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Lettre ouverte aux (futurs) argentistes
Les photographes sont tous C H A R L I E

 

Dans cette partie du site www.thydelor.eu je vais discuter de quelques points indispensables à connaître au moment de faire le choix de son matériel photographique. En effet, tout amateur est un jour confronté au rude problème du choix de ce qu'il souhaite acquérir, sans pour autant trouver, même sur le net, les informations objectives pouvant l'orienter...

Si vous appréciez cette page, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Choisir son système Le zoom de kit n'est pas si nul
L'occasion en numérique, un bon plan ? Se laisser tenter par un boîtier professionnel ?
Envie d'un boîtier Full Frame ? À voir... Choisir sa stabilisation optique
Un second boîtier ? Attention, Danger ! Batterie propriétaire ou piles universelles ?
La synthèse des différences de tailles de capteur en numérique Comparons ce qui est comparable !...
Live View : gadget ou vrai plus ? Et maintenant ?

CHOISIR SON SYSTÈME

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

J'ai eu nombre d'e-mails me demandant ce que je pensais de tel ou tel appareil photo. N'étant pas un professionnel de la vente de ce genre de matériel, ne ne puis que me borner à donner des conseils « généraux » quant au choix de son futur appareil.

Si vous vous promenez dans les pages de mon site www.thydelor.eu, vous aurez déjà un bel aperçu de mes préférences et quelques pistes menant au choix définitif de votre matériel. Par contre, je vous livrerai ici les grandes « règles » à prendre en compte au moment du choix. Bien évidemment, ne tirant aucun bénéfice de mes écrits, je ne vous orienterai vers aucun modèle et vers aucune marque, j'essayerai d'être le plus complet et le plus neutre possible dans mes conclusions.

De nos jours, malheureusement, qui dit choisir un appareil photographique dit choisir un appareil photo numérique !... Le choix de l'appareil argentique se limitant à son format, la présence ou l'absence d'automatismes et la gamme plus ou moins large d'accessoires. Il en va tout autrement en numérique. Mais si vous souhaitez acquérir un appareil argentique d'occasion, ces lignes vous concernent également à condition de ne pas vous arrêter sur les mots « pixel » ou « capteur ».

Il est un point capital à envisager au moment du choix, avant même de se lancer dans la jungle des propositions commerciales : quel type de photo je souhaite faire ? Voilà la première question à se poser !!! Pour vous aider à orienter la réponse à cette question, j'ai créé une page spécialement dédiée ici.

Dans cette partie du site www.thydelor.eu je me concentrerai sur les caractéristiques plus générales et les points plus précis pour affiner le choix.

Le nombre de pixels

Neuf fois sur dix la première question concerne le nombre de pixels !!! Je devrais être agacé dans la mesure où j'ai déjà répéter un milliard de fois que l'importance du nombre de pixels était sinon nulle au moins très marginale, mais je ne suis pas en mesure de m'énerver puisque les fabricants fondent toute leur puissance marketing sur ce point !... Je comprend donc que l'utilisateur finale se trouve embringué dans des choix cornéliens qui n'aboutissent généralement à rien !...

DONC JE VAIS BRISER UNE FOIS POUR TOUTES LES PROPAGANDES SUR LA SUPRÉMATIE DU NOMBRE DE PIXELS !!!

La qualité d'une image est due (par ordre décroissant) à :
—l'œil du photographe
—la capacité du photographe à composer l'image
—la qualité de l'objectif
—l'ouverture maximale de l'objectif
—la taille du capteur (ou la surface du film)
—la taille des photosites
—ET PUIS C'EST TOUT !!! Point de pixel à l'horizon...

Le nombre de pixels n'intervient qu'au moment de décider d'agrandir son image finale.

Prenons par exemple un écran d'ordinateur qui aurait les dimensions suivantes : 1366x768 (oui, c'est un petit écran mais c'est un exemple !). Cet écran exemple affiche donc 1366 x 768 = 1.049.088 pixels SOIT à peine plus qu'UN MEGAPIXEL... Si vous voulez faire des photos pour les montrer sur un tel écran à quoi bon acheter un appareil moyen format qui vous donnera des images de 40 mégapixels ???

Bon, maintenant si vous souhaitez « tirer » vos photos sur papier, le problème se pause différemment et là il faut que vous sachiez quelles seront les dimensions habituelles de vos images... Gardez dans un coin de votre tête qu'une imprimante photo utilise une résolution de 300 dpi soit 300 points par pouce ou, en bon non anglo-américain que nous sommes, 300 point pour 25,4 millimètres. Si vous souhaitez « tirer » vos photos au format A4 (210 x 297mm) vous aurez donc besoin de : (300 x 210/25,4) x (300 x 297/25,4) = 8.700.867 soit un peu moins de NEUF MEGAPIXELS. Si on envisage un recadrage de l'image (ce que 99% des gens ne font pas) on peut estimer qu'un appareil de 12 megapixel est le MAXIMUM indispensable !!!

Pour mieux fixer les idées je vous ai fait un petit tableau :
Agrandissements possibles en fonction du nombre de pixels de l'appareil (uniquement les petits capteurs qui n'existent plus aujourd'hui !!! juste pour montrer à quel point les fabricants se moquent du monde...). Les cases vertes correspondent à un excellent résultat, les cases oranges à un bon résultat et les cases rouges à un résultat insuffisant...

85 x 102mm
100 x 135mm
110 x 150mm
130 x 190mm
150 x 210mm
200 x 300mm
250 x 380mm
1 Megapixel
(800 x 600)
2 Megapixels
(1600 x 1200)
3 Megapixels
(2048 x 1536)
4 Megapixels
(2288 x 1712)
5 Mégapixels
(2560 x 1920)

Voulez-vous toujours acheter un moyen format de 40 megapixels (à plus de 10.000€) ? Ou bien, pensez-vous réellement faire des posters de plus de 25 x 38 centimètres avec vos photos ?

MISE À JOUR : en 2015, le nombre de pixels proposé n'a plus rien de commun avec ce que je raconte ici (!!!) Nikon propose un reflex petit format (24x36) à 36 Mégapixels et Canon, un reflex petit format (24x36) à 50 Mégapixels (!!!), les moyen format ont tous au moins 50 Mégapixels et des bruits courrent déjà qu'un petit format à 180 Mégapixels (!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!) pourrait voir le jour bientôt !!! MAIS CELA NE CHANGE RIEN À CE QUE J'AI DIT, C'EST TOUJOURS AUSSI VRAI (voire plus !)

Bon, ça c'est fait, passons aux choses sérieuses !!!

Choisir l’appareil photo qu’il vous faut !

Vous voulez faire de la photo de loisirs ? Optez pour un appareil compact !

Si vous souhaitez surtout faire des photos de famille ou d'amis, des images que vous conserverez dans vos albums photo ou sur votre ordinateur (ou tablette), c'est vers ce type d'appareil qu'il faudrait vous tourner de prime abord.

Petit, léger, ergonomique, sans réglage compliqué, toujours prêt, avec un flash suffisamment puissant pour la photo de tous les jours, l'appareil photo compact vous suivra partout ! Il est même très souvent équipé d'un zoom relativement performant !... Et, de plus en plus souvent, il vous permet de faire des petites vidéos...

Bien sûr vous ne pourrez pas compter sur lui pour faire de la photographie d'art (et encore, avec un peu de chance !).

De nos jours, c'est regrettable, les compacts ne proposent plus de viseur optique bien plus confortable, surtout en extérieur en cas de forte luminosité, il faudra donc apprendre à se servir de l'écran LCD arrière pour composer l'image. Cet écran permet de voir en temps réel à quoi ressemblera exactement l'image finale, ce que le viseur optique ne faisait pas systématiquement mais, même extrêmement lumineux il sera difficile à utiliser en plein soleil à cause des reflets. D'un autre côté, l'écran LCD est très grand ce qui permet de partager immédiatement l'image obtenue avec son entourage. Par contre, l'écran LCD est un très gros consommateur d'énergie et il videra votre batterie en peu de temps.

Le problème principal de ce type d'appareil c'est :
1) la taille du capteur qui est ridiculement petite donc qui limite beaucoup la qualité de l'image et même si on ne trouve quasiment plus d'appareils proposant moins de 8 mégapixels la qualité d'image ne supportera pas un agrandissement vraiment supérieur à ce que l'on pouvait demander à un appareil de 1 mégapixel d'il y a 10 ans...
2) les objectifs, zoom de surcroît, sont relativement lents (n'ouvrent pas beaucoup) donc s'ils sont capables de belles photo en extérieur par temps ensoleillé, ils seront plus que limités en faible lumière et il ne faudra pas compter sur le flash qui n'aura une portée que de quelques mètres...

Bien sûr, en contre partie, le plus mauvais des compacts, même de très bas prix vous offrira des images bien meilleures que le meilleur des smartphones...

Les critères de choix des compacts sont très peu nombreux :
—préférez un appareil simple à utiliser et pas cher, que tout le monde pourra manipuler. Il sera idéal si votre pratique photographique est occasionnelle et que vous vous contenterez de titrages en 10 x 15 cm, sans retouches, ou simplement regarder les photos sur écran.
—préférez absolument les grands écrans LCD (diagonale de 2,5 voire 3 pouces -6,3 à 7,6cm- et une résolution supérieure ou égale à 230 000 pixels) très lumineux (ils ne le seront jamais assez !).
—préférez ceux qui proposent la plus grande ouverture possible de diaphragme (ceux là sont rares et plus chers !).
—préférez les appareils avec zoom optique 4x ou 5x (autorisent un grossissement confortable) mais pas beaucoup plus car la stabilisation optique sera plus aléatoire pour des valeurs supérieures.
—préférez un objectif (zoom) avec grand angle (démarre à 28 mm ou moins en équivalent 24x36) pour faciliter la prise de vue de groupes ou de paysages.
—épluchez bien les notices, il est obligatoire de faire figurer le nombre de prises de vues possibles avec une batterie chargée à bloc... choisissez les plus endurants !...
—dans ce type d'appareil, le prix doit rester l'argument prépondérant, sinon, passez à un autre niveau de gamme...

Envie ou besoin de mieux ? Toujours sans trop se prendre la tête ? Optez pour un autre type de compact !

Cette fois, vous pourrez commencer à vous initier à la photographie autre que le presse bouton mais sans être obligé de faire un BTS de photographie (je ne sais même pas si ça existe !)... Vous cherchez un appareil modeste qui soit suffisamment technique pour apprendre et progresser en photo. À priori, vous n'aurez pas une utilisation trop intensive ni trop pointue mais sans vous amputer d'une « ouverture » possible. Pourquoi pas faire des agrandissements de temps en temps, voire des retouches plus ou moins évoluées ?

Vous choisirez un compact pour sa facilité d'utilisation MAIS en veillant bien à l'existence de modes supplémentaires :
—Mode Automatique ou Programme (selon les marques) + Mode priorité à l'ouverture (mode A, mode Av etc selon les marques) + Mode priorité à la vitesse (mode S ou T ou Tv etc selon les marques) + Mode manuel (mode M). Ces modes seront plus ou moins « compliqués » (le mot est fort) en début d'utilisation mais sont tout simplement indispensables si vous souhaitez progresser en photographie !... Malheureusement, ces modes tendent à disparaître des compacts intermédiaires mais il en existe encore, sinon il faudra passer directement au compact de nouvelle génération (ci-dessous).
—Fonctions de paramétrage de l'image, avec au moins une balance des blancs (si possible manuelle), et un réglage indépendant pour la netteté, la saturation et le contraste de l'image. Ces fonctions seront plus ou moins « compliquées » (le mot est fort) en début d'utilisation mais sont tout simplement indispensables si vous souhaitez progresser en photographie !... Malheureusement, ces fonctions tendent à disparaître des compacts intermédiaires mais il en existe encore, sinon il faudra passer directement au compact de nouvelle génération (ci-dessous).
—Un réglage manuel de la sensibilité du capteur. Ne cherchez pas des appareils affichant 250.000 ISO parmi les compacts mais 1600 ISO est envisageable même si le bruit numérique est déjà bien présent.
—Le must (pas évident à trouver en compact) : la possibilité de faire du « négatif » numérique, en fait du RAW, qui vous ouvrira toutes les portes du travail de laboratoire numérique...

Les autres critères de choix sont très peu nombreux :
—préférez absolument les grands écrans LCD (diagonale de 2,5 voire 3 pouces -6,3 à 7,6cm- et une résolution supérieure ou égale à 230 000 pixels) très lumineux (ils ne le seront jamais assez !).
—préférez ceux qui proposent la plus grande ouverture possible de diaphragme (ceux là sont rares et plus chers !).
—préférez les appareils avec zoom optique 4x ou 5x (autorisent un grossissement confortable) mais pas beaucoup plus car la stabilisation optique sera plus aléatoire pour des valeurs supérieures.
—préférez un objectif (zoom) avec grand angle (démarre à 28 mm ou moins en équivalent 24x36) pour faciliter la prise de vue de groupes ou de paysages.
—épluchez bien les notices, il est obligatoire de faire figurer le nombre de prises de vues possibles avec une batterie chargée à bloc... choisissez les plus endurants !...
—préférez un appareil avec écran orientable qui offre l'avantage d'apprendre à cadrer dans de bonnes conditions. Certains sont juste inclinables de bas en haut, d'autres se sortent complètement et pivotent dans toutes les directions, mais même dans le premier cas c'est très intéressant...

Besoin d'un appareil professionnel ? Les compacts en possèdent aussi !

Vous êtes déjà « connaisseur » ou vous n'avez pas peur de vous lancer dans le grand bain d'emblée, vous prévoyez de consacrer du temps à la photo. Vous comptez vous lancer dans la « recherche » photographique et pourquoi pas la prise de vue « artistique », vous souhaitez pouvoir réaliser des agrandissements (A4, A3 voire A2) et comptez post-traiter vos photos (développement de RAW etc...) il est alors nécessaire de trouver un appareil capable de « tenir la route ». Chez les compacts il existe de « nobles » représentants de ce que vous cherchez, et dans des marques plus que prestigieuses (et hors de prix !). Il s'agit principalement d'une classe d'appareils compacts, identiques aux appareils argentiques (pour la plupart), avec visée télémétrique et tous les modes professionnels de prise de vue et des objectifs amovibles de grande qualité, mais équipés d'un grand capteur (avec plus ou moins de pixels -mais toujours d'une exceptionnelle qualité d'image vu la taille du capteur !...). Ne vous emballez pas, 99% des photographes amateurs « avancés » rêve de ce type de bijou alors que moins d'1% d'entre eux sera un jour en mesure d'en acheter un (-à moins d'attaquer un fourgon de transport de fonds-)... En théorie je ne devrais même pas en parler ici, car leur prix de vente est équivalent au prix d'un reflex professionnel haut de gamme !!!

Il n'y a pas de critère de choix ici, d'une part parce qu'ils sont très peu nombreux et, d'autre part, en tant que matériel professionnel, ils proposent tout ce qui se fait de mieux...

Besoin de BEAUCOUP mieux que le compact « moyen » ? Optez pour un compact hybride !

Si vous souhaitez disposer de quasiment tous les avantages d'un reflex sans en avoir les contraintes, il existe depuis peu des appareils « hybrides ». Ce sont des compacts, ils offrent (en gros) les capacités du reflex (pas tout à fait tout de même !!! par contre, le prix est équivalent !!!), la possibilité de changer d'objectif, ce sont des compacts c'est pourquoi je les place ici, mais leurs caractéristiques et leur prix les détournent TOTALEMENT du monde des compacts, j'en reparlerai plus loin...

Vous cherchez un bon compromis entre maniabilité et performance ? Choisissez un bridge !

