Accueil
Index général
Contacter le Webmaster
Note de copyright
Particularités & fonctionnement
Vous pouvez participer
Appel aux internautes
Liens
Dernières mises à jour
Le livre d'or
Qui suis-je ?
Mon matériel (chéri)
La page des débutants
Quelques cotes
Ma galerie photographique
Ma carte blanche
Le tableau d'honneur
Historique de l'appareil photographique
La grande histoire de Pentax®
Les appareils photographiques de l'Est
Quelques modes d'emploi introuvables
Un petit « cours » de photographie
L'alphabet russe
Les logos des marques
Des bricolages pour photographes
Les mauvais plans à éviter absolument
Les théories influençant la photographie
Les fiches techniques
Mise au point sur...
Les secrets d'une photographie
Les tests approfondis
Les tests improbables
Quid du M42 ?
La photo vue par la toute jeune génération
Faire ses débuts en photo argentique
Faire ses débuts en photo numérique
Analogique | Numérique - Une alternative
Manifeste pour la lenteur en photographie
Questions & tuyaux en photo numérique
Quel objectif pour reflex Pentax numérique ?
Un fantasme devenu possible ?
Les foires à la photo - Dénicher des occaz
Un petit tour au laboratoire
Un peu de labo numérique
Choisir son appareil photographique
Quel appareil pour quelle photo ?
Choisir son (ses) objectif (s)
Choisir son statif
Quels accessoires envisager ?
Utiliser / faire revivre les filtres
Vérifier son matériel
Que penser des Kiev et de ceux qui les modifient ?
Acheter un appareil soviétique ?
Qu'est-ce que j'peux faire ? J'sais pas quoi faire !
Les lois d'une nouvelle expérience photographique
De l'acte photographique
Le grand match
Prendre soin de ses appareils photographiques
Où faire réviser/réparer son appareil photo ?
Composition : erreurs fréquentes à éviter plus conseils
Techniques photographiques évoluées
Programmer sa propre évolution photographique
Retrouver l'inspiration photographique
Créer un studio « professionnel » à moindre frais
Projets d'expérimentations
Expériences de paléophotographie
Parlons matériel (pas marque !)
Mes photographes préférés
Quid de la lomographie ?
Dernière minute
Questions / Réponses
1001 trucs à connaître
Et si on essayait de comprendre les photos ?
Et si on essayait l'originalité ?
Et si on s'essayait à la macrophotographie ?
Et si on s'essayait au panoramique ?
Et si on s'essayait à la trichromie ?
Et si on s'essayait à l'autochrome ?
Et si on s'essayait au noir et blanc créatif ?
Et si on se construisait un appareil sténopé ?
Et si on s'essayait au moyen format ?
Et si on s'essayait au grand format ?
Photographier sans lumière ?
Photographier avec un smartphone/une tablette
Photographier avec un compact bas de gamme
Ces petits trucs qui changent tout
La photographie itinérante
Les styles en photographie
La petite histoire d'une photographie
Devenir meilleur photographe
Équipement logiciel de qualité à bas prix !
Que peut-on attendre des logiciels photo ?
Divagations
Peut-on protéger ses créations ?
Le coin des polémiques
Votre labo numérique idéal
Compétences photographiques
Apprendre à voir
Tout, tout, tout, sur l'exposition...
Le summum de la vie d'une photo: l'expo photo
Photographier avec...
Hommage à FERNAND BIGNON
Lettre ouverte aux (futurs) argentistes
Vous témoignez
Les photographes sont tous C H A R L I E

Après avoir envisagé dans d'autres pages de ce site www.thydelor.eu le choix d'un appareil, puis le choix d'un (ou plusieurs) objectif(s), je vais m'atteler maintenant au choix d'un bon statif, trépied ou monopode. En effet, si tout photographe amateur possède un ou plusieurs boîtiers, un ou plusieurs objectifs, assez rares sont ceux qui possèdent un statif ! Pourtant, le statif est à la photographie un élément au moins aussi capital qu'un bon objectif !... Le meilleur objectif, sans être associé à un bon statif, perd une très bonne part de ses qualités...

Dans la mesure où le choix d'un monopode et d'un tripode suit, dans les deux cas, la même démarche, je ne créerai pas deux chapitres différents, je signalerai simplement les particularités du monopode au sein de la démarche de choix d'un tripode...

Le choix d'un trépied (ou tripode) ou d'un monopode peut être une expérience désagréable, difficile, voire traumatisante face au nombre de types différents et de l'offre pléthorique présente sur le marché. Si un tripode est un outil très simple (pour garder l'appareil stable en pose longue ou en situation difficile) il y a malgré tout tellement de variables à considérer lors du choix : sa taille, son poids, sa stabilité, sa capacité de portage, son prix (le plus juste), et je n'ai listé ici que quelques-unes des questions qu'il est indispensable de se poser au moment de décider de l'achat d'un (nouveau) trépied...

Si vous appréciez cette page, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.


ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu
Pourquoi un statif ? Inconvénients du statif
« Anatomie du statif » Critères de choix
Une critique approfondie pour ne pas se tromper Votre trépied est-il assez stable ? Testez-le !
Quel trépied pour quel sujet ? Ultime guide d'achat
Choisir la tête de votre trépied  


POURQUOI UN STATIF ?

Avant d'aller plus loin, voyons les raisons principales qui obligent tout photographe -même amateur- à s'intéresser à cet accessoire. Quel est donc le rôle du tripode (et du monopode par le fait) :
- augmenter la netteté des images en évitant les flous de bougé lors des poses longues (en basse lumière par exemple) ou lors d'utilisation de longs téléobjectifs (où le moindre micro mouvement devient catastrophique) ou encore en macrophotographie où la stabilité est impérative. Le tripode permet donc de maintenir l'appareil stable (immobile) beaucoup mieux que pourrait le faire le meilleur humain (et je ne parle même pas des accrocs au café ou autres grands nerveux !)
- augmenter la qualité de l'image en situation de faible éclairage, en effet, en cas d'ambiance sombre, il faut ouvrir le diaphragme, or le summum de la qualité d'un objectif se situant à ~f/8, il faut augmenter le temps de pose et donc soit on achète un tripode, soit on a un flou de bougé soit on perd en qualité d'image.
- augmenter la profondeur de champs des images, en effet, pour avoir de la profondeur de champs, il est nécessaire de fermer le diaphragme, donc, comme ci-dessus, il faut augmenter le temps de pose et risquer les flous de bougé
- augmenter la qualité des images en permettant d'éviter la montée en ISO (logique ! si vous voulez fermer le diaphragme et garder une vitesse "élevée", sans trépied, il faudrait augmenter la sensibilité ISO), augmentation de sensibilité qui entraîne systématiquement des "bruits"
- supporter à notre place le poids du matériel, surtout avec les longs (et lourds) téléobjectifs
- porter des accessoires complémentaires comme des flashs, flashs de studio, réflecteurs et autres
- permettre une composition précise de la visée à la photo finale sans petit changement d'angle
- permettre des panoramiques précis et alignés
- permettre le HDR avec plusieurs expositions de la même vue au micron près
- permettre la macrophotographie sans le moindre flou
- permettre des angles de prise de vue quasi impossibles à main levée
- faciliter la prise de vue en vidéo avec des mouvements fluides etc...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous appréciez cette page, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page
INCONVÉNIENTS DU STATIF

