format 6x7 à aspect petit format au monde. C'était le premier moyen format en production de masse à proposer une monture d'objectif à baïonnette ainsi qu'un obturateur électronique. Ses qualités et sa fiabilité l'ont immédiatement «propulsé» au rang «d'appareil préféré des professionnels». Encore fabriqué aujourd'hui (2005) avec toutefois les améliorations dues aux 30 ans de différence et aux 3 générations de Pentax® 67.

1971 - Super-Multi-Coating(SMC) - Premier traitement multicouches anti-réflexion pour les objectifs non scientifiques. Cette technologie brevetée a rendu possible la création de zooms de haute qualité quelle que soit la largeur de gamme de focale. Toute la concurrence a du acheter cette technologie d'Asahi Opt. Co.

1971 - Spotmatic IIa - Premier appareil au monde à proposer un couplage intégré entre la cellule (le posemètre) de l'appareil et le flash dédié. Ce fut un grand pas vers le contrôle TTL du flash (finalement inventé par Olympus®).

1971 - Electro Spotmatic - Premier reflex mono-objectif 35mm avec automatisme à «priorité ouverture» produit en masse. Encore un standard imposé par Pentax® ; tous les concurrents ont du le copier.

1975 - SMC Takumar f/3.5 15mm ultra-grand angle - Premier ultra-grand angle au monde qui soit rectiligne grâce à l'utilisation d'un élément asphérique. Encore un «mythe» auquel la concurrence devra faire face.

1976 - MX - Le système mono-objectif professionnel 35mm le plus compact du monde. C'est de cette période que date la «politique» Pentax® de compacité encore inégalée.

1976 - MX - Pour la première fois au monde, utilisation d'une cellule GPD pour le posemètre. Cet appareil était un autre excellent exemple du «style Pentax®» : utilisation simple et intuitive, sans fonction inutile mais avec toutes les fonctions nécessaires.

1976 - ME - Premier reflex mono-objectif 35mm au monde à être 100% automatique. Utilisation de la cellule GPD.

1979 - Auto 110 - Le premier et le seul système 110 au monde à proposer une visée reflex, des objectifs interchangeables (un zoom faisait partie de l'offre), un moteur, un flash dédiés et divers accessoires.

1980 - LX - Premier système reflex mono-objectif 35mm modulaire professionnel au monde à être équipé de systèmes de protection du cœur de l'appareil à la poussière et la moisissure.

1980 - LX - Posemètre encore inégalé aujourd'hui pour la mesure en faible lumière.

1981 - ME-F - Premier reflex mono-objectif 35mm autofocus au monde à avoir bénéficié d'une production de masse. Il a été mis sur le marché 4 ans avant le Minolta® 7000 qui a été acclamé à tort !

1981 - 10 Millions de reflex mono-objectif 35mm vendus - Asahi Opt. Co. a été la première société au monde à produire 10.000.000 d'appareils reflex mono-objectif 35mm.

1983 - Super A - Reflex mono-objectif 35mm évolué avec exposition multi-programme le plus compact au monde et le plus léger au monde. Il a été élu «appareil européen de l'année»

1984 - 645 - Premier moyen format (45x60) mono-objectif multi-programme au monde.

1984 - 645 - Premier appareil moyen format portant un prisme «compact» fixe de type «Képlérien»

1985 - P30 - Premier reflex mono-objectif 35mm au monde à porter les contacts de codage DX.

1986 - Zoom 70 - Premier appareil zoom compact 35mm au monde. Elu «compact européen de l'année».

1987 - SFX - Premier reflex mono-objectif 35mm Autofocus à rayon infra-rouge pour mise au point en faible lumière et de nuit. Il proposait en plus un flash intégré. C'était l'appareil le plus complet et le reflex mono-objectif 35mm à mise au point autofocus la plus rapide de cette époque.

1991 - Objectifs de la série FA - Premiers objectifs au monde à proposer des zooms motorisés et des objectifs à mesure des distances de mise au point. Ces objectifs ont été présentés des années avant la série D de chez Nikon® (équivalente) qui a été acclamée à tort.

1992 - «Ghostless Coating» - Premier et unique traitement au monde permettant non seulement l'effet anti-reflet mais également l'absence du moindre éclat tant en photo de jour que de nuit quand une forte lumière pénètre directement l'objectif.

1993 - Z-20 et Z-20p - Premier reflex mono-objectif 35mm au monde à proposer le format «panoramique». Le Z-20p est une version spéciale réservée au Japon de la version «mondiale» appelée Z-20.

1995 - MZ-5 - Le plus petit reflex mono-objectif 35mm autofocus du monde. Il possédait un «joli» style rétro et surtout des contrôles simples et intuitifs. C'était un excellent compromis entre haute technologie et simplicité d'emploi. Il fut encore une fois le standard à suivre ! Cet appareil a obtenu deux prix d'«appareil européen de l'année».

1997 - 645N - Premier appareil moyen format (45x60) mono-objectif au mode à disposer de l'autofocus. Il a également été le premier à bénéficier des programmes, des contrôles simples et des modes d'utilisations éprouvés dans le monde 35mm. Il a obtenu le Grand Prix 1998.

Depuis cette date, il n'y plus vraiment eu de révolution dans le monde de la photographie, ni chez Pentax® ni chez les autres d'ailleurs ! Il n'y avait plus que des «petites» améliorations. Puis est apparu le numérique et les tâtonnements qui n'ont pas encore réussi à aboutir à l'appareil photo numérique ! Nous sommes en 2005, et ce n'est pas encore pour demain, semble-t-il !... malgré des appareils de «qualité» comme le Pentax® *IstD, le Nikon® D100 ou D70, le Canon D10 ou D20. Ce dernier est, aujourd'hui, le plus avancé avec 8 mégapixels, par contre, seul le Pentax® est 100% compatible avec l'ensemble des anciens objectifs de la marque !... DERNIERE MINUTE : Pentax® vient de sortir le premier appareil photo numérique moyen format du monde (c’est le 645), contrairement à la concurrence (Hasselblad® en tête) Pentax® ne fait pas appel à des constructeurs indépendants de «dos numériques», en plus, il est totalement compatible avec les anciennes optiques de la marque !

Impressionnant non ? Mais on ne vit pas seulement avec l'histoire ! Et ce n'est pas parce que le passé est grandiose qu'on doit aimer, ou non, une marque par rapport à une autre. Voyons donc plus loin...

PENTAX® : LA FIABILITÉ

Tous les appareils Pentax® que je possède, ainsi que tous ceux que je vois autour de moi sont d'une fiabilité sans faille. Cela pourrait suffire pour le choix, mais l'argument ne vaut rien puisque les concurrents principaux Canon® et Nikon® ne sont pas moins fiables !...

PENTAX® : LA COMPACITÉ

Ah, voilà un argument ! Depuis toujours, à technologie supérieure (ou égale), Pentax® a toujours été beaucoup plus compact et beaucoup plus léger que la concurrence. Pensez qu'un boîtier reflex mono-objectif 35mm «bourré» de haute technologie de chez Pentax® présentera une taille et un poids identiques à ceux des «compacts télémétriques» des autres marques. Là je n'ai parlé que des Pentax® 35mm, mais il en va de même pour les Pentax® moyen format : du haut de ses 3kg, le Pentax® 6x7 est le 6x7 le plus petit et le plus léger du monde. Aujourd’hui encore, les appareils reflex numériques de Pentax®, à qualité et possibilités identiques, sont moitié moins gros et moins lourds que les Nikon® et Canon®

PENTAX® : LE PRIX

Pentax® est la marque qui propose, à mon goût, des prix de ventes les plus honnêtes. Tout aussi «pro» que les Canon®, Nikon® et autres, Pentax® est toujours 10 à 30% moins cher, à technologie embarquée identique.

PENTAX® : LA MAÎTRISE

Pentax® est un «pro» parmi les «pros» du 35mm, mais c'est la seule marque qui ait le «courage» et la maîtrise nécessaire pour faire du format professionnel, le moyen format ! On n'a jamais vu et on ne verra probablement jamais de Canon® ou de Nikon® 645, 66 ou 67 !... Il faut avoir les «reins» solides pour concurrencer avec tant de réussite les Hasselblad®, Mamiya®, Rollei® et autres !...

Et je ne parle ici que de la photographie : Pentax® est aujourd'hui le seul, avec Olympus® à fournir du matériel optique médical de haute qualité... enfin, chez les japonais... Leica et Zeiss ne devant pas être oubliés !...

PENTAX® : LE DÉFAUT

Tout «bon» icônomécanophile se devrait de réunir un exemplaire de chaque production de sa marque favorite. Seulement voilà : Pentax® a construit tellement de modèles qu'il est quasiment impossible de réunir tous les «bijoux» créés. Même si toute la production Pentax® s'est faite en grande quantité, la cote de ces appareils est encore suffisamment élevée pour rendre «impayable» une telle réunion...

a

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page

 

 

L'EXPÉRIENCE DU MOYEN FORMAT


Bon, on peut très bien être icônomécanophile sans être photographe pour autant ! J’ai la « chance » de me trouver entre les deux : j’aime les appareils « anciens » ou soviétiques (ou russes et ukrainiens actuels) ET j’aime la photographie. En « engrangeant » les appareils « anciens », j’ai, un jour, acheté un appareil moyen format et ça a tout de suite été le « coup de foudre ». Je pratique encore la photo petit format (24x36) mais il est vrai que je prends beaucoup plus de plaisir avec le moyen format.

Le moyen format : qu’est-ce donc ?

Le moyen format est né bien avant le petit format mais l’historique n’est pas le sujet de cette discussion. Le moyen format est en fait caractérisé par l’utilisation d’un film en bobine de 60mm de large. Ce film n’est pas perforé (il n’y a pas assez de place pour les trous puisque les vues occupent la quasi totalité de la largeur du film). Cette particularité explique l’avantage et l’inconvénient de ce format, nous en reparleront dans les paragraphes respectifs.

Le nombre de films pour le moyen format a été nombreux dans sa longue histoire mais, aujourd’hui il n’en existe plus que deux : le format 120 et le format 220. Ces deux formats de films ne sont pas interchangeables : le film 120 étant totalement doublé d’un papier opaque, à longueur égale il est deux fois plus épais que le film 220 qui n’est pas doublé de papier. Les gorges de la bobine ayant une profondeur constante, le film 220 est donc deux fois plus long que le film 120. Contrairement au petit format (films de 12 à 36 poses), la longueur du film est fixe donc le nombre de vues par film est constant.

D’une manière générale, le moyen format regroupe le 4,5x6 (ou 45x60), le 6x6 (ou 60x60), le 6x7 (ou 60x70), le 6x8 (ou 60x80), le 6x9 (ou 60x90), plus les panoramiques « moyen format » dont je ne parlerai pas…

Avec ce que j’ai déjà dit, vous voyez qu’en moyen format, toutes les tailles de négatif ont un côté égal à 60mm (en fait 56mm) et donc selon la dimension, le nombre de vues par film est différent : 15 poses pour le 45x60, 12 poses pour le 60x60, 10 poses pour le 60x70 etc…pour le film au format 120 et le double pour le film au format 220.

Pourquoi parle-t-on de moyen format ? C’est historique ! Au début, les négatifs mesuraient 20x30cm et n’étaient pas en rouleau. Ces négatifs ne portaient pas de nom. Un jour sont nés les négatifs de 60mm de large en rouleau. Ils ont été appelés « petit format », les autres, « grand format ». Un jour est né le rouleau de film de 35mm (pour le 24x36), il a été appelé « petit format » et l’ex- « petit format » a été rebaptisé « moyen format ». J’ai beaucoup simplifié mais c’était ça !…

Le moyen format : qu’est-ce que ça apporte ?

* Un négatif 45x60 est 3,125 fois plus grand que le 24x36. Un négatif 60x60 est 4,167 fois plus grand qu’un 24x36. Un négatif 60x70 est 5,184 fois plus grand qu’un 24x36 etc…

Oui, et alors ? Supposons qu’on souhaite une image finale de 21x29cm (un format A4), il faudrait agrandir 72 fois le négatif 24x36 (j’arrondis) alors qu’il suffira d’agrandir 24 fois le 45x60, 18 fois le 60x60, 14 fois le 60x70, etc… Vous voyez mieux où je veux en venir ? Non ? Bon, si on considère un point de 0,1mm sur 0,1mm sur le négatif 24x36, ce point mesurera 7,2mm sur 7,2mm sur l’image finale, ce ne sera plus un point mais une tache !… Si on reprend le même calcul, le point de l’image finale sera de 2,4mm sur 2,4mm avec un 45x60 ; 1,8mm sur 1,8mm avec un 60x60 ; 1,4mm sur 1,4mm avec un 60x70… En moyen format, contrairement au petit format, un point invisible sur le film sera un point à peine visible sur la photo finale !… Vous comprenez mieux ? Une micro poussière déposée sur un film 24x36 laissera un énorme tache sur l’image finale, cette même poussière, en moyen format passera probablement inaperçue. En plus, le film est constitué de « grains », donc agrandir un film augmente la taille des « grain » en diminuant la précision ainsi que les contrastes de l’image finale. Donc ? la qualité de l’image finale augmente parallèlement à l’augmentation de la taille du négatif !… On peut dire les choses autrement : avec des films identiques, dans des conditions techniques identiques, un 6x6 fournira une image de 18x26cm de même qualité que l’image de 9x13cm obtenue avec un 24x36 !…

Si les mathématiques ne sont pas votre « tasse de thé » et si vous êtes un tant soit peu photographe, que diriez-vous si je vous proposais d’obtenir avec un film « Delta 3200 » (3200 ISO) une image de finesse et de qualité égale à celle obtenue avec un film « Tmax 100 » (100 ISO) ? Que c’est impossible ? Et bien non ! Chargez votre 24x36 avec un Tmax, je chargerai mon 6x6 avec un Delta 3200, les images finales auront la même qualité sauf que votre 24x36 aura besoin d’un beau temps ensoleillé alors que mon 6x6 se contentera de la lumière blême de la lune en pleine nuit !… Là ça vous parle non ?

* hormis les appareils moyen format comme le Pentax® 67, le Kiev60/Pentacon®Six, Norica® 66, etc, qui reprennent (en beaucoup plus gros) la forme générale du reflex 24x36 ou les appareils moyen format comme le Mamiya® 6 (ou 7), le Fuji® 69 qui reprennent (en beaucoup plus gros) la forme générale du compact 24x36 ou les appareils moyen format comme le Pentax®645 ou le Contax®645,  les appareils moyen format possèdent tous des dos amovibles qui permettent de changer de film en cours d’exposition, chaque dos amovible contenant un film, il est possible de faire une photo couleur et quelques secondes plus tard une photo noir et blanc et encore quelques secondes plus tard une nouvelle photo couleur… En plus, il est possible d’adapter des « dos numériques » à ces moyens formats ce qui permettra, avec un seul et même appareil de faire une photo numérique (de 16 à 32 méga pixels à ce jour -2010-) et quelques secondes plus tard une photo argentique et encore quelques secondes plus tard une nouvelle photo numérique !… Ainsi que des dos « Polaroïd » pour faire des tests d’exposition. Pour réussir cet « exploit » il serait indispensable de posséder au moins deux boîtiers identiques et deux optiques identiques dans le monde 24x36 !…

* en plus des dos amovibles, les appareils « moyen format » sont généralement des « systèmes » photographiques. Rien n’est fixe, on peut remplacer le dépoli, le viseur, le dos et, bien sûr, les objectifs. À part pour les dos, les appareils professionnels petit format, Miranda® et Pentax® ont, dès les années 1965, proposés les mêmes possibilités (suivis plus tard par les Nikon®), mais, en moyen format on a en plus accès à des accessoires très particuliers comme des visées sur dépoli placé à l’emplacement du film, pour une mise au point ultra précise, type grand format ou des objectifs à basculement et/ou décentrement. Bien sûr, tous les autres accessoires existant en petit format sont également disponibles en moyen format (bagues allonges, soufflets « macro », inverseurs d’objectifs, etc…)

Le moyen format : la panacée ?

Disons-le tout de go : NON !… Le moyen format a des défauts non négligeables, nous allons en voir les principaux :

  • le prix des appareils : le moyen format étant un format « exclusivement » professionnel, il faudra chercher un appareil vieux de 35 à 40 ans pour ne dépenser « que » le prix d’un 24x36 ultra moderne !
  • le prix des accessoires : un simple dos amovible peut valoir le prix d’un excellent 24x36 reflex moderne !…
  • le prix des objectifs : plus le négatif est grand et plus le diamètre des lentilles doit être important et le prix s’en ressent…
  • le prix du film : si le film n’est pas très cher, il faut se souvenir du nombre plus que limité de vues par film. En plus, un film 120 « consomme » autant de chimie qu’un film petit format de 36 poses ET il faut encore pouvoir trouver un laboratoire qui soit équipé pour le traitement de ces films ! Seuls les laboratoires travaillant pour les photographes professionnels peuvent le faire et à des tarifs sans aucune commune mesure avec les tarifs des laboratoires grand public !…
  • le prix des accessoires complémentaires : un projecteur pour diapositives petit format est très accessible, un projecteur pour diapositives 6x6 c’est une autre paire de manches et je ne parle même pas des formats supérieurs… Idem pour l’agrandisseur si vous souhaitez tirer vos photos vous même…
  • la « rapidité » des objectifs : en « moyen format » une ouverture de 2.8 est une très bonne ouverture, il ne faut pas trop espérer trouver des ouvertures de 1.4 et il est impossible de trouver des ouvertures de 1.0 !…
  • la gamme de focales disponible : généralement, contrairement au petit format qui propose souvent une trentaine d’objectifs, il est rare de trouver plus de 4 à 6 focales pour un système moyen format. Notons que les soviétiques proposaient la gamme d’objectifs la plus vaste au monde pour le moyen format, allant du 30mm jusqu’au 1000mm ainsi que des objectifs à décentrement et à basculement permettant des effets jusqu’alors réservés au grand format !…
  • le poids : matériel professionnel sous entend solidité et qui dit solidité dit matériaux lourds. En plus, l’énorme surface de film sous entend la présence d’un obturateur géant (quand ce dernier est de type focal) qui aura une inertie faramineuse et imposera donc à l’appareil un poids très important pour « supporter » ses secousses. Qui dit grande surface de film, dit miroir géant qui lui aussi aura une énorme inertie et, comme l’obturateur, imposera un poids très important. Qui dit grand négatif dit objectif géant et donc très lourd. Qui dit poids lourd et grande inertie au déclenchement dit nécessité d’utiliser quasi systématiquement un trépied. La règle générale prescrit l’utilisation d’un trépied pesant au moins autant que le système qui y est fixé ! Tout ceci sous entend de se charger d’au moins 10 à 30kg pour la moindre « promenade photographique »…
  • la rapidité de réalisation des clichés : si, en petit format il suffit de jeter un coup d’œil dans le viseur et d’enfoncer le bouton du déclencheur…, en moyen format c’est une autre routine ! Il est indispensable d’utiliser ses deux mains et il serait souvent intéressant d’en posséder une troisième !… Voyons la procédure pour un 6x6 type Hasselblad® :
    • repérer le sujet
    • monter le trépied
    • choisir le type de viseur et l’installer
    • choisir son objectif et l’installer
    • installer l’appareil sur son support
    • composer l’image (elle est inversée sur le dépoli en absence de prisme)
    • effectuer une mise au point précise (à la loupe)
    • choisir son type de film et installer le dos correspondant (si vous avez deux dos c’est rapide, si vous en avez 10…)
    • mesurer la luminosité, si possible avec un posemètre à main (plus « pointu »)
    • reporter les paramètres mesurés sur la bague des vitesses et la bague des diaphragmes
    • ne pas oublier de retirer le volet d’occlusion du dos
    • enfin… déclencher…
    • sans oublier de tout re-démonter !…

si vous visiez un animal sauvage, peut-être photographierez vous un arbre !…

  • la lenteur des moteurs intégrés dans certains moyens format actuels : alors qu’un petit format pourra « mitrailler » à 8 images/seconde (et plus) grâce aux perforations dans le film, les appareils de moyen format « tireront » à maximum 1,5 images/seconde, au delà de cette « limite », le film « patine » (il n’y a pas de trou pour entraîner le film) donc ce n’est pas concevable !…

Le moyen format : oui, bon, mais moi, j’aime !

Les goûts et les couleurs… dit-on ! Aussi, parlons de ce qui me fait « craquer » dans le moyen format :

  • je suis certainement masochiste mais j’adore la débauche de grammes (voire de kilogrammes) dans mes appareils photo.
  • j’adore la visée non redressée par le dessus (surtout viseur capuchon, éventuellement viseur cheminée) ce qui permet de voir la scène comme si on observait une diapositive. La vision des couleurs ainsi que la répartition des ombres et des lumières est de beaucoup améliorée avec le viseur capuchon. En plus, en photo de personnages, la visée par le dessus est beaucoup moins « agressive » pour le modèle que la visée à hauteur d’œil.
  • j’adore la mesure manuelle de la lumière qui permet des effets beaucoup plus précis que la mesure TTL
  • j’adore le « cérémonial » de la prise de vue. Ce cérémonial que j’ai décrit dans le paragraphe des « défauts » du moyen format, « défaut » pour la majorité, pas pour moi !…
  • j’adore le gros « clac » sec du miroir et de l’obturateur (focal)
  • et surtout… j’adore les résultats…

a

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page

 

 

EBAY® ET MATÉRIEL PHOTO, LE BON PLAN ?