Vous recherchez plus de confort de prise de vue sans avoir à manipuler un appareil trop complexe ? Le bridge est fait pour vous ! A mi chemin entre le compact et le reflex semi-pro (d'où son nom : "pont" en angueliche), le bridge vous permet de bénéficier de fonctionnalités avancées pratiquement au niveau de celles des appareils reflex, plus aisément accessibles que sur un compact. La différence réelle avec le reflex se situe au niveau du viseur qui n'est pas optique mais électronique (moins confortable mais plus documenté), au niveau de l'objectif qui est fixe sur le bridge alors qu'il est amovible sur le reflex et au niveau du capteur qui est (beaucoup) plus petit... Avantages du bridge sur le reflex : il est équipé d’un zoom optique puissant (dit hyperzoom pour des grossissements de l’ordre de 15x à 35x grâce au petit capteur), et, toujours à cause de (ou grâce à) l'objectif fixe, il ne présentera jamais de poussière ou autres saletés sur le capteur... Pour ce qui est des résultats, ils sont généralement très bons mais, du fait du petit capteur ils ne permettent pas des agrandissements géants (quel que soit le nombre de pixels) supérieur au A4, voire A3 (ce qui est déjà considérable !) par contre, le nombre de pixels généralement constaté permet des recadrages. Bien sûr les bridges permettent les modes d'exposition évolués des reflex mais en plus une multitude de modes que l'on rencontre généralement sur les compacts, ils permettent les négatifs numériques (RAW) donc quasiment tout ce qu'offre un reflex. Donc le bridge est l'appareil idéal pour qui veut faire de la photo « évoluée » sans vouloir (ou pouvoir) s'offrir un reflex... Si le bridge est d'utilisation moins intuitive et moins réactive que le reflex, il est également (et surtout) énormément plus léger et... moins cher !...

Les autres critères de choix sont très peu nombreux :
—La taille du capteur : certains sont vraiment petits !!!
—La focale du zoom à comparer avec l'efficacité du système anti flou de bougé
—La luminosité du zoom : un zoom qui « ouvre » à f/5.6 n'est pas terrible, plus, il devient nul !!!
—La précision du zoom qui est plus importante que sa rapidité réelle
—La présence d'une correction dioptrique sur le petit viseur
—Les renseignements fournis par le viseur (aspect de l'image finale avant capture, histogramme, affichage des menus dans le viseur -en plus de l'écran LCD-)

Vous êtes un passionné de photographie ? Privilégiez le reflex !

Vous êtes intransigeant aussi bien sur la qualité des photos que du matériel, vous savez faire de la photo (ou vous ne craignez pas de vous lancer dans le grand bain sans trop savoir nager) ? Les fabricants ont ce qu’il vous faut : un reflex. Véritable concentré de technologie, réactif et performant, le reflex offre une qualité de photo incomparable... au prix de l'acquisition des techniques avancées de photographie (et, accessoirement, au prix tout court, le reflex de bas de gamme se trouvant étiqueté à un prix deux fois supérieur à celui du meilleur bridge et, généralement sans objectif -ce dernier étant, bien entendu, en option puisque le choix de l'objectif est aussi important que le choix du boîtier !...-)

Avec les capteurs les plus grands et les plus performants du marché (permettant de tirer des photos en très grands formats), des capacités de déclenchement ultrarapide, la possibilité d'utilisation 100% manuelle pour gérer dans le détail tous les paramètres de l'image, avec toutefois des automatismes (bien moins nombreux que sur les bridges ou les compacts), le reflex dispose d’une gamme impressionnante d'accessoires et des objectifs monofocale « rapides », des zooms « standards » grand angulaires ou télé interchangeables. Ce sont en effets de vrais petits bijoux pour photographes avertis (ou amateurs en quête de perfectionnement)...

Si la photo est clairement votre passion. Si vous êtes déjà passé par la case compact et/ou bridge sans avoir été convaincus du résultat (pas assez nerveux, qualité d'image insuffisante, visée par l'écran imprécise, ergonomie discutable). Si vous êtes prêts à investir (c'est le mot) dans un boîtier et au moins un ou deux objectifs (pas donnés non plus) s'il le faut. Si le transport d'un appareil encombrant et lourd ne vous fait pas peur alors le passage au reflex semble incontournable...

Les reflex avancés disposent d'un écran de contrôle sur le dessus du boîtier qui permet une vision rapide de l'ensemble des réglages, sans avoir à allumer l'écran LCD beaucoup plus gourmand en énergie. La taille du capteur va déterminer la plage de focales des objectifs. Par exemple, les capteurs APS des Nikon, Pentax, Sony (15,8 x 23,6 mm) sont 1,5 fois plus petits que du 24 x 36 mm (dit full frame), les APS de Canon sont 1,6x plus petits que le full frame. Ce facteur (dit crop dans le jargon) doit être appliqué aux focales montées sur le boîtier : ainsi un objectif 50 mm donnera en fait 50 x 1,5 = 75 mm chez Pentax, Nikon, Sony et 50 x 1,6 = 80mm chez Canon. C'est pénalisant pour du grand angle (puisque la focale s'allonge) mais avantageux pour du téléobjectif. Mais en plus, du fait de sa taille inférieure, ce capteur induit une profondeur de champs plus importante que le full frame... ça peut être un avantage ou un inconvénient. Le système autofocus est capital : il est rapide, précis et ajustable (différents modes) et même débrayable (parfois) pour une plus grande précision. Les reflex sont également les champions des hautes sensibilités (ISO).

Pour choisir son reflex, il y a un certain nombre de points à surveiller :
—Choix du capteur : il est défini par son type (CCD, CMOS ou NMOS), sa résolution (en MPxl, ne courrez pas après un nombre de pixels !!! voir plus haut !!!) et surtout par sa taille : Four Thirds (13 x 17,3 mm), APS (16 x 24 mm) et full frame (24 x 36 mm). Plus le capteur est grand, meilleure est la qualité d'image (profondeur de champ, hautes sensibilités, plage dynamique). L'APS est celui qui offre le meilleur rapport prix/performances, privilégie les téléobjectifs (au détriment du grand angle)... Ne me faites pas dire que l'APS est pour les débutants et le full frame pour les pro !!! Il y a de nombreux modèles pro pourvus en format APS !!!
—Choix de la visée reflex : atout majeur de ce type d'appareil, elle varie d'un modèle à l'autre suivant trois critères : la couverture, le grossissement et la luminosité. Pour une bonne visée, il faut, dans l'idéal, une couverture supérieure ou égale à 95% (on trouve de plus en plus de visée à 100% même si nombreux sont les appareils véritablement pro qui ne couvrent pas les 100% !!!), un grossissement supérieur ou égal à 0,80 voire 0,85x et un pentaprisme plus clair, plus précis et plus agréable qu'un pentamiroir (mais plus lourd !...)
—Choix de l'autofocus : il doit être rapide, précis et fiable (!!!). Si rien ne peut garantir sa rapidité (à part un test), pour la précision, le nombre de collimateurs (zones de mise au point) est un bon indicateur. Les modèles basiques n'en ont que trois, les plus évolués 19, 45 voire 51 et plus. Pour la photo de sport, un autofocus avec suivi du sujet peut être un plus. Mais surtout, il faut veiller à la possibilité d'une mise au point manuelle (autofocus débrayable).
—Choix de la réactivité : : la qualité de l'obturateur va influencer la nervosité du boîtier. Les meilleurs reflex peuvent déclencher à 1/8000s et enchaîner 11 images par seconde, les moins bons à 1/2000s et atteignent 2,5 à 3 images/seconde. Pour de la photo de sport, de spectacle, animalière ou expérimentale, la rafale est un sérieux atout.
—Choix de l'écran LCD arrière : il sert à contrôler la qualité des photos, le cadrage se faisant via le viseur, et à naviguer dans les menus. Les meilleurs ont une diagonale de 3 pouces (et plus) et une résolution de plus de 900.000 pixels. De plus en plus de reflex proposent la fonction Live View, surtout intéressante si l'écran est orientable.

Remarque à considérer au moment du choix : la monture (prise où on branche l'objectif) varie d'un fabricant à un autre. Si vous avez des objectifs que vous souhaitez récupérer, veillez à la compatibilité du boîtier. Et si les objectifs sont plus vieux, la monture peut ne plus être compatible, même s'il s'agit de la même marque... À ce jour, une seule marque de reflex permet une compatibilité à 100% avec tous ses objectifs fabriqués dans son histoire (des milliers !!!) ainsi que des millions d'autres fabriqués par des tiers et compatibles avec la monture originale... il s'agit de Pentax®. Pour ce qui est des concurrents, c'est beaucoup moins vrai (et c'est rien de le dire !!!)

Quid des compacts hybrides ?

J'ai déjà évoqué leur existence plus haut. Il faut avouer ma perplexité face à cette « nouvelle » catégorie de matériel photographique puisqu'il s'agit d'un « creuset » où on y fait des croisements contre nature, tels des apprentis sorciers, et d'où il sort tout et n'importe quoi !... Le seul point commun de toute cette « nouvelle classe » est un prix hors normes... Effet de mode ? Appareils appelés à disparaître sous peu où à imposer leur suprématie ? Nul ne peut le dire... Quoi qu'il en soit, s'ils ne veulent pas disparaître, il faudra revoir, et en profondeur, la politique de prix !!!

Primitivement, les hybrides devaient pouvoir apporter à l'utilisateur final la facilité d'emploi du compact ET les capacités du reflex (!!!). Qu'en est-il aujourd'hui (mars 2012) ? Bien sûr, et ça fait partie de la définition, ce sont donc des compacts (-pas de viseur mais un écran LCD, -pas de modes pro mais une multitude de modes préprogrammés, -une gestion totale via menus et sous menus, etc...) MAIS avec des objectifs interchangeables !... Le principe est très séduisant mais que retrouve-t-on ?

Il y a ceux qui ont gardé la philosophie du compact :
-capteur ridiculement petit
-gestion quasi uniquement automatique
-nombre d'objectifs interchangeable plus que réduit
-mais prix injustifiable, ne correspondant à rien

Il y a ceux qui ont choisi d'apporter à un compact des possibilités « haut de gamme » jusque là réservé aux reflex :
-capteur de grande taille (APS ou plus)
-gestion automatique ET manuelle
-nombre d'objectif important ET, grâce à des adaptateurs, au prix de la perte des automatismes, peuvent utiliser la quasi totalité des objectifs construits, quelle que soit leur marque (!!!)
-viseur électronique (type bridge) incorporé voire viseur optique ou mixte
-ajouter des capacités tactiles à l'écran LCD
-proposer un prix de vente supérieur à celui d'un reflex professionnel
Parmi ces derniers, il y a une marque qui a même décidé de prendre le vaisseau amiral de ses reflex, de lui amputer le viseur et de le rebaptiser « hybride »

Entre ces deux groupes, on trouve de tout, aucune voie n'a été négligée :
-ajout de viseur en option
-mélange photo et vidéo (pour ne pas manquer le moment fort d'une scène... n'importe quoi !)
-offre d'objectifs toy, donc objectifs de piètre qualité vendus au prix fort (pour permettre des effets spéciaux... n'importe quoi !!!)
Bref, vous aurez compris... ce n'est plus de la photo, c'est de la surenchère marketing !!!

Je ne m'étendrai pas plus sur cette catégorie... Elle est balbutiante donc je ne la démolirai pas, attendons de la voir à maturité... Juste une petite remarque qui ne concerne que moi : si le prix venait à baisser, je serais probablement intéressé par un hybride à grand capteur et viseur intégré qui serait de petite taille et de petit poids, qui serait très fin pour me permettre d'effectuer de vrais tests de tous mes objectifs grâce à des bagues d'adaptation... mais débourser plus de 1500€ pour une telle bête... pas question !!!

RÉSUMÉ DES CRITÈRES DE CHOIX

Le capteur :
Le capteur est l’équivalent de la pellicule des appareils argentiques. La qualité des photos dépend de sa sensibilité et de sa capacité à reproduire les nuances de couleur et de luminosité. ATTENTION : Plus le capteur comporte de pixels, plus vos photos pourront être agrandies mais ce nombre n'influencera aucunement la qualité de l'image (contrairement à ce que tous les vendeurs vous racontent !!!). Le nombre de pixels ne peut intervenir sur la qualité de l'image que si ce nombre est rapporté à la taille du capteur : Prenons le Pentax 645 (appareil professionnel moyen format 10.000€) qui propose 40 megapixels mais avec un capteur moyen format, presque deux fois plus grand qu'un full frame (!) il donnera des images « parfaites » aujourd'hui (ce ne sera certainement plus le cas demain...). Prenons maintenant un appareil compact ou un bridge (pas de marque, ils sont trop nombreux) qui proposent des capteurs ridicules (1/2.5") avec plus de 12 megapixels... l'image aura la qualité d'un capteur de 1/2.5", le recadrage sera possible mais la qualité d'image n'atteindra jamais celle d'un Nikon 700D appareil full frame également de 12 megapixels !!!
Choisissez un grand capteur, ne vous arrêtez pas sur le nombre de pixels !!!

La sensibilité :
La sensibilité de votre appareil à la luminosité se mesure en ISO et s’étend sur des paliers allant de 50 à 6.400 ISO, certains modèles pro allant jusqu’à 25.600 (et plus !) ! Plus cet indice est grand, plus la sensibilité du capteur est grande. Vous pourrez ainsi réaliser des clichés dans des lieux à faible luminosité sans avoir à utiliser le flash. Sachez que les compacts et les bridges n'offriront jamais les mêmes capacités de sensibilité que les reflex et qu'à sensibilité identique, la qualité des images sera totalement dépendante de la taille du capteur !... Une photo prise à 6.400 ISO avec un reflex full frame sera parfaite, la même prise avec un bridge de 1/2.5" sera inexploitable !!! La qualité de vos photos est inversement proportionnelle à la sensibilité utilisée, c'est à dire qu'avec un même appareil, une photo à 50 ISO sera de bien meilleure qualité qu'une photo prise à 1.600 ISO. Malheureusement, dans la course marketing, les fabricants préfèrent proposer des sensibilités à 25.600 ISO en faisant l'impasse sur les faibles sensibilités !!! Je préférerais un appareil proposant une gamme de sensibilité allant de 25 à 1.600 ISO qu'un appareil allant de 100 à 25.600 ISO !!! Ne suivez pas les publicités, ne courrez pas plus le nombre d'ISO que le nombre de pixels !!!...

Le système anti-poussière :
De plus en plus d’appareils sont équipés d’un système anti-poussière. Il en existe de plusieurs sortes, du filtre en passant par le secouage du capteur et au nettoyage ultrasonique du capteur. Sachez qu'à ce jour aucune technique n'est réellement supérieure à l'autre, changer un objectif revient à laisser rentrer de la poussière direction le capteur et un nettoyage manuel s'imposera à plus ou moins long terme... Reste les compacts (non hybrides) et les bridges qui, du fait de leur objectif fixe sont moins sujets à ce genre de pollution... En argentique, ce problème de poussière était inexistant !!!