Bon, j'ai dit que le statif était un accessoire indispensable, c'est vrai, mais il n'est pas la panacée pour autant ! Il existe certains inconvénients inhérents aux statifs...
- ils sont généralement lourds, en fait cette caractéristique est la condition cine qua non à leur stabilité. Les statifs en fibre de carbone sont connus pour être (plus) légers et (plus) résistants et (plus) stables mais, pour pouvoir les utiliser, il est indispensable d'y fixer une tête qui pèsera à elle seule pratiquement autant que tout le système !...
- ils ne sont pas très pratiques (ce n'est pas le cas des monopodes !) car quelle que soit leur capacité de pliage, ils sont tout de même très volumineux à emporter et encombrants dans son sac photo ou sur son épaule
- ils sont difficiles à utiliser (ce n'est pas le cas des monopodes !) sur des terrains difficiles et accidentés
- ils sont quasiment inutilisables (ce n'est pas le cas des monopodes) dans des endroits (sur)peuplés
- leur mise en place peut être assez longue, vous faisant rater certaines opportunités d'images extras
- ils demandent souvent un apprentissage assez long pour pouvoir être utilisés efficacement
- ils sont généralement très chers (les bons statifs je veux dire !)

Mais, malgré tout, ils sont incontournables !!!

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous appréciez cette page, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page
« ANATOMIE » DU STATIF

Afin de pouvoir poursuivre mes explications, il va falloir envisager grossièrement l'anatomie du tripode, en effet, comme ne le laissent pas supposer les tripodes "grand public", un statif est un véritable "système" avec des éléments indépendants qu'il faudra choisir indépendamment !...

Le "système" tripode est composé de :
- un système de fixation de l'appareil qui ne fait pas systématiquement partie intégrante de la tête
- une tête, c'est elle qui fixera l'appareil (ou l'objectif s'il s'agit d'un long zoom équipé d'une bague de fixation au trépied)
- une colonne centrale qui supporte la tête et qui est étudiée pour modifier la hauteur du statif en plus de la longueur des jambes. Cette colonne n'est pas systématiquement présente non plus.
- trois jambes qui entourent la colonne centrale, ce sont elles qui créent la stabilité de l'ensemble
- trois pieds fixés au bout des jambes qui forment le contact avec le sol, ce sont eux qui permettront de "spécialiser" la relation statif/sol.

Les statifs "grand public" (les moins chers), comme je l'ai déjà sous entendu plus haut, sont vendus complets, tête, colonne centrale, jambes et pieds, ces différents éléments étant généralement fixes et non remplaçables. Quant aux statifs haut de gamme, ils sont généralement composés uniquement de 3 jambes et +/- une colonne centrale et +/- des pieds, tous ces éléments étant, bien évidemment interchangeables. Mais quel est donc l'intérêt d'avoir un tripode à composer soi-même alors qu'il serait plus logique d'en acheter un complet qui aurait des caractéristiques compatibles entre les différents éléments constitutifs ? C'est évident que chaque tripode (monopode) est étudié pour supporter un certain poids et il en va de même pour les têtes, il serait donc stupide de fixer une tête capable de supporter 10kg sur un statif capable de supporter 5kg ! Les statifs tout en un ne risquent pas ce genre d'hérésie !... Mais ils ne correspondent pas forcément aux besoins de tout le monde !...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous appréciez cette page, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page
CRITÈRES DE CHOIX

Essayons d'envisager les caractéristiques à prendre en compte au moment de choisir son statif :

—> Le poids supporté
C'est à mon avis le premier paramètre à prendre en compte, en effet, inutile d'acheter un tripode capable de supporter 25kg si on n'utilise qu'un appareil compact ou un bridge (!) alors qu'il faut être très attentif si on souhaite l'utiliser avec une chambre grand format, un système moyen format, un système reflex professionnel ou un gros (et long) zoom !... Le rôle du tripode est d'être stable et donc, il donne confiance mais il ne faut pas se tromper, même les tripodes pour "petit équipement" semblent stables mais s'effondrent comme un château de carte dès que la limite maximale de poids est dépassée... entraînant la destruction du tripode et... de tout l'équipement photographique !... Si vous envisagez de fixer un équipement de plus de 1000€ sur un tripode, n'allez pas radiner en achetant un statif à 10€ !!!

Je suis probablement un peu trop prudent, mais, au moment du choix de mon trépied, je suis parti du poids de mon moyen format le plus lourd (Mamiya RB 67 pro S) que j'ai multiplié par quatre pour définir le poids supporté par la tête du statif (le poids du RB + le poids de l'objectif le plus lourd pour le RB que je ne possède pas encore mais allez savoir, acheter un statif pour en changer à chaque nouvel achat d'objectif, n'est pas une bonne stratégie ! et le tout multiplié par 2 pour la sécurité) et j'ai ajouté deux fois le poids de la tête pour choisir le poids supporté par les jambes... Si vous êtes sûr de posséder l'objectif le plus lourd de la gamme, vous pouvez prendre le poids du boîtier plus le poids de l'optique que vous multiplierez par 2. En multipliant par 1,5 cela devrait suffire, mais vu le prix du matériel photographique... on n'est jamais assez prudent !... Pensez à l'avenir, même avec un reflex petit format, allez-vous acheter un grip ou un gros flash ou un transmetteur radio (etc...) qui augmentera considérablement le poids de base... ou bien allez-vous changer de boîtier, passer d'un "petit" Nikon D7000 à un D3 risque d'entraîner un changement sur la balance... Surtout qu'en plus, comme moi (et de nombreux autres certainement !), vous ne manquerez pas de vous appuyer sur votre trépied en cours de mise au point (ou autre)...

—> La hauteur
Je ne sais pas si tout le monde pense comme moi, mais en 2ème position des critères de choix, je placerai la hauteur du statif. Sans être un géant, je suis assez grand et je ne souhaite pas aller sur le terrain avec un tabouret pour pouvoir effectuer mes cadrages avec le statif !!! Globalement, l'idéal serait que le statif (hors tête) arrive au niveau des vos épaules de sorte que la hauteur de la tête et du boîtier vous arrive exactement au niveau de l'œil... Bien sûr la hauteur est moins importante en moyen format mais ayant des reflex à visée haute, il faut aussi en tenir compte !... En plus, il est toujours préférable de prendre trop haut que trop bas puisqu'il est recommandé de ne pas trop sortir la colonne centrale (ce qui diminuerait la stabilité) et qu'il est toujours possible de ne pas déplier les jambes à fond... le contraire étant très ennuyeux car imaginez vous retrouver pendant des heures cassé en deux, l'œil sur le viseur, à attendre que le sujet à photographier se présente sous son meilleur jour !...

Toujours dans le chapitre hauteur, il faut considérer la longueur du statif une fois replié ! S'il s'agit d'un statif exclusivement pour le studio, cela n'a aucune importance, par contre s'il s'agit d'un statif qui doit être emmené sur le terrain, une différence de taille repliée peut faire toute la différence...

—> La stabilité
C'est en général le premier critère à prendre en compte, mais personnellement je le placerai en 3ème position. Non pas que ce critère soit moins important à mes yeux mais à stabilité identique, je préfère les deux autres paramètres avant...

