Accueil
Index général
Contacter le Webmaster
Note de copyright
Particularités & fonctionnement
Vous pouvez participer
Appel aux internautes
Liens
Dernières mises à jour
Le livre d'or
Qui suis-je ?
Mon matériel (chéri)
La page des débutants
Quelques cotes
Ma galerie photographique
Ma carte blanche
Le tableau d'honneur
Historique de l'appareil photographique
La grande histoire de Pentax®
Les appareils photographiques de l'Est
Quelques modes d'emploi introuvables
Un petit « cours » de photographie
L'alphabet russe
Les logos des marques
Des bricolages pour photographes
Les mauvais plans à éviter absolument
Les théories influençant la photographie
Les fiches techniques
Mise au point sur...
Les secrets d'une photographie
Les tests approfondis
Les tests improbables
Quid du M42 ?
La photo vue par la toute jeune génération
Faire ses débuts en photo argentique
Faire ses débuts en photo numérique
Analogique | Numérique - Une alternative
Manifeste pour la lenteur en photographie
Questions & tuyaux en photo numérique
Quel objectif pour reflex Pentax numérique ?
Un fantasme devenu possible ?
Les foires à la photo - Dénicher des occaz
Un petit tour au laboratoire
Un peu de labo numérique
Choisir son appareil photographique
Quel appareil pour quelle photo ?
Choisir son (ses) objectif (s)
Choisir son statif
Quels accessoires envisager ?
Utiliser / faire revivre les filtres
Vérifier son matériel
Que penser des Kiev et de ceux qui les modifient ?
Acheter un appareil soviétique ?
Qu'est-ce que j'peux faire ? J'sais pas quoi faire !
Les lois d'une nouvelle expérience photographique
De l'acte photographique
Le grand match
Prendre soin de ses appareils photographiques
Où faire réviser/réparer son appareil photo ?
Composition : erreurs fréquentes à éviter plus conseils
Techniques photographiques évoluées
Programmer sa propre évolution photographique
Retrouver l'inspiration photographique
Créer un studio « professionnel » à moindre frais
Projets d'expérimentations
Expériences de paléophotographie
Parlons matériel (pas marque !)
Mes photographes préférés
Quid de la lomographie ?
Dernière minute
Questions / Réponses
1001 trucs à connaître
Et si on essayait de comprendre les photos ?
Et si on essayait l'originalité ?
Et si on s'essayait à la macrophotographie ?
Et si on s'essayait au panoramique ?
Et si on s'essayait à la trichromie ?
Et si on s'essayait à l'autochrome ?
Et si on s'essayait au noir et blanc créatif ?
Et si on se construisait un appareil sténopé ?
Et si on s'essayait au moyen format ?
Et si on s'essayait au grand format ?
Photographier sans lumière ?
Photographier avec un smartphone/une tablette
Photographier avec un compact bas de gamme
Ces petits trucs qui changent tout
La photographie itinérante
Les styles en photographie
La petite histoire d'une photographie
Devenir meilleur photographe
Équipement logiciel de qualité à bas prix !
Que peut-on attendre des logiciels photo ?
Divagations
Peut-on protéger ses créations ?
Le coin des polémiques
Hommage à FERNAND BIGNON
Lettre ouverte aux (futurs) argentistes
Les photographes sont tous C H A R L I E

 

Dans cette partie du site www.thydelor.eu je vais essayer de vous parler un peu de la photographie argentique et comment, en 2013 (et plus), on peut s'atteler à cette activité des plus intéressantes. Cela peut sembler anachronique de parler de photographie argentique en 2013 (et plus), plus de 10 ans après l'avènement de la photographie numérique grand public, mais si j'ai longuement hésité à créer une page spéciale, je sais aujourd'hui que cette rubrique est indispensable...

Si vous appréciez cette page, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Pourquoi revenir à la photographie argentique ? À quelles différences dois-je m'attendre ?
Pourquoi aimer (préférer) le film ? Quid du grain ?
Choisir son matériel Quel niveau de gamme pour son boîtier d'occasion ?
Quel film utiliser ? Quel film pour quel rendu ?
Avantage de l'archivage argentique (s/digital) Le prix de l'argentique
Différence de qualité argentique/numérique ? Comment utiliser le noir et blanc ?
Les EXIFs sont plus importants en argentique ! Du matériel argentique neuf ?
Conseil d'achat de boîtiers argentiques d'occasion à moins de 100€ Connaissance et utilisation du codage DX
Peut-on débuter la photo argentique sans se ruiner ? Comment je choisis et j'expose mes films N&B ?
Le format du film influe-t-il sur la qualité technique de l'image ?  


POURQUOI REVENIR À LA PHOTOGRAPHIE ARGENTIQUE ?

Comme je le disais en introduction, même si traiter de ce sujet en 2013 peut paraître anachronique, c'est avec beaucoup de plaisir que je vais créer une série d'articles sur le sujet ! Si, depuis les années 2000, on nous prédit la disparition pure et simple de la photographie argentique, si on assiste depuis à la disparition de nombreux fabricants de matériel et surtout de film, si on a vécu la fermeture progressive des magasins de vente de matériel d'occasion (entendez matériel argentique)... il semblerait que la tendance s'inverse... Je ne dis pas que la photographie numérique est sur le déclin ou qu'elle risque de disparaître (il ne faut pas rêver !), je dis simplement que l'intérêt du public pour la photographie argentique reprend du "poil de la bête", on assiste à l'apparition de nouvelles marques de film, on aperçoit la réapparition de magasins de matériel d'occasion, on découvre un engouement croissant pour les foires au matériel photographique (voir ma rubrique), on se surprend à découvrir la véritable explosion du phénomène de la "lomographie" hors le mouvement fondé par les viennois (voir ma rubrique) et... plus étonnant encore... alors qu'il y a une dizaine d'années les fanatiques de photographie (argentique donc) ont du, bon gré, mal gré, se "convertir" à la photographie numérique (tout en résistant et en poursuivant "clandestinement" l'argentique), de plus en plus, on voit des gens "nourris" au numérique, s'intéresser à cette technique si lointaine mais finalement pas si has been...

Qui ne s'est pas laissé séduire par un appareil photographique argentique (plus ou moins ancien), qui n'a pas supplié ses parents ou grand parents de bien vouloir leur offrir leur appareil argentique qui prenait la poussière dans les caves ou les greniers ? Vous, peut-être ? Mais dans ce cas, regardez autour de vous, et vous trouverez quelqu'un qui s'est laissé tenter ou qui est en train de se convertir... j'en suis sûr ! D'ailleurs, j'ai lu il y a peu, je ne sais plus où, qu'une étude menée je ne sais plus où aux États-Unis, avait montré que la vente de matériel numérique avait chuté de 2% de 2009 à 2010 alors que pendant cette même période, la demande -et l'acquisition- de matériel argentique avait augmentée de 30 à 40% {attention, ces chiffres sont donnés de mémoire, je n'en suis plus tout à fait certain mais l'ordre de grandeur est respecté ! - Si vous avez lu quelque chose du même ordre, envoyez-moi, s'il vous plait, les références de l'article dont vous avez pris connaissance.}

Comment expliquer cela ? Je vois plusieurs explications possibles :
1) Le marché numérique commence à arriver à saturation
2) La photographie numérique c'est bien, mais pas autant qu'on pourrait le penser de prime abord
3) Il commence à se faire ressentir un début de "ras le bol" face à l'obsolescence du matériel photographique numérique
4) La photographie numérique demande finalement des investissements sans aucune commune mesure avec l'investissement nécessaire pour faire de la photographie argentique
5) La photographie numérique impose des contraintes que l'argentique n'imposait pas (même si elle en imposait d'autres...)
6) La photo numérique n'offre pas "l'âme" qu'offre la photo argentique. On a entendu partout que «tout ce que le film pouvait faire, le numérique le pouvait aussi» alors que, une fois équipé, on s'est tous aperçu que «tout ce que le film pouvait faire, le numérique pouvait ... n'en faire qu'une bien pâle copie». La photographie argentique c'est comme le feu dans une cheminée pour la veillée du soir, alors que la photographie numérique serait plutôt le radiateur électrique lors de cette même veillée du soir !...
7) Et, en ces temps de crise, où toute valeur disparaît, la nostalgie est une valeur refuge...

N'allez pas, tout de même, "jeter" votre matériel numérique dans une boite et l'envoyer au grenier remplacer le matériel ancien que vous venez de "déterrer"... Au contraire, nous sommes (enfin) arrivés à l'époque du compromis où les deux mondes deviennent complémentaires !...

Si vous retrouvez un ancien boîtier argentique, vous vous apercevrez immédiatement qu'il n'est plus accompagné de son mode d'emploi... mais que, bizarrement, on peut facilement s'en passer... ce qui n'était franchement pas le cas avec les boîtiers numériques... Mais, en contre partie, n'allez pas espérer récupérer les erreurs d'exposition d'un simple "coup de souris" avec vos images sur acétate !...

Qui dit faire de la photographie argentique, dit apprendre à faire de la photographie (et le boîtier numérique peut vous y aider), et, un jour ou l'autre, faire de la photographie argentique dira apprendre à faire du laboratoire argentique... Pas de panique, le passage du numérique à l'argentique n'est pas une épreuve insurmontable... Si, en plus, vous n'avez jamais essayé la photographie, ni argentique ni numérique, vous verrez également que ce n'est pas "la mer à boire" !...

Et puis, comme l'heure de la réconciliation à sonnée, vous pourrez très bien faire de la photographie hybride... exposer un film et faire du post traitement numérique, c'est ce que j'ai appelé la «voie alterne» dont je parle dans une autre rubrique...

Puisque dans mon site je parle de photographie au sens large, vous trouverez dans mes pages tout ce qu'il vous faudra pour débuter ou pour poursuivre votre parcours photographique, qu'il soit numérique ou argentique !...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


À QUELLES DIFFÉRENCES DOIS-JE M'ATTENDRE ?

Une fois n'est pas coutume, je vais répondre à la question dès la première phrase : les différences entre la photographie argentique et la photographie numérique ? « Aucune » !...

Je sais, une telle réponse va en surprendre plus d'un... mais en réalité, les vraies différences sont tellement minimes qu'on peut dire qu'elles n'existent pas !... Dans les deux cas, le but est de fournir une image de la meilleure qualité possible ! Et dans les deux cas, le moyen d'y parvenir est le même !...

Ne vous laissez pas désarçonner !...

Le matériel est le même : seul le film est remplacé par un capteur numérique... qu'est-ce que cela peut bien faire ? On parlera de surface sensible dans les deux cas... Le capteur numérique permet de modifier sa sensibilité ISO alors que le film ne le permet pas ? « faux » : le capteur numérique ne possède qu'une seule sensibilité nominale (la valeur la plus basse), tout le reste c'est du "bricolage électronique" qui n'ira jamais dans le sens d'une augmentation de qualité, bien au contraire !!! Vous pourrez en lire plus, ailleurs dans ce site. En plus, rien ni personne ne peut vous empêcher d'exposer un film de 100ISO à 200 voire 400 ISO !...

Oui, mais en argentique il est nécessaire de passer par le laboratoire ? Oui, et en numérique alors ? Soit vous prenez votre image en JPEG, et dans ce cas c'est l'appareil qui « développera » automatiquement le "négatif digital", comme le système Polaroïd (argentique) qui développait automatiquement le négatif argentique, soit vous utilisez le format RAW et dans ce cas il vous faudra passer par le "laboratoire numérique" qui imitera point pour point ce qui est fait dans le laboratoire argentique !... La seule différence étant l'absence de lumière et la présence d'eau dans le laboratoire argentique : différence accessoire, vous l'avouerez !...

Oui, mais en numérique la plage dynamique est plus large qu'en argentique et, en plus, au besoin, on peut faire du HDR ! Certes, mais la plage dynamique d'un capteur numérique (quelle que soit sa qualité) n'est pas plus large que celle d'un film... en numérique on peut élargir artificiellement cette plage dynamique... mais au laboratoire argentique on peut en faire autant ! Et le HDR ? Ce n'est pas une invention du numérique non plus !...

Oui, mais en numérique on peut voir le résultat immédiatement ! Certes, mais en Polaroïd aussi !... En plus, est-ce vraiment une bonne chose ? Le "mitraillage" dans l'espoir d'obtenir une bonne image sur dix est un système qui ne permettra jamais la moindre évolution du photographe !... Un photographe argentique confirmé, sans voir le résultat, saura si son image est réussie ou non ! En numérique, la visualisation sur l'écran LCD vous donne un aperçu tellement limité qu'une image floue (par exemple) sera affichée nette !...

Oui, mais en numérique, je suis en mesure de faire plusieurs centaines de photos sur une même carte ! Certes... en argentique, selon le format du film, on sera limité, de 8 à 36 images par film (une seule en grand format) mais quand un film est plein, on le remplace... quand un film se déchire on aura perdu 8 à 36 images, quand la carte mémoire "tombe en carafe", c'est plusieurs centaines d'images perdues !... et quand le capteur rend l'âme, allez donc le remplacer !...

Oui, mais le numérique c'est moins cher ! Un boîtier, un objectif, une carte et c'est marre ! Il est vrai qu'en argentique, en plus du boîtier et de l'objectif il faudra le matériel de laboratoire, le papier, la chimie... mais votre calcul est biaisé : vous oubliez qu'en numérique il vous faudra un ordinateur, il vous faudra des logiciels de traitement d'image, il vous faudra du papier (pas moins cher que le papier argentique), il vous faudra une imprimante et de l'encre (plus chère que la chimie !), je ne parle pas des systèmes de sauvegarde redondants etc... bon an mal an, avec la différence de prix, vous serez en mesure de photographier 100 ans en argentique...

Oui, mais en numérique il existe des tas d'automatismes ! Oui, c'est vrai... mais tous les boîtiers argentiques ne datent pas des années 1930 !!! Les boîtiers argentiques "récents" possèdent les mêmes automatismes, qui, entre parenthèses, ne datent pas d'hier !... Et n'oublions pas que la photo soit argentique ou numérique, moins on fera appel aux automatismes et plus le résultat sera impressionnant !

Oui, mais en argentique on est polluant ! Certainement, qu'il s'agisse de l'argent récupéré après fixation ou de la chimie utilisée, la photographie argentique est polluante, c'est indéniable... Seulement, toute activité humaine est polluante !... La photographie numérique aussi est très polluante !!! Elle utilise uniquement de l'énergie "propre" (de l'électricité, beaucoup d'électricité : recharge de batteries, ordinateur, moniteur, imprimante etc.) qui provient tout de même de centrales à charbon ou de centrales nucléaires !!! Je pense que, si on se limite au cadre de la photographie, une philosophie n'est pas moins polluante que l'autre !... Et en plus, il existe des moyens de limiter la pollution de la photographie argentique alors que l'usager final n'a aucune influence sur la production d'électricité !... En plus, un amateur qui ferait de la photographie argentique toute sa vie polluerait un milliard de fois moins qu'une industrie quelconque en un seul jour !...

Oui, mais en numérique je peux faire de la photo et de la vidéo avec un seul boîtier. Là, d'accord, je ne connais aucun boîtier argentique capable d'une telle prouesse ! Mais franchement, faire de la vidéo avec un boîtier photo c'est un peu comme scier une barre d'acier avec une lime (!!!) une caméra vidéo sera bien plus à même de faire de la vidéo qu'un boîtier photo, non ? Franchement ? Et en plus, dans ce site nous parlons de photographie (image fixe) et pas de film ou de vidéo !...

Bon, cela dit, il existe tout de même des différences au niveau technique, mais elles ne sont pas fondamentales !... En plus, les « limitations » des boîtiers argentiques finissent par être des atouts plutôt que des boulets... Remplir un film au bout de 8 clichés (en moyen format) vous oblige à être vigilant, créatif, bon technicien, bon cadreur alors que le numérique vous confinera dans le rôle de "presse bouton". Au temps du "tout argentique", on disait que les images prises en grand ou en moyen format étaient bien meilleures que celles prises en petit format (c'est vrai)... puisque le matériel était plus professionnel (c'est faux)... la seule différence tenait dans la difficulté de mise en œuvre et du peu de vues par film... et on retrouve ce même problème lors du passage au numérique... une photo argentique prise en petit format sera bien meilleure qu'une image prise en numérique (quel que soit le format)... toujours pour la même raison de mise en œuvre et du peu de place sur le film !... En plus, les recadrages en argentique étant plus destructeurs de qualité que les recadrages en numérique, le photographe argentique soignera ses compositions au mieux, ce que ne fera pas le photographe numérique !... et un bon cadrage c'est déjà 60% d'une excellente photographie !...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


POURQUOI AIMER (PRÉFÉRER) LE FILM ?

ATTENTION si je parle de film dans cette page ce n'est pas pour dénigrer le numérique ! Il est vrai que je préfère le film mais j'utilise également le numérique donc arrêtons de critiquer les "guerres de clochers" entre numériciens Canonistes et numériciens Nikoniste si nous devons créer une nouvelle "guerre de clochers" entre numériciens et argenticiens !... En plus, comme j'en parle par ailleurs, on peut maintenant gérer un film comme un fichier numérique grâce aux superbes scanners à plat équipés pour scanner les films, ces scanners de qualité supérieure et de prix dérisoire... En utilisant un film ET un scanner, on bénéficie du grand chelem : qualité du film, avantages artistiques du film, avantages économiques et logistiques du film, et toute la vitesse et la souplesse du numérique. Tout gagnant !

Au bon vieux temps (les années 1990~2000), tout ce que nous avions était les films et de piètres scanners qui demandaient au moins dix minutes de travail par image. Il fallait donc travailler exclusivement avec le film, et choisir soigneusement les quelques rares images que nous voulions vraiment numériser. C'était franchement galère, les scans étaient de qualité discutable et les scanners professionnels étaient tellement chers que la numérisation des films chez le photographe valait une véritable fortune... Les reflex numériques ont remplacés les reflex argentiques en 1999 chez les journalistes, et sont devenus populaires chez les amateurs à partir de 2003, pour leur faculté à fournir des photos immédiatement, certainement pas pour leur qualité d'image.

