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Hommage à FERNAND BIGNON
Lettre ouverte aux (futurs) argentistes
Les photographes sont tous C H A R L I E

Depuis le temps (reculé !...) où je m'occupais du club photo de ma petite ville, j'ai toujours eu du mal à faire passer un message qui paraît simple pourtant... mais que tout apprenant (c'est un terme à la mode) semble être incapable d'entendre. Maintenant que j'entretiens ce site, je vais essayer de renouveler l'expérience en espérant que cette fois ce prêche ne reste pas lettre morte et que quelques lecteurs pourront en retenir au moins l'essentiel...

Être photographe amateur n'est pas un don du ciel, cela n'a rien d'inné... Le fait de posséder un appareil photographique ne nous propulse pas automatiquement au panthéon des photographes amateurs (ou du moins pas plus que le fait de posséder un appareil professionnel ne nous propulse au panthéon des photographes professionnels -je possède nombre d'appareils professionnels et pourtant, il m'a fallu des années avant de m'autoriser à me présenter comme photographe amateur !... Mais c'est vrai que je ne suis pas la norme !-)

Pour devenir un photographe amateur, il est quelques points à connaître. Et j'irai encore plus loin, pour devenir photographe professionnel, il faut déjà devenir un parfait photographe amateur...

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ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu
Devenir un photographe amateur... ...pour devenir un "grand" photographe
Cinq moyens pour définir son propre style Ne prêtez aucune attention aux autres photographes !
Fuir la culpabilité ! Connaître la « loi des trop » pour l'éviter
Quel est le meilleur xxx pour xxx ? Comment mesurer sa compétence en photographie ?
Évoluer par le décryptage des images d'autrui Les six stades du photographe amateur


DEVENIR UN PHOTOGRAPHE AMATEUR...

En psychologie, on entend parfois parler de discours inverse : au lieu de parler des moyens de la réussite, on souligne les façons d'échouer. En photographie, nombreux sont ceux qui ont écrit des méthodes de technique photographique (comme on trouve des méthodes de guitare !). Je vous proposerai ici de regarder les choses dans l'ordre inverse... Ma question pour aujourd'hui sera : « Qu'est-ce qu'un débutant ? »

Il y a quelques petites choses que les photographes débutants font éventuellement alors qu'ils devraient le faire systématiquement : suivre des étapes pour devenir plus compétents. Les étapes sont indispensables dans tous les processus de croissance, tant en ce qui concerne les connaissances qu'en ce qui concerne la maturation physiologique... Mais l'essentiel est d'abord de se rendre compte qu'elles ne sont que cela : des étapes. De la même manière qu'il est impossible d'avancer sans changer de position (hors espace-temps, merci Einstein !), il est impossible d'avancer si on ne commet pas d'erreur et surtout si on ne prend pas conscience que ces erreurs sont des erreurs. Repérer ses erreurs et être disposé à changer pour les corriger c'est la condition sine qua non de l'évolution... Attention, je n'ai jamais dit qu'il fallait absolument essayer d'éviter les erreurs, au contraire, sans pour autant essayer de fabriquer des circonstances menant aux erreurs, il ne faut pas craindre leur survenue, c'est leur analyse qui servira de terreau aux étapes suivantes.

Tout ce qu'on pourra vous dire, tout ce que vous pourrez être amené à lire ne vous servira strictement à rien, l'expérience seule vous fera avancer... C'est comme apprendre à faire du vélo, il faut des tentatives et quelques chutes avant de réussir. La photographie c'est la même chose. Un nouvel appareil photo ne fait pas de nous un photographe, tout au plus il nous fait être le propriétaire d'un appareil photo !... Pour devenir photographe, il faut être prêt à étudier et à laisser de côté ce qui est mal fait. Le moyen le plus sûr de rester un perpétuel débutant est d'être sur la défensive en refusant toute remise en question. En admettant ses torts, la moitié du chemin est parcourue...