L’objectif :
L'objectif est indispensable pour obtenir une image bien nette (à condition que la mise au point soit bonne !), avec un sténopé (sans objectif) on obtient également une image mais elle ne sera pas piquée. Il existe 2 types d'objectifs : les objectifs à focale fixe (grand angle, normal, télé objectif) et les zooms ou objectifs à focale variable (grand angle, trans standard, télé objectif) qui permettent de cadrer votre image sans vous déplacer (fainéants !). Ces objectifs peuvent être fixes (ne peuvent être retirés du boîtier) ou amovibles. Les objectifs des appareils compacts et bridges sont fixes, ceux des reflex (et des compacts hybrides) sont interchangeables. Le plus souvent, les appareils sont fournis avec un zoom dont les performances varient d’un boîtier à l’autre. Les plus puissants sont sur les bridges : certains grossissent l’image jusqu’à 35 fois ! Quand vous lisez les articles, vous trouverez des mentions du type "zoom optique" et "zoom numérique". Sachez qu'un "zoom numérique" n'existe pas, c'est un algorithme qui entraîne un grossissement au détriment de la qualité d'image !!! Seul le zoom optique est à prendre en compte !!!
Un objectif est caractérisé par son ouverture relative (notée f/x, f:x, ou 1/x, ou 1:x) sachez que plus la valeur de "x" est grande, plus l'objectif sera "lent" ou sombre !!! Dans la limite de vos moyens, choisissez l'objectif avec une valeur de "x" minimale !!! Plus "x" est petit, plus l’objectif captera la lumière, mais plus il sera coûteux. Pour les zooms, très souvent, l'ouverture relative est différente d'une extrémité du zoom à l'autre. Dans ce cas, il sera noté les 2 ouvertures relatives, il faut, bien entendu choisir les zooms les plus lumineux aux deux extrémités de la gamme, selon votre budget... l'idéal étant une seule ouverture relative sur toute la gamme du zoom (mais cela a un prix !!!).
Quel type de zoom choisir ? L'idéal étant le trans standard (un peu grand angle jusqu'à téléobjectif). Les compacts sont tous équipés de trans standard, les bridges aussi avec un petit grand angle et un télé objectif géant. Les reflex sont livrés sans objectif ou avec un petit trans standard de piètre qualité.
L'avantage du zoom (focale variable) se paie au prix d'une ouverture relative plus petite, d'une qualité d'image et d'un flou d'arrière plan bien moindres.

L’écran LCD :
L’écran LCD est la planche de bord de l'appareil photo. Il vous permet d’accéder aux menus du boîtier, de visualiser instantanément les photos, de les trier en direct… Mais sert également de viseur sur les compacts et en mode live view sur les bridges et les reflex. Prenez le temps de tester la navigation avant d’acheter votre appareil... une arborescence de menus trop complexe et/ou trop floue vous encouragera à faire uniquement du tout automatique et vous ne saurez jamais utiliser votre appareil !!! Choisissez de préférence un écran large et lumineux, pour votre confort visuel mais aussi pour une meilleure visualisation en instantané. La taille d’un écran LCD se mesure en pouces ou en centimètres (1 pouce = 2,54 cm). Un écran de 3 pouces (7,62 cm de diagonale) offrira un confort intéressant. Enfin, on trouve aujourd’hui des écrans tactiles... plus agréables ? Je n'en suis pas sûr, un écran tactile sera plus embêtant que des boutons dédiés qui ne nécessitent pas de quitter le viseur... Les meilleurs écrans LCD atteignent une résolution de 920.000 pixels (ou plus) et permettent une meilleure appréciation de l'image capturée.

Le flash :
Vous pouvez utiliser le flash intégré à la majorité des reflex, qui dispose de plusieurs modes adaptés à chaque prise de vue, cependant sa portée n’est que de 3 à 4 mètres. Avant toute chose, sachez que, quel que soit l'appareil et quel que soit son prix, la qualité du flash intégré est insuffisante !!! Pour plus d’efficacité, il faut donc acquérir un flash indépendant, c'est pourquoi les reflex sont équipés d’une griffe pour le fixer sur le dessus.

Le stabilisateur d’image :
Le stabilisateur d’image compense les effets de tremblements lors de la prise de vue. Il est particulièrement utile lorsque vous utilisez de forts grossissements (focales longues) ou lors de poses relativement longues ou que vous prenez des photos dans des positions inconfortables (à bout de bras au-dessus d’une foule par exemple). Il en existe de 3 sortes : les stabilisateurs numériques : de petits programmes corrigent l’image après son enregistrement, ce qui peut altérer la photo finale, les stabilisateurs optiques : logés dans l’objectif et les stabilisateurs qui agissent sur le capteur lui même. Il semblerait que les stabilisateurs optiques soient les plus performants (à vérifier !) mais il est indéniable que ce sont les seuls qui permettent une visée agréable puisque le mouvement est déjà corrigé à la visée, avant même la prise de la photo...

L’autofocus :
L’autofocus doit être aussi rapide que précis car il est déterminant pour la netteté de l'image. Les modèles d’entrée de gamme proposent de 1 à 3 zones de mise au point. Les reflex les plus perfectionnés en proposent jusqu’à 51 (et plus) et vous laissent le choix de la zone de mise au point mais attention, plus le nombre de points est important et plus il sera difficile à utiliser (et plus il sera cher !) il est préférable de savoir convenablement utiliser un autofocus à 1 point que de mal utiliser un autofocus à 51 points !... Mais j'insiste sur la possibilité de débrayer l'autofocus pour permettre une meilleure gestion de l'image.

Le mode vidéo :
Tous les appareils photo sont désormais équipés d’un mode vidéo, même les reflex. Une option pratique pour réaliser des films en complément de vos photos, mais il faut être bien conscient qu'un appareil photo n'est pas une caméra et que vous ne pourrez pas compter sur les capacités vidéo d'un appareil photo pour vous improviser vidéaste !!!. Certains modèles filment même en haute définition, mais est-ce vraiment la mission d'un appareil photo ? Ne vaudrait-il pas mieux se passer de vidéo et posséder toutes les qualités de photo dans un appareil que de posséder la vidéo au détriment de fonctions photographiques intéressantes ? Personnellement je milite contre la vidéo dans les appareils photos, mais vu l'évolution du marché, je suis en tort !...

L’autonomie :
Plus un appareil est performant ou plus son écran LCD est grand, et plus il consommera d’énergie. Vérifiez bien dans les notices l'estimation de cette autonomie. Il existe encore des appareils permettant l'utilisation de batteries aux dimensions des piles AA, c'est préférable à la batterie propriétaire car le format AA est universel en cas de panne de batterie !... Il existe également sur les reflex des poignées d’alimentation, appelées « grip », qui facilitent la prise en main et permettent d'embarquer 2 batteries donc une autonomie supérieure mais au prix d'un poids bien plus conséquent...

Le poids de l’appareil :
Ce paramètre ne concerne que les reflex, pour les autres types, pas de problème ! Pour que votre appareil reste un appareil nomade, privilégiez celui dont le poids est raisonnable. Si le reflex a gagné en compacité par rapport à l’argentique, on passe facilement de 300g à 1 kg de l’entrée de gamme jusqu’au haut de gamme. Sans parler des objectifs complémentaires et des flashs qu’il faut transporter également ! Si vous parcourez mon site, vous découvrirez ce que je pense du poids qui n'est pas forcément un handicap, mais prenez malgré tout le temps de soupeser les différents modèles avant de vous décider en pensant à une balade de 3 heures sur le terrain (par exemple). Un reflex plus lourd peut être plus stable et plus robuste, certains boîtiers sont même réalisés en alliage de magnésium pour une meilleure longévité (mais le coût s'en ressent).

La tropicalisation :
Certains reflex sont dits tropicalisés, c'est à dire « hermétiques » à l'eau et aux poussières. En fait, ils ne sont pas à proprement parler hermétiques mais ils ne souffriront pas trop d'une pluie fine ou d'une promenade dans le désert. La différence de prix est conséquente et, en plus, la majorité des objectifs n'est pas tropicalisée... est-il donc indispensable de chercher la tropicalisation ? surtout que 99,99% des utilisateurs de reflex n'utilisent jamais leur matériel dans ces conditions extrêmes...

La carte mémoire :
La majorité des appareils utilisent aujourd’hui les cartes au format SD/SDHC, mais certains fonctionnent également avec le format Compact Flash ou Memory Stick. Certains reflex propose 2 lecteurs de carte et parfois même dans des formats différents (SD/CF). Ne négligez pas le choix de la carte mémoire : sa capacité vous permettra de stocker un nombre plus ou moins important de photos, et sa vitesse de lecture/écriture aura un impact très important sur la vitesse à laquelle vous prendrez vos photos et les visualiserez sur l’écran LCD. La capacité des cartes va aujourd’hui de 2 à 32 Go. Une carte de 4 Go est suffisante. Préférez 3 cartes de 4 Go à une carte de 12 Go, ce sera moins cher et surtout... si une carte tombe en panne (eh oui ça arrive), vous aurez moins de risque de perdre toutes vos images. Privilégiez les cartes à plus forte capacité si vous souhaitez faire des vidéos, dont le poids des fichiers est beaucoup plus important.

CHOIX PLUS SPÉCIFIQUE D'UN REFLEX

« L’appareil photo numérique reflex n’est plus réservé exclusivement aux professionnels. Ses performances, sa réactivité, ses réglages personnalisables, son évolutivité sont autant d’attraits qui séduisent le plus grand nombre de passionnés de photographie. Plus besoin d’être un pro et de maîtriser absolument tous les réglages. Avec le reflex, vous ferez de la photo sur mesure » Voilà ce que promettent les vendeurs... C'est vrai... mais n'allez pas imaginer que vous y arriverez sans un minimum de formation aux techniques photographiques !!! Si vous n'êtes pas un expert, acheter un reflex est un gaspillage d'argent et de temps !!! Heureusement, dans le monde du reflex, il existe également une gamme : reflex d'entrée de gamme qui est aussi simple à utiliser qu'un bridge mais qui permet une évolution, reflex semi-professionnel (qui en fait est un reflex professionnel mais moins cher... cette différenciation pro/semi pro est vraiment une arnaque !!!) et reflex professionnel. Je ne parlerai pas des reflex moyen format car les seuls acheteurs de ce type de matériel (à ce niveau de prix) n'a pas besoin de conseil d'achat !!!

Votre premier reflex ou votre reflex si vous ne vous destinez pas à la photo pro …
Optez pour un appareil d'entrée de gamme qui vous proposera les réglages les mieux adaptés à la prise de vue pendant que vous vous concentrerez sur le cadrage. Les écrans de ces reflex intègrent des assistants à la prise de vue pour mettre la technologie à la portée de tous, un peu comme les bridges... Plus besoin de maîtriser absolument tous les paramètres. N’oubliez pas de garder une partie de votre budget pour les accessoires indispensables (objectifs complémentaires, flashs, cartes mémoires, etc.). Pour reconnaître un reflex d'entrée de gamme du premier coup d'œil, il suffit de regarder le nombre de modes de prise de vue sur le bouton de sélection : plus il y en a et plus on est loin du reflex professionnel...

Vous recherchez une montée en gamme...
Vous êtes passionné par la photo et maîtrisez déjà bien les réglages d’un reflex ? Votre choix se portera sur un appareil reflex semi-professionnel. Vous pourrez réaliser vos propres réglages et prendre des photos au gré de vos envies en exploitant toutes les possibilités offertes par un reflex plus perfectionné. Je répète encore une fois qu'un tel investissement n'est envisageable que si vous maîtrisez les techniques de photographie car en soi, un appareil semi-pro ne fera pas de meilleures photos qu'un appareil d'entrée de gamme si vous ne savez pas précisément quoi faire et comment !...

Encore plus loin ?
Vous êtes un professionnel de la photo ou vous connaissez déjà tout des techniques photographiques, vous n'avez donc plus besoin de mes conseils !...

Voilà, je pense avoir fait le tour du sujet ! Il faut simplement ajouter quelques paramètres un peu moins techniques concernant le choix d'un appareil photo... paramètres qui ont été traités ici.

Il y a aussi cette page pour vous orienter, ici.

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MISE À JOUR : une autre page est née pour compléter les notions décrites ici, je vous invite à la lire.

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LE ZOOM DE KIT N'EST PAS SI NUL

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Les objectifs sont les pièces maîtresses de l'équipement photographique. Un bon objectif que vous aurez choisi avec soin survivra -et de beaucoup- à n'importe quel boîtier que vous aurez pu acquérir !... C'est pourquoi les professionnels sont prêts à dépenser des milliers (plusieurs) d'euros pour une seule optique alors qu'ils en possèdent des "masses"... C'est également pourquoi toutes les revues photographiques et de nombreux sites de photographie sont pleins d'articles concernant les objectifs disponibles.

Dans ces conditions, vous seriez en droit de vous demander pourquoi j'en parle aussi, moi qui n'ai en aucun cas les moyens de tester scientifiquement tous les matériels ! Tout simplement parce que, vous l'aurez déjà remarqué dans mes autres pages, je n'ai aucun intérêt à vous orienter vers un matériel plutôt que vers un autre, je suis totalement indépendant, je ne touche pas un seul centime d'aucune marque, et d'ailleurs, je ne me suis pas gêné (et ce n'est pas fini !) de vous conseiller souvent le moins cher pour peu que la qualité offerte soit intéressante...

Comme les 9/10èmes des photographes amateurs, vous vous êtes offert votre premier boîtier "sérieux" (pas forcément semi-pro, mais reflex au moins —les compacts [hors Leica M !!!] à objectifs interchangeables n'entrent pas dans le cadre de cet article puisque leur gamme d'optique est limitée—) avec le zoom de kit proposé automatiquement par la marque. Il s'agit, généralement, d'un zoom 18~55mm f/3.5~5.6, quelle que soit la marque pour un format APS.

N.B. je vous montre un Pentax car je le possède, il ne vaut pas mieux que le 18-55 d'une autre marque (sauf, peut-être, que celui présenté ici est tropicalisé, tous les 18-55 de Pentax ne le sont pas). Attention, ses caractéristiques en font un objectif plus cher que les zooms de kit "classiques" tel le 18~55 DAL toujours chez Pentax.

Tous les objectifs de kit (ou, du moins, la plupart, car chez Pentax on trouve le 18~135, chez Canon le 24~105 etc, et idem pour les autres marques, qui ne suivent pas cette règle...) sont par nature abordables pour ne pas dire très peu chers. On peut les acquérir pour une cinquantaine d'€ (!!!) achetés isolément. Ceci s'explique par la concurrence entre les marques, proposer un kit boîtier/objectif à un tarif abordable oblige, bien évidemment, à fournir un peu moins pour conserver ses marges et attirer de nouveaux clients. Une fois que vous serez entré dans un système, vous serez "prisonnier" de ce système et les achats ultérieurs resteront dans la marque (!!!) avec cette fois du matériel "haut de gamme" à tarif "haut de gamme" (sauf, peut-être pour Pentax qui accepte quasiment tous les objectifs !!!).

Vous vous retrouvez donc avec un nouveau boîtier et uniquement votre zoom de kit. Sur internet (ainsi que dans la presse spécialisée) vous lisez que ce "cul de bouteille" qui équipe votre boîtier est "indigne". Tout cela est uniquement fait pour vous pousser à acheter autre chose de plus cher. N'oubliez jamais que la presse spécialisée et l'immense majorité des sites sont subventionnées par les marques !... Personnellement, j'insisterai lourdement en vous disant « ne courrez surtout pas pour changer votre zoom de kit !... C'est certain qu'il est loin de valoir un autre objectif, mais c'est un super objectif pour commencer !...». J'irai même plus loin en affirmant qu'il pourra être suffisant pour toute votre carrière de photographe amateur !!! Apprenez à le connaître (voir ici) et vous serez surpris de voir tout ce qu'il peut faire pour vous !!! D'ailleurs, si vous vous promenez sur internet, vous trouverez certainement des sites de photographes professionnels qui vous racontent leurs débuts avec ce type de matériel... et cela n'a pas entravé leur ascension dans la profession !!! Désolé, je me souviens avoir vu des sites comme ceux dont je parle mais je n'ai plus la moindre idée de leur adresse...

Comment tirer le meilleur de ce zoom de kit ? C'est extrêmement simple ! Comme expliqué plus en profondeur ici, il faut le considérer comme 3 objectifs fixes et non pas comme un zoom !!! Il s'agit d'un 18~55mm f/3.5~5.6 ? Dites vous que vous possédez 3 objectifs fixes : un 18mm f/3.5, un 35mm f/4 et un 55mm f/5.6 ! Vous avez donc un "petit" grand angle (18mm = 27mm équivalent 24x36), un objectif standard (35mm = 50mm équivalent 24x36) et un "petit" téléobjectif (55mm = 83mm équivalent 24x36)...

