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Et si on s'essayait à l'autochrome ?
Et si on s'essayait au noir et blanc créatif ?
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Et si on s'essayait au moyen format ?
Et si on s'essayait au grand format ?
Photographier sans lumière ?
Photographier avec un smartphone/une tablette
Photographier avec un compact bas de gamme
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La photographie itinérante
Les styles en photographie
La petite histoire d'une photographie
Devenir meilleur photographe
Équipement logiciel de qualité à bas prix !
Que peut-on attendre des logiciels photo ?
Divagations
Peut-on protéger ses créations ?
Le coin des polémiques
Votre labo numérique idéal
Hommage à FERNAND BIGNON
Lettre ouverte aux (futurs) argentistes
Les photographes sont tous C H A R L I E

 

Cette page est née de la démarche d'Élisabeth P. qui, me connaissant mais ne connaissant pas mon site, s'est tournée vers moi pour avoir quelques éléments basiques lui permettant de débuter en photographie alors même qu'elle prévoyait un superbe voyage. Quitte à lui fournir ces éléments, autant qu'ils profitent à tout éventuel futur photographe amateur... donc bienvenue à tous les nouveaux débutants...

Depuis, cette page s'est étoffée grâce à d'autres questions et d'autres personnes...

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ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Introduction Le prix des choses
Choisir son mode d'expression Ce qu'il faut envisager
Avant de commencer La photographie pour les nuls
Un aperçu du B-A-BA technique... Et ensuite ?
10 conseils pour les débutants Développement | Retouche... Au-delà du vocabulaire
Comparer argentique et numérique Quid de la force d'une image ?
Les cours payants de photographie Les problèmes d'exposition
L'anglais en photographie (anglais -> français) L'anglais en photographie (français -> anglais)
Soyons plus précis ! Toute photo est bonne à faire !
Connaître les types de lumières naturelles Peut-on lutter contre l'obsolescence programmée ?
Comment économiser ses piles (jusqu'à 140%) Éléments vitaux de la netteté des images


INTRODUCTION

Si vous lisez cette page, il n'y a que deux possibilités :
— vous vous êtes égaré dans les méandres du web
— vous avez trouvé exactement ce que vous recherchiez, c'est cette hypothèse que je privilégierai .

Dans ce site, vous allez pouvoir trouver absolument tout ce dont vous aurez besoin, depuis votre envie de vous essayer à la photographie jusqu'à votre épanouissement en photographie évoluée, en passant, bien sûr, par le choix de votre matériel, la façon de vous en servir etc.

Bien sûr, ce site n'étant pas réservé aux débutants, loin de là, vous ne trouverez dans cette page que des éléments vous permettant de décider en toute conscience si, oui ou non, vous souhaitez réellement poursuivre dans cette voie... Cette page ne sera bien évidemment pas composée d'éléments qui vous éloigneront de votre projet, mais elle ne comportera pas non plus d'éléments vous faisant envisager béatement votre avenir photographique !!! Bien sûr, vous ne connaissez certainement pas encore www.thydelor.eu, mais vous découvrirez rapidement que ce site est totalement indépendant, il n'est manipulé ni par des annonceurs, ni par des fabricants, d'ailleurs il n'est financé par personne... j'y suis à 100% de ma poche !...

Donc, dans cette page, attendez-vous à lire des mots crus, voire durs, puisque je ne vous donnerai ici que des éléments véridiques !...

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LE PRIX DES CHOSES

Quelle que soit l'activité culturelle ou de loisir envisagée (cela n'étonnera personne), elle engendrera des frais !... Frais d'achat de matériel de base, frais d'utilisation, frais occasionnés par les besoins annexes ou accessoires etc...

Et bien, je ne vais pas vous faire languir plus longtemps, l'honnêteté m'oblige à vous prévenir tout de go : « De toutes ces activités, celle qui réclamera l'investissement le plus important -à long terme- est bien la photographie !!! »

Bien sûr, si vous vous contentez d'un appareil « bas de gamme » et que votre activité photographique se limitera à la prise d'images que vous pourriez tout aussi bien prendre avec votre smartphone, l'investissement sera très limité... MAIS encore trop important -à mon goût- puisque, dans ce cas, je vous conseillerai vivement d'abandonner l'idée de vous lancer en photographie et de poursuivre votre « phonegraphie » sans arrière pensée !... Ce n'est pas honteux de faire de la « phonegraphie », d'ailleurs vous ne serez pas le seul (!!!) et, en plus, même de grands artistes s'en contentent largement pour leur création professionnelle d'images !...

Si, maintenant, vous souhaitez allez plus loin, apprendre les subtilités de cette technique ancestrale (mise à jour régulièrement), composer sérieusement vos images, voire les finaliser en les couchant sur de grandes feuilles de papier, il faudra vous attendre à étaler vos investissements dans le temps...

L'avancée "classique" dans la pratique photographique est toujours la même, pour tout le monde : on achète un appareil simple, on en tire beaucoup de plaisir jusqu'au jour où... on découvre ses limites... il faudra acheter un appareil dans une gamme supérieure. Malheureusement, si vous optez pour la gamme immédiatement supérieure, en peu de temps vous allez vous retrouver dans la même impasse et recommencer, toujours et toujours !... C'est pourquoi il ne faut pas se tromper lors de l'acquisition de son premier appareil photographique !...

À l'époque de l'argentique (utilisation des films photographiques), la gamme était très restreinte :
— appareil "jouet"
— appareil compact (j'exclue les compacts professionnels qui valaient des fortunes !!!)
— l'appareil reflex qui allait du plus simple au plus professionnel mais qui avaient les mêmes capacités.
Dans ces conditions, « l'erreur du débutant » ne risquait pas de conduire à la banqueroute !...

Malheureusement, avec l'arrivée du numérique, la philosophie est devenue toute autre ! Maintenant, il faut acheter, acheter un ordinateur, acheter une imprimante, acheter un scanner, acheter des logiciels de traitement, upgrader l'appareil et du même coup tous les périphériques informatiques et tous les logiciels. Au bout de moins d'un an (pour les appareils compacts d'entrée de gamme) à 2 ans (pour le haut de gamme), le matériel est obsolète, il faut le changer, mais le remplaçant n'est plus compatible avec rien... il faut, sinon remplacer toute sa chaîne informatique, au moins changer ses logiciels... et de toute manière le marché vous poussera systématiquement à la course en avant !... Il n'est plus question de photographie aujourd'hui, il n'est plus question que de « gros sous »... Donc, « l'erreur du débutant » est souhaitée par l'industrie de la photographie numérique !... Mais ne vous désespérez pas, vous trouverez dans ce site tout ce dont vous aurez besoin pour éviter les pièges de ces industriels vautours !...

Sachez également que la puissance de l'industrie de la photographie numérique est telle qu'il vous faudra vous méfier de tout ce que vous allez pouvoir lire dans la presse spécialisée en photographie mais également vous méfier de tout ce que vous allez pouvoir lire sur la majorité des sites internet traitant de photographie (sauf le mien, bien sûr ).

Sachez également, avant de vous lancer, que le prix de votre appareil ne correspondra, au final, qu'à une infime partie de votre investissement !... Vous trouverez dans le commerce d'excellents boîtiers reflex à 300~400€ mais le moindre petit accessoire, aussi dérisoire soit-il vous coûtera facilement 100 à 200€ !!! Et je ne vous parle pas du prix des objectifs !!!

Aussi, je ne saurais trop vous encourager à lire et à relire les rubriques de ce site pour éviter certaines déconvenues qui risquent d'être très préjudiciables !...

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CHOISIR SON MODE D'EXPRESSION

Ce chapitre va vous paraître incongru, mais je vous prierai de le lire dans son intégralité tout de même, vous risquez d'être surpris !!!

En 2013, qui dit se lancer en photographie dit choisir un appareil photo numérique et tout l'enjeu est de choisir sa marque de prédilection !... FAUX, ARCHI FAUX !!! En 2013, comme en 1940, on peut encore très bien faire de la photographie argentique !!! De plus en plus de professionnels, de plus en plus d'amateurs aussi se détournent du numérique pour reprendre l'utilisation des « bons vieux films »... Incroyable non ? Et je pense que je vous surprendrai encore plus en vous disant que les films les plus sollicités sont les films... Noir et Blanc !!! Eh oui !!!

Mais comment expliquer ce phénomène ? La photographie numérique évolue de jour en jour (et ce n'est pas qu'une tournure de phrase !) mais, malgré ses progrès fulgurants, elle semble « tourner en rond ». Le numérique propose une qualité d'image quasi parfaite... MAIS... elle est tellement froide et "mécanique" qu'elle déçoit de plus en plus de monde, même parmi les amateurs !... Seuls les journalistes sont condamnés à poursuivre en numérique puisque pour eux, la parution la plus rapide est une obligation... et il est plus rapide de transférer une photo via internet que de faire développer le film et de dépêcher un coursier pour déposer les images au journal !...

Ainsi, même débutant, il est tout à fait licite de vous poser la question de savoir si vous voulez vous exprimer en numérique ou en argentique !... Cette question est d'autant moins stupide qu'avec le prix d'une configuration numérique "basique", vous pourrez vous offrir une configuration argentique "haut de gamme"... et en plus, même si on considère l'achat de films et le prix du développement, vous pourrez vous offrir toute une vie de photographie argentique pour le prix d'un simple reflex numérique de milieu de gamme qui sera totalement obsolète dans 1 à 2 ans !...

Les appareils photo 100% mécaniques des années 1930~1940 fonctionnent encore parfaitement presque 1 siècle après leur naissance, on peut les acheter pour un prix dérisoire (souvent inférieur à 10€) et ils fonctionneront encore parfaitement dans 100 ans voire plus... Les appareils 100% mécaniques des années 1950~1960 fonctionnent également encore très bien, on peut également les acheter pour une poignée de cacahuètes et fonctionneront encore dans 100 ans... Les appareils 100% mécaniques des années 1970 que l'on peut acquérir pour presque rien ont également une espérance de vie quasi infinie. Sont nés dans les années 1970 des appareils électro-mécaniques qui proposaient déjà les mêmes modes que les appareils numériques actuels, on les trouve pour moins de 100€ et leur espérance de vie dépendra du temps pendant lequel on pourra trouver des piles compatibles (c'est à dire... quasiment toujours !). Les appareils des années 1980~1990 sont devenus strictement identiques (voire meilleurs) que les appareils haut de gamme actuels, ils coûteront, en haut de gamme, moins de 200€ et ils fonctionneront certainement encore parfaitement à l'heure où le numérique sera oublié, où l'on parlera l'holographie (probablement !)... Alors que les appareils numériques, même si vous ne souhaitez pas les remplacer tous les deux ans (comme le souhaiterait l'industrie photographique numérique), n'auront certainement aucune chance de survivre plus de 5 à 10 ans, au moins à cause de leurs batteries spécifiques qui ne sont plus fabriquées dès que le modèle de boîtier est arrêté... Cela ne vous a jamais interpellé de découvrir que chaque appareil était équipé d'une batterie spécifique ? Chaque fois qu'un modèle est remplacé, la batterie l'est aussi ? C'est ce que l'on appelle l'obsolescence programmée !!!

Pour masquer cette réalité, les fabricants d'appareils numériques, avec les arguments persuasifs qu'on leur connaît ont réussi à faire admettre aux acheteurs potentiels de matériel argentique que les films ne seront bientôt plus disponibles... en 2004 on disait déjà que dans moins d'un an les films n'existeront plus... 10 ans après, le film ne s'est jamais porté aussi bien... plus incroyable encore, le film instantané (plus connu sous le nom Polaroïd) qui avait totalement disparu dans les années 2000, tel un phénix, s'est relevé de ses cendres et des appareils capables de les utiliser ont également vu le jour !... NON le film n'est pas mort !... Les plus pessimistes lui donnent une espérance de vie d'au moins encore 100 ans !!!

Réfléchissez bien à cette question !!! Vous trouverez toutes les réponses dans mon site quelle que soit votre décision finale !!!

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CE QU'IL FAUT ENVISAGER

L'offre commerciale en matériel professionnel est gigantesque ! Le problème est de savoir ce dont on aura besoin ! Vous trouverez dans ce site des pages qui vous donneront toutes les pistes à considérer avant de "se lancer". Mais je vais vous donner ici ma façon de voir les choses, on pourra dire mon conseil (que d'autres contrediront certainement) : « Si vous souhaitez réellement vous lancer en photographie, regardez d'emblée vers un reflex d'entrée de gamme. »

Il ne faut pas s'orienter vers un boîtier trop compliqué à apprendre et à utiliser mais qui vous accompagnera dans votre évolution photographique.

En argentique, un reflex électro-mécanique de la fin des années 1970~début des années 1980 sera parfait : il vous coûtera moins de 100€, proposera des automatismes priorité ouverture, priorité vitesse, un mode automatique programme, un mode manuel, un mode flash et même une pose B. Il sera ou ne sera pas autofocus, ce sera une simple question de goût, mais sachez que la mise au point manuelle est de loin préférable (puisque plus universelle) à la mise au point automatique.

En numérique, le choix est assez vaste, toutes les marques proposent plusieurs modèles de reflex d'entrée de gamme avec des modes "résultats" plus des modes "pro".

Pour ce qui est des objectifs, débutez avec un objectif "universel" un 50mm lumineux (< f/2.8) pour l'argentique ou un 35mm lumineux pour le numérique (en effet, en "entrée de gamme" numérique les capteurs sont de type APS donc la focale universelle est le 35mm !).

Et c'est tout ce qu'il vous faut !... Cela vous coûtera moins de 500€ (beaucoup moins en argentique) et pourra vous suffire jusqu'à la fin de vos jours. Bien sûr ces boîtiers vous permettront d'accroître le nombre de périphériques selon vos éventuels besoins, plus tard !...

Regardez les pages de mon site, vous en apprendrez plus et n'hésitez pas à regarder les sites traitant de l'historique des appareils "modernes".

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AVANT DE COMMENCER

Une fois que vous aurez trouvé votre matériel neuf (ou d'occasion), il sera indispensable (et j'insiste lourdement sur ce point) de faire connaissance avec votre appareil ! Le mode d'emploi est un document qu'il ne faut pas jeter dans un coin, ce n'est pas non plus un document à survoler distraitement, c'est un document à lire sérieusement et à plusieurs reprises, avec son appareil en mains afin de tout connaître de ses fonctions et de sa logique de fonctionnement. Il faut que vous soyez en mesure de trouver immédiatement la moindre commande, sans hésiter une seule seconde, avant de vouloir aller plus loin ! Et, même quand vous connaîtrez votre appareil par cœur, il faudra régulièrement relire ce mode d'emploi !...

Si vous avez acheté un appareil en occasion sans mode d'emploi, vous avez une chance de le trouver sur mon site (ou sur d'autres sites). Ne zapez surtout pas cette étape !!!

Quand cette phase de découverte sera terminée, il ne sera pas question de se lancer tête baissée !... Il est indispensable d'apprendre les rudiments de la photographie !... Vous trouverez sur mon site un petit cours de photographie, très simple (et que je trouve très complet ), ne manquez pas de l'étudier à fond !...

Une fois l'assimilation des fondamentaux terminée, vous pourrez enfin vous lancer dans la photographie...

ET PUIS SURTOUT, SURTOUT, n'hésitez pas à lire les différentes rubriques de mon site, vous en apprendrez tous les jours !...

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LA PHOTOGRAPHIE POUR LES NULS

Avant de débuter cet article, je tiens à souligner que le titre de ce paragraphe n'a strictement rien à voir avec l'extraordinaire collection de livres destinés aux débutants de tous horizons ! Je ne sais pas si cette collection propose un livre traitant de la photographie mais, si c'était le cas, je tiens à m'excuser de reprendre le même titre. Si un responsable de la collection « pour les nuls » s'estime lésé par mon titre d'article, qu'il me contacte (voir ici), j'essayerai de trouver un autre titre.

Dans ce premier article « pratique » de la page destinée aux débutants, je ne vais pas vous apprendre toute la photographie (!!!) toutes les pages du site vous apportent des clés et je pense que même si Dieu me prête vie (et cognition !) pendant encore vingt ans, même en écrivant un article par jour, je n'arriverai pas à faire le tour du sujet !!!... Donc vous ne trouverez ici que quelques petites notions vous permettant d'aborder les autres articles sans être trop perdu (ou noyé)... Je classerai les notions par ordre alphabétique du mot clé :

Qu'est-ce qu'une Aberration chromatique ?
Il s'agit d'une irisation ou un changement total de couleur du à l'incapacité d'un objectif de reproduire convenablement la mise au point des couleurs. En fait, la mise au point (plan de netteté) est fonction de la longueur d'onde (la couleur) de la lumière, donc, la mise au point des couleurs rouges d'un objet plat est différente de celle des couleurs bleues, elle-même différente de celle des couleurs vertes. Donc, selon la qualité de correction de l'objectif, il y aura des dérives de couleurs dans les zones pas strictement nettes. On décrit deux types d'aberrations chromatiques : les AC latérales (généralement bleues ou jaune) et les AC longitudinales (généralement vertes ou magenta) qui apparaissent sur la "profondeur" de l'image avec des objectifs à grande ouverture (voir plus bas).

Qu'est-ce qu'un Angle de champ ?
C'est la largeur embrassée par un objectif en fonction de sa focale (voir plus loin).