E-Bay® ! Ah oui… e-bay®, voilà un sujet que je ne pouvais pas ne pas aborder !… Aujourd’hui, tout le monde a accès à l’Internet, quelle aubaine pour les collectionneurs de trouver un site comme celui d’e-bay® sur lequel on peut trouver facilement et pour peu cher des moutons à cinq pattes !… C’est merveilleux, on trouve des appareils photographiques anciens introuvables, aspect neuf, 100% fonctionnels et, en plus, aucun vendeur malhonnête (ils ont tous au moins 95% de jugement positif !)… En tant que collectionneur, il me fallait approfondir un peu, en effet, le monde de l’icônomécanophilie sait parfaitement que ce « monde idéal » cache quelque chose !..

Pour faire contre mesure au ton idyllique du premier paragraphe, je vous donnerai, dans un premier temps deux expériences personnelles :

  • sur de nombreux sites de forums d’icônomécanophiles sérieux on peut lire « E-bay® est un site merveilleux à condition de vouloir vous débarrasser d’un appareil irréparable mais le pire des cloaques si vous souhaitez faire une acquisition » (bien sûr, ceci est dit avec mes propres mots). Ces forums n’étant pas des lieux de partage de non-collectionneurs, on ne peut que prêter une oreille attentive à ce qu’on y trouve, surtout qu’à la longue on finit par bien « connaître » les participants et à savoir ce qu’ils « ont dans les tripes ». Bien sûr, comme vous, je prenais ces dires avec toutes les précautions possibles… ce n’est donc pas un argument en soi, mais la deuxième expérience a confirmé (indirectement) ces dires…
  • à la recherche de matériel soviétique de qualité j’ai testé plusieurs sites de vente sur Internet, tous basés dans les ex pays soviétiques. J’en ai trouvé un véritablement sérieux chez qui j’ai, avec un bonheur non feint, constitué un double système moyen format (Kiev 60 et Kiev 88 CM avec une belle collection d’objectifs). Attention je n’ai pas dit que j’ai trouvé le seul site sérieux ! j’ai simplement dit que j’en ai trouvé un, ce n’est probablement pas le seul ! La qualité de ce matériel a réussi à impressionner un icônomécanophile de mes amis qui n’a pas tardé à se tourner vers le même vendeur. Quelle ne fut pas notre surprise en recevant le colis marqué « e-bay »… et contenant un matériel au-dessous de tout !… Sûr de nous être fait rouler, on a quand même essayé de prendre contact avec le propriétaire du site et, vous me croirez si vous voulez, après des excuses paraissant sincères, 8 jours après l’envoi du matériel défectueux on a reçu le matériel commandé qui, bien sûr, était parfait et… accompagné d’un cadeau d’excuses… Quel rapport ? J’ai découvert que ce site avait également un compte sur e-bay® où, visiblement, il se séparait de l’invendable… et une erreur a été commise lors de l’envoi de notre colis dont la commande avait été passée sur son site propre !…

Partant de ces constatations j’ai trouvé, et sans trop chercher (!!!) d’autres exemples d’expériences relatées par des collectionneurs déconfits… Je vous livre ici certaines de ces expériences qui, bien entendu relèvent toujours du monde de la photographie…

« Si vous avez acheté un appareil via e-bay® à un vendeur de caméras soviétiques, je vous conseillerais de scruter attentivement ce qui vous a été livré. Est-ce qu'il correspond réellement à l'article qui a été décrit ? Probablement pas ! Il semblerait que sur ce site, ils disent et font n'importe quoi pour obtenir une vente ! Si vous effectuez une recherche sur e-bay® avec pour mots clé caméra, soviétique et rare vous découvrirez rapidement à qui vous avez à faire.  Les Zenit 3m, B et E, les Kiev 4 et similaire ne sont pas rares. Ils font même partie de l'équipement photographique le plus produit, avec une production phénoménale de plusieurs millions d’exemplaires. Un autre exemple ? Le Kiev-17 qui est souvent décrit comme une copie de Nikon. Il n'a en réalité rien de commun avec un Nikon à part la monture à baïonnette de son objectif. Dans la majorité des cas ce comportement incorrect est le fait de vendeurs qui ont vendu des centaines, voire des milliers d’appareils. E-bay® devrait interdire instantanément ces vendeurs indélicats pris sur le fait de déclarations frauduleuses. Alors, si possible, faites appel au système judiciaire local pour entreprendre des actions contre eux. Il faut s’assurer que ces individus ne pourront jamais plus commercer sur Internet. Paypal® et Bidpay® devraient également être informés. Par ce biais, le vendeur pourra alors disparaître définitivement de ces systèmes de paiement. Le réel problème est que e-bay® devrait modérer tous les articles parus. Cela leur permettrait d’intercepter les vendeurs indélicats juste avant qu'ils ne puissent faire paraître un article pour la vente. L'autre problème est qui est impossible de faire la différence entre des négociants et vendeurs individuels, sauf peut-être en regardant le nombre de leurs ventes. D’après mon expérience, il faut éviter les vendeurs qui semblent être des négociants en caméras. On peut aussi dire que e-bay® est aussi, dans une certaine mesure, coupable parce qu'ils doivent reconnaître que leur système d'enchères est manipulé  par ce biais. 
Le nouveau jouet que j’ai acquis sur e-bay® et que je tourne encore en tous sens aujourd'hui entretien encore ma déception. Dans ce cas l’appareil était un Kiev 4 qui avait été décrit comme en excellent état. Cependant il présentait les défauts suivants :
1. L’abattant du posemètre était endommagé donc la cellule au sélénium est morte.
2. Le déclencheur était bloqué.
3. Un corps étranger se promenait à l'intérieur du posemètre.
4. L’image du télémètre ne coïncidait pas à l’infini mais fonctionne exactement à 2 mètres.
5. Il manquait des vis sur le posemètre. La caméra a donc évidemment été démontée et mal ré-assemblée. Cela laisse préjuger de la qualité de la « réparation » effectuée après démontage.
6. Le logo de vérification de sortie d’usine « CCCP » était manquant.
7. Le faux cuir de couverture était pelé.
Cette caméra était décrite comme en excellent état et en parfait état de fonctionnement et précisait même « satisfaction garantie » ! En réalité cet appareil était « mort » et « laid ». Au prix de la réparation, autant le jeter tout de suite !… Dire qu’il émanait d’un des plus grands et apparemment des plus respectés des vendeurs de matériel photo soviétique basés en ex-union soviétique.
Que faire ? Envoyer à E-bay® un message de mécontentement ? Si j'envoie une réaction négative, aussi justifiée soit-elle, on peut être certain que le vendeur réagira. Il m’est déjà arrivé de voir ruiné ma note de retour (parfaite). Maintenant je n'envoie plus de réactions négatives. Le système de réaction après vente d’e-bay® ne fonctionne tout simplement pas. Il y a des transactions beaucoup plus mauvaises que le système de réaction ne semble l’indiquer. Je suis sûr qu’e-bay® aime ce système, c’est bon pour les affaires ! »

« J'ai acheté un Salyut C sur e-bay®. La caméra était décrite comme en très bon état. A la livraison je le trouvais avec des fuites de lumière. L’obturateur était bloqué et le miroir était coincé. La lentille arrière de l’objectif portait une rayure profonde. Le mécanisme de transport du film ne fonctionnait pas correctement. Vous pouvez dire que mon achat était un véritable gaspillage… l’appareil était « mort ». C'était pourtant un produit provenant d'un des plus grands et apparemment plus respectés des vendeurs d'équipement photographique soviétique basé aux Etats-Unis .»

« J’ai acheté un FED 2 sur e-bay® et je m’insurge contre ce que je considère être un comportement inacceptable d'un vendeur soviétique. Voici la description de la caméra que le vendeur affichait sur e-bay® :
Informations générales :
La caméra en excellent état.
Tout fonctionne correctement.
Le verre sur l’objectif et le viseur est propre, aucun champignon.
Livré avec cassette et l’étui en cuir original.
Informations techniques :
Caméra type : télémétrique
Film : 35mm
Objectif : FED
Longueur focale : 50mm
Ouverture relative : f/3,5 – f/16
Mise au point : 1m – 20m à infini.
Vitesse d’obturation : B - 1/25 - 1/500 de seconde.
N° de série du boîtier : #194707
N° de série de l’objectif : #323707
A réception je trouvais qu’il y avait approximativement 10 trous dans le 2ème rideau de l’obturateur. A part cela, l’appareil était très bien et pour ajouter du caractère il contenait même des  toiles d'araignées à l’intérieur du viseur. La caméra était très bon marché et donc il était inutile de la renvoyer. Je réparais les trous et les fuites lumineuses avec un gel de silicone noir et lubrifiais le mécanisme de l’obturateur qui en avait bien besoin. Sur e-bay® vous pouvez réagir au sujet de la transaction. Je l’ai fait le plus objectivement possible. Puisque la caméra avait des fuites lumineuses je ne pourrais pas envoyer de réaction positive. Par contre la caméra était très belle donc j’ai envoyé :
Neutre : approx. 10 trous d’épingles dans 2ème rideau autrement caméra très bien.
Alors les problèmes ont commencé, le vendeur a envoyé une plainte abusive suivant ma réaction. Je trouvais cette réaction surprenante puisque j'avais déjà acheté une caméra chez ce vendeur avant et je n'ai pas eu de problème et j'aurais certainement fait encore affaire avec lui puisqu’il semblait être un bon vendeur.
La plainte : (le vendeur) il y a près de 10 trous, fuites légères dans sa 2ème partie de cerveau, essayez de communiquer…
Immédiatement suivi par xxxxx (vendeur) - Il y a une chose appelé e-mail et support, essaye de l'utiliser la prochaine fois.
La réponse par xxxxxx(moi) - j'ai envoyé une réaction véritablement neutre j'ai dit « autrement la caméra est très bien ».
Je suis alors allé voir les réactions de ce vendeur vis à vis d’autres acheteurs qui avaient laissé une plainte. Je n'aimais pas ce que j’y voyais et contactais e-bay® pour dire que je regrettais le ton de sa réponse. Je précisais également qu’il violait les règles puisqu’il affichait une plainte et sur-enchérissait avant de me laisser le temps de répondre. Puis j’ai contacté le vendeur lui indiquant que ma réaction était neutre puisque à part les trous, la caméra était très bien. La réponse du vendeur a été très simple : il a écrit à e-bay® que je suis un mauvais payeur. (Notez que j'ai un reçu électronique de paypal® précisant que je l'ai payé ».

« J'ai acheté récemment un Smena 2 qui était décrit comme : 
Caméra russe "Smena-2"(CMEHA-2)

  • Caméra en EX+ état et fonctionne correctement
  • A un objectif non amovible T-22M
  • Échelle de diaphragme de 4,5 à 22
  • Mise au point : 1,3m à infini
  • Longueur focale - 40mm.
  • Les vitesses d’obturateur - B, 1/10, 1/25, 1/50, 1/100, 1/200
  • Livré avec: boite, bobine
  • ***merci d’enchérir et bonne chance ! J'accepte les paiements par carte de crédit Visa/MasterCard par PayPal ou BidPay, Ordres, Liquide et Chèques Personnels. Le paiement aux USA, expédition depuis l’Ukraine par la poste aérienne. Le coût de l'expédition internationale est de $10. NOTER : Cher Gagnant, ne paie pas aussitôt, attend mon courrier !

Quand je recevais la caméra il était évident qu'il n’y avait aucune bobine et que la caméra était endommagée comme vous pouvez voir sur la photo suivante (je ne l’ai pas reproduite dans cette « carte blanche ») qui était sur la page web du vendeur. Cependant pour voir les dommages dans le détail vous devez passer la photo à un zoom puissant en utilisant un logiciel graphique.
J'ai envoyé la réaction suivante à e-bay® :
La plainte : le corps est cassé, petite déception aucune bobine.
La réponse par xxxxxxx - !!! La caméra est telle que décrite !!! Se méfier de cet acheteur !!! »
 
« J'ai acheté la caméra ci-dessus (je n’ai pas inclus la photo dans cette « carte blanche ») sur www.ebay.com et j’ai eu beaucoup de plaisir en la recevant. Elle semblait fonctionner et être en très bon état comme décrit sur e-bay®. Alors je l'ai essayée. Horreur, le film n’avançait pas. Il paraissait coincer dans le mécanisme. Comme l’appareil ne m'avait pas coûté cher, il ne valait pas la peine de le renvoyer, je décidais donc de le démonter pour tenter une réparation. A peine ouverte, il était évident que la caméra avait été dépecée auparavant et remontée n’importe comment. J'ai testé aussi le rideau et j’y ai trouvé un trou… »

« Tout est arnaque et obscurité et ebay devrait, si possible, être évité ! L'autre problème est que certains de ces vendeurs, vendent de bonnes et de mauvaises caméras et ils décrivent chaque article de manière générique. Et il y a les vendeurs abusifs qui ne tolèrent pas de réaction négative sans devoir recourir à un abus verbal. Allez voir certaines réponses à des réactions négatives pour voir ce que je veux dire. J’aimerai voir ebay propre. Que ce soit un endroit sûr où ne se déverse pas toute la camelote du monde. Les commentaires de réaction devraient être modérés par une tierce personne avant qu'ils ne puissent être affichés sur ebay. Je pense aussi que je sais ce qu’ebay va dire à ce sujet : "la majorité des utilisateurs n'a aucun problème." »

« Je dois dire qu’acheter sur ebay est comme un coup de poker. Si vous avez les moyens de perdre l'argent que vous envoyez, tentez le coup, vous pourriez être chanceux ! D’après mes expériences n'attendez pas trouver de vendeur honnête, puisque c’est un moyen facile pour se débarrasser de sa camelote. Dans certains cas il est des comportements frauduleux où des caméras visiblement endommagées ou cassées sont vendues pour être en bon ou excellent état. Je ne dis pas que tous les vendeurs sont comme cela, vous ne le saurez qu’après avoir acheté plusieurs caméras. Je dois dire que ebay, à mon avis, n’est pas prêt à arrêter ces activités et met un écran de fumée de pages html d'information qui disent que toute dispute se limite à la sphère entre le vendeur et acheteur, même s’il est évident que vous êtes une victime de fraude ou d’abus. J'ai acheté quelques appareils sur ebay et environ 50% n'étaient pas comme décrits, ils n'étaient pas assez chers pour justifier un renvoi puisque le prix de la poste est supérieur au prix de l’appareil et sort de votre poche. Les caméras que j’essaie d’acheter sont bon marché, pourquoi d’autre utiliser ebay ? Les caméras que je collectionne sont vieilles, si certains problèmes sont attendus, ce qu’on trouve sur ebay va loin au-delà d’un comportement acceptable de la part des vendeurs. »

« Il y a chez ebay un problème énorme qu'ils sont peu disposés à résoudre : des offres frauduleuses et des anneaux d'enchères frauduleuses. En fait, le problème des enchères frauduleuses est si important sur ebay qu'il y a des gens qui conçoivent des logiciels pour démasquer les fraudeurs. Le FBI a, il y a peu, non seulement trouvé des fraudeurs mais en a poursuivi. Tout le temps, ebay fait la sourde oreille. Si vous vendez sur ebay, vous êtes taxé énormément. Si vous êtes un acheteur, vous prenez le risque d’être piraté par des fraudeurs et payer beaucoup plus que ce que vous auriez voulu investir dans un achat. »

« Vous pouvez voir qu’ebay est une vraie poubelle où vous ne pouvez rien acheter, et pas uniquement des caméras. Ce sera toujours un lieu où seront déchargées les ordures. Alors il y a ces escroqueries, escroqueries et fraude. Il y a aussi les frais d’envoi par la poste qui sont significatifs quand la caméra coûte entre €20 et €80 et expédiée de l’autre côté du monde. Ils peuvent valoir la moitié ou plus du coût total de la caméra. Ainsi le concept entier de déclarations de garantie et la protection qu’ebay fournit est impraticable dans le monde réel. Si le matériel est mort à l'arrivée, vous devrez le jeter et ne plus faire confiance au vendeur une prochaine fois. Dans la majorité des cas le vendeur proclame que la caméra fonctionne parfaitement. Il ne fait aucune différence si la caméra coûte €10 ou €150. Et il y a le problème du truquage. Récemment je tombais sur un faux prototype. Les vendeurs essaient toutes les astuces possibles et inventent toujours plus d'escroqueries. C’est un champ de mines pour qui n'a aucune connaissance des détails sur la caméra disponible et comment fonctionne le système ebay. Les étoiles et symboles associés au vendeur ne signifient rien pour l'acheteur moyen sauf peut-être à vous attirer dans le piège de vendeurs ! Je dois conseiller à tout acheteur éventuel sur ebay de considérer qu'un vendeur d’appareil photo avec moins de 100% de réactions positives est malhonnête jusqu’à preuve du contraire. Il n’y a aucun doute, il y a certains bons plans trouvés sur ebay. Le problème principal étant qu'un acheteur ne peut pas voir ou toucher l'article. Si les choses se passent mal, le retour par la poste est à la charge de l'acheteur. Quelques garanties de protection sont très suspectes. Voici l’exemple d'un vendeur Tchèque sur ebay : Le client /Acheteur sera responsable de toutes charges d'expédition incluant les réparations sous garantie, améliorations ou déclarations. Cela pourrait juste être une mauvaise traduction mais vu les antécédents sur ebay, il est plus probable que ça vous promet une belle déception. A l'avenir je vais restreindre ma chasse aux vieux appareils photo aux magasins de troc et aux ventes de garage. Au moins, à une vente de charité ou aux puces, vous voyez la caméra et vous pouvez la manipuler, l'essayer, partir, revenir peut-être et marchander. Je n'ai jamais eu de mauvaise expérience en achetant comme cela, à condition de rester loin de ce qui est visiblement de la camelote .»

MISE À JOUR (2013)
Ressortissants de l'Union Européenne, j'ai découvert depuis peu que les vendeurs e-bay qui possédaient également une boutique sur le territoire allemand étaient tenus de fournir une garantie de quelques mois à un an pour le matériel photographique d'occasion ! Sachez que ces professionnels seront donc (théoriquement) plus à même de ne pas vous livrer n'importe quoi... puisque même s'ils vous donnent un délai de retour de x jours, ils sont obligés de reprendre et rembourser, remplacer ou réparer un matériel défaillant sur toute la durée de la garantie... Bien sûr, s'ils fournissent cette garantie à des ressortissants hors Union Européenne, ces derniers auront probablement beaucoup de mal à faire valoir leurs droits, mais c'est toujours bon à savoir !... Attention toutefois : cela ne vaut que pour les professionnels installés (!!!) et qui vendent en tant que professionnel... si quelqu'un est professionnel mais vous le vend en son nom propre (ça arrive souvent), ils pourront détourner cette obligation et vous ne serez plus du tout couvert !... Donc si vous commandez à un professionnel installé en Allemagne, vérifiez bien que vous soit fournie une facture en bonne et due forme et vous serez à l'abri... J'en ai fait l'expérience !... j'ai eu du matériel défaillant, j'ai envoyé un e-mail au vendeur immédiatement après réception (en fait 2 jours plus tard) et ce professionnel a vraiment fait des pieds et des mains pour trouver un arrangement amiable... qui s'est simplement soldé par le remplacement pur et simple du produit vendu par un produit strictement équivalent (après accord) et même un petit cadeau pour préjudice subi !... Pas le moindre souci, je n'ai pas été obligé de menacer, je n'ai eu aucune formalité à remplir, tout s'est fait sereinement et dans la bonne humeur !... Merci à lui tout de même...

a

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page

 

 

LES « MAÎTRES » DU WEB, JE NE VOUS FÉLICITE PAS !


Pourquoi faut-t-il toujours vouloir démolir les espaces de liberté ?

Dans l’histoire récente, chaque fois qu’un nouveau média voyait le jour, il fallait que des gens s’autoproclament meilleurs que tout le monde et par extension n’autorisent personne à partager ce média ! Tous les moyens sont bons (les plus mauvais surtout !), il y a eu la CB (citizen band, pas carte bleue !) et en quelques mois, voyant que leur suprématie n’était pas universellement reconnue, ces horribles senseurs se sont autorisés à balancer des porteuses de 1 kW… Aujourd’hui c’est le tour de l’internet. Espace de liberté d’expression s’il en est ! Sous de faux prétextes de copyright ou d’idée soi-disant déposée, ces mêmes nazis des médias interdisent tout simplement à quiconque de prendre la parole sur le web ! Il serait bon qu’ils lisent (car je doute qu’ils l’aient déjà fait) en quoi consiste la protection de la propriété intellectuelle ! Ce n’est pas parce que vous avez eu l’idée de publier sur un site personnel, par exemple, une image qui ne vous appartient pas en propre qu’il faut interdire à tout le monde d’utiliser cette même image sans obtenir votre autorisation écrite !... Même si vous êtes le premier à publier cette image, ce n’est pas pour autant que vous en êtes devenu propriétaire !... De la même manière, si vous décidez de publier la Marilyne Monroe de Andy Warhol simplement en modifiant ses couleurs, vous ne pourrez jamais vous prévaloir de la propriété de l’œuvre ! Si quelqu’un d’autre publie « votre » Marilyne, ce quelqu’un d’autre ne fera pas plus de plagia que vous n’en avez fait vous-même !... J'ai parlé ici d’image, mais il en va de même de texte ! Ce n’est pas parce que vous êtes le premier à publier une chose connue de tous que vous êtes du même coup devenu inventeur ou découvreur et ainsi vous croire investi de la propriété intellectuelle de ce concept !...

De la même manière qu’un gipsmaester (d’accord, ce n’est pas de l’anglais), n’est rien d’autre qu’un plâtrier, maître de rien du tout, un webmaster ne peut se prévaloir d’être maître de quoi que ce soit ! Et surtout pas de la liberté d’expression de ses contemporains !...