Aujourd'hui, 99% des amateurs utilisent les appareils numériques.
C'est uniquement parce que les appareils numériques représentent le moyen le plus rapide et le plus pratique d'obtenir des fichiers numériques (de qualité moyenne toutefois) et la visualisation immédiate sur l'écran LCD aide les nouveaux arrivants à voir ce qu'ils font et comment ils le font.

Les appareils numériques sont tous très bien, mais uniquement si vous n'avez pas besoin du meilleur puisque cela vous obligerait à en changer tous les deux ans ! Sans compter que les reflex numériques coûtent plus cher que leurs homologues argentiques. Chaque fois que j'entends dire que le film est plus cher, je dois souligner le prix et l'obsolescence du matériel informatique de pointe nécessaire à la simple utilisation et la simple visualisation des fichiers numériques. Avec un film, aucun ordinateur n'est nécessaire (à moins de vouloir les scanner et les imprimer, ou graver des CD à apporter au laboratoire pour l'impression et l'édition sur leur kiosque), et avec un film, vous ne tirez pas les milliers de clichés stupides et immédiatement effacés que vous créez avec des appareils numériques. Bien que non fanatique du numérique, il faut bien constater que j'ai déjà dépensé des milliers d'euros de plus en matériel numérique que tout ce que j'ai pu dépenser pour mon matériel argentique (boîtiers, optiques, consommables et matériel de laboratoire compris !)

Bon, il ne faut pas tout mélanger, si vous faites de la photo de sport, des événements familiaux ou amicaux sans grande importance, l'utilisation du numérique est idéale, par contre, pour les portraits qui doivent durer dans le temps, pour les événements importants ou pour s'essayer à l'art, c'est vers le film qu'il faudra impérativement se tourner !...

Il est vrai que pour faire de l'argentique, il faut plus de technicité que pour faire du numérique. N'importe qui peut se prétendre photographe en numérique, cela ne sera jamais le cas en argentique !!! Mais lorsque vous réussissez un bon cliché en argentique, il sera tout simplement magnifique... alors que la même "réussite" en numérique n'aura pas la même aura...

Certes les nouveaux boîtiers numériques ont fait d'énormes progrès, le numérique surpasse maintenant (et de loin) la définition des films mais il n'en demeure pas moins vrai que même les plus mauvais (et donc les moins chers) boîtiers argentiques distancent les boîtiers numériques les plus chers... même en 35mm !... Je ne comprends donc toujours pas pourquoi les gens s'accrochent tant à leurs boîtiers numériques !!? Le chant des sirènes de la modernité ? Sans doute !...

Pourquoi aimer le film ? Permettez-moi d'énumérer quelques points (je ne saurais jamais être exhaustif !) :

— la seule vrai bonne raison pour laquelle la plupart des gens disent préférer les appareils numériques est la possibilité de détruire sans aucun frais les mauvaises images. Il semble donc que le seul avantage des appareils numériques est la liberté qu'ils offrent de faire de très mauvaises photos sans engager le moindre frais. Je ne sais pas pour vous, mais personnellement je préfère faire de bonnes photos. Je ne les prends pas quand je sais déjà qu'elles seront nulles. C'est exactement pour cette raison que les photographes argentiques font de meilleures photos : ils ne prennent que celles qui ont une chance d'être bonnes ! Il est vrai que cette habitude perdure chez ceux qui pratiquent également le numérique mais n'existe jamais chez les numéristes exclusifs.
— sur un site que je n'ai malheureusement pas répertorié, j'ai trouvé cette remarque très intéressante : « In March 2010, I ordered a few year's supply (120 rolls 35mm and 50 rolls 220). It cost me $1,300, and lab fees usually run about the same. To add scanning as I do, it's another $6 a roll ($12 if you want stupid-high resolution). This should last me three to four years. $1,300 for film, $1,300 for processing, and $1,300 to $2,600 for scanning. Divided by three or four years, that's $1,300 a year for all I can shoot RealRaw, with full digital scanning and DVD backup of every single frame at the same time it's developed. $1,300 a year is a lot less than how much I lose on DSLR depreciation, and I shoot a lot. » Ce qui donne en français : « En Mars 2010, j'ai commandé mon approvisionnement pour quelques années (120 bobines de 35 mm et 50 rouleaux 220). Ça m'a coûté 1300 $, si je compte les frais de laboratoire qui se montent généralement à la même valeur et que j'ajoute le prix de la numérisation (que je fais faire) c'est 6 $ pour film (12 $ si vous la voulez en haute résolution). Ce stock devrait me durer trois à quatre ans. 1300$ pour les films, 1300$ pour le traitement, de 1300$ à 2600 $ pour la numérisation. Divisé par trois ou quatre ans, c'est 1300 $ par année pour tout ce que je peux shooter avec scan numérique complet et DVD de sauvegarde de chaque image en même temps que le développement. 1300 $ par année, c'est beaucoup moins que ce que je perdrais en amortissement de mon reflex numérique, et je shoote beaucoup. » Je ne sais pas ce que c'est comme photographe (amateur ou professionnel) mais, pour la majorité d'entre nous 170 films nous permettraient de tenir bien plus que 3 ou 4 ans (!!!) et même si "l'amortissement" des appareils numériques amateur est moins important, la conclusion sera sinon la même, au moins encore plus rentable...
— les diapositives reproduisent une gamme de couleurs beaucoup plus large que n'importe quel affichage numérique (ou support d'impression). Regardez une diapositive Velvia sur une table lumineuse, et vous verrez des rouges vifs, profonds. Votre écran d'ordinateur ou un support d'impression ne peut pas reproduire ces rouges !... tout ce que vous obtenez en numérique ce sera des rouge-oranges. (lors de la numérisation d'un film on est soumis aux mêmes limitations, mais en impression optique en Cibachrome ou Ilfochrome, vous pouvez obtenir ces vrais rouges profonds.)
— aucun support d'affichage numérique ne peut égaler la luminosité d'une diapositive. Sur une table lumineuse de bas de gamme la diapositive sera globalement 8 à 10 fois plus lumineuse que le plus professionnel des écrans Apple. Une Fuji Velvia a une plage d'affichage de contraste correspondant à un dMax = 4.0 !!! Aucun affichage numérique ne s'en approche... Avec une diapositive, les blancs sont dix fois plus lumineux, et les noirs sont beaucoup plus sombres. Une diapositive propose simplement un affichage gamma plus élevé que les impressions ou les écrans d'ordinateur.
— tous les appareils photo numériques utilisent la réduction du bruit électronique (NR) pour estomper (réduire) le bruit. Cela permet de réduire le bruit, certes, MAIS réduit également la texture et les détails. La fonction de réduction du bruit est assez intelligente pour épargner les bords, les photos numériques semblent ainsi toujours piquées, mais cette fonction adoucit généralement les textures subtiles que seul un film peut capter. Cela est généralement "acceptable" pour les images en couleurs MAIS devient inacceptable pour le noir et blanc. Pourquoi croyez-vous que Leica a proposé à la vente un appareil numérique qui ne délivre QUE des images en noir et blanc ? Simplement parce qu'en numérique il est impossible de faire des images acceptables en couleur ET en noir et blanc !... S'il y a trop de réduction de bruit, les images ressemblent à celles des BD car elles présentent des arêtes vives avec juste des aplats de couleur entre ces bords. Le film a plus de grain à n'importe quelle valeur ISO que le numérique (à valeur ISO identique), mais le grain du film est agréable et organique alors que le bruit numérique est agressif et forme des taches inacceptables.
— le film est toujours net (si la mise au point est bonne... bien sûr !), il n'y a jamais besoin d'ajuster la netteté comme avec le numérique.
— le film couleur dispose de sa propre balance des blancs (lumière du jour OU lumière tungstène). Il ne peut pas se laisser berner par le sujet. Pointez votre objectif sur quelque chose de rouge, de bleu ou de vert, et vous obtenez une image en rouge, en bleu ou en vert. Vous n'aurez jamais à déplorer le décalage cyan ou magenta que vous obtenez souvent avec des appareils numériques réglés en balance automatique des blancs. Vous n'avez jamais besoin de vous battre avec l'équilibre des fichiers RAW, puisque la balance des blancs d'un film est toujours pile poil là où elle doit être. En cas d'incompatibilité entre la balance des blancs du film et la température de couleur réelle, il suffit d'utiliser des filtres. On utilise habituellement un 81A ou des filtres chauds comme un 85C, selon les cas, mais le sujet n'est pas là...
— si vous prenez un film négatif couleur ou noir et blanc, il est presque impossible de « brûler les blancs » en le surexposant (cela ne s'applique pas au film inversible -diapositive-). Pour peu que vous n'ayez pas deux bras gauches (ou que le laboratoire qui traite vos images soit 100% automatique), vous pouvez avoir un film surexposé de plusieurs diaphragmes sans jamais voir de différence ni sur l'image papier ni sur la numérisation du négatif !...
— à moins de vouloir vraiment s'amuser au laboratoire, on n'a jamais besoin de perdre du temps et de l'énergie pour faire du HDR puisque la plage dynamique d'un film est très très large.
— vous n'avez pas besoin d'effectuer des sauvegardes lorsque vous photographiez un film, puisque le film ne peut pas s'effacer, perdre des données, "planter" ou dysfonctionner... impossible d'effacer et de formater un film par accident pendant le shooting. On n'a jamais vu un film corrompu par un virus.. quelle carte mémoire peut en dire autant ?
— lorsque vous appuyez sur votre déclencheur, vous avez terminé. Vous n'êtes pas distrait de la prochaine photo en gaspillant votre temps à regarder l'écran LCD pour connaître le verdict (très approximatif) de l'écran. C'est beaucoup plus important qu'on peut le penser. Quand on fait un shooting, à peine la photo prise, l'esprit doit se concentrer sur ​​la photo suivante et pas se disperser en regardant ce qui apparaît sur l'écran LCD. Rester concentré sur son sujet produit de meilleures photos.
— un photographe préférera toujours être en extérieur à photographier que devant un écran. Même si vous voulez imprimez et modifier vos films numériquement, vous n'avez pas besoin d'un PC. Tout ce que vous avez à faire est d'emmener vos CD (numérisation des films) au labo pour impression et/ou édition. Un film n'a pas besoin d'un ordinateur portable, pas de chargeur de portable, pas de CD vierges, pas de rallonges, pas de lecteurs de sauvegarde, pas de souris, pas de lecteurs de cartes, pas de piles rechargeables de rechange, aucun chargeurs de batterie, rien, juste des films.
— les appareils numériques sont morts sans un moyen de recharger les batteries tous les soirs ou presque. Les appareils argentiques professionnels n'utilisent pas de batterie du tout. Les vieux appareils n'utilisent pas de batterie non plus. Vous pouvez photographier pendant des décennies même en pleine jungle sans jamais avoir besoin de rien. Bien sûr, la plupart des appareils réalisés depuis les années 1970 utilisent des batteries, mais leurs batteries sont minuscules et durent des années. Et si vous voulez vraiment en emporter par excès de sécurité, elles tiendront dans votre poche. Les appareils plus récents, avec autofocus et avance motorisée du film utilisent plus de puissance... mais cela ne change rien... une pile de rechange tient dans la poche d'un jean slim... Vérifiez vos batteries d'appareils numériques avec leur chargeur et leur rallonge... il vous faut presque un sac entier pour les transporter !...
— avec l'arrivée du numérique on s'est tous frotté les mains en réalisant qu'après avoir tiré 500 clichés sans intérêt que c'était amusant et... gratuit (!!!) cela nous aurait certainement coûté 500€ avec l'argentique. Soyons honnêtes, combien de films avez-vous réellement exposé en tout ? Le numérique pourrait être amusant, parce que nous pouvons effacer les photos nulles, mais si c'est pour les créer nulles, pourquoi perdre son temps à les créer ? Avec les films on shoote moins et on obtient donc un pourcentage beaucoup plus élevé de bon cliché. Et plus la surface du négatif augmente et moins on shoote pour rien et donc plus nombreux sont les bons clichés... Les appareils argentiques professionnels, aujourd'hui, ne valent plus rien (ou presque)... pour 100~200€ on trouve du 35mm, pour 300€ du moyen format... achetez-en un, et il vous durera des décennies ou plus... Les appareils photo numériques coûtent des milliers d'€ et ils sont "bons à jeter" au bout de deux ans, puisque sortis du catalogue et remplacés... Les appareils argentiques sont réparables pendant des décennies, les numériques ne sont plus réparables après leur sortie du catalogue (2 ans après leur sortie sur le marché).
— il y a une décennie, tout ce que vous aviez à faire était de regarder votre film. Les négatifs exposés par nos grands-parents sont toujours aussi utilisables et pourront encore durer des décennies, ils peuvent toujours être numérisés pour une utilisation numérique. Je doute que vous puissiez encore utiliser vos premiers fichiers numériques qui ont été enregistrés sur disquettes ou même sur CD devenus illisibles aujourd'hui (effacement, corruption des données etc...). Les films noir et blanc ont déjà prouvés une survie de plus de 100 ans... les Kodachromes des années 1970 sont encore identiques à ce qu'elles étaient en sortant du laboratoire... et, si tous ces clichés venaient à s'estomper, ce ne serait pas la mer à boire que de les corriger numériquement...
— les photographes "sérieux" de l'ère numérique vantent les fichiers RAW... que dire du film numérisé qui est LE véritable RAW (!!!) c'est le seul qui soit véritablement l'origine de l'image... Si vous n'aimez pas les scans effectués, vous pouvez les refaire, et dans dix ans vous pourrez encore re-scanner vos films avec de bien meilleurs scanners qu'aujourd'hui. Avec vos fichiers numériques, qu'avez-vous ? Rien, que du vent, du virtuel, aucune réelle trace pour la postérité, impossibilité de recréer l'image demain en cas de destruction partielle... la création d'image avec un appareil numérique est, au final... une perte de temps et d'argent !...
— les films sont fabriqués dans des laboratoires propres, sans poussière. Chaque négatif est neuf, ne porte jamais un seul grain de poussière. Vous n'avez jamais à vous casser la tête au changement d'objectif... vous pouvez laisser le boîtier ouvert aux quatre vents pendant un an (déconseillé tout de même -pour une toute autre raison-) la prochaine vue sera toujours aussi propre que la précédente... En numérique on a peur de retirer un objectif, on passe sa vie à souffler sur le capteur, on craint de poser son capuchon de boîtier à l'endroit où traîne un seul grain de poussière... galère !!!
— le film n'a pas besoin de faire mieux. On peut l'utiliser tout de suite au lieu d'attendre des années que le numérique corrige ses lacunes et défauts. Un appareil photo fait par les travailleurs soviétiques (même en état d'ébriété -c'est un "cliché" bien sûr -) donne toujours de meilleurs résultats qu'un appareil photo numérique créé par des robots idiots.

Et je pourrais poursuivre pendant des heures... Autant dire que si on me pose la question de savoir pourquoi je persiste à utiliser des films, vous comprenez maintenant pourquoi je suis en droit de me demander pourquoi vous persistez à utiliser le numérique !!!

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


QUID DU GRAIN ?

Le grain est bien LE sujet de différenciation du monde argentique par rapport au monde numérique. C'est l'élément de toutes les controverses ! L'ennemi pour les uns, LA bénédiction pour les autres... Les appareils numériques produisent des photos très (trop) lisses et très (trop) propres, même à sensibilité ISO élevée.  Pour les numéristes purs et durs, le  grain du film est devenu le signe de l'esthétique du passé, alors que dans le même temps, tous les logiciels de travail numérique proposent l'ajout d'un pseudo grain aux images numériques... Je parle de pseudo grain car aucun logiciel, aussi évolué soit-il, n'a encore été capable de reproduire un aspect qui puisse faire penser à une image argentique !...

J'ai déjà dit dans le paragraphe précédent que la photographie argentique était plus technique que la photographie numérique et il est vrai que les  numéristes n'ont pas la moindre idée de la façon d'utiliser correctement  un appareil argentique. Il est beaucoup plus facile pour eux de se complaire dans la facilité et de tricher avec un ordinateur...

Le grain argentique donne une certaine sensation que le numérique trop propre ne peut tout simplement pas traduire... et l'application d'un filtre singeant le grain en numérique ne résoudra rien, bien au contraire !... Il est totalement absurde d'essayer d'imiter le film en numérique. Si vous trouvez que vos photos numériques sont trop lisses, trop plates, trop froides et trop réalistes : lancez-vous dans l’argentique, vous n'avez aucune voie alterne !...

Le grain donne une âme à la photo,  le grain donne du volume, une impression de 3D. Le film, contrairement aux filtres numériques, produit un grain irrégulier qui dépend de l’exposition et de la densité mais également du type de film (tous les films ne contiennent pas les mêmes grains d'halogénures d'argent, leurs formes varient !), du révélateur utilisé, de la température de développement et même de l'agitation utilisée !... Comment voulez-vous imiter cela ? Même un développeur aguerri aura beaucoup de mal à reproduire au fond de son laboratoire le même aspect granuleux d'un jour à l'autre...

Le grain, en plus, est un des paramètres de l'image... au même titre que la saturation des couleurs ou la dynamique de l'image !... Mais seul le film propose cette personnalisation (les autres paramètres pouvant être simulés électroniquement)... En effet, la granulation augmente dans les zones de faible densité et diminue (ou disparaît totalement) dans les zones de haute densité. Si on regarde un film à la loupe, il est plus facile de voir le grain sur les parties les moins denses de l'image que sur les parties plus opaques. Si vous n'êtes pas encore expert en négatif/positif, je préciserai que sur le tirage papier c'est exactement l'inverse : le grain est plus visible dans le ciel (et les zones claires) que dans les zones sombres... Ainsi, même en éliminant tous les paramètres exposés ci-dessus (type de film, température, révélateur etc...), les composantes de l'image seront affectées différemment.