On a, de tout temps, dit qu'un statif lourd était plus stable. Cela a été vrai mais cela ne l'est plus totalement, l'arrivée de la fibre de carbone permet d'obtenir des statifs relativement légers et très stables et, en plus, absorbant beaucoup mieux les vibrations... Attention, je n'ai pas voulu dire par là que les tripodes poids plume étaient très stables !!! Mais, quelle que soit la matière dont il est fait, être solide et lourd ne suffit pas, le tripode se doit d'être capable d'être stable sous le vent et la pluie et sur des terrains escarpés, donc sa stabilité tient tout autant de son "agilité" que de son poids !...

Dans le temps on avait l'habitude de comparer la stabilité des tripodes en écartant leurs jambes en position de "travail", en les soulevant de 1 à 1,5m du sol et en les relâchant on pouvait observer la façon qu'ils avaient de se réceptionner. Il semblerait que cette pratique ait été oubliée, et c'est bien dommage, je vous incite à noter cela dans un coin de votre tête, si vous vous retrouvez devant un choix cornélien, ce petit test risque fort de faire basculer vos choix...

—> Le poids du statif / matériau utilisé
Le poids est un facteur très important, il aide à la stabilité mais il vous empêche de l'emporter avec vous sur le terrain, à quoi bon acheter un statif si c'est pour l'entreposer chez soi (à moins qu'il ne s'agisse d'un statif pour "studio") ?

Comme je l'ai déjà dit, à stabilité identique, les statifs en fibre de carbone sont les plus légers, en plus ils ont une longue durée de vie, ils ne rouillent pas, sont relativement compacts, et en plus ils sont très beaux (mais ça on s'en passe aisément !) bref la panacée s'il ne s'agissait de leur prix super élevé ! Si vous venez d'acheter un système photographique à 1500€ je pense que vous n'aimeriez pas entendre parler d'un statif à 1500€ (si ! si ! ça existe !!!) mais c'est la raison d'être de cette page dans mon site, il faut faire des compromis !...

Si la fibre de carbone risque de faire vaciller votre équilibre financier, il reste l'option de l'aluminium. Il existe des tripodes en autres matières mais leur poids leur interdit l'accès à mon listing... ils sont inutilisables hors studio !!! Les statifs en aluminium sont plus lourds que les statifs en fibre de carbone, ils sont à peine moins efficaces mais ils sont beaucoup moins chers !...

Dans la mesure du possible, il faut choisir un tripode stable mais qui pèse moins de 2,5kg sans la tête (soit 3kg avec la tête), c'est déjà beaucoup (pour moi du moins !). Les tripodes en fibre de carbone pèsent entre 1,5 et 2kg, les tripodes en aluminium entre 2,5 et 3kg, selon leur taille et leur capacité à résister à des poids de matériel importants...

Mon conseil ? Bien calculer et bien réfléchir ! Un trépied en fibre de carbone de 1,5kg sera hors d'atteinte financière pour un amateur MAIS un excellent trépied en aluminium, très stable et très solide ne pesant que 2,5kg ne sera pas beaucoup moins cher qu'un trépied en fibre de carbone de 2kg à taille et à masse d'emport identique !... En plus, la fibre de carbone amortit mieux les vibrations que l'aluminium... Bref, il m'est impossible de vous dire quoi choisir... Si je vous dis que mon tripode (en fibre de carbone) pèse 1,7kg (sans la tête) plus 450g pour la tête, cela ne vous apportera rien donc passons.

Il existe des statifs en lave de basalte mais je ne les ai jamais testés, il semblerait que leur poids, leur prix et leur efficacité se situe exactement entre la fibre de carbone et l'aluminium... à voir si j'ai un jour l'occasion d'en tester un !...

—> Une fois ces choix effectués, je me focalise sur les éléments du statif :

- Les jambes
Elles forment l'élément principal à mes yeux. C'est en effet d'elles que dépendra la solidité et la stabilité de l'ensemble. Elles existent sous différents profils, soit tubulaire soit plus ou moins plat, à section plus ou moins rectangulaire (à noter que la fibre de carbone impose une section tubulaire !). Selon la hauteur du tripode, chaque jambe peut être constituée de 3 à 5 sections. Elles peuvent se bloquer soit via une rotation de chaque section de chaque jambe, soit par rotation d'une boucle de serrage soit via des petits loquets de serrage.

Les jambes devraient proposer un écartement variable. Certains tripodes proposent 3 positions d'écartement, d'autres aucune position intermédiaire et d'autres encore une infinité de positions intermédiaires. Le but du jeu de l'écartement variable est de baisser le centre de gravité, de placer le boîtier à différentes hauteurs jusqu'à quasiment le niveau du sol. Personnellement j'écarterais les statifs qui ne proposent aucune possibilité d'écartement variable. Les tripodes proposant 3 position sont les plus nombreux, mais je trouve que 3 positions c'est un peu juste... Je possède un très vieux tripode qui propose toutes les positions possibles depuis la version "debout" jusqu'à la version ras du sol, malheureusement il accuse d'autres problèmes ... la perfection n'est pas de ce monde !...


Le casse tête au moment du choix continue !... Personnellement je préfère un profil non tubulaire mais la fibre de carbone apporte un plus bien qu'ayant un profil tubulaire !... Personnellement je préfère un blocage par loquets mais de nombreux excellents statifs ne proposent que des boucles de serrage !... Je désire un trépied assez haut -le mien fait 1,70m sans la tête- (je ne suis pas petit) mais plus le nombre de section de chaque pied est grand et moins le tripode sera stable... et on cherche la stabilité non ? Compromis, voilà le maître mot, encore une fois !... On peut envisager des sections très longues qui permettraient d'obtenir un trépied haut avec peu de sections, mais dans ce cas, même replié, le trépied serait intransportable !...

- La tête (également appelée "rotule")
Cet élément est également capital (oh le vilain jeu de mot "tête"/"capital", non ? ça ne fait rien !). C'est d'elle que dépendra la sécurisation du système photographique fixé ET qui permettra les mouvements de l'appareil pour un cadrage parfait. J'ai déjà parlé plus haut des capacités d'emport, il est indispensable que la tête soit étudiée pour supporter le poids maximum de votre équipement (plus une marge de sécurité) sans pour autant dépasser les capacités d'emport du reste du tripode (plus les capacités d'emport sont importantes et plus le prix est élevé). Sur les tripodes "grand public" la tête est déjà fournie et très souvent elle est inamovible, ce qui est dommage puisqu'elle n'est pas forcément d'excellente qualité et que vous ne pourrez pas faire évoluer votre tripode (c'est un peu le but du jeu !). Sur les statifs "pro", la tête n'est pas fournie, il faut l'acheter à part, ce qui vous laisse une plus grande latitude de personnalisation.

Outre ses capacités d'emport, les têtes sont caractérisées par leur mode de fonctionnement et par la qualité des matériaux utilisés. Certaines têtes, qui pourtant semblent solides, sont construites en plastique, matériau inadéquat puisque les forces de fixation empêchent la stabilité d'un cadrage au serrage de la position de la tête. Pour ce qui est du mode de fonctionnement, on différencie plusieurs philosophies, en fait 3 (en réalité 2 plus une très particulière)
* la tête dite "3D" qui permet rotation, inclinaison verticale et passage du boîtier de position horizontale à verticale. Chaque axe étant géré par une poignée qui sert également de fixation de la position. Ce système, si de qualité, est le plus précis MAIS (j'ai déjà utilisé le terme de compromis !) le plus long à mettre en œuvre. En même temps, il est le plus apte à gérer convenablement les lourds objectifs de longue focale.