À quoi correspond le terme Argentique ?
Avant l'invention de la photographie numérique (voir plus loin), on utilisait des films (voir plus loin) pour créer des images photographiques. L'élément analogique qui transformait la lumière en image était un sel d'argent qui noircissait d'autant plus qu'il était illuminé. Plutôt que de parler de bromure d'argent AgBr ou de chlorure d'argent AgCl, on a simplifié en ne parlant que d'argent... donc le terme argentique fait référence à l'utilisation de l'argent pour créer des images... donc photographie argentique...

Qu'est-ce qu'un Arrière-plan ?
C'est l'ensemble de l'espace qui se trouve derrière le sujet principal. Selon la valeur d’ouverture du diaphragme (voir plus loin), de la focale de l'objectif (voir plus loin) et la distance du sujet, cet arrière-plan sera plus ou moins net ou flou.

Qu'est-ce que l'Autofocus ?
C'est une fonction de mise au point automatique contenue dans l'appareil photographique.

Qu'est-ce qu'un Avant plan ?
L'avant plan est la partie du champ située entre l'appareil photo et le sujet principal de l'image. On l'appelle aussi premier plan.

Qu'est-ce que la Balance des blancs ?
Balance des blancs ne veut rien dire du tout !... C'est du franglais !... C'est une demi-traduction de White Balance, c'est à dire Équilibre des blancs !... Cette fonction, manuelle ou automatique, permet de corriger les dominantes de couleurs apparaissant dans des conditions particulières d'éclairage. Cette fonction n'existe qu'en photographie numérique (voir plus loin)... en argentique (voir plus haut), il fallait utiliser des filtres colorés à placer devant l'objectif quand le film (voir plus loin) n'était pas calibré pour la couleur de l'éclairage utilisé.

Qu'est-ce que le Bracketing ou le Bracketage (encore du franglais !!!!) ?
C'est une technique qui consiste à prendre successivement plusieurs photos avec des réglages différents. En fait c'est un tâtonnement lorsqu'on n'est pas bien sûr des réglages dans des conditions difficiles. Il existe des bracketing de tous genres : exposition, balance des blancs, sensibilité, simulations de film, etc...

Qu'est-ce que le Bruit ?
On ne parle de bruit qu'en photographie numérique (voir plus loin). En électronique, on sépare toujours le signal du bruit. Le signal, c'est ce que l'on recherche, le bruit c'est ce que l'on obtient sans le vouloir... c'est du aux composants électroniques ou à l'environnement et qui brouille en partie plus ou moins importante le signal. En photographie numérique, le bruit est un ensemble de points de luminosités ou de couleurs différentes qui polluent l'image. Les bruits apparaissent principalement lors des poses longues (temps de pose long ou vitesse lente -voir plus loin-) ou lorsqu'on utilise des sensibilités (voir plus loin) ISO (voir plus loin) élevées.

Qu'est-ce qu'un Capteur en photographie numérique ?
Le capteur est un composant électronique qui transforme chaque élément de lumière (des photons pour les scientifiques !) qui le touche en donnée numérique. Ces données numériques seront traitées par le processeur intégré dans l'appareil photo numérique pour donner naissance à un fichier informatique correspondant à une image. Le capteur numérique correspond donc, dans l'appareil photo numérique, au film (voir plus loin) que l'on place dans l'appareil argentique... dans les deux cas, ces supports servent de captateurs et de transformateurs de lumière en image.


Qu'est-ce qu'une Carte mémoire ?
C'est un périphérique de stockage des données informatiques (dans le cas des appareils photo, il s'agit des images). Il existe différents types de cartes mémoire : Compact Flash, SmartMedia, MemoryStick, Multimedia Card (MMC), Secure Digital (SD), et ses dérivés à haute densité.

Qu'est-ce que le Contraste ?
C'est la différence de luminosité qu'il existe entre une zone sombre et une zone claire dans une même image.

Qu'est-ce que le Contre-jour ?
C'est un type de photographie qui consiste à photographier un sujet placé devant une source lumineuse de forte intensité (le soleil par exemple). Ceci a pour effet de transformer le sujet en silhouette noire puisque l'appareil photo est incapable d'exposer convenablement et le sujet non éclairé et l'arrière-plan très lumineux.

Qu'est-ce que le Délai de latence ?
C'est le temps qui sépare le moment où on appuie sur le bouton déclencheur et le moment où l'appareil prend réellement la photo. Ce problème n'a jamais existé en photographie argentique (voir plus haut) et n'existe quasiment plus en photographie numérique (voir plus bas) non plus, aujourd'hui. Les appareils numérique bas de gamme étaient, il y a encore peu de temps, très sensibles à ce problème (certains en sont-ils encore affectés ?)

Qu'est-ce que la Distorsion ?
La distorsion est un défaut de l'image causé par un objectif de qualité discutable. Il existe deux types de distorsion : en barillet ou en coussinet.

Qu'est-ce qu'un Diaphragme en photographie ?
Le diaphragme est un dispositif qui permet de régler la quantité de lumière qui va traverser l'objectif de l'appareil photo au moment du déclenchement (quand vous appuyez sur le bouton). Le diaphragme est un des trois éléments (avec la vitesse et la sensibilité) qui permettent de déterminer l'exposition convenable des photographies. Nous verrons également les autres éléments. On parle également d'ouverture puisque le diaphragme s'ouvre plus ou moins...


diaphragme fermé -> diaphragme ouvert

Qu'est-ce qu'un EXIF ?
C'est un format de données qui permet de décrire les données images. Ces données sont stockées dans les fichiers des images, et permettent d'adjoindre à la photo les conditions de prise de vue (entre autre).

Qu'est-ce qu'un Film en photographie argentique ?
Un film n'est qu'une surface transparente en acétate (en plastique) sur laquelle est fixée une couche de gélatine qui contient des sels d'argent (voir argentique). Lorsque le film est exposé à la lumière, les sels d'argent noircissent en créant des zones sombres. Puisque les zones lumineuses dans le monde sont reproduites en sombre sur le film, on dit qu'on obtient une image négative. Par extension, un film exposé sera appelé un négatif. Les films peuvent avoir plusieurs tailles et plusieurs formes : les films "grand format" sont des feuilles uniques de film (avant l'utilisation du film, ces plaques étaient des plaques de verre qui portaient la gélatine argentée), les autres films, "petit format" et "moyen format" sont des bobines.

À quoi correspond la Focale ?
En réalité, il faut parler de distance focale. Il s'agit d'une distance physique, exprimée en mm, utilisée en optique. Cette distance focale étant modifiée par la constitution de l'objectif, il n'est pas nécessaire de savoir ce que c'est réellement, mais puisque cette focale détermine la puissance de grossissement des objectifs (focale longue, par exemple 500mm = le sujet semble plus proche | focale courte, par exemple 10mm = le sujet semble plus éloigné), il suffit de dire focale de 100mm... pour savoir de quoi on parle.

Qu'est-ce qu'un Grand-angle ?
On devrait parler d'un objectif à grand angle de couverture ou d'un objectif à large angle de champ... mais en photographie, tous les termes sont simplifiés ou galvaudés ! Bref, un objectif grand angle est en réalité un objectif de faible focale (voir plus haut), tout le contraire d'un téléobjectif (voir plus bas). On utilise ces objectifs pour "éloigner" son sujet.

Qu'est-ce qu'un ISO ?
ISO est une des échelles de caractérisation de la sensibilité (voir plus bas) du film ou du capteur. Plus la valeur ISO est élevée et plus le film ou le capteur sera sensible.

Qu'est-ce que la Latitude de pose ?
C'est la capacité d'un film (voir plus haut) à représenter une image correctement même si l'exposition n'est pas idéale. Une surexposition ou une sous exposition d'un film peut permettre d'obtenir une image parfaite pour peu que l'erreur d'exposition reste dans les limites de la latitude de pose.

Qu'est-ce qu'une Métadonnée ?
Voie "Exif". Ce sont des données d'une image numérique rassemblées dans les valeurs EXIF des fichiers d'image. On y trouve (entre autre) les paramètres de prise de vue : appareil photo utilisé, focale, ouverture du diaphragme, vitesse, flash, valeur ISO, données GPS de localisation, conditions de prise de vue : date et heure notamment, informations sur l'auteur : nom de l'auteur, spécification du copyright, de l'éditeur, etc.

Qu'est-ce qu'un objectif Normal ?
Un objectif normal est un objectif qui propose un angle de champ (angle de couverture de visée) correspondant à la vision humaine. En réalité il correspond à la diagonale du format du film (ou du capteur numérique). C'est à dire qu'un objectif normal ne correspond pas à une focale (voir plus haut) déterminée mais fonction de la taille du négatif (ou du capteur).

Qu'est-ce qu'un Obturateur en photographie ?
L'obturateur, comme son nom l'indique, sert à "fermer". C'est donc un dispositif qui empêche la lumière de toucher le film (voir plus haut) ou le capteur (voir plus haut). Mais si la lumière ne passe pas, la photo devient impossible donc l'obturateur a été associé à un mécanisme permettant d'ouvrir l'obturateur et de le refermer après un certain temps prédéterminé. Par extension, quand on parle d'obturateur, on sous entend vitesse (voir plus loin) donc durée d'exposition.

Qu'est-ce que l'Ouverture ?
Voir Diaphragme. En fait, le diamètre ouvert par l'obturateur est défini en millimètre selon la formule distance focale divisée par une valeur de diaphragme (f/1.0, f/1.4, ...... , f/22, f/32, etc)... Les valeurs de diaphragme évoluent suivant une suite fonction de la racine carrée de 2 (mais vous pouvez oublier cela !!!). Ce qui veut dire que chaque valeur d'ouverture (f/1.0 par exemple) correspond au double de quantité de lumière qui traverse l'objectif par rapport à la valeur d'ouverture supérieure (f/1.4 par exemple) ET DONC que chaque valeur d'ouverture (f/32 par exemple) correspond à la moitié de quantité de lumière qui traverse l'objectif par rapport à la valeur d'ouverture inférieure (f/22 par exemple)...

Qu'est-ce qu'un Pixel ?
Le pixel est l'unité de surface permettant de définir la base d'une image numérique. On utilise également le mot pixel pour désigner un point élémentaire.

Qu'est-ce qu'une Plage dynamique ?
C'est la capacité d'un capteur(voir plus haut) ou un film (voir plus haut) à reproduire fidèlement une gamme de luminosités plus ou moins large.

Qu'est-ce qu'un Plan focal ?
Le plan focal est un plan imaginaire où l'image est nette quand la mise au point est effectuée. Attention, il ne faut pas voir le plan focal comme un mur perpendiculaire à l'appareil, mais plutôt comme une demi-sphère.

Qu'est-ce qu'un Post traitement ?
C'est l'ensemble des manipulations effectuées sur une image numérique sur ordinateur. Un post traitement a pour but l'amélioration de l'image originale. À ne pas confondre avec une retouche (voir plus bas). (voir "Tirage (1)" plus bas). Voir l'article spécifique sur cette même page.

Qu'est-ce qu'un Premier plan ?
Voir "Avant plan"

Qu'est-ce que la Profondeur de champ ?
C'est la zone de netteté (en profondeur) répartie en avant et en arrière du plan de netteté (le sujet principal). Selon la focale (voir plus haut) de l'objectif et l'ouverture du diaphragme (voir plus haut), cette zone de netteté sera plus ou moins importante. La profondeur de champ se répartit dans une proportion de 1/3 en avant du plan de netteté pour 2/3 en arrière du plan de netteté.

Qu'est-ce qu'un RAW ?
RAW est un format d'image brute. C'est un format qui reproduit exactement la forme numérique de ce que reçoit un capteur numérique. Une image RAW ne peut pas être affichée, elle doit être traitée et convertie dans un autre format pour être utilisable. Un traitement RAW ou dérawtisation ou dématriçage se fait via un logiciel capable de lire le format RAW. Il existe autant de format RAW que de marque d'appareil photo numérique et autant de format RAW que de modèle d'appareil photo dans la même marque. Cela n'est pas fait pour simplifier les choses. Adobe a proposé un format RAW supplémentaire (le DNG) en vue d'uniformisation, mais peu de marques ont suivi, de peur de se livrer au bon vouloir d'Adobe, même si le DNG est laissé dans le domaine public par Adobe (pour l'instant). À noter qu'un RAW numérique peut être considéré comme un négatif argentique (voir plus haut), c'est pourquoi Adobe a appelé son format RAW "DNG" pour "digital negative" soit "négatif numérique".

Qu'est-ce qu'un Reflex ?
C'est un appareil photo qui permet de visualiser l'image directement à travers l'objectif par utilisation d'un miroir à 45° qui projette cette image sur un dépoli situé sous le viseur. Si un seul de ces éléments est manquant (viseur, dépoli, miroir), il ne s'agit plus d'un reflex. Certaines personnes confondent en prétendant qu'un reflex est un appareil photo à objectifs interchangeables, alors que de tout temps (même argentique -voir plus haut-) des appareils compacts à visée télémétrique offraient la possibilité de changer d'objectif alors que la visée s'effectuée déportée à l'objectif, qu'ils ne possédaient pas de miroir et pas de dépoli. À noter que les appareils photo numériques présentent tous l'image finale sur l'écran LCD arrière telle qu'elle sera en réalité, mais cela ne fait pas d'eux des reflex ... même s'ils autorisent des objectifs interchangeables !...

Qu'est-ce que la Résolution ?
La résolution d'une image est le nombre de pixels (voir plus haut) par unité de longueur. Mais c'est également la caractérisation d'une image imprimée en nombre de points par unité de longueur. Le sujet est assez complexe, je n'en dirai pas plus ici... il y a d'autres articles bien approfondis sur le sujet dans mon site.

Qu'est-ce qu'une Retouche ?
C'est l'ensemble des manipulations effectuées sur une image numérique sur ordinateur. Une retouche a pour but le trucage de l'image originale. À ne pas confondre avec un post traitement (voir plus haut). Voir l'article spécifique sur cette même page.

Qu'est-ce que la Sensibilité en photographie ?
La sensibilité est un des trois paramètres (avec l'ouverture et la vitesse) permettant de déterminer l'exposition correcte de la photo. La sensibilité est en fait celle du film (ou du capteur numérique) à la lumière. Plus un film (ou un capteur est sensible) et moins il aura besoin de lumière pour créer une image (et inversement). Il existe de nombreuses échelles permettant de qualifier la sensibilité (ISO, ASA, DIN, GOST, etc, etc,) mais la seule reconnue internationalement aujourd'hui est l'échelle ISO.

Qu'est-ce qu'un Téléobjectif ?
Un téléobjectif est un objectif de longue focale (voir plus haut). On l'utilise pour "rapprocher" son sujet. En réalité, il réduit l'angle de champ (l'angle de couverture de l'objectif) donc on a l'impression que le sujet est plus proche. Ne vous inquiétez pas, dans les autres pages du site vous découvrirez la réalité des choses.

Qu'est-ce qu'un Tirage (1) ?
C'est le transfert d'un film négatif sur un papier photographique argentique après agrandissement et, éventuellement, retravail sous l'agrandisseur. On pourrait parler de "post traitement" (voir plus haut) pour l'argentique (voir plus haut).

Qu'est-ce qu'un Tirage (2) ?
C'est la capacité d'un objectif à allonger plus ou moins son fût pour une mise au point à courte distance.

À quoi correspond la Vitesse en photographie ?
Ce terme ne veut rien dire en réalité ! Nous avons vu plus haut ce qu'était un obturateur. Grâce au mécanisme d'obturation on peut déterminer une durée d'exposition, c'est le temps pendant lequel la lumière arrive sur le capteur ou le film. La durée d'exposition (ou temps de pose) est donc fonction de la vitesse de fonctionnement du mécanisme de l'obturateur est donc on parle de vitesse, ce qui est en fait un véritable crime : une vitesse étant définie par une distance divisée par un temps (on parle bien d'une vitesse de 100 km/h !) alors qu'en photographie on parlera sans tiquer d'une vitesse de 1/100è de seconde... ce qui ne veut strictement rien dire !!! Par contre, un temps de pose (ou une durée d'exposition) de 1/100è de seconde est totalement admissible... Mais c'est ainsi, on parlera donc indifféremment de vitesse ou de temps de pose ou de durée d'exposition... La vitesse est un autre des trois paramètres (avec le diaphragme et la sensibilité) permettant de déterminer la bonne exposition de la photo.

Bon, je pense que ce sera suffisant pour aujourd'hui. De toute manière, les autres articles et les autres pages du site viendront compléter, au fur et à mesure, votre connaissance approfondie de la photographie.

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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UN APERÇU DU B-A-BA TECHNIQUE...