Mais il est un autre paramètre à prendre en compte, même s'il est déjà sous entendu dans les lignes précédentes, c'est l'exposition du film : si le film est sous-exposé (il présentera des contrastes faibles), au tirage vous devrez pousser le contraste... ce faisant, vous ferez apparaître le grain.

Le grain est un élément très apprécié des argentistes MAIS il faut lui reconnaître un énorme défaut : c'est le facteur limitant du rapport d’agrandissement maximum !!! Plus on agrandit un négatif et plus le grain devient visible... d'où l'intérêt non négligeable des moyen et grand formats par rapport au petit format !... Mais inversement : si vous numérisez une photo pour l'exposer sur un écran d'ordinateur (ou sur internet), vous allez réduire l'image donc réduire le grain au point qu'il est impossible de représenter correctement une photo argentique sur un écran puisque même très granuleuse, elle apparaîtra lisse...

Gérer le grain est un art à part entière ! On a vu le choix du film, le choix du révélateur, le choix de la température, le choix de l'exposition, il nous reste à envisager le traitement réel de l'image argentique ! Le couple  agrandisseur/objectif de l'agrandisseur joue un rôle important lors du tirage d'un négatif ! Un objectif très piqué fera ressortir plus facilement le grain, et l'éclairage utilisé par l'agrandisseur (condenseurs ou diffuseurs) fera exploser ou quasiment disparaître le grain... Si maintenant vous êtes de ceux qui envisagent la voie alterne qui consiste à numériser un négatif pour ensuite travailler avec un fichier numérique, il faut savoir que le scanner et ses réglages joueront un rôle capital sur le grain et l'impression sur papier photo pour imprimante aura également sa part de responsabilité !...

Et puis, cerise sur le gâteau (quand je vous dit que la photo argentique est technique !), le sujet photographié jouera également un rôle important sur la montée ou non du grain !... Sur un sujet non lisse et contenant beaucoup d'informations, même un film très granuleux paraîtra très peu granuleux. Avec des tons très clairs ou des sombres profonds, le grain sera quasi inexistant. De même une lumière douce "effacera" le grain. Au contraire, une lumière "dure" et des tons moyens feront ressortir le grain... Et je ne veux pas vous effrayer mais même le choix de la mise au point intervient sur l'apparition du grain : en effet, je vous ai dit plus haut que les informations font disparaître le grain et bien, sur les zones floues d'une image, les informations seront moins importantes et donc le grain occupera une place prépondérante !

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


CHOISIR SON MATÉRIEL

Je dois avouer que cela me fait tout drôle de créer une rubrique de ce nom lorsqu'il s'agit de photo argentique !... Généralement c'est le passage argentique -> numérique qui pose problème !...

Si, tout au long de ce site, je ne me suis jamais mouillé pour "conseiller" tel boîtier ou tel objectif, ce n'est pas ici que je vais commencer !... Partout, dès lors qu'il est question de numérique, il faut expliquer le format de la taille du capteur. En argentique, le format est également très important mais à un degré moindre. Il n'est plus question aujourd'hui (cela risque de changer !) de rechercher du matériel argentique neuf... il en existe encore mais alors (!!!) étant un matériel "d'élite" il est vendu à des tarifs que peu d'amateur peut ne serait-ce qu'imaginer !!! donc il faudra se tourner soit vers du matériel d'occasion (de l'argentique professionnel d'occasion pour moins cher qu'une entrée de gamme numérique... ça fait rêver !), soit vers des productions argentiques survivantes : ex-URSS et Chine principalement.

Tout ce qui a été écrit dans ce site concernant le matériel doit pouvoir vous servir au choix de votre futur boîtier !... J'ai déjà parlé de tout : des boîtiers, des objectifs, des formats de films (avec avantages et inconvénients), des accessoires etc, etc... Tout ce qui a été dit, même dans les rubriques traitant du numérique reste valable pour le choix de votre matériel argentique... donc je ne vais pas m'attarder trop longtemps ici... je vous invite à lire mes autres pages...

La qualité d'image ne ​​dépend pas de l'appareil que vous possédez, ça je le répète à longueur de site puisque la plupart des gens pense le contraire (mais cela est la faute des vendeurs et fabricants de matériel).

Ce paragraphe est donc fait pour les gens qui veulent juste un appareil pour faire de superbes photos. Si vous êtes une personne "ordinaire" qui veut quelque chose avec quoi commencer, voici quelques-uns des meilleurs achats d'appareils photo capables et bon marché. Chacun d'eux est capable de prendre des photos fantastiques une fois que vous saurez l'utiliser. Vous trouverez dans ce site absolument tout ce qu'il vous faudra pour cela...

Pour faire de la photographie argentique, tout est bon ! Des vieilleries des années 1930~1940 que l'on peut trouver à moins de 10€ dans les vides greniers, dans les brocantes (etc...). Ces matériels permettant d'obtenir des effets très intéressants grâce à leurs optiques lenticulaires. Du matériel plus récent (1950~1960) qui donne déjà des résultats comparables aux résultats "modernes". Ou même du matériel "moderne" (1970~2xxx) datant de juste avant la naissance du numérique. Le seul et unique point capital à vérifier avant achat, outre le fonctionnement -bien sûr-, est la possibilité de se procurer du film compatible : de nombreux formats ont disparus et ils ne sont pas systématiquement bricolables... et même s'ils le sont, cette contrainte risque de vous dégouter de l'argentique !... Donc limitez-vous aux appareils acceptant les bobines 120/220 (en moyen format) ou le petit format en bobine 135 -35mm-. Si vous vous en sentez le courage (et si vous avez les moyens) une chambre grand format est également intéressante (mais encore chère -car en matériaux précieux- et les films "géants" ne sont pas donnés non plus !)

Le moins cher pour une qualité d'image pro en 35mm : Olympus Stylus Epic.

Oh, il n'est pas bien joli, encore moins impressionnant, c'est un compact tout bête qui ne trouverait probablement jamais sa place dans une collection mais ce n'est franchement pas un jouet pour autant !... il a un objectif ultra rapide (f/2.8) et il est même "tropicalisé" (protégé des éclaboussures). C'est le meilleur que vous pourrez trouver à ce prix si vous n'avez pas besoin de zoom. Et en plus, vu son prix, si vous ne vous retrouvez pas dans la photographie argentique, vous pourrez le jeter sans vous déchirer le cœur !... Bon, je ne dis pas qu'il faut en acheter un... encore faudrait-il en trouver aujourd'hui, mais il me permet de vous dire qu'un bête compact point and shoot (sans réglage) à deux sous peut vous permettre d'obtenir de superbes résultats... Vous trouverez des choses très équivalentes dans 36 marques pour 5~10€, alors si vous avez un doute sur votre avenir de photographe argentique, commencez avec cela.
Je répète toujours que je ne suis pas une référence, et c'est totalement vrai, mais voyez avec quoi j'ai débuté en 35mm, c'était bien pire que le stylus epic et je n'ai jamais réussi à m'en séparer (même s'il ne sert plus vraiment! )

Peu "coûteux", compact, durable, zoom de haute qualité : Canon Sure Shot 80 ou Canon Sure Shot 85

Le plus âgé (Sure Shot 85) a été élu le meilleur compact zoom en 2001. On peut probablement en trouver encore. Pour quasiment le même prix que l'Olympus Stylus Epic vous gagnez un zoom mais vous perdez l'objectif rapide et la protection "tropicalisée" et vous perdez aussi un peu en compacité mais c'est un "bon petit compact"

Reflex 35mm peu coûteux :
Bien sûr, quel que soit le compact (grand public), il ne vous en donnera jamais autant qu'un reflex, c'est pourquoi il faut s'intéresser également à cette classe de boîtiers.

Aujourd'hui quasiment gratuit et facile à trouver, compatible avec tous les accessoires EOS, le premier Canon EOS de l'histoire est un excellent candidat. Il vous propose tout ce dont vous pouvez rêver en venant du numérique (sauf les modes résultats - là il faudra se tourner vers l'EOS 630 à peine plus cher aujourd'hui) dont un autofocus rapide.
Si vous souhaitez plus récent (et plus moderne) avec des modes résultats, pourquoi pas un EOS 300 mais bien plus cher que le vieux 650...

Bien sûr vous pouvez "taper" dans le haut de gamme MAIS n'achetez un appareil coûteux que si vous pouvez écrire les raisons importantes qui vous poussent à "bouder" les appareils moins chers... Si vous voulez vraiment dépenser assez pour acheter un Nikon, un Canon ou un Leica sachez que vous pourriez obtenir des résultats nettement supérieurs en dépensant beaucoup moins sur ​​les équipements de grand format ou moyen format. Le meilleur système 24x36 vous donnera toujours des résultats bien inférieurs au pire des systèmes moyen format (j'exclue volontairement les appareils "jouets").

Mais quitte à se limiter au petit format, j'aurais plutôt tendance à vous stimuler à vous tourner vers des appareils certes évolués mais manuels !... Ils ne valent plus grand chose et vous en donnent autant voire plus que les appareils plus "modernes" :

À mon humble avis, le champion toutes catégories des reflex argentiques manuels à petit prix et à résultats imbattables : je vous présente le Pentax K1000... increvable, sûr, fiable... une véritable bête de somme à prix dérisoire... et sa monture quasi universelle ouvre le choix le PLUS large d'optiques de haute qualité à prix dérisoire...
Si vous voulez plus évolué, j'avoue avoir envie de parler du Canon AE-1 Program qui représenterait un excellent choix pour relativement peu cher.
Enfin, parmi les boîtiers manuels les plus évolués (avec tous les automatismes : programme, priorité diaph', priorité vitesse...) et très peu chers, étudiés pour être équipés de superbes optiques devenues accessibles aujourd'hui... Le Pentax Super-A, le meilleur choix à mon humble avis.

Je ne parlerai pas des autres formats vers lesquels les "débutants" ne se tournent (à tort) jamais.

Pour ceux qui souhaitent du "haut de gamme" mais sans se ruiner, il faut toujours garder présent à l'esprit qu'aucune des grandes marques de matériel photo n'est passée de l'argentique au numérique du jour au lendemain !... Je dis cela pour souligner que si vous possédez un appareil photo numérique aujourd'hui, il vous sera très facile d'utiliser les objectifs actuels (donc pas de nouvel achat) sur des boîtiers argentiques plus anciens de la même marque. Il est vrai que cela ne vaut que pour les marques proposant du matériel numérique à capteur full frame (...) puisque monter un objectif APS sur un boîtier argentique est tout simplement... impossible !...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


QUEL NIVEAU DE GAMME POUR SON BOÎTIER D'OCCASION ?

Puisque le matériel argentique d'occasion voit ses prix chuter quasiment de jour en jour, pourquoi ne pas choisir ce qui se faisait de mieux à l'époque ? En effet, cette réflexion est très légitime !... Mais est-ce franchement une bonne idée ? C'est ce que je vais essayer de vous démontrer.

Il est un fait indéniable : plus le boîtier considéré est mécanique (le moins de motorisation possible, le moins d'électronique possible) et plus sa longévité et sa fiabilité seront grandes. Donc si vous hésitez entre un boîtier des années 2000 et un boîtier des années 1960, malgré une différence d'âge de 40 ans, l'espérance de vie du "vieux" sera plus longue que celle du "jeune" !... Attention toutefois, cela ne veut pas dire que les boîtiers mécaniques ne nécessitent pas un entretien régulier, voire une visite chez un réparateur de temps à autres pour conserver son efficacité sur la durée !...

Avant de répondre froidement à la question du titre de cet article, il va falloir envisager le type de boîtier convoité. En effet, selon la philosophie du boîtier, et donc selon l'utilisation qui a pu en être faite, l'intérêt de l'acquisition varie du tout au tout !...

Qui dit boîtier de "haut de gamme" dit généralement boîtier destiné aux clients riches, donc, tout naturellement, aux professionnels... Et justement, que font les professionnels ? Ils font de la photo et leur matériel suit la règle de l'amortissement comptable, c'est à dire que sur le bilan de fin d'année, le boîtier ne vaudra très rapidement plus rien (d'un point de vue comptable toujours). Partant de cette particularité, ce que cherchent les professionnels c'est d'obtenir LA photo qui leur apportera le plus à la vente et se moqueront TOTALEMENT du matériel (qui très rapidement ne vaudra plus rien), aucune précaution au programme, aucun entretien non plus, les boîtiers seront mis à très dure épreuve jusqu'au jour où le comptable dira : « le boîtier est amorti, il vaut ZÉRO, on le change... ». Et, pour nous, petits amateurs qui prévoyons d'acheter ce matériel professionnel en occasion, il faudra être TRÈS prudent pour ne pas acheter une ruine !...

Dans le matériel professionnel, il existe DEUX grandes philosophies de boîtier : les boîtiers de studio (moyen format principalement) et les boîtiers de reportage (petit format principalement). Si on envisage d'acheter un boîtier de studio, on est quasiment sûr de trouver un boîtier en (très) bon état puisque même si le propriétaire précédent était peu respectueux de son matériel, il n'a pas pu le détruire vraiment (à moins de le jeter violemment par terre, mais dans ce cas le boîtier sera hors service et on ne l'achètera pas !). Par contre, si on se tourne vers un boîtier de reportage, la donne est totalement différente... il aura tout vu, la pluie, la neige, la boue, le sable, le sel, les embruns, la guerre peut-être... Et contrairement aux photos "travaillées" et "peaufinées" du studio, c'est sur le nombre de déclenchements que le professionnel comptera pour rapporter LA photo !...

Il est bien évident qu'au moment de l'achat en occasion, on aura très peu de renseignement sur la vie antérieure du boîtier (voire pas du tout)... mais il est également évident que si le boîtier est "lent" à mettre en œuvre (comme les boîtiers moyen format "cubiques" par exemple), il est peu probable qu'il ait été employé sur le terrain !...

Donc, même s'il ne faut jamais écarter une inspection minutieuse des boîtiers professionnels avant achat, on risque moins de déboire avec les boîtiers de studio qu'avec les boîtiers de reportage...

Ensuite, vient la notion même de boîtier de haut de gamme... Toutes les marques ont toujours produit des boîtiers à visée professionnelle mais également des boîtiers situés juste au-dessous de leur "vaisseau amiral", ayant les mêmes possibilités mais qui intéressaient moins les "baroudeurs"... peut être étaient-ils à peine moins tropicalisés, peut-être semblaient-ils plus "légers" (à voir !)... toujours est-il que cette gamme juste "inférieure" est de loin plus sûre à l'achat en occasion. Je vais prendre un exemple (attention, il ne s'agit pas d'un conseil d'achat !) : prenons le cas du Canon EOS 1v et du Canon EOS 3. Sur les propositions en occasion on remarquera tout de suite que l'état général des 1v est bien moins bon que celui des 3 !... Et il en sera de même des composants internes !... Alors qu'en fait, quelle est la différence de fonctionnalité existant entre l'EOS 1v et l'EOS 3 ? Quasiment nulle... L'EOS 3 n'est-il pas un boîtier "haut de gamme" pour autant ? Certainement pas !...

On peut également reprendre ce raisonnement avec les boîtiers "amateurs" : ils ont peut-être (à voir !) moins de possibilités que les boîtiers "haut de gamme" mais qui n'auront certainement jamais appartenu qu'à un (ou plusieurs) amateur(s) prenant un soin minutieux de leur matériel !... Ils sont peut-être moins "classe" (cela reste à prouver), mais pour ce qui est de l'achat en occasion, ils auront beaucoup plus de chance d'être en bien meilleur état, à âge identique !...

Attention, je n'ai pas dit qu'il était impossible de trouver des Nikon F (F2, F3, F4, F5, F6) ou des Canon EOS 1 (1n, 1v) en parfait état... je disais simplement que vous aurez plus de risque de tomber sur des boîtiers fatigués s'ils sont des "haut de gamme" utilisés par des professionnels...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


QUEL FILM UTILISER ?

Voilà exactement la question qui "fâche" !... En numérique on se questionne sur la taille du capteur, sa sensibilité, les capacités du processeur pour aboutir à la meilleure image possible et cela fait couler beaucoup d'encre et de salive.

Bizarrement, dès qu'il est question d'argentique, on ne se mutile plus au sujet du format du film, c'est du 24x36 et puis c'est tout !... et ensuite, au pire, on va se lancer dans une bataille rangée entre ceux qui sont pour telle marque de film ou pour telle autre marque !... Malheureusement, le numérique est passé par là ! J'ai hésité assez longtemps puisque j'ai failli dire « heureusement le numérique est passé par là » puisque c'est grâce à lui que cette querelle s'est arrêtée... Donc je reprends, ... malheureusement le numérique est passé par là... de nombreuses marques -et des plus prestigieuses- ont quitté les affaires, de nombreux films extraordinaires n'existent plus... il faudra faire avec !...

Il est vain d'essayer de sonder les utilisateurs de films, chacun aura ses préférences... et comme pour tous les choix, le meilleur moyen de choisir est encore de tester. Il existe encore sur le marché de nombreux films qui ont chacun leurs caractéristiques, c'est en en essayant plusieurs que vous finirez par en préférer un, et celui que vous aurez finalement choisi sera le meilleur... pour vous !...