A bon entendeur, salut !

a

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page



ACHETER SES BATTERIES SUR LE NET ?


On a tellement pris l'habitude de se faire « truander » sur le net que, d'emblée, on finit par se méfier et ne plus rien y acheter. Quand on fait des recherches pour essayer d'évaluer le sérieux du propriétaire du site, on ne se rassure pas forcément ! Voyez mon expérience : un site proposait des batteries à très bon prix (je ne vous livrerai pas son nom, je n'ai rien à y gagner !), mais j'ai lu de-ci delà des critiques dont la première idée que fait naître la lecture n'est franchement pas la confiance !... Tant pis, je me lance quand même, on verra bien... Commande le soir, livraison le sur lendemain matin !!! Matériel impeccable !... Et puis zut, je me mouille : il s'agissait de «www.Batteries-Online.fr». Que de critiques ! Des inventions ? De la concurrence déloyale ? De la chance ? Aucune idée ! De toute manière, je ne manquerai pas de les casser si la prochaine fois ils me truandent...

a

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu


Retour en haut de la page


ACHETER DU MATÉRIEL À UNE FOIRE PHOTO ?

On trouve à longueur de sites (le mien ne fait pas exception) des amateurs qui, bien que relativement désargentés, possèdent des collections de matériel de rêve ! Mais comment font-ils ? Ils ne cambriolent pas les banques, ils ne cassent pas systématiquement leur tirelire non plus…

Il existe partout des foires à la photo qui regorgent de trésors, mais faut-il compter sur ces manifestations pour acheter son matériel d’occasion ?

Ailleurs dans ce site ici je vous ai parlé de ma méthode d’achat et j’y ai dit les risques encourus. La foire à la photo se trouve être, par définition, un lieu à risque élevé (mais pas maximum !).

  • Le matériel vendu l’est « dans l’état », aucun recours une fois l’achat effectué
  • Aucune garantie n’accompagne le matériel vendu
  • Aucune facture n’accompagne le matériel vendu (il faut en réclamer une !)

Faut-il alors éviter les foires à la photo ?

Bien sûr que non ! Personnellement je m’y rends régulièrement, sans pour autant acheter forcément ! Les foires à la photo sont des lieux extraordinaires de convivialité et d’échange, tous les visiteurs (l’énorme majorité du moins) sont des passionnés et connaisseurs qui sont tout prêt à assister un acheteur éventuel qui aurait le courage de demander un conseil. Les vendeurs, quant à eux, sont des vendeurs. Il y a ceux qui se moquent de leur marchandise et de ceux qui l’achètent mais on les repère rapidement, et il y a ceux qui aiment le matériel photographique et qui, même s’ils proposent du matériel de qualité plus que moyenne, voire médiocre, ne s’en cachent pas… et bien voilà où la foire à la photo propose un plus ! Dans ce genre de manifestation, on peut dire que j’y trouve la plus forte concentration de gens honnêtes, qui ne courent pas uniquement pour une vente, mais qui prennent le temps de parler des qualités et même des défauts de leur matériel !...

Les foires à la photo, un paradis ?

Oh que non ! Si c’est un lieu paradisiaque pour voir et toucher du beau matériel, c’est un lieu infernal pour les finances !... Donc, un conseil : situez-vous dans une des catégories suivantes :

  • vous vous y rendez sans vouloir acheter, juste pour le plaisir des yeux et des doigts : allez-y sans argent, ce sera plus sûr.
  • vous vous y rendez sans savoir ce que vous voulez : prenez juste la quantité d’argent que vous accepterez de dépenser, comme si vous alliez au casino, vous ne tomberez pas de haut une fois de retour à la maison. Profitez plutôt de la foire pour vous faire une idée de ce que vous souhaiteriez acheter lors d'une prochaine foire...
  • vous vous y rendez en sachant exactement ce que vous voulez acheter : vous connaissez donc les caractéristiques du matériel recherché et surtout le cours moyen du prix de ce matériel (vous vous êtes informé avant, bien sûr !). Allez à la foire avec juste la quantité d’argent nécessaire… vous pourrez trouver du matériel à vil prix (qui présentera certainement un vice caché) que vous ne prendrez pas, un autre matériel au prix du cours moyen que vous pourrez acquérir, voire un matériel de meilleure qualité un peu plus cher que vous parviendrez probablement à marchander pour rentrer dans le budget que vous vous êtes imposé. Ne vous laissez pas aller à prendre autre chose que ce pour quoi vous vous êtes rendu à la foire, juste par dépit ! Au pire, allez-y avec 2 idées en tête, de manière à ne pas revenir déçu si vous ne trouvez pas ce que vous vouliez...

Encore une chose, il y a un effet pervers aux foires photo : la quantité de matériel proposé ! On en prend plein la vue... Vous savez, comme des enfants devant la vitrine du confiseur !... Ce qui fait que si on voit l'objet du désir (celui pour lequel on a été prêt à parcourir des kilomètres), on a tendance à se ruer dessus ! STOP !... S'il y en a un exemplaire, il est très peu probable qu'il n'y en ait qu'un !... Prenez-le en main, analysez-le le plus froidement possible, essayez de voir le prix et éventuellement essayez de marchander et n'hésitez pas à aller voir ailleurs ce qu'on vous propose !...

Par exemple, au hasard, moi, cette année je suis allé à Bièvre pour trouver un beau Mamiya RB pro S pas trop cher. Bien que, pour une raison inconnue, Bièvre, cette année, était le rendez-vous quasiment exclusif des Nikon®, Leica® et Hasselblad®, j'ai vu un RB proS, pas trop mal, un autre acheteur s'est intéressé en même temps au 2ème exemplaire de RB que proposait le même vendeur et en 1/4 de seconde a acheté les 2 exemplaires, j'avais donc loupé la vente... Qu'à cela ne tienne, un autre vendeur, quelques mètres plus loin, proposait lui aussi un RB pro S. Il est vrai que ce deuxième vendeur avait un tout petit stand, bien caché par des guitounes et un arbre, mais quand j'ai vu son RB, j'ai entendu (si, vraiment !) une petite voix me dire « prends moi »... C'était un RB pro S qu'on croirait sorti des ateliers de Mamiya la veille ! État cosmétique : neuf (ou presque) aucune usure du viseur capuchon , aucune usure des crémaillères de mise au point, aucune usure du frein de mise au point, pas de mou dans la manette d'armement ni dans celle d'avancement du film (ce sont les problèmes les plus fréquents sur les RB), état mécanique : neuf ! Le soufflet semblait n'avoir jamais été ouvert, tous les joints paraissaient neufs, aucune usure du magasin 120 (ce sont les problèmes les plus fréquents sur les RB). Livré avec un dos 120, un viseur capuchon et 2 objectifs. Il était 100 fois plus beau que les deux que j'avais loupé et beaucoup moins cher !... Alors, devinez... je l'ai pris !... Bièvres 2011 ne proposait (aux heures de ma visite) que 4 Mamiya RB pro S, un moribond, 2 en bon état et 1 en état exceptionnel, le désormais mien...

Une conclusion ?

Lisez et relisez ce que j’ai écrit au sujet des achats en occasion ici, limitez la somme d’argent dans votre poche à ce que vous comptez dépenser et pas plus, évitez les cartes bleues. Et enfin, allez-y, allez-y franchement ! Vous verrez que même bredouille, vous reviendrez avec les yeux brillants de bonheur…

Une dernière chose : ce n’est certainement pas le cas partout, mais dans toutes les foires sérieuses, il y a toujours au moins un représentant du comité organisateur qui sera tout disposé à recevoir les plaintes d’un visiteur qui se verra embringué dans un processus d’arnaque. Un tel vendeur risquant de ternir la réputation de la foire, se verra éjecté et risquera de ne plus jamais être accepté sur les stands de la foire !...

Au fait, si vous voulez connaitre des adresses de foires photo, rendez-vous ici.

a

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


CLIN D'OEIL DE PUB

Avez-vous regardé les publicités télévisées en cette période de Noël 2011 ? Non ? Grâââve erreur !!! Les plus intéressantes sont celles qui vous vendent du parfum... Bien sûr, comment vendre une odeur à la télévision ? Je ne voudrais pas prendre la place des publicitaires... Mais là ils se sont tous passés le mot : il faut de la photographie ! Erreur !... car pour qui s'intéresse à la photo et aux appareils photos (dont nous sommes), il devient facile de dénicher les bons ou les mauvais produits cosmétiques (ou du moins leur marque !). Je m'explique : tel parfumeur met en scène un Leica M9, un autre un Zorki-1 et il y en a même un qui ose utiliser un Diana-F !...

Je ne dis pas qu'il faut systématiquement acheter chez celui qui met en scène le Leica M9 mais avouez que pour vendre du rêve, c'est tout de même plus alléchant qu'un Diana-F !!! Dire que ce dernier se moque du monde est une lapalissade... vu le prix de leur mixture, ils auraient au moins pu investir dans la location d'un appareil digne de ce nom pour faire rêver le consommateur, non ?

Bref, je vous invite à décortiquer les publicités qui nous abreuvent en permanence, il peut y avoir matière à interprétation si ce n'est à franche rigolade !...

a

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


MAIS QU'EST-CE QUE VOUS F... CHEZ PENTAX ?

En contre pied à ce que je disais plus haut, je me dois de faire part de mon désappointement concernant la nouvelle orientation de la marque Pentax® ! Est-ce l'apport de capitaux de Ricoh® ? Est-ce la course à la rentabilité maximale ? Je ne sais pas, mais là, il faudrait qu'ils comprennent que le moment est venu de dire STOP !

Alors que le virage dans le monde du numérique a été fatal à de nombreuses marques, Pentax®, avec un peu de retard, a réussi à faire « son trou » et en beauté ! Bien que s'étant jusque là limité au format inférieur (APS-C en petit format, 44x33 au lieu de 45x60 en moyen format), la marque a su imposer du matériel de grande qualité ! La participation de Hoya® nous laissait craindre le pire et il n'en a rien été ! Aujourd'hui, la participation de Ricoh® (ayant pourtant un grand passé dans le monde de la photographie) tire Pentax® vers le bas !... Plutôt que de créer un nouveau reflex, pourquoi pas en full frame (bien que ce ne soit ni une obligation ni une fin en soi), voilà qu'on nous jette en pâture un Q ! Personnellement j'aurais envie de l'appeler QQ (!!!) mais à presque 700€, je n'ai vraiment pas envie de rire ! Reste le K-01 ! Mais qu'est-ce que c'est que cette niaiserie ? Prendre un K-5, excellent reflex, pour le modifier en compact hybride c'est tout simplement se moquer du monde ! Les appareils reflex de Pentax® sont les appareils les plus petits du monde et voilà qu'on nous jette un compact Pentax® qui se retrouve être le compact le plus gros du monde !!! Je ne dis pas que le K-01 soit nul (je ne l'ai pas testé - et d'ailleurs je ne souhaite pas le faire !!!), je dis qu'il est indigne de porter le nom Pentax® puisqu'il sort de la philosophie qui a été celle de Pentax® depuis ses débuts !!! Que diable, où avez-vous mis vos designers et vos ingénieurs ? Pourquoi amputer un K-5 sous prétexte que la mode est aux compacts hybrides ? Vous vouliez un compact hybride ? Il suffisait de l'inventer !... Vous avez créé le Q. OK, dans ce cas pourquoi lui avoir greffé un capteur aussi petit ? Vous voulez concurrencer les autres marques ? C'est louable, sauf que les autres marques fabriquent des compacts hybrides avec des grands capteurs APS-C ! Greffe contre nature pour greffe contre nature, il aurait suffi de dessiner un Q un peu plus grand et lui greffer le capteur du K-5 plutôt que ce doublon Q/K-01 qui ne veut rien dire !!!

Attention monsieur Pentax® ! Si un aficionados comme moi commence à douter de la valeur et de la pérennité de votre marque, c'est que vous filez un très mauvais coton !!! J'aime Pentax® mais pas au point de débourser 700€ pour un Q ni pour investir dans ce monstre qu'est le K-01 !!! Si les compacts hybrides peuvent présenter des avantages et un certain intérêt (je ne rejette pas l'idée d'en essayer, voire d'en acheter), ce n'est certainement pas vers le genre de production que vous proposez que je me tournerai !...

A bon entendeur, salut !

a

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


PLAIDOYER POUR LA PHOTO ARGENTIQUE

Ce n'est pas faire preuve de romantisme ou de nostalgie que d'affirmer qu'il serait bon de faire renaître, au moins partiellement, la photographie argentique. Ce n'est pas réactionnaire de demander aux grands fabricants de lancer, ne serait-ce qu'en série réduite, du matériel argentique même en 2012 !

Ma requête n'est pas stupide, n'est pas risible, elle est même économiquement viable ! Voyons pourquoi et comment.

D'un point de vue matériel photographique, tout a été inventé, seul le capteur numérique est encore appelé à changer, plus précis, moins moiré, plus sensible, moins bruité etc. Or, qu'est-ce qu'un appareil photo argentique ? C'est un appareil numérique sans capteur [En fait, j'aurais préféré dire le contraire, à savoir : qu'est-ce qu'un appareil numérique ? Un appareil argentique avec un capteur... mais c'est tellement dépassé comme façon de réfléchir...]. Au début de l'ère numérique, Pentax® avait sorti le *ist (argentique) et en même temps le *istD (numérique). Il ne s'agissait que d'un seul et même appareil disposant soit d'un logement pour film, soit d'un capteur numérique (et de l'électronique nécessaire à la gestion du signal). Imaginez qu'à la sortie du K5D on ait pu disposer d'un K5A (pour Analogique). D'autant qu'il ne faut surtout pas oublier qu'avec un appareil photo numérique, il n'y a que la phase finale qui soit numérique, tout le processus est encore et toujours entièrement analogique !...

L'utilisateur final n'est pas dupe. Si tout le monde (ou presque) aujourd'hui possède un ou plusieurs appareils numériques, de plus en plus nombreux sont ceux qui cherchent et achètent des appareils argentiques d'occasion. Certains constructeurs sentent d'ailleurs le vent tourner... en proposant des appareils numériques au look vintage (en fait au look argentique) en en profitant (au passage) pour gonfler les prix... Fuji est, à mon avis, le plus emblématique avec ses X100, X10, X pro-1, mais Olympus n'est pas en reste avec son pseudo OM1... et je passe sous silence tous les autres !...

Pour l'immense majorité des utilisateurs, l'obsolescence effrénée des appareils numériques, la course folle au nombre de pixels et autres "raffinements" ne correspondent à plus rien !... 6400, 12800, 25600, 102400 ISO et alors ? Pourquoi pas 1.000.000.000 d'ISO ? On ne savait pas faire de photographie en faible lumière à l'époque des films ? Eh bien si !... Incroyable non ? Et nos films ne dépassaient que très rarement les 3200 ISO !... Bon, on avait du grain... mais on n'avait pas de bruit... ce qui, à tout prendre, et à mon humble avis, était bien moins grave, le grain c'était plutôt joli !

Quand je pense à tous ces appareils numériques, même haut de gamme, qui sont tous sujets aux aberrations chromatiques, quel que soit le prix de l'objectif qui y est adjoint et que personne ne s'en offusque ! La photographie n'aurait certainement pas connu l'essor qu'elle a connu si, de tout temps, elle avait été confrontée à ce problème !... Les aberrations chromatiques sont dues, nous explique-t-on aux différences de longueur d'onde de la lumière... ah oui ? Parce qu'en argentique les différences de longueur d'onde n'existaient pas ? Le rouge n'a jamais eu la même longueur d'onde que le violet, au temps de l'argentique autant qu'aujourd'hui ! et pourtant le grand public n'a appris l'existence des aberrations chromatique qu'avec l'apparition de matériel numérique !...

Il reste le travail de post production. A l'époque de l'argentique, il fallait passer des heures en chambre noire pour tirer le meilleur de ses images, certes, mais, en regardant de plus près, il n'en faut pas moins aujourd'hui, même si c'est en chambre claire... D'ailleurs, malgré les traitements pas lot, je me demande si on ne passe pas plus de temps aujourd'hui qu'à l'époque du pataugeage les mains dans les réactifs !... Où est donc le progrès ? Au mieux on pourra parler de l'excitation de la nouveauté ! Dématriçage, correction des aberrations chromatiques, correction de la balance des blancs, correction des déformations, correction des courbes, renforcement, affinage, correction des bruits électroniques, correction des taches... pfff, c'est fou ce que ce workflow facilite la vie du photographe "moderne" par rapport à celui du XXème siècle !... Et pour un résultat qui n'est pas forcément, et de loin, meilleur !...

On me rétorquera qu'on n'a plus le problème de la pollution chimique ! OK ! Mais on commence à entrevoir des techniques de développement alternatives (même sur mon propre site)... en plus, les appareils argentiques avaient une durée de vie quasiment infinie, alors que les numériques sont bons à jeter au bout de quelques mois... où est le gain en matière de pollution ?

J'ai lu, je ne sais plus où qu'avec un Canon 5D Mk II on pouvait obtenir un résultat identique qu'avec une chambre grand format argentique. D'accord, cet article est dépassé à l'heure de la sortie du 5D Mk III, d'accord les résultats du 5D Mk II étaient déjà fabuleux, mais quand on cherche bien, sur des sites sérieux qui ont les capacités, le matériel et les connaissances requises, on découvre qu'on est loin de la qualité du grand format... loin de la qualité du moyen format aussi... peut-on au mieux espérer rivaliser le petit format argentique... Si les appareils numériques apparaissent en moyen format avec des résolutions incroyables de 40 Mpxl et plus (ou en petit format avec quasiment autant de pixels, comme le Nikon D800) on a littéralement "explosé" la qualité du petit format argentique, mais le moyen format argentique, lui, peut encore dormir sur ses deux oreilles... même avec les meilleurs appareils moyen format numérique (Hasselblad, Mamiya) à plus de 14.000€ on n'est pas encore arrivé au point de concurrencer le 45x60 (et je ne parlerai donc pas des négatifs plus grands !!!)

Il y a cependant une évolution indéniable au niveau des appareils numériques : les viseurs qui affichent non seulement un cadrage 100% mais en plus (pour certains) l'aspect de l'image finale (exposition, corrections etc...) avant même le déclenchement. On entend aujourd'hui parler d'appareils hybrides pour désigner des compacts à objectifs interchangeables. Je proposerai d'utiliser plutôt cette dénomination à une nouvelle espèce d'appareils. Envisageons un appareil reflex argentique où, par exemple, le miroir serait remplacé par un petit capteur (même de faible résolution pour une question de coût) qui permettrait d'afficher l'image résultat présente sur le film avant même le déclenchement. Ce capteur tenant compte des caractéristiques du film et des réglages effectués par le photographe. Là oui, il s'agirait réellement d'un appareil hybride qui apporterait réellement quelque chose à l'utilisateur final : les avantages des deux mondes, la visée et l'analyse de l'image en temps réel grâce aux techniques numériques, la résolution, la qualité et les possibilités d'agrandissement de l'argentique !...

Je lance donc un appel aux grands constructeurs : plutôt que de perdre tant d'énergie et tant d'argent pour créer des compacts numériques dont les qualités maximales sont atteintes depuis bien longtemps et que l'augmentation du nombre de pixels n'apportera rien de plus, créez donc des reflex argentiques sur lesquels vous aurez implanté un capteur aux capacités actuelles qui permettra la prévisualisation en temps réel de ce que le film pourra capturer... Avec ça, je suis certain que vous allez convertir l'immense majorité des photographes (amateurs)...

a

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


PENTAX + SAV : DU N'IMPORTE QUOI ?

On entend de plus en plus souvent, on lit de plus en plus souvent (surtout sur internet) que Pentax® va de mal en pis, que son matériel est de moins en moins fiable, que son SAV (service après vente) ne tient pas la route, etc, etc, etc... Voyons un peu ce que j'en pense :

Pentax de mal en pis, c'est ça ? Si le fait d'associations renouvelées signe la mauvaise santé d'une société, alors soit, Pentax est à l'agonie ! Mais Pentax s'était associé à Samsung, consortium international géant qui ne l'a pas phagocyté, Pentax s'est associé ensuite à Hoya, autre géant qui ne l'a pas fait coulé, Pentax, enfin, s'est associé à Ricoh, autre monstre qui... ne le coulera pas non plus ! Qu'est-ce qui me fait dire cela ? Ni le marc de café, ni madame Irma d'ailleurs... C'est beaucoup plus simple que ça : Hoya, qui n'y connaît rien en photographie a permis à Pentax de sortir sur le marché de véritables petits bijoux (dont les K-x, K-r, K-7, K-5), à peine Ricoh est-il entré dans la société que sort le K-30 (très prometteur, je l'attends avec impatience !), probablement très bientôt suivi d'un nouveau haut de gamme (K-3 ? à capteur Sony de 21 mégapixels ?). Ricoh a "investi" la monture Pentax K pour ses propres productions. Pensez-vous vraiment que c'est comme cela qu'il faut s'y prendre pour couler une entreprise dans notre monde de capitalisme sauvage ? Certainement pas !... Pentax est une très vieille entreprise mais à l'esprit toujours aussi inventif et toujours aussi capable de faire de grandes choses... Alors pourquoi s'associer à tout va ? L'économie de marché justement !... Sortir du matériel de cette qualité, aux performances qu'on lui connaît au prix auquel il est vendu... il faut avoir les reins solides (comme on dit chez moi !) donc, faut-il chercher des associations financières ou faut-il pratiquer des tarifs prohibitifs comme Canon ou Nikon ? Pentax a choisi, et bien choisi à mon avis...

