Accueil
Index général
Contacter le Webmaster
Note de copyright
Particularités & fonctionnement
Vous pouvez participer
Appel aux internautes
Liens
Dernières mises à jour
Le livre d'or
Qui suis-je ?
Mon matériel (chéri)
La page des débutants
Quelques cotes
Ma galerie photographique
Ma carte blanche
Le tableau d'honneur
Historique de l'appareil photographique
La grande histoire de Pentax®
Les appareils photographiques de l'Est
Quelques modes d'emploi introuvables
Un petit « cours » de photographie
L'alphabet russe
Les logos des marques
Des bricolages pour photographes
Les mauvais plans à éviter absolument
Les théories influençant la photographie
Les fiches techniques
Mise au point sur...
Les secrets d'une photographie
Les tests approfondis
Les tests improbables
Quid du M42 ?
La photo vue par la toute jeune génération
Faire ses débuts en photo argentique
Faire ses débuts en photo numérique
Analogique | Numérique - Une alternative
Manifeste pour la lenteur en photographie
Questions & tuyaux en photo numérique
Quel objectif pour reflex Pentax numérique ?
Un fantasme devenu possible ?
Les foires à la photo - Dénicher des occaz
Un petit tour au laboratoire
Un peu de labo numérique
Choisir son appareil photographique
Quel appareil pour quelle photo ?
Choisir son (ses) objectif (s)
Choisir son statif
Quels accessoires envisager ?
Utiliser / faire revivre les filtres
Vérifier son matériel
Que penser des Kiev et de ceux qui les modifient ?
Acheter un appareil soviétique ?
Qu'est-ce que j'peux faire ? J'sais pas quoi faire !
Les lois d'une nouvelle expérience photographique
De l'acte photographique
Le grand match
Prendre soin de ses appareils photographiques
Où faire réviser/réparer son appareil photo ?
Composition : erreurs fréquentes à éviter plus conseils
Techniques photographiques évoluées
Programmer sa propre évolution photographique
Retrouver l'inspiration photographique
Créer un studio « professionnel » à moindre frais
Projets d'expérimentations
Expériences de paléophotographie
Parlons matériel (pas marque !)
Mes photographes préférés
Quid de la lomographie ?
Dernière minute
Questions / Réponses
1001 trucs à connaître
Et si on essayait de comprendre les photos ?
Et si on essayait l'originalité ?
Et si on s'essayait à la macrophotographie ?
Et si on s'essayait au panoramique ?
Et si on s'essayait à la trichromie ?
Et si on s'essayait à l'autochrome ?
Et si on s'essayait au noir et blanc créatif ?
Et si on se construisait un appareil sténopé ?
Et si on s'essayait au moyen format ?
Et si on s'essayait au grand format ?
Photographier sans lumière ?
Photographier avec un smartphone/une tablette
Photographier avec un compact bas de gamme
Ces petits trucs qui changent tout
La photographie itinérante
Les styles en photographie
La petite histoire d'une photographie
Devenir meilleur photographe
Équipement logiciel de qualité à bas prix !
Que peut-on attendre des logiciels photo ?
Divagations
Peut-on protéger ses créations ?
Le coin des polémiques
Hommage à FERNAND BIGNON
Lettre ouverte aux (futurs) argentistes
Les photographes sont tous C H A R L I E

 

Après avoir envisagé dans d'autres pages de ce site www.thydelor.eu le choix d'un appareil, puis le choix d'un (ou plusieurs) objectif(s), je vais m'atteler maintenant au choix d'un bon statif, trépied ou monopode. En effet, si tout photographe amateur possède un ou plusieurs boîtiers, un ou plusieurs objectifs, assez rares sont ceux qui possèdent un statif ! Pourtant, le statif est à la photographie un élément au moins aussi capital qu'un bon objectif !... Le meilleur objectif, sans être associé à un bon statif, perd une très bonne part de ses qualités...

Si vous appréciez cette page, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Dans la mesure où le choix d'un monopode et d'un tripode suit, dans les deux cas, la même démarche, je ne créerai pas deux chapitres différents, je signalerai simplement les particularités du monopode au sein de la démarche de choix d'un tripode...