Il est un point dual dans l'évolution photographique : l'excitation. L'excitation du photographe débutant est un élément capital à conserver, la photographie doit être et rester toujours un plaisir. Si, par hasard, un jour, vous vous apercevez que vous ne vous amusez plus, vous devrez réévaluer votre acte photographique. Cependant, et voilà la dualité, éprouver du plaisir prédispose à faire des erreurs. L'excitation vous fait oublier les lois fondamentales qu'il est impossible de contourner dans l'acte photographique, vos résultats vous semblent systématiquement merveilleux, l'excitation devient enthousiasme et la médiocrité finit pas vous combler et vous scotcher dans le rôle de perpétuel débutant...

Bien que les photos de vacances ne soient pas systématiquement de mauvaises images, elles me permettent d'expliquer ce que je viens de vous dire : ici c'est mon chien qui sort de l'eau, là c'est ma tente Germaine qui a pris un coup de soleil, là c'est mon frère Arthur qui a trop bu... C'est nul, c'est ennuyeux, pourtant l'auteur des images est très fier de lui... J'ai un autre exemple, baladez-vous sur les sites de partage d'images sur internet, c'est toujours les photographes les plus inexpérimentés (et ils sont nombreux) qui publient le plus et des images de piètre qualité... Bien sûr, l'apparition du numérique intensifie le phénomène... À l'époque de l'argentique, le prix du développement et du tirage limitait ces dérives...

La première étape pour quitter le rôle de débutant est d'être capable de se contenir, d'essayer de différencier une image qui risque d'être bonne (même modestement) d'une image qui sera définitivement nulle. C'est à chacun de définir, pour lui-même, une limite inférieure acceptable. Cette limite inférieure permettra dans quelques temps de définir son style (mais c'est bien sûr encore beaucoup trop tôt pour parler de style personnel !)...

Ce qui amène à la prochaine étape du débutant : la qualité... Il faut être capable de ne garder que le meilleur... Les nouveaux photographes, du fait de leur trop plein d'enthousiasme, sont prêts à publier des photos qui ne représentent même pas le meilleur de ce qu'ils sont capables de créer.

L'œil photographique se forme avec le temps et l'expérience. Pourtant, il y a un point sur lequel même un débutant devrait être attentif (et ce n'est pas toujours le cas) : est-ce que l'image est sombre ou floue. L'étude de la composition viendra plus tard.

Les photographes plus expérimentés ne postent que leurs meilleures images. Même si elles sont rares. Malheureusement, quel que soit votre parcours, quel que soit le nombre d'années de pratique, il y aura toujours des moments où vous devrez admettre que vous avez échoué et passer à autre chose. La capacité de tri est un signe de maturation et la preuve que vous êtes sur la bonne voie.

La qualité du travail d'un photographe vient de sa capacité (sa formation) à voir la lumière et à adapter son matériel pour obtenir la meilleure exposition. En tant que débutant vos résultats seront très souvent décevants puisque même si l'image finale est bonne, elle ne correspondra pas à ce que vous souhaitiez obtenir... Là se trouve une autre étape capitale (!!!) vous avez une bonne image mais il faut être honnête avec vous-même et la considérer comme loupée... Rien ne vous oblige à jeter cette image puisqu'elle est bonne, vous pourrez même l'aimer, mais, pour évoluer, il faudra la considérer comme loupée puisqu'elle ne correspond pas à ce qu'elle était sensée être... Même les « vieux routiers » sont confrontés à ce genre de problème, mais ce qui les différencie des débutants c'est justement qu'ils laisseront au rebut ces images puisque leur but n'a pas été atteint. Ce qui fait qu'on considère les vieux comme des pros, c'est qu'ils ne montrent (ou publient) que le meilleur de leur production et jettent absolument toutes leurs erreurs. À l'époque de l'argentique, on disait qu'un photographe avait quitté sa qualité de débutant quand son outil principal était devenu sa... poubelle !... Aujourd'hui, en numérique, la corbeille du système d'exploitation peut très bien jouer le même rôle. Les experts modifient leur travail en fonction de ce qu'ils ont pu apprendre de l'expérience. Ils deviennent ainsi plus compétents en comprenant exactement ce qui s'est passé dans le processus de l'échec (même partiel). Pour corriger une erreur de jugement, il faut reconnaître l'erreur de jugement et chercher comment y remédier.