J'ai également lu, puis entendu de-ci de-là, que Pentax c'était devenu du n'importe quoi, qu'on sort du matériel pour sortir du matériel, qu'on se moque totalement de l'efficacité ou de la fiabilité de ce qu'on fabrique ! Et c'est toujours le même argument qui est avancé : « il suffit de voir l'autofocus chez Pentax, on a toujours un front focus ou un back focus en sortie d'usine, on le sait mais on ne fait rien pour rectifier et on ne prend même pas la peine de prévenir l'utilisateur final ! ». Les Pentax, il faudrait être de totale mauvaise foi pour dire le contraire, sont touchés par des problèmes de calibrage de l'autofocus, même sur le K-5, vaisseau amiral de la marque... mais, vous êtes-vous déjà demandé ce qu'il en était chez Canon, chez Sony, chez Nikon ? Avec eux, il n'y a aucun problème ? Regardez autour de vous, sur internet, vous trouverez un tas de monde qui dit, explique, bricole, corrige ou désespère avec un matériel hors de prix qui est aussi myope qu'une taupe ! Le 5D, le 5D Mark II de chez Canon, une fois et demie à deux fois plus chers que le K-5 de chez Pentax, sont également touchés par cette "peste" ! Chez Nikon, ce n'est pas mieux... qui n'a pas connu quelqu'un se plaindre que son 700D, une fois et demie à deux fois plus cher que le K-5, était atteint d'astigmatisme ?... Eh oui, le problème existe, il est inhérent au principe même de l'autofocus ! Quelle que soit la marque !... Vous ne me croyez pas ? OK, dans ces conditions, comment expliquez-vous que Canon et Nikon implantent également des systèmes de correction du point autofocus dans le menu de leurs appareils ? Parce que les problèmes de mise au point sont inévitables, bien sûr ! De la même manière, comment expliqueriez vous que le satellite Hubble qui valait plusieurs millions de $ n'a jamais réussi à fournir une image nette avant que des astronautes aillent lui ajouter une "lunette" ?... Le système autofocus est un système de haute précision et les capacités de fabrication en série obligent à s'autoriser une marge de tolérance de l'ordre de (environs) 3%. Le système autofocus dépend du boîtier, certes, mais de l'objectif utilisé également ! Imaginez que vous "tombiez" sur un boîtier "entaché" d'un font focus de -2, ce qui n'est vraiment pas beaucoup (!!!) et tout à fait dans les normes tolérées, ce décalage n'entraînant aucun problème en soi, si vous montiez sur ce boîtier un objectif "entaché" d'un back focus de +2, les deux problèmes s'annuleront et vous seriez le plus heureux des hommes. Si, toujours avec ce même boîtier à -2, vous aviez la malchance de "tomber" sur un objectif à -3, la somme des deux décalages deviendra conséquente (-5 !) et vous iriez crier que le boîtier est nul !??? Quelle que soit votre activité professionnelle, je suis sûr que vous êtes en permanence confronté à un problème de précision qu'il faut corriger au coup par coup, cela ne vous stimule pourtant pas à crier à la nullité !!!

Ensuite vient la question du SAV : incompétent, désagréable, que sais-je encore ? Bon, il est vrai que le SAV France de Pentax a disparu et le travail est sous traité chez PM2S. Reste le SAV Allemagne qui est top (à condition de auf Deutch sprechen). J'ai également eu à faire au SAV France (PM2S) qui était ouvert au dialogue (via mail), courtois et le travail a été rapidement effectué et de manière impeccable. Le problème de mon K5 était ridicule, ils ont profité du passage en atelier pour refaire le tour de l'appareil, molettes, capteur, nettoyage, calibrage, test, etc... Donc encore une critique qui ne tient pas !...

Où donc, dans ces conditions, trouver l'origine de tous ces "bruits" à l'encontre de Pentax ? La concurrence ? Je ne vois franchement pas des sociétés gigantesques comme Canon ou Nikon devoir faire courir de telles allégations pour survivre... même si Pentax fait du très bon pour pas trop cher, voilà bien longtemps que la marque n'est plus en mesure de faire de l'ombre aux deux géants !... Restent les revendeurs et les utilisateurs. Pour les premiers, il est bien évident qu'il est plus intéressant de vendre un boîtier à 2000€ plutôt qu'un boîtier à 1000€, et en l'absence d'un argumentaire qui tienne véritablement la route, il est préférable pour eux de s'attaquer au "petit poucet" du monde de la photographie professionnelle. Quant aux utilisateurs, dans ce monde où le paraître prévaut, un possesseur d'un Nikon ou d'un Canon (qui généralement passera plus de temps à parler de son matériel qu'à montrer ses photos !) et qui aura été "élevé" aux argumentaires bidons des revendeurs, essayera de briller, non pas par le résultat obtenu avec son matériel, ni même par sa connaissance en matière technique icônomécanophile mais bien en disant très haut tout le mal qu'il croit savoir sur Pentax !!! Cela me rappelle étrangement ces millions de gens qui ont critiqué le matériel soviétique à l'époque où il était en fabrication et qui, aujourd'hui, alors qu'il a disparu courent comme des malades à la recherche d'un de ces appareils de l'Est !...

Vous avez totalement le droit de préférer Nikon ou Canon, ou autre ; vous avez tout à fait le droit de ne pas aimer Pentax, pour quelque raison que ce soit, mais laissez le choix aux autres, qui préfèrent aimer Canon et/ou Nikon et/ou Pentax... Ou une seule de ces marques !... Personnellement je milite pour Pentax (mais ça vous l'avez déjà remarqué !), ce qui ne m'empêche pas de posséder (et d'apprécier) de superbes Canon, et pourquoi pas, demain, un superbe Nikon (que j'apprécierai tout autant -peut-être-)...

a

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


LA GALÈRE DE L'ACHAT DE MATÉRIEL PHOTO

Je ne sais pas si, comme moi, vous avez remarqué à quel point l'acte d'achat, d'une manière générale, s'apparente de plus en plus à une roulette russe ? Quoi que vous achetiez, quelle que soit son prix, l'acte d'achat ressemble à l'achat d'une baguette de pain... je veux ça, je paye, je prends et chao ! C'est douloureux quand il s'agit d'une voiture, peut être plus encore quand il s'agit de matériel photo !...

Comme vous pouvez le constater en vous baladant sur mon site, je possède pas mal de matériel photographique, on peut donc dire que j'ai une certaine habitude concernant l'achat d'appareils photo et d'optiques photo ! Et bien, vous me croirez si vous voulez, les seuls endroits où on peut effectuer un vrai achat, c'est à dire avec des échanges, des explications, des éclats de voix ou de rire, bref des achats plaisir (en contradiction avec des achats "mécaniques"), ce sont les foires photo !!! Incroyable non ? Le seul endroit où on n'a besoin d'aucune assistance puisqu'on sait exactement ce que l'on veut, c'est exactement là qu'on en bénéficie !!! PARTOUT AILLEURS (ou presque) c'est tout juste si on ne vous dit pas "vous m'ennuyez (voire pire), vous êtes ici pour payer alors qu'avez-vous à vouloir discuter ? "

Désolé, quand j'achète une voiture ou du matériel photo, surtout quand je ne suis pas très sûr de posséder toutes les données, je préfère être accompagné dans ma démarche d'achat (pas vous ?)... Je ne demanderai jamais les caractéristiques d'une baguette à mon boulanger mais je suis sûr qu'en cas de question, il saura me répondre puisque plus compétent en panification que moi !... Est-ce beaucoup demander de pouvoir avoir affaire à des vendeurs compétents quand on souhaite se lancer dans un achat plus important, surtout dans un domaine de pointe tel que la photographie numérique (plus "pointue" que la photo argentique !) ? Voyons ce que j'ai pu entendre :

1) Dans les "temples de la grande consommation" :
Je vous rassure, je n'ai jamais acheté en grande surface généraliste de matériel photographique, sauf mon Pentax K-m qui était soldé à un prix plus que vil, je suis sûr qu'ils ne savaient pas ce qu'ils faisaient !... Mais il est très intéressant d'essayer de discuter avec ces "vendeurs" !... Voici un exemple représentatif :
En rayon, on nous proposait un Pentax *istDS (disparu depuis une éternité), je rappelle pour mémoire qu'il s'agissait d'un APN à 6 Mpxl, version simplifiée du premier reflex APS-C "pro" numérique de Pentax. Pour 3 fois le prix du K-m (10 Mpxl qui terminait sa carrière). Quand je fis part de ma surprise on me répondit froidement avec un air de dédain que le K-m était un appareil "amateur" (ce qui accessoirement était vrai !) alors que le *istDS était un appareil professionnel qu'on ne pourrait jamais solder (ce qui accessoirement était faux, ça n'a jamais été un appareil pro, on a pu le solder en son temps et maintenant, en valeur réelle, c'était ZERO). À la question sur la prise en charge d'un éventuel problème, le "vendeur" a été catégorique : "aucune inquiétude à avoir, en tant que sous marque de Nikon, on pourra toujours envoyer le K-m chez Nikon France qui prendra en charge les réglages et réparations éventuelles sous garantie". Génial non ? Pentax une sous marque de Nikon ? alors qu'historiquement Nikon est une émanation d'Asahi-Pentax ! Je serai, en outre, curieux de voir la tête de Nikon France face à l'arrivée d'un Pentax pour une réparation sous garantie !...
2) Dans les "grandes surfaces plus spécialisées" :
Ce sont ces lieux qui doivent certainement vendre la plus grande proportion de matériel photo, on devrait donc pouvoir y trouver un conseil ! Voici mes expériences :
"Je vous conseillerai vivement le Nikon, il n'est pas meilleur que le Pentax mais avec Nikon, il n'y a aucun problème de SAV, Pentax n'en a pas... et en plus, je n'ai plus de Pentax en stock, il faudra attendre je ne sais pas combien de temps avant de pouvoir être livré ". Bon qu'on préfère vendre le matériel disponible en stock, je le conçois aisément, qu'on préfère vendre le matériel le plus cher pour sa commission, je le comprends aussi mais d'ici à dire que Pentax ne propose pas de SAV, c'est gonflé !
"...si vous ne savez pas ce que vous cherchez, je ne pourrai rien pour vous, il nous faudra des heures pour faire le tour de tout ce qui vous est proposé chez nous ! " là aussi j'ai un vilain doute ! Si une personne qui se prétend "vendeur" n'est pas en mesure de cerner vos besoins et vous conseiller en conséquence, il n'a rien à faire dans un lieu de vente ! Son métier n'est pas de remplir le bon de commande et toucher sa com' ! C'est comme si un médecin vous disait si vous ne savez pas de quelle maladie vous souffrez, comment voulez vous que je vous soigne ?
3) Les grandes enseignes "spécialisées" en photo :
En principe, c'est l'endroit le mieux adapté pour obtenir de bons conseils ! Et bien là c'est pire ! Les conseils ne se portent plus que sur le fins de stock, souvent du matériel qui n'existe plus au catalogue des constructeurs. Ce n'est pas forcément un mal d'acheter des fins de série mais à condition de ne pas les vendre au prix "fort" auquel ils étaient proposés quand encore en fabrication !!!
4) Les boutiques de "quartier" :
Je vous parlerai ici d'une expérience vécue par un ami. Achat d'un Pentax K-5 (le mien lui a fait forte impression !) avec le 18-55 de Kit. Pour ceux qui ne le savent pas, le Kit K-5 était composé soit du DA 18-55mm f/3.5-5.6 WR (tropicalisé) soit du DA 18-135mm f/3.5-5.6 WR (tropicalisé). En allant récupérer le matériel (que le petit photographe "du coin" n'avait pas en stock) je repère une boite marquée Pentax DA 18-55 f/3.5-5.6 WR sur le comptoir Nikon, mais sans y prêter plus d'importance. Mon copain sort avec son appareil et je remarque immédiatement que ce dernier était monté avec un DAL 18-55mm f/3.5-5.6 (sans boite pour l'objectif mais du papier bulle !). Le DAL (L signifiant "light", avec monture plastique) n'est pas tropicalisé. Si le DAL fournit d'excellents résultats (c'est celui qui était monté sur le kit du K-m que je possède), il vaut bien 50% du prix de l'objectif du Kit K-5 !... Retour dans la boutique pour s'entendre dire "le bon de commande était 18-55mm f/3.5-5.6, vous avez un 18-55mm f/3.5-5.6, où est le problème ? " Je vous jure qu'il a fallu une "guerre" de près d'une heure pour démontrer que le kit du K-5 était livré avec un WR, que d'y monter une série L était du vol, en plus il n'y aurait plus la possibilité du cash back Pentax puisque c'est 1/2 Kit qui a été livré et que c'est tout de même troublant de trouver un 18-55 WR flambant neuf en boite fermée sur le guichet d'un photographe ne possédant pas de Pentax en stock !... Une heure à se battre comme des chiffonniers pour avoir gain de cause c'est tout de même fort non ? En fait on ne m'enlèvera pas de l'idée que le DAL était une reprise d'occasion, que le photographe l'a bazardé pour se mettre le DA WR dans son stock... si ce n'est pas du vol, comment appelez-vous cela ?...

5) Internet :
Je n'achète pas de matériel photo sur Internet donc je n'en dirai rien ! Tapez sur votre moteur de recherche habituel « avis sur telsite », vous pourrez vous faire une opinion !

BON, là je n'est relevé que le négatif et sur des exemples précis, il faut maintenant moduler les choses avant de se faire une opinion !

1) Pour ce qui est des grandes surfaces "généralistes", il n'y a pas de vendeur au sens propre du terme, donc personne ne sera en mesure de vous donner la moindre information ! Cela peut être une excellente chose si vous savez exactement ce que vous cherchez car leur méconnaissance des choses peut les laisser passer à côté d'une erreur d'étiquetage par exemple, sinon, oubliez cette solution !

2) Dons les grandes surfaces plus spécialisées (en hi-tech), tout dépendra de la chance, il existe de "vrais" vendeurs et de vrais "blaireaux". Testez un peu votre interlocuteur et vous saurez vite discerner les bons des mauvais... J'ai même un jour eu à faire à un de ces vendeurs qui semblait en savoir autant (voire plus) que moi... on a discuté pendant plus d'une heure et pas uniquement au sujet de mon achat !... Il m'a même précisé que si je souhaitais acheter autre chose, que je fasse appel à lui, mais qu'il y avait une date limite (il ne l'a pas dit clairement, mais suffisamment pour comprendre qu'il était démissionnaire et qu'il était entouré de collègues et d'une hiérarchie d'incompétents dans son domaine, la photographie -ou du moins la connaissance du matériel qu'il était sensé vendre !-). Au fait, c'était chez « B » pour ne pas le nommer.

3) Pour les grandes enseignes "spécialisées", le risque de tomber sur des incompétents n'est pas exclu, on a également souvent à faire à des gens qui n'en ont cure et qui n'ont aucunement l'intention de faire leur travail -j'en ai côtoyé- mais il existe des vendeurs très bien formés et très au courant de ce qu'ils ont à vendre et de ce qui se passe sur le marché ! Il faut également envisager la fréquentation du lieu, si vous allez dans ces endroits dans l'espoir d'obtenir de bons conseils, évitez les jours de grande affluence, vous augmentez les risque de déconvenue !... (ça aussi c'est du vécu). Au fait, les infos ici ont toutes été vécues à la « F » pour ne pas la nommer.

4) Les photographes de "quartier" sont également d'excellent conseil ou absolument nuls ! Ne vous fiez pas au nombre de modèles qu'ils exposent. Ils sont généralement un peu plus chers (pas toujours) que les autres sources possibles, mais si vous choisissez bien votre boutique, le surcoût est largement justifié tant pour le conseil que pour le service !... Ne vous fiez pas non plus aux "groupements", qu'il s'agisse de Phox, Camara ou autre, il ne s'agit que de vendeurs indépendant qui s'approvisionnent à des centrales d'achat, cela ne présage rien quant au sérieux du commerçant (contrairement à ce que certains affirment) ! D'ailleurs, l'anecdote du K-5 mal accompagné (ci-dessus) s'est produite chez un commerçant "affilié" à un groupement « C » pour ne pas le nommer... et en cherchant un peu, j'ai découvert qu'il était coutumier de truandages de toutes sortes !...

En conclusion : testez les "vendeurs", ne vous présentez jamais comme des débutants qui n'y connaissent rien, faites vous accompagner par un ami qui s'y connaît au moins un peu, renseignez-vous au maximum sur internet avant de vous rendre sur les lieux de vente, et tout ira bien !...

a

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


UNE NOUVELLE DÉRIVE DUE AU NUMÉRIQUE

Depuis toujours, du moins depuis aussi longtemps que je puisse me souvenir, tout photographe amateur a toujours chéri son matériel. Cela ne veut pas dire que les nouveautés apparaissant sur le marché au cours des années le laissaient de marbre, non, il fantasmait, mais revenait systématiquement à son fidèle compagnon et poursuivait sans complexe son parcours photographique.

Un jour, le numérique est apparu... et boum (!!!), du jour au lendemain, le photographe amateur a été transfiguré !... De fidèle il est devenu "volage", de photographe il est devenu "testeur", "d'artiste" il est devenu "critique"... Mais que s'est-il passé ?...

Je ne vous parlerai pas de moi, d'une part je ne suis pas un exemple, d'autre part le nombre de boîtiers qui "encombrent" mes étagères desserviraient le qualificatif de "fidèle", mais (heureusement) l'arrivée du numérique ne m'a pas corrompu ! Vous allez comprendre de quoi je veux parler.

En toute logique, un photographe amateur s'équipe selon ses envies, selon ses projets photographiques, selon ses moyens et fait son "éducation" photographique par une pratique régulière. Et bien cette logique tend à disparaître : aujourd'hui le "vrai" photographe amateur s'équipe, fait deux ou trois images de son environnement immédiat, parfois il ne sort même pas dans son jardin (!), observe le résultat à 100% (voire plus !) à la recherche des défauts de son nouveau boîtier, passe son temps dans les revues spécialisées et sur internet pour voir ce que fait la concurrence et... attend qu'un nouveau boîtier arrive sur le marché pour remplacer celui qu'il vient d'acquérir !...

Bien sûr, le boîtier parfait n'existe pas, il n'existera probablement jamais, mais le plus intéressant dans la démarche photographique n'est pas de posséder le meilleur boîtier mais bien de connaître les limites du matériel en sa possession et de contourner le handicap matériel par une technique si possible un peu plus pointue pour aboutir à de belles images... Comment se dire photographe, même amateur, si on ne fait pas de photo ? Il est vrai que je suis mal placé pour donner des conseils mais, dans la "multitude" de mes boîtiers, je ne fais pas la course, tous ont une raison d'être et tous sont régulièrement utilisés, ce n'est pas parce que le dernier acheté est plus moderne ou plus performant que les précédents qu'il sera le boîtier exclusif ! Un vieux boîtier argentique des années 1950 m'apporte autant de plaisir que mon dernier boîtier numérique. Le plaisir est certes différent mais il existe avec chacun d'entre eux...

Si je m'amusais à "décortiquer" tous mes boîtiers, je leur trouverais d'énormes défauts, à tous ! La démarche du photographe amateur est diamétralement opposée, il "décortique" son matériel à la recherche de ses qualités et va exploiter tant les qualités que les défauts de son boîtier pour... incroyable mais vrai... faire des photos. Quel intérêt de savoir que le dernier né de chez xxx possède un autofocus plus rapide d'1/10000è de seconde, qu'il propose 1 collimateur supplémentaire pour la mise au point, qu'il permet des prises de vues à 100000 ISO si c'est pour ne pas l'utiliser de toute manière ? Bien sûr, chacun fait ce qu'il veut, je ne souhaite pas jeter la pierre à qui que ce soit, mais dans ce cas, que cette nouvelle génération numérique ne se qualifie pas de "photographe" même amateur ! Je comprends que l'on puisse éprouver du plaisir à fouiller dans les caractéristiques d'un matériel, qu'on puisse prendre son pied en soulignant une faiblesse technique, mais cette activité relève plus de "l'étude" matérielle que de la photographie... Et je me demande même si cette activité n'est pas encore plus frustrante que la collectionnite... Le collectionneur souhaite posséder le plus de matériel possible et sa frustration est grande quand il ne trouve pas ce qu'il cherche, le "décortiqueur" de matériel ne possède rien, il achète et se sépare systématiquement de son matériel au profit d'un autre, puis d'un autre, puis d'un autre pour finalement avoir tout essayé et tout rejeté, sans rien conserver, ni matériel, ni photographie, ni souvenir, rien...

J'ai écrit cet article pour vous lancer un appel, à vous qui fouillez toutes les nouveautés, dans la foultitude des appareils que vous avez testé, gardez-en un (!!!) et utilisez-le réellement, vous verrez que votre quête de la nouveauté ne s'arrêtera pas mais que le boîtier que vous aurez réussi a conservé vous apportera beaucoup, même s'il est loin de valoir celui que vous êtes en train de "maltraiter"...

a

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


MONSIEUR CANON® EST TOMBÉ SUR LA TÊTE

Tout le monde connaît la politique tarifaire de Canon : boîtiers de grande qualité à prix "serrés" (pour les gammes « amateur » tout du moins) -toujours plus cher que Pentax !-, optiques superlatives à tarif aussi superlatif, mais là, malgré mon habitude, je suis tombé de très haut et je me suis fait très mal !!!

Alors que je m'intéressais à un zoom assez "moyen" (série Luxe mais pas de très longue gamme focale et pas très lumineux) qui a des atouts tout de même non négligeables et qui est très cher (comme tous les « blancs »), je découvre qu'il est livré sans bague de fixation au trépied. OK, c'est mesquin, mais bon, si on souhaite acheter un « blanc », on n'est pas à une bague près !... Et bien c'est là que je me trompais !!!!