Donc, par où commencer pour bien choisir son film ? Contrairement au numérique, il faudra, en première intention se demander si on souhaite faire de la photo couleur ou de la photo noir et blanc... de la photo papier ou de la diapositive... le choix, en argentique, se fera avant le chargement du film !... Ensuite, il faudra que vous déterminiez ce que vous souhaitez photographier et dans quelles conditions de luminosité vous allez travailler, puisque, là aussi, contrairement au numérique, vous ne pourrez pas modifier la sensibilité ISO du film en cours de shooting, tout au plus vous pourrez changer de dos si vous faites du moyen format avec un appareil cubique à dos amovible... Il faudra donc se demander si la lumière sera faible ou intense, si votre sujet sera statique (portrait) ou mouvementé (sport rapide)... C'est en fonction de ces paramètres que vous choisirez la sensibilité ISO de votre film, comme en numérique quand vous choisissez la sensibilité ISO du capteur avant le début du shooting... Dans la plupart des cas vous n'aurez aucune idée de ce que vous allez être amené à photographier... dans ce cas, choisir un film relativement rapide disons de sensibilité comprise entre 200 et 400 ISO devrait vous mettre à l'abris d'un mauvais choix... Mais sachez que, comme en numérique, bien que pour des raisons un peu différentes, plus le film sera sensible et plus l'image finale présentera du grain...

Je reprends si vous le permettez : si vous disposez d'assez de lumière et si votre sujet est statique, préférez les films lents < 100 ISO (bien que les films de 25 à 50 ISO soient assez difficiles à trouver de nos jours !) quitte, et c'est toujours préférable, à utiliser un trépied et un déclencheur souple. Dans le cas contraire, si la lumière est vraiment insuffisante ou si votre sujet est très remuant, préférez les films rapides de 400 à 800 ISO (ou plus, ... ou bien vous pourrez "pousser" les films que vous possédez, mais je n'en parlerai pas ici, cela relève du laboratoire, j'en parlerai dans une autre page plus tard...).

Maintenant que vous savez quel type de film vous voulez (négatif ou diapositive), vous savez quel genre de photo vous souhaitez faire (couleur ou noir et blanc) et la sensibilité ISO dont vous aurez besoin, sachez simplement qu'il vous faudra acheter des films équivalents de différentes marques et les tester pour savoir lequel vous convient le mieux...

Sachez simplement, dès à présent que, généralement, les films sont bien étiquetés et que leur étiquette signale le type de développement à utiliser : C-41 pour les négatifs couleur (et certains négatifs noir et blanc), E6 pour les diapositives. Pour les négatifs noir et blanc "classiques" (ceux qui ne se développent pas en C-41), il n'est rien précisé du tout, il sera simplement indiqué négatif "noir et blanc"... Pour l'instant cela ne présente que peu d'importance, mais cela en prendra le jour (très proche) où vous déciderez de développer vous-même, ce qui est tout de même le but ultime de la photographie argentique !... En attendant, vous pourrez toujours déposer vos films à faire développer par un professionnel... si ! si ! il y en a encore, certainement pas dans la grande surface du coin mais ça se trouve encore !...

Mais les pistes que je vous ai données jusque là sont un peu trop générales, malheureusement... cela aurait été trop simple !... Il y va des films comme de nombreuses autres choses... le film "a tout faire" (ou le film universel) n'existe pas !... Certains films procurent une netteté proche du numérique, d'autres sont idéaux pour obtenir une gamme de gris très importante, d'autres qui vous donnent une large gamme dans les zones sombres d'autres une large gamme dans les zones claires, certains ont un grain très fin, à peine perceptible, d'autres un grain très grossier... Il existe autant de films que de photos, autant de films que de photographes, autant de films que de sensibilités (je ne parle pas d'ISO ici)... Le choix du film conditionne l'esthétique de l'image : chaque film possède sa signature propre en termes de tonalités, de grain et de définition. Chaque film restitue une gamme de gris qui lui est propre dans la progression des ombres vers les hautes lumières. Et, plus important encore, quel que soit le film que vous aurez choisi, il faudra apprendre à le connaître, dans toutes les situations... selon les sujets et les éclairages.

Et pour encore faciliter les choses, sachez que le choix du film n'est rien s'il n'est accompagné du choix du révélateur (ça c'est du laboratoire, on en parlera ailleurs)... Un même film donnera des résultats totalement différents selon le révélateur utilisé.

Il est impossible de lister tous les films encore disponibles en 2013 ! Ils sont encore si nombreux !... Je vais me limiter à citer les plus (re)connus et en noir et blanc, puisque c'est mon activité argentique préférée :

Ilford Pan F (50 ISO) : C'est LE film grain ultra fin ! Acutance élevée, beaux détails dans les hautes lumières, moins dans les ombres (typique Ilford). Son contraste est plus élevé que la moyenne. Le Pan-F est un film de granulation extra-fine, idéal pour restituer le grain de la peau, c'est le film préféré pour le portrait mais il est également idéal pour montrer les plus fins détails d'un paysage ou d'une nature morte. Puisque lent, ce film convient donc davantage aux sujets statiques avec l'emploi d'un trépied.

Au développement, il donne d'excellents résultats avec le Rodinal dilué à 1+50.

Ilford FP4+ (125 ISO) : C'est, à mon goût, LE film polyvalent grain fin. Il donne un contraste assez élevé ainsi que de bons détails dans les hautes lumières.

Ilford HP5+
(400 ISO) : C'est probablement LE spécialiste des détails dans les blancs (hautes lumières). Il offre une très bonne acutance et un très bon contraste. Puisque "spécialiste" des hautes lumières, il offre donc moins de détails dans les ombres.

Le FP4+ ainsi que le HP5+ donnent de très bons résultats avec le révélateur Ilford ID-11, avec une image douce. Le contraste peut être amélioré en augmentant un peu le temps de développement (11 mn au lieu des 9 mn préconisées par Ilford à 20°C). Les hautes lumières sont très détaillées, les ombres sont un peu creuses (comme souvent chez Ilford). Le grain est fin et peu apparent. L'acutance et la netteté sont d'un très bon niveau.

Kodak T-Max 100 (100 ISO) : C'est LE film "rapide" à grain ultra fin... le grain est incroyablement fin pour une 100 ISO, il s'approcherait plutôt de celui d'un film à 50 ISO... Je crois que c'est le film le plus fin du marché toutes sensibilités confondues ! Il présente une acutance assez moyenne, parfaite pour le portrait. Ses grains "T" donnent un aspect qui ne fait pas l'unanimité.

Il est toutefois assez exigent au développement !!! Préférentiellement développé avec du D76 (ou ID-11, c'est la même chimie mais le D76 c'est du Kodak !), il serait tout de même un peu moins sensible que ce qui est écrit dessus (je dirais entre 50 et 100 ISO). C'est un film "moderne" qui impose une extrême rigueur de développement : temps extrêmement précis et un fixateur puissant (neuf) pour faire disparaître son voile rosé. (Pour l'anecdote, je me suis cassé les dents avec ce film pour mes essais de développement alternatif !).

Kodak T-Max 400 (400 ISO) : C'est LE film rapide à grain très fin (comme son frère de 100 ISO). Il présente une acutance assez moyenne parfaite pour le portrait (comme son petit frère). Ses grains "T" donnent un aspect qui ne fait pas l'unanimité.

Il est toutefois assez exigent au développement !!! Préférentiellement développé avec du D76 (ou ID-11, c'est la même chimie mais le D76 c'est du Kodak !), il serait tout de même un peu moins sensible que ce qui est écrit dessus (je dirais entre 200 et 400 ISO). C'est un film "moderne" qui impose une extrême rigueur de développement : temps extrêmement précis et un fixateur puissant (neuf) pour faire disparaître son voile rosé. (Pour l'anecdote, je me suis cassé les dents avec ce film pour mes essais de développement alternatif !).

Kodak Plus-X Pan (125 ISO) : C'est également un "grand classique", concurrent direct de l'Ilford FP4+. C'est un film grain fin possédant une bonne latitude de pose. Il est toutefois moins net que le FP4+ et sa gamme de gris est un peu plus centrée (un peu moins de blancs et un peu plus de noirs).

Je le développe classiquement avec l'ID-11.

Kodak Tri-x 400 (400 ISO) : C'est un bon compromis entre grain, netteté et modelé. C'est un film "légendaire", probablement le plus célèbre... certainement celui qui nous manquera le plus quand les stocks seront vidés (si personne n'a racheté la licence de Kodak !). Il présente une belle efficacité en basses lumières. La texture de son grain est très particulière,  le grain est assez fin et très agréable. Sa gamme de gris est étendue avec un bon rendu des valeurs.
C'est avec le révélateur ID-11 d'Ilford qu'il donne les meilleurs résultats (attention : ceci est mon avis, vous trouverez d'autres personnes qui affirmeront -certainement avec raison- tout autre chose !). Le grain est assez peu apparent, l'acutance est élevée et le rendu est très agréable. Les valeurs moyennes sont biens différenciées. La sensibilité est élevée dans les ombres mais beaucoup moins dans les hautes lumières.

Je vais m'arrêter là... C'est plus que suffisant... même si j'aurais pu parler des films "Delta" de chez Ilford qui sont les équivalents des films "T" de chez Kodak... mais si, vraiment, vous voulez en savoir plus et trouver tout ce qui est indispensable pour connaître les films, rendez-vous donc sur ce site que je ne réussirai jamais à concurrencer (!!!) ici.

Vous pourrez compléter ces informations avec la page traitant de la voie alterne ici et, pourquoi pas, déjà la page traitant du travail de laboratoire ici (même si c'est un peu prématuré !).

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


QUEL FILM POUR QUEL RENDU ?

En complément de l'article précédent, il est TRÈS important de noter qu'un film n'est pas uniquement une sensibilité et un grain !... Chaque film rendra de manière différente les couleurs de la vraie vie... Bien sûr, le rendu final dépendra de 3 paramètres intimement liés que sont 1) le film 2) le révélateur 3) la technique de développement MAIS à toute choses identiques, les différences liées au film lui-même sont sensibles et doivent être prises en considération !.

Il est impossible à quiconque de recommander un film au détriment d'un autre... tout n'est que question de goût et c'est à chaque photographe de faire son choix ! Je vais donc me contenter de vous exposer quelques images indiquant la tendance de rendu de quelques films, le but étant de vous faire prendre conscience des différences de rendu... il faudra donc tester et tester pour pouvoir trouver LE film qui reproduira au mieux votre propre sensibilité...

Bien sûr, j'aurais pu créer une photo avec les différents films mais la comparaison aurait été difficile (!!!), avoir un modèle qui accepte de ne pas bouger pendant des heures, une lumière absolument fixe et stable pendant des heures etc... donc je vais contourner les problèmes techniques en utilisant une image numérique qui sera traduite en tons de gris suivant des algorithmes professionnels rendant au mieux le résultat pour quelques films. Les algorithmes utilisés ne reproduisent que les tonalités des films et pas le grain spécifique à chaque film...

Certes cette technique est un peu biaisée, mais elle vous permettra, j'en suis certain, de vous faire une idée du type de film qui vous attirera le plus. J'ai classé les résultats non par marque mais par gamme de sensibilité, c'est, à mon avis, bien plus intéressant !

Image originale. Elle a été choisie pour les différentes nuances de couleurs, les zones claires et les zones sombres. Pour des raisons de compression et d'économie de place sur le serveur, la qualité n'est pas au top, mais ce n'est pas le but de l'article...
FILMS LENTS

AGFA APX 25 ISO

ROLLEI ORTHO 25 ISO

ILFORD PAN F + 50 ISO
FILMS MOYENS

ROLLEI RETROs 80 ISO

AGFA APX 100 ISO

FUJI NEOPAN ACROS 100 ISO

ILFORD DELTA 100 ISO

KODAK TMX 100 ISO

ROLLEI RETRO 100 ISO
 

ILFORD FP4+ 125 ISO
 
FILMS RAPIDES

ILFORD DELTA 400 ISO

ILFORD HP5+ 400 ISO

ILFORD XP2 SUPER 400 ISO

KODAK BW CN 400 ISO

KODAK T-MAX 400 ISO

KODAK TRI-X 400 ISO
 

ILFORD HPS 800 ISO
 
FILMS ULTRA-RAPIDES

FUJI NEOPAN 1600 ISO

ILFORD DELTA 3200 ISO

KODAK T-MAX 3200 ISO


Si les nuances sont subtiles dans certains cas, la différence est parfois criante !... C'est plutôt étonnant pour un débutant, non ? Notez à nouveau qu'il s'agit ici de traitement numérique d'une seule et même image originale... il n'y a aucune différence ni d'exposition ni de développement ni de tirage (!!!) les différences tiennent uniquement des caractéristiques (reconstruites) des films...

Reprenons le même exercice avec quelques films couleur :

Image originale. Elle a été choisie pour les différentes nuances de couleurs, les zones claires et les zones sombres. Pour des raisons de compression et d'économie de place sur le serveur, la qualité n'est pas au top, mais ce n'est pas le but de l'article...

AGFA ULTRACOLOR 100 ISO

FUJI SUPERIA REALA 100 ISO

AGFA VISTA 200 ISO

KODAK PORTRA NC 160 ISO

KODAK ELITE COLOR 200 ISO

KODAK PORTRA NC 400 ISO

Il n'est plus question de nuances ici, mais bien de rendu des couleurs... et les différences sont encore bien plus frappantes qu'en noir et blanc... Notez à nouveau qu'il s'agit ici de traitement numérique d'une seule et même image originale... il n'y a aucune différence ni d'exposition ni de développement ni de tirage (!!!) les différences tiennent uniquement des caractéristiques (reconstruites) des films...

Voyons de plus près maintenant les différences que l'on peut retrouver d'un film à l'autre, mais dans la vraie vie cette fois. Alors que je me baladais avec 3 boîtiers, un numérique, un argentique chargé avec une pellicule Ilford HP5+ 400 ISO et un deuxième argentique chargé avec une pellicule Kodak Tri X 400 ISO. J'ai décidé de photographier 3 fois la même scène. Les films ont été développés avec la même chimie exactement dans les mêmes conditions, de façon à éliminer au maximum les artéfacts.

Voici donc l'image originale (si toutefois l'on peut considérer une image numérique comme représentative de la réalité !) :

Voici ce que donne la même image sur une pellicule Ilford HP5+ de 400 ISO :

Vous commencez à comprendre pourquoi j'ai choisi cette image pour ce test... si, en couleurs, cela ne saute pas aux yeux de prime abord, en noir et blanc on remarque une richesse de tons assez vaste... Voici maintenant la même image avec la pellicule Kodak Tri X 400 ISO :

De prime abord, les différences entre les deux résultats sont, sinon inexistantes, du moins peu marquantes... Et pourtant... Bien sûr le grain (typique du film) est invisible sur ces photos, ce qui est totalement normal puisque d'une part les deux films utilisés sont des films « grain fin » et, d'autre part, ces images sont des réductions de l'image normale...

Voyons plus en détail les différences en se limitant à une zone d'image mais affichée à 100%. HP5+ d'abord puis Tri X :


Analysons ces deux résultats.

- Même si l'image scannée a été dénaturée pour peser moins lourd sur le serveur, on remarque que le grain est présent et qu'il est très différent d'un film à l'autre (le traitement permettant la limitation de poids des deux images étant strictement identique, il entrainera exactement les mêmes altérations -limitées-). Je ne dirai pas que tel film offre un grain plus agréable que l'autre, ce n'est qu'à l'appréciation de chacun qui devra tirer ses propres conclusions... J'ai mes préférences, à vous de faire votre choix !...
- Sur un fond clair (l'affiche d'information) on constate que le contraste de la HP5+ est plus important que celui de la Tri X. Ici non plus, je ne dirai pas que tel film fait mieux que l'autre...
- Sur les légumes clairs de premier plan (au dessus de l'affiche) on remarque beaucoup plus de détails avec la HP5+ qu'avec la Tri X. Et, sur ceux du tout premier plan, on remarque une progression plus douce entre le reflet et l'ombre avec la HP5+ qu'avec la Tri X. Ici non plus, je ne dirai pas que tel film fait mieux que l'autre...
- Dans les zones sombres, particulièrement criant sur le « trou noir » en arrière plan, on remarque que la Tri X nous donne des informations là où la HP5+ laisse une zone quasiment noire, idem pour les zones sombre entre les feuillages. Il en va de même avec la zone ombragée sous l'affiche qui est moins « noire » sur la Tri X que sur la HP5+. Ici non plus, je ne dirai pas que tel film fait mieux que l'autre...

Nous allons maintenant renouveler l'expérience avec une autre zone de l'image, HP5+ d'abord puis Tri X :


Là nous sommes franchement en atmosphère sombre. Les feuilles à l'ombre sont sans détail avec la HP5+ alors que l'on peut deviner quelques nervures avec la Tri X. Les valeurs intermédiaires sont beaucoup plus douces avec la HP5+ qu'avec la Tri X et le tronc semble beaucoup mieux défini avec la HP5+ qu'avec la Tri X...
Il est également intéressant de souligner que les deux émulsions permettent de délivrer une image assez nette de cette zone touffue et limite hors focale, ce qui peut sembler surprenant si on tient compte de l'éclairage particulier et des caractéristiques différentes de rendu de ces deux films. Ce n'est pas par hasard que nombreux sont les adeptes de ces deux films. Ce n'est pas par hasard non plus si ce jour là j'étais équipé de ces deux films. Ici non plus, je ne dirai pas que tel film fait mieux que l'autre...

J'aurais pu renouveler l'expérience avec tous les films encore présents sur le marché, mais l'investissement en argent et en temps ne se justifierait pas, je voulais simplement vous montrer que l'analyse proche de deux films montre également des différences, ce n'est pas uniquement l'atmosphère générale qui varie...

Donc, je le répète, au moment du choix de votre film de prédilection, pensez à faire des tests et décortiquez les résultats... je viens de vous prouver par l'image les conclusions générales du paragraphe précédent... Je regrette simplement de n'avoir pas eu un troisième boîtier avec moi ce jour là, chargé avec une pellicule Foma que j'aime beaucoup aussi...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


AVANTAGE DE L'ARCHIVAGE ARGENTIQUE (s/DIGITAL)

Si cette page est née en 2013, j'ai attendu aujourd'hui, en 2015, pour parler de l'archivage dans la mesure où d'énormes progrès ont été réalisés en deux ans. Cette évolution permet de se faire aujourd'hui une idée assez précise de l'archivage numérique de demain et de le comparer à l'archivage argentique qui n'a jamais changé depuis des siècles...