Le choix d'un trépied (ou tripode) ou d'un monopode peut être une expérience désagréable, difficile, voire traumatisante face au nombre de types différents et de l'offre pléthorique présente sur le marché. Si un tripode est un outil très simple (pour garder l'appareil stable en pose longue ou en situation difficile) il y a malgré tout tellement de variables à considérer lors du choix : sa taille, son poids, sa stabilité, sa capacité de portage, son prix (le plus juste), et je n'ai listé ici que quelques-unes des questions qu'il est indispensable de se poser au moment de décider de l'achat d'un (nouveau) trépied...

POURQUOI UN STATIF ?

Avant d'aller plus loin, voyons les raisons principales qui obligent tout photographe -même amateur- à s'intéresser à cet accessoire. Quel est donc le rôle du tripode (et du monopode par le fait) :
- augmenter la netteté des images en évitant les flous de bougé lors des poses longues (en basse lumière par exemple) ou lors d'utilisation de longs téléobjectifs (où le moindre micro mouvement devient catastrophique) ou encore en macrophotographie où la stabilité est impérative. Le tripode permet donc de maintenir l'appareil stable (immobile) beaucoup mieux que pourrait le faire le meilleur humain (et je ne parle même pas des accrocs au café ou autres grands nerveux !)
- augmenter la qualité de l'image en situation de faible éclairage, en effet, en cas d'ambiance sombre, il faut ouvrir le diaphragme, or le summum de la qualité d'un objectif se situant à ~f/8, il faut augmenter le temps de pose et donc soit on achète un tripode, soit on a un flou de bougé soit on perd en qualité d'image.
- augmenter la profondeur de champs des images, en effet, pour avoir de la profondeur de champs, il est nécessaire de fermer le diaphragme, donc, comme ci-dessus, il faut augmenter le temps de pose et risquer les flous de bougé
- augmenter la qualité des images en permettant d'éviter la montée en ISO (logique ! si vous voulez fermer le diaphragme et garder une vitesse "élevée", sans trépied, il faudrait augmenter la sensibilité ISO), augmentation de sensibilité qui entraîne systématiquement des "bruits"
- supporter à notre place le poids du matériel, surtout avec les longs (et lourds) téléobjectifs
- porter des accessoires complémentaires comme des flashs, flashs de studio, réflecteurs et autres
- permettre une composition précise de la visée à la photo finale sans petit changement d'angle
- permettre des panoramiques précis et alignés
- permettre le HDR avec plusieurs expositions de la même vue au micron près
- permettre la macrophotographie sans le moindre flou
- permettre des angles de prise de vue quasi impossibles à main levée
- faciliter la prise de vue en vidéo avec des mouvements fluides etc...

INCONVÉNIENTS DU STATIF

Bon, j'ai dit que le statif était un accessoire indispensable, c'est vrai, mais il n'est pas la panacée pour autant ! Il existe certains inconvénients inhérents aux statifs...
- ils sont généralement lourds, en fait cette caractéristique est la condition cine qua non à leur stabilité. Les statifs en fibre de carbone sont connus pour être (plus) légers et (plus) résistants et (plus) stables mais, pour pouvoir les utiliser, il est indispensable d'y fixer une tête qui pèsera à elle seule pratiquement autant que tout le système !...
- ils ne sont pas très pratiques (ce n'est pas le cas des monopodes !) car quelle que soit leur capacité de pliage, ils sont tout de même très volumineux à emporter et encombrants dans son sac photo ou sur son épaule
- ils sont difficiles à utiliser (ce n'est pas le cas des monopodes !) sur des terrains difficiles et accidentés
- ils sont quasiment inutilisables (ce n'est pas le cas des monopodes) dans des endroits (sur)peuplés
- leur mise en place peut être assez longue, vous faisant rater certaines opportunités d'images extra
- ils demandent souvent un apprentissage assez long pour pouvoir être utilisés efficacement
- ils sont généralement très chers (les bons statifs je veux dire !)

Mais, malgré tout, ils sont incontournables !!!

« ANATOMIE » DU STATIF

Afin de pouvoir poursuivre mes explications, il va falloir envisager grossièrement l'anatomie du tripode, en effet, comme ne le laissent pas supposer les tripodes "grand public", un statif est un véritable "système" avec des éléments indépendants qu'il faudra choisir indépendamment !...