* la tête "boule" permet les mêmes mouvements que la tête "3D" mais avec un seul système de fixation de la position. Ce système est facile, rapide à mettre en œuvre MAIS (pfff!) beaucoup moins précis que la tête "3D". En fait la tête boule sert à utiliser un statif tout en ayant la même liberté que si vous portiez le boîtier à main levée... Par contre, la tête boule n'est efficace que pour des objectifs lumineux de maximum 300 à 400mm... au delà, la stabilité sera compromise...

* la tête "balancier" qui est inconnue de la plupart des amateurs puisqu'elle est uniquement destinée à l'utilisation de super longs zoom ou téléobjectifs (très lourds).

Dans la mesure où tous les tripodes "grand public" disposent d'une tête "3D", certainement tout le monde aura au moins utilisé une fois une tête de ce type. La tête "boule" présente également des avantages non négligeables donc le choix n'est pas facile. Je dirais que pour un tripode de studio, la tête "3D" est plus intéressante, que sur le terrain la tête "boule" est plus intéressante. Faudrait-il donc acheter les deux types de tête ? Vu le prix je pense que ce n'est pas une bonne solution. Pour ce qui est des monopodes, le problème ne se pose pas, ce sera une tête "boule" ou pas de tête du tout.

Mais une tête n'est rien sans le système de fixation du boîtier. Il existe divers systèmes de fixation, depuis une vis fixe intégrée à la tête, en passant par une vis séparable de la tête et pouvant rester sur le boîtier, jusqu'au système dit "démontage rapide" constitué d'un plateau qui reste fixé au boîtier et qui s'enclipse sur la tête. J'ai essayé les 3 systèmes et aucun n'est parfait ! La vis fixée à la tête est beaucoup trop longue à mettre en œuvre, la vis qui reste fixée au boîtier et qui s'enfiche dans la tête est encore pire que la première solution : il faut visser au boîtier, une fois en place le boîtier ne peut plus tenir sur sa semelle si vous le sortez du tripode et il faut acquérir une vis par boîtier (!!!) Le système de "démontage rapide" est très bien mais cher (si de bonne qualité) et il faut acquérir une semelle par boîtier (et long téléobjectif/zoom) !...

- La colonne centrale
La colonne centrale est un sujet de discorde parmi les photographes, certains estiment que c'est une hérésie, d'autres trouvent qu'elle est très pratique ! Personnellement je me situerai dans le deuxième groupe mais avec certaines restrictions, je vous expliquerai plus loin.

La colonne centrale permet d'augmenter la hauteur du boîtier, cela peut être intéressant pour le cadrage mais en théorie seulement (!!!). En effet, plus vous sortez la colonne centrale et moins le statif sera stable et plus le boîtier fera trembler la colonne centrale, bref, vous allez vous encombrer d'un statif qui vous fera le même effet que l'absence de statif (!!!). Donc, si la colonne centrale désert le statif, autant s'en passer !!! C'est ce que certains pieds proposent : pas de colonne centrale.

En contre partie, si la partie inférieure de la colonne centrale est équipée d'un crochet, le poids de la colonne centrale (en position basse) sur le centre de gravité du statif ainsi qu'une masse accrochée au crochet de la colonne centrale rabaissera encore plus le centre de gravité de l'ensemble du système en augmentant considérablement la stabilité !... En plus, cette colonne centrale, pour peu qu'elle soit équipée d'une vis de fixation de tête sur sa partie basse permettra son utilisation en macrophotographie. Certains tripodes ont prévu la possibilité de mobiliser la colonne centrale en position horizontale, ce qui aide également à la composition d'images dans des positions improbables ainsi qu'en macrophotographie...

À mon humble avis, un tripode équipé d'une colonne centrale mobilisable à l'horizontale et équipée d'un crochet à sa partie basse est un plus à ne pas négliger...

Il existe même des tripodes proposant une colonne centrale amovible qui peut s'accoupler avec une des 3 jambes pour créer un monopode. Un statif deux en un, voilà une grande révolution, malheureusement, ce tripode (invention chinoise, comme quoi ils ne font pas forcément que du bas de gamme) n'assumera certainement pas des démontages trop fréquents (à voir !)

- Les pieds
Ils sont de plusieurs types, des patins en caoutchouc ou en plastique ou des pics métalliques qui permettent de s'adapter à toutes les surfaces. Les pieds peuvent être amovibles pour pouvoir changer de type de contact mais, certains pieds sont d'origine équipés de pics métalliques portant un pas de vis qui permet de faire se déplacer un patin de caoutchouc par dessus faisant d'eux un véritable pied universel.

Cela dit, il ne faut pas exagérer, à moins que vous prévoyez de poser votre statif sur un glacier, le patin caoutchouté sera efficace dans toutes les situations...

- Les petits plus...
À côté des éléments exposés ci-dessus, il ne faut pas négliger les "petits plus" que peuvent proposer certains statifs. J'ai parlé ci-dessus du tripode/monopode. J'ai également parlé de la colonne centrale qui permet de fixer une tête sur sa partie inférieure. J'ai parlé de la colonne centrale qui peut s'horizontaliser. Je possède un ancien trépied permettant de fixer une tête au milieu d'une jambe. Il y a les niveaux à bulle qui peuvent être excessivement précieux dans certaines conditions, bref, il faut analyser l'offre à la loupe avant d'arrêter définitivement son choix !...

—> Et dernier élément à ne pas négliger : le prix ! J'ai déjà dit qu'on pouvait trouver des tripodes à un prix supérieur à l'ensemble boîtier reflex/objectif ! Bien sûr, le statif n'est pas à négliger mais vaut-il, pour vous, de sélectionner un boîtier moins performant ou un objectif moins performant ? S'il est stupide (et ruineux) d'acheter un statif de mauvaise qualité, il n'est pas non plus judicieux de lui accorder la majeure partie de votre budget matériel !... Personnellement, j'estime que le statif doit être cohérent avec l'ensemble de votre équipement : si vous disposez d'un ensemble boîtier/objectif de 10.000€, un statif de 1000~2000€ n'est pas un luxe, par contre si votre équipement (boîtier + objectif) est de l'ordre de 1500€, le statif ne devrait pas dépasser 200~500€ !... Et il est très possible de trouver un excellent statif à 200 ou 250€ !...