Aujourd'hui, le potentiel d'archivage des photographies numériques peut être particulièrement important, certains fabricants vont jusqu'à affirmer qu'une impression numérique sur de bons papiers avec une encre de qualité peut durer une centaine d'année... mais uniquement si stockée dans des conditions d'archivage particulièrement drastiques. Et encore, cela n'est basé que sur des évaluations plus ou moins optimistes puisqu'on ne dispose pas d'un recul suffisant pour en être sûr !... En même temps, on ne parle que des impressions, mais qu'en est-il de l'équivalent du négatif ? Le fichier original ? Il est soumis à deux inconnues de taille ! Les dispositifs de stockage de médias numériques (cartes mémoire et même les disques durs) peuvent perdre des données après quelques années d'utilisation, et tout le monde sait, en plus, qu'ils sont sujets à des défaillances et autres problèmes de corruption des données... Les systèmes de récupération ont été considérablement améliorés, mais leur efficacité sur le long terme reste effrayante.
Un autre point est également à considérer : le format des fichiers. Le JPEG reste le seul format universellement reconnu et utilisé, Mais le JPEG est en pleine mutation qui, si pour l'instant autorise une compatibilité ascendante, risque de ne plus être compatible d'ici plus ou moins longtemps... Reste le format RAW qui semble détrôner le JPEG... mais ce format est propriétaire, non seulement d'une marque mais d'un modèle de boîtier... Un boîtier acheté en 2015 délivrera-t-il des fichiers encore lisibles dans 20 ans alors que ce boîtier possède une espérance de vie commerciale de 2 ans ? Donc, même si le hardware devenait fiable sur le long terme, ce qui est loin d'être garanti, qu'en sera-t-il de ces fichiers ? Le format d'Adobe, le DNG, semble condamné à disparaître depuis que cette société a tourné de dos à la réalité au bénéfice du cloud. Donc l'avenir est encore très incertain...

Un film photographique « moderne » (à base d'halogénures d'argent), bien développé et bien fixé peut facilement être archivé et conservé sans problème plusieurs centaines d'années !... Et c'est une certitude puisque là on a un recul suffisant (!!!) et tant les négatifs que les tirages sont susceptibles de nous survivre largement. Il suffit, pour cela, de les stocker dans un endroit sec (mais pas trop), dans des conteneurs sans acide ou produits chimiques volatiles. Aussi longtemps que le film est conservé dans de bonnes conditions il poura être tiré et re-tiré avec la même qualité irréprochable des dizaines —voire des centaines— d'années après avoir été développé.

Le paramètre de la conservation reste donc, encore en 2015, le plus gros bénéfice de la photographie argentique...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


LE PRIX DE L'ARGENTIQUE

Un des principaux arguments soulignant les avantages de la photographie numérique est son moindre coût. Alors, certes, il n'y pas de film à acheter, à développer et à tirer... Mais c'est oublier les coûts élevés associés à la photographie numérique. Due à la constante évolution (pas forcément toujours nécessaire) de la technologie numérique, le modèle haut de gamme de l'année dernière est aujourd'hui considéré comme une antiquité et les mises à niveau sont nécessaires. Ces mises à jour ne s'appliquent pas uniquement au boîtier, ce serait trop beau, mais même aux optiques (depuis cette année avec des capteurs à nombre de photosites inconcevable !), mais aussi au scanner, à l'ordinateur, aux cartes graphiques, au nombre de barrettes mémoire, aux logiciels, aux cartes mémoire, aux imprimantes photo, aux consommables (encres et papier), ainsi qu'à tous les périphériques présentés comme indispensables (sonde de calibration d'écran et d'imprimante, tablettes graphiques etc.). Si, en argentique, il est concevable d'utiliser encore aujourd'hui des techniques et du matériel photo (boîtier, objectif, agrandisseur) datant du XIXè siècle, il sera inimaginable d'utiliser le matériel numérique actuel dans moins de cinq ans !...

En argentique, par contre, le coût initial de base dépendra, bien sûr, de l'équipement que vous choisirez, mais il est certain que si entretenez et prenez soin de votre matériel, vous pourrez le gardez pendant des décennies (pour ne pas dire des siècles). Il faut, bien sûr, comme en numérique d'ailleurs, un boîtier et un ou plusieurs objectifs. Un boîtier argentique neuf se trouve encore, surtout dans des marques prestigieuses en petit et en moyen format pour des tarifs élevés, mais on trouve également de très bons 24x36 pour ~300€. Et le marché de l'occasion vous permettra d'acquérir pour le même prix des boîtiers moyen format professionnels complets et d'excellents 24x36 pour une cinquantaine d'euros... Alors que le moindre reflex numérique vous sera facturé dans les 1000€ (plus l'objectif, plus la carte mémoire...) !... Et même si vous souhaiter monter un laboratoire personnel, toujours en occasion, vous pouvez vous en tirer à moins de 400€ !...
Bien sûr, en argentique il faut acheter des films... mais à ~5€ la pellicule noir et blanc (24x36 ou 120) et ~10€ la pellicule couleur (24x36 ou 120), on ne peut pas dire que ce soit la mort du cheval !... Certes, cette pellicule doit être développée et tirée, ce qui doublera le prix d'achat du film (pour le développement seul) plus le prix du tirage qui sera équivalent à celui de l'impression d'une image numérique, mais avec une vie quasi éternelle des tirages... et toujours la possibilité de faire les traitements soi-même avec une baisse notable des prix... et un plaisir incomparable...

Donc, pour faire court, même si on ne compte pas le plaisir de créer ses images argentiques (ce qui a une valeur considérable, je trouve), le prix de revient de l'argentique est de très loin inférieur au prix de revient du numérique, donc cet argument de prix ne tient pas, même si, en apparence, déclencher un appareil numérique ne coute rien...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


DIFFÉRENCE DE QUALITÉ ARGENTIQUE / NUMÉRIQUE ?

Voilà une question récurrente qui fait débat entre les photographes, qu'ils soient professionnels ou amateurs. Je me demande même souvent si ces batailles rangées ne s'apparentent pas aux batailles de choix de marque, c'est à dire basées sur rien de vraiment palpable... Je ne vais donc pas prétendre vous livrer ici la vérité divine que personne d'autre ne détient (vous me connaissez maintenant !) mais vous donner un avis basé sur un ressenti personnel.

Avant toute chose, je tiens à souligner avec force que la comparaison entre une photo argentique et une photo numérique est très difficile voire impossible... les deux représentations d'une même scène sont tellement différentes que cela reviendrait à essayer de comparer des pommes de terre et des carottes. Il existe tout de même des différences fondamentales que l'on se doit de souligner et c'est uniquement de ces dernières que je vais disserter ici aujourd'hui.

Aux débuts de la photographie numérique, tout le monde proclamait que les images numériques ne pourront jamais égaler la qualité d'un film. Et c'était tout à fait vrai. Aujourd'hui, la conclusion doit être plus nuancée !... Les progrès du numérique ont permis de rattraper la qualité des films 24x36 (avec des boîtiers full frame ou des boîtiers moyen format numérique uniquement), mais pas encore celle des films moyen format (et à fortiori grand format). Et la comparaison s'arrête là puisqu'il est impossible de comparer une image de première génération (en sortie de boîtier) et une image de deuxième génération. Je m'explique : après développement, le film 24x36 représente une image de première génération, elle est telle que capturée, sans aucune intervention extérieure. En numérique, si vous photographiez en JPEG, vous obtenez une image de deuxième génération puisque le boîtier va traiter l'image analogique du capteur et la travailler pour délivrer le JPEG. Si, en numérique, vous photographiez en RAW, on pourra considérer qu'il s'agit également d'une image de première génération mais qui est inutilisable dans l'état. De même, si vous scannez votre négatif, l'image numérique obtenue sera de deuxième génération avec des défauts apportés par la scannérisation.

Et puis, il y a le problème de la différence de plage dynamique entre le film et le numérique, cette notion est également très complexe à comparer scientifiquement. Mais il me semble évident que cette plage dynamique est assez largement en faveur de la photographie argentique, pour ce qui est des petits capteurs (APS-C inclus). Alors que cette différence diminue si on compare (à l'œil) un film et un capteur full frame portant de gros photosites (Canon 5D Mk2 avec 21 MPxl - je n'ai pas encore eu l'occasion de tester les capteurs full frame avec des petits photosites comme le Nikon D800 et ses 36 MPxl) et semble identique si on compare un film avec des grands capteurs portant des gros photosites, comme les boîtiers numériques moyen format portant "seulement" 50 MPxl... cela semble logique d'ailleurs, mais je le répète, cela n'a rien d'une mesure scientifique !... Surtout qu'il faut essayer de comparer ce qui est comparable... on ne peut pas comparer un négatif 24x36 (864mm²) avec un fichier issu d'un boîtier full frame affiché sur écran et qui est facilement 100 fois plus grand. On pourrait imaginer comparer un négatif 24x36 scanné aux mêmes dimensions que le fichier du full frame numérique affichés sur deux écrans identiques... MAIS comment comparer une image brute (numérique) avec une image de 2ème génération (argentique affectée par la scannérisation) ? La seule solution envisageable est de photographier une même scène avec un boîtier argentique et un boîtier numérique de mêmes dimensions (24x36 et full frame) avec un seul et même objectif et des caractéristiques de pose identiques (même sensibilité ISO, même vitesse, même diaphragme, même lumination, même distance sujet/objectif, même focale)... C'est ce que je m'étais amusé à faire (en studio) quand j'ai acheté mon Canon 5D Mk2 mais pour les raisons exposées ci-dessus il m'est impossible de publier les résultats...

Il reste la notion de grain, de bruit et de netteté. En photographie argentique, le grain est incontournable, même si les films lents (< 100 ISO) présentent des grains très fins. La présence de grain diminue la sensation de netteté, c'est évident, mais permet d'obtenir une image plus proche du vivant, avec des dégradés de tons plus naturels... ce n'est pas pour rien que des générations de spécialistes ont essayé (et essayent encore) à reproduire le grain argentique en numérique, à grand renforts de logiciels spécialisés ou non !... D'un autre côté, même si cela peut, dans certaines conditions, être diminué, le numérique est affecté par le bruit. Ce bruit diminue également la sensation de netteté et, en plus, apporte une touche très artificielle d'artéfact (ce que c'est en réalité). En plus, les dégradés sont beaucoup moins naturels qu'en négatif argentique et, de toute manière, une image numérique ne présente jamais une netteté extraordinaire, une image numérique nécessite systématiquement l'application d'une augmentation de netteté. En fonction du nombre et de la taille des pixels présents sur les capteurs numériques, une image, même non bougée peut sembler douce (pas floue mais presque !). Autre point en défaveur du numérique, de par l'absence de bruit, la photographie est beaucoup trop technique, j'entends par là qu'elle est beaucoup trop lisse pour faire naturelle... C'est probablement fantastique pour la reproduction de documents, mais dès lors qu'un apport artistique serait le bienvenu, la photo numérique est totalement distancée par la photo argentique.

Un autre point capital doit-être souligné : le cas de la photo noir et blanc que le numérique ne sait pas encore faire du tout, malgré des améliorations notables !... En 2015, qui souhaite une belle photo en noir et blanc se doit de faire de l'argentique !...

Un dans l'autre, même si on ne peut pas dénigrer certains avantages du numérique, du point de vue qualitatif, la photographie argentique est encore bien supérieure à la photographie numérique, même en 2015 !...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


COMMENT UTILISER LE NOIR ET BLANC ?

De tout temps, du moins pour l'immense majorité des amateurs qui souhaitaient développer et tirer à domicile, qui disait photographie argentique, disait photographie noir et blanc. Pour la photographie artistique, le noir et blanc était LE style à utiliser. Aujourd'hui, à l'heure du numérique, le noir et blanc argentique est la nouvelle tendance incontournable... et pas uniquement parce que le numérique est incapable de donner une belle image en noir et blanc !...

Seulement voilà, faire de la photo noir et blanc ne veut pas dire faire de la photographie sans couleur !... Une image fantastique en noir et blanc pourra être nulle en couleur (même sujet, même composition, même cadrage) et inversement ! Voici donc quelques pistes pour vous aider à utiliser le noir et blanc. Bien sûr ces pistes s'appliquent également en numérique, mais au final oubliez le numérique noir et blanc, c'est trop frustrant !...

Avant de se lancer dans le noir et blanc, le photographe doit apprendre à ne pas voir le monde en couleur. En effet, certaines photos couleur ne fonctionneront simplement pas en noir et blanc, donnant trop ou pas assez de contraste ou des images totalement gris neutre. Vous trouverez dans ce site pas mal d'autres pages pour vous aider dans votre parcours, n'hésitez surtout pas à les lire. Mais voici tout de même quelques conseils simples, basiques et utiles pour l'utilisation d'un film noir et blanc :
1) Ignorer les couleurs. Encore une fois, la couleur ne se traduit pas nécessairement convenablement en noir et blanc. Alors que le film de couleur peut différencier les couleurs lumineuses du blanc, film noir et blanc ne fera pas cette différence. Idem pour certaines couleurs totalement différentes qui donneront en noir et blanc exactement la même valeur de gris (ceci est bien démontré dans une autre page de mon site).
2) Chercher le contraste. Le contraste est un élément important (voire capital) dans la composition, et permet, parfois à lui seul, de créer une photographie en noir et blanc. Cependant, même si c'est moins problématique que le manque de contraste, vous devriez également éviter, au début du moins, trop de contraste. Un sujet clair devant un fond sombre (ou inversement) rendra l'exposition difficile avec le risque de faire disparaître les détails, tant sur le sujet que sur le fond.
3) Rechercher les textures. Les textures ont un intérêt modéré mais un intérêt en couleur alors qu'elles sont capitales en noir et blanc.
4) Chercher l'intemporalité. La photographie en noir et blanc est connue pour avoir un côté intemporel. Une photo prise il y a 20 ou 100 ans peut encore être moderne, si créée correctement. Et inversement, bien travaillée, une image actuelle pourra sembler être vieille de plusieurs décennies.
5) Chercher la simplicité. Comme pour n'importe quelle photo, garder les choses simples aide toujours. Un sujet puissant dans un environnement simple fonctionne bien, en noir et blanc encore plus qu'en couleur... Des environnements trop complexes nuisent à la lisibilité en noir et blanc, plus qu'en couleur.
6) Le portrait est LE sujet de prédilection du noir et blanc. Le film noir et blanc, à gros grain ou à grain fin, fait des merveilles en photographie de portrait. Essayez des portraits en couleur et des portraits en noir et blanc et vous verrez la grande différence en faveur du noir et blanc.
7) Même un paysage peut être fort en noir et blanc. Un paysage en couleur donnera la beauté du panorama, le même en noir et blanc aura une toute autre signification, peut-être même plus intéressante...
8) L'atmosphère dramatique est sublime en noir et blanc. Avec des éclairages puissants, les décors et les personnages prennent une dimension dramatique particulièrement intéressante en noir et blanc. Le noir et blanc est un moyen extraordinaire de reproduction d'une atmosphère, d'une ambiance... et plus ces dernières seront lourdes et plus les images seront fortes et intéressantes.

Bien sûr, il faut un minimum d'essais et d'études pour réussir son parcours en noir et blanc, mais cela en vaut la peine... et personne ne pourra vous empêcher de faire, au préalable ces études en numérique, le temps de vous faire l'œil et la main, même si le résultat en numérique est décevant, ce sera moins cher (si vous êtes déjà équipé en numérique, bien sûr). Et, une fois que vous saurez voir en noir et blanc, la voie royale du noir et blanc argentique vous sera grande ouverte...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


LES EXIFs SONT PLUS IMPORTANTS EN ARGENTIQUE !

Quoi ? Euh... Comment ? Thierry vient de couler une bielle ou de fondre un fusible ou quoi ? Affirmer que les EXIFs sont plus importants en argentique qu'en numérique ? Hérésie !... Les EXIFs sont nés avec le numérique et voilà que ce site me vente de l'inexistant !... S'il continue comme cela, je vais finir par aller voir ailleurs !...

NOOOOOOON !!! Ne faites surtout pas cela ! Vous risqueriez de passer à côté de quelque chose de capital, surtout si vous débutez en argentique (ensuite vous les utiliserez sans même vous en apercevoir) !...

Premièrement, les EXIFs existaient depuis le début de la photographie argentique (fin XIXè - début XXè siècle)... si ! si ! Ils ne se différenciaient des EXIFs numériques que sur 4 points :
- ils ne s'appelaient pas EXIF à l'époque de l'argentique
- ils étaient bien plus complets que les EXIFs du numérique
- ils étaient analogiques
- ils étaient un excellent moyen de progresser en photographie
Et c'est tout ce que l'on pourra en dire, mais c'est déjà suffisant puisque si dans ces 4 différences, on trouve un point faible, on trouve surtout deux points forts (et un neutre) !...

Je ne sais pas pour vous, mais, depuis que les EXIFs s'appellent EXIF, ils me gonflent royalement, alors qu'en argentique, je m'en sers systématiquement et avec plaisir et avec profit !...

OK, il y a le point faible de "l'analogique" : il faut emporter un calepin et un crayon (ou un stylo) et un stylo feutre (ou un papier collant). Ca fait beaucoup de choses à emporter, en plus du stock de pellicules, en plus du matériel photographique, en plus du sac (ou du fourre tout), en plus des accessoires photographiques. En plus, utiliser ces EXIFs (qui au passage s'appellent des "notes" en argentique), fait perdre beaucoup de temps, déjà que la photo argentique est plus lente que la photo numérique... Bien sûr, si vous préférez, il est possible de remplacer le calepin par un dictaphone ou un smartphone en fonction enregistreur de sons !... Mais, en poursuivant la lecture, vous verrez que tous les problèmes inhérents à ce côté analogique, sont en réalité très positifs, donc du coup, il n'y a plus de point faible aux EXIFs argentiques...