Sachez qu'investir plus de 1000€ dans un petit zoom peu lumineux ne vous donnant même pas droit à une bague de pied est déjà lamentable mais penser, en plus, que l'achat de deux bagues de fixation au trépied (d'accord, une suffit !), l'achat de deux bagues disais-je revenait aussi cher qu'un excellent boîtier « amateur » type Canon 600D !!! C'est fort de café !!! À quand la nécessité d'attendre les périodes de Cash Back Canon pour avoir une chance d'acheter (peut-être) une bague de fixation ? Que souhaiterais-tu pour ton petit cadeau de Noël ?... euh... une bague de fixation Canon si ce n'est pas trop cher pour toi !...

Alors je pose la question : Monsieur Canon souhaite-t-il, à lui tout seul, réparer les dégâts de Fukushima ? Là je comprendrais qu'il fasse appel aux dons, mais ce n'est certainement pas le cas !!! Ou bien alors, la catastrophe nucléaire a-t-elle totalement désorganisé le système de santé mentale japonais ? Il semblerait que ce soit plutôt cette deuxième raison... puisque je n'en vois pas d'autres... enfin, si, j'ai une petite idée, pas vous ?

a

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


MISE À JOUR SUR « LA » RUBRIQUE D'UNE MORT ANNONCÉE

J'ai déjà fait un plaidoyer pour la photo argentique plus haut sur cette page, il n'est pas ici question d'enfoncer le clou, rassurez-vous !...

Par le plus grand des hasards je suis tombé hier sur revue photo datant de 2004 (oui, je ne sais, quel miracle a permis sa survie -nous sommes en 2013 tout de même- ?). Oh que c'était intéressant -voire drôle- de trouver ce côté vintage des recherches esthétiques des boîtiers numériques de l'époque, mais ce n'est pas cela qui m'a fait réagir !... Alors que cette période voyait cohabiter boîtiers argentiques et boîtiers numériques dans les vitrines des commerces spécialisés et que des nouveautés argentiques voyaient encore le jour, on discutait déjà de la pérennité de la photographie argentique !...

Si ce sujet est récurrent, je m'étonne de trouver des traces "fossiles" si lointaines (2004 c'est antédiluvien dans le monde de la photo numérique !)... Il est vrai qu'en 2004 on trouvait des boîtiers à 3, 4, 5, 6 et même déjà 7 mégapixels qui représentaient le maximum théoriquement permis. Il est également vrai qu'en cette année 2004 la courbe des ventes s'inversait : les numériques se vendaient comme des petits pains alors que les argentiques ne semblaient plus intéresser personne !... D'où, fort logiquement, la question de la survie de l'argentique devenait totalement licite...

Je m'en souviens très bien, qu'est-ce qu'on a pu raconter, qu'est-ce qu'on a pu écrire, qu'est-ce qu'on a pu débattre sur le sujet !... Tous les ans (ou presque) le sujet revenait sur le devant de la scène !... Les pessimistes pronostiquaient (et pronostiquent toujours, c'est étrange !) l'arrêt de la production argentique dans l'année, les optimistes prévoyaient (et prévoient toujours, c'est étrange !) une survie de 5 à 10 ans. Dans les années 2004, l'argument de survie était la limite des 11 mégapixels, seul palier apte à concurrencer l'argentique, et que cette limite n'est pas sur le point d'être atteinte, sous entendu que cela ne se fera pas, sic) !...

Les 11 mégapixels ont rapidement été atteints et oubliés au profit de nombres quasi farfelus de pixels !... À l'heure de mon article, nous en sommes déjà à 10 ans et... on ne trouve plus de boîtiers argentiques neufs ? Eh bien si ! On ne trouve plus de nouveauté en argentique ? Eh bien si ! L'argentique n'est toujours pas enterré ni même moribond en 2013 !...

À ce jour, le seul effet secondaire de l'explosion du numérique a été l'effondrement des cotes des boîtiers argentiques (sauf de ceux qui continuent à évoluer encore) offrant aux amateur la possibilité d'acquérir, en occasion, du matériel professionnel très haut de gamme pour un investissement ridicule... en petit comme en moyen format !... Certes, ces dernières années un nouveau phénomène a vu le jour : la collection ! Phénomène qui a fait exploser le prix de certaines marques (Leica et Hasselblad en tête)... Il n'en demeure pas moins que "l'entrée en argentique" est maintenant à la portée de tous.

Fuji a stoppé sa production de films, Kodak a fait de même, oui et alors ? Gevaert a disparu il y a très longtemps alors qu'il était une référence... l'argentique est-il mort en même temps ? Non ! Certes, à l'époque de Gevaert on n'imaginait pas encore l'apparition du numérique. Quoi qu'il en soit, l'argentique survit et survivra à la fin des productions de Fuji, de Kodak et d'autres qui décideront d'arrêter... Les optimistes soulignent que les pays d'Europe de l'Est, la Chine et l'Inde prendront le relais des grands fabricants historiques, mais, même s'il n'en était rien, croyez-vous que l'argentique disparaîtra, même dans 5 ans, même dans 20 ans, même dans 100 ans ? L'argentique est devenu une "niche" et le restera bien longtemps encore !...

Je ne base mon affirmation sur aucune lecture divinatoire dans le marc de café, je ne suis ni un industriel, ni un économiste capable de prévisions industrielles à long terme, mais je vais étayer ma certitude :
— combien de millions d'appareils argentiques circulent encore sur le marché de l'occasion ? Certainement plusieurs centaines de millions et tous en parfait état de marche... En 2010 une étude a montré que 97% des foyers français possédait encore un appareil photo argentique et qu'ils n'envisageaient pas de s'en séparer.
— connaissez-vous beaucoup d'amateurs qui refuseraient d'acheter pour quelques centaines d'euro un boîtier super pro en parfait état fut-il argentique ?
— connaissez-vous beaucoup d'amateurs avertis qui ne "fondent" pas devant une vieillerie des années 1950-1960 ?
— êtes-vous déjà allé vous promener dans une foire photo ? Avez-vous noté le nombre de ventes ?
— savez-vous qu'on fabrique encore et qu'on améliore encore les productions argentiques ? Oui, en 2013 ! Si vous êtes riches vous pouvez demander à Nikon de vous livrer un F6 flambant neuf, vous pouvez demander à Cosina de vous livrer un Voigtlander rutilant OU à Canon un EOS 1v (etc). Si vous êtes moins riche, il existe encore une multitude d'appareils compacts neufs. Du côté de la Russie, on trouve encore des reflex argentiques de qualité qui sortent de leurs usines. Même en Chine, bien qu'ils n'arrivent pas franchement chez nous, sont toujours construits d'excellents appareils petit et moyen format. Si vous aimez vous amuser, il existe sur le marché des tas de kits d'appareils argentiques à monter soi-même (et pas uniquement des sténopés !!!). Et puis, il y a cette foultitude d'appareils de piètre qualité qui inondent la planète sous le label "lomographie". Et puis, Lomo est même allé jusqu'à créer de toute pièce un nouvel appareil moyen format avec dos 35mm amovible et un jeu d'objectifs.
— avez-vous vu ce qui s'est passé avec le Polaroïd ? Le "pola" est mort depuis longtemps et pourtant, on trouve encore des boîtiers neufs ou des dos moyen format neufs (de marque autre que Polaroïd) qui utilisent les films "instantanés". Eh oui, en 2013 on trouve encore assez facilement des films "pola" !...
— avez-vous essayé de compter le nombre de fous qui, comme moi ici, font des recherches pour développer des films argentiques sans faire appel à la chimie classique ? Faites donc appel à votre moteur de recherche, le nombre de sites est impressionnant !...
— saviez-vous qu'Ilford (oui, celui-là même !) a créé depuis peu une ligne d'appareils photographiques argentiques jetables ? Ils ne sont actuellement disponibles qu'au Royaume Uni, mais ils finiront bien par arriver chez nous aussi. Saviez-vous que le marché du jetable est en pleine expansion d'une manière générale ?
— tout le monde dit qu'on ne trouve plus ni film ni chimie... avez-vous essayé de faire des recherches sur internet pour voir le nombre de sites qui fournissent encore tout ce dont vous pouvez avoir besoin ? Et tout le matériel argentique (hors boîtiers) est encore en fabrication !...
— avez-vous remarqué le nombre croissant d'amateurs qui se tournent vers les procédés argentiques anciens, "morts" depuis des siècles ?
— avez-vous remarqué la folie actuelle pour le sténopé ? Et le nombre de techniques de fabrication personnelle permettant sa pratique ?
— tout le monde dit que les laboratoires n'existent plus : faux ! Ils sont moins nombreux, certes, mais il est toujours possible de faire développer et tirer des films et même des diapositives quel que soit l'endroit où l'on vit ! Sans compter qu'on trouve également tout le nécessaire pour effectuer ce travail soi-même à domicile ou en club photo !...

Avec ces quelques petits éléments, il n'est pas nécessaire de s'appeler Madame Soleil pour prédire la survie de l'argentique pour encore au moins 50 ou 100 ans (voire plus !)... Les grandes entreprises qui ont besoin d'une fabrication de masse vont fermer, c'est certain, mais les entreprises qui basent leur production sur les produits de niche, elles, vont se développer et feront certainement des émules... Tant qu'une demande existe, même faible, une offre existera !... C'est la loi du marché !...

Si vous souhaitez la mort de l'argentique, c'est très simple, n'achetez plus de film. Si vous souhaitez le contraire, achetez des films... Si vous aimez la photographie, le support vous importe peu, donc, de temps en temps, utilisez du film... cela vous donnera un "coup de jeune" dans votre pratique numérique...

Achetez du film, si ce n'est pas par vocation, ce sera au moins par résistance... « Ami, entends-tu le bruit sourd des déclencheurs numériques dans la brume, au loin ... » [désolé pour les vrais résistants, j'ai quelque peu détourné le chant des partisans, mais si le combat n'est pas le même, les moyens doivent l'être !]

a

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


LE FOND ET LA FORME

Pauvre France et ses malheureux sociopathes décérébrés qui hantent les forums photo sous couvert de pseudonymes pompeux... Je suis tombé il y a peu, sur des forum (et oui, il m'arrive aussi de me promener sur internet) où mon site en prenait pour son grade : interface vieillotte, contenu brouillon, conseils inadaptés, bricolages stupides et j'en passe et des meilleurs...

S'il est vrai que la liberté d'expression est un droit fondamental en Europe, il semblerait que la bêtise d'un nombre croissant de personnes risque de mettre ce droit en péril ! Il est si facile de critiquer voire de "tuer" le travail des autres, beaucoup plus facile que de proposer et de construire quelque chose d'utile ! Je serais curieux de voir la moindre publication de ces "critiqueurs" (néologisme !) virulents qui, outre des mots acides ne fournissent rien que des suites de mots, incapables qu'ils sont de former une phrase au sens grammatical du terme et je vous passe l'orthographe qui ne suit aucune règle (et même aucune contre règle, tellement elle est inexistante). Certes, il est bien connu que plus on est inculte et plus on est certain d'être omniscient, mais là on touche des abysses !...

Je ne prétends pas vous proposer un site "professionnel", je suis une buse en matière d'informatique et de programmation web... est-ce un crime ? Je serais d'ailleurs curieux de voir le niveau de connaissance en programmation de ces "critiqueurs" (néologisme encore !) à tout va. Mais au moins je fais de mon mieux pour partager mes petites connaissances d'un sujet qui me passionne. On peut regretter une présentation ou un "plan de présentation", mais on ne peut se permettre un jugement de valeur du type "contenu brouillon"... la notion d'ordre est au niveau de la notion de beau, une valeur uniquement personnelle... Un scientifique ne pourra jamais (ou rarement) se targuer de mieux gérer les informations qu'un archiviste !... Et si la science évolue si vite c'est uniquement parce que le scientifique délèguera le rangement à l'archiviste qui, lui, permettra au scientifique d'avancer dans ses travaux... Si les archivistes étaient aussi stupides que ces intervenants de certains forums, nous en serions encore à essayer de tailler des silex, à nous promener à poil ou avec une plume dans...

Mes bricolages sont certainement stupides (quel bricolage ne l'est pas ?) mais ils fonctionnent, ils ont été testés et ils sont utilisés au moins par moi... s'il est trop difficile pour vous d'assumer le fait que quelqu'un se "mouille" pour ses contemporains, il ne vous reste plus qu'à vous désabonner de l'internet, de passer votre vie dans les cafés à rouler sous les tables en clamant votre supériorité présumée et votre haute participation à la vie sociale.

Quant à mes conseils inadaptés, vous feriez bien de lire mes ligne avant de les juger... ce site ne propose aucun conseil (!!!) uniquement des voies de recherches et des avis personnels... mais il semblerait que vous ne sachiez pas plus lire qu'écrire !!!

Certes l'interface de mon site est plus que simpliste, mais après tout, vaut-il mieux un site à la présentation austère et plein d'informations ou un site clinquant qui clignote de partout, si possible avec de la musique inadéquate, et qui ne contient rien ? Personnellement, mon choix est fait et mon site le prouve... Je continuerai à proposer des rubriques, des infos, des documents et tout cela gratuitement à qui en vaut la peine... Et heureusement pour le genre humain, il y a également des gens sérieux et intelligents qui visitent les sites internet -et accessoirement le mien aussi-, ils forment d'ailleurs l'immense majorité, ils ne se cachent pas derrière des pseudonymes à coucher dehors mais utilisent leur vraie identité lorsqu'ils m'adressent un courrier e-mail !...

Ce "billet" n'a vu le jour que dans l'espoir qu'un de ces "critiqueurs" (néologisme toujours !) à la petite semaine le lise, pour qu'il sache en quel mépris je le tiens, et que je l'encourage à ne plus me visiter, je me passerai aisément de sa présence qui est si délétère qu'elle risque de polluer indirectement l'esprit de mes visiteurs normaux !... Qu'ils continuent donc à vomir leur venin sur tous les forums qu'ils souhaitent, je sais très bien qu'ils continueront avec ou sans la présence de ce "mot" sur la toile, mais au moins ils sauront que je sais qu'ils existent et que je...

À bon entendeur, salut.

a

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


HAS BEEN AVEC LA MODERNITÉ OU IN AVEC LES VIEILLERIES ?

Voilà bien longtemps (au moins un an) que je n'avais pas pété un plomb sur le sujet, il faut croire que cela me manque (!) aussi, pour ne pas refouler (et psychoter), je vais à nouveau enfoncer le clou en espérant, au passage, finir par vous convaincre...

Depuis que "tout le monde" fait de la photo numérique, on n'entend plus du tout parler de film... est-ce qu'on peut seulement encore en trouver en 2014 ? C'est incroyable toute cette énergie déployée pour nous faire enterrer l'argentique... même le vocabulaire photographique a changé, c'est un comble ! On ne parle plus de faire de la photographie, on dit capturer une image, on ne parle plus de tirage photographique, on dit sortir une image (sur écran ou sur papier d'ailleurs), les notions même de sensibilité ISO, de vitesse et de diaphragme commencent à se noyer dans les limbes puisqu'on parle maintenant de post traitement de fichiers RAW, et même la notion de mise au point est en passe de disparaître au profit des appareils plénoptiques (Lytro Illum et tous ces autres appareils qui commencent à embarquer une technologie approchante !)... Vous ne possédez pas un appareil numérique à plus de 3000€ ? Vous êtes donc complètement largué ! Même Pentax qui envoie des e-mails pour proposer aux amateurs d'acheter le Pentax Z (un moyen format -beaucoup plus grand qu'un full frame-) à 8000€ nu puisqu'utiliser un full frame (24x36) est totalement dépassé !!!

Il y a pourtant encore nombre de photographes professionnels qui utilisent les supports argentiques, il y a encore beaucoup d'amateurs (et heureusement de plus en plus) qui utilisent, au moins ponctuellement, les films photographiques... Est-ce par esprit de contradiction ? Est-ce par esprit de rébellion ? Est-ce par nostalgie ? Certainement pas !!!... Il suffit de regarder objectivement les différents sujets photographiques... dès lors qu'il est question d'art en photographie, le film revient à l'esprit de tout le monde !!! Comparez un portrait, un nu, un paysage même, en numérique et le même en argentique et la supériorité de l'argentique explose à nouveau au grand jour !... J'irai encore plus loin, comparez un portrait ou un nu en argentique couleur et le même en argentique noir et blanc et la suprématie du monochrome s'impose d'elle-même !... Faut-il donc créer des dichotomies du genre si je souhaite faire du nu j'utiliserai un film alors que si je souhaite faire du porno j'utiliserai un numérique ? Franchement je ne pense pas que ce soit une très bonne chose, en effet, cela enfermerait le numérique dans un cadre de second ordre qu'il ne mérite tout de même pas !... Par contre, il serait beaucoup plus intéressant de rechercher les sujets qui se prêteraient plus aux grains et les sujets qui se prêteraient plus aux pixels !...

De nos jours, j'imagine mal la photographie publicitaire, la photographie de reportage et même la photographie de documentaire ou de sport traitée en argentique !... Ces sujets demandent, voire exigent, un aspect lisse et clinquant... Par contre, toute la photographie du vivant -et la photographie de paysage en fait partie- serait bien plus magnifiée si elle était traitée en argentique !...

Et puis il reste la question du format ! J'adore utiliser le format 60x60 et le format 60x70, d'autres adorent le grand format pour gérer les points de netteté, d'autres adorent le panoramique, tous ces formats qui n'existent pas encore (et à mon avis ne seront pas tout de suite prêts à exister, à qualité identique bien sûr !)... Il est vrai que l'image numérique tirée d'un petit format full frame 24x36 de dernière génération ou d'un moyen format 645 (ou 645 cropé type Pentax 645D ou Pentax Z) supporte des impressions de (très) grand format et donc permettent de recadrer dans le format que l'on souhaite... Il est vrai que les bons logiciels de traitement d'image permettent de simuler les avantages des chambres grand format et même de simuler le grain photographique argentique (je vous ai donné une recette par ailleurs) mais ce n'est qu'une simulation qui n'atteint pas encore (et n'est pas encore prête à atteindre) la même qualité ET les mêmes possibilités d'agrandissement que les "vrais" formats argentiques. Et je ne parle même pas de la diapositive qui reste encore le média donnant les meilleurs résultats de couleur éclatante, de grain ultra fin et de contraste extraordinaire (même s'il est plus compliqué pour l'amateur de faire de la diapositive aujourd'hui).

C'est donc pour la cent milliardième fois que je vous prierai, dans ce site, d'acheter de la pellicule et de vous faire plaisir à faire de la belle photographie argentique !... Achetez du film, utilisez du film, vous verrez, ce n'est pas cher et qu'est-ce que c'est beau et qu'est-ce que c'est agréable et qu'est-ce que c'est intéressant !...

a

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


S.O.S. VERTICALITÉ (OU QUAND LE NUMÉRIQUE TUE LA PHOTOGRAPHIE)

N'ayez aucune crainte, je ne vais pas vous re-passer les plats et vous re-servir une nième version de la bataille argentique/numérique (...) le propos sera tout autre ici !...

Vous savez tous que la force d'une photographie tient pour beaucoup dans sa composition et donc (en partie) dans son cadrage. Tout le monde est persuadé aujourd'hui qu'il serait aussi stupide que criminel de vouloir souligner l'immensité de l'océan avec un cadrage vertical, de même que vouloir souligner la hauteur de la tour Eiffel avec un cadrage horizontal ! Et pourtant...

Depuis l'invasion de l'électronique, je parlerai plutôt de numérique puisqu'il sera question de photographie dans cet article, je ne sais pas si vous l'avez remarqué, mais le cadrage vertical tend à disparaître de manière affolante... et inéluctable...

Bien sûr, les panneaux publicitaires sont horizontaux, bien sûr, les écrans, télévision et moniteurs informatiques, voient leurs dimensions s'étaler en largeur de plus en plus (on est passé du 3/2 au 16/9), bien sûr, les cadres numériques sont de plus en plus souvent étudiés pour être placés à l'horizontal (format paysage), bien sûr, les tablettes se regardent horizontalement.

Déjà à l'époque de l'argentique, il fallait se battre pour faire comprendre aux amateurs que s'il était plus confortable de manipuler un boîtier à l'horizontale, un petit peu de gymnastique pour cadrer verticalement n'était vraiment pas la mer à boire et... pouvait ouvrir de nouveaux horizons pour la représentation photographique. Autant dire qu'aujourd'hui, le message de la verticalité est de plus en plus difficile à faire passer !...

Je me simplifie la vie en tenant mon boîtier horizontal, et en plus, je suis entouré d'images horizontales, pourquoi donc essayer de représenter mon monde différemment ? Il faut que je retravaille mes images ? Et bien, représenter une image verticale sur un écran horizontal ne me facilitera pas la tâche au moment du post traitement, surtout que tous les moniteurs informatiques ne permettent pas une rotation à 90° !... Il m'arrive d'être en panne d'inspiration, donc je visite les sites de stock d'images où je trouve des tas de bonnes idées... horizontales !... À mort donc ce cadrage archaïque source de tant de désagréments !... Il suffit de se re-formater l'esprit pour tout cadrer horizontalement et on s'y retrouvera bien, un jour ou l'autre...

Cette véritable pollution de l'horizontalité est déjà tellement ancrée dans les esprits, que même les adeptes (volontaires ou victimes) de smartphonographie, qui tiennent entre leurs mains des appareils étudiés pour être tenus verticalement, font "l'effort" de le faire tourner de 90° pour produire des images horizontales... Grand Dieu, pourquoi faire l'effort de la rotation avec un smartphone et refuser d'en faire autant avec un appareil photographique ??? Il faudra donc se résigner et crier à son tour « À mort le cadrage vertical » ?