Pour Nathalie K. qui fait de la photo depuis longtemps avec un petit compact numérique tout automatique et qui, déçue des résultats aléatoires à décidé d'investir dans un boîtier plus évolué pour retrouver un peu plus de liberté de choix sur ses images, je vais essayer de résumer, en deux mots, le strict minimum de la technique photographique. Il est vrai que synthétiser la technique photographique est impossible (!...) aussi je vais me polariser sur l'effet des principaux paramètres de réglage sur le résultat final de vos photos. Pour ce faire, un simple schéma permettra de retenir (en simplifiant au maximum) les effets de vos réglages :

<—                + petit
+ grand                —>

Comme vous pouvez le constater, ce schéma comprend 3 lignes dont la première est divisée en 4 sous rubriques. Je vais vous expliquer le pourquoi de tout cela :

1ère ligne
— tout en haut, je vous ai schématisé l'ouverture du diaphragme avec, au-dessous, l'échelle des diaphragmes (puisque de prime abord l'échelle est inversée). En fait, elle n'est pas inversée, l'échelle des diaphragmes est constituée d'une échelle d'ouverture exprimée sous forme de fraction f/x. « f » représentant la focale de l'objectif (ce qui permet l'universalité des diamètres à tous les objectifs !). Ainsi, l'échelle devient logique (correspond au schéma de l'ouverture...) si on prend une focale égale à 50mm (par exemple) on remarquera que 50/22 (=2,27mm) est bien plus petit que 50/1 (=50mm)... Dans mon exemple, à f/22 l'ouverture du diaphragme est de 2,27mm alors qu'à f/1 elle sera de 50mm !...
— en dessous, j'ai créé une échelle de focale allant de 24 à 500mm, mais ces valeurs ne sont que des exemples !... n'allez pas les apprendre (!!!) j'aurais tout aussi bien pu donner une valeur de 17mm en lieu et place de 24 ou une valeur de 1000mm en lieu et place de 500 !!! Ce qui compte c'est le sens de l'échelle, de plus petit à plus grand.
— encore en dessous, et là j'ai un énorme problème, l'échelle va dans le sens inverse puisque le plus grand côté se situe à gauche et le plus petit à droite, contrairement aux autres lignes (!!!!!!!!!!!!). Il s'agit de la distance qui sépare le capteur (en numérique) ou le film (en argentique) du sujet photographié. DONC faites très attention : l'échelle est inversée !!!!!!!
— enfin, en dessous, il s'agit d'une échelle de distance qui sépare le sujet principal de son arrière plan.

Pourquoi avoir rassemblé des notions aussi différentes dans une même ligne ? Tout simplement parce que toutes ces notions auront le même effet sur votre photo : le flou plus ou moins important de l'arrière plan... que j'ai schématisé en bas de ligne sous « résultat ». Ainsi, ce qu'il faut retenir c'est que :
- plus l'ouverture est grande
- plus la focale est grande
- plus la distance appareil photo/sujet est courte
- plus la distance entre le sujet et l'arrière plan est grande
= Plus l'arrière plan sera flou par rapport au sujet

Ce flou d'arrière plan est très important en photographie, mais vous découvrirez tout cela dans les autres pages du site !...

Je répète qu'il ne faut pas se souvenir des valeurs des échelles ! Tout ce que j'ai noté ici est juste MAIS sera variable selon la taille du capteur (ou la taille du négatif) !... Plus la taille du capteur (ou du négatif) sera grande et plus le flou d'arrière plan sera important, MAIS vous n'avez aucun moyen d'influencer ce paramètre !...

2ème ligne
— J'y ai fait figurer la vitesse d'obturation. Si on ne réfléchit qu'en vitesse pure mon échelle semble inversée, MAIS on parle bien de durée d'exposition et pas de vitesse pure, c'est pourquoi une vitesse de 1/500è de seconde (vitesse pure la plus élevée de mon échelle) permettra une durée d'exposition plus petite qu'une vitesse de 1 seconde (vitesse pure la plus lente de mon échelle) qui permettra une durée d'exposition la plus grande !
— en dessous, j'ai créé une échelle de focale allant de 24 à 500mm, mais ces valeurs ne sont que des exemples !... n'allez pas les apprendre (!!!) j'aurais tout aussi bien pu donner une valeur de 17mm en lieu et place de 24 ou une valeur de 1000mm en lieu et place de 500 !!! Ce qui compte c'est le sens de l'échelle, de plus petit à plus grand.
— encore en dessous, et là aussi j'ai un énorme problème, l'échelle va dans le sens inverse puisque le plus grand côté se situe à gauche et le plus petit à droite, contrairement aux autres lignes (!!!!!!!!!!!!). Il s'agit de la distance qui sépare le capteur (en numérique) ou le film (en argentique) du sujet photographié. DONC faites très attention : l'échelle est inversée !!!!!!!
Ainsi,
— plus la durée d'exposition est longue
— plus la focale est longue
— plus la distance entre le sujet et l'appareil est courte
= plus le sujet en mouvement risque d'être flou

J'ai schématisé un cheval au galop pour voir l'effet de ces paramètres sur un sujet se déplaçant rapidement (on retrouvera un flou de bougé !).

Ce flou est également très important en photographie, mais vous découvrirez tout cela dans les autres pages du site !...

3ème ligne
Ici je parle de la sensibilité ISO de votre capteur numérique. Plus la valeur ISO sera grande et plus votre image présentera des points colorés disgracieux (c'est ce qu'on appelle le « bruit »). Pour qui souhaite faire de la photo argentique, je n'ai rien schématisé ici puisque la montée en ISO entraine un accroissement du grain MAIS ce n'est pas un bruit disgracieux, bien au contraire (!)

Remarque : cette échelle de valeurs ISO n'est toujours qu'un exemple, n'apprenez pas ces valeurs !!! Certains appareils n'autorisent pas 50 ISO et de nombreux autres ne parviennent pas à 25600 (!!!). Certains appareils bas de gamme feront autant de bruit à 800 ISO que d'autres (de plus haut de gamme) à 25600 ISO !!! Retenez simplement que le bruit augmente proportionnellement à l'augmentation de la valeur ISO !...

Ce bruit est également très important en photographie numérique... il est d'ailleurs préférable de l'éviter le plus possible, mais vous découvrirez tout cela dans les autres pages du site !...
_______

Voilà, vous souhaitiez le minimum vital de la technique photo, vous avez tout en main... si vous comprenez bien mon schéma et si vous le gardez en mémoire, vous saurez exactement à quoi vous attendre à la seconde même où vous déclencherez l'obturateur...

ATTENTION : ne croyez pas que toute la photographie est résumée ici !!! Voyez mon site comme il est imposant !!! Testez votre appareil pour retrouver les résultats de ce schéma et lisez toutes les autres rubriques du site pour dépasser les simples paramètres d'exposition !!!!!!

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ET ENSUITE ?

Plusieurs pages de mon site vous assisteront également pour faire vos débuts, je pense en particulier à : ceci, ceci, ceci, ceci, ceci et ceci ou cela (mais en fait, toutes les pages devraient vous intéresser à plus ou moins long terme...).

J'essaie de rendre mon site le plus complet possible MAIS je ne pense pas systématiquement à tout ou bien les articles prévus sont encore en suspend... N'hésitez donc pas à me contacter soit pour me poser vos questions soit pour me proposer des sujets d'article !... Voir ici.

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10 CONSEILS POUR LES DÉBUTANTS

Puisque vous débutez, tout conseil est bon à prendre ! Mon site est très riche en informations variées, par contre, parcourir ses pages en n'ayant aucune base risque d'être déroutant !... Aussi, laissez moi vous livrer une mini « feuille de route ». Dix petits conseils à suivre sans vouloir bruler les étapes, conseils qui ne vous interdisent pas de lire toutes les pages de mon site dès aujourd'hui mais qui vous autoriseront à zapper les notions trop complexes pour y revenir plus tard... et prendre conscience -au passage- que tout cela finira par faire partie intégrante de votre culture photographique dans relativement peu de temps !...

Conseil n°1 : n'achetez pas n'importe quoi !...

J'en ai déjà parlé plus haut dans cette page. Il faut envisager du matériel utilisable par une personne totalement ignorante mais qui ne limitera pas une personne déjà rompue à la photographie ! Ce matériel devra donc être en mesure de suivre votre évolution sur une période assez longue. Le conseil est simple et implacable : n'allez pas acheter du matériel vous coûtant un œil (!!!) mais évitez également le matériel de tout premier bas prix !...

Si vous avez choisi de débuter en photographie argentique, les prix très bas risquent de vous dérouter !... Ne lorgnez pas vers le matériel professionnel moyen format même s'il est beaucoup moins cher que le matériel numérique bas de gamme !!! C'est à réserver à la cour des grands, vous pourrez éventuellement vous y intéresser dans quelques années, n'y touchez surtout pas avant, vous risqueriez de tout abandonner tout de suite. Ne vous jetez pas non plus sur des appareils à 2€, ils ne vous apporteront rien au début. Choisissez de préférence un reflex 24x36 des années 1980~1990, avec tous les modes d'exposition, modes semi-automatiques et mode programme compris. Mais j'insiste sur le fait de choisir un reflex ! Il existait d'excellents compacts télémétriques (même plus chers que les reflex pour certains) mais ils ne correspondent pas aux besoins des débutants !... Choisissez des boîtiers possédant des montures d'objectifs pérennes. Les montures Nikon et Canon ne seront pas systématiquement pérennes si vous choisissez un premier boîtier un peu trop ancien !... Les montures Pentax sont, quant à elles, toutes pérennes, puisque même les boîtiers numériques non encore inventés par Pentax accepteront tous les objectifs créés depuis les débuts de la marque !... Attention, je parle de monture d'objectif Pentax, je ne vous pousse pas à acheter un appareil de marque Pentax !... De nombreuses marques ont utilisé la monture Pentax dans l'histoire !... Pensez à lire également la page de mon site traitant du M42 !!!!!

Si vous avez choisi de débuter en numérique, ne vous laissez pas aller à chercher du côté du haut de gamme !... Un reflex d'entrée de gamme vous offre tout ce dont vous aurez besoin pendant les années à venir. En numérique, il est plus difficile d'insister sur le choix d'un reflex depuis la naissance des appareils compacts hybrides également appelés à objectifs interchangeables, les deux philosophies sont bien adaptées aux débutants, il faut juste vérifier que le viseur électronique des hybrides ne vous gène pas ET surtout garder présent à l'esprit que par effet de mode les hybrides sont (peuvent être) plus chers que les reflex. Soyez simplement prudent de choisir un boîtier offrant un bouton de commande mécanique accessible permettant le choix du mode d'exposition. Il pourra y avoir autant de modes que vous voulez mais il est indispensable que ce bouton (mécanique, je le répète !!! pour ne pas passer par des menus pour choisir ses modes d'exposition !!!) propose au minimum un mode manuel (appelé M) plus deux modes semi-automatiques priorité vitesse (appelé Tv ou T ou S) et priorité ouverture (appelé Av ou A) plus un mode programme (appelé P). Tous les autres modes pourront vous aider au début mais sont vraiment facultatifs (même si systématiquement présent sur l'entrée de gamme !).

Pour les objectifs, pareil, n'allez pas vendre un rein pour acheter une optique !... En argentique, votre reflex sera équipé d'un 50mm, c'est parfait, ne cherchez pas autre chose. En numérique d'entrée de gamme, votre boîtier sera un APS donc il sera livré soit avec un 35mm soit avec un zoom de kit. Le 35mm sera idéal puisque généralement très lumineux, le zoom de kit ne sera pas extraordinaire, pas très lumineux mais plus universel (du moins c'est ce qu'on essayera de vous faire croire !), si vous avez le choix, à prix identique, partez pour le 35mm sans la moindre hésitation !...

Vous trouverez dans mon site de nombreux autres articles traitant du matériel... n'hésitez pas à les consulter !.... Mais aussi (et surtout) les pages traitant des débuts en argentique et des débuts en numérique !!!

Conseil n°2 : Apprenez à connaître votre boîtier par cœur !

Si vous achetez un boîtier en occasion, il n'aura probablement plus de mode d'emploi ! Dans mon site je vous en propose quelques uns, mais il sera possible d'en trouver plus dans d'autres sites. En plus, il n'est pas nécessaire de trouver exactement le mode d'emploi correspondant à votre boîtier... un boîtier de la même marque et de la même époque fonctionnera exactement comme le vôtre ! En argentique, ils fonctionnaient tous de la même manière (à très peu de choses près !).

Ce mode d'emploi ne doit pas être lu, il doit être étudié, longuement et plusieurs fois avec son boîtier en main ! Un boîtier argentique sera connu très rapidement, un boîtier numérique demandera de longues heures de travail, mais c'est ainsi, il sera impossible d'avancer dans le monde de la photo sans connaître parfaitement son boitier !...

Conseil n°3 : Apprenez les rudiments de la photographie !

Vous avez bien fait de débuter par cette page qui vous apporte déjà quelques connaissances, mais il existe sur ce site un véritable petit cours, simple mais complet... étudiez-le sérieusement, plusieurs fois, avant de vous lancer !... Si certains chapitres du cours vous échappent, sautez-les et retournez-y un peu plus tard, ce ne sera pas très grave.

Conseil n°4 : Quittez rapidement le mode automatique !

Si vous optez pour le monde numérique, vous disposerez d'un nombre impressionnant de modes automatiques sur les boîtiers d'entrée de gamme. Ils seront très intéressants au début de votre parcours, utilisez les tous jusqu'à ce que vous soyez en mesure de comprendre leur fonctionnement mais n'oubliez pas de les abandonner rapidement au profit des modes experts (semi-automatiques et manuels : A, Av, T, Tv, S, M). Vous trouverez dans mon site des articles traitant de tous les modes, automatiques et experts... Lisez, entre autres, les pages traitant des débuts en argentique et en numérique, ainsi que les tuyaux en numérique !...

Conseil n°5 : Shootez, critiquez, shootez, critiquez !

Apprendre à faire de la photo, c'est comme apprendre à faire du vélo ! Il faut pratiquer beaucoup ! Connaître la technique et la théorie, mais surtout beaucoup de pratique et encore de la pratique !!! Même si nos journées sont bien remplies, il faut emporter son boîtier partout de manière à pouvoir s'en servir le plus possible !...

Mais tirer comme un malade ne sert à rien si on ne prend pas un minimum de recul !... Il faut donc apprendre à critiquer tous ses clichés !... Vous trouverez dans mon site tout ce qu'il faut pour trouver des sujets (et de l'inspiration) mais également des clés pour critiquer ses images !... Cherchez dans les fiches techniques, les 1001 trucs, les pages sur l'inspiration etc...

Ne détruisez aucune image, re-critiquez régulièrement vos images... certaines jugées mauvaises deviendront pas mal et d'autres jugées bonnes deviendront nulles avec le temps...

Conseil n°6 : Imposez-vous une production minimale !

Il y a quelques années, la mode voulait que tout débutant (et non débutant d'ailleurs) se lance régulièrement dans un projet 52 ou 365. C'est à dire créer une bonne photo (en fait la meilleure possible) par semaine ou par jour sur un an, afin de voir sa progression. Personnellement je trouve que cette technique est nulle, entrer au bagne pour débuter est le meilleur moyen d'arrêter rapidement ! Fixez-vous plutôt des objectifs réalisables en fonction du temps d'occupation de vos journées !... Un lycéen ou un étudiant aura plus de temps libre qu'un libéral ou un commerçant !...

Conseil n°7 : Révisez, travaillez, révisez !

Tout en pratiquant, pensez à réviser le mode d'emploi de votre boîtier, révisez le cours de photographie, achetez ou louez des livres traitant de photographie, visitez les expositions photo ou les galeries des professionnels sur le web. Ne négligez pas les photos de pub !... Critiquez tout ce que vous voyez comme vous critiquez vos propres images !...

Conseil n°8 : Ne craignez pas d'expérimenter !

Vous n'êtes pas un pro, vous n'êtes donc pas emprisonné dans un style bien délimité ! Profitez-en pour vous essayer à tout. Ne faites pas toujours le même genre d'images. Essayez même les sujets les plus loufoques, les angles de prise de vue les plus inhabituels, etc... Lisez dans mon site les pages vous proposant de vous essayer à un style particulier...

Conseil n°9 : Laissez le temps au temps !

Ne vous attendez pas à faire le tour de la formation photographique en 8 jours !... Si vous considérez la photographie sérieusement, c'est tout le reste de votre vie qu'il faudra engager dans votre formation... et ça fait partie du plaisir de la photographie de toujours découvrir quelque chose de nouveau et de toujours inventer quelque chose d'inattendu !...

Conseil n°10 : Confrontez-vous à la réalité !

Montrez vos images (même si elles ne sont pas terribles !) afin d'obtenir des avis extérieurs ! Évitez la publication sur les réseaux sociaux, vous vous feriez une idée fausse sur vos photos, préférez la fréquentation des photographes professionnels et des amateurs pratiquant depuis longtemps. De même, il peut être intéressant de se trouver un club photo, mais attention, tous les clubs ne se valent pas... certains sont à éviter comme la peste !...

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DÉVELOPPEMENT | RETOUCHE... AU-DELÀ DU VOCABULAIRE...

Débutante mais curieuse, Anne B. cherche déjà à comprendre les étapes ultérieures, donc voilà trois notions à connaitre !...

Certes, chaque activité possède son jargon spécifique. Il peut être intéressant de connaître ce vocabulaire, mais ce n'est pas le but de cet article !... Sous ces mots se cachent des notions bien plus importantes que même de nombreux amateurs déjà bien rompus aux techniques photographiques ignorent... et pourtant, on retrouve déjà ces notions dans les vieux livres de photographie du XIXème siècle !!! Voyons cela !

Avant de débuter cet article, il faut souligner que le développement et la retouche sont intimement liés à la photographie et existent depuis que la photographie existe... il ne s'agit donc pas d'une nouveauté, ils relèvent autant de la photographie argentique que numérique et ils participent donc à prouver que l'apparition de l'ère numérique n'a pas fondamentalement révolutionné la photographie, comme je le répète à longueur de pages dans ce site !...

Mais il est vrai que ces termes ont trouvés leurs lettres de noblesse auprès du grand public avec la généralisation de la photo numérique... Autant dire qu'il va falloir vous attendre à des surprises !...