Et puis il y a la notion du "trop". La plus grande preuve du stade de photographe débutant est la surabondance ! Alors qu'un pro racontera une histoire simple dans une image, le débutant voudra placer tout le contenu d'un long métrage (film) dans une seule image !!! Il y aura tellement de choses que l'image deviendra totalement illisible !... Trop, ce n'est pas bien, c'est trop ! Il faut se limiter à trouver les points caractéristiques d'une histoire et faire disparaître le superflu. Dans le même ordre d'idée, à l'époque de l'argentique (beaucoup moins aujourd'hui en numérique), le débutant utilisait à outrance les filtres, filtres colorés, filtres à déformation etc. pensant que cela rajouterait à l'image... NON, une bonne image peut bénéficier de l'apport d'un filtre, l'apport du filtre est de trop s'il ne souligne pas l'histoire racontée par l'image, l'effet du filtre ne créera pas l'histoire !... En numérique, c'est presque pire qu'en argentique... tous les appareils photos sont accompagnés d'un logiciel de post-traitement (et il y en a même des gratuits sur internet), et bien devinez quoi ... le photographe débutant se sentira obligé de post-traiter toutes ses images... C'est comme pour les filtres argentiques, on post-traite à outrance au risque de tuer une bonne image à cause du syndrome du "trop"...

Et puis il y a les filigranes (ah ces marques de copyright !), plus le photographe est débutant et plus le filigrane est volumineux !... A croire que les images maladroites des débutants sont plus piratées que les images de professionnels établis !... Une marque de copyright de débutant couvre la totalité de l'image, celle d'un amateur expert ou d'un professionnel se limite à une note ou une signature collée en bas à droite de l'image... S'il est important de respecter le droit d'auteur, les voleurs d'images ne s'encombreront pas de ces filigranes, qu'ils soient discrets ou gigantesques... Les voleurs d'image aiment les images, ne savent pas en faire mais savent parfaitement retravailler les images et pourront faire disparaître tous types de filigranes. Alors posez vous la bonne question : l'image que vous avez couverte de watermark a-t-elle été vendue en nombreux exemplaires ? Vous permet-elle de vivre ? Est-elle la plus convoitée du monde ? Placez votre nom en bas à droite, c'est généralement très suffisant !..

Je l'ai dit à maintes reprises dans différentes pages de ce site, mais il faut le répéter... L'objectif ultime de la photographie est de montrer (ou de publier) une photo dans son état naturel. En tant que photographe, votre objectif doit être de faire correctement la photo dès la prise de vue, sans avoir besoin de post traitement... Une image qui n'a pas besoin d'être retravaillée après la prise de vue est bien plus agréable que celle qu'on aura du essayer de « sauver ».

Enfin, vient l'ultime étape : chercher les commentaires et les critiques. Il faut garder présent à l'esprit qu'une photographie, même de débutant, est une forme d'art (avec un "a" minuscule) et qu'à ce titre, elle ne pourra jamais plaire à tout le monde. Partant de là, il ne faut pas aller chercher des commentaires n'importe où. J'aime prendre l'exemple de ces sites de partages de photos (pas tous, heureusement) où les critiques viennent de personnes n'y connaissant rien, souvent des débutants eux-mêmes (!!!). Les commentaires les plus toxiques pour un débutant ne sont pas forcément les plus acides mais, au contraire, les plus élogieux sont bien plus destructeurs !!! Il faut se mettre dans la peau d'un photographe débutant (c'est bien le titre de cette première partie) et ne pas se laisser charmer par des commentaires élogieux sans fondement réel qui vous empêcheront de vous remettre en question et donc qui casseront votre évolution... Le mieux est de commencer par montrer votre travail à des gens que vous connaissez et qui pratiquent la photographie depuis un certain temps, les clubs photo sont également d'excellentes sources de critiques, et si vous n'avez pas la possibilité de vous exposer à ce genre de personnes, choisissez de publier vos photos sur des sites qui se montrent un peu dur dans leurs remarques... Des journaux comme Chasseur d'Images ont une rubrique critique (que, personnellement je trouve vraiment trop dure, ils poussent vraiment le principe que j'expose ici à l'extrême !!!). Dire à un photographe débutant que sa nouvelle image est superbe crée en lui une fausse idée que rien ne devrait changer dans son travail... ce qui, bien sûr est faux ! Malgré de très nombreuses années de photographie, tout le monde doit se faire critiquer pour continuer sa maturation !.. Aussi longtemps que vous apprenez (donc certainement toute votre vie !), il est plus important d'être critiqué qu'encensé...