Comme vous le savez déjà (ou vous allez vite le savoir), 18mm (27mm équivalent 24x36) sera idéal pour la photo de paysage ou l'architecture (attention toutefois aux déformations !), le 35mm (50mm équivalent 24x36) sera l'objectif polyvalent par excellence et le 55mm (83mm équivalent 24x36) sera un superbe objectif pour le portrait ou pour compresser des paysages étendus en profondeur... Bien sûr, vous ne pourrez jamais demander à ce zoom de kit de vous offrir ce que pourraient vous offrir des optiques spécifiquement étudiées à certaines applications, par exemple, votre 83mm (équivalent 24x36) f/5.6 ne vous donnera jamais ce qu'un 85mm f/1.8 peut faire en ce qui concerne la gestion de la profondeur de champ, mais vous pourrez trouver dans ce site des moyens pour contourner ses limitations...

J'ai dit plus haut qu'il fallait considérer ce zoom comme 3 objectifs fixes, cela ne voulait pas dire qu'il fallait vous fixer sur 3 valeurs et oublier les valeurs intermédiaires !!! Cela voulait dire qu'en vous "limitant" à ces 3 valeurs vous allez pouvoir apprendre comment ces focales influencent vos images... Les valeurs intermédiaires ne permettant, dans un premier temps, que de peaufiner le cadrage. Si un jour, par hasard, vous vouliez acheter un objectif complémentaire, ce zoom de kit va vous permettre de découvrir ce qui vous manque : un plus grand angle ? un plus long téléobjectif ? un objectif "normal" plus rapide (plus grande ouverture) ?

Bon, je ne vous l'ai pas caché, ce zoom de kit a des inconvénients, ce n'est pas un objectif de fantasme (en même temps, pour 50€, il ne faut pas rêver !), voyons les principales limitations de ce zoom :
— la limitation la moins difficile à assumer est sa plage de focales, elle va du petit téléobjectif au petit grand angle. En fait, cette plage focale peut largement suffire à la majorité d'entre nous !... Même si je répète à longueurs de pages que je ne suis pas une référence, la majorité de mes images a été créée dans la plage 24-105mm (équivalent 24x36). Voyez simplement la rubrique ici, tous mes zooms (ou presque) sont de petite plage focale, sinon, j'utilise des objectifs fixes !... Et comme je l'ai dit plus haut, en cas de désir d'achat d'objectifs complémentaires, vous saurez, grâce à ce zoom de kit vers quelle focale vous orienter...
— beaucoup plus ennuyeux est la "vitesse" de ce zoom de kit (diaphragme !). Il est très peu lumineux !!! f/3.5 d'ouverture maxi (en grand angle en plus) ce n'est pas extraordinaire... pour jouer sur les flous d'arrière plan ce n'est pas terrible !... Et que dire de f/5.6 en téléobjectif !... Mais il n'y a pas de fumée sans feu... un 50mm f/1.4 (ou f/1.8) [équivalent 24x36] coûtera 6 fois plus cher que votre zoom de kit, un zoom de même plage focale qui proposera une ouverture constante à f/3.5, f/4 voire 2.8 coûtera plus de 20 fois plus !... Bon, comme je l'ai déjà dit, il y a toujours moyen de contourner ces faiblesses dans le travail de composition et, pour ce qui est du temps d'exposition, les capteurs actuels sont si sensibles qu'un pied ne sera pas systématiquement utile, même avec de telles ouvertures...
— il reste le système autofocus. Que ce dernier soit intégré au boîtier (Pentax, Sony) ou à l'objectif (Canon, Nikon), il sera systématiquement plus lent avec le zoom de kit, il ne faut pas compter sur du HSM, USM et autre système supersonique... ce sera de l'autofocus mécanique pur ! Et qui dit mécanique pur dit bruit mécanique. Mais bon, dans la vraie vie, ni cette baisse de rapidité ni ce bruit supplémentaire ne seront véritablement des handicaps pour l'immense majorité d'entre nous !...
— et autant ne pas parler des raffinements des objectifs haut de gamme, pas de caoutchouc agréable (est-ce vraiment indispensable ?), pas d'échelle précise des distances (est-ce indispensable pour la plupart d'entre nous ?), pas de tropicalisation (utilisez-vous le matériel en pleine mousson ?), pas de corps métallique (avez-vous vraiment besoin d'un objectif très lourd ?), souvent pas de bague métallique (si les bagues de polycarbonate sont assez solides -et c'est le cas, je le sais, je possède un objectif Pentax série L [léger] dont la bague en polycarbonate n'a jamais été attaquée par la monture métallique du boîtier-) pour le montage au boîtier (est-ce vraiment indispensable ?)

Bref, en un mot comme en cent, le zoom de kit ne fera jamais fantasmer aucun photographe, même pas amateur, mais si vous apprenez à le connaître, il vous ravira. Pour vous faire une idée, cherchez dans ma galerie les images obtenues avec ce type d'objectif (toutes mes images sont référencées avec le matériel utilisé pour leur obtention !).

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L'OCCASION EN NUMÉRIQUE, UN BON PLAN ?

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Voilà encore une question récurrente à laquelle il fallait que je tente de répondre. Bien sûr, comme toujours, ce qui suit ne dépend que de mon expérience et d'une réflexion personnelle basée sur les données que je peux glaner autour de moi, mais n'ayant rien de théorique, ma réponse aura donc une part de valeur non négligeable.

Pour pouvoir répondre à cette question assez vaste, il va falloir envisager plusieurs cas de figure (c'est souvent le cas !). D'abord, je vais envisager les points à prendre en compte au niveau du matériel, puis, dans un deuxième temps, prendre en compte vos éventuels besoins.

Le matériel :
Concernant le matériel, il faut considérer plusieurs paramètres importants, paramètres qui seront très différents selon le type d'appareil que vous souhaitez acquérir d'occasion. Je me limiterai ici à un listing de ces paramètres, à vous de prendre en compte ceux qui vous concernent.

— si vous envisagez d'acquérir un appareil compact "grand public" (sous entendu éviter les compacts type Leica !!!), à petit capteur, l'intérêt d'acheter d'occasion existe ou alors pas du tout ! Ce n'est pas très clair mais je m'explique :
* Si vous souhaitez acquérir un compact avec un viseur optique (ce qui est très bien !), envisager l'occasion est la seule possibilité puisque les compacts "récents" ont abandonné le concept. Ces petits appareils au nombre de pixel "réduit" (voyez le 1er chapitre ci-dessus pour déterminer les possibilités d'agrandissement) peuvent se trouver absolument partout mais, puisqu'ils n'ont plus de réelle valeur marchande (il n'y a pas de cote mais la valeur est proche de zéro), soit ils vous seront proposés pour un prix beaucoup trop élevé qu'il faudra discuter ferme, soit on refusera de s'en séparer pour si peu, quitte à le laisser "pourrir" dans un coin du garage. Personnellement, si je devais faire l'acquisition d'un tel appareil, je refuserai de dépenser plus de 20€ et encore, à condition qu'il fonctionne parfaitement, qu'il soit complet et en état cosmétique parfait !. Je discuterai de tous ces termes plus loin. Dans le cadre du compact à viseur optique, OUI, le marché de l'occasion est une bonne opportunité.
* Si vous souhaitez acquérir un compact sans viseur optique, à moins d'être particulièrement fauché (dans ce cas la réponse peut être oui), NON, le marché de l'occasion n'est pas un bon plan. Vous trouvez aujourd'hui des compacts "grand public" neuf avec des caractéristiques sans commune mesure avec les anciens pour des prix souvent très proches.
* Si vous souhaitez acquérir un compact à objectifs interchangeables (également appelés hybrides) et petit capteur, l'occasion est encore fermée à l'heure de l'écriture de ces lignes, donc il faut acheter neuf (et très cher !... souvent autant voire plus que certains reflex... ah la mode...)
— si vous souhaitez acquérir un appareil compact à grand capteur (APS ou plus), avec ou sans objectif interchangeable, le marché de l'occasion commence à s'ouvrir et peut, à condition d'être en parfait état (voir plus loin) être un bon plan. En effet, ces appareils sont très intéressants, ils ont connu un effet de mode très passager, se sont bien vendus et ont été abandonnés en masse ! Ils ont été critiqués pour leur "grande taille" (c'est un comble !) en même temps que pour la philosophie "compact" (autre comble !). Ces appareils sont (étaient) excellents et ne sont pas cotés donc n'ont pas de réelle valeur marchande. Ils coûtaient relativement cher à leur sortie mais on peut très bien en discuter pour une centaine d'euros.
— si vous recherchez un bridge, à moins d'être particulièrement "juste" du point de vue budget (dans ce cas la réponse peut être oui), NON, l'occasion n'est pas un excellant plan, les actuels sont bien meilleurs que les anciens, ont des capacités extraordinaires et ne sont pas très chers.
— si vous recherchez un reflex, il va falloir faire des sous-distinctions :
* Si vous souhaitez acheter un reflex pour faire de la photo (sous entendu pas pour en mettre plein la vue aux copains), si vous ne souhaitez pas faire des agrandissements supérieurs au 30x40cm (je ne l'ai encore jamais fait !) vous pourrez trouver des reflex à capteur APS et 6 megapixels (comme le Pentax *ist DS) qui n'ont plus de valeur marchande mais qui vous offriront beaucoup ! Je parle de cet appareils à plusieurs endroits, il est pour moi, encore aujourd'hui, un superbe appareil à tel point qu'il n'est pas cantonné dans l'armoire à collection... il sert toujours ! Bien sûr, il a les limitations de son âge (et pas uniquement le nombre de pixels), mais pour tout photographe amateur, il sera encore un excellent compagnon. En plus, ceux qui s'en séparent le font généralement pour acheter du plus "frime" et donc le reflex mis en vente n'affichera qu'un nombre limité de déclenchements !!! Donc OUI, l'occasion est un excellent plan !
* Si vous souhaitez un appareil pour "frimer", NON l'occasion n'est pas un bon plan... vous ne ferez rêver personne, ou alors des nostalgiques, donc sans intérêt.
* Si vous souhaitez acheter un appareil "super pro", du genre qui coûte plus de 6000€ en neuf, vous devrez vous retourner vers les photographes professionnels vendeurs de leur ancien matériel. Attention : un professionnel déclenche énormément !... Un appareil professionnel est prévu pour permettre un nombre de déclenchements de l'ordre de 150.000 sans problème, mais ensuite... Ce nombre paraît impressionnant, mais c'est la consommation de quelques mois pour certains professionnels !!! Si le vendeur lâche son appareil pour acheter du moyen format, OUI, l'occasion peut avoir un sens, s'il l'abandonne pour rester en petit format... NON, l'occasion sera une galère... il y a un loup !...

Quoi vérifier ?
Un appareil numérique a beaucoup plus de besoins qu'un appareil argentique (si, si !), il faudra donc être particulièrement prudent lors de l'achat en occasion !
— Aspect extérieur : la plupart des appareils numériques, contrairement à de nombreux appareils argentiques, ne sont pas étudiés pour être des baroudeurs (!!!). Un boîtier cabossé, même légèrement, très rayé, voir avec des petits bouts de plastique manquants doivent systématiquement être rejetés. Vérifiez tous les ouvrants, ce sont généralement les points les plus faibles, si un seul d'entre eux est HS c'est que l'appareil a souffert, à rejeter !... De même, l'écran LCD arrière est très fragile, s'il présente des zones moins claires (voire opaques) ou de nombreuses rayures, il vaut mieux le laisser...
Bien que ce ne soit pas directement visible (ce n'est plus à l'extérieur) je placerai ce conseil ici aussi. Utilisez une lampe de poche pour visualiser le compartiment de la batterie à la recherche de corrosion ! Une batterie qui a coulé a certainement endommagé l'électronique embarquée !... De même, vérifiez l'absence de rouille, même cachée par les différents ouvrants...
— Les accessoires : si le mode d'emploi n'est pas indispensable (on peut toujours en trouver une copie ou en télécharger sur internet), par contre, il est indispensable que l'appareil vendu d'occasion soit accompagné de son CD contenant drivers voire micrologiciels. De même, il est indispensable que le câble de connexion à l'ordinateur soit fourni, ces câbles ne sont pas normalisés. Avant d'acheter, vérifiez qu'il est encore possible d'acheter des batteries compatibles neuves. Souvent des appareils fonctionnent avec des batteries spécifiques dont la fabrication a été interrompue en même temps que l'interruption de la fabrication de l'appareil !... De même, vérifiez le type de carte mémoire utilisé par l'appareil ! S'il s'agit d'une compact flash ou d'une SD, pas de soucis, sinon... Si l'appareil est à objectifs interchangeables, vérifiez la monture, il ne sera peut-être pas simple de s'équiper en objectifs...
— Espérance de vie : j'ai dit qu'un appareil "super pro" était prévu pour 150.000 déclenchements, à mesure que la gamme baisse, ce nombre de déclenchements diminue. S'il s'agit d'un reflex "amateur", il sera probablement limité à 50.000 déclenchements, mais je ne connais aucun amateur qui tire autant... donc pas de problème. Il est donc capital de connaître le nombre de déclenchements de l'appareil mis en vente. Généralement un simple petit logiciel (type PhotoME®) est capable de déterminer en lisant la dernière photo prise avec un appareil quel est son numéro d'ordre. Par contre, pour Canon® (par exemple) c'est beaucoup plus compliqué... Généralement, si vous faites une photo avec un appareil, en la téléchargeant sur certains sites ou mieux, en prenant contact avec le SAV, vous serez en mesure de savoir combien de fois l'appareil a déclenché et ainsi vous faire une idée de son espérance de vie.
— Le fonctionnement, bien sûr ! Il faut que l'appareil mis en vente soit en possession d'une carte mémoire et d'une batterie chargée. Même si le vendeur vous vend l'appareil sans carte mémoire, il doit impérativement en fournir une pour effectuer des tests !... Testez toutes les configurations de l'appareil : différents modes d'exposition, fiabilité du posemètre, efficacité de l'autofocus, efficacité du flash (s'il en est équipé), efficacité du retardateur, qualité d'affichage sur l'écran LCD et... visualisation des images tests sur un écran d'ordinateur, au moins à 50% de sa taille réelle !!!

J'ai déjà évoqué ce sujet pour le matériel argentique ancien, mais de nombreux items pourront également trouver leur importance ici. Je ne saurais que trop vous conseiller sa lecture ici.

Où acheter ?
J'ai déjà traité de ce problème (principalement pour l'argentique ancien, mais c'est exactement pareil pour le numérique !) ici. La lecture de cet autre article ne pourra être que bénéfique...

L'acheteur
Tout ce que l'on pourra dire ici découlera directement de ce qui a été dit au dessus... Le nombre de paramètres est très limité. Il faut que vous sachiez ce que vous souhaitez faire avec votre appareil d'occasion.

Vous voulez un appareil de haut de gamme, pourquoi pas, vous souhaitez faire de très nombreuses photos, c'est possible mais il faudra être particulièrement attentif aux points précisés ci-dessus.

Vous voulez un petit bloc note pour vous amuser avec un appareil un peu plus efficace qu'un smartphone (et accessoirement moins cher !), la somme à investir est si faible que vous pouvez y aller sans grand risque.

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SE LAISSER TENTER PAR UN BOÎTIER PROFESSIONNEL ?

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Bien que je répète à qui veut l'entendre que dire d'un boîtier que c'est un boîtier "professionnel" n'a pas de sens - on connaît de tout temps des professionnels qui ont utilisé (et utilisent encore) du matériel très bas de gamme et qu'ils en viv(ai)ent très bien, j'ai même vu un professionnel exposer ses clichés pris par un smartphone (non professionnel s'il en est !!!) - il n'empêche que certains peuvent tenir le raisonnement suivant : « si je décidais d'investir dans un boîtier professionnel, au moins je suis sûr qu'il pourra suivre mon évolution photographique, qu'il me donnera toutes les possibilités et qu'il ne me lâchera pas au moindre "coup dur" ! ». Voyons de plus près ces arguments si vous le voulez bien.