Le "système" tripode est composé de :
- un système de fixation de l'appareil qui ne fait pas systématiquement partie intégrante de la tête
- une tête, c'est elle qui fixera l'appareil (ou l'objectif s'il s'agit d'un long zoom équipé d'une bague de fixation au trépied)
- une colonne centrale qui supporte la tête et qui est étudiée pour modifier la hauteur du statif en plus de la longueur des jambes. Cette colonne n'est pas systématiquement présente non plus.
- trois jambes qui entourent la colonne centrale, ce sont elles qui créent la stabilité de l'ensemble
- trois pieds fixés au bout des jambes qui forment le contact avec le sol, ce sont eux qui permettront de "spécialiser" la relation statif/sol

Les statifs "grand public" (les moins chers), comme je l'ai déjà sous entendu plus haut, sont vendus complets, tête, colonne centrale, jambes et pieds, ces différents éléments étant généralement fixes et non remplaçables. Quant aux statifs haut de gamme, ils sont généralement composés uniquement de 3 jambes et +/- une colonne centrale et +/- des pieds, tous ces éléments étant, bien évidemment interchangeables. Mais quel est donc l'intérêt d'avoir un tripode à composer soi-même alors qu'il serait plus logique d'en acheter un complet qui aurait des caractéristiques compatibles entre les différents éléments constitutifs ? C'est évident que chaque tripode (monopode) est étudié pour supporter un certain poids et il en va de même pour les têtes, il serait donc stupide de fixer une tête capable de supporter 10kg sur un statif capable de supporter 5kg ! Les statifs tout en un ne risquent pas ce genre d'hérésie !...

CRITERES DE CHOIX

Essayons d'envisager les caractéristiques à prendre en compte au moment de choisir son statif :

—> Le poids supporté
C'est à mon avis le premier paramètre à prendre en compte, en effet, inutile d'acheter un tripode capable de supporter 25kg si on n'utilise qu'un appareil compact ou un bridge (!) alors qu'il faut être très attentif si on souhaite l'utiliser avec un système moyen format, un système reflex professionnel ou un gros zoom !... Le rôle du tripode est d'être stable et donc, il donne confiance mais il ne faut pas se tromper, même les tripodes pour "petit équipement" semblent stables mais s'effondrent comme un château de carte dès que la limite maximale de poids est dépassée... entraînant la destruction du tripode et... de tout l'équipement photographique !... Si vous envisagez de fixer un équipement de plus de 1000€ sur un tripode, n'allez pas radiner en achetant un statif à 10€ !!!

Je suis probablement un peu trop prudent, mais, au moment du choix de mon trépied, je suis parti du poids de mon moyen format le plus lourd (Mamiya RB 67 pro S) que j'ai multiplié par quatre pour définir le poids supporté par la tête du statif (le poids du RB + le poids de l'objectif le plus lourd pour le RB que je ne possède pas encore mais allez savoir, acheter un statif pour en changer à chaque nouvel achat d'objectif, n'est pas une bonne stratégie ! et le tout multiplié par 2 pour la sécurité) et j'ai ajouté deux fois le poids de la tête pour choisir le poids supporté par les jambes... Si vous êtes sûr de posséder l'objectif le plus lourd de la gamme, vous pouvez prendre le poids du boîtier plus le poids de l'optique que vous multiplierez par 2. En multipliant par 1,5 cela devrait suffire, mais vu le prix du matériel photographique... on n'est jamais assez prudent !... Pensez à l'avenir, même avec un reflex petit format, allez-vous acheter un grip ou un gros flash ou un transmetteur radio (etc...) qui augmentera considérablement le poids de base... ou bien allez-vous changer de boîtier, passer d'un "petit" Nikon D7000 à un D3 risque d'entraîner un changement sur la balance... Surtout qu'en plus, comme moi (et de nombreux autres certainement !), vous ne manquerez pas de vous appuyer sur votre trépied en cours de mise au point (ou autre)...