NON !!! NON !!! NON !!! La photographie se veut un minimum créative, même les selfies acceptent des cadrages à 45° alors pourquoi refuser les cadrages verticaux ?

De grâce, sortons des nouveaux sentiers balisés que la société du moindre effort (apparent !) veut essayer de nous imposer !!! Je dis bien du moindre effort apparent puisque si l'on rejette l'effort de faire tourner un boîtier de 90°, on ne rechigne pas à faire un effort encore bien plus considérable en acceptant de modifier en profondeur et notre échelle des valeurs esthétiques et notre représentation du monde !... Ce n'est pas parce que nos yeux sont situés un à côté de l'autre que tout doit se voir à l'horizontale... Notre cerveau re-cadre notre vision et on peut très bien voir à la verticale avec un cadre physique horizontal... si nous avions nos deux yeux situés l'un au-dessus de l'autre, cela ne nous empêcherait pas de voir horizontalement dans un cadre vertical, on effectuerait naturellement le recadrage cérébral inconscient dans l'autre sens, un point c'est tout !...

REJETONS DONC UNE BONNE FOIS POUR TOUTES LE DIKTAT DES NORMES AUDIOVISUELLES DANS NOS VIES DE TOUS LES JOURS ET AUTORISONS-NOUS UNE CRÉATION SELON LES RÈGLES ESTHÉTIQUES RECONNUES DEPUIS TOUJOURS !!!

VERTICALISONS, VERTICALISONS ET VERTICALISONS ENCORE ET TOUJOURS. Forçons-nous à produire des images verticales dès que la situation ou le goût l'impose... Et, au pire, faisons l'effort ridicule de retravailler nos images numériques verticales sur un écran horizontal... ce n'est pas la mort du petit cheval !...

À bon entendeur, bonnes photos... verticales !...

a

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


SUIS-JE LU PAR DES PUBLICITAIRES ?

Un peu plus haut, pour Noël 2011, dans mon article « Clin d'œil de pub », je soulignais la légèreté de certains publicitaires qui loupaient leur cible pour un détail auquel ils auraient dû penser ! Et bien, alors que je me baladais devant ma télévision (c'est vrai que ce n'est pas franchement habituel pour moi !), presque 3 ans après cet article, voilà que me sont présentées deux autres publicités mettant en scène un appareil photographique !

La première nous montre des rugbymen posant pour un supposé calendrier, la deuxième trois jolies jeunes femmes qui dansent devant l'objectif d'un photographe. Encore une fois des boîtiers au dessous de tout ? Et bien NON !!! Même si l'apparition des boîtiers (faussement) utilisés est très furtive et même si ces boîtiers sont dans la pénombre, et même si leur marque n'est pas visible, on est tout de même en mesure de les reconnaître !... Et pour une fois, quelle bonne surprise :

La publicité avec les rugbymen a fait appel soit à un très vieux Hasselblad, soit à un Saliout (extérieurement ils sont identiques), avec armement par un bouton sans manivelle (ce qui me fait dire que c'est un très vieux Hasselblad). Ils ont au moins fait l'effort de trouver du moyen format, ça fait tout de même plus pro non ?

Encore plus fou, la publicité avec les trois mannequins s'est offert la folie d'utiliser un autre moyen format, numérique celui-là : un PhaseOne s'il vous plait !... Eh oui, le look de cette ligne de boîtiers est très typique, même sans marque on les reconnaît tout de suite ! Là, franchement, chapeau bas ! Je ne fais pas partie de la cible de cette publicité mais il faut avouer que le choix du boîtier fait vraiment publicité haut de gamme !!!

D'ici à penser que mes écrits ont pu participer à l'évolution des mentalités des publicitaires il n'y a qu'un pas que je vais franchir allègrement ! C'est très certainement de l'autosatisfaction, mais qu'importe, j'ai bien le droit de me faire un petit plaisir aussi, non ? Pourquoi devoir uniquement ingurgiter des publicités, on peut très bien les analyser et les détourner pour qu'elles nous apportent quelque chose de positif, non ?

a

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


JE SUIS DOUBLEMENT RINGARD... KISS ME !

Quel drôle de titre d'article ! Il perd les pédales le webmaster !... Pas si sûr !...

Vous connaissez ce slogan des minorités en danger : « je suis quelque chose ou quelqu'un, embrasse-moi ! » (vous connaissez certainement ce cri de la St Patrick : « I'm Irish... Kiss me ! ») qui, en réalité, ne sont pas (ou plus) du tout en danger ? Et bien, c'est dans ce sens que j'ai choisi ce titre d'article !...

Je ne sais pas si vous avez suivi, mais il y a déjà quelque temps qu'un personne en vue a lancé une petite phrase assassine « Quoi ? Vous en êtes encore à l'argentique ? Passez donc à la vidéo ! ». Bien sûr ce n'était pas pour lancer une polémique, c'était beaucoup plus probablement un cri du cœur qui ne faisait que relayer les pollutions subliminales des grandes industries et de leurs services de marketing « la modernité c'est la vidéo, pas la photo ». Surpris ? Alors expliquez-moi pourquoi tous les appareils photographiques (du plus bas de gamme au plus haut de gamme) possèdent un mode vidéo ! Expliquez-moi pourquoi les excellents boîtiers reflex qui débarquent sur le marché ne se battent jamais sur leur extraordinaire qualité d'image mais sur leur capacité vidéo superlative !

Donc, partant de cette constatation, on peut déjà dire que la photo numérique c'est du passé, aujourd'hui c'est vidéo ou rien ! Le numérique avait d'emblée, et je le répète depuis des années sur ce site, du plomb dans l'aile, mais franchement, je ne pensais pas qu'en 2015 déjà, flotterait une odeur de sapin autour des APN derniers nés !...

Donc, puisque la vidéo ne m'intéresse absolument pas, je suis un ringard (bon, en même temps, j'assume totalement !)... mais puisque j'affirme haut et fort que la photo numérique est un pis aller et que je préfère la photographie argentique, je suis doublement ringard !

Ringard ou dinosaure ? Qu'importe ! J'assume tous les qualificatifs dans ce cadre... et, puisqu'on est de plus en plus nombreux à faire de la photo et, puisqu'on est de plus en plus nombreux à s'intéresser et à faire de la photographie argentique, nous sommes devenus une minorité franchement pas minoritaire et franchement pas en danger ! On devrait donc s'imprimer des T-shirts « Je suis photographe argentique, embrasse-moi » (c'est tout de même mieux que je suis photographe argentique et je t'....). Parce qu'au fond, où est passée l'essence de la photographie dans tout cela ? La photographie c'est l'image. La photo numérique n'est apparue que pour expérimenter le passage d'une image argentique à une image dématérialisée de meilleure qualité que l'image magnétique. Et une succession d'images c'est toujours de la photographie, donc la vidéo, toute soi-disant moderne soit-elle, ne pourra jamais tuer la photographie, la vraie, la seule, l'argentique...

À bon entendeur, salut !

a

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


MAIS POURQUOI SE FATIGUER À BIEN PHOTOGRAPHIER ?

J'ai déjà créé une page dans laquelle je traitais de la vision qu'ont de la photographie les jeunes générations (ici). Tout ce que j'ai pu en dire était déjà assez flippant mais ce n'était rien du tout en comparaison du contenu de ce présent article !...

À longueur de site (et je ne suis pas le seul), je répète à qui veut bien l'entendre, qu'il faut étudier, qu'il faut chercher en permanence pour améliorer son style et sa photographie plus généralement. J'ai déjà envisagé ma ringardise dans l'article précédent mais cette fois, ce n'est plus ringard que je suis... je suis mort et enterré !... Pourquoi demander à mes contemporains (et à me l'imposer) de faire de tels efforts alors qu'il existe une recette pour réussir à coup sûr tous ses clichés ? Si ! Si ! Il existe une recette !!!

Avec l'arrivée du numérique on a quantisé la photographie... alors pourquoi s'arrêter en si bon chemin ? Si la physique quantique entre dans la création de l'image, on peut très bien envisager l'entrée des mathématiques dans la construction (la conception) de l'image photographique, non ? Et bien voilà qui a été fait ! Le MIT (Massachusett's Institute of Technologie) pourtant connu pour être très sérieux et très ouvert s'est lancé dans une analyse statistique de plusieurs millions de photographies publiées sur internet pour nous sortir un algorithme qui pourra nous affirmer sans coup fait rire si notre prochaine photographie sera appréciée, estimée ou non... rien que ça !!!

Je ne vais pas vous repasser les plats en répétant que les photos publiées sur les réseaux sociaux sont majoritairement des images sans qualité, même sur les sites les plus estimables (comme Flickr) où les excellentes photographies sont noyées dans une marée de niaiseries... Et bien, même s'il est difficile de le croire, c'est dans ce cloaque photographique que les chercheurs du MIT sont allés puiser les recettes de la réussite de nos prochaines photographies...

C'est ainsi que les critères suivant sont à appliquer systématiquement :
- Certaines couleurs multiplient les chances de popularité : quand les rouges jouent un rôle prépondérant, les teintes bleues et vertes ont moins d’importance. Faites des photos rouges !
- Plus le sujet de la photo se détache clairement et plus la photo a de chances d’être populaire. Faites des images claires sur fond noir uniforme ou sombres sur fond blanc uniforme !
- Certains objets présents sur la photo augmentent les chances de réussite. Un revolver, une mini-jupe ou un panda auront un impact positif. Une spatule ou un radiateur, un impact négatif... Photographiez donc des armes rouges sur fond noir !
- La texture et la teinte donnent les résultats les plus probants et paraissent être les facteurs les plus importants. Faites donc des photos de grillage blanc enfermant des armes rouges sur fond noir !
Et je ne vous donnerai pas toute la recette, je vais la garder pour moi (tu m'étonnes !)...

Mais si ce n'était que ça ! Ce n'est pas tout !... (malheureusement) :
- Le nombre d’images publiées par l’utilisateur sur les réseaux sociaux est capital. Si vous faites des photos extraordinaires elles ne seront jamais appréciées si vous ne publiez pas sur internet ! Créez-vous obligatoirement un compte !...
- Le nombre de contacts de l’utilisateur (ou son nombre d'amis) est capital. Payez le maximum de monde pour liker vos images sinon elles seront considérées comme nulles (même si, je le rappelle, elles sont extraordinaires !)
- Le nombre de groupes auxquels l’utilisateur appartient. Non seulement vous devez être sur les réseaux sociaux, mais il faut en plus vous inscrire à tous les groupes possibles... faites donc une photo correspondant à chacun des groupes présents et vous vous en sortirez bien ! Mais attention : sur les groupes nuls, il faut des images nulles !...
- Le nombre de membres des groupes auxquels l’utilisateur appartient. Donc, puisque vous ne pouvez pas vous inscrire dans tous les groupes, choisissez les groupes les plus représentés ! Si vous êtes un portraitiste hors pair, changez votre fusil d'épaule et faites du selfie !
- Le nombre de tags de l’image, la longueur de son titre, la présence d’une description. Donc qu'importe l'image, tagez tout : le nom du boîtier, celui de l'objectif, la valeur de diaph, la vitesse, la sensibilité, la marque de la carte mémoire, le poids de l'appareil, votre taille, la couleur de vos chaussettes, la température ambiante, le nombre de calories avalées le jour de la prise de vue, le nombre de scènes de ménages que vous avez vécu cette semaine, et je ne sais quoi d'autre encore !... Quant au titre de votre photo, n'hésitez pas à occuper 20 lignes !... et utilisez 30 pages pour expliquer que tel arbre de tant de mètres de haut, de tant de centimètres de diamètre, placé dans un champ de tant de mètres carrés porte tant de feuilles vertes, tant de feuilles jaunissantes, tant de feuilles mortes, et que tant d'oiseaux s'en sont approchés, que tant d'entre eux s'y sont posé pendant un minute, puis combien y sont restés pendant plus de trois minutes et que sais-je encore !...

Pourquoi se fatiguer à bien photographier ? Il suffit de suivre les quelques recettes données en début d'article, de se creuser un peu les méninges pour trouver un titre interminable, un nombre incroyable de tags ainsi qu'une description fleuve d'une image bâclée, de passer cette image à l'analyseur automatique du MIT (dois-je vous donner l'adresse ? OK c'est ici : http deux points slash slash popularity point csail point mit point edu slash - pas de lien, cela irait à l'encontre de mes sentiments que de leur faire de la pub !!!!!-) et si vous obtenez une bonne note, c'est que votre image est correctement formatée et que vous pouvez sans risque la publier sur les réseaux sociaux et ainsi participer à l'encombrement du net dans ce gigantesque mouvement de crétinisation générale par le formatage des esprits !... Doisneau et Cartier-Bresson n'ont plus qu'à bien se tenir !!!!!!!!

Ah, au fait, vous ne m'y trouverez pas, je ne suis sur aucun réseau social... ne cherchez pas !...

a

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


NE PHOTOSHOPEZ PAS POUR PHOTOSHOPER !...

Ah le numérique, c'est bien le numérique, on peut mitrailler comme des malades, on peut effacer les échecs et on peut même re-bricoler les images à postériori grâce à Photoshop ! Ah, le numérique c'est le pied !... Bon Photoshop c'est pas donné, oui mais c'est tellement puissant !...

Assez ! Assez de divagations ! À l'époque de l'argentique aussi on pouvait tout faire au laboratoire, seulement voilà, entre l'achat du matériel, la place nécessaire pour créer un labo (ou le temps incalculable nécessaire pour monter et démonter le labo si ce dernier était provisoire), si on savait qu'on n'y connaissait rien, si on savait qu'on n'aurait pas de bon résultat, on s'abstenait !... Aujourd'hui, l'ordinateur on l'a déjà, il est à sa place et n'occupe pas toute une pièce, on sait plus ou moins comment s'en servir, on ne risque pas de faire de bêtise en mélangeant des produits chimiques plus ou moins dangereux, alors on investi (le mot est bien choisi !) dans photoshop et à nous le plaisir, à nous la créativité, à nous le laboratoire !... Le mode d'emploi ? À quoi bon, on verra sur pièce, on trouvera toujours le moyen d'en tirer quelque chose... et si c'est loupé, on est en numérique, on pourra toujours effacer...

Voilà la grave erreur de nombre de nos contemporains ! On achète un appareil photo numérique, on achète Photoshop et nous voilà automatiquement propulsé au rang d'artiste, de créatif ou allez savoir quoi... Pas du tout ! C'est là le plus grand tort ! Voyez simplement ce que j'ai découvert sur internet, un peu par hasard : ici !... Il y a 12 images, même si les textes sont en anglais, ils ne devraient pas poser trop de problèmes.

Croyez-vous franchement qu'il est nécessaire de s'offrir Photoshop, rien que pour photoshoper et obtenir ce genre de résultats ? Encore une fois, le numérique et l'argentique répondent aux mêmes règles : si je ne sais pas faire, j'apprends ou bien je m'abstiens !...

Voilà, c'est le message que je voulais faire passer ! Photoshop & co c'est bien joli, ça apporte beaucoup aux pros qui ont appris Photoshop (je crois que la formation dure 2 ans... à vérifier !), pour les autres, il serait beaucoup plus intéressant de se focaliser sur la photo, faire de bonnes images dès la prise de vue est déjà assez valorisant et assez intéressant en soi... Laissons tomber les artifices, apprenons et approfondissons nos capacités de création à la prise de vue plutôt que de nous diluer (pire que se noyer !) dans des outils qui ne nous sont pas destinés au premier chef...

a

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


ÇA DEVAIT BIEN FINIR PAR ARRIVER !...

Ça devait bien finir par arriver... J'ai déjà dit ailleurs dans ce site que les ventes de matériel photo numérique avaient amorçées une baisse il y a déjà quelques années. Et bien devinez ? Sony, dans le but d'augmenter ses bénéfices a décidé de vendre la moitié de ses parts d'Olympus ne conservant qu'un porte feuille de 5% de la marque en disant qu'il fallait amputer les branches les moins rentables. Canon, même lui, dans son bilan du 1er trimestre 2015, avouait une baisse des bénéfices de presque 30% en précisant « Comme pour les caméras, la demande a continué de diminuer à la fois pour les appareils photo numériques avec objectif interchangeable et pour les appareils photo numériques compacts ». Nikon n'a pas encore publié ses résultats mais tout laisse penser qu'il suit la pente descendante !

Que se passe-t-il ? Il y a plusieurs hypothèses que l'on peut avancer mais il s'agit certainement plus de la conjonction de plusieurs facteurs :
— le nouvel essor de la photographie argentique, ce qui n'est pas pour me déplaire, cela stimulera les fabricants de films !...
— le nivellement par le bas en photographie comme en culture au sens large, ce qui n'est pas pour me remonter le moral, de plus en plus de gens s'autoproclamant photographe à la seconde où ils appuient sur le bouton virtuel de l'application photo de leur smartphone ou de leur tablette (ou cinéaste avec l'application vidéo) ! J'en est déjà vaguement parlé ici, bien avant d'avoir eu vent de ces résultats catastrophiques des mastodontes de la photo numérique...
— le ras le bol de l'obsolescence effrénée en photographie numérique...
— le ras le bol de la course aux pixels et aux hauts ISO...

Que conclure de tout cela ?
— les dinosaures que sont les photographes argentistes souhaitent la bienvenue aux nouveaux dinosaures que sont devenus les photographes numéristes.
— cette fois la photographie est vraiment en danger, heureusement que les passionnés de photo argentique ont débuté une résistance farouche depuis le début du numérique ! Il en va de même pour la vidéo, il suffit de compter le nombre de vidéo à 2 balles qui nous sont présentées aux journaux télévisés, toutes tournées avec des smartphones d'où une qualité inexploitable (surtout que maintenant on s'équipe en 4K pour visionner des vidéos qui sembleraient inacceptables sur les vieilles télés à tube cathodique !). Quand je pense que de nombreux sites de vrais photographes proposent de n'utiliser nos boîtiers qu'en automatique !
— cette fois la culture est vraiment en danger, cela fait pourtant des années que nous sommes nombreux à tirer le signal d'alarme !

Bien sûr mes conclusions sont alarmistes, elles vont exactement à l'encontre de ce que pensent les politiques pour qui plus une population est inculte et plus elle sera facile à manipuler et à spolier... Mais il serait grand temps de se secouer un peu les méninges, arrêter de passer ses jours et ses nuits sur les réseaux sociaux, de laisser cela aux incultes sus nommés pour essayer de faire revivre culturellement nos quartiers et nos villes, ne serait-ce que par la mise en place de rencontres et d'expositions, voire de formations du plus grand nombre à la photographie !... Bien sûr, ce ne sera pas la photographie qui sauvera le monde du chao programmé, mais cela stimulera peut être les autres intellectuels à en faire autant, chacun pour son propre domaine de compétence...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


SE DIRE ARTISTE A DE BONS CÔTÉS !...

Il est bien évident que je ne pouvais pas ne pas souligner, moi aussi, le nouveau scandale qu'à initié Richard Prince qui a volé des images des réseaux sociaux pour les prendre à son propre compte, les vendre 100.000$ sans redistribuer un seul cent au vrai auteur des images !... Je ne ferai pas le résumé de l'affaire, l'internet est plein d'articles qui traitent de ce fait, demandez à votre moteur de recherche « richard+prince+100000+$ » et vous saurez tout...

Tout ce que je constate, c'est que pour ce artiste voleur la notion de droit d'auteur est une hérésie et puisque ce n'est pas la première fois qu'il nous fait le coup et qu'à chaque fois il est blanchi par la justice de son pays, il n'y a pas de raison qu'il s'arrête en si bon chemin...

Donc je vais partir du principe suivant, très logique (arrêtez-moi si je me trompe !) : il change la donne, il détourne les droits d'auteur à son profit, donc il acceptera sans sourciller qu'on détourne ses droits à lui ! Donc ne nous posons aucune question existantielle, puisons dans son travail, ajoutons y une légende débile et faisons comme lui... de l'appropriation !... Je pense qu'il adorera que le monde entier s'engouffre dans la voie qu'il a ouvert et utilise sans vergogne son propre travail original, si toutefois il décidait d'arrêter ses conneries en reprenant le travail -ce qui m'étonnerait beaucoup- ...

Appropriation, appropriation ? Voici donc une de mes œuvres personnelles à moi tout seul :

OOOOOHHHHH... ça fait vraiment bizarre de se retrouver dans la peau d'un VRAI GRAND ARTISTE, je pense que je vais mettre MON œuvre en vente.... disons à... 100.000 € !... Je sais, c'est plus qu'en dollars US, mais c'est tout de même une double appropriation, ça a donc encore plus de valeur !... Si je n'étais pas un photographe amateur il y a encore quelques secondes, je pense que je l'aurais mise à prix à 200.000 €... mais ce n'est pas le cas !...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


UNE CONSTATATION AMÈRE...

Voila déjà un certain temps que je pratique la photographie et, tout naturellement, que je côtoie des photographes amateurs... Au début, seul le plaisir de créer et de partager des images nous stimulait. Bien sûr, les moyens de partage de l’époque étaient sans commune mesure avec les moyens que nous offre l’internet, mais l’échange était de mise...

Puis est apparue la photographie numérique et l’internet pour tous. À partir de là, même si la stimulation du photographe amateur trouve toujours sa source dans la création et le partage, l’image n’est pas encore créée que déjà elle se voit affublée de marque(s) de copyright !... Vu le nombre de voleurs de droits, grandes entreprises comprises (!!!), il est tout à fait licite de se protéger, qui dira le contraire ? Certainement pas moi qui signe mes images !... Mais je ne sais pas si vous l’avez aussi remarqué, plus les images sont nulles et plus la taille de la marque de copyright est grande !...