Il existe de nombreux types d'appareils photo reflex (ou non) numériques (ou non) disponibles aujourd'hui, en neuf ou en occasion. Si on plaçait ces boîtiers sur un axe allant de l'entrée de gamme à la gamme professionnelle, on trouverait de plus en plus de polyvalence et de plus en plus de fonctionnalités. Globalement, sur cet axe on ne retrouverait que 3 catégories : amateur / expert / professionnel. On peut évidemment discuter de ce classement en créant plusieurs sous classements mais le sujet est stérile et n'apporte rien à ma démonstration.

Comme son nom l'indique, le matériel "amateur" ou d'entrée de gamme offre juste la polyvalence et les fonctionnalités minimales pour diminuer le coût (et donc le prix de vente). Cette catégorie est la plus abordable et c'est un excellent choix pour les amateurs, car moins de fonctionnalités signifie un apprentissage plus simple, plus rapide et plus complet. Attendez-vous à payer entre 500€ et 800€ pour un bon reflex numérique neuf en kit (un boîtier + 1 ou deux objectifs). Pour le matériel d'occasion en numérique il m'est impossible de vous donner une fourchette de prix dans la mesure où les cotes ne sont pas encore bien définies. Pour le matériel argentique, les cotes sont à scruter à la lettre !!!

Ensuite vient le matériel "expert" ou "semi-professionnel". Il est plus polyvalent que le précédent, il est (généralement) mieux construit et, éventuellement, étanche, enfin tropicalisé plutôt et hérite parfois des fonctionnalités de matériel "professionnel". Évidemment, il est plus lourd que le matériel "amateur" et présente (généralement) plus de compatibilité avec les objectifs plus anciens. Certaines marques, comme Pentax, assurent une compatibilité totale avec tous les objectifs de la marque (depuis sa création) même pour les boîtiers (reflex) "amateurs". Attendez-vous à payer entre 1000€ et 2000€ pour un boîtier reflex numérique "expert" nu (sans objectif). Même remarque que ci-dessus pour le prix de l'occasion.

La dernière catégorie, le matériel "professionnel", comme son nom l'indique, vise les photographes professionnels. Vous y trouverez le plus de fonctionnalités, le plus de polyvalence, la plus grande vitesse en rafale, la meilleure gestion des basses lumières (capteurs numériques), la meilleure construction, la meilleure technologie, le meilleur système de mise au point, l'étanchéité (ou du moins la tropicalisation) et de nombreux gadgets qu'on ne trouve pas dans les autres catégories. Ces matériels sont proposés à des prix astronomiques, entre 3.000€ et 10.000€ (ou plus) pour un boîtier reflex numérique nu (sans objectif). Même remarque que ci-dessus pour le prix de l'occasion. Cette différence de tarif entre le matériel "expert" et le matériel "professionnel" n'étant pas systématiquement ni justifié ni justifiable...

Quoi qu'il en soit, nous allons passer à la planification de votre achat. Un grand nombre de sites sur internet recommandent d'établir un budget avant d'acheter un appareil photo, puis en fonction de cette somme, ils offrent les meilleures options disponibles. Personnellement, je pense que c'est stupide. Comment pouvez-vous fixer un budget pour ensuite sélectionner un appareil correspondant à ce budget ? Il serait, et de loin, préférable de choisir un panel d'appareils et en bout de course éliminer ceux qui dépassent vos moyens !... Très souvent, d'une marque à l'autre, voire d'un modèle à l'autre, des matériels "experts" vous en donnent plus et pour moins cher que des matériels "professionnels". Si vous êtes riche et que votre budget est illimité, cela signifie-t-il que vous devez acheter l'appareil photo "professionnel" le plus cher simplement parce que vous pouvez vous le permettre ? Absolument pas !... D'ailleurs, je connais personnellement des gens riches qui cherchent des appareils encore moins cher que des matériels pour "débutants" et également des gens modestes qui se sont saignés à blanc pour acheter un matériel "professionnel" haut de gamme...

Si vous regardez ma collection d'appareils photographiques (ici), vous constaterez que seuls des appareils moyen format argentiques (pas forcément de marques les plus prestigieuses d'ailleurs)
répondent à la définition de matériel "professionnel" puisqu'ils ont été achetés plus de 30 ans après la fin de leur commercialisation... et encore, uniquement parce que j'avais déjà fait "du chemin" dans mon parcourt photographique... Aucun appareil numérique "professionnel"... au mieux un Pentax K5 ou un Canon 5D (qui sont plutôt des appareils "experts"), pas un seul Nikon D3 et pas l'ombre d'un Canon 1D... Un photographe "aguerri" n'a que peu d'intérêt à acquérir ce genre de matériel... un débutant ou un "nouvel expert" en photographie n'a absolument aucun intérêt à se lancer dans l'achat, même à vil prix, d'un appareil "professionnel"... En effet, contrairement à une idée (trop) répandue, un appareil "professionnel" ne vous en donne pas plus si vous vous placez du point de vue de l'utilisateur... bien au contraire !!! Un matériel "professionnel" est de relativement à énormément plus difficile à utiliser qu'un appareil d'entrée de gamme... et je peux vous garantir que vous ne serez jamais en mesure de l'utiliser correctement si vous n'avez pas une connaissance "poussée" en photographie et en matériel photographique... et si je dis jamais, c'est bien parce que ce matériel va tellement vous rebuter (techniquement) qu'il va vous décourager définitivement de faire de la photographie !!! Alors, pourquoi gaspiller beaucoup d'argent et de temps (précieux) ? Bien sûr, on pense que depuis l'avènement du numérique, la difficulté d'utilisation du matériel photographique "professionnel" s'est bien amoindrie... eh bien il n'en est rien !... Amusez-vous simplement à vous promener sur les blogs photographiques, sur les sites de vente de matériel photographique, sur les petites annonces pour découvrir des gens, amateurs pour la plupart, essayer de se débarrasser de leur Nikon D3 ou de leur Canon 1D simplement parce que cet appareil est beaucoup «trop» (too much) pour eux et ils ne peuvent pas l'utiliser.... Je me plais à faire un parallèle entre le matériel photo "professionnel" et les logiciels "professionnels" : combien (en pourcentage) de fonctions évoluées de Photoshop croyez vous être capable d'utiliser ? 1%, 5%... certainement pas beaucoup plus... à votre avis, pourquoi Adobe s'est "amusé" à sortir des versions "bridées" (Éléments) ?... pour faciliter l'apprentissage et l'utilisation... et encore... combien (en pourcentage) de fonctions évoluées de Photoshop Éléments croyez vous être capable d'utiliser ? 50%, 60% ???

Ne vous inquiétez pas du budget ou des caractéristiques d'un boîtier ! Si vous n'avez jamais possédé un reflex (numérique ou argentique), vous pouvez acheter un reflex d'entrée de gamme et oublier tout ce que vous avez pu lire ou entendre de ci, de là. Si vous n'avez jamais fait de photographie sérieuse avant, croyez-moi, vous allez passer des mois d'apprentissage, même avec un reflex numérique "amateur". Personnellement, bien que je ne sois pas une référence, croyez-moi, il est des jours où je ne dédaigne pas abandonner mes K5/5D (voire K10) pour leur préférer mes *istDS ou Km d'entrée de gamme... Pensez qu'il vous faudra apprendre et comprendre l'utilisation des trois paramètres - ouverture, vitesse d'obturation et sensibilité ISO - qui ne sont que 3 paramètres mais qui demanderont déjà un travail de longue haleine... puis apprendre et comprendre la composition des images qui demandera encore beaucoup plus de temps...

Quand vous serez "au point" avec un boîtier d'entrée de gamme, peut-être (et seulement peut-être !) serez vous intéressé par la montée en gamme... mais malgré tout... vous conserverez votre premier boîtier et pas uniquement par sentimentalisme (ou collectionnite débutante !!!), croyez moi !!!


Bon, un reflex (numérique) d'entrée de gamme ne sera pas tropicalisé, ok ! Pensez-vous vraiment que vous allez faire de la photo sous une pluie battante ? Si on vous payait pour cela, peut-être, mais sans cette obligation le feriez-vous ? Bon, un reflex (numérique) d'entrée de gamme ne permettra que 2 à 4 images/seconde, ok ! Pensez-vous vraiment que vous avez besoin d'un boîtier faisant 10 à 18 images/seconde ? Bon, un reflex (numérique) d'entrée de gamme ne permettra pas une utilisation (propre) à plus de 500 à 800 ISO, ok ! Pensez-vous vraiment que vous allez être "obligé" de faire souvent de la photographie sportive de nuit sans flash ? Et je pourrai continuer ma liste à la Prévert encore longtemps...

Lisez donc mes autres pages pour en savoir plus...

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ENVIE D'UN BOÎTIER FULL FRAME ? À VOIR...

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Full Frame ? C'est quoi ?

Comme vous le savez déjà, quand il existe une expression française, j'essaie de limiter l'utilisation de l'expression anglaise. Seulement voilà, si j'avais parlé de "Plein Format" dans mon titre, je pense que nombre d'entre nous aurait été perplexe... donc "Full Frame" s'est imposé de lui même puisque tout le monde connaît... À compter de maintenant, j'utiliserai donc indifféremment les deux vocables (contraint et forcé !)...

"Plein Format" est le terme utilisé pour décrire un appareil photo renfermant un capteur de la même taille qu'un film négatif 35 mm, qui mesure 36 x 24 mm. Cependant, la plupart des appareils reflex numériques, utilisent des capteurs mesurant environ 24 x 16 mm (à quelques dixièmes de mm près). Ce format, très proche du format APS-C (en argentique), a donné le même nom dans le monde numérique, cela explique pourquoi ils sont désignés par le vocable "appareil APS-C". Attention, chez Canon il existe deux formats APS en numérique, Le format APS-C (qui est plus petit que les APS-C de tous les autres constructeurs) et le format APS-H (qui est plus grand que le format APS-C des autres constructeurs). Chez Nikon, bien que le format APS-C existe aussi, ils ont décidé de faire bande à part en lui donnant le nom de "DX", mais ce n'est toujours que de l'APS-C !... Si les boîtiers APS sont si nombreux (par rapport aux "Full Frame"), c'est surtout pour une raison de prix de fabrication : fabriquer un grand capteur est très cher et augmente considérablement le prix de vente du boîtier (que dire des boîtiers "Moyen Format" qui sont plus grands que les "Plein Format" malgré un crop de x1.5 par rapport au 45x60mm de l'argentique ?). La technologie évoluant, le prix de revient des capteurs a baissé et il est donc devenu possible de fabriquer (et de vendre) des boîtiers Full Frame. Ces boîtiers FF étant des boîtiers professionnels uniquement (au début, toujours pour une question de prix de vente). Ce parallèle est resté : qui dit Full Frame dit professionnel !... Ce qui n'est plus tout à fait vrai aujourd'hui, même si les appareils Plein Format sont toujours plus chers que les appareils APS (sauf chez Canon qui proposait des appareils professionnels APS plus chers que des appareils "experts" Full Frame), la différence de prix entre un reflex "expert" APS et un appareil "expert" FF tend à se réduire et le choix du format, à tarif identique, se complique et doit être étudié de près, d'où cet article... Un Canon 5D Mark II -Full Frame- (qui est hors catalogue à la date de l'écriture de cet article) mais qui se trouve encore dans le commerce est tarifé autant qu'un Canon 7D -APS-, ou un Pentax K5 II -APS-. Si le Canon 5D Mark III ou le Nikon D800 sont plus chers il ne faut pas oublier la sortie du Canon 6D -Full Frame- et du Nikon 600D -Full Frame- «d'entrée de gamme» qui valent quasiment autant qu'un 5D Mark II !... Pas fous les fabricants, maintenant les amateurs peuvent être tentés par l'acquisition d'un Plein Format "non professionnel" (les Nikon D3, D4 et les Canon 1D sont encore beaucoup trop chers pour être attirants aux yeux des amateurs !...). Voyons si c'est une bonne idée de "sauter le pas" en changeant son reflex APS pour un FF ou en se lançant directement dans l'achat d'un premier boîtier FF.

Plus le capteur est grand et mieux c'est ? Si on fait un parallèle avec la photo argentique on pourrait dire que oui... En effet, plus le négatif était grand et plus l'image finale obtenue était de grande qualité. Même avec les meilleurs appareils Leica, Contax, Canon, Nikon (et autres) en 24x36 on n'arrivait jamais à atteindre les qualités des "petites" marques (soviétiques, chinoises, japonaises ou européennes) en moyen format. Les capteurs numériques "Plein Format" (FX chez Nikon) sont en effet 1,5x plus grands que les capteurs APS-C (sauf chez Canon où ils sont 1,6x plus grands), ce qui fait qu'ils proposent une surface 2,5 fois plus importante. Cela a un impact sur la qualité des images, au même titre que l'équivalence en argentique... Généralement, les photos prises avec des appareils "Full Frame" sont plus nettes, présentent des détails plus fins, un plus large éventail de tons plus fins. MAIS, même si la meilleure qualité est évidente, elle ne doit en aucun cas masquer les inconvénients liés aux grands capteurs (!...) : les boîtiers APS-C sont beaucoup plus faciles à utiliser et bien plus pratiques aussi, ce n'est pas pour rien que la production d'APS-C ne baisse pas avec l'arrivée de boîtiers FF à prix "grand public" !!! Et quand je souligne tous ces superlatifs du full frame c'est uniquement en utilisation "classique", puisqu'un APS-C sur un trépied sera capable d'une netteté supérieure à celle d'un full frame à main levée...

La profondeur de champ varie avec le format du capteur. Plus le capteur est grand et plus la profondeur de champs est petite avec le même objectif réglé à la même valeur de diaphragme. On peut estimer qu'il faut fermer le diaphragme de 1.33 à 2 valeurs sur un FF pour obtenir la même profondeur de champ que celle fournie par un APS. Tout simplement parce que l'angle de "vision" de l'objectif est fonction de la focale et de la taille du capteur : l'objectif "normal" de l'APS est le 35mm, l'objectif "normal" du FF est le 50mm. Donc on considère que l'APS utilise des objectifs "d'angle plus large" pour obtenir la même image mais puisque la profondeur de champs augmente proportionnellement à la largeur de "vision" de l'objectif (ou la diminution de focale de l'objectif) l'APS fournira toujours une profondeur de champs plus importante que le FF. Oh, je vous entends déjà vous écrier « mais c'est exactement pour cela qu'on veut un FF, pour faire de superbes portraits avec un superbe bokeh qu'on ne pourra pas obtenir avec un APS !... ». Certes mais il y a un corollaire négatif, nous en reparlerons plus loin...

La permanence des objectifs est un autre inconvénient du FF !... Si vous possédiez un appareil APS-C, vous avez acquis -à prix d'or- un parc d'objectif +/- important. Votre vieux boîtier est aujourd'hui totalement dépassé mais les objectifs, investissement à long terme (je l'ai déjà dit) ne sont pas dépassés eux !!! Seulement voilà, si vous passez au Plein Format, ces superbes "cailloux" prévus pour le format APS-C seront devenus inutilisables et donc, en plus de l'investissement du nouveau boîtier, il faudra considérer l'investissement dans le remplacement de tout votre parc d'optiques !... Ah Ah !... Ça refroidit déjà un peu les possesseurs d'objectifs de qualités adaptés à l'APS !... Bon, on peut toujours se dire qu'avec un grand capteur, l'utilisation d'objectifs APS-C qui créeront un gros vignetage est envisageable puisque le crop limite la surface mais conserve la qualité finale... Mais l'utilisation de tels objectifs n'est pas systématiquement "physiquement" possible (c'est le cas chez Canon où il est impossible de monter des objectifs EF-S -APS- sur des boîtiers EF -FF-). Chez Nikon ils sont plus "sympa" puisque les boîtiers FF autorisent le "bridage" des capteurs FF au format APS-C et la connectique et l'utilisation de tous les objectifs restent possibles... mais il n'empêche que vous perdez systématiquement la pleine résolution du capteur... Est-ce judicieux d'acheter un boîtier FF pour ne pouvoir créer que des images de 6 méga pixels ?... Reste les possesseurs de boîtiers APS Canon ou Nikon qui ont acheté des objectifs prévus pour le Full Frame mais tout leur parc n'est certainement pas composé de telles optiques et il faudra envisager de revendre (pas évident) ou de jeter les autres...