—> La hauteur
Je ne sais pas si tout le monde pense comme moi, mais en 2ème position des critères de choix, je placerai la hauteur du statif. Sans être un géant, je suis assez grand et je ne souhaite pas aller sur le terrain avec un tabouret pour pouvoir effectuer mes cadrages avec le statif !!! Globalement, l'idéal serait que le statif (hors tête) arrive au niveau des vos épaules de sorte que la hauteur de la tête et du boîtier vous arrive exactement au niveau de l'œil... Bien sûr la hauteur est moins importante en moyen format mais ayant des reflex à visée haute, il faut aussi en tenir compte !... En plus, il est toujours préférable de prendre trop haut que trop bas puisqu'il est recommandé de ne pas trop sortir la colonne centrale (ce qui diminue la stabilité) et qu'il est toujours possible de ne pas déplier les jambes à fond... le contraire étant très ennuyeux car imaginez vous retrouver pendant des heures cassé en deux l'œil sur le viseur à attendre que le sujet à photographier se présente sous son meilleur jour !...

Toujours dans le chapitre hauteur, il faut considérer la longueur du statif une fois replié ! S'il s'agit d'un statif exclusivement pour le studio, cela n'a aucune importance, par contre s'il s'agit d'un statif qui doit être emmené sur le terrain, une différence de taille repliée peut faire toute la différence...

—> La stabilité
C'est en général le premier critère à prendre en compte, mais personnellement je le placerai en 3ème position. Non pas que ce critère soit moins important à mes yeux mais à stabilité identique, je préfère les deux autres paramètres avant...

On a, de tout temps, dit qu'un statif lourd était plus stable. Cela a été vrai mais cela ne l'est plus totalement, l'arrivée de la fibre de carbone permet d'obtenir des statifs relativement légers et très stables et, en plus, absorbant beaucoup mieux les vibrations... Attention, je n'ai pas voulu dire par là que les tripodes poids plume étaient très stables !!! Mais, quelle que soit la matière dont il est fait, être solide et lourd ne suffit pas, le tripode se doit d'être capable d'être stable sous le vent et la pluie et sur des terrains escarpés, donc sa stabilité tient tout autant de son "agilité" que de son poids !...

Dans le temps on avait l'habitude de comparer la stabilité des tripodes en écartant leurs jambes en position de "travail", en les soulevant de 1 à 1,5m du sol et en les relâchant on pouvait observer la façon qu'ils avaient de se réceptionner. Il semblerait que cette pratique ait été oubliée, et c'est bien dommage, je vous incite à noter cela dans un coin de votre tête, si vous vous retrouvez devant un choix cornélien, ce petit test risque fort de faire basculer vos préférences...

—> Le poids du statif / matériau utilisé
Le poids est un facteur très important, il aide à la stabilité mais il vous empêche de l'emporter avec vous sur le terrain, à quoi bon acheter un statif si c'est pour l'entreposer chez soi (à moins qu'il ne s'agisse d'un statif pour "studio") ?

Comme je l'ai déjà dit, à stabilité identique, les statifs en fibre de carbone sont les plus légers, en plus ils ont une longue durée de vie, ils ne rouillent pas, sont relativement compacts, et en plus ils sont très beaux (mais ça on s'en passe aisément !) bref la panacée s'il ne s'agissait de leur prix super élevé ! Si vous venez d'acheter un système photographique à 1500€ je pense que vous n'aimeriez pas entendre parler d'un statif à 1500€ (si ! si ! ça existe !!!) mais c'est la raison d'être de cette page dans mon site, il faut faire des compromis !...

Si la fibre de carbone risque de faire vaciller votre équilibre financier, il reste l'option de l'aluminium. Il existe des tripodes en autres matières mais leur poids leur interdit l'accès à mon listing... ils sont inutilisables hors studio !!! Les statifs en aluminium sont plus lourds que les statifs en fibre de carbone, ils sont à peine moins efficaces mais ils sont beaucoup moins chers !...

Dans la mesure du possible, il faut choisir un tripode stable mais qui pèse moins de 2,5kg sans la tête (soit 3kg avec la tête), c'est déjà beaucoup (pour moi du moins !). Les tripodes en fibre de carbone pèsent entre 1,5 et 2kg, les tripodes en aluminium entre 2,5 et 3kg, selon leur taille et leur capacité à résister à des poids de matériel importants...