Par contre, en y regardant d’un peu plus près, je me suis aperçu que les plus farouches défenseurs des droits d’auteurs (les leurs en l’occurrence !) sont également ceux qui utilisent le plus de logiciels de traitement d’image piratés, sans la moindre licence et, bien sûr, sans s’offusquer le moins du monde de ne pas verser le moindre centime aux créateurs de ces logiciels qui ont pourtant, eux aussi, des droits d’auteur sur leur travail !...

Se pose alors la question de l’échelle des valeurs. Créer une photo, quelle que soit sa qualité et quelle que soit sa valeur artistique est-t-il plus long et plus compliqué que créer de tels logiciels ? Bien sûr, de prime abord, cela n’a aucun rapport, il est très possible d’obtenir des salaires et dividendes extravagants sans fournir le moindre effort (on a des exemples tous les jours dans les journaux !) mais est-ce vraiment une excuse valable ?

Non, même un très grand artiste reconnu et qui vend ses photographies plusieurs dizaines de milliers d’€ ne peut prétendre que son travail a plus de valeur que celui des programmeurs-concepteurs de logiciels ! D’ailleurs, sauf exception, ces grands artistes achètent les licences de leurs logiciels... Que dire alors du « travail » de cette foule d’amateurs ? La qualité des images est loin d’être au top, la valeur marchande des productions est quasiment nulle, le temps de « création » ne dépasse guère le temps d’exposition à la prise de vue, mais eux estiment que leur travail vaut plus que les années de travail des programmeurs qui conçoivent les outils leur permettant de « sauver » (parfois) quelques images de la poubelle !...

Qui ne possède pas Photoshop ET Lightroom ET Perfect Photo Suite ET NX effect ET que sais-je encore et le tout pour un investissement de ZÉRO ? Pas moi, mais j’ai bien peur, en regardant autour de moi, que nous soyons ultra minoritaires !...

Vous voulez une conclusion à l’emporte pièce ? Cela tombe bien, c’était le but de cet article ! Si vous détournez et volez les droits des concepteurs et éditeurs de logiciels, ayez au moins la décence de faire profil bas et, plutôt que de crier au scandale face à une éventuelle violation de vos droits (peu probable au vu de vos images), essayez d’améliorer votre connaissance de la photographie et soyez flattés si, par hasard, quelqu’un pouvait s’intéresser à l’image cachée sous vos marques de copyright !... Surtout que, neuf fois sur dix, la seule originalité de vos « créations » provient d’un effet créé par le(s) logiciel(s) que vous avez volé !...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


SCHIZOPHRÉNIE POLITIQUE ET PHOTOGRAPHIE !...

Que les politiciens soient tous schizophrènes (au sens commun et non pas psychiatrique !) n'est pas une nouveauté, selon leur interlocuteur, ils peuvent en une seconde passer de la défense d'une position à la défense de la position opposée !... Et c'est bien ce qui se prépare pour nous photographes, même amateurs...

Il faut bien vendre du matériel photo pour gagner la TVA et autres taxes impies qui frappent les supports de reproduction (CD, DVD, cartes mémoire, clés USB, disques durs etc...) mais en même temps, il va devenir interdit de photographier !...

Cela n'est pas une bombe médiatique, au contraire, voilà des années que cette idée traine dans les tiroirs, j'en ai d'ailleurs déjà vaguement parlé quelque part dans ce site il y a très longtemps, je ne sais plus où. Quand je suis tombé sur cet article plus récent ici.

Il est donc interdit (en France du moins, pour le moment...) de photographier les gens, même dans les lieux publics... tant pis, on fera des autoportraits ou des serfies ! Oui, mais non !... Il va être interdit de faire figurer sur nos images, même flou et en arrière plan tout ce qui peut éventuellement relever d'un droit d'auteur : une statue, un immeuble, pourquoi pas une voiture, un vélo, et pourquoi pas de la végétation aussi puisque ce capitalisme sauvage autorise la publication de brevets sur le vivant !...

Donc, si je comprends bien la situation, il va falloir acheter le plus de matériel possible, dépenser le plus d'argent possible pour se photographier soi-même, chez soi. Et encore !... Il ne faut surtout pas laisser apparaitre un meuble, un tapis, une lampe, un vase sur nos photos (violation du droit des auteurs de ces éléments mobiliers !), il faut préférer un mur vide comme fond... à moins que l'on ne viole les droits d'auteur du fabricant de papier peint ou de peinture... donc on se contentera d'un mur nu et non couvert... à moins que l'on ne viole les droits d'auteur du fabricant des briques ou des parpaings... Il faudra également bien faire attention de ne pas laisser apparaitre sur l'image des traces de pattes de son chat ou de son chien... des fois que l'on viole aussi leurs droits d'auteur !!!!!.....

Le crétinisme envahissant depuis déjà un certain temps notre monde donne un grand coup d'accélérateur me semble-t-il !... Que reste-t-il aux individus ? Le droit au travail est violé, le droit au logement est violé, le droit à l'éducation est violé, le droit à la santé et à l'accès aux soins est foulé au pied, le droit au bonheur est un concept depuis longtemps oublié, le droit à la culture se limite aux variétés bas de gamme diffusées sur les radios -et aux publicités, bien sûr !-, maintenant le droit à la création (du grand public) est également violé... Mais il est vrai que ce n'est pas bien grave puisque les architectes et autres créateurs richissimes (qui au passage ne créent plus que de la merde !) verront leurs revenus décuplés du jour au lendemain !...

Je ne sais pas pour vous, mais personnellement, je trouve qu'il y a des abstentions massives aux élections qui se perdent, il y a des révolutions qui se perdent, voire pire... Donner à tous ces improductifs, décideurs autoproclamés, des grands coups de pied au cul serait faire acte de sauvegarde de l'espèce humaine !...

Heureusement que les instances européennes ont les pieds sur terre, l'amandement visant à limiter le droit au panorama a été rejeté !... Ce droit de panorama devrait être adopté dans la prochaine loi sur le numérique !...

Heureusement que la France est membre de l'UE, sans quoi, il serait beau le pays des droits du citoyen !....

Juste pour parenthèse, voici une carte représentant les droits de photographie des bâtiments et œuvres d'art placés sur la voie publique dans le monde :

Image tirée de l'article Wikipédia ici.

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


UN MAL POUR UN BIEN ?

J'ai déjà parlé en plusieurs endroits (dont quelques paragraphes plus haut) de la chute vertigineuse des ventes de matériel photographique. Cela peut sembler catastrophique pour la photographie d'aujourd'hui et de demain, mais, en y réfléchissant un peu, il me semble que cela présage de bonnes choses finalement !...

Bien sûr, je l'ai déjà souligné, l'argentique y trouvera son compte... et c'est tant mieux !... Mais surtout, la photographie (avec un grand P) en sortira gagnante... Je m'explique : le matériel photographique n'a plus beaucoup la cote, la majorité se tourne vers les smartphones et les tablettes, ce n'est certainement pas un hasard !...

Les éléments du module photographique de ces matériels à tout faire s'améliorent. Ils sont très loin de valoir la qualité du matériel photographique dédié mais vaut bien les résultats obtenus par des compacts bas de gamme (voir les rubriques traitant des smartphones et des compacts bas de gamme).

D'un autre côté, l'explication se retrouve dans l'histoire de la photographie : Kodak a créé sa renommée et sa fortune en lançant le slogan « vous appuyez sur le déclencheur et nous nous chargeons du reste ». C'est dire que le moindre difficulté rebutera l'immense majorité des utilisateurs potentiels de matériel photographique !...

Et bien, rien n'a vraiment changé : il est plus simple (et moins cher) d'utiliser un smartphone ou une tablette pour faire des photos qu'un reflex ou même un compact expert !... On les préfèrera donc, même si les résultats sont bien inférieurs !...

Alors en quoi ce désamour pourra servir les photographes (les vrais, amateurs ou non) et la photographie ? C'est très simple : si les fabricants veulent survivre ils sont condamnés à fabriquer de l'excellent matériel à des prix serrés, c'est tout bénéfice pour les photographes. Les utilisateurs de smartphones qui ne souhaitent que s'amuser quitteront les réseaux de photographie pour se concentrer sur les réseaux sociaux... et chacun trouvera sa place... la photographie aura tout à y gagner !... Les amoureux de la création artistique ne seront pas rebutés par les difficultés techniques de la photographie : apprentissage technique, apprentissage de l'œil, apprentissage de traitement (laboratoire ou logiciels), etc... et poursuivront sereinement leurs recherches.

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


??? POURQUOI ???

MAIS POURQUOI GRAND DIEU ???

J'ai beau réfléchir, j'ai beau me faire des trous dans la tête et dans l'estomac... je ne comprends pas !...

Personnellement, et c'est également valable pour mon entourage, lorsque je vais boire une mousse ou un petit café au bar d'à côté, quand je vais à la boulangerie du coin, ou dans n'importe quel petit commerce (ou grande surface d'ailleurs), lorsqu'on me donne ce que je désire, je paie avec le sourire et en plus je gratifie le commerçant d'un merci ! Pourtant je l'ai rémunéré pour son travail et pour son accueil, mais je le remercie tout de même !... Vous aussi, j'en suis sûr.... Mais alors pourquoi, après près de 5 ans d'existence et pratiquement 300.000 visites, mon site n'a recueilli que si peu de remerciements ?...

On peut se dire que les visiteurs n'y trouvent pas leur bonheur... Mais je reçois tout de même pas mal de courriers d'encouragement (nombre négligeable vu le bombre de visites !), j'ai des visiteurs fidèles, j'ai même découvert que des sites concurrents pompent sans vergogne certains de mes articles sans modifier une seule virgule, je découvre même des sites qui demandent de l'argent pour pouvoir visualiser le résultat de mon travail (www.yumpu.com) sans même m'avoir demandé l'autorisation de détourner ce travail, travail que je livre pourtant gratuitement aux lecteurs sur mon site... Donc le problème est ailleurs !...
J'ai, depuis, entrepris des démarches pour que ce site fasse disparaitre mes œuvres de leur site, j'ai des contacts avec une personne très ouverte et j'espère que notre affaire prendra la voie de la régularisation dans les meilleurs délais !... Je vous tiendrai au courant le moment venu... MISE À JOUR : cela a été long, mais mes modes d'emploi (puisque c'est de cela qu'il s'agissait) ont disparus du site www.yumpu.com. On peut encore trouver des étiquettes sur google, mais probablement plus pour longtemps. Conclusion : il existe heureusement encore des gens concernés. Ce sera encore mieux quand on ne sera plus obligé de faire la chasse aux personnes qui pensent « pas vu pas pris, en attendant, j'en profite... ».

Sur internet, tout le monde est anonyme, ils peuvent donc taper dans la caisse sans être vu ! En plus mon site est gratuit donc, pourquoi se gêner ? Je prends ce qui m'intéresse et j'en fais ce que je veux... puisque c'est gratuit, cela veut dire que je suis propriétaire de ce que je découvre !... Et pourquoi remercier quelqu'un puisque je suis propriétaire de ce que je vole !...

Faut-il faire payer un droit d'accès pour, en plus de ramasser de l'argent, recevoir quelques « merci » ?

Demander de l'argent à mes visiteurs ne fait pas partie de la philosophie de mon site ! Dois-je dans ces conditions fermer mon site ? C'est une question que je suis en droit de me poser !...

Vous l'aurez bien compris, j'en ai gros sur la patate !... Il fallait que je le dise pour me sentir mieux ! Et ça va mieux !... Mais j'avoue qu'un minimum de respect pour mon travail et un minimum de considération ne me déplairait pas !...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


FURAX... (raz le bol de l'informatique)

Ca y est, cette fois je suis vraiment énervé ! Devinez : je m'installe sur l'ordinateur quand, tout à coup, sans crier gare, PAF, toute la chaîne informatique flashe d'un coup ! Résultat : ordinateur HS, systèmes de sauvegarde HS.

Résultat des courses :
- 1 ordinateur à racheter (une fortune)
- 1 système de sauvegarde redondant à racheter (une autre fortune)
- des tas de fichiers très importants perdus (dont des fichiers professionnels)
- plusieurs milliers de photos numériques perdues à tout jamais
- Et je ne parle pas des heures nécessaires pour recréer l'espace de travail avec la réinstallation et reconfiguration de tous les logiciels...

Si quelqu'un pense encore que la photographie numérique ne coûte rien (ou pas grand-chose), qu'il se mette trente secondes à ma place... et on en reparlera ! Ce n'est pas d'hier que je dis que le numérique est hors de prix alors que j'étais sûr d'être à l'abri de ce genre de désagrément... aujourd'hui, j'aurais envie de paraphraser Jacquoille la fripouille : le numérique c'est de la merdasse !...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


FAUT-IL QUE L'ON APPRÉCIE THYDELOR.EU

Mort de rire ! Steven K. un internaute américain (de New York) m'envoie ce jour un petit mail sympa avec, en pièce jointe, un petit dessin que je vous livre ici :

C'est quasiment une réponse à mon article « ??? Pourquoi ??? » (plus haut !). Mais, outre le côté sympa et comique de ce dessin, je me dois tout de même, pour tous mes lecteurs non français, donner une petite explication.

Cela est certainement un manque de chance, on ne peut pas penser à tout !... En plus, en créant mon site, 100% francophone, je ne m'attendais pas à trouver des lecteurs dans des pays non francophones. Lors du dépôt du site, je ne souhaitais pas donner une adresse trop longue donc j'ai décidé de le nommé d'un raccourci de mon nom. Bien sûr, avec le temps, tout le monde l'aura bien compris, "thy" est bien l'abréviation de "Thierry" en France. Rien à voir, donc, avec le "Toi" américain (d'où le jeu de mot du panneau de circulation reproduit ci-dessus !), rien à voir non plus avec la compagnie aérienne turque (pour mes lecteurs de ce pays)...

Bien sûr, cette précision est d'une importance très secondaire, mais bon, il fallait le dire et... je ne pouvais pas ne pas publier l'image de Steven !...

Quitte à parler de mon nom, il existe un point très controversé en France : le gouvernement a totalement désorganisé la géographie régionale du territoire (je dis cela pour les non français, bien sûr !) créant du même coup une grogne sur tout le territoire ! Pourquoi cette parenthèse ? Parce que j'étais contre cette loi débile, comme de très nombreux compatriotes, mais surtout parce que mon nom fait référence à une région qui n'existe plus officiellement : la Lorraine !... Il y a eu des propositions de nouveaux noms plus stupides les uns que les autres pour finalement renommer le congloméra ayant phagocyté ma Lorraine : « Grand Est ». Devrai-je passer à l'état civil pour transformer mon nom ? Devrai-je me faire appeler Thierry Dugrandest (ça ne sonne vraiment pas bien !) Dugrantest (ça sonne mieux mais c'est franchement nul !) et en plus qu'est ce que le grand test vient faire dans tout cela ? BREF... Les crétins du gouvernement ont mis un bordel innommable dans l'identité régionale (entre autre !) mais je vais garder mon nom, contre vent et marrée et, j'irai encore plus loin en disant que je suis et resterai Lorrain, que je vis en Lorraine et qu'elle restera la Lorraine et qu'ils aillent au diable avec leur grand est qui ne correspond à rien et qui n'est, de toute façon, que le grand nord-est qui essaye d'annexer de force la Lorraine et l'Alsace (elle est concernée aussi) dans une zone accolée à la région parisienne !!! Metz (et Strasbourg) en banlieue parisienne ? Non mais quoi encore ?!... Les annexions, on connait... et on a toujours résisté, cela ne changera pas avec une bête loi sans fondement !...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


DE LA PHOTOGRAPHIE D'ART SUR WWW.THYDELOR.EU ?

J'ai déjà disserté de la notion d'art par ailleurs (ici), mais face à plusieurs mails d'internautes me demandant pourquoi je n'ai pas créé une page et une galerie de photographie d'art, je devais essayer de me poser la question et d'envisager la suite à donner...

Créer une galerie, rien de plus facile : s'inventer un logo, créer des images d'art et les afficher dans la galerie. OK, pour le logo, je ne me suis pas tué mais j'aime assez celui que je vous propose ci-dessus.

On pourra me reprendre en disant que mon «Art» présente des ressemblances étonnantes avec le symbole anarchiste... certes, ressemblance il y a... et pour cause (!!!) cela est totalement volontaire !... Non, pas de panique, www.thydelor.eu ne se lance pas dans la politique !!! Simplement je voulais souligner par là que :
— l'anarchie propose (entre autre) la plénitude par la totale liberté, par l'abolition des règles anciennes, par la destitution des maîtres et autres décideurs plus ou moins autoproclamés.
— l'art, au sens large a besoin des mêmes principes pour exister ! Si on devait considérer les deux systèmes politiques existants dans le monde et voir ce que l'art devient sous ces régimes, on s'apercevrait rapidement que l'art n'a de réelle chance d'être de l'art que dans l'anarchie !... Un artiste se doit d'être un anarchiste dans l'âme...
•Sous un régime politique totalitaire (qu'il soit de droite ou de gauche !), l'art est récupéré pour servir à « l'éducation » des masses. Je place le mot éducation entre guillemets puisque cette éducation n'est qu'une propagande qui doit absolument marquer profondément un peuple qui doit obéir aveuglément aux règles du régime. Le gouvernement totalitaire impose à l'art une ligne de conduite, un message, une esthétique et les « artistes » doivent se débrouiller avec cela sous peine de représailles...
•Sous un régime politique libéral, l'art est dévoyé pour se plier plus ou moins inconsciemment aux règles du système : l'argent !... Bien sûr il existe toujours un art underground qui ne correspond pas du tout à l'art « officiel », mais cet art souterrain est bien un art anarchiste.
L'art n'est un art que s'il s'agit d'un travail offert à ses contemporains. Il ne doit exister dans l'art aucune contrainte, ni à la création, ni au concept, ni au message, ni au moyen, ni au résultat, ni même au prix de vente !... Le prix n'est que la conséquence de ce que l'éventuel acheteur est prêt à donner pour acquérir une œuvre, et ne devrait en aucun cas correspondre à ce que l'artiste exige, que le galeriste commissionne... Pour vendre, il faut faire du commercial et donc on s'impose une vision commerciale et on se replace au même niveau que l'artiste vivant sous un régime totalitaire... c'est nul, ce n'est plus de l'art !...

Mais, même si on admet que l'art c'est la liberté totale, cela ne nous aide pas franchement à définir ce que peut être une photo d'art !... Mes photos actuelles sont-elles des photos d'art ? Ne le sont-elles pas ? Certaines seulement le sont-elles ? En toute logique, toute création humaine est une forme d'art, même les créations accidentelles ! Je ne sais plus qui disait qu'« un beau désordre est une forme d'art », mais, suivant ce que je viens de préciser, il aurait raison... ce qui suit, serait donc une photo d'art :



Qui a dit « bof » dans le fond ? Cette interjection n'est qu'un jugement de valeur, même si je suis totalement d'accord avec vous !... Cette photographie, pour peu qu'elle soit signée par un grand nom de la photographie, dans notre monde occidental libéral, devrait pouvoir se vendre plusieurs milliers d'€... mais elle ne vaut pas un clou à mon humble avis !... Donc faisons très attention, toute création est une forme d'art, soit, mais il faut admettre quelques limites tout de même. Tout peut être de l'art, mais du n'importe quoi reste du n'importe quoi !... Même si on admet le versant anarchiste de l'art !...

Une image (de moi) comme celle qui suit peut-elle être considérée comme une photo d'art alors ?

Nombreux sont ceux qui estimeront que oui. Mais pourquoi ? Parce qu'elle présente des éléments classiques (pour ne pas dire classissiques, néologisme négatif qui me plait bien !) ? Certainement, mais faut-il reproduire les canons de la peinture ancienne pour faire de la photo d'art ? Non ! Sinon, où se trouverait la liberté de création du photographe-artiste ?

Ci-dessus, le photographe a laissé libre court à sa « créativité », il s'agit donc d'une photo d'art ? Oui, il s'agit d'une forme de photo d'art !... Cette image n'est pourtant pas grand-chose, je rappellerai le contexte de sa naissance : tester les possibilités d'un compact numérique bas de gamme (!!!), il n'a jamais été question de création artistique lors de la naissance de cette photo (c'est pourquoi je l'ai choisie !). Obtiendra-t-elle l'unanimité en tant que photo d'art parmi vous qui lisez cet article ? Certainement pas ! Mais cela aussi entre dans la définition de la création artistique !... Si une seule personne aime, si le reste du monde déteste, « l'œuvre » sera de l'art à proprement parler !...

Cela dit, je re-pose la question du début : mes photos actuelles sont-elles des photos d'art ? Devrais-je créer une galerie spéciale photo d'art ? Ma réponse sera double :
— toute photo pourra, sans aucun doute, être une forme d'art dans la mesure où l'image présentée est le résultat d'une analyse, d'une conception, d'une création et dans ce cas la création d'une galerie particulière est sans objet.
— la photographie (au sens large) peut-elle être considérée comme un art, même mineur ? De nombreux auteurs disent que non (d'ailleurs, si le cinéma est le 7ème art, la photographie n'est pas le 6ème art) et je serais plutôt tenté de penser comme eux. La photographie peut créer de l'émotion. La photographie (l'image fixe) marque l'homme pour toujours (malgré les milliards d'images mobiles qui nous accompagnent tous les jours, seules les images fixes restent dans nos mémoires,..., posez-vous la question et vous serez surpris... c'est vrai !). La photographie offre du beau, fournit des messages, pose des questions, fait réfléchir, tout comme l'art mais est tellement plus proche de nous (moins hermétique, moins élitiste) qu'elle ne doit pas être considérée comme de l'art et en même temps elle doit s'enorgueillir de ne pas en être puisque bien plus vivante que l'art qui prend la poussière !... Dans ce cas, la création d'une galerie particulière est sans objet.