Toujours au chapitre des objectifs, même si tout votre parc optique est composé d'objectifs compatibles FF (ce qui est plus qu'improbable !), il ne sera pas du tout le même que précédemment. Je m'explique : entre un boîtier APS-C et un boîtier FF il y a ce fameux crop 1,5x (ci-dessus). Un objectif de 300mm f/4 monté sur un APS-C réagit comme un objectifs de 450mm f/4 idéal pour la photo sportive ou la photo animalière, mais, le même objectif monté sur un boîtier Plein Format, deviendra un "bête" 300mm f/4, tout juste utilisable en photo sportive et beaucoup trop court pour la photo animalière !... OK, acheter un convertisseur x1.4 n'est pas ruineux mais votre 300mm f/4 plus convertisseur ne sera qu'un 420mm f/5.6, bien sombre tout à coup...

Bien sûr, il reste ceux qui n'ont encore jamais possédé de reflex et dans ce cas, l'achat d'un FF est plus facilement envisageable !... Mais là aussi, il y a un mais dont nous parlerons plus loin... il y a beaucoup de choses à considérer lors du choix de son format, y compris les considérations d'ordre pratique et technique.

Faire une photo avec un boîtier Plein Format est très différent de faire la même photo avec un APS ! Incroyable ? Mais c'est vrai !!! Pour espérer exploiter les avantages d'un capteur FF il faut posséder une technique de prise de vue très pointue, beaucoup plus qu'avec un APS !!! Il faut donc un passé photographique pour tirer partie de son investissement Full Frame (et toc, les nouveaux acquéreurs potentiels de FF en premier boîtier -qui se frottaient les mains au paragraphe précédent- sont donc disqualifiés d'office !!!). Les capteurs Plein Format ne pardonnent aucune approximation quant à la précision de la mise au point. La moindre faute et la grande résolution du capteur disparaît. Il ne faut pas essayer de se persuader que la mise au point manuelle est royale, elle vous fracassera contre le mur 9 fois sur 10. La mise au point automatique est un peu (beaucoup ?) plus précise mais elle est frustrante et en plus, si vous utilisez le collimateur central pour la mise au point, le recadrage (la recomposition de l'image) induira une perte de netteté inacceptable !... Il faudra donc utiliser à propos le collimateur le plus adapté, c'est joli mais ça demande un entraînement certain et une perte de temps souvent pénalisante pour capturer LA photo !!! Un bon sujet ne va pas faire une pause pour vous laisser le temps de vous préparer à le capturer...

Si vous avez besoin (ou si vous souhaitez, comme ci-dessus) d'une très faible profondeur de champs, en portrait, par exemple, sachez que le boîtier FF est toujours à l'affût pour vous empêcher d'obtenir une image nette sur les deux yeux de votre modèle dès que ce dernier ne regarde pas l'objectif de face (ce qui est plutôt disgracieux, dans les deux cas, visage de lune = nul, visage à moitié flou = nul !!!). Ce n'est pas mieux si vous avez besoin (ou si vous souhaitez) d'une grande profondeur de champs... avec un FF il faudra fermer beaucoup plus le diaphragme et donc frôler les valeurs d'ouverture conduisant à des défauts de diffraction des objectifs d'où une énorme perte de qualité des images (nombreux sont les cas où il faudra utiliser des diaphragmes à f/11 pour obtenir une profondeur de champs identique à ce qu'on obtient en APS, or, f/11 est à déconseiller si on recherche la netteté de l'image !)... Et vous ne pensez pas aux services que vous rendent les APS avec leur grande profondeur de champs ! Les photos floues sont beaucoup plus rares qu'avec les FF, des photos inacceptables en FF (pour manque de netteté) seront extraordinaires en APS (pour grande netteté)...

La grande finesse des images du capteur FF vous "emprisonne" aussi au niveaux des vitesses d'obturation. À l'époque de l'argentique, il y avait la règle dite de « l'inverse de la focale » : utiliser un objectif de 100mm "oblige" à sélectionner une vitesse d'obturation de l'ordre de 1/100è de seconde (1/125è !). Cela reste tout à fait d'actualité avec le format APS, avec le Plein Format, ce n'est plus tout à fait vrai !... Un 100mm demandera certainement plutôt une vitesse de l'ordre de 1/250è de seconde voire 1/500è de seconde (!...) sous peine de flous de bougé perçus qui n'apparaîtront pas en APS à des vitesses bien plus lentes... La stabilisation optique permet de diminuer un peu la vitesse d'obturation mais il faut absolument la tester, j'allais dire l'éprouver, avant de pouvoir lui faire relativement confiance !...

Toujours pour la même raison de grande résolution, pour bénéficier d'une netteté optimale (en rapport avec les exigences vis à vis d'un grand capteur), l'utilisation du statif (trépied, éventuellement monopode) est fortement conseillée, il ne faudra pas trop compter sur la stabilisation optique, même si elle est efficace. Et tant qu'à acheter un statif, ne pas lésiner à la dépense, un bon trépied «  exhaustera » la qualité de tous vos objectifs sur votre grand capteur.

Et cette grande résolution va, en plus, vous obliger à choisir et donc à investir dans des optiques haut de gamme ! Les optiques anciennes ou de milieu (ou de bas de) gamme vous faisant perdre tous les avantages du grand capteur...

Un capteur Full Frame affecte les photos à plusieurs niveau... Je sais que nombreux sont ceux qui penseront que cela est du au nombre de pixels, mais ce n'est pas vrai (je l'ai déjà dit par ailleurs !!!). Le Nikon 700D, certes vieillissant, était un appareil Plein Format mais ne proposait que 12 mega pixels avec des images d'une qualité sans aucune commune mesure avec celle obtenue avec des APS disposant de beaucoup plus de pixels ! Oubliez une fois pour toutes le nombre de pixels (!...) ce ne sera jamais un critère de choix de boîtier (ou du moins ne devrait jamais être un critère de choix) !... Bien que j'ai déjà évoqué certains points, je vais lister ce qui caractérise les capteurs Plein Format :
-> Une impression de profondeur différente de cette des APS : la plus faible profondeur de champs d'un capteur FF peut présenter des avantages en photographie de portrait, même si la même faible profondeur de champs peut être obtenue avec un APS en utilisant une focale plus longue et en réduisant la distance sujet/capteur. Mais cette faible profondeur de champs peut être également un gros inconvénient, surtout en photographie de paysage ou d'architecture... Donc, un Plein Format sera moins polyvalent qu'un APS !...
-> La qualité d'image est un des points les plus connus où le FF tire bien son épingle du jeu, bien mieux que les APS, mais avec toutes les restrictions exposées ci-dessus, gestion des diaphragmes, des vitesses, utilisation des statifs, choix de super objectifs, obsession de la mise au point etc.
-> J'en ai déjà parlé par ailleurs, mais la tailles plus importante des photosites d'un capteur Plein Format permet d'obtenir des résultats bien meilleurs en sensibilité ISO élevée, donc en basse lumière, que le format APS, à même nombre de pixels et à même sensibilité !...

Bon, je me rends bien compte en écrivant ces lignes que, de manière subliminale, je crie « n'achetez surtout pas un appareil Full Frame » alors que ce n'est certainement pas le but de cet article !!! Je dis simplement que si vous envisagez d'acheter un appareil Full Frame, prenez le temps de la réflexion, il ne sert à rien de vous "saigner à blanc" (je parle de l'argent nécessaire à l'achat du boîtier et des objectifs) si vous n'êtes pas encore en état de tirer parti des possibilités de ce type de capteur, soit parce que votre parcours photographique est trop limité (débutant en photographie reflex ou débutant en photographie reflex numérique) soit parce que vous prêtez à ce type d'appareil des possibilités qui en fait ne peuvent dépendre que de vous même !...

Je vais donc essayer de lister les avantages et les inconvénients des boîtiers Plein Format avant de conclure mon article :

Inconvénients
Avantages
Difficulté à obtenir de la profondeur de champs quand cela est nécessaire.
Obtention d'un super bokeh (fou d'arrière plan) et impression de profondeur d'image incomparable grâce à la très courte profondeur de champs quand cela est nécessaire (même si cela dépend également de la qualité de l'objectif !)
A qualité et possibilités très similaires, la différence de prix entre un "bon" APS et un Plein Format d'entrée de gamme (Nikon 600D ou Canon 6D), la différence de prix va du simple au double
Grâce à la taille des photosites, vous obtenez une plus grande plage dynamique et de meilleurs résultats en basse lumière (hautes sensibilités ISO)
Si sur un boîtier APS vous pouvez utiliser tous les types d'objectifs (APS et FF), il faut des optiques dédiées FF pour un Plein Format.
La plus grande résolution de l'image d'un FF ainsi que le plus grand nombre de pixels (sauf Nikon 700D) permettent des impressions de plus grande taille
Nécessité de posséder une grande technicité photographique avant d'envisager l'achat d'un boîtier Plein Format (le FF ne vous laissera rien passer)
La résolution d'un capteur FF est bien supérieure à celle d'un APS
Il vous faut ce qui se fait de mieux (et donc de plus cher) dans votre parc d'objectifs pour pouvoir bénéficier des qualités du FF
Les appareils FF ont un look plus "pro" : ce n'est pas un avantage mais il faut bien que je remplisse les cases "avantages" (...)
La taille des fichiers est très importante d'où nécessité de posséder de "grosses" cartes mémoire ainsi que d'ordinateurs puissants pour post traiter vos photos
J'ai beau me creuser la tête, je ne vois pas quel avantage placer dans cette case !...
Puisque la focale affichée des objectifs est la focale réelle, il faudra investir beaucoup plus pour obtenir des focales longues (contrairement aux APS bénéficiant d'un facteur de conversion de x1,6 à x1,5)
Puisque la focale affichée des objectifs est la focale réelle, les objectifs "grand angle" seront plus facile à trouver et moins chers (contrairement au format APS pénalisé par son facteur de conversion de x1,6 à x1,5)
Les boîtiers FF sont beaucoup plus gros et beaucoup plus lourds que les boîtiers APS d'où une plus grande difficulté de transport et un plus grande difficulté de manipulation
Si vous avez (vraiment) de grandes mains vous serez plus apte à les manipuler que leurs cousins APS

En guise de conclusion je redirai qu'utiliser un appareil Plein Format n'est pas sans poser de problèmes. Si vous êtes de niveau débutant en photographie reflex, même si votre banquier est très large d'esprit, abandonnez temporairement l'idée de l'investissement dans un FF. De même, si vous êtes débutant en photographie numérique, passez (temporairement) votre chemin et attendez de faire vos "armes" avant d'envisager cet investissement... Un FF entre les mains d'un débutant en photographie numérique est la garantie d'un arrêt programmé à court terme de ses "ambitions" photographiques. Si, par contre, vous êtes un "vieux de la vieille" en photo reflex argentique ET que vous avez déjà réussi à faire vos preuves en numérique (même avec un bridge ou un compact) OU que vous êtes "au top" (pour peu qu'on puisse l'être !) avec un APS numérique et que votre conjoint et votre banquier sont sympas, alors n'hésitez pas, achetez vous un FF mais ne jetez pas votre APS (!!!) vos deux reflex ne feront pas doublon !... Si vous restez dans la même marque, vous pourrez partager vos objectifs entre les deux boîtiers, si vous êtes sur deux marques différentes, cela ne posera pas de problème puisqu'il n'y aura pas de compétition entre vos deux boîtiers (ou plus !)... bien au contraire... vous trouverez rapidement une complémentarité !...

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CHOISIR SA STABILISATION OPTIQUE

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Tous les reflex numériques (mais plus seulement !) permettent une stabilisation optique pour limiter les risques de flou de bougé lors de la prise de vue à main levée. Je sais que d'emblé vous allez vous demander pourquoi je parle de stabilisation optique dans la page traitant du choix de son appareil photo... tout simplement parce que ce choix doit se faire dès le choix de son boîtier... c'est aussi simple que cela !...

En effet, il y a aujourd'hui sur le marché deux philosophies diamétralement opposées en ce qui concerne la stabilisation optique. Je vais essayer de faire un parallèle entre ces deux philosophies afin de vous donner les cartes d'un choix au plus près de vos besoins. Attention, il faut noter d'emblé qu'il ne sera pas possible (ici non plus) de conclure que telle technique est meilleure que l'autre... mais pour posséder des boîtiers à stabilisation optique différente, je vais pouvoir vous orienter en toute connaissance de cause...

Les deux voies qui ont été retenues pour la stabilisation optique sont les suivantes :
—> mobilisation ultra rapide du capteur qui compense les micro mouvements des mains.
Cette voie est celle qui a été choisie par Pentax (donc Samsung aussi) et par Sony. Elle est très efficace et présente des avantages non négligeables : dans la mesure où c'est le boîtier qui gère la stabilisation optique, les objectifs n'ont pas besoin de gérer le problème. Donc les objectifs sont beaucoup moins complexes. Qui dit objectifs moins complexes dit objectifs beaucoup moins chers et beaucoup moins sujets à panne. En plus, si c'est le boîtier qui gère la stabilisation optique, il est donc capable de compenser les micro mouvements même si on utilise des objectifs (très) anciens ou de marque différente que l'on monte via des adaptateurs incapables de transmettre la moindre information de l'objectif au boîtier. Sur mes Pentax je suis donc capable de stabiliser des objectifs des années 1960, années qui, vous n'en doutez pas une seconde, n'imaginaient même pas voir un jour ce genre de raffinement (stabilisation optique !!!). Dans la mesure où c'est le boîtier qui gère la stabilisation, le photographe apprendra rapidement à connaître l'efficacité du système, efficacité qui sera toujours identique à elle-même, quel que soit l'objectif monté ! Si le boîtier permet un gain de vitesse de l'ordre de 3 diaphragmes, le gain sera toujours de 3 diaphragmes, avec tous les objectifs, quelle que soit leur qualité de fabrication et quel que soit leur âge !...

En contre partie, ce système présente un inconvénient de taille : si vous utilisez un téléobjectif (plus la focale sera longue et plus le problème sera épineux !), la visée ne sera pas du tout stabilisée !!! En effet, le capteur compensera les mouvements de la main voire du bras, mais comme il n'y a aucune relation entre le capteur et le viseur, la composition de l'image risque d'être problématique, si tout bouge en permanence, bonjour la précision de la composition !... Bien sûr ce problème peut être contre balancé par l'utilisation en Live View, dans ce cas, la visée sera également stabilisée mais tous les boîtiers ne disposent pas de Live View... Autre point négatif : une panne du système de stabilisation signifie que plus aucun objectif ne sera stabilisé...

—> mobilisation ultra rapide d'une lentille (ou d'un groupe de lentilles) de l'objectif qui compense les micro mouvements des mains.
Cette voie est celle qui a été choisie par Canon et Nikon. Elle est très efficace et présente un avantage non négligeable : puisque c'est l'objectif qui gère la stabilisation optique, la visée sera grandement facilitée puisque stabilisée... même avec les longs téléobjectifs, rien ne bougera dans le viseur et la composition de l'image sera sans surprise !... Autre avantage, si le système de stabilisation d'un objectif tombe en panne, cet objectif ne sera plus stabilisé mais tous les autres le seront toujours...

En contre partie, exit les objectifs non équipés de stabilisation (ils sont nombreux, même dans la gamme proposée par ces marques), avec eux, aucune assistance. De la même manière, exit les objectifs anciens ou ceux montés via des adaptateurs... En plus, les objectifs stabilisés sont excessivement chers et excessivement fragiles !... De plus, le gain de vitesse étant variable d'un objectif à l'autre, le photographe se devra de connaître parfaitement chaque objectif pour ne pas trop demander à la stabilisation d'un objectif particulier et avoir de mauvaises surprises...