Chaque photographe doit placer lui-même son but de perfection, en gardant à l'esprit que les choses ne vont pas toujours être parfaites. Encore une fois, tirez des leçons et allez de l'avant, ne vous laissez jamais aller à la recherche de l'obligation de bien faire, d'être le meilleur...

La photographie est une chose merveilleuse. Quand tout semble aller de travers, regarder le monde à travers un objectif et essayer de créer quelque chose vous fera voir les choses avec beaucoup plus de philosophie ! Il y a toujours quelque chose de nouveau à voir, à mettre en scène, voire à transcender... C'est excitant ! Et dépasser ses erreurs de débutant, et de viser "son" excellence, quel challenge !...

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...POUR DEVENIR UN "GRAND" PHOTOGRAPHE

La photographie c'est la vie des gens au contact de leur environnement. La photographie comble le fossé entre les cultures, les paysages et les générations. Grâce aux photographies, nous avons la capacité de nous souvenir, de découvrir, de comprendre, de rêver... la photographie est une chose puissante...

Qu'est-ce qui fait que quelqu'un devient un "grand" photographe ? Est-ce son équipement, son catalogue d'images, ses nombreux et lointains voyages ? Vous allez acquérir l'équipement et l'expérience parce que vous êtes un photographe. La notion de "grand" est obtenue grâce au caractère du photographe qui transparaît dans ses images. Les "grands" photographes sont, dans la vie de tous les jours, des gens très ordinaires. Bon, il y a des exceptions, ceux dont le "talent" leur fait prendre le melon, la grosse tête, mais ces derniers sont sur la pente descendante car ils oublient qu'ils ne sont que des témoins ou des traducteurs d'une réalité, ils ne sont rien qu'un bête instrument, ni plus ni moins que vous et moi, si ce n'est leur matériel et une carte de visite signalant monsieur X photographe (que tout le monde peut se faire imprimer pour quelques euros !).

En un mot comme en cent, un "grand" photographe n'est rien de plus qu'un "grand homme", sa grandeur sera son humilité. Que je possède un Hasselblad à 30.000€, que je possède 36 appareils professionnels, je suis au même niveau que le pékin moyen qui ramasse un appareil jetable dans la rue... Je peux créer de superbes photos mais lui aussi !... A l'inverse, il peut créer des mauvaises photos mais moi aussi...

La seule manière d'assoir un statut -quel qu'il soit- consiste à montrer une vraie humilité. Confucius disait que le plus grand savoir était celui qui consistait à savoir qu'on ne sait pas. Un "grand" est celui qui sait ce qu'il ne sait pas et qui sait demander à celui qui sait. Je me rends compte que je deviens très philosophique, mais la vérité est aussi simple que cela. Photographier, nous l'avons déjà vu par ailleurs, consiste à prendre des décisions appropriées. Un "grand" photographe est donc quelqu'un qui voit qu'il n'a pas forcément la capacité de prendre la bonne décision et qui a le courage de demander de l'aide (ou de s'inspirer de ce que ses prédécesseurs faisaient en de même circonstances).

Je pense qu'il y a trois types de photographes. Le photographe "technique" qui sait tout au sujet de l'équipement, des théories et des formules. Le photographe "sujet" qui fait des photos afin d'étudier le sujet lui-même. Il connaît les habitudes de reproduction, les différences de plumage, les types de chants de l'oiseau qu'il photographie. Et il y a "l'artiste". L'artiste n'a aucune idée de ce qu'il vient de photographier, d'ailleurs il peut très bien photographier du "rien" mais crée ou essaye de créer des photos agréables.