Mon conseil ? Bien calculer et bien réfléchir ! Un trépied en fibre de carbone de 1,5kg sera hors d'atteinte financière pour un amateur MAIS un excellent trépied en aluminium, très stable et très solide ne pesant que 2,5kg ne sera pas beaucoup moins cher qu'un trépied en fibre de carbone de 2kg à taille et à masse d'emport identique !... En plus, la fibre de carbone amortit mieux les vibrations que l'aluminium... Bref, il m'est impossible de vous dire quoi choisir... Si je vous dis que mon tripode (en fibre de carbone) pèse 1,7kg (sans la tête) plus 450g pour la tête, cela ne vous apportera rien donc passons.

Il existe des statifs en lave de basalte mais je ne les ai jamais testés, il semblerait que leur poids, leur prix et leur efficacité se situe exactement entre la fibre de carbone et l'aluminium... à voir si j'ai un jour l'occasion d'en tester un !...

—> Une fois ces choix effectués, je me focalise sur les éléments du statif :

- Les jambes
Elles forment l'élément principal à mes yeux. C'est en effet d'elles que dépendra la solidité et la stabilité de l'ensemble. Elles existent sous différents profils, soit tubulaire soit plus ou moins plat, à section plus ou moins rectangulaire (à noter que la fibre de carbone impose une section tubulaire !). Selon la hauteur du tripode, chaque jambe peut être constituée de 3 à 5 sections. Elles peuvent se bloquer soit via une rotation de chaque section de chaque jambe, soit par rotation d'une boucle de serrage soit via des petits loquets de serrage.

Les jambes devraient proposer un écartement variable. Certains tripodes proposent 3 positions d'écartement, d'autres aucune position intermédiaire et d'autres encore une infinité de positions intermédiaires. Le but du jeu de l'écartement variable est de baisser le centre de gravité, de placer le boîtier à différentes hauteurs jusqu'à quasiment le niveau du sol. Personnellement j'écarterais les statifs qui ne proposent aucune possibilité d'écartement variable. Les tripodes proposant 3 position sont les plus nombreux, mais je trouve que 3 positions c'est un peu juste... Je possède un très vieux tripode qui propose toutes les positions possibles depuis la version "debout" jusqu'à la version ras du sol, malheureusement il accuse d'autres problèmes ... la perfection n'est pas de ce monde !...


Le casse tête au moment du choix continue !... Personnellement je préfère un profil non tubulaire mais la fibre de carbone apporte un plus bien qu'ayant un profil tubulaire !... Personnellement je préfère un blocage par loquets mais de nombreux excellents statifs ne proposent que des boucles de serrage !... Je désire un trépied assez haut -le mien fait 1,70m sans la tête- (je ne suis pas petit) mais plus le nombre de section de chaque pied est grand et moins le tripode sera stable... et on cherche la stabilité non ? Compromis, voilà le maître mot, encore une fois !... On peut envisager des sections très longues qui permettraient d'obtenir un trépied haut avec peu de sections, mais dans ce cas, même replié, le trépied serait intransportable !...

- La tête
Cet élément est également capital (oh le vilain jeu de mot "tête"/"capital", non ? ça ne fait rien !). C'est d'elle que dépendra la sécurisation du système photographique fixé ET qui permettra les mouvements de l'appareil pour un cadrage parfait. J'ai déjà parlé plus haut des capacités d'emport, il est indispensable que la tête soit étudiée pour supporter le poids maximum de votre équipement (plus une marge de sécurité) sans pour autant dépasser les capacités d'emport du reste du tripode (plus les capacités d'emport sont importantes et plus le prix est élevé). Sur les tripodes "grand public" la tête est déjà fournie et très souvent elle est inamovible, ce qui est dommage puisqu'elle n'est pas forcément d'excellente qualité et que vous ne pourrez pas faire évoluer votre tripode (c'est un peu le but du jeu !). Sur les statifs "pro", la tête n'est pas fournie, il faut l'acheter à part, ce qui vous laisse une plus grande latitude de personnalisation.