Avant toute chose, dans les sites et autres forums, on peut lire partout qu'il s'agit de photos créées sans traitement... mais c'est archi faux !... Une image direct boîtier (comprendre obtenue sans passer par l'ordinateur), contrairement à ce que l'on pourrait penser, est post-traitée (si, si !), comme si vous étiez passé par un ordinateur, mais cela étant totalement transparent, on ne peut pas le deviner... Le boîtier reçoit les données électriques du capteur, il ne s'agit pas d'image... c'est donc le logiciel intégré au boîtier qui va transformer des séries de "0" et de "1" en image. Pour utiliser des notions argentiques, ce qui sort du capteur n'est pas plus utilisable qu'un film non développé qui sortirait d'un boîtier argentique ... Au mieux, on pourrait considérer le JPEG de sortie de boîtier comme un polaroïd... dans les deux cas les photos sont développées sans que l'on soit obligé d'intervenir... Dans les deux cas (polaroïd ou JPEG), l'image obtenue ne correspond pas tout à fait à la réalité puisqu'elle dépend soit de la chimie utilisée soit du logiciel intégré. Le but du jeu étant d'arriver aussi près que possible de la réalité, c'est tout... Ainsi, en numérique, de nombreux boîtiers de marques différentes embarquent exactement le même capteur et pourtant, si on compare les images qui sortent directement de ces différents boîtiers, on constate qu'il existe des différences parfois notoires !...

De même, en parlant des fichiers RAW, on entend parler d'images brutes de capteur, c'est également archi faux... Pour qu'un fichier RAW soit affiché sous forme d'image, il faut l'ouvrir dans un logiciel de développement, un dérawtiseur ou dématriçeur. C'est donc exactement le même problème que pour les JPEG de sortie de boîtier !... Même si on ne touche a rien, si on visualise une image RAW, c'est que le RAW a été développé de manière automatique et transparente !... Même s'il s'agi(ssai)t d'une image brute, elle n'a plus rien de "brut" à la seconde où on la visualise !... Tout au plus on pourrait la considérer comme un négatif argentique qui, lui aussi aura été développé si on y voit quelque chose !... Et puisqu'il a été développé, il est entaché par les choix de chimie de développement, comme le RAW sera entaché par les algorithmes du dérawtiseur... C'est d'ailleurs pour cette raison qu'il est si difficile de choisir son dématriçeur de prédilection... chaque logiciel donnant un aspect différent à un même fichier RAW !...

Comme vous pouvez le constater, qui dit création d'une image visible, que ce soit en argentique ou en numérique, dit qu'il y a eu un développement !... Dans un cas on choisira une chimie, une température, une durée de développement (paramètres modifiant énormément le résultat), dans l'autre on choisira un logiciel !...

Le développement n'a donc strictement rien à voir avec la retouche !... L'image capturée sera (légèrement) modifiée par le développement mais on ne pourra pas parler de retouche tant que le négatif n'est pas passé par l'agrandisseur ou tant que l'on n'aura touché à aucun outil du logiciel de dématriçage !... DONC plutôt que parler d'image brute de capteur on devrait parler d'image vierge de retouche !!!...

Le problème c'est que le développement n'est que la première étape de la création de l'image !... Une image développée n'aura de véritable réalité qu'une fois tirée !... Le tirage, en argentique, consistant à créer un positif via l'agrandisseur sur du papier photo et le tirage en numérique consistant à imprimer l'image de l'écran sur du papier photo. Il existe toutefois une exception dans les deux mondes : la diapositive (argentique) est existante dès la fin du développement, l'image numérique affichée sur écran est, de la même manière, existante dès la fin du développement !...

Le problème c'est que le tirage n'est déjà plus tout à fait du développement ! Mais ce n'est pas encore de la retouche !... En effet, le processus de tirage ouvre la porte (pour ne pas dire qu'il l'impose) à un ensemble de manipulations et de choix permettant déjà une certaine forme de modification ou d'amélioration de l'image originale (le négatif ou l'image à l'écran) !...

Parlons de la retouche maintenant. La retouche est l'action délibérée de modifier en profondeur son image, qu'elle soit argentique ou numérique. C'est ainsi que le choix du papier, de la technique d'exposition et de développement du papier a pour but d'améliorer ou de modifier l'image, mais ces actions ne sont pas franchement de la retouche puisque l'image n'est pas fondamentalement modifiée. Il en va de même pour l'utilisation en numérique du logiciel de dérawtisation et du choix du papier pour l'impression. Si, maintenant, vous faites intervenir des manipulations plus invasives sous l'agrandisseur (en argentique) ou si vous commencez à utiliser Photoshop (ou autre) en numérique, vous allez faire de la retouche !... Le but ultime est la finalisation et l'amélioration de l'image originale, comme lors du tirage, mais les moyens mis en œuvre ici sont plus importants et entrainent une véritable altération (au sens positif !) de l'image d'origine. Pour simplifier, si vous envisagez une atténuation ou l'effacement des défauts ou des éléments non-voulus à l’aide des outils appropriés ET/OU la modification de l’aspect par déformation, suppression, augmentation, diminution ou substitution d'éléments de l'image ET/OU des collages ou des montages, vous allez faire de la retouche !...

Voilà, maintenant quand vous verrez ces termes, vous saurez ce qu'ils cachent. Certes, l'usage (à mauvais escient) est tellement répandu qu'il en devient acceptable et que nombre de photographes (dont je suis) se permettent ce genre de barbarisme mais uniquement dans un but de simplification dès lors qu'ils connaissent la réalité des choses...

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COMPARER ARGENTIQUE ET NUMÉRIQUE

Aujourd'hui, en 2015, la question ne se pose plus de prime abord par les débutants... 100% des débutants débutent leur parcours photographique en numérique. Seuls les plus curieux et les plus engagés dans leur nouvelle passion se posent la question d'essayer l'argentique mais rarement avant un an ou deux de photographie numérique. J'ai déjà un peu parlé des deux « mondes » dans un article précédent de cette même page, j'en parle beaucoup ailleurs dans ce site, mais il me semble important d'ajouter dans cette page réservée aux débutants quelques points qui vous permettront de décider, d'emblée, dès vos premiers pas en photographie, si cela peut valoir la peine de s'intéresser à l'argentique pour un avenir plus ou moins lointain...

Pour l'immense majorité des photographes amateurs (mais pas seulement !) actuels, qui dit photographie argentique dit photographie noir et blanc... donc je ne comparerai ici que la photographie argentique noir et blanc et la photographie numérique (donc couleur) après traitement de façon à obtenir une image numérique en noir et blanc. J'aurais pu utiliser un boîtier Leica numérique monochrome mais je n'en dispose pas... Aussi, j'ai décidé d'utiliser un traitement évolué de traitement en noir et blanc numérique (et pas uniquement une bête désaturation) de façon à obtenir les meilleurs résultats possibles !... Pour ne pas défavoriser un monde au bénéfice de l'autre, j'ai également décidé d'utiliser les meilleurs boîtiers numériques à ma disposition. Ainsi, mon choix s'est naturellement porté vers un Canon 5D (mk2), boîtier pro utilisé en RAW et traité avec Capture One Pro pour obtenir un bon noir et blanc. J'ai également testé un Fuji X Pro-1, connu pour la qualité de ses JPEG (aussi bons que ses RAW traités par un dérawtiseur professionnel externe) mais aussi, et surtout, pour sa qualité reconnue en noir et blanc direct. En contre partie, j'ai décidé d'utiliser un boîtier argentique petit format (24x36) puisque si j'avais utilisé un moyen format (ou plus), le numérique n'avait plus aucune chance ! Pour limier le plus possible les différences techniques, mon choix s'est porté sur le Canon EOS-3 puisqu'il peut utiliser les mêmes objectifs que le 5D... et, vous le savez déjà, l'objectif est l'élément le plus important lorsqu'on parle de qualité d'image... C'est ainsi que j'ai utilisé le Canon EF 50mm f/1.4 USM. Pour des raisons d'angle de champ, le X Pro-1 a été équipé de son objectif 35mm f/1.4. Les deux optiques étant également qualitatives. Pour la numérisation des négatifs, j'ai utilisé le meilleur scanner à ma disposition (Epson v750 pro). Il est vrai que ce scanner (extraordinaire pourtant) est le point faible de la comparaison, il aurait été préférable d'utiliser un scanner à tambour mais je n'en ai pas à disposition... Cela équilibrera toutefois la petite taille du capteur du Fuji qui n'est qu'un APS-C...

On lit partout que le Fuji X Pro-1, avec son petit capteur, permet d'obtenir des images de qualité comparable aux meilleurs boîtiers plein format... Il m'est impossible de soutenir cette affirmation ou de la démentir puisque je ne possède aucun matériel d'analyse, mais je peux avouer qu'à l'œil, en affichage 100% sur un bon écran, il m'est impossible de trouver la moindre différence de qualité !...

Toujours dans le souci d'équité, j'ai utilisé un sujet unique en studio avec un matériel d'éclairage artificiel contrôlé, sans aucun apport de lumière extérieure !...

Le Canon EOS-3 a été chargé avec une pellicule Kodak Tri-X. Les deux boîtiers numériques ont été utilisés à leur valeur ISO nominale (meilleure qualité).

Pour les esprits scientifiques : même si je ne parle que du noir et blanc, sachez qu'il en va strictement de même pour les comparaisons en couleur !...

Pour illustration, je ne vous fournirai que des détails des images de test (économie de place), mais qui seront suffisants pour souligner mes dires...

Résultat de l'image numérique :
Voici le détail d'un bras nu (d'accord, j'ai effectué une rotation de 90° pour conserver de l'espace pour le texte). On constate immédiatement trois choses :
- l'image parait bien plate. Certes une photographie n'est qu'une image plane (en 2D) mais sur cet exemple, on a vraiment l'impression que ce (bout de) bras est une feuille de papier sur laquelle est imprimé un dégradé de noir... les volumes musculaires sont totalement inexistants.
- la partie gauche est quasiment brulée alors que la partie droite est bien noire. Le dégradé de gris n'est franchement pas très riche. En effet, on peut, au mieux, espérer une plage dynamique de 5 à 10 diaphragmes (précision dans la ségrégation entre le blanc pur et le noir profond) en numérique. Bien sûr, certains logiciels permettent de s'approcher du résultat argentique pour contrecarrer ces défauts, mais, pour en avoir essayé plusieurs, on est encore loin du résultat de la photo argentique !...
- l'image est très propre et très nette, ceci peut être une qualité mais aussi un défaut ! Ainsi, une image technique (photo industrielle) aura tout à y gagner -voyez le fond comme il est bien défini- mais les photos artistiques (surtout portraits, natures mortes et autres images de ce type) auront tout à y perdre... trouvez-vous réellement que ce détail présente une surface cutanée naturelle ? Non, bien sûr... ce bras ressemble plutôt à celui d'un mannequin en plastique !...
Résultat de l'image argentique :
Voici le détail d'un bras nu (d'accord, j'ai effectué une rotation de 90° pour conserver de l'espace pour le texte). On constate immédiatement quatre choses :
- l'image est composée de grain (très beau, il faut le reconnaître !)
- l'image reproduit le bras quasiment en 3D. Certes une photographie n'est qu'une image plane (en 2D) mais sur cet exemple, on se demande vraiment si c'est vrai... les volumes musculaires sont réellement présent et pas uniquement suggérés...
- la partie gauche n'est quasiment pas brulée alors et la partie droite est bien sombre mais pas noire. Le dégradé de gris est franchement très riche et très large. En effet, on peut espérer une plage dynamique de facilement 13 diaphragmes (précision dans la ségrégation entre le blanc pur et le noir profond) voire plus en argentique.
- l'image n'est pas très nette, ceci peut être une qualité mais aussi un défaut ! Ainsi, une image technique (photo industrielle) aura tout à y perdre -voyez le fond comme il ne ressemble à rien- mais les photos artistiques (surtout portraits, natures mortes et autres images de ce type) auront tout à y gagner... voyez ce grain qui semble reproduire exactement le grain naturel de la peau !...
Voici, côte à côte, sans séparation, les résultats obtenus. Inutile de préciser que l'image de gauche est l'image numérique et l'image de droite l'image argentique...
Bien sûr, il est impossible de comparer le résultat en numérique et le résultat en argentique... puisqu'il y a tout ce qui précède le résultat, et qu'on ne peut pas ne pas en tenir compte !... Le numérique c'est très simple, si on rate, on s'en aperçoit tout de suite et on peut recommencer, tout l'art de la photo numérique réside dans le post traitement, on peut tout faire dans le cadre de la retouche (au risque de voir disparaitre les individualités de chaque photographe). En argentique, par contre, une bonne partie du travail se fait en amont, il faut du temps, du travail, de l'application, de la formation, on doit remplacer le mitraillage par de la réflexion, de la prévisualisation mentale. Et ce n'est que le début puisque l'étape suivante consiste à apprendre à choisir son film, sa chimie, son mode opératoire de développement, son papier, son tirage etc. Il ne s'agit plus d'informatique, il s'agit d'une vraie démarche de création... certes pas accessible à tous...

En visualisant mes illustrations lors de l'écriture de ces lignes, je m'aperçois que la différence est vraiment énorme et que le grossissement n'est pas identique... en changeant de boîtier et d'objectif, j'ai du bouger et le modèle aussi... donc la distance étant différente, le grossissement varie... mais je vous promets qu'il s'agit bien du même bras du même modèle !... Et après tout... même si ce n'était pas le cas, tant pis, la différence de résultat est franchement évidente !...

Attention : cet article n'a surtout pas pour but de vous pousser à faire de la photographie argentique !... La photo numérique est aussi noble que la photo argentique, elle est déjà assez difficile, soyez sûr que le travail nécessaire pour passer de l'écran au laboratoire est long et difficile, n'allez pas vous amuser à essayer l'argentique si vous ne voulez pas tout reprendre à zéro (mis à part la prise de vue !) et si vous n'êtes pas prêt à vous investir à fond en essuyant de nombreux échecs avant d'être récompensé !...

Si, un jour, vous vous sentez prêt à vous lancer en argentique, vous trouverez tout ce dont vous aurez besoin dans les pages de ce site...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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QUID DE LA FORCE D'UNE IMAGE ?

Pour qui débute en photographie, il existe une barrière difficile (au delà même des problèmes techniques) et qui s'appelle le jargon. Chaque milieu, chaque spécialité, se distingue de tous les autres par un vocabulaire spécifique, tellement parlant pour les initiés et tellement hermétique pour tous les autres... c'est cela le jargon ! Et, bien sûr, le monde de la photographie ne fait pas exception, lui aussi est caractérisé par son jargon !...

Il n'est pas nécessaire de créer une page internet indigeste pour éclairer cette zone sombre qui effraye quelque peu les débutants, surtout que les notions que ces mots décrivent sont superflues pour les débutants... Mais il me semble indispensable d'éclairer une notion, probablement la seule que le débutant doit impérativement connaitre et qui est systématiquement mise en exergue dès lors que l'on essaye d'apprendre les rudiments de la photographie : la « force de l'image ». En effet, tout le monde vous le dira, qui veut apprendre la photo doit commencer par apprendre à rechercher la force de ses images, mais comment chercher (et trouver) une chose dont on ignore tout ? Autant demander à un chinois de rechercher un dahu lévogyre dans les rues de Shanghai !...

Plutôt que vous donner la bête définition, je vais essayer de vous faire comprendre ce qu'est la force de l'image grâce à une petite histoire (totalement imaginaire) :

Vous venez d'acheter un compact numérique à petit capteur (parce que ce n'est pas très cher) pour partir en vacances. En vous promenant dans la taïga vous tombez nez à nez avec un mammouth laineux (oui, je sais, l'espèce est éteinte depuis longtemps, c'est pourquoi je l'ai choisie) !... Bien sûr, vous n'allez pas réfléchir pendant des heures, il est puissant et farouche, il risque de vous attaquer ou de disparaitre au pas de course, et il vous faut absolument une image !... Vous visez rapidement, vous réglez l'appareil en tout automatique et vous shootez pour ramener ce qui sera le meilleur souvenir de votre vie ! De retour à l'hôtel, en regardant le résultat sur l'écran de votre ordinateur portable, vous constatez que l'image n'est franchement pas terrible : le cadrage est trop centré, la profondeur de champ est gigantesque (c'est un des problèmes des petits capteurs), le ciel est complètement brulé (ça aussi c'est un problème des petits capteurs), mais puisque c'est une image historique, vous décidez de la conserver et même vous décidez de l'imprimer pour la montrer à tout le monde !...

Tant qu'à présenter vos premières images, vous ajoutez au tirage de votre mammouth un tirage de votre tortue domestique. Elle se laisse photographier gentiment, elle ne bouge pas de trop, vous avez le choix du fond, vous avez tout le temps de peaufiner vos éclairages et votre cadrage, bref, vous avez réussi une image parfaite (pour peu qu'une image puisse être parfaite).

Quelle sera, à votre avis, la réaction de l'immense majorité des gens à qui vous présentez ces tirages ? Tout le monde s'extasiera devant votre photo loupée de mammouth laineux (et pour cause !) et tout le monde dédaignera votre superbe photo de tortue... c'est à ne rien y comprendre !... Et bien si !... L'image de votre mammouth laineux sera très limite mais elle parlera aux lecteurs de vos images alors que votre superbe photo de tortue ne leur parlera pas du tout !... Et bien, voilà, votre photo loupée de mammouth laineux aura de la force, celle super bien réussie de votre tortue n'aura aucune force !...