Venons-en aux points positifs des EXIFs analogiques si vous le voulez bien :
- contrairement aux EXIFs numériques, ils sont très complets, pour peu que vous vous créiez une routine de création (je vous donnerai un exemple pratique plus loin). En numérique, au mieux, vous pourrez connaitre le nom du boîtier, celui de l'objectif, la sensibilité à laquelle vous avez créé l'image, à quelle vitesse et avec quel diaphragme vous avez déclenché. Vous pourrez connaître la focale utilisée, le type de mise au point, le type de mesure d'exposition, l'éventuelle correction d'exposition, savoir si vous avez utilisé un flash et... en gros c'est tout !... En argentique, le nombre de rubriques n'est limité que par vos besoins et votre imagination !...
- une fois votre film développé (et éventuellement tiré), en observant attentivement le résultat et en vous référant à vos notes (EXIFs analogiques), vous saurez exactement ce qui n'a pas fonctionné à la prise de vue ou, au contraire, vous saurez qu'en utilisant les paramètres relevés vous pourrez réussir ce que vous espériez. C'est donc un excellent moyen d'autoformation.
- en plus, ces EXIFs analogiques vous faciliteront le classement de vos images par exemple, et on peut aisément imaginer toutes les applications possibles !... Cet aspect n'a pas été envisagé directement dans mon listing des différences avec le numérique mais c'était franchement sous-entendu !...

Quoi faire apparaître dans nos EXIFs analogiques et pourquoi ?

Il n'est pas question de faire de la littérature (à moins qu'on cherche à singer l'inventaire à la Prévert !), il s'agit bien de données techniques et pratiques qui figurent dans les EXIFs, qu'ils soient analogiques ou numériques...

Je vais vous livrer ici ma technique, qu'il conviendra d'adapter à vos besoins, bien évidemment !

1) Individualiser chaque pellicule
- noter une(ou plusieurs) lettre(s) et un numéro d'ordre à l'aide d'un stylo feutre (sur bobine métallique 35mm) ou de n'importe quel type (sur une bobine papier 120 ou 220). Les lettres correspondant au classement d'un projet unique en cours et le n° correspondant à la quantième pellicule du projet unique en cours.
- indiquer la date lorsque le film sera totalement exposé

2) Renseigner le calepin
—> pour chaque image (ou série d'images si exposition motorisée sur plusieurs vues) noter :
- le code noté sur la pellicule (lettre-s- et numéro)
- la date de prise de vue
- le lieu de prise de vue (exemple : Centraal Station Amsterdam)
- le sujet (exemple : 3 musiciens)
- le nom du (des) projet(s) dans le(s)quel(s) l'image pourrait être classée (exemple : les trains)
- données techniques :
* mesure d'exposition (exemple : F/16, global, spot sur hautes lumières, incidente, etc...)
* les données EXIFs identiques au numérique (exemple : nom appareil, nom et focale de objectif, mode de programme d'exposition -Av|Tv|M|P-, vitesse d'exposition, valeur de diaphragme, correction d'exposition, etc...)
- notes personnelles : c'est, à mon avis, le plus important (exemple : écart de luminosité de 5 diaphragmes, contre jour, couché de soleil, brouillard, etc...). En cours d'autoformation aux spécificités d'un film particulier, ces notes personnelles permettent de mettre en rapport exposition et développement, ce qui permet de calibrer dans son esprit le film en cours et d'identifier ce qu'il est possible d'attendre de lui, de savoir ce qu'il convient de faire dans des circonstances particulières de prise de vue, etc... Mais il peut également être intéressant de noter les problèmes rencontrés (exemple : incident du système de mesure, défaut de déclencheur etc...).

Vous aurez bien compris que le but de ces EXIFs analogiques est de ne plus jamais avoir besoin de penser « j'aimerai bien obtenir ce résultat mais on verra bien... » au profit de « voilà exactement ce que je vais obtenir... » et c'est beaucoup plus valorisant, non ?.... Une autre application (intéressante ?) consiste à pouvoir disposer d'une légende réelle pour la photo tirée plutôt qu'une remarque sans intérêt du style "musiciens devant une gare"... (pour reprendre l'exemple de la Gare Centrale d'Amsterdam).

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


DU MATÉRIEL ARGENTIQUE NEUF ?

Vous qui lisez goulument toutes mes pages vous savez déjà qu'il est encore très facile de pratiquer la photographie argentique en 2015... ne serait-ce que par la quantité de matériel d'occasion en excellent état, d'ailleurs vous pouvez trouver ici des adresses de foires au matériel photo, meilleure source d'approvisionnement à mon humble avis, mais vous aurez certainement aussi pu lire plus ou moins entre les lignes qu'il est possible de trouver encore aujourd'hui du matériel argentique neuf... Oui mais voilà, si je vous disais qu'il s'agissait principalement de matériel professionnel et donc de grand prix, je ne vous en avais jamais dit plus ! Grave erreur que je vais corriger de ce pas !...

J'ai donc recherché des lieux où on peut se procurer du matériel argentique neuf. Bien sûr, j'ai trouvé le matériel professionnel hors de prix dont je parlais mais, bonne nouvelle, il existe des boîtiers remis à neuf donc parfaitement fiables et à relativement bas prix, des boîtiers étrangers relativement peu chers, des boîtiers bas de gamme relativement peu chers, des appareils jetables (oui ils sont réapparus !), des appareils sans objectif (sténopés) à relativement bas prix... bref, si vous souhaitez vous lancer en photographie argentique et que vous ne souhaitez pas investir dans de l'occasion (c'est une mauvaise façon de penser à mon humble avis ! surtout avec les conseils que je vous ai dispensé dans d'autres pages), vous pourrez toujours essayer de regarder les sites dont les noms suivent.

ATTENTION : je ne suis AUCUNEMENT en affaire avec ces sociétés, si vous décidez à acheter chez l'une d'entre elles, je ne gagnerai pas le moindre centime !... Concomitamment, je n'ai pas testé ces sociétés, si vous rencontrez des problèmes lors d'un éventuel achat, je ne pourrais en aucun cas être tenu pour responsable !... Cette liste ne représente pas un conseil d'achat, je ne suis pas un intermédiaire commercial, donc même la responsabilité en cascade ne pourra pas s'appliquer à moi !...

Je vais donc vous livrer la liste, probablement (certainement !) non exhaustive par ordre alphabétique avec, au besoin, un petit commentaire.

ARAX (http://araxfoto.com/cameras/) : C'est une boutique internet située à Kiev en Ukraine. Elle ne propose à la vente que des boîtiers moyen format Kiev-60 et des Kiev-88 sous sa propre marque. Elle est connue depuis de longues années pour acheter les meilleurs exemplaires sortis de chez Arsat (le fabricant des Kiev) et les remanier pour les améliorer et augmenter leur fiabilité. Mythe du web ? Un jour le doute s'est insinué en moi (voir ici) et, depuis la fermeture des usines Arsat, ce doute ne fait que s'amplifier (!!!).
ARCA SWISS (http://www.arca-shop.de/en/Camerasystems1) : Ici, pas de doute, il s'agit d'une marque super professionnelle, avec des tarifs extravagants mais explicables paraît-il !... Ils ne proposent que des boîtiers grand format.
CAMBO (http://www.cambo.com/) : Beaucoup moins connu que ARCA, CAMBO propose principalement des appareils grand format et des solutions pour appareils numériques haut de gamme.
DELAMONT (https://mauriziopolese.wordpress.com/2013/10/08/delamont-pinhole-4x5/) : Ici vous sera proposé des appareils grand format sténopé (sans objectif).
FUJI (http://www.fujifilm.com/products/instant_photo/cameras/) : Qu'on ne présente plus, propose ici des appareils à développement instantané type Polaroïd.
FUJI (http://www.gf670.com/) : Hors site "grand public", Fuji présente ici son appareil compact télémétrique moyen format professionnel. En réalité, ce boîtier est une collaboration avec Voigtländer (voir plus bas) puisque sa forme et ses fonctionnalités sont 100% identiques.
FUJI (https://translate.google.fr/translate?hl=fr&sl=auto&tl=fr&u=http%3A%2F%2Ffujifilm.jp%2
Fpersonal%2Ffilmandcamera%2Ffilmcamera%2F35mm%2Findex.html) : Toujours lui, semble proposer des appareils compacts argentique sur leur site japonais.
HARTBLEI (http://www.hartblei.com/) : Cette société Tchèque (?) est connue depuis de longues années pour retravailler et moderniser des Kiev-88 sortis de l'usine Arsat de Kiev sous sa propre marque. Il faut émettre ici la même remarque que pour ARAX (plus haut) : mythe du web ? J'ai les mêmes doutes qu'au sujet de la société ukrainienne...
HOLGA (http://www.holgainspire.com/html/opening.html) : Tout le monde connait cet appareil super bas de gamme... pour ceux qui ne le connaitrait pas, allez voir l'adresse indiquée en gardant présent à l'esprit que le site est 1.000.000 de fois plus beau que les résultats que vous pouvez attendre de cette machine en plastique (objectif compris !).
HORSEMAN (http://www.kenko-pi.co.jp/horseman/e/index.html) : Voilà encore une marque super pro avec les tarifs qui vont avec... donc sans commentaire... Ils proposent du moyen et du grand format.
ILFORD (http://www.ilfordphoto.com/products/producttype.asp?n=11&t=ILFORD+CAMERAS) Tous les photographes argentistes connaissent cette marque au moins de nom !... Au moins pour ses films et ses chimies et ses papiers (etc...) et bien, ILFORD propose également des appareils petit format jetable, des appareils moyen format sténopé (sans objectif) etc...
KB CANHAM (http://www.canhamcameras.com/) : Cette société conçoit et fabrique des appareils grand format de différentes dimensions...
KENKO (http://global.rakuten.com/en/store/mitsuba/item/1407380/) : J'en ai déjà parlé dans une autre page du site, cet équipementier propose un reflex argentique moyen de gamme, basé sur un ancien Nikon des années 1970 (?) avec différentes montures d'objectif (Nikon, Canon, Pentax) si je ne me trompe pas.
LEICA (http://en.leica-camera.com/Photography/Leica-M/Leica-M-A/Details) Sans commentaire ! Tout le monde connait !... Ils font encore des M argentiques, oubliez le prix !...
LENSLESS (http://www.pinholecamera.com/) : Comme son nom l'indique, ils ne proposent que des appareils sans objectif (sténopé).
LINHOF
(http://www.linhof.de/aplication.html) : Encore un grand nom pour les professionnels, avec des tarifs en conséquence (même si justifiés parait-il !). Ils proposent des boîtiers moyen et grand format.
LOMOGRAPHY (http://shop.lomography.com/fr/cameras) : Voilà une société que je n'aprécie pas de trop (et je n'ai pourtant rien à leur reprocher !...) qui propose de tout et du n'importe quoi à des tarifs que je trouve très élevés pour ce que c'est... mais bon, on peut (parfois) trouver du bon matériel soviétique ou chinois ou autre, remis à neuf mais coûtant méchamment plus cher qu'un matériel d'occasion dans le même état !...
STENOPEIKA (http://www.stenopeika.com/) : Comme son nom l'indique, ils ne proposent que des appareils sans objectif (sténopé).
TOYOVIEW (http://www.toyoview.com/ProductInfo/ProductInfo.html) : Marque peu connue qui ne propose que du matériel grand format.
VOIGTLÄNDER (http://voigtlaender.com/cameras.html) : Marque mythique s'il en est, avec les prix qui vont avec (mais bon, un excellent boîtier argentique au prix d'un excellent boîtier numérique, ça se défend !). Il propose encore du petit format (24x36) et du moyen format (voir la remarque au sujet de Fuji ci-dessus).
WANDERLUST (https://wanderlustcameras.com/) : Un drôle de grand format, pas trop cher.
WISTA (https://www.wista.co.jp/e_wista/e_show/e_camera/e_camera.htm) : Encore une marque peu connue qui propose des appareils grand format.
ZENIT (http://microsites.lomography.com/zenit/) : Tout le monde connait ZENIT, il a été le compagnon de tous les photographes débutants pendant des décennies... malheureusement, aujourd'hui, le fabricant a passé des accords avec la société LOMOGRAPHY (voir plus haut) pour vendre ses productions, dommage !...

Voilà, ce n'est certainement pas complet, mais franchement, si vous voulez vraiment du neuf, il y a déjà de quoi faire non ? Bonne balade...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


CONSEIL D'ACHAT DE BOÎTIERS ARGENTIQUES D'OCCASION À MOINS DE 100€

Vous avez lu avec intérêt l'article plus haut (du moins je l'espère !) mais vous n'êtes pas certain de vouloir investir autant dans du matériel argentique... je le comprends !... C'est d'ailleurs ce que m'a écrit Denis M. qui souhaitait des conseils d'achat d'un appareil argentique pour moins de 100€. Donc je vais vous proposer aujourd'hui un petit guide d'achat de matériel argentique d'occasion pour vraiment pas cher puisque je me fixe une limite maximum à 100€ optique standard comprise !... Et tant pis si cet article fait un peu doublon avec l'article plus haut parlant du même sujet !... Il ne s'agit pas du tout d'une liste à la Prévert (!...), tous les boîtiers que je vous proposerai ici, outre leur prix très abordable, sont tous des appareils que je possède, que j'ai possédé ou que j'ai pu utiliser et... qui ont tous fait leurs preuves, tant en efficacité, en fiabilité qu'en qualité de fabrication et de résultat !... Impossible de trouver des perles pour moins de 100€ même d'occasion ? ERREUR ! vous verrez que vous en trouverez d'excellents pour bien moins que cela !... Il existe même des cas où vous dépenserez plus d'argent pour vous offrir un film (et son développement) que pour acheter le boîtier !!!...

Bon, ne nous emballons pas, les Leica, Alpa, Hasselblad, Contax et consorts ne feront pas partie de ma liste... vous vous demandez pourquoi ? Allez voir les tarifs pratiqués pour ces marques même pour des modèles (très) âgés !... Reste le problème du classement des boîtiers présentés ici... par gamme de prix ? C'est trop compliqué puisque les tarifs sont très variables selon la source d'approvisionnement ! Selon le type de boîtier (compact/reflex) ? Selon leur âge ? Selon leur format (petit/moyen ou grand) ? Rien ne me satisfait au premier abord... donc je les classerai par ordre alphabétique de leur nom, cela permettra d'éviter toute fausse interprétation sur une éventuelle gradation des qualités des appareils selon un classement !... Je mélangerai donc les prix moyens, les formats, les types etc, pour ne garder que le classement alphabétique par marque/modèle !... Au passage, je vous livrerai quelques menus détails sur les principales qualités et les principaux défauts...

APPAREILS JETABLES

Eh oui, le film n'est pas mort ! Si vous souhaitez vous essayer à l'argentique sans investir, sachez qu'il est encore très facile de trouver des appareils photographiques jetables de différentes marques pour à peine plus cher que le prix du film qu'il contient, soit généralement moins de 15€ en noir et blanc et moins de 20€ en couleurs... Il en existe de format normal ou au format panoramique, avec ou sans flash intégré. N'allez pas vous amuser à acheter des appareils jetables contenant des films disparus... leur cote a véritablement explosée... mais les jetables actuels sont une bonne porte d'entrée dans le monde argentique !...

CANON EOS 650

Attention : Canon a sorti un EOS 650 D numérique, ce n'est bien sûr pas de lui dont je parle ici !...
Aussi incroyable que cela puisse paraitre, un Canon EOS de 1987, autant dire un appareil photo qui n'a rien à envier aux numériques nés 20 ans plus tard... motorisé, autofocus, tous les modes d'expositions disponibles et, cerise sur le gâteau : 100% compatible avec les objectifs Canon d'aujourd'hui (!...) pour (beaucoup) moins que 100€, tellement moins cher que d'autres boîtiers bien plus anciens, c'est une opportunité à ne pas négliger... Cet appareil n'est vraiment pas né sous une bonne étoile (!!!) un flop commercial à sa sortie (il a été immédiatement remplacé) et une cote d'occasion quasi inexistante (!!!) pour dire, j'ai trouvé mon exemplaire en parfaite condition esthétique et mécanique pour... 20€ (sans objectif), ce qui fait qu'avec un objectif EOS de son époque on peut le trouver complet pour moins de 50€ (bien sûr, avec un objectif Canon EF actuel la facture explosera mais quel intérêt de taper dans du Canon EF L ?). Si vous voulez en apprendre plus, vous pourrez aller lire son mode d'emploi ici et sa description complète ici.

COMPACTS DIVERS

Les compacts argentiques des années 1970 à 2000 ne valent strictement plus rien... qu'ils soient autofocus ou non, à exposition manuelle ou automatique, avec ou sans flash intégré. Hormis certains compacts mythiques qui cotent beaucoup, vous pouvez vous offrir un compact argentique pour 5€ voire moins. Bien sûr, votre créativité ne pourra s'affirmer que dans la composition puisque la gestion de tels appareils est, dans la plupart des cas, limitée à son strict minimum : appuyer sur le bouton déclencheur... Mais bon, pourquoi pas... c'est un moyen comme un autre de vérifier si on souhaite poursuivre en argentique ou non... et si oui, il sera toujours temps de choisir un vrai appareil photo pour poursuivre plus tard...

APPAREILS « LOMOGRAPHIQUES » ou APPAREILS « JOUETS »

ATTENTION : je ne parle pas ici des appareils proposés par la société Lomographie (à Vienne en Autriche) qui vend beaucoup de n'importe quoi à prix dingue pour faire mode !... Mais de tous ces boîtiers grand public des années 1940~1960 (qui sont innombrables !), très souvent moyen format, toujours point and shoot, c'est à dire avec des possibilités de réglage très limitées, avec des objectifs simples mais très efficaces, quasiment toujours sans possibilité de mise au point (objectif fixé à l'hyperfocale pour une profondeur de champ maximale) généralement faits de bakélite et que l'on trouve sans se fatiguer pour moins de 10€ (généralement de 1 à 5€). Certes ce ne sont pas des appareils de rêve mais vu les résultats, ils peuvent très bien faire l'affaire pour s'essayer à la photographie argentique !...