En résumé :

Action
Stabilisation Boîtier
Stabilisation objectif
Stabilisation de la visée
NON
OUI
Stabilisation Live View
OUI
OUI
Stabilisation objectifs anciens
OUI
NON
Stabilisation objectifs incompatibles via adaptateur
OUI
NON
Stabilisation objectifs non stabilisés
OUI
NON
Stabilisation objectifs stabilisés compatibles
(* : désactivation obligatoire de la stabilisation intégrée)
OUI*
OUI
Stabilisation constante
OUI
NON
Objectifs peu chers
OUI
NON
Objectifs plus fiables
OUI
NON
Panne de stabilisation contournable
NON
OUI

Voilà, vous avez une carte de plus en main pour faire le meilleur choix de votre boîtier...

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UN SECOND BOÎTIER ? ATTENTION, DANGER !

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Chose inimaginable à l'époque bénie de l'argentique (et pour cause !), depuis l'arrivée du numérique et du prix des boîtiers (comparativement peu chers par rapport aux argentiques il y a 10 ans), il arrive fréquemment qu'un amateur expert qui possède un boîtier numérique se demande si la possession d'un 2ème boîtier ne serait pas une bonne chose. En effet, les professionnels emportent toujours avec eux au moins un deuxième boîtier, au cas où, une "mule" en quelque sorte, si le boîtier principal venait à faillir...

Il y a ceux qui ont acheté un boîtier reflex Full Frame. Ils en sont satisfaits à 100%, ils ont acquis des optiques et se rendent vite compte que du côté des longues focales, ils "coincent" rapidement. Autant s'offrir un second boîtier de la même marque, en format APS-C d'entrée de gamme pour pouvoir "allonger" la focale des objectifs acquis : un 300mm en plein format ce n'est pas grand chose, mais le même objectif passant à 450mm monté sur un APS-C (Pentax, Nikon, Sony) ou 480mm (Canon) ça permet d'ouvrir des perspectives en photo animalière. Je vous l'accorde, ce cas de figure est le moins fréquent puisque, généralement, c'est le contraire qui se produit, on achète un APS-C de première intention et on "monte en gamme" en achetant un Full Frame (en revendant, bêtement, son APS au passage !) pour en racheter un plus tard...

Il y a ceux qui ont acheté un APS-C de haut de gamme et qui pensent qu'un boîtier d'entrée de gamme, pas cher pourrait leur apporter un plus d'autant que les optiques s'adapteront aux deux boîtiers du même format pour peu qu'ils soient de la même marque.

Je ne discuterai pas des motivations de l'achat du deuxième boîtier, chacun est libre "d'investir" selon ses moyens et selon le plaisir que cela lui procure. Personnellement, en tant que collectionneur compulsif (il faudrait que je me soigne !!!), ce n'est pas 1 "mulet" que je possède mais bien plusieurs, chaque boîtier (numérique et argentique) devenant tout à tour le "mulet" de l'autre !... Surtout avec le montage des objectifs de tous les mondes sur les boîtiers de toutes sortes !... Chacun s'amuse comme il le peut (surtout si, comme moi, vous avez la chance d'avoir à vos côtés une compagne qui n'est pas trop regardante sur vos dépenses inconsidérées et sur le volume de stockage qui ne cesse d'être plus problématique !...). Mais pour rester dans le cadre du double boîtier numérique : un "bon" et un "amateur", il faut se méfier... un grand danger vous guette !!!

Au moment de l'achat du second boîtier, on prendra soin d'acheter de l'entrée de gamme, pas cher, ce ne sera qu'un "mulet" après tout ! Et bien c'est là que se situe le danger !!! Tous les fabricants essayant d'attirer à eux les débutants et ceux qui ont commencé à se faire les dents avec du compact ou du bridge, proposent à très "vil prix" des boîtiers pleins de ressources, très simples d'utilisation, très intuitifs et fournissant des résultats plus qu'acceptables -d'autant plus qu'ils ont été conçus après le "bon" boîtier- !... C'est ainsi qu'on peut trouver chez Canon (par exemple) un excellent 600D en fin de vie qui possède le même capteur et le même processeur que le 7D donc capable des mêmes résultats (même si un peu bridé) avec même des raffinements auxquels le 7D n'aura jamais accès. Il en va de même chez tous les fabricants, un K30 D chez Pentax vaudra bien un K5D (1ère génération) et, idem pour toutes les autres marques...

Donc, il viendra bien un jour où on s'apercevra qu'on est "tombé amoureux" du "mulet" et qu'on finira par le préférer au "vaisseau amiral" !... Et on en viendra à regretter d'avoir investi autant dans le premier boîtier ! Pour reprendre mon cas personnel (qui n'est pas une référence, je le rappelle), j'adore mon Pentax K5D, j'aime encore toujours mon Pentax K10D (qui prend gentiment de l'âge) mais j'avoue être souvent attiré par mon tout petit Pentax Km, une entrée de gamme qui est née après le K10D et qui est aussi bon (voire meilleur sur certains points). Il arrive même que je le préfère au Pentax K5D alors qu'aucune comparaison n'est plus possible entre ces deux boîtiers. Et si ce n'était que cela !!! Je dois avouer que malgré son âge canonique, ses capacités plus que limitées (comparées à tous les autres reflex Pentax que je possède), il m'arrive d'adorer utiliser mon Pentax *istDS !!!

Voilà, c'est tout, le message que je voulais faire passer était : « ATTENTION : VOUS RISQUEZ DE PRÉFÉRER LE PETIT AU DÉTRIMENT DU GROS BOÎTIER !!! ». D'ici à dire qu'il ne faut acheter que des boîtiers d'entrée de gamme et se concentrer sur les optiques de qualités, il n'y a qu'un pas, que je franchirai allègrement, encore une fois...

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BATTERIE PROPRIÉTAIRE OU PILES UNIVERSELLES ?

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Certains boîtiers (surtout les compacts mais également certains reflex) fonctionnent avec des piles ou batteries au format AA (ou LR6). D'autres, la plupart, fonctionnent avec des batteries propriétaires. D'autres encore peuvent utiliser indifféremment les deux types (plus rarement). D'autres enfin permettent l'utilisation de piles ou batteries CR-V3. Certains grips de boîtier reflex permettent également d'utiliser une (ou plusieurs) batteries propriétaires ou des batteries/piles LR6.

1 : Pile LR6 ou AA. Existe en pile alcaline ou au lithium ou en batterie rechargeable
2 : Batterie propriétaire
3 : Pile CR-V3 existe en pile alcaline ou au lithium ou en batterie rechargeable

Cela peut-il être un critère de choix au moment de se lancer dans l'achat d'un appareil photographique ?

Il est évident que ce ne sera jamais le critère principal mais il peut être intéressant de s'y attarder un petit moment !

La pile LR6 alcaline : elle a généralement une énergie insuffisante pour faire fonctionner les appareils photographiques. Seules les piles dites "Haute Énergie" seront utilisables pour les compacts bas de gamme, pour les autres appareils, et en particulier les reflex, elles ne permettront de prendre que quelques photos voire ne même pas permettre la mise sous tension du boîtier...

La pile LR6 lithium : elle a généralement une très forte énergie et une autonomie très longue. Elle sera parfaite pour tous les types de boîtiers.

La batterie LR6 (rechargeable), généralement au Li-Ion (bien qu'elle existe aussi en NiMH) : elle a une forte énergie et une autonomie relativement longue, bien que bien moindre que la pile Lithium.

La batterie propriétaire : elle est généralement étudiée pour fournir l'énergie et l'autonomie optimale pour l'appareil qu'elle équipe.

La pile CR-V3 alcaline : elle a les mêmes avantages et les mêmes défauts que la pile LR6 de même composition, même si sa forme différente ne permet pas d'interchanger (un compartiment pour une CR-V3 peut contenir deux LR6 mais un compartiment pour deux LR6 ne peut pas forcément accepter une CR-V3).

La pile CR-V3 lithium : elle a les mêmes avantages que la pile LR6 lithium, même si sa forme différente ne permet pas d'interchanger (un compartiment pour une CR-V3 peut contenir deux LR6 mais un compartiment pour deux LR6 ne peut pas forcément accepter une CR-V3).

La batterie CR-V3 (rechargeable) : elle a les mêmes avantages que la batterie LR6, même si sa forme différente ne permet pas d'interchanger (un compartiment pour une CR-V3 peut contenir deux LR6 mais un compartiment pour deux LR6 ne peut pas forcément accepter une CR-V3).

Comparaison des différentes sources d'énergie :
 
LR 6 (AA)
Batterie propriétaire
CR-V3
Poids
+++
+ à +++
++
Compacité
+
+ à +++
++
Énergie
+ à +++
+++
+ à +++
Universalité
+++
ø
++

Comme le montre le tableau ci-dessus :
Les piles LR6 :
•Elles sont sensiblement plus lourdes que leurs concurrentes.
•Leur compacité est dans la bonne moyenne, seules certaines batteries propriétaires peuvent être moins encombrantes
•Leur énergie va de "insuffisante" (piles alcalines) à "excellente" (lithium) en passant pas "très bien" (batteries rechargeables). L'autonomie des piles lithium peut être supérieure à certaines batteries propriétaires.
•Ce sont les plus universelles ! Il n'est pas un endroit dans le monde où l'on ne puisse se procurer des piles au format LR6. Les batteries LR6 étant peut être un peu plus difficiles à trouver dans certaines régions.

Les batteries propriétaires :
•Elles peuvent avoir un poids ridicule (inférieur à celui des autres) ou peut être très important. Cela est fonction du voltage et de la capacité.
•Selon la taille du boîtier, et de ses besoins énergétiques, leur compacité peut varier énormément.
•Leur énergie est "excellente" puisque étudiées pour le boîtier qu'elles équipent.
•Puisque propriétaires, en cas de panne, il sera impossible de la remplacer "au pied levé". Il faudra la commander et attendre... Dans certaines régions du globe cela sera impossible !!!

Les piles CR-V3 :
•Elles sont un peu moins lourdes que les LR6 (attention, à voltage identique une CR-V3 correspond à deux LR6).
•Elles sont (à peine) moins encombrantes que les LR6.
•Leur énergie est équivalente à celle des LR6. "insuffisante" pour les alcalines, "excellente" pour les lithium et "très bonne" pour les rechargeables. L'autonomie des piles lithium peut être supérieure à certaines batteries propriétaires.
•Elles sont un peu moins répandues que les LR6.

Ce n'est donc pas pour rien que certains grips de boîtiers reflex permettent l'utilisation de piles LR6 ou de batteries propriétaires... cela permet un shooting dans toutes les situations... même si la batterie propriétaire lâche.

Maintenant, globalement, hormis les piles alcalines qui sont (en LR6 ou en CR-V3) franchement insuffisantes et non recommandables, toutes les autres sources d'énergie permettent une utilisation qui va de "confortable" à "très confortable". Il faut noter toutefois que les batteries Li-Ion et NiMH ont une autonomie moindre que les piles au lithium. Les batteries propriétaires ont généralement une bonne autonomie puisque étudiées pour faire fonctionner idéalement l'appareil qu'elles équipent.

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LA SYNTHÈSE DES DIFFÉRENCES DE TAILLES DE CAPTEUR EN NUMÉRIQUE

Je n'ai pas arrêté de vous parler de Full Frame et d'APS, de grand capteur et de petit capteur. J'en parle également ailleurs dans mon site et je pensais avoir fait le tour de la question jusqu'au jour où j'ai commencé à recevoir pas mal de courrier me demandant une synthèse.

J'ai donc écrit une synthèse des différences entre grand et petit capteur. Puisque vous recherchez un boîtier, je ne saurais trop vous inviter à lire cette synthèse. Je l'ai placée ici, puisque le sujet devait se suffire à lui-même...

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COMPARONS CE QUI EST COMPARABLE !...

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Bon, tout cela est bien joli, je vous ai donné beaucoup de clés, je vous ai donné des avis (ci-dessus et sur d'autres pages), vous avez certainement lu des tests sur des sites ou dans des revues, tout cela vous donnera une masse d'information assez considérable... Seulement comme le dit le dicton « trop d'information tue l'information », ce sera encore plus vrai ici !... Multiplication d'avis contradictoires, procédures de tests incompatibles, méthodologies plus ou moins discutables, on n'est pas près de se lancer dans une décision puisque faire la moyenne de tout cela est tout bonnement IMPOSSIBLE !... J'ai donc décidé de vous donner d'autres clés, qui, si elles ne semblent pas être très parlantes de prime abord, sont les seules qui permettront de départager objectivement 2 boîtiers ou plus précisément 2 capteurs...

Attention ! Ces clés, pour fiable qu'elles sont, ne permettront pas de tout vous dire sur votre futur boîtier, en effet, il y a le capteur MAIS il y a également le traitement du signal, la filtration de la lumière qui arrive sur le capteur, la qualité du dématriçage (pour le passage en JPEG) etc... Mais, si votre cœur hésite entre 2 (ou plus) boîtiers, ces clés pourront orienter votre choix final !... Mais uniquement pour départager, n'allez pas commencer vos recherche par ces paramètres !...

Bon, je sais, ces paramètres ne sont pas systématiquement très simples à trouver... il faudra un peu fouiller les modes d'emploi, les sites des fabricants voire les sites testeurs spécialisés, mais je vous garantie que vous les trouverez...

Voyons cela :

La taille du capteur

La taille du capteur est généralement un bon indicateur de la qualité de l'image finale. La taille des capteurs peut varier considérablement de l'un à l'autre (j'en ai déjà parlé par ailleurs, je vous encourage à aller voir !), mais d'une manière générale, si on fait abstraction des autres paramètres, plus le capteur est grand et plus la qualité d'image sera grande... C'est d'ailleurs la même chose en argentique mais il n'est plus question de taille de capteur mais de surface sensible argentique. Plus les capteurs sont grands et plus ils sont efficaces puisqu'ils offrent une surface plus grande pour capturer la lumière.

Mais parler de taille de capteur c'est se plonger dans un monde de doute et de questionnement ! Tout cela est très flou, et d'ailleurs ce flou est farouchement entretenu par les fabricants !... Et pour cause !... Donc essayons de désherber un peu tout cela... Sur les plus petits capteurs (comme par hasard), on n'utilise pas les mêmes normes de caractérisation que sur les plus grands !... En effet, les petits capteurs sont caractérisés par un rapport dit « 1/x », il s'agit en réalité d'un rapport de 1/x pouces (1 pouce = 25,4mm). Jusque là ça semble évident, mais ces petits vicieux de commerciaux ne se vantent pas du fait que ce rapport ne représente pas du tout la diagonale du capteur, comme tout le monde pourrait le penser de prime abord !... En fait la vraie taille de la diagonale de ces capteurs est approximativement égale à 2/3 de ce rapport spécifié !!! Et ça change tout !!! C'est tout de même fou que personne n'ai interdit cette « fraude » en obligeant tout le monde à parler en millimètre (ou éventuellement en pouce) comme pour les capteurs plus grands !!!

Je vais me fendre d'une vraie comparaison des différentes tailles de capteurs. S'il vous plait, ne m'écrivez pas pour vous plaindre si j'en ai oublié, écrivez-moi plutôt pour me donner les informations manquantes, merci.