—> Ah, un dernier mot : lors du choix de votre trépied, vérifiez bien chaque mm², il y aura souvent, ici et là des pièces en acier qui auront la fâcheuse habitude de rouiller plus ou moins rapidement !... Je possède un excellent trépied en aluminium (ok, il a plus de 30 ans aujourd'hui !) qui est rouillé d'un peu partout (il n'y avait pas que de l'aluminium dans sa composition !), les pieds ne se dévissent plus pour libérer les pointes, les vis de fixation de la position de la tête sont difficiles à manœuvrer et leur serrage est aléatoire !... À côté de cela, quel que soit le prix que vous déciderez d'investir, sachez qu'un statif n'est pas infini non plus, il arrivera bien un jour où il montrera des signes de fatigue... mon bon vieux trépied est considéré comme "mort" car une de ses jambes est devenue faible, elle glisse d'une dizaine de centimètres dès qu'on "charge la mule"... Je ne le jetterai pas, il m'a accompagné depuis trop longtemps, il servira maintenant à supporter les lumières ou les réflecteurs dans le studio (ou pourquoi pas à l'extérieur aussi !)...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous appréciez cette page, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page
UNE CRITIQUE APPROFONDIE POUR NE PAS SE TROMPER

Pour finir cette page en « beauté » et vous donner des voies de comparaison, je vais vous proposer une critique des trépieds à ma disposition. Je n'en possède "que" 4 mais à eux tous, ils vous donneront des clés intéressantes pour la recherche de "votre" trépied idéal !...

À SUIVRE...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous appréciez cette page, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page
VOTRE TRÉPIED EST-IL ASSEZ STABLE ? TESTEZ-LE !

L'un des éléments d'équipement les plus importants auxquels un photographe doit avoir accès est un trépied robuste. Vous pourriez être tenté d’acheter n’importe quel trépied, qu’il corresponde ou non au travail que vous lui demandez, mais un trépied solide et stable peut faire la différence entre une belle image et une image floue.

Attention : un trépied de haute qualité n'est pas bon marché ! Si vous voulez un trépied vraiment fonctionnel, préparez-vous à investir plus de quelques dizaines d'euros !... Cependant, dans cet article, nous allons examiner différentes manières de tester le trépied que vous utilisez actuellement pour voir à quel point il est efficace (ou non). Pour commencer, examinons quelques astuces qui peuvent rendre un trépied un peu (ou beaucoup) plus stable.

Conseils pour rendre votre trépied (plus) stable :
1) Si vous utilisez votre trépied pour une exposition de longue durée, évitez d’allonger la colonne centrale avec la monture au-dessus de son point d'appui (point bas).

2) Lorsque vous réglez la hauteur de votre trépied, utilisez les sections supérieures (= les plus épaisses et les plus stables) des jambes avant les sections inférieures (= les plus minces et les moins stables).

3) Si votre trépied dispose de différents types de pieds, utilisez les pieds à pointe pour sécuriser le sol lors de prises de vue en extérieur. Lors de la prise de vue en intérieur, utilisez les pieds en caoutchouc pour éviter de glisser sur un sol lisse.

4) Lorsque vous photographiez à l'extérieur par temps venteux, assurez-vous de bien fixer la dragonne de votre appareil photo. Si la courroie vole dans le vent, votre trépied bougera.

5) Si la colonne centrale propose un crochet en partie basse (si non, bricolez-en un !), fixez-y une masse (le sac photo par exemple ou un sac contenant des pierres), cela abaissera le centre de gravité et donc augmentera la stabilité.

De nombreux photographes peuvent être observés avec leur appareil photo monté sur des trépieds n'atteignant pas les spécifications prévues. On dit souvent que le trépied devrait être suffisamment solide pour porter une boule de bowling. Bien que cela semble fou, il est judicieux d’avoir un trépied dont le poids est supérieur à celui de l’appareil photo et du plus grand objectif possible. Par exemple, un trépied qui ne bouge pas avec un boîtier portant un objectif de 28 mm peut permettre des mouvements inacceptables avec le même appareil photo et un objectif de 300 mm ou plus.

Quoi qu'il en soit, même le meilleur trépied peut bouger. Environ 80% des mouvements proviendront vraisemblablement de la tête et de la monture Quick Release, et très peu des jambes du trépied. Il existe de nombreuses sources potentielles de vibrations. Par conséquent, examinons une série de tests qui peuvent vous aider à déterminer si votre trépied est conçu pour le travail que vous lui confiez.

Méthode de test n ° 1
☺ Créez un motif de test. Une mire quelconque OU quelques lignes verticales, horizontales et diagonales et quelques cercles de différents diamètres que vous dessinerez sur une simple feuille de papier feront très bien l'affaire. Au pire, une double page de journal fera très bien le travail aussi !... Fixez votre motif de test parfaitement plat sur un support parfaitement vertical et qui ne bouge pas (mur par exemple). Vérifiez l'absence de courant d'air ! Le motif de test doit être totalement imobile et ne pas montrer le moindre "ventre" !
☺ Montez votre appareil photo et votre objectif le plus lourd sur votre trépied. Installez votre trépied suffisamment près de la cible pour qu'elle remplisse le cadre (si vous possédez un boîtier numérique, visez en live view sur l'écran LCD arrière...
☺ Éclairez uniformément votre motif de test.
☺ Désactivez la fonction VR/IS (stabilisation d'image) ET l'autofocus !!! TRES IMPORTANT !!!
☺ Tout d’abord, prenez une série de photos avec différentes vitesses d’exposition allant du 1/100e de seconde à 1/2 seconde. Utilisez un déclencheur à distance ou un câble ou un déclencheur souple pour démarrer les expositions. C'est également une bonne idée d'utiliser votre fonction de verrouillage du miroir (si l'appareil le propose !) pour supprimer toute vibration pendant ce processus.
☺ Une fois cette série d’expositions terminée, ouvrez les images dans le logiciel d’image de votre choix (ou développez votre bout de film) et vérifiez si des lignes doubles ou floues apparaissent sur votre motif, ce qui indiquerait que votre appareil photo bougeait pendant l’exposition. Si les vitesses d'obturation plus rapides sont plus nettes que les vitesses plus lentes, votre trépied n'est pas assez stable pour pouvoir être utilisé à des vitesses d'obturation plus faibles...
☺ Si vos images montrent que vous bougez pendant vos expositions, la prochaine étape consiste à déterminer quelle partie de votre trépied est à l'origine du problème. Réduisez votre trépied à sa plus petite hauteur et répétez le test. Si les résultats ne sont pas meilleurs, votre problème peut être causé par votre tête de trépied. Votre problème peut également provenir des verrous des jambes de votre trépied. Testez à nouveau avec les jambes étendues à différentes longueurs, en prolongeant d'une, deux ou trois sections et en prenant la même série de prises de vue.
☺ Répétez le test à l'intérieur, à l'extérieur et par vent fort ou avec d'autres combinaisons de boîtier et d'objectif.
☺ Refaites le test avec les jambes plus ou moins déployées.  !!! TRES IMPORTANT !!!

Méthode de test n° 2 - Expositions multiples
De nombreux appareils photo (numériques et argentiques) ont un paramètre permettant de prendre plusieurs expositions (mode rafale). Si c'est le cas du vôtre, configurez votre appareil photo pour prendre deux ou trois expositions.

Toujours en utilisant le motif de test, dans les mêmes conditions qu'au test n°1, prenez une série à des vitesses d'obturation différentes, allant de 1/100e à 1/2 seconde.

Si votre appareil photo ne dispose pas de la fonction d'exposition multiple, vous pouvez toujours utiliser cette méthode en prenant simplement deux ou trois images différentes, puis en les superposant dans votre logiciel, puis ajustez le mode de fusion de chaque calque de sorte que tous les calques soient visibles. Si votre trépied fait son travail, les trois images se superposeront parfaitement.