Chaque type de photographe a toute sa place dans le monde de la photographie. Chaque type de photographe est amputé des compétences des deux autres. Le technicien passe tellement de temps à analyser l'équipement et les différentes manières d'appréhender un sujet qu'il ne saisit jamais les principes fondamentaux de la composition. Le photographe "sujet" se polarise tellement sur ses recherches qu'il oublie que ses spectateurs n'ont pas ses compétences et ne comprendront pas toutes les subtilités de ses images. L'artiste fera des photos étonnantes, mais les étiquettera toutes "oiseau", "voiture", "architecture", "recherche" etc... Le photographe idéal (qui n'existe donc pas) serait celui qui saurait être les trois types en même temps. N'étant pas possible d'être tout, le "grand" photographe sera celui qui saura poser des questions à ceux qui ont les connaissances qu'il n'a pas, et qui aura la gentillesse de répondre aux questions de ceux qui ont besoin de savoir.

Mais qu'est-ce qui fait la force des images des "grands" photographes ? Une technique maîtrisée, soit, mais tout amateur en est là. Il lui faut deux points supplémentaires qu'il doit développer : acquérir une grande patience et beaucoup de persévérance. Les grands moments photographiques ne nous tombent pas tout cuit dans la bouche... Ils sont obtenus parce qu'il a fallu marcher quelques kilomètres supplémentaires dans des conditions difficiles et parce qu'il a fallu attendre le temps nécessaire pour qu'il se produise quelque chose de vraiment intéressant, parce qu'il a fallu se lever très tôt et se coucher très tard pour capturer la meilleure lumière... Un photographe qui s'attend à faire de "grandes" choses "quand il veut et où il le veut" n'a rien compris et manquera toutes ses photos. L'exemple de la photo d'enfant est le plus parlant : le photographe, pour espérer faire de belles images, devra prendre le temps de se faire oublier de l'enfant, être très attentif, à l'affût du moindre geste, du moindre regard intéressant, ce qui demande énormément de temps...

Patience également dans son organisation. Faire la liste de tout ce qu'il faut prévoir pour une séance photo. Faire ses repérages (ou ses décors si shooting en studio). Découvrir le meilleur moment de la journée. Repérer quand la lumière tombe à l'angle souhaité pour le shooting. Étudier la lumière, choisir ses objectifs, rien ne doit être laissé au hasard et c'est très cher en temps et en énergie. Bâcler la préparation revient à rater le shooting.

Persévérance signifie qu'il pourrait être nécessaire de retourner plusieurs fois au même endroit et essayer de tester à plusieurs reprises. Si la première série de photographies ne correspond pas à ce qui était souhaité, il faut être prêt à l'admettre et tout jeter pour tout recommencer. Ansel Adams, photographe paysagiste de renommée mondiale disait j'ai photographié les mêmes objets maintes et maintes et maintes fois pour obtenir exactement ce que j'avais à l'esprit. Nous devrions tous être aussi engagés et peut-être, nos résultats s'approcheront des siens !...

Pour devenir un "grand" photographe il faut développer son sens de l'observation. Le conseil classique consiste à faire un voyage photo (pas forcément loin de chez soi) sans appareil photo. Cela semble étrange, mais le but de ce voyage est de développer sa capacité à « voir » les scènes qui mériteraient d'être photographiées. Si vous aviez votre appareil, vous auriez shooté comme un malade et vous n'auriez pas pris la peine de voir. Posez-vous des questions et observez pour voir si vous pouvez créer des scénarios. « Pourrais-je rester là et encadrer cette maison avec cet arbre ? », « Si je baissais la perspective obtiendrais-je un angle plus agréable ? »

L'observation permet vraiment de trouver les réponses à ces questions. C'est ce questionnement systématique qui va permettre de transformer le processus d'observation en habitude. Vous commencez à remarquer des choses que vous n'aviez jamais vues à force de passez devant. Tout ce qui vous entoure va finir par générer des images dans votre esprit.