Taille réelle
Diagonale
Surface
Rapport
1/4" (~ 3,20 x 2,40 mm)
4,00 mm
7,68 mm²
4:3
1/3,6" (~ 4 x 3 mm)
5,00 mm
12,00 mm²
4:3
1/3,4" (~ 4,23 x 3,17 mm)
5,29 mm
13,41 mm²
4:3
1/3,2" (~ 4,5 x 3,37 mm)
5,62 mm
15,17 mm²
4:3
1/3" (~ 4,8 x 3,6 mm)
6,00 mm
17,28 mm²
4:3
1/2,9" (~ 4,96 x 3,72 mm)
6,20 mm
18,45 mm²
4:3
1/2,7" (~ 5,33 x 4 mm)
6,66 mm
21,32 mm²
4:3
1/2,5" (~ 5,75 x 4,32 mm)
7,19 mm
24,84 mm²
4:3
1/2,4" (~ 5,90 x 4,43 mm)
7,38 mm
26,14 mm²
4:3
1/2,35" (~ 6,03 x 4,52 mm)
7,54 mm
27,26 mm²
4:3
1/2,33" (~ 6,08 x 4,56 mm)
7,60 mm
27,72 mm²
4:3
1/2,3" (~ 6,16 x 4,62 mm)
7,70 mm
28,46 mm²
4:3
1/2" (~ 6,4 x 4,8 mm)
8,00 mm
30,72 mm²
4:3
1/1,9" (~ 6,74 x 5,05 mm)
8,42 mm
34,04 mm²
4:3
1/1,8" (~ 7,11 x 5,33 mm)
8,89 mm
37,90 mm²
4:3
1/1,76" (~ 7,27 x 5,46 mm)
9,09 mm
39,69 mm²
4:3
1/1,75" (~ 7,31 x 5,49 mm)
9,14 mm
40,13 mm²
4:3
1/1,72" (~ 7,44 x 5,58 mm)
9,30 mm
41,52 mm²
4:3
1/1,7" (~ 7,53 x 5,64 mm)
9,41 mm
42,47 mm²
4:3
1/1,65" (~ 7,76 x 5,81 mm)
9,69 mm
45,09 mm²
4:3
1/1,63" (~ 7,85 x 5,89 mm)
9,81 mm
46,24 mm²
4:3
1/1,6" (~ 8 x 6 mm)
10,00 mm
48,00 mm²
4:3
8,64 x 6 mm
10,52 mm
51,84 mm²
1,44
2/3" (~ 8,8 x 6,6 mm)
11,00 mm
58,08 mm²
4:3
10,82 x 7,52 mm
13,18 mm
81,37 mm²
1,44
13,2 x 8,8 mm
15,86 mm
116,16 mm²
3:2
4/3 [Four Third] (17,3 x 13 mm)
21,64 mm
224,90 mm²
4:3
18,1 x 13,5 mm
22,58 mm
244,35 mm²
4:3
1,5" (~ 18,7 x 14 mm)
23,36 mm
261,80 mm²
4:3
20,7 x 13,8 mm
24,88 mm
285,66 mm²
3:2
21,5 x 14,4 mm
25,88 mm
309,60 mm²
3:2
22,2 x 14,8 mm
26,68 mm
328,56 mm²
3:2
22,3 x 14,9 mm
26,82 mm
332,27 mm²
3:2
22,5 x 15 mm
27,04 mm
337,50 mm²
3:2
22,7 x 15,1 mm
27,26 mm
342,77 mm²
3:2
22,8 x 15,5 mm
27,57 mm
353,40 mm²
3:2
23,1 x 15,4 mm
27,76 mm
355,74 mm²
3:2
23 x 15,5 mm
27,74 mm
356,50 mm²
3:2
23,2 x 15,4 mm
27,85 mm
357,28 mm²
3:2
23,4 x 15,6 mm
28,12 mm
365,04 mm²
3:2
23,5 x 15,6 mm
28,21 mm
366,60 mm²
3:2
23,7 x 15,5 mm
28,32 mm
367,35 mm²
3:2
23,6 x 15,6 mm
28,29 mm
368,16 mm²
3:2
23,5 x 15,7 mm
28,26 mm
368,95 mm²
3:2
23,7 x 15,6 mm
28,37 mm
369,72 mm²
3:2
23,6 x 15,7 mm
28,35 mm
370,52 mm²
3:2
23,7 x 15,7 mm
28,43 mm
372,09 mm²
3:2
23,6 x 15,8 mm
28,40 mm
372,88 mm²
3:2
24 x 16 mm
28,84 mm
384,00 mm²
3:2
27 x 18 mm
32,45 mm
486,00 mm²
3:2
27,65 x 18,43 mm
33,23 mm
509,59 mm²
3:2
27,9 x 18,6 mm
33,53 mm
518,94 mm²
3:2
28,7 x 18,7 mm
34,25 mm
536,69 mm²
3:2
28,7 x 19,1 mm
34,47 mm
548,17 mm²
3:2
35,8 x 23,8 mm
42,99 mm
852,04 mm²
3:2
35,8 x 23,9 mm
43,04 mm
855,62 mm²
3:2
36 x 23,9 mm
43,21 mm
860,40 mm²
3:2
35,9 x 24 mm
43,18 mm
861,60 mm²
3:2
36 x 24 mm (plein format)
43,27 mm
864,00 mm²
3:2
45 x 30 mm (moyen format)
54,08 mm
1350,00 mm²
3:2
44 x 33 mm (moyen format)
55,00 mm
1452,00 mm²
4:3

Les plus grands capteurs sont plus efficaces puisqu'ils offrent une plus grande surface pour capturer la lumière.

Attention toutefois... à surface identique (et c'est également valable pour les autres paramètres), si vous comparez deux boîtiers de générations différentes (parfois quelques années voire quelques mois de différence suffisent), généralement (mais ce n'est pas systématique !), les plus récents seront plus performants que les plus anciens...

Le nombre de pixels

Le nombre de pixels (qui est donné dans les modes d'emploi) sert à déterminer la distance qui existe entre le centre d'un pixel (en réalité d'un photosite) et le centre du photosite adjacent. Partant de cette distance, on peut définir la densité des pixels (des photosites !). Voir plus bas.

Plus la densité est faible (moins le nombre rapporté à la surface est important, donc plus la distance qui sépare deux photosites est importante) et plus chaque photosite sera gros. Et plus le photosite est gros et meilleur sera son rapport signal/bruit (il y aura beaucoup plus de lumière capturée et il y aura beaucoup moins de bruit parasite) et plus grande sera la plage dynamique (plus la gamme de tons reproductibles sans apparition de bruit sera grande)... Voir plus bas.

La densité des pixels (photosites)

La densité des pixels vous renseigne sur le nombre de pixels présents (ou potentiellement présents) sur une surface de 1 cm² de capteur.

Plus la densité de pixels est élevée et plus les pixels seront petits et inversement. Tout se tient...

La surface des photosites

La surface des pixels (ou photosites) affecte la quantité de lumière captée par chaque photosite. Plus elle est grande et plus grande sera la quantité de lumière collectée par chaque photosite. Les photosites plus grands auront la possibilité de recueillir plus de photons (de lumière), ce qui entraîne une plus grande plage dynamique.

Par contre, plus leur surface sera petite et plus les photosites permettront une résolution importante (image plus détaillée) pour une taille de capteur donnée (bien sûr !).

Là le choix sera cornélien : plus de détail ou meilleure capacité à faire des images en situation de faible luminosité !...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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LIVE VIEW : GADGET OU VRAI PLUS ?

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Voilà bien longtemps que j'ai créé cette page et, voilà bien longtemps que je la croyais bouclée !... Seulement voilà que pour une raison encore totalement inconnue (je ne vais pas entamer une psychanalyse pour autant... rassurez-vous) je viens de m'apercevoir qu'un point important n'avais jamais été soulevé dans mon site : le problème du Live View ! Je vais donc combler ce manque tout de suite !...

En tant que vieux de la vieille, depuis très longtemps, le choix de mes boîtiers se faisait en fonction de l'état d'esprit qui me poussait à faire de la photographie, déjà à l'époque de l'argentique et encore toujours quand je fais du numérique. Il s'agit tantôt d'une visée télémétrique (oh que j'aime cela !), tantôt une visée par le dessus en moyen format (oh que j'adore ça !), tantôt d'une visée reflex (oh comme j'aime cela aussi !).

On a tous beaucoup de mal à se séparer de ses habitudes et les miennes datent de l'argentique... Les vrais boîtiers numériques à visée télémétrique sont rares et très chers (hors de portée de mes "petits" moyens), les appareils moyen format numérique avec visée par le dessus sont des appareils moyen format "classiques" équipés de dos numérique, je possède tout ce qu'il faut pour être heureux en moyen format par contre un dos numérique n'est pas à la portée de ma bourse non plus... donc je me "contente" de boîtiers numériques reflex (désolé pour ceux qui aimeraient bien se "contenter" de la sorte). Et, qui dit reflex (pour moi au moins) dit viseur optique et un point c'est tout (d'ailleurs, c'est la définition de "reflex")... "L'évolution" des compact les a privés de leur viseur optique (non reflex) en ne leur laissant qu'un écran LCD pour la composition. Certes, cet écran LCD permet une vision à 100% de ce que le capteur reçoit (alors que le viseur des compacts n'offrait qu'une vision approximative et partielle) mais, personnellement (toujours) je trouve cela franchement nul comme visée. Puis l'évolution a également touché les reflex numériques en leur offrant une visée Live View sur leur écran LCD, sans pour autant -et fort heureusement- les priver de la visée reflex que j'aime tant...

Pendant des années je me suis "enfermé" dans la certitude que cette possibilité de visée était prévue (pour ne pas dire réservée) pour les débutants dans le monde reflex et ne présentait aucun intérêt pour les vieux triquards comme moi... bref, moi qui sais viser à travers le prisme, qui sais prévisualiser mes images dès la prise de vue, jamais, au grand jamais je n'utiliserai l'écran LCD en lieu et place de l'oculaire... tout ça ne sert qu'à épuiser encore plus rapidement sa batterie !...

Les certitudes sont à ce point aveuglantes que, déjà à l'époque de mon Pentax EI-2000 (dans les années... 2000 !) qui proposait une visée Live View ET un écran LCD mobile (sur un seul axe vers le haut), jamais je ne les ai utilisés...

Des "siècles" plus tard, je me suis payé un "petit" Canon 600D. Lui, proposait non seulement un Live View mais également un écran LCD mobile dans toutes les directions. Comment ai-je réagi ? Gadget, jamais ne n'utiliserai ça (!) d'ailleurs, je ne l'ai acheté que pour remplacer un convertisseur de focale x1.4 pour mon full frame (5D MkII) puisqu'il était proposé au même prix (on était en fin de vie commerciale du 600 D !) et qu'en plus il me permettait de ne pas perdre de diaphragme -contrairement au convertisseur x1.4-

Et voilà que dernièrement, avant hier pour ne rien vous cacher, alors que voulais faire de la macrophotographie avec mon Canon 100mm f/2.8 macro USM couplé avec mon Canon 50mm f/1.4 USM via une bague d'inversion, je me suis aperçu que la mise au point n'était franchement pas facilitée dans cet oculaire que je trouvais soudainement bien petit, bien sombre et bien difficile d'accès... Bon, n'écoutant que mon "courage", je mis le Live View en marche et je me suis même surpris à faire tourner l'écran LCD de façon à ne plus avoir à me contorsionner pour viser (c'est un comble non ? Cela doit être l'âge !)... Et je me suis exclamé : « bon sang, mais ce que ça peut être pratique ce gadget ! ». À partir de là, le diable était lâché... J'ai fait tout mon shooting via l'écran LCD et... j'ai apprécié !... Assumant mon changement d'état d'esprit, je suis même allé jusqu'à recommencer l'expérience avec mon Canon 5D Mark II (qui ne possède pas d'écran LCD mobile) relié à mon ordinateur portable (mode tethering). Gran-dio-se !... Encore mieux que le Live View !!! Il me fallait donc poursuivre mes "tests" avant de trop m'emballer et de conclure précipitamment !... Je suis donc parti sur le terrain (dans la nature) avec mon Canon 600D (LCD mobile) et mon Pentax K5 D (LCD fixe) avec la ferme intention d'utiliser exclusivement l'écran LCD. J'ai donc adopté la position typique du smartphonographe ou du compactophotographe, vous savez, les bras tendus, le corps arc-bouté en avant comme si je souffrais d'une hyper lordose lombaire... outre le fait d'avoir l'air stupide je dois avouer que je n'ai pas franchement apprécié l'exercice ! SAUF quand j'ai voulu essayer un cliché de champignon : à plat ventre avec le Pentax, accroupi avec le Canon c'est tout de même moins inconfortable...

Résultat des courses :
Avantages du Live View
- Si vous photographiez en conditions de studio et que votre boîtier n'autorise pas le tethering, le Live View est un avantage considérable.
- De même, en macrophotographie, donc avec utilisation d'un trépied, le Live View apporte également un plus non négligeable.
- Si vous êtes de ceux qui apprécient la visée par le dessus avec les appareils moyen format (mono ou bi-objectif), pour peu que l'écran LCD soit mobile, le Live View peut, éventuellement, vous apporter un certain plaisir à la prise de vue.
- Si vous devez photographier un sujet au ras du sol, ou si vous devez lever les bras au ciel pour éviter la foule qui vous sépare de votre sujet, si (et seulement si) l'écran LCD est mobile, le Live View peut apporter un plus considérable .
- Si vous souhaitez travailler en mise au point manuelle, le Live View permettra une vérification plus précise de la netteté (surtout en effectuant un zoom sur l'écran).
- Si vous souhaitez une assistance en travaillant avec l'histogramme (par exemple) à la prise de vue, le Live View apportera incontestablement un plus.

Inconvénients du Live View
- Tous les reflex ne permettent pas l'autofocus en Live View. S'ils le proposent, la mise au point sera beaucoup plus lente.
- Le travail photographique en Live View demande beaucoup plus de temps et beaucoup plus de préparation qu'en visée reflex directe... aussi, si vous ne recherchez pas cette sensation unique que la visée par le dessus type appareils moyen format, laissez tomber... et si vous aimez faire de la photo sur le vif, le Live View vous fera manquer toutes les occasions...
- Avec le Live View, le délais entre l'appui sur le bouton déclencheur et le déclenchement est sensible.
- La visée à main levée en Live View vous oblige inconsciemment à prendre une position corporelle TRES discutable.
- En luminosité normale (et à fortiori en forte luminosité) l'écran LCD sera inutilisable et donc idem pour le Live View.
- L'écran LCD est un très grand "videur de batterie"... si vous faites du Live View, prévoyez des batteries de rechange...
- Quitte à utiliser le Live View, pourquoi dépenser tant d'argent dans un reflex, un compact de base vous donnera autant.
- Pour qui "sait" photographier, toutes les assistances du Live View n'apportent rien.
- Un reflex est relativement (à vraiment) lourd et le porter à bout de bras pour utiliser le Live View est LE moyen idéal d'obtenir des images floues...

En conclusion :
Avant cet épisode que je vous ai raconté ici, je pensais que le Live View était un gadget. Après l'avoir utilisé dans pas mal de situations, je puis enfin conclure que... je ne me trompais pas beaucoup !... Le Live View peut éventuellement apporter un confort en situation de studio (ou de macro, c'est assimilable) sur trépied, mais loin du confort du tethering. Il est des cas, cependant relativement rares (sujets au ras du sol, bras levés pour éviter une foule), où le Live View est hyper pratique à condition que la luminosité ambiante n'empêche pas de voir ce qui est affiché à l'écran. Mais dans 99,99% des cas, il ne présente qu'un intérêt théorique... et puisque j'ai pu m'en passer pendant 15 ans sans éprouver le moindre manque, c'est qu'il s'agit en effet d'un gadget... Si vous pensez que cette fonction est indispensable ou même très intéressante, pas de problème, chacun voit l'acte photographie selon sa sensibilité propre, il serait préférable de vous tourner vers des compacts à objectifs interchangeables (ou non) et tourner le dos au monde reflex. Les COI (compact à objectif interchangeable), sont plus petits, plus transportables, moins lourds, moins chers, pourvus d'autant d'accessoires et parfois sont équipés de grands capteurs et délivrent même souvent des images de qualité identique... Le reflex n'est pas l'étape ultime obligatoire (!!!), laissons les appareils reflex aux aficionados du reflex et les COI aux autres et tout le monde sera heureux... à vous de vous situer parmi ces deux "philosophies"... et n'investissez que dans le "monde" qui vous conviendra le mieux...

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