Méthode de test n°3 - Live View
Toujours en utilisant le motif de test, dans les mêmes conditionsqu'au test n°1, mettez au point sur le centre de la cible. Activez le Live View et zoomez votre écran LCD pour afficher le centre de la cible aussi grand que possible. Retirez vos mains de l'appareil photo et du trépied et voyez si la cible reste immobile dans votre aperçu. Si la cible de votre aperçu se déplace, votre trépied ne fournit pas une base suffisamment solide pour que votre appareil photo produise des images nettes à une vitesse d'obturation lente.

Dans cette méthode, essayez également de toucher et de déplacer la dragonne de votre appareil photo. Vous pourriez être surpris de voir l'aperçu bouger au moindre contact !...

Résultats des tests
Si votre trépied n'a pas réussi ces tests, il est probablement temps de commencer à en rechercher un meilleur. Assurez-vous que le trépied est conçu pour supporter le poids de votre appareil photo et de votre objectif le plus grand/le plus lourd. Si les tests montrent que votre problème réside dans la tête de votre trépied, la solution peut être aussi simple que de la remplacer...

Quelques remarques qui ne concernent pas tout le monde
☺ Un trépied en fibre de verre ou de carbone, bien que plus léger, absorbe beaucoup mieux les vibrations qu'un trépied en aluminium, mais ils sont beaucoup plus chers !!!
☺ Attention au piège du format de votre appareil ! Mon trépied en fibre de carbone est super avec toutes mes configurations en petit et moyen format MAIS totalement inutilisable avec mes chambres grand format pourtant moins lourdes que quelques moyen formats !... Il faut que je le charge beaucoup plus et que j'écarte ses jambes (ce qui modifie le point de vue !)

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous appréciez cette page, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page
QUEL TRÉPIED POUR QUEL SUJET ?

Les trépieds sont toujours un sujet de conversation amusant, c'est toujours une occasion pour ne pas être pris au sérieux (!!!), quoi que l'on puisse en dire, ces accessoires sont si simplistes que l'immense majorité des gens pense que l'on cherche à les mystifier... Généralement, le trépied que vous utilisez n’a pas une grande incidence... Votre trépied est conçu pour tenir votre appareil photo et c'est tout et le vôtre le fait très bien, non ?

Mais en même temps, les différents trépieds incluent certaines caractéristiques bénéfiques pour des situations spéciales. Dans cet article, je vais identifier quelques situations différentes dans lesquelles différentes caractéristiques de trépied peuvent être extrêmement utiles et peuvent améliorer vos photos. Ces situations iront au-delà de l'utilisation de base du trépied consistant à y monter un appareil photo, à régler sa hauteur et son angle. Voyons cela, au risque de vous voir ricaner...

Trépieds et photographie en pose longue
Lorsqu'il s'agit de photographier de longues expositions, un trépied solide est essentiel. Bon, vous me direz, avec raison, que cette caractéristique doit être commune à tous les trépieds. Cependant, les trépieds les plus courants vendus de nos jours sont en fibre de carbone. La raison en est due à la résistance et à la légèreté du matériau. Ces deux facteurs rendent la fibre de carbone souhaitable pour tous les types de photographie. Cependant, avec les longues expositions, vous avez besoin d'un trépied capable de rester totalement immobile, et avoir un trépied léger n'est pas toujours la meilleure chose... même s'il est en carbone !...

Avoir un trépied qui comprend un crochet sous la tête ou au bas de la colonne centrale, vous permet de suspendre un poids ou un sac, ce qui contribue à stabiliser davantage le trépied. Les trépieds de qualité supérieure incluent également une technologie d’amortissement des vibrations qui peut aider à réduire les tremblements. Enfin, un trépied capable de fixer des pointes au bas des pieds peut être très utile pour photographier dans la saleté, le sable ou dans l'eau.

Trépieds et photographie panoramique
Le poids de votre trépied n’a pas tellement d’importance avec la photographie panoramique, à moins, bien sûr, que vous photographiez des panoramiques à exposition longue. Deux composants de trépied peuvent vraiment aider à améliorer les photographies panoramiques. La première caractéristique est une plaque ou une base de nivellement.

Avec cet accessoire, vous pouvez avoir votre trépied dans n’importe quel angle et mettre l'appareil de niveau séparément du reste du trépied. Cela assurera la transition la plus douce possible entre les images. L'autre caractéristique est une glissière nodale, qui aidera à rapprocher l'objectif du point de pivotement du trépied plutôt que de placer le boîtier sur l'axe de rotation (voir ici). Avoir le point nodal de l'objectif au bon endroit assurera une distorsion minimale entre les images. Pour les photographes panoramiques avancés, une tête à cardan pourrait être le choix idéal pour le système de montage.

Trépieds et photographie de portrait de tête
La photographie de portrait de tête est très différente des autres portraits. Cela peut paraître étrange, mais c'est vrai. Avec vos portraits typiques, vous vous déplacez probablement trop pour utiliser un trépied. Cependant, avec la photographie de tête, le modèle est généralement debout ou assis au même endroit et ne bouge que légèrement. Vous, le photographe, ne bougez pas beaucoup. En même temps, vous vous déplacez suffisamment pour que vous ayez besoin de mouvements fluides avec votre trépied et la possibilité de vous laisser aller sans que l'appareil change de position. Alors, quand il s’agit de prendre des photos de tête, veillez à utiliser une rotule à boule sur votre trépied plutôt que tout autre. Cela rendra le processus tellement meilleur pour vous.

Trépieds et photographie de produits
La photographie de produit est une photographie de studio où le sujet ne bouge pas. Lorsque vous êtes en studio pour photographier des images de produit, votre appareil photo est généralement à un endroit tout le temps, avec seulement des ajustements mineurs. Très souvent, vous serez connecté à un ordinateur portable et de nombreux accessoires pour trépied permettant de connecter un appareil photo et un ordinateur portable en même temps. Mais curieusement, de nombreux photographes utilisent des supports plutôt que des trépieds. Ils sont identiques à ceux d’un trépied, à l’exception de leur extrême lourdeur, et ont des réglages précis pour la hauteur, l’angle et la longueur de la portée. Ils sont également sur des roues pour la portabilité dans le studio. En raison de la structure robuste des supports d'appareil, il est très facile et sûr d'y fixer un ordinateur portable.

Les supports d'appareil coûtent cher, généralement plus de 1.000 €, et ne conviennent donc pas à tout le monde. Si vous n'êtes pas disposé à dépenser autant d'argent, moi non plus, ma recommandation est un trépied en acier plus lourd. Parce que vous ne le déplacez pas sur de grandes distances, ils sont parfaits pour rester au même endroit. Le poids de ces trépieds robustes signifie qu'ils peuvent soutenir des boîtiers plus lourds. Si vous souhaitez également fixer un support pour ordinateur portable, vous pouvez vous sentir à l'aise, il tiendra les deux produits en toute sécurité. En outre, pour la photographie de produits, une rotule à boule n'est pas le meilleur choix. Une tête de positionnement serait préférable.