En fait, une photo n'est pas une image !!! Si, si !!! Une photo c'est avant tout un sentiment, ce n'est pas l'œil qui juge votre création, c'est le cœur !!! Bien sûr, vous allez me dire que dans la mesure où les mammouths laineux ont disparus de la surface de la terre, il est logique qu'une photo ratée de ce phénomène aura une plus grande valeur qu'une excellente photo de tortue domestique... mais c'est faux ! J'aurais également pu mettre en compétition une mauvaise photo d'un lion trainant sa proie avec l'excellente photo de votre tortue... le résultat aurait été le même !...

Maintenant que vous voyez ce que j'essaye de vous dire, vous constatez que la technique photo est bien secondaire dans la création d'une image !... La preuve !... Une bonne photographie est une photo présentant une force, la technique ne pourra éventuellement servir qu'à peaufiner la présentation de l'émotion, elle ne permettra jamais de sauver une image sans âme (sans force) !...

Conclusion ? Elle est double :
1) suivez les conseils de tous les professionnels (et de tous les amateurs éclairés !) et apprenez à chercher et à trouver des images fortes
2) évitez de tomber dans le biais qui frappe tous les débutants en photographie, ne vous polarisez ni sur votre matériel ni sur la technique. Le matériel n'a aucun intérêt, la technique photographique viendra toute seule, progressivement, au cours de vos recherches après la lecture des livres et/ou des sites traitant de photographie... et ça tombe bien, la technique semble compliquée de prime abord alors qu'elle est très simple, la force d'une image parait simple de prime abord alors qu'elle est très compliquée...

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LES COURS PAYANTS DE PHOTOGRAPHIE

Une nouvelle activité très lucrative est née !... Alors que l'on pensait que la photographie numérique allait tuer la photographie argentique (cela n'a pas eu lieu !), alors que l'on pensait que les tablettes et smartphones allaient tuer la photographie (cela n'a pas eu lieu, mais ce n'était pas loin !), de plus en plus de gens, sortis d'on ne sait où pour la plupart, proposent des cours et des stages photo en empochant au passage des sommes assez astronomiques !... Tant mieux pour eux puisque les candidats sont légions, mais qu'en est-il de ces formations ?

Je me suis amusé à éplucher de nombreuses propositions de formation et je vais vous livrer ici mes sentiments à ce sujet !

Contre quelques centaines d'euros on vous apprendra, en une demi-journée (voire une journée entière), la manipulation de votre boîtier ! Pour quelques centaines d'euros, vous pouvez vous acheter un bon boîtier et, devinez quoi, dans la boîte vous allez trouver un truc que l'on appelle... un mode d'emploi (papier ou électronique) qui vous expliquera dans les moindres détails comment manipuler votre nouveau boîtier !...

Contre quelques centaines d'euros on vous apprendra, en une demi-journée (voire une journée entière), les règles de l'exposition... choses que vous pouvez apprendre gratuitement sur tous les bons sites internet traitant de photographie (celui-ci est plutôt pas mal ).

Contre quelques centaines d'euros on vous apprendra, en une demi-journée (voire une journée entière), les règles de la composition... choses que vous pouvez apprendre gratuitement sur tous les bons sites internet traitant de photographie (celui-là est plutôt pas mal ).

Contre quelques centaines d'euros on vous apprendra, en une demi-journée (voire une journée entière), des techniques particulières... choses que vous pouvez apprendre gratuitement sur tous les bons sites internet traitant de photographie (cet autre est plutôt pas mal ).

Contre quelques centaines d'euros on vous apprendra, en une demi-journée (voire une journée entière), des techniques anciennes... choses que vous pouvez apprendre gratuitement sur tous les bons sites internet traitant de photographie (celui-ci aussi est plutôt pas mal ).

Certes, pour certains, il peut être plus intéressant de vivre ces formations en live plutôt qu'en se contentant de lire (et d'essayer), mais il ne faut pas oublier que ces cours sont destinés à des groupes et, qui dit groupe, dit qualité très inégale d'une session à l'autre, selon la composition du groupe !... Un photographe ne sera que rarement un créateur en groupe... la quintessence de sa création s'épanouira en cercle réduit : lui, son sujet et son matériel... Dans ces conditions il faut se poser la question de la pertinence des formations de groupe... surtout à ce prix !...

Loin de moi l'idée de vous empêcher de suivre ces cours, mais permettez-moi d'insister lourdement sur la nécessité de tenter une formation personnelle et donc gratuite, en puisant (ici par exemple ) des enseignements et des conseils émanant de photographes professionnels ou amateurs avertis AVANT d'envisager une inscription à ces formations et uniquement en cas d'échec de l'autoformation !...

Et puis, la photographie c'est de la création, c'est de la recherche, ce sont des tâtonnements, que des éléments que personne ne sera jamais en mesure de vous enseigner !!!!...

La photographie est déjà assez chère par elle-même... est-il vraiment nécessaire de faire exploser les budgets pour un apport sinon négligeable, au moins superflu ?!...

Et si l'écran d'ordinateur vous inhibe, que vous préférez rencontrer des gens qui vous aideront à évoluer, pourquoi ne pas se tourner vers un club photo (soigneusement choisi !) qui mettra à disposition des connaissances, des locaux, du matériel que personne ne pourra posséder en propre, le tout pour une cotisation annuelle correspondant à une toute petite fraction de la somme qui vous sera réclamée lors de ces stages qui poussent un peu partout comme de la mauvaise herbe !...

Bizarrement, je conseillerai les stages photo plutôt aux personnes ayant déjà un long vécu en photographie ! Ces stages ne fourniront pas des éléments de base mais des points très spécifiques de techniques évoluées et seront exclusivement dispensés par des professionnels rompus à leurs pratiques... et les participants seront tous attentifs...

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LES PROBLÈMES D'EXPOSITION

Dans un de ces e-mails, Daniel B. avouait se poser des questions sur les problèmes d'exposition, malgré un parcours photographique de plusieurs années... Il semblait d'ailleurs bien embêté. Cette gène appelait donc une petite mise au point !... Je sais que cette page est dédiée aux débutants en photographie, je ne vais donc pas vous donner toutes les recettes ici, surtout qu'elles ont déjà été décrites par ailleurs dans ce site... Je tenais simplement à mettre en lumière ces fameux problèmes d'exposition...

Dans l'histoire de la photographie, les problèmes d'exposition ont énormément évolué. En plus des films d'une lenteur extrême (je passe sous silence les surfaces sensibles ayant précédés l'invention du film), l'absence d'appareil de mesure de la luminosité, l'absence de mécanisme de fermeture automatique de l'obturateur, il fallait se débrouiller pour obtenir au moins quelque chose de visible sur le support photosensible. Puis sont apparus les obturateurs mécaniques mais toujours pas de mesure de la luminosité. Les premières cellules ont bien facilité le travail des photographes mais ces derniers savaient déjà que les valeurs fournies par ces appareils n'étaient que des bases de travail qu'il fallait interpréter et adapter à la situation réelle. Enfin, les cellules ont évolué, sont devenues posemètres (sans changer fondamentalement) mais les photographes ont continué à interpréter les résultats. Enfin, les posemètres ont été intégrés dans les boîtiers et, allez savoir pourquoi, depuis ce jour, les photographes ont pris l'habitude de ne plus interpréter les résultats de leurs posemètres intégrés. Finalement, avec l'apparition des différents modes de mesure d'exposition intégrés dans les automatismes des boîtiers modernes, la valeur fournie par les posemètres est devenue dogmatique ! Les boîtiers modernes permettent tous une exposition convenable mais la création photographique tient (en grande partie) dans l'interprétation et l'adaptation de ces données, encore aujourd'hui ! Mais plus personne n'y prête la moindre attention se limitant à se plaindre de la piètre qualité photographique résultante !...

Dans le cadre de cet article j'affirmerai donc que la photographie c'est l'exposition et que tant que l'on ne sait pas exposer on ne sait pas photographier !... J'irrai même plus loin en affirmant qu'un photographe, même expérimenté, même professionnel, se questionnera toujours sur les problèmes d'exposition... Vous comprenez mieux pourquoi l'exposition est un problème, n'est-ce pas ? Une même image, exposée différemment, aura une signification totalement différente !...

Pour vous convaincre, j'ai fabriqué, rien que pour vous, une petite série de photographies identiques mais exposées différemment... la différence va vous sauter immédiatement aux yeux. Pour bien souligner le sujet, cette image sera d'un intérêt plus que limité, ce qui y est représenté ne risque franchement pas de vous distraire (!!!) : des végétaux le long d'un étang avec les nuages qui se reflètent sur l'eau (plus débile, tu meurs )...


Voici l'image vue par le posemètre et l'automatisme du boîtier. L'exposition est convenable, certes, mais l'image est plate, triste...


Voici exactement la même photo mais avec une exposition interprétée et adaptée...


Voici exactement la même photo mais avec une exposition différemment interprétée et adaptée...


Voici exactement la même photo mais avec une exposition encore différemment interprétée et adaptée...

Vous voyez ? Je ne dis pas qu'un de ces exemple est meilleur qu'un autre, je dis simplement qu'en fonction de l'exposition, j'obtiens 4 images fondamentalement différentes ! J'aurais pu me limiter à jouer sur les forts contrastes en noir et blanc, mais cela aurait été d'un ennui insupportable... j'ai préféré la couleur !... Je ne vous présenterai donc qu'un seul exemple de photo argentique noir et blanc :


Première interprétation : les contrastes sont doux, l'image un peu plate.

Deuxième interprétation : les contrastes sont plus marqués, l'image paraît plus nette et semble présenter plus de profondeur.

Les deux images noir et blanc sont identiques, mais je préfère la première (techniquement moins bonne) puisqu'elle présente le contenu de l'image (reconstitution du temps d'avant) avec une nostalgie que n'offre pas la deuxième (techniquement meilleure)...

Bien sûr, on entend parler partout de « bonne exposition ». Mais qu'est-ce qu'une bonne exposition ? Une photo « bien exposée » est une photo qui présentera un bon équilibre entre les parties lumineuses et les parties foncées de la scène. Est-ce que cela fera une bonne photo ? En suivant ce raisonnement, l’idéal serait d’avoir un maximum de détails sur l’ensemble de la photo... Mais, d'une part, ce n’est pas toujours techniquement possible et, d'autre part, cette photo « parfaitement exposée » sera triste, en noir et blanc elle sera grise, pas de volume, pas de sens, un véritable formatage pour plaire à tout le monde, c'est à dire à personne (!...) une image qui ne fera pas de vague puisqu'elle ne dira rien (!) autant faire une photocopie !... Si une scène propose un contraste important, il faut choisir d’exposer correctement soit les ombres soit les hautes lumières... et tant pis si on bouche les ombres si les hautes lumières racontent l'image... et tant pis si on brule les hautes lumières si ce sont les ombres qui font l'histoire de l'image !... Il ne faudra retenir de cet article que le fait que, techniquement, l'exposition n'est rien d'autre que la combinaison de 3 paramètres : l'ouverture (le diaphragme), le temps d'exposition (la vitesse), la sensibilité (ISO) et... un point c'est tout !... Jouer avec ces trois paramètres ne fera jamais de personne un photographe, jouer avec ces 3 paramètres pour donner un sens à l'image finale, c'est ça faire de la photographie !... et ma petite série (en couleur) de début d'article vous le montre bien ! Sur mes 4 images d'exemple, la moins bonne (si on peut dire qu'une seule d'entre-elles puisse être bonne, vu le sujet !!!) est en réalité celle qui est « bien exposée » (c'est l'automatisme qui a tout fait) !!!

Tout cela pour vous stimuler à être particulièrement attentif aux apports des autres pages traitant des techniques de détermination de l'exposition...

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L'ANGLAIS EN PHOTOGRAPHIE (dictionnaire anglais/français)

À l'heure de l'internet, qui est tout de même la principale source de renseignement pour nombre d'amateurs, je vous propose quelques traductions qui peuvent vous aider à comprendre les sites anglophones. Mais plus généralement, il y a de très nombreux mots anglais dans le jargon photographique... donc voilà de quoi ne pas vous sentir trop largué !...

Je suis loin d'être exhaustif, donc si vous souhaitez compléter cette liste, ne vous génez pas, envoyez-moi vos traductions (voir ici)

A
aberration aberration
ac adaptator adaptateur secteur
accessory lens complément optique
accessory shoe sabot porte-accessoire
adapter ring bague d'adaptation
add-on lens complément optique
additive color couleur additive
adjustable shutter obturateur à vitesse variable
aerial photo prise de vue aérienne
aerial shot prise de vue aérienne
airbrush aérographe
aliasing effet de crénelage
ambient light lumière ambiante
angle of view angle de champ
antialiasing lissage des contours
aperture ouverture
aperture priority priorité  diaphragme
artifact artéfact
aspect ratio format (longueur / largeur) d'image
aspherical lens objectif asphérique (comprend plus d'un rayon de courbure)
attachment monture
auto exposure exposition automatique
autofocus mise au point automatique
auto white balance équilibre des blancs automatique
aux lens complément optique
averaged-area metering mesure pondérée moyenne
B
backdrop toile de fond, arrière-plan
background arrière-plan
backlit rétro-éclairé
back light contre-jour
banding effet d'escalier dans les nuances d'un dégradé
barrel distorsion distorsion en barrillet
barrel lens objectif en barrillet
batch lot
battery charger chargeur de batterie
battery life durée de vie des batteries (piles)
beam of light faisceau lumineux
bed système de rail de chambre GF
bellow soufflet
bending courbure
bevel, bevelling biseauter, biseautage
blow-up agrandir, agrandissement
blur, blurry flou
bounce light lumière indirecte
bracketing bracketage (prendre des séries avec différentes valeurs)
brightness luminosité, brillance
built-in flash flash intégré au boîtier
burning-up surexposition
C
cam, camera appareil photographique
camera case sacoche pour appareil photographique
camera lag temps de latence entre le déclenchement et la prise de vue
camera mount monture de l'appareil
cap lens bouchon d'objectif
ccd (charge couple device) capteur électronique
cell cellule
center-weighted metering mesure pondérée centrale
centring cadrage cadrage
chromatic aberration aberration chromatique
circular pan panoramique à 360°
clicking déclic
close-up prise de vue rapprochée
close-up lens objectif ou complément optique pour la macro
CMYK CMJN (Cyan Magenta Jaune Noir)
coated lens objectif traité
coated photo paper papier couché (papier surfacé)
color accuracy fidélité des couleurs
color balance équilibre des couleurs
color bar mire de test des couleurs
color fringing frange de couleur
color print tirage couleur
color temperature température de couleur
color rendering rendu des couleurs
compactflash format de carte mémoire
contact sheets planches contact
contrast contraste
converter convertisseur de focale
crop recadrer, recadrage
cross color interférence de couleurs qui se chevauchent
cross light lumière latérale
D
day light lumière du jour
density densité
diaphragm diaphragme
diaphragm aperture ouverture du diaphragme
diffuse lighting éclairage diffus
digital camera appareil photographique numérique
digicam appareil photographique numérique
dim light faible lumière
dithering tramage (pour simulation de couleurs absentes)
DOF (depth of field) profondeur de champ
drive transmission, disque
drop bed inclinaison du rail avant (grand format)
dye sublimation printer imprimante à sublimation thermique
dynamic range gamme (plage) dynamique
E
edge bord
edge effect effet de bord
effective range portée effective
emboss mettre en relief
enlarge agrandir
EV value (Exposure Value) valeur IL (indice de lumination)
exposure exposition
exposure meter posemètre, cellule
exposure range plage d'exposition
exposure time temps de pose
F
feather contour progressif
feathering adoucissement des contours
field of view champ visuel
fill-in light fill-in au flash
fill light éclairage d'appoint
film holders châssis, porte-film
filter screw thread filetage pour filtre
filter size diamètre de filtre
fisheye lens objectif fisheye
flare reflet (auréole lumineuse)
flash range portée du flash
flash synch speed vitesse de synchronisation du flash
flat plat / aplat
flex case étui souple pour appareil photographique
flip rotation
flood lampe à incandescence à lumière diffuse
focal length focale (distance focale - en mm)
focus mise au point
focus range plage de mise au point
foreground avant-plan
f-number valeur d'ouverture d'un objectif
frame image, cadre
framing cadrage
front standard planchette avant
f-stop (focus stop) point de réglage de la netteté sur la mollette de mise au point
f/stop valeur d'ouverture du diaphragme
fuzzy flou
G
gear cran, engrenage, commande | équipement
ghost images images fantômes
glare reflet (sur une surface réfléchissante)
glitch rayure (sur le verre d'un objectif)
glossy glacé, brillant
GN (Guide Number) nombre-guide (indique la puissance du flash)
grainy granuleux
greyscale niveaux de gris
grey filter filtre gris
groove rainure
ground glass verre de visée / dépoli
H
half-tone demi-teinte
hand-held à main levée
hazy sun soleil voilé
highlight hautes valeurs (points les plus lumineux de l'image)
high-end haut de gamme
hood, lens hood pare-soleil
hot frame image surexposée
hot spot (=ghost images) tache de lumière fantômes
hue teinte
hyperfocal distance distance hyperfocale
I
illuminance éclairement
illumination éclairage, éclairement, éclat
IMO (in my opinion) à mon avis
inch pouce = 2,54 cm
incident light lumière incidente
indoor shot photographie d'intérieur
ink cartridge cartouche d'encre
ink-jet printer imprimante à jet d'encre
interpolation interpolation
J
jaggies crénelages, effets d'escalier
jel, jellies gélatines
K
knob bouton
L
lack of sharpness manque de netteté
lag décalage entre le déclenchement et la prise de vue
landscape paysage | orientation du papier à l'horizontal
large format camera appareil grand format (chambre photographique)
lb livre = 453,6g (mesure américaine)
LCD (liquid Crystal Display) screen écran à cristaux liquides
lens objectif
lens adapter bague d'adaptation d'objectif
lens aperture ouverture de l'objectif
lens cap bouchon d'objectif
lens hood pare-soleil
lens mount monture d'objectif | filetage à l'avant de l'objectif
lighting éclairage
lightness luminosité
lossless compression compression sans perte
lossy compression compression avec perte
low angle shot vue en contre-plongée
luminance luminance
M
macro extension extension macro (grand format)
macro lens objectif macro
magnification agrandissement
magnify agrandir
metering spot mesure spot
mid tone tons moyens
middle tone demi-teinte
moire pattern moiré
mood lighting éclairage d'ambiance
motion blur flou de bougé
multi-coated multi-couches
multicoating traitement multi-couches
N
naked eye à l'oeil nu
narrow-angle lens objectif à longue focale (téléobjectif)
near infrared infrarouges proches (de 0.75 à 3μm)
neutral background fond neutre
neutral density filter filtre gris neutre
NIMH (NIckel Metal Hydride) hydrure métallique de nickel, technologie de pile rechargeable
notche entaille, encoche
O
open up ouvrir le diaphragme
optical bench banc optique
optical glass lentille d'objectif
out of focus flou, hors de la zone de netteté
out of frame hors champ
outdoor extérieur (prise de vue en extérieur)
outline détourage, contour
overlap chevauchement
over-exposed surexposé
P
pan, pan shot panoramique
panoramic head tête panoramique
paper gradation gradation du papier photographique
paper print tirage papier
parallax parallaxe
pattern trame, motif
persistence of vision persistance rétinienne
perspective lines lignes de fuite
photocell cellule photoélectrique, posemètre
photo lab laboratoire photographique
(to) photograph photographier
(to take a) photograph prendre une photographie
photographer photographe
photography photographie
photo-engraver photograveur
plug prise de courant
polarized lens objectif à filtre polarisant
polarizer polariseur
polarizing filter filtre polarisant
poor resolution manque de définition
pound livre = 453,6g (unité anglaise)
POV (Point Of View) point de vue
preview prévisualisation
prime lens objectif objectif à focale fixe
R
rack crémaillère
rangefinder télémètre
rear standard planchette arrière
red eyes yeux rouges
red eyes reducing réduction de l'effet yeux rouges
reflectance facteur de réflexion
reflected light lumière réfléchie
reflection réflexion (de la lumière sur une surface)
release tab patte d'ouverture
remote control release déclencheur à distance
rendering rendu
resample rééchantillonnage
resin coated paper papier plastifié
resolution résolution
retail cost prix public
reverse shot contrechamp
review revue, critique
rich color couleur chaude
rise and fall décentrement vertical (grand format)
rubber lens shade pare-soleil en caoutchouc pour objectif
rule of thirds règle des tiers
S
saturation saturation
self-timer retardateur
sensor capteur
settings réglages
shadow ombre
sharp piqué
sharpen rendre net, piqué
sharpeness piqué, netteté
shift décentrement horizontal (grand format)
shot photographie, prise de vue
shutter obturateur
shutter priority obturation avec priorité vitesse
shutter release déclencheur souple
shutter speed vitesse d'obturation
sky filter, skylight filter filtre dégradé
sky light lumière du jour
slide diapositive
slide shot diaporama
SLR (Single Lens Reflex) reflex
smartmedia format de carte mémoire
snapshot photographie, instantané
specs spécifications technique
spherical aberration aberration sphérique
spot measuring mesure spot
stepping, stepup ring bague d'adaptation
still camera appareil photographique
stitch raccorder
stop diaphragme
stop ring bague de diaphragme
subtractive color system synthèse soustractive des couleurs
sunshade ombre portée
swing bascule (grand format)
T
tele-lens (telephoto) téléobjectif
thread filetage
thumbnail imagette, vignette
tilt inclinaison (grand format)
timer retardateur
time laps intervallomètre
trigger déclencheur
tripod trépied
TTL (Through The Lens) TTL (à travers l'objectif)
U
underexposed sous-exposé
unexposed non exposé
unsharp masking augmentation de la netteté uniquement sur les contours
V
view camera chambre grand format
viewfinder viseur
vignetting vignettage
W
warm color couleurs chaudes
washed out délavé
wavelength longueur d'onde
white balance équilibre des blancs
white reference blanc de référence
wide angle grand angle
Z
zoom zoom, objectif à focale variable