Résultat des courses : créez des images belles (ou non), intéressantes (ou non), à message (ou non) pour ce qu'elles seront ! Si on les considère comme des œuvres d'art, elles le seront, sinon, quelle différence cela entrainera-t-il ? Aucune ! La création est une forme de sublime, une forme de plénitude et se suffit à elle-même !

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


LE DÉBUT DE LA FIN POUR LE NUMÉRIQUE ?

Tout le monde dit que la photo numérique a tué la photo argentique. Personnellement, j'affirme (et, accessoirement, je prouve !) que c'est faux. Que nous réserve l'avenir ? Personne n'est en mesure de le dire ? Status quo majoritairement le numérique et marginalement l'argentique qui persiste, résiste et perdure (c'est ce que je souhaite ardemment !) ? Avancée supplémentaire du numérique avec disparition progressive de l'argentique ? Très peu probable ! Évolution des images mobiles avec disparition plus ou moins complète de la photographie, tant numérique qu'argentique ? C'est effectivement une évolution qui est très envisageable (malheureusement !). L'apparition de l'holographie grand public ? C'est tout à fait envisageable aussi, puisqu'aujourd'hui les professionnels s'en servent déjà. Dans ce cas, c'est toute l'imagerie qui disparaitra, la photo argentique, certes, mais numérique aussi et la vidéo dans la foulée...

Pourquoi penser que le numérique est également sur le déclin ? Parce que les fabricants affichent des chiffres d'affaires en chute libre ? Certainement, mais pas que !

Voyez ce que j'ai trouvé au beau milieu de la foire de Bièvres de 2016 !

Chercher « désespérément » tout ce qui a trait au matériel photographique numérique pour la mise au musée, ça vous dit quelque chose ? Que met-on au musée ? Ce qui a disparu ou ce qui est en cours de disparition...

Et cette manœuvre est intitulée « sauver le numérique », cela me semble assez clair !...

C'est vraiment le moment de prendre ses responsabilités et se mobiliser ! Si on aime l'argentique, il faut le faire savoir, il faut acheter du film, faire connaitre les techniques et faire des expositions pour essayer d'attirer de nouveaux pratiquants. Si on aime le numérique, il faut faire comprendre qu'une image virtuelle n'est pas une image virtuelle... Une photo qui sort d'un boîtier numérique n'est pas une image sortant d'un smartphone !... Et si on aime la photographie au sens large, il faut essayer de faire de son mieux pour tirer le meilleur de ses possibilités, même en tant qu'amateur, pour résister face à la nouvelle révolution de l'imagerie qui est en cours d'instauration...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


VOILÀ, JE SUIS CONVAINCU, J'ARRÊTE L'ARGENTIQUE. (???)

Voilà plus de 40 ans que je fais de la photo, voilà bientôt 10 ans que je maintiens mon site, je voulais tout voir, tout essayer, tout juger, tout critiquer, tout connaître en photo en supportant et en proclamant encore et toujours la suprématie du la photographie argentique et ce n'est qu'aujourd'hui que l'on me donne les clés du Graal que je cherchais depuis toujours... tel les chevaliers de la table ronde, j'allais dans la mauvaise direction...

Toute la photographie était là... Tous les Nicéphore Niepse, tous les Ansel Adams, tous les Robert Doisneau et tous les autres n'étaient que des tests / échecs de l'évolution naturelle... Hors du numérique ultra bas de gamme, point de salut... Même les compacts numériques bas de gamme sont encore trop évolués, hors du smartphone, plus de photographie et plus de vie !... Et maintenant, Dieu nous a donné l'Alpha et l'Oméga : le meilleur appareil photo pour Instagram® !... (que l'on fixera sur son smartphone !)

Que de perte de temps, que d'errance, que de recherches inutiles en physique et en chimie, que de travail inutile (à la recherche du beau, de la composition, de l'exposition, du développement), alors que tout est là : Instagram® :


(extrait d'une capture d'écran de la page d'accueil d'Instagram®)
On ne pourra pas dire que je suis de mauvaise foi...

J'ai créé une page (ici) en hommage à 48 photographes que j'apprécie parmi des millions d'autres... ils n'ont plus qu'à bien se tenir... avec Instagram® et cet appareil divin, je vais enfin pouvoir visualiser et même créer des photographies aussi intéressantes et aussi grandioses que celles que l'on voit dans la capture d'écran reproduite ci-dessus !... Et en plus, des milliards de c.......s vont pouvoir voter "j'aime" pour tous ces chefs d'œuvre... et même qu'ils ne peuvent être que des chefs d'œuvre puisque personne ne votera "je n'aime pas" !... Ah bon ? Il n'est pas possible de voter contre ? Dommage... ou tant mieux !...

Voilà, là je suis vraiment convaincu, j'arrête l'argentique, j'arrête aussi le numérique, je vais détruire les quelques 50 boîtiers de ma collection, acheter cet accessoire magique pour mon smartphone et ne plus jamais avoir besoin de travailler mes images ni à la prise de vue ni après... plus jamais des nuits entières dans une chambre noire... plus jamais des heures devant un ordinateur... plus jamais des heures à critiquer mes images pour finir par les détruire... et ne plus jamais récolter que des éloges de la part de ceux qui savent, les seuls qui ont le droit d'émettre des critiques éclairées... ceux qui ont signé les grandioses images reproduites sur la page d'accueil d'Instagram® (reproduites également ci-dessus) !... VIVE LA CULTURE, VIVE LA CRÉATION, VIVE LA BEAUTÉ, VIVE L'ART !...

Oh et puis non ! Je suis un looser, je suis un nul, je suis un vieux con, je n'ai aucune envergure, donc je vais laisser ma place à tous ces génies de la photographie et retourner dans l'ombre à me faire ronger la peau des mains dans mes bains de développement argentique, me luxer les articulations en portant mon matériel argentique dans le studio ou sur les chemins... en attendant, en espérant (en sachant en fait !) que je suis dans la bonne direction et que quelques-uns de ces génies de l'Instagram® viendront humblement me rejoindre... La photo est âgée de plusieurs siècles, Instagram® est né en octobre 2010. L'espérance de vie d'Instagram® est de quelques années (il a déjà été racheté et ce n'est pas fini !), l'espérance de vie de la photographie est encore de plusieurs siècles... à moins que la crétinisation de nos sociétés modernes ne finisse par tout annihiler sous peu...

Au fait, fabricants de gadgets insignifiants, cessez de m'envoyer des mails, je n'achèterai jamais ça !...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


OUI, MAIS L'ARGENTIQUE C'EST POLLUANT !...

Alors là, vous m'avez scotché... je ne pourrai jamais dire le contraire... la photo argentique est effectivement polluante !... On utilise des acides forts, des bases fortes et des produits biocides (qui tuent les organismes vivants) dont l'argent n'est pas le moindre...

Vous vous doutez bien que si je souligne ce point c'est qu'il est indispensable de comparer aussi ce qui se passe dans le monde du numérique. Alors, allons-y :
- Un boîtier numérique est un énorme consommateur d'énergie, sans commune mesure avec les boîtiers argentiques. Il consomme donc des batteries qui contiennent des produits très polluants et qu'il est nécessaire de charger en permanence et, l'électricité, au niveau mondial, est principalement produite à partir d'usines à charbon ou d'usines nucléaires... Bilan carbone catastrophique, pollutions radioactives. Le CO2 se transforme en acide au contact de l'eau... et les déchets nucléaires sont biocides.
- La photo numérique n'a d'existence que dans des systèmes informatiques, grand consommateurs de matériaux rares et... d'électricité. Les systèmes informatiques ont une faible durée de vie et une fois hors service, ils sont très polluants.
- La photo numérique n'a d'existence que dans les "voyages" sur les réseaux de l'internet. Mais les serveurs sont de véritables centrales thermiques qui nécessitent une débauche de systèmes de refroidissement très énergivores au point qu'il est question de placer ces serveurs au fond de la mer pour un refroidissement moins cher que la climatisation et, du coup, créer un réchauffement direct des océans, sans passer par le réchauffement planétaire via le CO2 produit à côté...

Si on décide de récupérer ses bains de traitement de ses films argentiques, on peut neutraliser les acides forts et les bases fortes en les associant... ce qui aboutit à la création d'eau pure et de sel = pollution nulle. Si on récupère ses bains de fixation, on récupèrera les sels d'argent que l'on pourra facilement recycler. Les autres produits biocides peuvent être transformés et/ou recyclés.

DONC, pour peu que le photographe argentiste soit sensibilisé, il ne polluera pas du tout ou quasiment pas. Le photographe numériste, ne pourra jamais ne pas polluer et, pour peu qu'il soit sensibilisé, il décidera de pratiquer la photographie argentique en prenant les précautions d'usage...

Alors... faites un geste pour la planète... faites de la photo argentique et limitez la pollution numérique en n'utilisant votre ordinateur et votre internet que pour lire mon site ...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


L'AVENIR EST ANALOGIQUE...


Je sais qu'en cette fin d'année 2016 la photographie grand public c'est encore le smartphone... Je sais qu'un réseau social (qui n'a rien de social et qui n'est pas un vrai réseau !) propose une réalité virtuelle (qui n'a rien de réel puisque virtuelle !!!) en 360°, image capturée par smarphone, transmise par smartphone et visualisable par smartphone (mais qui ne sera plus visualisé dans peu de temps !!!). Je sais que la créativité et la réflexion ne sont plus à la mode, c'est pourquoi on veux tout faire mais sans se creuser les méninges... Avec un smartphone on appuie sur le bouton virtuel du déclencheur, on entend un bruit de faux choc de miroir, on obtient une image sans intérêt ni technique ni artistique... mais qu'importe, c'est facile, c'est au niveau de ce que tout le monde fait, aucune originalité, l'uniformisation huxleyenne, le nivellement vers le bas... Et, quand une victime de la crétinisation smartphono-technologique se surprend à vouloir essayer la photo argentique, spontanément, sans même imaginer la grossièreté et la stupidité de sa démarche, envoie un mail à un site pour demander : quel film acheter, quelle vitesse utiliser, quel diaphragme utiliser pour faire de l'argentique (non, ne riez pas, le site contacté est bien celui de votre serviteur !), mais sans prendre une minute pour essayer de voir si le site contacté proposait des réponses dans ses pages... c'est plus simple et plus rapide d'appliquer une recette, même si elle est échafaudée par quelqu'un d'autre, même si elle ne correspond pas à ses propres valeurs esthétiques plutôt que de lire quelques lignes sur un écran...

J'ai déjà souligné ici la vision "moderne" de la photographie que je qualifierai de virtuelle... mais je constate (et je ne suis vraiment pas le seul !!!...) que de plus en plus de monde essaye la photographie argentique, abandonne le module "photographique" de son smartphone, parfois son boîtier numérique aussi... Des preuves ? Comptez le nombre de sites photographiques qui traitent d'argentique, comptez le nombre de blogs de photographie argentique, voyez la fréquentation des foires photo, voyez la simplicité d'approvisionnement en matériel et en consommables pour la photo argentique, voyez les nouveaux accessoires qui sortent sur le marché
pour la photo argentique, etc...

Dès que les nouveaux amoureux des grains d'argent ont appris comment ne pas polluer, ils deviennent de plus en plus accros et se lancent dans des recherches personnelles sérieuses pour finalement épouser très rapidement la photo analogique...

La phonéographie est à la photographie ce que l'industrialisation est à l'artisanat !... Nul besoin d'entrer dans les détails, tout le monde aura compris que la photographie ne saura jamais se satisfaire de l'uniformisation qui se veut consensuelle alors qu'elle n'est que diktat... commercial...

Si vous sentez l'appel de la nature, enfin, l'appel de la photo analogique (argentique ou alternative), ne courrez pas chez un psy, assumez, prenez du plaisir et partagez votre nouvelle passion...


Attention, tout ce que je viens de dire ne concerne que la photo "artistique"... pour des applications techniques et scientifiques, l'imagerie numérique est incontournable !... Aux débuts de la photographie, l'image argentique était un allié scientifique incontournable... mais que dire de l'imagerie numérique "4D" :


N.B. la qualité de cette image est affectée par le boîtier ayant servi à la reproduction : un smartphone "photographiant" un écran informatique.

Certes, cette image ne parlera pas à tout le monde... il s'agit d'une image "4D" scannographique montrant une vue de 3/4 arrière gauche d'une tête humaine mettant en évidence une fracture mandibulaire que l'on voit comme si on avait épluché le crâne avec la possibilité de faire tourner cette image dans toutes les directions à la recherche d'autres éventuels dégâts... C'est beau, c'est pratique mais c'est également "merveilleux" et "magique"... jamais l'argentique ne permettra de tels exploits !... DONC, chacun à sa place, laissons le numérique à la science et à la technique et conservons l'argentique pour créer de belles images "artistiques"...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


C'EST PIRE QUE JE PENSAIS...

Voilà, mes prévisions les plus catastrophistes semblent se réaliser... Il m'arrive de me faire peur parfois !... L'inculture, la facilité, la politique du moindre effort, le tout associé à ce que l'on a essayé (et réussi !) de nous vendre pour de l'hyper connectivité et qui n'est qu'un argument commercial et une arme supplémentaire pour Big Brother, ont bien entamé le marché du matériel photographique et sont en passe de rendre anecdotique et confidentiel la simple distribution de tout ce qui touche à la photographie (hormis smartphones et tablettes, bien sûr !).

Vous voulez une preuve ? OK, je vais vous en donner plusieurs :
—on crée maintenant des reflex numériques très évolués mais d'utilisation simplissime permettant de créer des images de 36 mégapixels (oui, 36 MPxl, excusez du peu !!!) qui permettent, après transfert, un affichage du résultat sur... un smartphone ! SUPER !!!... Si, en plus, je vous dis qu'il s'agit d'une grande marque de matériel photographique qui a commis cette absurdité !... Faut-il vraiment que les fabricants se sentent en danger de mort !...
—on crée de plus en plus de matériel "photo" couvrant des angles de 170-360° avec visualisation sur smartphone, SUPER !!!... et les très grandes marques de matériel photographique s'y mettent aussi !!! Faut-il vraiment que les fabricants se sentent en danger de mort !...
—regardez du côté des revendeurs de matériel photographique. Soit ces derniers sont spécialisés et ne vivent que de ça, soit ils sont plus généralistes et... leur rayon photo rétrécit comme peau de chagrin (au profit du rayon téléphonie) quand encore il n'a pas déjà disparu !!!...

Tout le monde pensait que la photographie numérique allait tuer la photographie argentique, en fait, la photographie numérique a accouché des microcapteurs pour smartphone qui vont réussir à tuer la photo au sens large !...

Heureusement qu'il reste des résistants de tout poil qui s'accrochent encore bec et ongles à la photographie argentique. Il y a les résistants-utilisateurs mais également les résistants-fabricants et les résistants-distributeurs... de ce fait, il est encore possible et même toujours plus facilement possible de se procurer des films et tout ce dont la photographie argentique a besoin... Et, heureusement, ces doux dingues continuent à promouvoir la vraie photographie... Via des blogs, via des sites, via des rencontres, via des stages, ce ne sont pas les moyens de s'y mettre qui manquent... Allez, ne vous faites pas prier... ne vous laissez pas phagocyter par la crétinisation qui se généralise, entrez en résistance vous aussi, achetez vous un boîtier argentique, rejoignez le mouvement, vous ne ferez pas partie des dinosaures mais bien de la nouvelle nouvelle-génération de photographes !...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


DÉCROISSANCE !


Si vous connaissez déjà un peu mon site, vous savez déjà qu'il ne veut SURTOUT PAS être à la mode (à moins qu'il le devienne malgré lui si la tendance se confirme !) mais là il me faut utiliser un mot qui, lui, est au top de la mode : décroissance.

Nulle théorie politique, nulle théorie économique, nulle théorie écologique, rien de tout cela (pas sûr  !), mais si on regarde de près l'ensemble des articles de mon site, on se dirige doucettement mais sûrement vers, sinon le "tout argentique", au moins vers le "principalement argentique"...

Après avoir été magique, génial, révolutionnaire, bluffant, pas mal, mouai, le numérique commence sérieusement à faire piège à gogo (pour ne pas dire à c...) avec sa technologie qui tourne en rond, toujours les mêmes (faux) arguments de vente, toujours la même obsolescence programmée, bref, si le numérique présente quelques avantages (photo couleur sans laboratoire et technique compliquée), il présente de d'énormes défauts qu'il ne sait pas corriger (images froides et sans nuances, matériel de plus en plus complexe et de moins en moins fiable et de plus en plus compliqué à mettre en œuvre, matériel de plus en plus cher et prix souvent non justifié...)

Donc il ne reste plus qu'à se retourner vers le matériel argentique plus ou moins ancien. Que de bijoux que l'on peut s'offrir pour pas grand chose (bien que la demande augmentant, les prix suivent - mais le nombre de pièces disponibles est quasiment illimité, ce qui modère une éventuelle flambée des cours...) et qui dit achat en occasion dit... décroissance ! Nous voilà au cœur du système !...
- on économise de l'argent
- on économise des ressources
- on économise l'environnement (pour peu que l'on s'astreigne à un développement éco-responsable... facile à mettre en œuvre !)

Tout le monde y gagne, sauf les constructeurs de matériel neuf qui devront bien s'investir pour le bien être de tous et la continuité de la photographie en cessant de caresser des actionnaires voraces... À ce prix, peut-être qu'un jour (à voir !) je modèrerai mes paroles en redonnant au numérique une place plus grande dans mon cœur et dans mes lignes... actuellement j'estime le ratio à 90/10 en faveur de l'argentique !...

D'ici là, soyez éco-responsable, faites de la photo argentique !...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


POURQUOI CRACHER DANS LA SOUPE ?


Alors que les temps évoluent (en théorie), les conflits stériles s'épuisent et disparaissent. En photo, ce n'est pas du tout vrai semble-t-il !... Voilà vingt ans que le numérique est entré dans le grand public, voilà vingt ans que tout le monde proclame haut et fort que l'argentique est dépassé et doit disparaitre. Le nombre d'arguments allant dans ce sens ne cesse d'augmenter alors que dans le même temps, les défenseurs de la "vraie photo" (argentique) résistent de plus en plus, que nombre de photographes convertis au numérique retournent à leurs premières amours, que nombre de films (et de marques de films) ne cessent de naitre ou renaitre...

Qui croire ? Que croire ? Cloche merle est de retour ! Pourquoi vouloir absolument imposer un système ? Pourquoi la cohabitation serait-elle impossible ? Personnellement je prône la photographie argentique mais je pratique les deux.

Nombreux sont ceux qui me disent que ma démarche est illogique voire stupide. Si j'aime l'argentique c'est que je vis dans le passé et que je ne devrais pas pouvoir supporter le numérique !...

Foutaises !... La photographie argentique est nulle pour les "modernistes", alors pourquoi essayent-ils TOUS (ABSOLUMENT TOUS) de modifier leurs images pour imiter les défauts supposés de l'ancêtre ? Le nombre de techniques, le nombre d'actions pour Lightroom® et Photoshop® (etc.) explosent ! Tout le monde recherche du grain, du flare, de la perte de netteté !!! C'est logique ça ? Avec des boîtiers à plus de 20 mégapixels (tous aujourd'hui !), impossible (ou presque) d'utiliser de vieux objectifs, il faut donc acheter des optiques super pointues (et super chères !), tout ça pour s'évertuer à polluer les images obtenues pour les faire ressembler à de l'argentique !... Autant se payer une collection complète de boîtiers/optiques et matériel de laboratoire argentiques pour le prix d'un seul "caillou" actuel et une vie complète de films et de chimie pour le prix du boîtier actuel !...

Je vous en prie, vous qui me faites l'honneur de lire mes lignes, n'entrez pas dans cette querelle débile ! Si vous vous sentez le goût et les capacités d'apprendre et de pratiquer la chimie photographique (chimie basique !), si vous avez les moyens de fabriquer une pièce noire, vous pouvez faire de l'argentique noir et blanc, si, en plus, vous avez les moyens d'acquérir (ou de fabriquer) un système de chauffage des bains, vous pourrez faire de l'argentique couleur. Si vous n'avez pas les moyens, par manque de place et/ou d'argent, vous pourrez faire du numérique...

Le plaisir dans la photographie est de fabriquer une image. Qu'elle soit argentique ou numérique, la démarche est la même, le traitement et le post traitement sont très différents, les résultats sont très différents mais il y en a pour tous les goûts !...

Regardez les images existantes, choisissez ce qui vous inspire le plus. L'argentique n'est pas plus difficile que le numérique (bien post traité !), il est différent, c'est tout. Nous avons la chance d'avoir à disposition deux modes d'expressions en un seul : l'image. Pourquoi donc vouloir se pourrir la vie sur des questions qui n'ont aucune raison d'être ?!!! Si vous voulez (ou devez vous contenter) des images numériques ayant un "look" argentique, n'ayez pas honte de ne pas faire de l'argentique. Si vous avez horreur des ordinateurs et du traitement numérique, n'ayez pas honte de faire de l'argentique. UN POINT C'EST TOUT !... Mais quel que sont votre choix, n'essayez pas de l'imposer aux autres !... Et tant qu'à faire, j'oserai émettre l'espoir que vous mes lecteurs, décidiez de mettre en œuvre le conseil de Thomas Henry Huxley : « Essayez d’apprendre quelque chose sur tout et tout sur quelque chose. » (adapté à la photographie dans le cadre qui nous intéresse ici...)

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page









Flag Counter
En savoir plus