Trépieds et photographie animalière
Généralement, un trépied en fibre de carbone solide convient parfaitement à ce type de photographie. Les têtes de cardan peuvent être le meilleur ami d'un photographe animalier en plus des housses de camouflage. Si vous n’avez pas les moyens d’acheter une tête de cardan, maintenez le matériel (boîtier ou téléobjectif) avec une boule afin de rester solide et d’ajuster votre vision en douceur. Pour certains photographes animaliers, les pinces de safari peuvent être extrêmement utiles, en particulier si vous faites un tour en Afrique et que vous devez shooter depuis un camion.

Trépieds et photographie de voyage (ou balade photo)
J'ai combiné ces deux en un, car ils sont extrêmement similaires. Même si vous ne partez pas loin pour votre balade photo, le principe reste le même. En principe, quel que soit le type de voyage ou de balade photo, vous souhaiterez emporter un trépied léger et pratique. J'ai personnellement un trépied en fibre de carbone. Il est grand, mais léger aussi. En fait, il est aussi léger qu'un trépied compact en acier. Ainsi, bien que le trépied compact soit parfait pour être rangé dans des petits endroits, comme un sac photo, le grand trépied en fibre de carbone, vraiment léger, n’ajoute pas de poids, est beaucoup plus robuste et s’étend beaucoup plus.

En conclusion
Dans cet article, j’ai partagé des raisons pour lesquelles le trépied que vous utilisez a de l’importance. Bien qu'il y ait des choses spécifiques à rechercher dans un trépied en fonction de ce que vous photographiez, cela n'a pas une importance capitale, surtout si, comme moi, vous n'avez pas des moyens illimités. Tant que vous connaissez votre équipement, que vous comprenez comment l'utiliser au mieux de vos capacités et de vos besoins, alors tout va bien. Utilisez le matériel avec lequel vous êtes à l'aise, car il vaut mieux avoir un trépied "non adapté" que de ne pas en avoir.

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous appréciez cette page, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page
ULTIME GUIDE D'ACHAT

Je vous ai déjà parlé des principaux critères de choix d'un trépied, il s'agissait des miens en fait. Certes, ils étaient capitaux, mais certains autres ont pu passer à la trappe... Je vois donc vous donner le guide ultime, en fait les éléments dont je n'avais pas parlé dans les articles précédents.

Il ne faut pas négliger le choix de son trépied... il n'est pas étonnant que tant de photographes débutants abandonnent en arrivant au stade utilisation du trépied !...

Un bon trépied fait TOUTE la différence !!! Lors de l'achat d'un trépied, si vous optez pour un modèle à deux balles, deux événements se produiront :
☺ Vous passerez tellement de temps à fixer votre appareil photo que, lorsque vous serez prêt à prendre la photo, vous aurez déjà perdu la volonté de vivre.
☺ Vous réaliserez que les 45 € que vous avez dépensés auraient dû être gardés pour servir de complément à l'achat d'un trépied que vous savez maintenant devoir acheter de toute façon... donc double dépense !... Pour un vrai débutant, je me doute que dépenser environ 400 € pour un trépied semble être un engagement financier majeur, surtout que l'on peut trouver des reflex pour ce prix, mais j'ai vu tellement de gens éprouver de la frustration face aux trépieds de mauvaise qualité que cela me brise le cœur (ou me fait mourir de rire, c'est selon !). Leur prêter un trépied de bonne qualité leur ferait réaliser que leur trépied bon marché est tout simplement indésirable...

La vitesse a aussi de l'importance !!! Vous pourriez penser que si vous utilisez un trépied pour maintenir votre appareil photo en place, cela signifie que vous avez tout le temps nécessaire pour cadrer votre photo. C'est parfois vrai, mais le plus souvent, la scène change rapidement, surtout quand on a affaire à la nature. La météo et la faune n'attendront pas que votre matériel soit installé... À quelle vitesse les jambes se déploient-elles ? Je ne supporte pas ces verrous en caoutchouc que vous devez desserrer puis resserrer (même si mon trépied en fibre de carbone en possède -naturellement, puisque la fibre de carbone ne s'accommode pas d'un autre système, il faut faire des compromis-). Je préfère de loin les poignées de dégagement rapide qui s'ouvrent rapidement pour laisser tomber les jambes repliées du trépied... et pour sécuriser les jambes déployées, un rapide coup de pouce et c'est fait... Si votre trépied est doté de quatre rallonges télescopiques avec poignées filetées, vous serez toujours en train de préparer votre matériel de prise de vue lorsque l'heureux propriétaire du trépied équipé de poignées de dégagement rapide retournera chez lui... mais ne vous inquiétez pas, nous galèrerons ensemble en le regardant partir... De même, à quelle vitesse la rotule s'adapte-t-elle ? Une fois que votre trépied est en place et sécurisé, il est temps de positionner votre appareil photo. Pour moi, les meilleures rotules sont celles qui ne nécessitent qu'un seul levier pour se desserrer et se resserrer. Cela signifie qu’en seulement deux tours de levier, on peut placer son appareil photo exactement dans la bonne position. Il est également important de choisir une rotule qui permette de basculer rapidement entre paysage et portrait. Un grand nombre de trépieds à deux balles ont ces montures rabattables que vous devez desserrer d’abord puis serrer une fois en place. Celles-ci sont généralement catastrophiques quand vous avez du mal à trouver la bonne position, puis la partie fragile et mobile vacille sous votre simple respiration... Et quid de la libération rapide et facile de l'appareil de son trépied ? Le montage de l'appareil sur la tête du trépied devrait être simple et rapide. Lorsque vous recherchez un trépied, demandez au vendeur de vous faire une démonstration, puis essayez plusieurs fois vous-même jusqu'à ce que vous sentiez si c'est le système est fait pour vous...

Je ne reprendrai pas les autres paramètres déjà exposés dans les articles précédents, retournez les lire, ils sont toujours d'actualité !...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous appréciez cette page, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page
CHOISIR LA TÊTE DE VOTRE TRÉPIED

Le premier accessoire que l'on devrait acheter après l'appareil photo est un trépied.

La plupart d’entre eux vendus sont du type tout-en-un avec trois pieds sur le bas et une partie supérieure appelée tête, sur laquelle vous montez votre appareil photo. Généralement, ces têtes comportent une poignée qui fait saillie d’un côté et qui peut être serrée ou desserrée pour vous permettre de modifier l’angle sous lequel votre appareil est pointé. Ces trépieds coûtent généralement entre 20 et 50 euros (!!!), ce qui les rend particulièrement attrayants pour les photographes qui souhaitent investir -mais pas trop- dans du matériel pour les aider à faire de meilleures photos. Cependant, l’une des principales limitations de ces trépieds concerne la tête : elle est généralement non amovible, ce qui signifie que vous êtes lié par ses contraintes et que vous pourriez bientôt découvrir que votre sensibilité créative dépasse les capacités du trépied acquis...

Je tiens à vous prévenir toutefois, si vous entrez dans un magasin d'appareils photo pour regarder les têtes de trépied, vous risquez d'être choqué de constater que les prix sont bien au-delà de ce que vous considérez être raisonnable. Votre première pensée pourrait être : « Pourquoi faudrait-il dépenser 150€ pour une tête de trépied seule, alors qu'un trépied de base, complet, peut couter moins du tier  ? ». Mais si vous examinez le prix des pieds seuls, vous risquez de tomber à la renverse... Mais, avec les années, vous comprendrez que si ces composants sont si coûteux, c'est parce qu'ils sont fabriqués à partir de matériaux de qualité supérieure et que leurs spécifications sont conformes aux impératifs physiques qui permettent de rendre le statif efficace...