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L'ANGLAIS EN PHOTOGRAPHIE (dictionnaire français/anglais)

En simple complément de l'article précédent, je vous propose la même chose en ordre inverse.

Je suis loin d'être exhaustif, donc si vous souhaitez compléter cette liste, ne vous génez pas, envoyez-moi vos traductions (voir ici)

A
à l'oeil nu naked eye
à main levée hand-held 
à mon avis IMO (in my opinion)
aberration aberration
aberration chromatique chromatic aberration
aberration sphérique spherical aberration
adaptateur secteur ac adaptator
adoucissement des contours feathering
aérographe airbrush
agrandir enlarge
agrandir magnify
agrandir, agrandissement blow-up
agrandissement magnification
angle de champ angle of view
appareil grand format (chambre photographique) large format camera
appareil photographique cam, camera
appareil photographique still camera
appareil photographique numérique digital camera
appareil photographique numérique digicam
arrière-plan background
artéfact artifact
augmentation de la netteté uniquement sur les contours unsharp masking
avant-plan foreground
B
bague d'adaptation adapter ring
bague d'adaptation stepping, stepup ring
bague d'adaptation d'objectif lens adapter
bague de diaphragme stop ring
banc optique optical bench
bascule (grand format) swing
biseauter, biseautage bevel, bevelling
blanc de référence white reference
bord edge
bouchon d'objectif cap lens
bouchon d'objectif lens cap
bouton knob
bracketage (prendre des séries avec différentes valeurs) bracketing
C
cadrage centring cadrage
cadrage framing
capteur sensor
capteur électronique ccd (charge couple device)
cartouche d'encre ink cartridge
cellule cell
cellule photoélectrique, posemètre photocell
chambre grand format view camera
champ visuel field of view
chargeur de batterie battery charger
châssis, porte-film film holders
chevauchement overlap
CMJN (Cyan Magenta Jaune Noir) CMYK
complément optique accessory lens
complément optique add-on lens
complément optique aux lens
compression avec perte lossy compression
compression sans perte lossless compression
contour progressif feather
contraste contrast
contrechamp reverse shot
contre-jour back light
convertisseur de focale converter
couleur additive additive color
couleur chaude rich color
couleurs chaudes warm color
courbure bending
cran, engrenage, commande | équipement gear
crémaillère rack
crénelages, effets d'escalier jaggies
D
décalage entre le déclenchement et la prise de vue lag
décentrement horizontal (grand format) shift
décentrement vertical (grand format) rise and fall
déclencheur trigger
déclencheur à distance remote control release
déclencheur souple shutter release
déclic clicking
délavé washed out
demi-teinte half-tone
demi-teinte middle tone
densité density
détourage, contour outline
diamètre de filtre filter size
diaphragme diaphragm
diaphragme stop
diaporama slide shot
diapositive slide
distance hyperfocale hyperfocal distance
distorsion en barrillet barrel distorsion
durée de vie des batteries (piles) battery life
E
éclairage lighting
éclairage d'ambiance mood lighting
éclairage d'appoint fill light
éclairage diffus diffuse lighting
éclairage, éclairement, éclat illumination
éclairement illuminance
écran à cristaux liquides LCD (liquid Crystal Display) screen
effet de bord edge effect
effet de crénelage aliasing
effet d'escalier dans les nuances d'un dégradé banding
entaille, encoche notche
équilibre des blancs white balance
équilibre des blancs automatique auto white balance
équilibre des couleurs color balance
étui souple pour appareil photographique flex case
exposition exposure
exposition automatique auto exposure
extension macro (grand format) macro extension
extérieur (prise de vue en extérieur) outdoor
F
facteur de réflexion reflectance
faible lumière dim light
faisceau lumineux beam of light
fidélité des couleurs color accuracy
filetage thread
filetage pour filtre filter screw thread
fill-in au flash fill-in light
filtre dégradé sky filter, skylight filter
filtre gris  grey filter
filtre gris neutre neutral density filter
filtre polarisant polarizing filter
flash intégré au boîtier built-in flash
flou blur, blurry
flou fuzzy
flou de bougé motion blur
flou, hors de la zone de netteté out of focus
focale (distance focale - en mm) focal length
fond neutre neutral background
format (longueur / largeur) d'image aspect ratio
format de carte mémoire compactflash
format de carte mémoire  smartmedia
frange de couleur color fringing
G
gamme (plage) dynamique dynamic range
gélatines jel, jellies
glacé, brillant glossy
gradation du papier photographique paper gradation
grand angle wide angle
granuleux grainy
H
haut de gamme high-end
hautes valeurs (points les plus lumineux de l'image) highlight
hors champ out of frame
hydrure métallique de nickel, technologie de pile rechargeable NIMH (NIckel Metal Hydride)
I
image surexposée hot frame
image, cadre frame
images fantômes ghost images
imagette, vignette thumbnail
imprimante à jet d'encre ink-jet printer
imprimante à sublimation thermique dye sublimation printer
inclinaison (grand format) tilt
inclinaison du rail avant (grand format) drop bed
infrarouges proches (de 0.75 à 3μm) near infrared
interférence de couleurs qui se chevauchent cross color
interpolation interpolation
intervallomètre time laps
L
laboratoire photographique photo lab
lampe à incandescence à lumière diffuse flood
lentille d'objectif optical glass
lignes de fuite perspective lines
lissage des contours antialiasing
livre = 453,6g (mesure américaine) lb
livre = 453,6g (unité anglaise) pound
longueur d'onde wavelength
lot batch
lumière ambiante ambient light
lumière du jour day light
lumière du jour sky light
lumière incidente incident light
lumière indirecte bounce light
lumière latérale cross light
lumière réfléchie reflected light
luminance luminance
luminosité lightness
luminosité, brillance brightness
M
manque de définition poor resolution
manque de netteté lack of sharpness
mesure pondérée centrale center-weighted metering
mesure pondérée moyenne averaged-area metering
mesure spot metering spot
mesure spot spot measuring
mettre en relief emboss
mire de test des couleurs color bar
mise au point focus
mise au point automatique autofocus
moiré moire pattern
monture attachment
monture de l'appareil  camera mount
monture d'objectif | filetage à l'avant de l'objectif lens mount
multi-couches multi-coated
N
niveaux de gris greyscale
nombre-guide (indique la puissance du flash) GN (Guide Number)
non exposé unexposed
O
objectif lens
objectif à filtre polarisant polarized lens
objectif à focale fixe prime lens objectif
objectif à longue focale (téléobjectif) narrow-angle lens
objectif asphérique (comprend plus d'un rayon de courbure) aspherical lens
objectif en barrillet barrel lens
objectif fisheye fisheye lens
objectif macro macro lens
objectif ou complément optique pour la macro close-up lens
objectif traité coated lens
obturateur shutter
obturateur à vitesse variable adjustable shutter
obturation avec priorité vitesse shutter priority
ombre shadow
ombre portée sunshade
ouverture aperture
ouverture de l'objectif lens aperture
ouverture du diaphragme diaphragm aperture
ouvrir le diaphragme open up
P
panoramique pan, pan shot
panoramique à 360° circular pan
papier couché (papier surfacé) coated photo paper
papier plastifié resin coated paper
parallaxe parallax
pare-soleil hood, lens hood
pare-soleil lens hood
pare-soleil en caoutchouc pour objectif rubber lens shade
patte d'ouverture release tab
paysage | orientation du papier à l'horizontal  landscape
persistance rétinienne persistence of vision
photographe photographer
photographie photography
photographie d'intérieur indoor shot
photographie, instantané snapshot
photographie, prise de vue shot
photographier (to) photograph
photograveur photo-engraver
piqué sharp
piqué, netteté sharpeness
plage de mise au point focus range
plage d'exposition exposure range
planches contact contact sheets
planchette arrière rear standard
planchette avant front standard
plat / aplat flat
point de réglage de la netteté sur la mollette de mise au point f-stop (focus stop)
point de vue POV (Point Of View)
polariseur polarizer
portée du flash flash range
portée effective effective range
posemètre, cellule exposure meter
pouce = 2,54 cm inch
prendre une photographie (to take a) photograph
prévisualisation preview
priorité diaphragme aperture priority
prise de courant plug
prise de vue aérienne aerial photo
prise de vue aérienne aerial shot
prise de vue rapprochée close-up
prix public retail cost
profondeur de champ DOF (depth of field)
R
raccorder stitch
rainure groove
rayure (sur le verre d'un objectif) glitch
recadrer, recadrage crop
réduction de l'effet yeux rouges red eyes reducing
rééchantillonnage resample
reflet (auréole lumineuse) flare
reflet (sur une surface réfléchissante) glare
reflex SLR (Single Lens Reflex)
réflexion (de la lumière sur une surface) reflection
réglages settings
règle des tiers  rule of thirds
rendre net, piqué sharpen
rendu rendering
rendu des couleurs color rendering
résolution resolution
retardateur self-timer
retardateur timer
rétro-éclairé backlit
revue, critique review
rotation flip
S
sabot porte-accessoire accessory shoe
sacoche pour appareil photographique camera case
saturation saturation
soleil voilé hazy sun
soufflet bellow
sous-exposé underexposed
spécifications technique specs
surexposé over-exposed
surexposition burning-up
synthèse soustractive des couleurs subtractive color system
système de rail de chambre GF bed
T
tache de lumière fantômes hot spot (=ghost images)
teinte hue
télémètre rangefinder
téléobjectif tele-lens (telephoto)
température de couleur color temperature
temps de latence entre le déclenchement et la prise de vue camera lag
temps de pose exposure time
tête panoramique panoramic head
tirage couleur color print
tirage papier paper print
toile de fond, arrière-plan backdrop
tons moyens mid tone
traitement multi-couches multicoating
tramage (pour simulation de couleurs absentes) dithering
trame, motif pattern
transmission, disque drive
trépied tripod
TTL (à travers l'objectif) TTL (Through The Lens)
V
valeur d'ouverture du diaphragme  f/stop
valeur d'ouverture d'un objectif f-number
valeur IL (indice de lumination) EV value (Exposure Value)
verre de visée / dépoli ground glass
vignettage vignetting
viseur viewfinder
vitesse de synchronisation du flash flash synch speed
vitesse d'obturation shutter speed
vue en contre-plongée low angle shot
Y
yeux rouges red eyes
Z
zoom, objectif à focale variable zoom

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SOYONS PLUS PRÉCIS !

Voilà des années que cette page existe. Je n'ai eu que peu de retours sur son contenu et voilà que l'on me demande des précisions sur les choix pour débuter sérieusement en photographie. Si vous avez lu les autres pages du site (vous devriez !), vous savez déjà que personne, pas même moi, ne peut effectuer des choix pour vous et je n'ai pas changé d'avis mais là, on me demandait de prendre position et de vous donner MA façon de voir les premiers pas dans une démarche sérieuse d'apprentissage photographique. Je vais donc me mouiller !... Même si vous allez certainement trouver sur la toile 1.000.000 de pages pour vous dire exactement le contraire, voilà ce que JE vous propose pour débuter sérieusement et même poursuivre, pourquoi pas, toute votre vie sur la même ligne et avec le même matériel !...

Le mode d'expression :
J'ai parlé dans un article plus haut du choix de son mode d'expression. Puisque cet article est là pour vous donner les conseils que JE considère capitaux, je ne vais pas y aller par quatre chemins : choisissez la voie analogique, choisissez la voie argentique, bref, détournez-vous absolument du numérique, faites du film. Vous trouverez du matériel sans investissement, le film n'est pas cher non plus (si, si !), ça semble bien compliqué en apparence mais ce n'est pas vrai en réalité... vous pouvez vous passer du laboratoire. Quand votre initiation sera terminée (pour peu qu'elle puisse se terminer un jour en photographie), il y a de forte chances que le numérique ne vous vienne même plus à l'esprit !... mais nous pourrons en reparler plus tard !...

Le matériel :
J'ai déjà abordé le sujet par ailleurs mais je vais plus cibler et, à nouveau, prendre position.

Dans un premier temps, limitez-vous au petit format (24x36). Ce n'est pas que les autres formats ne soient pas "ouverts" aux débutants mais, personnellement, je trouve que débuter en moyen format ne sera que freinateur dans votre évolution et que débuter en grand format vous fera arrêter la photographie...

Quoi choisir en petit format ? Sans hésitation : un reflex ! Oubliez tout le reste ! Il sera toujours temps de s'y intéresser plus tard si vous le souhaitez.

Parmi les reflex, il y a deux choix possibles : un boîtier mécanique minimaliste et increvable ou un boîtier plus "moderne", plus "complet". Chacun présente des avantages et des inconvénients. Le choix peut paraître difficile aujourd'hui puisqu'on trouve d'occasion des boîtiers bourrés d'électronique, bourrés de fonctions évoluées au prix d'une poignée de cacahuètes et, à côté de cela, des boîtiers mécaniques ne présentant aucun raffinement pour à peine moins cher !...