Faites simplement attention au type de film qu'ils utilisent !... Certains utilisent des films 120, donc aucun problème, d'autres (très nombreux) utilisent des films 620 qui n'existent plus mais que l'on peut bricoler sans problème (voir ici) et d'autres encore qui utilisent des films qui n'existent plus mais qu'il est difficile de bricoler !...

LUBITEL 166V (en fait il est marqué 166B mais le «B» cyrillique est un «V» latin, voir ici)

Voici un appareil moyen format, mais ZE champion du monde des moyen-format petit prix !... N'oublions pas que moyen format veut dire un bond en avant par rapport au petit format avec un film 4 fois plus grand que le film 35mm, ce qui veut dire qu'il offre beaucoup plus de détail et d'onctuosité et qu'ils peuvent être très agrandis sans perte de qualité. Qui dit moyen format veut normalement dire appareil professionnel hors de prix et boîtier gigantesque et très très lourd et... extrêmement cher. Alors qu'ici on est en présence d'un vrai appareil moyen format (même si des ignorants le classe parmi les appareils lomographique ou les appareils jouets) avec toutes les qualités et tous les défauts inhérents à ces appareils mais puisqu'il est constitué de bakélite, on n'a pas de problème de poids et pour ce qui est du prix... c'est de la tuerie !... Notons tout de suite que l'objectif (en fait les objectifs puisqu'il s'agit d'un boîtier bi-objectif) sont d'excellente qualité même si très simples (il s'agit d'un objectif triplet).
Autre avantage non négligeable du Lubitel par rapport aux autres boîtiers moyen format, outre la taille et le poids : sa discrétion !!! C'est ZE appareil idéal pour obtenir d'excellents négatifs de photo volée sur le vif... sa mise en œuvre et l'absence de bruit au déclenchement permettent de passer totalement inaperçu !...

J'ai parlé des qualités du moyen format, il faut maintenant insister sur les défauts du moyen format (je dis bien défauts du moyen format et pas défauts du Lubitel !) : la lenteur et la relative difficulté de mise en œuvre...

Pourquoi parler du Lubitel 166V et pas des autres ? Certes les ancêtres du 166V sont mieux finis mais commencent à montrer leur âge et les suivants, 166 universal et 166+ proposent des fonctions inutiles qui les font coter beaucoup plus cher !... Si vous voulez en apprendre plus, vous pourrez aller lire son mode d'emploi ici et sa description complète ici.

PENTAX K1000

Voilà, à mon avis, le meilleur boîtier que l'on puisse souhaiter pour se lancer et poursuivre (à vie) son parcours photographique argentique !... C'est un superbe boîtier mécanique, littéralement increvable ! En toute logique, choisir un excellent K1000 vous fera dépasser les 100€... sauf si vous tombez sur un exemplaire de deuxième "génération"... En effet, le Pentax K1000 était d'abord fabriqué au Japon et a terminé sa carrière avec des boîtiers fabriqués en Chine. La qualité et la longévité des deux "types" de K1000 sont quasiment identiques mais la cote des K1000 made in Japan est sans aucune commune mesure avec les K1000 made in China !... Donc ne réfléchissez pas, si vous trouvez un bon K1000, sautez sur l'occasion et vous pourrez, avec la différence de prix, vous offrir des superbes objectifs Pentax ou Takumar M42 !...

PENTAX SuperA

Ici, on est franchement dans les limites des 100€... théoriquement, on les dépasse même largement si on prend en compte l'achat de l'objectif... mais il est possible de trouver des SuperA en excellent état avec objectif 50mm pour 100€... et vu la qualité et les possibilités de ce boîtier (datant tout de même de 1983), si vous n'êtes pas trop pressé, prenez le temps d'en trouver un... il saura vous récompenser plus que largement !... Et n'oubliez pas que, comme tous les Pentax, il accepte aussi les vieux objectifs M42 (voir ici) au prix de la perte de l'automatisme à priorité vitesse...

Si vous voulez en apprendre plus, vous pourrez aller lire son mode d'emploi ici et sa description complète ici

PRAKTICA MTL-3


Praktica était au départ une gamme d'appareils photographiques 35 mm à visée reflex créée par le fabricant allemand Kamera Werk (KW) à Dresde en ex-Allemagne de l'Est. Le premier modèle d'appareil photographique Praktica sort en 1949. KW a ensuite été intégré au kombinat est-allemand Pentacon, et à compter de ce jour, l'appellation Praktica a été utilisée (jusque dans les années 1980) pour désigner l'ensemble des reflex fabriqués par Pentacon. Actuellement, Praktica n'a pas disparue et fait de la photo numérique grand public.

Pourquoi vous parler du MTL-3 ? et pas d'un autre ? Pour deux raisons : 1) sur les quatre générations de Praktica, les deux premières commencent à accuser leur âge, la quatrième génération était très bien mais était équipée d'objectifs à baïonnette spécifique à Pentacon, ce qui limite beaucoup le nombre d'objectifs disponibles. Le MTL-3 fait partie de la troisième génération (pas trop vieille) avec des caractéristiques déjà modernes et surtout... une monture d'objectif M42 (extrêmement répandue !!! voir ici) — 2) je l'ai utilisé pendant un certain temps et j'ai appris à l'apprécier. En plus, il porte toutes les marques visibles des boîtiers soviétiques (avant anguleux, arrière arrondi, plein d'arrêtes, le déclencheur déporté sur l'avant, un vrai Kiev-60 en miniature... voir ici), et cette esthétique... j'adore !...

Point de haute technologie, pas de mesure multizones, pas plus de mesure spot, pas d'automatisme... mais une bête de somme sur qui on peut compter avec en prime un parc d'objectifs à couper le souffle. Et contrairement à de nombreux appareils soviétiques, le Praktica offre un choix complet de vitesses d'obturation (de B à 1/1000è de seconde). Il n'est pas aussi capricieux qu'un boîtier soviétique pur jus, il offre tout ce dont on a réellement besoin pour faire de la vraie bonne photographie, rien ne manque !... La couverture plastique à picots n'est pas franchement ce qu'on a fait de plus confortable mais point de vue efficacité, rien à redire... Bref, un Pentacon, oh pardon, un Praktica, quel qu'il soit, pourvu que de 3ème génération, sera un excellent achat, pour ne pas dire un excellent investissement !...

Les Praktica de 3ème génération sont : •Praktica L •Praktica L2 •Praktica LB2 •Praktica LTL •Praktica Super TL2 •Praktica Super TL3 •Praktica LTL3 •Praktica MTL3 •Praktica Super TL 500 et Super TL 1000 •Praktica LTL2 •Praktica DTL2 •Praktica DTL3 •Praktica MTL50 •Praktica LLC •Praktica PLC2 •Praktica PLC3 •Praktica VLC •Praktica VLC2 •Praktica VLC3 •Praktica EE2 •Praktica EE3

REVUEFLEX (toute une gamme impressionnante !)

FotoQuelle est (était) une société allemande qui vendait sous la marque REVUE des boîtiers reflex (Revuflex) et des optiques (Revuenon) d'origine indéterminée... certainement des fins de stock. On y trouvait aussi bien des boîtiers soviétiques (Revueflex E qui est un Zenit E) que des boîtiers japonais (le seul Revueflex que je possède, le SC-I, est un Chinon CM-I). Donc, même si cette marque n'est que virtuelle (elle ne fabrique rien !), elle vendait du très bon matériel (avec un retard de quelques années par rapport au matériel portant la marque originale), du matériel d'occasion neuf si on veut (!!!), à un prix défiant toute concurrence !... Des années plus tard, sur le marché de l'occasion (la vraie occasion de deuxième main -ou plus-), on peut s'en procurer en excellent état pour quelques euros !!! Le SC-I que je possède peut très bien se trouver pour 20€ avec un 50mm f/2.8 et peut être 40€ avec un 50mm f/1.7. De plus, il est équipé d'une monture M42 (voir ici) acceptant de véritables pépites d'objectifs !...

Pour en savoir plus voir ici et ici (si ce n'est pas encore publié, cela ne devrait pas tarder !)

STÉNOPÉS

Le terme de sténopé regroupe une quantité incroyable de boîtiers : des gratuits que vous pouvez fabriquer vous-même (l'internet est plein de sites vous livrant des plans) aux sténopés de grande classe en bois précieux qui coutent un bras !... Bien sûr, on évitera ces derniers. Entre les deux, il existe une quantité incroyable de boîtiers à très vil prix... sans compter les appareils « jouets » dont je parlais plus haut à qui on peut retirer l'objectif pour le remplacer par un sténopé fait maison !...

Un sténopé peut aussi bien fonctionner avec des films (temps de pose relativement courts) qu'avec des papiers photo sensibles (temps d'exposition très longs). Si vous choisissez un sténopé papier, sachez que vous devrez faire un "internégatif" qui nécessitera un gaspillage de papier et en plus une image finale miroir. Mais ILFORD-HANNEMUHLE propose un papier photosensible directement positif, ce qui est tout de même plus pratique !... La pratique du sténopé papier est en réalité de la photo argentique grand format (fonction de la surface de papier utilisé).

ZENIT 12 XP

Voilà ZE champion du monde des reflex 24x36 petit prix !... J'ai trouvé le mien dans une foire photo pour 10€ objectif compris et en parfait état cosmétique et mécanique (en fait je voulais acheter l'objectif et le vendeur m'a donné le boîtier). Esthétiquement, pas de surprise... c'est un appareil soviétique, carré devant arrondi derrière, généralement très anguleux. Il ressemble beaucoup au Praktica MTL-3 dont j'ai parlé plus haut mais son fonctionnement et sa philosophie sont également très proches. Le Zenit à placé le déclencheur sur le dessus du boîtier et c'est la seule différence d'esthétique. La qualité de la couverture du Zenit 12 xp est telle qu'il sera beaucoup plus agréable à prendre en main qu'un Praktica MTL-3. Le seul point noir du Zenit 12 xp par rapport au Praktica MTL-3 (et des autres reflex) se trouve au niveau du faible choix de vitesses d'obturation, mais un dans l'autre, si vous savez photographier, cela ne sera pas trop pénalisant... et en plus vous pourrez vous offrir plusieurs Zenit 12 xp pour le prix d'un seul boîtier de mes autres propositions. Le Zenit 12xp porte également une monture d'objectif M42 (voir ici) qui ouvre un horizon incroyable de choix d'objectifs, dont les siens propres qui font partie des meilleurs (avec les Pentax Takumar, bien sûr !).

Pourquoi choisir le Zenit 12 xp plutôt qu'un autre Zenit ? Parce qu'il s'agit probablement du meilleur ! Pas trop vieux, et bien plus solide que les générations suivantes, et beaucoup plus agréable à utiliser que les générations précédentes. Si vous voulez en apprendre plus, vous pourrez aller lire son mode d'emploi ici et sa description complète ici.

_____________
Voilà Denis (et tous les autres lecteurs intéressés ), en quelques lignes, vous avez ouvert de nombreuses pistes de recherche d'excellent matériel d'occasion pour franchement pas cher !... Dans ces conditions, il serait vraiment dommage de ne pas s'essayer en argentique... qui sait, peut-être irez-vous jusqu'à oublier le numérique ?!!!

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


CONNAISSANCE ET UTILISATION DU CODAGE DX

Vous qui débutez en photographie argentique, il y a 99,99% de chances que vous allez commencer en petit format (24x36). Vos films 135 (ou 35mm) ressembleront tous à l'image ci-dessous, mises à part les couleurs de la cartouche, bien sûr !

J'ai volontairement choisi une vue ne présentant pas la marque du film !

Que voyons-nous sur une cartouche ?
- La marque du film
- Le type de film (noir et blanc, couleur, diapositive, etc.)
- La sensibilité du film
- Le nombre de vues (12, 24, 36 poses)
ET
un drôle de "petit" dessin que l'on voit très bien sur la moitié gauche de l'image ci-contre (je ne parle pas ici du code bar mais de la grande zone présentant des carrés noirs et blancs).

Ce drôle de dessin correspond à ce que l'on appelle le codage DX du film. Si vous possédez un appareil argentique "moderne" (né après 1983 !), il y aura de fortes chances que votre appareil ne nécessite plus ni le réglage de la sensibilité du film chargé (il le déterminera automatiquement), ni le nombre de vues possibles (l'appareil rembobinera automatiquement le film dès la dernière vue exposée).

Miraculeux ? Magique ? Certainement pas ! Tout cela a été rendu possible grâce au codage DX ! Sur la zone désignée de la cartouche, on ne trouve pas des carrés noirs et blancs mais des zones pouvant conduire l'électricité (les zones blanches, métalliques en fait) et des zones ne pouvant pas conduire l'électricité (les zones noires, tout aussi métalliques que les zones blanches mais peintes en noir avec une peinture non conductrice). L'appareil photo, n'ayant, comme chacun sait, pas la moindre intelligence, ne fera qu'utiliser des électrodes pour "lire" les zones blanches et les zones noires afin d'en tirer les renseignements nécessaires à ses automatismes.

Bon, si c'était tout, je n'en aurais jamais fait un article !... Mais vous verrez que ce codage DX a apporté des avantages (les automatismes) mais également des désagréments non négligeables !... C'est en envisageant le codage DX sous cet angle que nous allons apprendre un tas de choses pour la pratique quotidienne de la photographie argentique en petit format !

DÉCODONS LE CODAGE DX

Si nous ne savons pas comment sont codées les données (donc si on ne sait pas comment décoder), nous allons nous amputer de pas mal de renseignements indispensables. Certes, en tant que débutant, cela ne présentera pas un très grand intérêt (!) mais, très rapidement, vous verrez que vous ne pourrez plus vivre sans utiliser ce codage DX (même si votre appareil argentique est beaucoup plus vieux que 1983 !!!)... Donc autant apprendre ces notions tout de suite !...

Avant d'essayer de traduire le code, il faut placer la cartouche en position permettant une lecture "humaine" du contenu. La position est donc horizontale, la sortie du film placée vers le haut.
Dans ces conditions, on peut deviner qu'il existe 6 carrés (noir ou blanc) sur 2 lignes. N.B. la ligne inférieure semble plus fine que la supérieure sur l'image ci-contre mais c'est une illusion due à l'arrondi de la cartouche... La zone de codage étant encadrée de noir (bande fine).
Voici donc schématisée la zone de codage.
Théoriquement, chaque carré peut être blanc (conducteur) ou noir (non conducteur), il s'agit donc d'un codage binaire (blanc = 1, noir = 0).
Mais en réalité, les deux carrés de gauche (notés 1-1 et 2-1) ne servent que de référence et n'entreront pas dans le codage DX, ils seront systématiquement blancs (ils servent en fait à prouver la présence de la cartouche de film dans l'appareil) !
Les carrés entourés de rouge serviront à coder la sensibilité (ISO) du film.
Les carrés entourés de vert serviront à coder le nombre de vues du film.
Les carrés entourés de bleu serviront à coder la latitude de pose du film.

Connaissant le nombre de cases entourées, on peut envisager les combinaisons binaires qui coderont les valeurs...

25 ISO

72 poses
32 ISO 60 poses
40 ISO 48 poses
50 ISO 36 poses
64 ISO 24 poses
80 ISO 20 poses
100 ISO 12 poses
125 ISO NA
160 ISO +/- 0,5 diaph'
200 ISO +/- 1 diaph'
250 ISO +2 ~ -1 diaph'
320 ISO +3 ~ -1 diaph'
400 ISO
Ce tableau récapitulatif vous donne les clés du codage DX, mais, en plus nous démontre que :
- Il sera quasiment impossible d'apprendre ce tableau par cœur (pas grave puisque vous saurez où le trouver !)
- La lecture n'est pas très simple puisque, contrairement à mon récapitulatif, la frontière des carrés n'est pas matérialisée (pas grave si on sait qu'il y a deux lignes de 6 cases, on s'y retrouve)
- Le codage ne suit pas une répartition logique des "pixels" (pas grave puisqu'on ne les connaitra pas par cœur !)

Apprenez donc à apprivoiser ce récapitulatif et vous verrez bientôt qu'il pourra grandement vous servir...

NA = non appliqué = valeur libre pour une utilisation interne à chaque constructeur...
500 ISO
640 ISO
800 ISO
1000 ISO
1250 ISO
1600 ISO
2000 ISO
2500 ISO
3200 ISO
4000 ISO
5000 ISO
NA
NA
NA
NA
NA
NA
NA
NA

UTILISONS NOS NOUVELLES CONNAISSANCES

Bon, vous vous doutez bien que je n'ai pas créé cet article pour m'arrêter en si bon chemin !... Voyons donc ce que nous allons pouvoir faire de toutes ces informations codées...

1) vous n'êtes pas encore assez à l'aise avec la manipulation de vos films. Autant dire que les cartouches sont malmenées... On peut imaginer que des rayures empêchent la lecture de la sensibilité du film exposé (important pour le développement), même importantes, ces rayures ne pourront jamais empêcher la lecture du code DX... donc au moment du développement... même pas peur, je sais retrouver la sensibilité du film !...

2) même cas de figure que précédemment, mais cette fois c'est le nombre de poses qui est illisible ! C'est très important de connaître le nombre de vues à développer si on arrive en fin d'efficacité de ses produits chimiques de développement... Pas de problème, maintenant on peut retrouver ce nombre !...