Lorsque vous êtes prêt à acheter séparément une tête et un ensemble de pieds, vous pouvez choisir parmi tant d'options qui peuvent vous laisser dans un état de confusion sans réponses claires. Lorsque vous songez qu'il faudra dépenser des centaines d'euros, vous ne voulez pas faire un mauvais choix. Je vais donc examiner les types les plus courants de têtes et expliquer comment elles conviendraient à différents types de photographie. J'espère que cela vous donnera une meilleure idée de ce qu'il faut rechercher la prochaine fois que vous vous rendrez dans votre magasin d'appareils photo ou parcourrez des magasins de photos en ligne.

Tête panoramique inclinable ou tête 3D

Si ce modèle vous semble familier, c'est que vous en avez déjà un ou que vous en avez déjà vu un sur un trépied tout-en-un. Les modèles de base ont un ou deux leviers de réglage, mais si vous dépensez un peu plus, vous pouvez en obtenir un avec trois leviers pour vous permettre de contrôler avec précision les réglages spécifiques. À cet égard, elles sont beaucoup plus précises que les autres têtes, et il n’est pas rare de trouver des niveaux à bulle intégrés pour vous aider à vous assurer que votre appareil est positionné exactement comme vous le souhaitez. Bien que le repositionnement de votre appareil photo soit lent puisque qu'il nécessite plus d’étapes, mais cela peut être une bonne chose, car vous ne pouvez ajuster qu’un paramètre à la fois. Par exemple, si votre sujet est parfaitement aligné et que vous avez besoin de basculer votre appareil photo d'un côté, vous pouvez utiliser un seul levier pour régler l'inclinaison. Une tête 3D n'est pas aussi simple qu'une autre tête, mais le contrôle supplémentaire qu'elle offre est agréable, une fois que vous maîtrisez le travail avec plusieurs leviers.

Tête "boule" ou rotule

C’est mon type de tête de trépied préféré, et je pense qu’il convient très bien aux photographes qui nécessitent de la rapidité mais aussi aux photographes occasionnels, beaucoup plus que la tête 3D livrée avec des trépieds tout-en-un. Les rotules sont conçues autour d'un pivot à 360 degrés (essentiellement un grand roulement à billes, d'où le nom rotule) que vous pouvez serrer ou desserrer à l'aide d'un levier ou d'un bouton sur le côté. Vous pouvez faire pivoter votre appareil photo d'un côté à l'autre, le faire pivoter en cercle ou changer son orientation de portrait en paysage en un instant, le tout sans pratiquement aucun effort. Certaines sont spécialement conçues pour vous permettre de changer un seul sens de mouvement à la fois, ce qui est utile si vous souhaitez effectuer des types spéciaux de prises de vues, tels que des panoramiques.
La première fois que vous en utilisez une, cela peut être un peu déroutant jusqu'à ce que vous vous habituiez à la quantité de liberté qu'elle offre. Mais veillez à garder une main sur votre appareil photo pendant que vous ajustez le mécanisme de verrouillage de la rotule. Si vous ne le faites pas, votre appareil photo risque de tomber brusquement sur le côté, ce qui peut être un peu effrayant la première fois que cela se produit. Ce degré de liberté peut en réalité être une mauvaise chose si vous ne souhaitez ajuster qu'un paramètre à la fois, et il peut être difficile de faire fonctionner les têtes sphériques lorsque vous souhaitez effectuer des micro-réglages. Toutefois, il est difficile de se tromper en choisissant une rotule...

Tête à poignée pistolet

Ce n'est qu'une tête boule mais avec un système différent de mise en œuvre. Les poignées pistolet sont conçues pour vous donner le même degré de contrôle que les rotules, mais certains photographes trouvent qu’elles sont beaucoup plus faciles à ajuster, en raison de leur mécanisme de préhension à pleine main. Tandis qu’une rotule nécessite que vous tourniez un bouton relativement petit afin de modifier la position de votre appareil photo, celui-ci peut tomber si vous ne laissez pas une main dessus. La tête à poignée pistolet, qui est également disponible en style joystick, vous permet de contrôler l'appareil avec une seule main pour trouver sa position exacte.
Pour l'utiliser, il suffit d'appuyer sur la poignée et la tête se déverrouillera afin de pouvoir la repositionner. La plupart d'entre elles ont des molettes de tension permettant de régler la facilité avec laquelle vous pouvez changer les choses lorsque vous appuyez sur la poignée, et des commandes plus avancées vous permettent de faire pivoter la caméra le long d'un axe, ce qui facilite grandement les panoramiques. Comme vous pouvez vous en douter, elles sont beaucoup plus grosses que les simples rotules, ce qui les rend un peu moins portables, mais le compromis peut en valoir la peine si vous avez besoin d'un contrôle précis de la position de votre appareil photo, tout en maintenant un degré de liberté élevé ainsi qu'un accès rapide à une gamme complète de mouvements au prix d'une pression de la main.

Tête panoramique "pour la vidéo"

Semblables à la tête 3D, ces têtes spéciales sont conçues pour les vidéastes. Même si elles peuvent éventuellement être utilisées pour la photographie, elles sont loin d'être idéales en raison de limitations importantes. Comme c'est souvent le cas avec la plupart des têtes vidéo, celles-ci se caractérisent souvent par un long bras d'extension qui permet un meilleur contrôle et des mouvements plus fluides pour les prises de vue panoramiques, mais qui n'est pas très pratique pour les prises de vue fixes. Contrairement à ce que vous pourriez penser, le bras d'extension ne se tourne pas dans votre main pour vous permettre d'ajuster la position de votre appareil, il s'agit simplement d'un levier qui vous permet de faire pivoter votre boîtier de droite à gauche (et de gauche à droite !) et ne fait rien d'autre... Vous verrouillez votre appareil photo en place en tournant les boutons situés sur le côté de la tête, puis vous les desserrez pour pouvoir accéder aux mouvements. Si vous voulez incliner votre appareil photo vers la gauche ou la droite (pour prendre une image verticale), vous ne pouvez simplement pas le faire, du moins pas sans dépenser beaucoup plus d'argent pour une version haut de gamme...

Un conseil ?

Si vous cherchez un trépied multifonction, je vous recommande de vous munir d'une rotule ("boule"), en partie parce que cela permet un contrôle fantastique, mais également en raison de la relation plus intime qu'elle crée entre vous et l'appareil photo. Utiliser une boule avec votre œil dans le viseur (et pas sur l'écran LCD) tout en positionnant votre appareil photo est une expérience incroyablement enrichissante si vous n'avez utilisé qu'un trépied tout-en-un jusqu'à présent et peut même vous aider à trouver de nouveaux types de prises de vue.
Bien que les rotules n'offrent pas le même degré de contrôle de précision que les têtes 3D dédiées, certaines, vous permettent au moins de régler la rotation de votre caméra séparément des autres mouvements, ce qui peut faciliter le mouvement ou le panoramique.

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous appréciez cette page, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


 


Flag Counter

En savoir plus