Et bien, puisque je dois me mouiller, je vous stimulerai à choisir le deuxième type de boîtiers, aucun automatisme, aucun raffinement technique. Curieuse façon de voir les choses, me direz-vous, mais bien au contraire !!! Un appareil "moderne" bourré d'automatismes est capable, à lui tout seul, de fournir des résultats (oh pas exceptionnels, mais des résultats tout de même). Devinez ce que vous allez faire avec un tel boîtier entre les mains ? Le laisser faire, bien sûr !... L'Homme est ainsi fait !... Si le boîtier n'est pas bridé, vous ne ferez jamais de photographie... vous obtiendrez des images mais vous ne saurez jamais photographier... autant faire du numérique ou du smartphone... Si, au contraire, vous faites l'acquisition d'un boîtier minimaliste, ce dernier ne saura RIEN faire tout seul... au mieux il saura mesurer la lumière et dans ce cas je vous proposerai de ne pas utiliser le posemètre...

Je sais bien que vous voulez des références, Le problème est que dans les boîtiers minimalistes, le nombre de candidats est incalculable !... Dans un nombre de marques tout aussi incalculable !... Tous ces boîtiers se ressemblant tous à s'y méprendre !... Pour vous aider un peu, je vous stimulerai à rechercher du côté des boîtiers des années 1970. Pourquoi ? Parce qu'ils sont minimalistes, parce qu'ils sont mécaniques, parce qu'ils sont d'une fiabilité et d'une robustesse à toute épreuve et surtout parce qu'ils sont "vieux" et que s'ils fonctionnent encore, c'est que ce ne sont que des boîtiers "bien nés" !... Toutes ces caractéristiques ne se retrouvant pas forcément dans les productions ultérieures...

L'immense majorité des candidats potentiels est de conception 100% mécanique avec, éventuellement, un posemètre intégré plus ou moins autonome. Si vous choisissez un modèle avec posemètre intégré, préférez systématiquement un posemètre nécessitant une pile, les autres commencent à vieillir et comme ils s'usent en "voyant" la lumière, ils risquent de ne plus être très efficaces. De même, préférez systématiquement les posemètres présentant les mesures à l'aide d'une aiguille dans le viseur... cela paraît être un système archaïque mais qui est 1000 fois préférable aux systèmes à deux ou trois diodes. Le top du top, serait de choisir un boîtier autorisant la désactivation du posemètre, mais ne soyons pas trop dur !...
Si vous voulez plus de précision, je vous en citerai trois :
- un Pentax K-1000 (tiens, c'est vrai que Thierry est un pentaxiste !) ou plus ancien en monture à vis.
- un Miranda : Attention, pour éviter les galères vérifiez qu'il utilise une pile de 1,5V !!!
- un Minolta SRT ou équivalent.

Mais il est certain que le Pentax K-1000 est la tête de file, personne ne pourra dire le contraire ! Le Pentax K-1000 a toujours été, est encore et restera certainement toujours ZE boîtier de formation. Et il pourra très bien rester votre unique boîtier pour toute votre vie...

Pour ce qui est du choix de l'objectif, pas d'hésitation non plus !... Tournez-vous vers une focale "normale" (45 à 55mm en petit format) la plus "lumineuse" possible. Classiquement, on estime qu'un objectif est lumineux si on peut ouvrir son diaphragme à plus de f/2.8 (un dénominateur inférieur ou égal à 2.8 !). On trouve facilement de tels objectifs pour pas trop cher (même si souvent plus cher que le boîtier, même en occasion). Il faut s'assurer que l'optique porte un système de visualisation de la profondeur de champ si le boîtier n'en dispose pas et/ou une échelle de profondeur de champ, ces éléments sont indispensables !...

Juste une remarque : plus le diaphragme est ouvert et plus la profondeur de champ est courte (voir les articles plus haut) ce qui fait qu'avec un objectif "trop lumineux" grand ouvert, un portrait de 3/4 sera impossible car si un œil est net, l'autre sera flou. En plus, un objectif sera peu qualitatif grand ouvert DONC on ne travaillera jamais à pleine ouverture... D'où la nécessité de choisir une optique lumineuse pour capturer le plus de lumière possible avec une qualité la meilleure possible. Un objectif qui ouvre à f/1.4 sera déjà bien "fermé" à f/2.8 et sera donc qualitatif alors que pour capturer autant de lumière, un objectif qui ouvre à f/2.8 sera grand ouvert et peu qualitatif !...

Plus loin :
Si vous avez déjà acquis les connaissances de base en petit format, vous pourrez vous essayer en moyen format. Là aussi, je me permettrai de vous proposer un boîtier : le Lomo Lubitel. En fait, toute la lignée des Lubitel se vaut largement avec un petit objectif triplet de qualité avec obturateur central. Ces petits boîtiers en bakélite ne coutent rien en occasion, ne pèsent rien, n'occupent pas de place et permettent d'excellents résultats... Il y a des boîtiers moyen format en quantité inimaginable et à bas prix sur le marché mais, à mon avis, aucun de ces boîtiers ne vous permettra autant que les Lubitel quand il s'agit de formation...

Voilà, vous vouliez que je vous parle précisément, je pence que c'est fait. Recherchez donc un Pentax K-1000, un beau 50mm SMC PENTAX-M, lisez toutes les pages de mon site et vous finirez par être un photographe au top (dommage que je n'ai pas la recette du tallent, je vous l'aurai livrée aussi ...).

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TOUTE PHOTO EST BONNE À FAIRE !

Le plus difficile, juste avant de se lancer en photographie, est de répondre à une question aussi simple que « mais qu'est-ce que je pourrais bien photographier si j'achète tout ce qu'il faut pour débuter ? ». La chose la plus difficile, une fois en possession de son premier matériel, est de répondre à une question aussi simple que « bon, et maintenant qu'est-ce que je pourrais bien photographier ? »...

En numérique, c'est très simple, trop simple, on déclenche à tout va et on efface tout ce qui n'est pas beau. Comment voulez-vous avancer en vous enfermant dans cet état d'esprit ? Voilà pourquoi je milite pour la photographie argentique et encore plus au début qu'à un stade avancé de connaissances photographiques !...

En argentique, c'est exactement l'inverse, on cherche quelque chose de beau que l'on pourra photographier !... Oui, mais voilà, qu'est-ce qui est beau ? Nous avons tous notre propre définition de la « beauté ». La couleur rouge peut être audacieuse, belle et revigorante pour certains, tandis que pour d'autres, elle aura une signification différente, destructrice, révolutionnaire, sanglante.

Un immeuble grunge, abandonné ou une ruine qui sent l'urine et/ou la moisissure peut être un endroit effrayant et indigne d'une photographie pour certains, tandis que pour d'autres ce sera un lieu magique, beau, intéressant, presque glamour. La définition de la beauté est bien flexible. Personnellement, je photographie avec bonheur des choses qui n'attirent généralement personne.

En fait toute chose peut être belle, intéressante et digne de photographie. Une chose peut ne pas être vivante ou intéressante de prime abord, mais elle peut émettre une énergie si vous le traitez convenablement. Être conscient des besoins de son sujet montre que vous vous souciez du modèle et de celui qui regardera le résultat, c'est là tout l'art de l'artisan, du photographe, une touche, un soin particulier aidera à créer une belle œuvre. La photographie est un miroir de la vie.

Lorsque vous souriez à quelqu'un, vous recevrez habituellement un sourire en retour. Lorsque vous passez du temps à traiter votre sujet (personne ou objet) avec soin et amour pour tenter d'obtenir la photo parfaite, cela apparaîtra immédiatement sur le tirage final, même si la perfection recherchée n'a pas été atteinte... et l'image sera tout de même appréciée, elle sera belle, elle aura de la valeur... Le sentiment, le ressenti du photographe au moment de la création se reflètera toujours dans ses photos... et ce sera la première chose que verra l'œil averti.

C'est pourquoi il faut toujours considérer une photo comme une belle photo, si ce qu'elle représente ne l'est pas, le sentiment du créateur l'est...

Voilà, vous avez la recette pour photographier : le sujet n'est rien, c'est la création qui compte.

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CONNAÎTRE LES TYPES DE LUMIÈRES NATURELLES

Si vous lisez cette page c'est que vous êtes débutant, mais vous savez déjà que faire une photo n'est pas appuyer sur le bouton déclencheur. De même, vous savez déjà qu'une photographie n'est qu'une représentation de la lumière, mais cette notion est assez floue pour ne pas attirer toute l'attention que vous devriez lui accorder !... C'est pourquoi nous allons parler des types de lumière, il faut que vous les connaissiez par cœur pour les utiliser à bon escient !...

La nature nous offre chaque jour une palette de lumières variées, selon l’heure et la saison. Il existe ainsi des lumières dures, douces, froides, chaudes, plates, colorées, etc. La direction de la lumière est également à prendre en compte : directe, indirecte, diffuse, angulaire, verticale, horizontale, frontale, dorsale.

Pour créer une bonne photo il faut peaufiner la composition et l’exposition et, en plus pouvoir repérer et capter un instant précis... ce sont des facteurs essentiels… avec la lumière !!! Bien sûr, si vous savez gérer tout cela c'est que vous n'avez plus rien à faire sur cette page, je connais des photographes qui, après 20 ans de pratique, ne le savent pas encore... Aussi, dans un premier temps, apprenez à observer la lumière... Apprendre à observer la lumière, c’est, dans un premier temps, apprendre la photo et, dans un deuxième temps, apprendre à mieux construire ses photos.

LA LUMIÈRE DE MIDI
Même un tout nouveau venu en photographie a déjà entendu dire que la lumière de midi est la plus mauvaise pour la photo, trop lumineuse et trop verticale, elle écrase tout. Mais ce n'est que partiellement vrai !!! Prenons un exemple :

Une bonne part de la qualité de cette photo de sous-bois tient à la lumière de midi !... Comment cela se fait-il ? Tout simplement parce que, dans ce cas de figure, la lumière est trop lumineuse au niveau de la clairière et devient douce et diffuse grâce au feuillage sous les arbres... En plus, en noir et blanc, la qualité de la lumière est sans importance, seule son intensité et sa direction sont à considérer.

On va donc moduler ce que je viens de dire : la lumière de midi est très mauvaise en couleur et elle est à proscrire en cas de photographie de portrait car elle va créer des ombres portées verticales qui vont défigurer le modèle. Les ombres sont deviennent très sombres, alors que les zones de couleurs claires sont rendues trop claires et sans détails (on dit alors que les détails sont « cramés » par trop de lumière). Il en résulte des photos trop contrastées pour les images douces et pas assez pour les paysages puisque les ombres tombent, le paysage est plat et sans relief.

Oui mais la lumière de midi en plein mois de juillet n'a plus rien à voir avec la lumière de midi de janvier ! Une est trop lumineuse et verticale, l'autre est beaucoup moins lumineuse et de biais, même si le ciel est parfaitement pur... Si, en plus, le ciel est plein de neige ou de brume, cette lumière de midi d'hiver ne sera plus directe mais diffuse et douce, voire plate.

L'HEURE BLEUE
L'heure bleue correspond à l’instant qui précède le lever du soleil et qui suit immédiatement son coucher. Il s'agit d'un moment précis et fugace, la lumière prend de jolies teintes de toute une palette de bleus. Cette palette crée une atmosphère grandiose ou mystique ou mélancolique du meilleur effet en photographie. Mais pensez aussi à l'impression de fraicheur qui accompagne cette palette de couleurs. Prenons un exemple :

Ici, l'heure bleue est associée au ciel chargé du petit matin en mer ce qui transforme une image très banale en image pleine de sens !...

Mais l'heure bleu n'est pas un joker, il n'y a rien de magique, au contraire, la gestion de l'heure bleue n'est pas des plus simples ! Elle pose de gros problèmes d'exposition, on est toujours entre chien et loup comme on dit (entre jour et nuit pour les non francophones de naissance), une sous exposition et les parties sombres de l’image deviennent trop noires, une sur exposition et on perd une bonne part de la palette des teintes bleutées qui font tout l’intérêt de cette heure...

Coucher tard, lever matin, c'est pas ça qui fait du bien dit la chanson mais en photographie c'est vraiment l'inverse !!!

L'HEURE DORÉE
Cette heure fait suite (ou précède) à l'heure bleue elle se produit en début de matinée ou en fin d’après-midi. On y trouve les lumières les plus intéressantes, qui valorisent le sujet ou la scène. Le soleil est bas sur l’horizon, presque horizontal, il projette des ombres longues et douces qui donnent beaucoup de relief aux images et qui dessinent bien les contours du sujet.

Prenons un exemple :

Grâce à l'angle très faible que fait la lumière par rapport à l'horizon, l'heure dorée crée une palette riche en jaune, en oranger et en rouge ... tout en douceur et en chaleur, même en plein hiver à -25°C !...

LES HEURES INTERMÉDIAIRES
Selon l'heure et la saison, chaque heure présente des caractéristiques plus ou moins intéressantes. Si l'heure bleue ou l'heure dorée sont les meilleurs alliés du photographe, il ne faut pas dédaigner les incidences lumineuses intermédiaires. Prenons un exemple :

En plein après midi ensoleillé, nous sommes au beau milieu de rien point de vue qualité de lumière MAIS nous sommes en plein hiver ! Il n'y a aucune ambiance colorée particulière, par contre, l'incidence lumineuse permet de créer des ombres intéressantes tout en conservant les couleurs naturelles. Printemps et hiver sont donc des saisons qui autorisent une vie photographique mieux réglée (heures honnêtes !).

L'ANTITHÈSE
Parler de lumière doit englober l'absence de lumière... bien sûr il faudra de la lumière artificielle "d'ambiance" sinon, pas de photo, bien sûr !...
Prenons un exemple :

LES INFLUENCES MÉTÉOROLOGIQUES
La lumière est une chose, mais on ne peut pas passer à côté de l'influence de facteurs extérieurs sur la lumière naturelle ! Prenons des exemples :

Juste avant l'orage, le vent se lève, le ciel se charge de nuages menaçants, un fort contraste se crée entre la lumière forte de l'été et le ciel. Le paysage est plat (comme décrit pour la lumière de midi) mais le ciel, très présent relève l'ensemble. Remarque : c'est hors sujet dans cet article, mais vous apprendrez que, théoriquement, la ligne d'horizon ne se place pas sur le milieu de l'image. Cela a été fait exprès pour cette image pour insister sur l'équilibre de plus en plus instable entre ciel et paysage, et, en plus, le panache du jet d'eau préfigure déjà l'averse grâce au vent latéral.

Autre exemple :

Même situation, l'orage est encore plus imminent (d'ailleurs j'y ai eu droit, et comment !!!) et un soleil très bas qui crée un très fort contraste entre, d'un côté le sable blanc et le haut de la dune et de l'autre la zone d'ombre du bas de la dune et le ciel...

Dans les exemples précédents nous avions une lumière directe et dure, nous allons entrevoir maintenant la lumière douce qui sera créée par la brume ou le brouillard. Prenons des exemples :

Ciel "lourd" et nuageux donc lumière douce qui ne crée pas ou peu d'ombre. L'image est plate MAIS douce et romantique...

Autre exemple :

Ici, l'image est également très douce, mais si vous l'observez de près vous verrez que le ciel n'y est pour rien !... Ici c'est le très vieil objectif qui crée la douceur, malgré un grand ciel clair et un grand soleil d'été (voyez les ombres et la réflexion sur la voiture)... Nous sommes donc hors sujet (je parle des incidences météorologiques) mais la parenthèse est intéressante !...

Autre exemple :

Avec un brouillard à couper au couteau comme on dit, l'image risque d'être tellement plate qu'il est assez difficile de créer quelque chose d'intéressant. Mais ces éclairages artificiels puissants donnent une atmosphèRe inquiétante du meilleur effet...

Parfois, les couleurs deviendront quasi-monochromes, ce qui rendra l’atmosphère encore plus mystérieuse.

LA LOCALISATION DE LA SOURCE LUMINEUSE
Généralement, c'est rentré dans l'inconscient collectif, il faut, pour faire une photo, que le soleil soit situé dans le dos du photographe. Enfin, ce n'est pas franchement vrai car dans ce cas de figure, quoi de plus désagréable et nul que voir l'ombre portée du photographe !!! Il peut être intéressant de s'essayer à l'exercice, mais il faut chercher des stratagèmes... reprenons une image déjà utilisée pour un autre paragraphe :

Oui, j'ai le soleil dans le dos, mais scrutez bien l'image... vous ne verrez pas mon ombre !...

Bon, on dit aussi que le soleil (la source lumineuse) doit être latéral/arrière... Certes, c'est la localisation la plus simple à gérer et celle qui donne les meilleurs résultats sans trop se poser de question, sans trop se casser la tête... Elle est en particulier idéale pour la photographie de portrait.

Par contre, une lumière strictement latérale est très difficile à gérer si la lumière est dure et directe ! Comme la lumière de midi, cette lumière crée des ombres portées qui interdisent quasiment les portraits.. du moins si vous n'utilisez aucun accessoire. Il vaut mieux utiliser une lumière douce ou indirecte ou diffuse pour des portraits dans ces conditions d'éclairage strictement latéral !...

Par contre, hors visage humain, l'éclairage latéral offre des effets intéressants. Bien sûr, dans l'exemple ci-dessus l'éclairage est artificiel, en lumière naturelle, même directe, la "frontière" blanc/noir serait moins franche...