3) encore beaucoup plus important pour la pratique photographique (mais pas encore pour les débutants, malheureusement !) est la connaissance de la latitude de pose du film considéré ! Généralement cette information se retrouve dans la notice du film, malheureusement, de plus en plus souvent, les films achetés sur internet ne sont pas accompagnés de notice... Aussi, comment savoir avec quelle précision il faudra exposer le film pour obtenir un bon résultat ?... Vous voulez faire une photographie en ambiance sombre avec un film de 400 ISO (dur dur !), si par hasard les cases 2-5 et 2-6 du codage DX étaient blanches, cela veut dire que la pellicule pourra reproduire des images si elle est sous exposée de 1 diaphragme (donc le film peut être considéré comme un film de 800 ISO, bien plus confortable), et inversement, cette même pellicule pourra sans problème être surexposée de 3 diaphragmes sans risque, donc pourra être utilisé comme s'il s'agissait d'un film de 50 ISO...

4) vous voulez pousser ou retenir un film (ce n'est pas une technique pour débutants non plus, mais vous y viendrez bientôt !) avec un appareil moderne DX qui ne permet pas de modifier manuellement les réglages automatiques issus de la lecture du code DX... Technique impossible ? Non ! Recherchez dans le tableau le code correspondant à la sensibilité de film que vous souhaitez appliquer et modifiez le code DX imprimé sur la cartouche en grattant le noir (pour le rendre conducteur) ou en peignant le blanc (pour le rendre isolant) et votre boîtier, bêtement, docilement, va appliquer automatiquement la valeur ISO (poussée ou retenue) que vous avez souhaité... Et même si vous utilisez un boîtier qui ne gère pas le codage DX, si vous poussez ou retenez vos films, c'est un excellent moyen de connaître la sensibilité effectivement appliquée... surtout si vous ne développez pas immédiatement...

5) vous embobinez vous même votre film dans une cartouche standard... Si votre boîtier exige un codage DX, vous n'aurez pas le choix, il faudra créer vous-même les zones conductrices et les zones isolantes... C'est très simple : créez une zone en papier d'aluminium aux bonnes dimensions, peignez les zones isolantes (la couleur n'a aucune importance !) et votre boîtier prendra automatiquement en compte les messages que vous lui avez fournis !... L'auto-chargement de film n'étant pas très précis, vous pouvez très bien ne pas connaître le nombre de vues possibles... décidez de coder 100011 (ou BNNNBB) sur la deuxième ligne... l'appareil n'effectuera pas le rembobinage automatiquement !...

Donner ces informations à un débutant est discutable... mais je trouve que si vous avez déjà entendu parler du sujet, le jour où vous serez confronté au problème, vous saurez où aller pour retrouver les informations... et elles seront ici !!!!!!!

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


PEUT-ON DÉBUTER LA PHOTO ARGENTIQUE SANS SE RUINER ?

Bien sûr que oui, vous vous en doutez puisque je n'en parlerais pas si ce n'était pas le cas !... Mais pour se faire, il faut connaitre quelques points (fort simples et fort logiques) dont je vais parler ici.

Le matériel d'abord

Je n'en dirai rien ici, j'ai déjà bien travaillé le sujet dans les articles précédents, allez donc les relire.

Puis le film

Là, vous avez toute latitude : les négatifs couleur peuvent encore être développés (assez) facilement. Les négatifs noir et blanc peuvent être développés (assez) facilement, mais surtout être développés par vous même à la maison grâce aux recettes que je vous ai livrées ici. Si vous souhaitez faire de la diapositive, c'est également possible mais le développement vous demandera de rechercher un labo capable de le faire... c'est assez rare aujourd'hui, mais cela se trouve tout de même.

Si vous achetez les films en grand nombre, vous trouverez des prix TRES compétitifs et vous pouvez les conserver longtemps (dans le bac à légume du frigo).

Enfin, la technique et les bonnes habitudes

Si vous possédez un scanner, vous allez pouvoir numériser vos négatifs. Si vous n'en possédez pas, n'en achetez pas, si vous donnez vos films à développer, demandez le transfert en fichier numérique plutôt qu'en épreuve papier (bien que le papier c'est beaucoup mieux !)

Ne photographier QUE dans de bonnes conditions de lumière, au début du moins... Avec le temps vous pourrez vous affranchir de cette limitation. Ce que je veux dire, c'est qu'il faut éviter de faire de la photo en plein midi, les résultats sont décevants, préférez le petit matin ou la fin d'après midi, meilleure sera la lumière, meilleurs seront les résultats et moindre sera le gaspillage (donc moindres frais !)...

Réfléchissez avant de "tirer" : prenez le contenu des articles de mon site pour base, réfléchissez un peu, déplacez-vous, simplifiez la composition, peaufinez le cadrage et l'exposition... vous économiserez du film donc de l'argent...

Ne faites qu'une image à la fois !... Vous trouverez surement des boîtiers motorisés... sélectionnez donc la motorisation "vue unique"... les moteurs vous feront prendre 36 fois la même image... sans intérêt donc !...

Si vous souhaitez donner vos films à développer, choisissez bien votre laboratoire : certains labo "en une heure" vous offrent un film pour un film développé, sinon, les développements à plus longue échéance sont souvent beaucoup moins chers... un peu de patience, c'est TRES rentable !...

Prenez du plaisir en photographiant ! Quand il y a du plaisir, le prix n'est plus un obstacle !...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


COMMENT JE CHOISIS ET J'EXPOSE MES FILMS N&B ?

Julien Z. m'a écrit pour me poser une question pertinente à laquelle j'aurais pu répondre avant qu'il me la pose, mais cela me paraissait tellement évident (pour un -très- ancien utilisateur d'argentique) que je n'y avais même pas pensé !!!

En toute logique, c'est le genre de question à laquelle je n'ai pas l'habitude de réponde, et surtout pas dans un article entier, mais puisque la photo numérique est le premier choix des débutants, l'argentique devient, pour beaucoup, une découverte un peu déroutante... donc puisque les choses sont inversées, on va inverser le raisonnement aussi !!!...

Je me souviens, au début du numérique, tout le monde, même les argentistes chevronnés se demandaient tous (entre eux ou à eux-mêmes !) dois-je utiliser les ISO auto, la balance des blancs auto, etc, etc... Il n'y avait bien sûr aucune réponse universelle mais, cela rassurait d'essayer de comprendre et de voir comment les autres faisaient. Aujourd'hui, les jeunes qui jusqu'alors ne connaissaient que le numérique, ne se sont jamais posés ce genre de question, c'était presque inné, mais ils se posent des questions semblables pour le film qu'ils découvrent.

Je sais que vous voulez connaître ma manière de faire, je vous la livrerai donc mais pas sans souligner et en insistant lourdement qu'il s'agit de MA façon de faire, ce n'est pas du tout un modèle à suivre... vous pourrez essayer mais surtout ne vous y fixez pas !!!

Je vais introduire dans cet article un tas de notions qui dépasseront (et de loin) les connaissances d'un débutant en photo argentique, MAIS ne vous inquiétez pas, vous trouverez toutes les explications dans les autres pages traitant de photographie argentique, du format des boîtiers au développement évolué en passant par l'exposition du film. Visitez donc toutes les pages (y compris laboratoire argentique, questions/réponses et même théories et techniques avancées) traitant de photo argentiques dans mon site...

Le choix du film.
Pour choisir votre film, il faut faire des tests, vous découvrirez rapidement que vous préférez le rendu d'un film ou deux que vous préférez... Là, personne ne pourra choisir à votre place ! Vous pourrez relire les articles plus haut qui pourront vous orienter un peu mais c'est tout... ce ne seront que vos tests personnels qui vous permettront de choisir votre pellicule (vos pellicules) de prédilection !!! Personnellement, après des années d'errance, j'ai fini par m'arrêter sur deux marques : Ilford et Foma...je ne dis certainement pas que les autres sont moins bien, ce n'est pas vrai du tout (!) et d'autres vous prouveront certainement qu'il existe beaucoup mieux et qu'ils ne comprennent pas pourquoi j'ai arrêté mon choix sur ces deux marques !... En plus, au sein d'une marque il existe plusieurs choix de pellicules différentes, qui auront chacune des caractéristiques individuelles... donc je ne dis pas que j'utilise tout ce que fait Ilford et tout ce que fait Foma ! Chez Ilford, mon choix s'est limité sur la FP4+ et la HP5+, chez Foma sur la Fomapan 100 et la Fomapan 400. Par contre, si ce que je dis ici est mon choix personnel à ne pas suivre forcément, il y a une règle générale, elle, à suivre absolument (!!!) : utilisez le moins possible de pellicules différentes !!! Si vous pouviez vous contenter d'une seule, faites-le (!!!), la meilleure pellicule du monde (si elle existe) ne vous donnera de bons résultats que si vous la connaissez et que vous l'utilisez convenablement !!! Et la plus mauvaise pellicule du monde (si elle existe) vous donnera de très bons résultats si vous la connaissez bien et que vous l'utilisez dans les meilleures conditions !...
Dans le choix du film, il ne faut pas uniquement se limiter au rendu général, il faut également choisir une sensibilité... La règle que j'applique est la suivante : plus le format de mon négatif est petit et plus je choisis un film lent. Vous pouvez décider du contraire (!!!) mais vous voulez mon avis ! Puisque j'utilise à peu près tous les formats, j'ai découvert cette règle qui me convient parfaitement. En 24x36 et en 45x60, j'utilise des films lents de 100 ISO (valeur nominale) voire 200 ISO au maximum (même si parfois il m'arrive d'utiliser une 400 ISO, mais c'est très rare !). La FP4+ est une pellicule de 125 ISO (valeur nominale) qui serait, d'après mes tests, plutôt une 80 ISO réels, la Fomapan 100 qui est une pellicule de 100 ISO nominal serait, toujours selon mes tests, plutôt une 50 ISO réels. Pour les formats supérieurs, j'utilise plutôt une sensibilité un peu supérieure. En moyen format, du 60x60 au 60x90, j'utilise principalement du 400 ISO (parfois du 200 ISO). La Ilford HP5+ ainsi que la Fomapan 400 sont des pellicules 400 ISO (valeur nominale) qui, toujours selon mes tests seraient plutôt des 200 ISO réels. En toute logique, en grand format je devrais utiliser des pellicules encore plus rapides... et bien non ! Je trouve que l'augmentation de sensibilité n'apporte rien de plus (voire rien de bon) en 4x5"... donc là aussi je me limite aux 400 ISO (valeur nominale !). Voilà pourquoi j'utilise 4 pellicules plutôt qu'une seule, comme ce que je vous ai conseillé un peu plus haut : plusieurs formats = plusieurs pellicules, un seul format = une seule pellicule suffit largement !...

La mesure de l'exposition.
Selon l'effet que je recherche (douceur générale/contrastes élevés), j'utilise mes pellicules à leur valeur nominale ou à leur valeur réelle, c'est à dire FP4+ à 125 ISO ou à 80 ISO, Fomapan 100 à 100 ISO ou à 50 ISO, HP5+ ou Fomapan 400 à 400 ISO ou à 200 ISO.
Pour la mesure de l'exposition, dans la mesure où je possède 25.000 boîtiers (j'exagère, bien sûr !), je choisis généralement la mesure de la lumière qui colle le mieux à la philosophie de chaque boîtier : les boîtiers petit format anciens sans posemètre intégré (ou à posemètre hors service) seront utilisés en mesure évaluative de la lumière, c'est à dire par la règle du sunny 16 (ou du f/16, ou du 16 ensoleillé) dont j'ai parlé par ailleurs. Pour les boîtiers petit format à posemètre intégré, j'utiliserai le posemètre intégré, pour le moyen format, avec ou sans posemètre intégré, j'utiliserai soit la mesure évaluative (sunny-16) soit un posemètre autonome à main en mesure incidente (voir tous cela dans les autres pages !). Pour le grand format, j'utiliserai exclusivement le posemètre autonome en lumière incidente, même si j'ai mis au point une mesure sur le dépoli à l'aide d'un posemètre en mesure réfléchie... Bien sûr, les mesures seront toujours corrigées selon l'effet souhaité sur l'image finale !...

Une correction supplémentaire.
Très souvent, pas systématiquement, mais presque, une fois la mesure effectuée et corrigée, j'expose réellement mon image avec un diaphragme de plus ! Attention, je répète que c'est MA technique, n'allez pas dire que c'est ce qu'il faut faire, cela donnerait certainement des résultats que vous ne souhaiterez nullement !...

Le développement.
Selon le résultat souhaité, j'utilise, pour obtenir un grain fin, un révélateur puissant du commerce (type Ilford ID 11). Si par contre, je préfère conserver un peu plus de grain mais jouer sur l'acutance (netteté des contours, dit micro-contrastes en numérique), j'utilise préférentiellement un révélateur alternatif (T-Kahwanol®, mon révélateur perso) ou du Rodinal très dilué, tous deux étant des révélateurs faibles que j'utilise en stand développement.
Je ne parlerai pas trop des temps de développement puisqu'ils seront fonction du résultat que je recherche, mais également parce qu'ils dépendront de l'exposition.

Le tirage.
Ceci correspond au post-traitement en numérique et on pourrait en parler pendant des heures... à tel point que je n'en dirai rien puisque chacun se donne des orientations de post-traitement et en plus, chaque image nécessite un post-traitement spécifique...

Voilà, c'est tout ce que je dirai dans le cadre de cette page. Je répète que pour bien intégrer cet article, il sera indispensable de lire les autres pages de mon site... Ici on ne parle que des débuts en photographie argentique...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


LE FORMAT DU FILMS INFLUE-IL SUR LA QUALITÉ TECHNIQUE DE L'IMAGE ?

J'ai déjà dit que la qualité d'une image argentique est bien meilleure qu'une image numérique puisque le nombre de vues par film est plus que limitée, 36 poses maximum pour un petit format (hors panoramique), de 8 à 10 poses pour un moyen format (hors panoramique) et 1 seule en grand format. Du fait de ce nombre ridicule de vues disponibles et du prix de reviens si on expose son film avec n'importe quoi, n'importe quel photographe qui fait du numérique ET de l'argentique découvrira que ses clichés argentiques seront mieux travaillés, plus léchés et donc bien meilleurs. Mais je ne souhaite pas parler de qualité d'image dans cet article, mais de qualité technique du support.

Plus le format du film est grand et plus le cliché sera défini, cela est bien connu, ce qui fait qu'il est préférable d'utiliser le format le plus grand pour tirer des images magnifiques. Seulement voilà, ce n'est pas tout à fait vrai, et c'est la raison pour laquelle je me lance dans cet article !...

Vous connaissez tous la composition d'un film : une surface de plastique (d'acétate) couverte d'une gélatine contenant des grains d'argent. Allez lire l'article ici et ici pour en savoir plus.

Et bien cette surface, la seule qui donne la consistance au film, n'est pas neutre dans la qualité technique du film dans son entier !... Incroyable mais vrai, plus le film est rigide et plus cette surface de plastique est épaisse (lapalissade) et plus cette épaisseur est importante et plus on retrouve des phénomènes de réfraction (diffusion de la lumière)... Donc la qualité technique peut varier énormément d'un film à l'autre.

Si on fait abstraction des vieux films soviétiques (peut-être sont-ils encore fabriqués à l'identique pour certains) et peut-être d'anciens films chinois, tous connus pour leur épaisseur, à marque de film identique, à qualité de gélatine identique, à toutes choses égales, on remarque des différences.

Dans ces conditions, on remarquera que les films petit format (135) ainsi que les films moyen format de type 220 ainsi que les plan-films de grand format doivent présenter une rigidité plus importante que les films moyen format de type 120. En effet, certains films doivent pouvoir supporter toute la traction lors de l'avancement (135 et 220) et le rembobinage (135), les plan-films, vu leur surface, doivent également être rigides. Restent les films 120 qui sont solidaires d'un papier de protection anti-voile (et c'est ce papier qui supportera en grande partie la traction de l'avancement) sont beaucoup moins rigides et beaucoup plus fins !... Donc on peut fort logiquement en déduire que les plan-films sont plus épais que les films 135 qui sont plus épais que les films 220 et 120 (en effet, même si le film 220 n'est pas doublé de papier, il est identique au film 120).

Ainsi, pour une surface donnée (identique pour tous les films), tout le reste étant strictement identique, les films 120 et 220 permettront d'obtenir une meilleure qualité technique que les films 135 ou les plan-films grand format !...

Bon, je dis bien à surface donnée (identique pour tous les films), puisque si on ramène le raisonnement à la surface réelle de chaque format, le handicap de l'acétate sera plus ou moins rattrapé ! C'est pourquoi un film de grande surface, même si plus épais que le petit format donnera de meilleurs résultats que ce dernier ! Donc, théoriquement, les films 120 et 220 sont les plus qualitatifs, suivis du film 135, suivi des plan-films. Mais en pratique, le plan-film donnera tout de même de meilleurs résultats grâce à sa grande taille. Donc, pris globalement, le classement qualitatif est le suivant :
1) très grands plan-films (grand format)
2) 8x10" (grand format)
3) 5x7" (grand format)
4) 4x5" (grand format)
5) 60x90 sur pellicule 120 ou 220 (moyen format)
6) 60x80 sur pellicule 120 ou 220 (moyen format)
7) 60x70 sur pellicule 120 ou 220 (moyen format)
8) 60x60 sur pellicule 120 ou 220 (moyen format)
9) 45x60 sur pellicule 120 ou 220 (moyen format)
10) 24x36 sur pellicule 135 (petit format)
11) 18x24 sur pellicule 135 (petit format)
12) les formats plus petits ont disparus...

Et, bien sûr, tout ce que j'ai dit ici est aussi bien valable en N&B qu'en couleur !

Que dites-vous au fond ? Que cet article ne sert à rien ? Certes, vous connaissiez tous le classement qualitatif global mais saviez-vous que le 120 était le plus fin et donc le moins sujet a dégradation de qualité ? Oui ? Cela prouve que vous avez déjà développé du 120 (ou 220) et vous vous êtes aperçu qu'il était beaucoup plus difficile à enroulé sur la spire... mais si vous n'aviez pas cette expérience, je vous rappelle que cette page s'intitule faire ses débuts en photo argentique, vous seriez certainement bien aise d'apprendre ce petit clin d'œil !... Mission accomplie !...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page





Flag Counter
En savoir plus