Outre ses capacités d'emport, les têtes sont caractérisées par leur mode de fonctionnement et par la qualité des matériaux utilisés. Certaines têtes, qui pourtant semblent solides, sont construites en plastique, matériau inadéquat puisque les forces de fixation empêchent la stabilité d'un cadrage au serrage de la position de la tête. Pour ce qui est du mode de fonctionnement, on différencie plusieurs philosophies, en fait 3 (en réalité 2 plus une très particulière)
* la tête dite "3D" qui permet rotation, inclinaison verticale et passage du boîtier de position horizontale à verticale. Chaque axe étant géré par une poignée qui sert également de fixation de la position. Ce système, si de qualité, est le plus précis MAIS (j'ai déjà utilisé le terme de compromis !) le plus long à mettre en œuvre. En même temps, il est le plus apte à gérer convenablement les objectifs de longue focale lourdes.


* la tête "boule" permet les mêmes mouvements que la tête "3D" mais avec un seul système de fixation de la position. Ce système est facile, rapide à mettre en œuvre MAIS (pfff!) beaucoup moins précis que la tête "3D". En fait la tête boule sert à utiliser un statif tout en ayant la même liberté que si vous portiez le boîtier à main levée... Par contre, la tête boule n'est efficace que pour des objectifs lumineux de maximum 300 à 400mm... au delà, la stabilité sera compromise...


* la tête "balancier" qui est inconnue de la plupart des amateurs puisqu'elle est uniquement destinée à l'utilisation de super longs zoom ou téléobjectifs (très lourds).

Dans la mesure où tous les tripodes "grand public" disposent d'une tête "3D", certainement tout le monde aura au moins utilisé une fois une tête de ce type. La tête "boule" présente également des avantages non négligeables donc le choix n'est pas facile. Je dirais que pour un tripode de studio, la tête "3D" est plus intéressante, que sur le terrain la tête "boule" est plus intéressante. Faudrait-il donc acheter les deux types de tête ? Vu le prix je pense que ce n'est pas une bonne solution. Pour ce qui est des monopodes, le problème ne se pose pas, ce sera une tête "boule" ou pas de tête du tout.

Mais une tête n'est rien sans le système de fixation du boîtier. Il existe divers systèmes de fixation, depuis une vis fixe intégrée à la tête, en passant par une vis séparable de la tête et pouvant rester sur le boîtier, jusqu'au système dit "démontage rapide" constitué d'un plateau qui reste fixé au boîtier et qui s'enclipse sur la tête. J'ai essayé les 3 systèmes et aucun n'est parfait ! La vis fixée à la tête est beaucoup trop longue à mettre en œuvre, la vis qui reste fixée au boîtier et qui s'enfiche dans la tête est encore pire que la première solution : il faut visser au boîtier, une fois en place le boîtier ne peut plus tenir sur sa semelle si vous le sortez du tripode et il faut acquérir une vis par boîtier (!!!) Le système de "démontage rapide" est très bien mais cher (si de bonne qualité) et il faut acquérir une semelle par boîtier (et long téléobjectif/zoom) !...

- La colonne centrale
La colonne centrale est un sujet de discorde parmi les photographes, certains estiment que c'est une hérésie, d'autres trouvent qu'elle est très pratique ! Personnellement je me situerai dans le deuxième groupe mais avec certaines restrictions, je vous expliquerai plus loin.

La colonne centrale permet d'augmenter la hauteur du boîtier, cela peut être intéressant pour le cadrage mais en théorie seulement (!!!). En effet, plus vous sortez la colonne centrale et moins le statif sera stable et plus le boîtier fera trembler la colonne centrale, bref, vous allez vous encombrer d'un statif qui vous fera le même effet que l'absence de statif (!!!). Donc, si la colonne centrale désert le statif, autant s'en passer !!! C'est ce que certains pieds proposent : pas de colonne centrale.

En contre partie, si la partie inférieure de la colonne centrale est équipée d'un crochet, le poids de la colonne centrale (en position basse) sur le centre de gravité du statif ainsi qu'une masse accrochée au crochet de la colonne centrale rabaissera encore plus le centre de gravité de l'ensemble du système en augmentant considérablement la stabilité !... En plus, cette colonne centrale, pour peu qu'elle soit équipée d'une vis de fixation de tête sur sa partie basse permettra son utilisation en macrophotographie. Certains tripodes ont prévu la possibilité de mobiliser la colonne centrale en position horizontale, ce qui aide également à la composition d'images dans des positions improbables ainsi qu'en macrophotographie...