Autre exemple :

Mais la localisation que peu de débutants osent tenter est... le contre-jour. Prenons un exemple :

Et c'est bien dommage... Certes, le contre-jour créera systématiquement un contraste quasiment infini, il est donc impossible (sans utilisation d'accessoires) d'éviter les zones noires si la source de lumière est intégrée dans l'image. Par contre, on peut imaginer un contre-jour dans lequel un petit élément masque la zone la plus puissante de la source lumineuse, ce qui permettrait de limiter le contraste et ainsi limiter les zones noires... Le piège le plus courant est de réaliser une photo en contre-jour complet si votre sujet est dans le noir... car dans la majorité des cas le sujet sera réduit à l'état de silhouette et l’arrière-plan sera sur-exposé, voire complètement « brûlé »... dans le meilleur des cas vous parviendrez à correctement exposer l'arrière-plan, le sujet restant tout noir, réduit à l’état de vague silhouette, la photo sera complètement ratée. Dans l'image d'exemple, c'est exactement le contraire... le sujet est le soleil couchant, ici il suffit d'éviter la sur exposition de l'arrière plan, l'avant plan noir créant un cadre pour mettre le sujet en valeur...

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Voilà, nous avons, en gros, fait le tour du sujet. Charge à vous de vous entrainer avec toutes ces lumières et, SURTOUT, n'hésitez pas à sortir votre matériel photo, quelles que soient les conditions... La gestion de la lumière est un des éléments essentiels dans une bonne photographie... alors ouvrez les yeux ! Soyez attentif à la lumière ambiante, observez comment elle tombe sur votre sujet, et changez votre angle de vue en conséquence (si besoin !).

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PEUT-ON LUTTER CONTRE L'OBSOLESCENCE PROGRAMMÉE ?

Comme vous le savez déjà -ou comme vous n'allez pas tarder à le découvrir !- la photographie est une passion qui finit par revenir très très cher et il faut se prépare dès le début à repérer tous les postes de dépenses afin de ne pas se mettre en faillite personnelle !...

Je pense que tout le monde a déjà entendu parler de l'obsolescence programmée. L’obsolescence programmée est la stratégie visant à réduire la durée de vie d’un produit pour augmenter son taux de remplacement et provoquer un nouvel achat prématurément... Ce phénomène est entré dans les esprits du grand public il y a peu de temps mais sa mise en application ne date pas d'hier ! Pensez, une société a limité la durée de vie de ses ampoules à incandescence dans les années 1920 (et, bien sûr, les autres ont suivi !). Je ne vais pas faire l'apologie de cette arnaque industrielle (puisque ce n'est rien de plus !) mais gardez présent à l'esprit :
- la marque à la pomme qui s’est distinguée par une innovation de rupture et un renouvellement très important de ses produits, pas moins de trois versions d’iPad en 2 ans et six versions de l’iPhone en 5 ans. Avec des batteries indémontables, l’impossibilité de mettre à jour le système d’exploitation entre les modèles et des accessoires qui changent à chaque génération... Et voyez le prix annoncé de l'iPhone X à 1200€... pour un téléphone... c'est de la folie !...
- les imprimantes Epson (mais les autres ont suivi !) sont souvent décrites comme un exemple flagrant d’obsolescence programmée avec des puces qui comptabilisent les impressions et bloquent leur fonctionnement ou des cartouches d’encre encore à moitié pleines qui s’alarment d’être vides. Une étude a prouvé que toutes les grandes marquent obligent par ce biais à jeter des cartouches encore pleines à 45% !!! C'est le cas d'Epson (encore eux !), Canon et Kodak.
- les ordinateurs qui évoluent tellement vite qu'ils sont obsolètes dès leur mise sur le marché. Pire, les systèmes d'exploitation qui se renouvellent toujours plus rapidement et qui ne s'installent plus sur les "anciens" ordinateurs. Le plus critiquable c'est que ces S.E. ne sont pas encore terminés (des mises à jour sont toujours nécessaires) qu'ils ne sont déjà plus supportés par leurs éditeurs. Tous les autres logiciels suivent l'évolution des S.E. et ne sont plus compatibles avec les systèmes vieux d'il y a quelques mois...
- en photographie ce n'est pas mieux !!! Un nouveau modèle tous les 2 ans, les batteries et pièces détachées introuvables au bout de 5 ans, un nombre de déclenchements maximum de 50.000 (ça paraît gigantesque mais en numérique ce n'est pas grand chose !) et puis, il y a Canon -encore lui- qui s'est taillé une solide mauvaise réputation en facturant pratiquement au prix d'un objectif neuf le moteur USM ou le système de stabilisation de certains zooms, considérant ces éléments comme étant des « consommables »... Déjà que Canon pratique des prix super élevés, mettre au clou un zoom à 2.000 € seulement 3 ans après l'achat parce que le fabricant a oublié de dire qu'une panne de stabilisateur se facture 1.600 €... et ce n'est que de l'électromécanique, le plus cher -en prix de reviens- étant tout de même l'optique !!! Mais si je parle de Canon, on peut remercier tous les autres aussi, les Nikon, les Sony et consorts !...

Voilà pour le constat ! Mais que pouvons-nous faire pour ne pas être "trop" victimes de cette obsolescence programmée ? Voilà peut-être quelques pistes :
- Bien connaître les produits. Avant d’acheter un nouveau produit, il est important de savoir s’il sera bientôt remplacé par une nouvelle technologie qui est sur le point d’être commercialisée. Si c’est le cas, il vaut mieux attendre pour ne pas devoir jeter son nouvel appareil après 5 ou 6 mois d’utilisation. Bien sûr, ce n'est pas évident... mais une balade sur les sites de rumeurs des marques permet de se faire une idée du futur proche !...
- Faire d'emblée le plein de consommables. Voir s'il existe des batteries compatibles (hors marque et non équipées de "puces") et en acheter plusieurs au moment de l'achat de l'appareil. Certes, cela représente un surcoût, mais il faudra l'intégrer à votre budget ! L'idéal étant de trouver des boîtiers qui sont prévus pour utiliser des batteries "communes", le Pentax *istDS utilisait des piles lithium, le Pentax Km des piles AA classiques. Mais ces possibilités vont diminuant. Certaines marques proposent des grips acceptant des batteries classiques, dans ce cas, achetez le grip... Comptez le surcoût dans votre budget ! Le problème est qu'un grip équipé de piles ou batteries classiques est très lourd !...
- Ne pas se tromper lors du choix d'un système. L'élément principal d'un système photographique est le parc d'objectifs. Les objectifs sont comparativement l'élément le plus cher du système, Le but est donc de conserver les optiques le plus longtemps possible, quitte à les faire passer d'un boîtier à un boîtier suivant. Mais pour ce faire, il faut savoir si la stabilisation s'effectue à l'intérieur de l'objectif ou dans le boîtier ! La stabilisation dans l'objectif est très pratique mais très fragile... si cela ne vous rebute pas de trop, préférez les objectifs non stabilisés (stabilisation interne au boîtier !). Bien sûr, les constructeurs ne sont pas fous, l'explosion du nombre de pixels des nouveaux capteurs rend rapidement obsolète la qualité des objectifs, même si la stabilisation ne vous lâche pas !...
- Monter soi-même son ordinateur. C'est moins cher, ce n'est pas difficile, en plus on trouve sur internet des aides !... Connaissant le contenu de sa "boite", on est en mesure de remplacer que ce qui est nécessaire et ainsi diminuer les coûts d'entretien.
- Réparer ou faire réparer plutôt que remplacer ! Les marques font croire que la réparation est plus chère que l'achat d'un nouveau boîtier, c'est un mythe !!! On trouve des réparateurs qui peuvent remplacer pour peu cher les pièces défectueuses de nos matériels, à condition, bien sûr, que la panne se produise pendant la période de fabrication des pièces détachées !!!...
- Ne jamais laisser ses appareils en mode veille. De plus en plus souvent, l'extinction complète est impossible ! Dans ce cas installez un interrupteur entre l'appareil et la prise (comme une multiprise avec interrupteur intégré, par exemple)

MAIS LE MEILLEUR MOYEN DE NE PAS ÊTRE FRAPPÉ DE PLEIN FOUET PAR L'OBSOLESCENCE PROGRAMMÉE est de se tourner vers la photographie argentique !... Des boîtiers de 100 ans sont encore réparables sans problème, on n'est pas limité par un nombre de déclenchements, on n'est pas dépendant d'une batterie propriétaire, on n'est pas dépendant du matériel moderne volontairement fragilisé, on trouve facilement du film et cela va perdurer encore pendant des siècles, les agrandisseurs n'utilisent pas de cartouches d'encre... et le prix du matériel est dérisoire en comparaison du matériel numérique !...

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COMMENT ÉCONOMISER SES PILES (jusqu'à 140%) ?

Avec le temps, les appareils photographiques sont devenus de plus en plus gourmands en énergie !... Pendant des siècles les boîtiers étaient totalement mécaniques et n'avaient aucun besoin d'électricité. Dans les années ~1970, avec la généralisation des posemètres intégrés, les piles sont devenues indispensables mais, ne gérant que le posemètre ces piles avaient une espérance de vie de plusieurs années. Ensuite, les boîtiers sont devenus électromécaniques dans les années ~1980 donc il fallait plus d'énergie, piles plus nombreuses et/ou plus puissantes et à changer plus souvent. Puis vint l'autofocus et là les besoins énergétiques ont explosés, et la consommation en électricité devenait extraordinaire. Puis est né le numérique et là les besoins sont devenus tels que les piles n'y suffisaient plus, il a fallu utiliser des batteries haute énergie qu'il fallait recharger régulièrement au point qu'il est conseillé de posséder plusieurs batteries pour un seul et même boîtier si on ne veux pas se trouver en panne d'électricité au bout de quelques heures d'utilisation !!!

Bien sûr, cette ultra consommation n'est pas une fatalité ! Il existe de petits moyens simples qui permettent de faire facilement 30 à 40% de photos en plus avec un seul jeu de piles ou une seule batterie... Bien évidemment, ces tuyaux d'économie sont plutôt à destination des boîtiers numériques mais certaines fonctions existaient aussi sur les boîtiers argentiques de dernière génération. Voici quelques voies, il y en a certainement d'autres mais, d'emblée, je ne vois pas. Si d'autres tuyaux me reviennent plus tard, je ferai une mise à jour de cet article.

Désactivation des fonctions non utilisées en permanence :
- mode veille : laisser le boîtier allumé en permanence est stupide, réglez le mode d'entrée en veille aussi rapide que possible, le "réveil" est beaucoup plus rapide que la mise en marche/arrêt et la consommation est faible. Bien sûr si votre shooting ne nécessite pas de prise de vue rapide, il est préférable d'éteindre totalement le boîtier.
- le module GPS : il est -quand présent- activé en permanence et c'est une véritable pompe à électricité. Si vous n'avez pas besoin de votre emplacement géographique intégré dans vos photos (on n'en a franchement pas besoin systématiquement -voire jamais-), éteignez-le. On peut estimer que sur une (grosse) journée de shooting ce module consomme environ 20% de la charge de la batterie, calculez le nombre de clichés possibles en plus !...
- le module Wifi : -quand présent- consomme énormément et, sauf cas particulier, ne sert à rien lors de la prise de vue. Allumez-le uniquement lorsque vous en avez besoin.
- durée d'affichage après enregistrement : consommation énorme de l'écran LCD. Désactiver cet affichage si possible, sinon configurez-la à sa durée minimale !...
- stabilisation d'image : c'est une fonction très intéressante mais uniquement si vous utilisez des vitesses lentes ou de très longs téléobjectifs. Une scène bien éclairée, permettant des vitesses "rapides" (1/focale), ou l'utilisation d'un trépied doit vous stimuler à mettre cette fonction off.
- mise au point continue : gros consommateur d'énergie. Ne l'utilisez que si vous en avez réellement besoin. La mise au point continue met en action les moteurs de mise au point ainsi que le processeur qui analyse le focus en permanence, même si le sujet photographié est statique... Désactivez cette fonction et ne l'activez que si indispensable.
- live view : l'écran LCD est certainement le plus gros consommateur d'électricité de tout votre boîtier ! Si vous avez un viseur, utilisez-le, même si c'est un viseur électronique, il consommera énormément moins ! En plus, l'utilisation du viseur est plus rapide et aussi précise que la visée sur LCD.
- mode silencieux : cela ne paraît pas mais c'est également un gros consommateur d'énergie ! À n'utiliser que si vous devez absolument être totalement silencieux !...
- flash intégré : cet accessoire est un véritable crime ! Très gros consommateur d'électricité, il permet uniquement de créer des images immondes !... Je ne comprends pas pourquoi les constructeurs continuent à l'intégrer dans leurs boîtiers !!! Ne l'utilisez jamais !!! Sauf s'il est prévu qu'il assiste l'autofocus en situation de faible luminosité.

Désactivation des fonctions superflues :
- réduction du bruit en exposition longue : cette fonction n'a d'intérêt que si vous faites du RAW et encore... vous pouvez très bien réduire le bruit dans votre logiciel de post-traitement !... Généralement cette fonction prend 2 images pour une seule délivrée ! Donc, double consommation d'électricité plus consommation nécessaire pour le traitement logiciel... et en plus, faire 2 photos pour une seule réduira la durée de vie de votre boîtier qui est prévu pour un certain nombre de déclenchements !... Désactivez-la !
- optimisation automatique de l'éclairage (nom change selon la marque) : théoriquement elle s'applique uniquement aux fichiers JPEG et agit sur les ombres et les hautes lumières. Le gaspillage d'énergie est dû au traitement informatique. Ne vous méprenez pas, elle fonctionne même si vous ne faites pas de JPEG puisque ce traitement a lieu "dans le vide" pour permettre l'aperçu après prise de vue. Désactivez-la !
- tous les post-traitements incorporés au boîtier sont de gros consommateurs d'énergie, désactivez-les, vous pouvez obtenir exactement la même chose avec le logiciel de post-traitement sur l'ordinateur.

Gestion des batteries :
- les batteries sont prévues pour un nombre limité de rechargements, économisez-les !
- chargez complètement les batteries et déchargez-les complètement avant de les recharger. Même si les batteries au lithium sont réputées pour résister aux défauts de chargement, il est toujours recommandé d'effectuer des cycles complets de charge/décharge.
- les batteries n'aiment pas le froid... plus il fait froid et plus vite elles se déchargent ! Même si cela n'a aucune influence sur la capacité de la batterie, les fortes chaleurs affectent la santé des batteries !!!

Voilà, ce n'est pas la mer à boire, mais cela devait être dit !...

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ÉLÉMENTS VITAUX DE LA NETTETÉ DES IMAGES

Je ne vais pas faire ici un cours sur la façon de s'y prendre pour obtenir des images nettes, cela se trouvera ailleurs dans ce site... par contre je vais insister sur les points capitaux auxquels on ne pense pas forcément lorsque l'on débute en photographie !

Le premier point que je voulais mettre en lumière est le principal et pourtant le moins connu et le plus marginalisé !!! La vision du photographe !!! Il ne faut pas espérer obtenir des images nettes si le photographe n'est pas capable de voir nettement ce qui se passe dans le viseur... Bien sûr, actuellement (et depuis déjà un certain temps) l'autofocus fait partie intégrante des systèmes photographiques mais l'utilisation d'objectifs non motorisés est encore très apprécié... et je ne parle même pas de l'attrait des systèmes anciens à mise au point manuel. En plus, il faut être en mesure de vérifier que l'autofocus fait le point exactement là où vous le souhaitez ! Bien sûr, la majorité des viseurs est équipé d'un correcteur dioptrique, mais ce n'est pas forcément toujours le cas ! Si vous portez des lunettes correctrices mono-dioptriques, pas de problème, mais les plus anciens, porteurs de lunettes "progressives" seront désavantagés... Dans la mesure où tous les opticiens proposent systématiquement au moins une deuxième paire de lunettes gratuite (ou à 1€), choisissez une correction "de lecture" qui vous permettra de systématiquement voir nettement le contenu du viseur !... Car trouver des lentilles correctrices pour les boîtiers n'est pas chose aisée et il faut garder présent à l'esprit que la vue se dégrade au fil des ans...

Deuxième point d'importance, même si dans d'autres pages de ce site vous trouverez des notions bien plus pointues, mémorisez dès à présent que pour que vos images soient nettes, vous devez veillez à utiliser au minimum une vitesse égale à l'inverse de la focale de l'objectif utilisé. Cela veut dire que si vous utilisez une focale d'objectif de 100mm, la vitesse d'obturation minimale devra être de 1/100è de seconde, 1/500è de seconde pour un objectif de 500mm. Bien sûr, voilà déjà quelques temps que les fabricants proposent une stabilisation, soit dans l'objectif, soit dans le boîtier. Les notices de ces matériels expliquent que vous pouvez gagner 3 ou 4 diaphragmes... ATTENTION, cela est systématiquement surévalué (il faut bien vendre !)... 2 à 3 diaphragmes de gain est bien plus proche de la réalité ! Quand on dit que l'on peut gagner 2 à 3 diaphragmes, cela veut dire que l'on peut utiliser une vitesse de 1/25è à 1/15è de seconde pour un objectif de 100mm ou de 1/125è à 1/60è de seconde pour un objectif de 500mm. Mais quoi qu'il en soit, restez fixé sur la règle de Vitesse = 1/focale !...

Troisième et dernier élément de cet article, pensez toujours que le point faible du système photographique est toujours l'humain qui s'en sert. C'est vrai pour la qualité de la création de l'image, mais c'est également vrai pour la netteté... pensez donc systématiquement aux supports stables pour votre système : un mur, un poteau, une grosse pierre ou... un trépied ! Ce support stable est le seul accessoire indispensable au système photographique quel qu'il soit !...

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