À mon humble avis, un tripode équipé d'une colonne centrale mobilisable à l'horizontale et équipée d'un crochet à sa partie basse est un plus à ne pas négliger...

Il existe même des tripodes proposant une colonne centrale amovible qui peut s'accoupler avec une des 3 jambes pour créer un monopode. Un statif deux en un, voilà une grande révolution, malheureusement, ce tripode (invention chinoise, comme quoi ils ne font pas forcément que du bas de gamme) n'assumera certainement pas des démontages trop fréquents (à voir !)

- Les pieds
Ils sont de plusieurs types, des patins en caoutchouc ou en plastique ou des pics métalliques qui permettent de s'adapter à toutes les surfaces. Les pieds peuvent être amovibles pour pouvoir changer de type de contact mais, certains pieds sont d'origine équipés de pics métalliques portant un pas de vis qui permet de faire se déplacer un patin de caoutchouc par dessus faisant d'eux un véritable pied universel.

Cela dit, il ne faut pas exagérer, à moins que vous prévoyez de poser votre statif sur un glacier, le patin caoutchouté sera efficace dans toutes les situations...

- Les petits plus...
À côté des éléments exposés ci-dessus, il ne faut pas négliger les "petits plus" que peuvent proposer certains statifs. J'ai parlé ci-dessus du tripode/monopode. J'ai également parlé de la colonne centrale qui permet de fixer une tête sur sa partie inférieure. J'ai parlé de la colonne centrale qui peut s'horizontaliser Je possède un ancien trépied permettant de fixer une tête au milieu d'une jambe. Il y a les niveaux à bulle qui peuvent être excessivement précieux dans certaines conditions, bref, il faut analyser l'offre à la loupe avant d'arrêter définitivement son choix !...

—> Et dernier élément à ne pas négliger : le prix ! J'ai déjà dit qu'on pouvait trouver des tripodes à un prix supérieur à l'ensemble boîtier reflex/objectif ! Bien sûr, le statif n'est pas à négliger mais vaut-il, pour vous, de sélectionner un boîtier moins performant ou un objectif moins performant ? S'il est stupide (et ruineux) d'acheter un statif de mauvaise qualité, il n'est pas non plus judicieux de lui accorder la majeure partie de votre budget matériel !... Personnellement, j'estime que le statif doit être cohérent avec l'ensemble de votre équipement : si vous disposez d'un ensemble boîtier/objectif de 10.000€, un statif de 1000~2000€ n'est pas un luxe, par contre si votre équipement (boîtier + objectif) est de l'ordre de 1500€, le statif ne devrait pas dépasser 200~500€ !... Et il est très possible de trouver un excellent statif à 200 ou 250€ !...

—> Ah, un dernier mot : lors du choix de votre trépied, vérifiez bien chaque mm², il y aura souvent, ici et là des pièces en acier qui auront la fâcheuse habitude de rouiller plus ou moins rapidement !... Je possède un excellent trépied en aluminium (ok, il a plus de 30 ans aujourd'hui !) qui est rouillé d'un peu partout (il n'y avait pas que de l'aluminium dans sa composition !), les pieds ne se dévissent plus pour libérer les pointes, les vis de fixation de la position de la tête sont difficiles à manœuvrer et leur serrage est aléatoire !... À côté de cela, quel que soit le prix que vous déciderez d'investir, sachez qu'un statif n'est pas infini non plus, il arrivera bien un jour où il montrera des signes de fatigue... mon bon vieux trépied est considéré comme "mort" car une de ses jambes est devenue faible, elle glisse d'une dizaine de centimètres dès qu'on "charge la mule"... Je ne le jetterai pas, il m'a accompagné depuis trop longtemps, il servira maintenant à supporter les lumières ou les réflecteurs dans le studio (ou pourquoi pas à l'extérieur aussi !)...

UNE CRITIQUE APPROFONDIE POUR NE PAS SE TROMPER

Pour finir cet article en « beauté » et vous donner des voies de comparaison, je vais vous proposer une critique des trépieds à ma disposition. Je n'en possède "que" 4 mais à eux tous, ils vous donneront des clés intéressantes pour la recherche de "votre" trépied idéal !...

À SUIVRE...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page



Flag Counter
En savoir plus