Un photographe qui ne peut pas prévisualiser ses photographies n'évoluera jamais. En photographie, comme dans tout autre acte créatif, il arrive qu'on soit contre un mur... le blanc... le vide... plus de créativité, dans ce cas, il faut revenir aux fondamentaux et grâce à la puissance de l'observation, on pourra à nouveau stimuler notre imagination.

Il y a beaucoup de "grands" photographes, des pros et des amateurs, mais il y a toujours de la place pour un de plus... Il n'y a pas de limite au nombre de "grands". Toute personne qui fait des photos, peu importe le type ou à quel niveau de compétence, a en elle la capacité d'un Ansel Adams à condition de travailler et de se remettre continuellement en question. Ce qui rend un photographe vraiment "grand" ce n'est pas l'argent ni la célébrité. Ce n'est pas le matériel, les expériences ou l'histoire. C'est qu'il a atteint les objectifs qu'il s'est fixés pour lui-même, créé des photographies qui le satisfont, et avoir toujours le plaisir de le faire, en toute modestie.

Cela dit, moi qui vous parle, suis-je un débutant ? J'ose dire que non, cela fait assez longtemps que j'étudie ! Suis-je pour autant un "grand" ? Oh que j'aimerais (!!!) mais la route est longue et difficile... après tout, si j'ai du plaisir à créer des images (et j'en ai), si quelques personnes prennent du plaisir à les voir, je m'estimerai comblé, la notoriété n'a d'importance que posthume, donc je m'en moque...

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CINQ MOYENS POUR DÉFINIR SON PROPRE STYLE

ARRÊTEZ DE COPIER D'AUTRES PHOTOGRAPHES

Vous voulez définir votre propre style ? Certes, c'est le but que tout photographe professionnel (et amateur) ! Le moyen infaillible d'y arriver est de ne pas copier ce que les autres photographes font. Bien sûr, vous aimez leur travail, vous êtes peut-être même un fan. Aucun problème... mais une chose capitale vous manque : la vision... Vous pouvez copier leur travail, mais vous n'obtiendrez jamais leur résultat... vous referez leurs images mais avec vos yeux, votre vision !... Vous obtiendrez donc vos résultats et pas les leurs !...

Il n'y a rien de mal à regarder le travail des autres photographes pour s'en inspirer, c'est même chaudement recommandé !... Nous avons tous besoin d'inspiration, et il est toujours inspirant de voir comment les autres voient le monde. C'est même une excellente école d'essayer de recréer leurs images dans un premier temps, mais il faut savoir tourner la page pour pouvoir évoluer... C'est vraiment incroyable, je ne sais pas si vous avez déjà tenté l'expérience, prenez quatre ou cinq photographes de vos amis et rendez vous en un même lieu, le même jour, à la même heure avec le même matériel (même boîtier, même objectif) pour photographier le même sujet... vous obtiendrez autant de photos différentes que de participants à l'expérience !... Donc, même si vous étiez en mesure de vous placer exactement dans les mêmes conditions que celles qui ont menées au résultat que vous voulez copier, il y a quasiment 100% de chances de louper votre coup !...

EXPÉRIMENTER ET SE PLACER EN SITUATION D'INCONFORT

C'est bien connu, il est très facile de faire ce que l'on a toujours fait. C'est prévisible, confortable, vous savez que vous allez obtenir quelque chose en utilisant les tuyaux qui ont toujours fonctionnés pour vous.

La meilleure (seule ?) façon de trouver votre style est d'aller au charbon et d'essayer chaque fois quelque chose de nouveau. C'est rafraîchissant et très puissant, c'est le seul moyen d'avancer en affinant peu à peu votre propre style. Bien sûr, dire expérimenter et essayer quelque chose de nouveau ou de différent à chaque fois ne signifie pas devoir réinventer la roue. Différent peut être aussi simple qu'une variation infime de quelque chose que vous faites depuis des années. Ou simplement se lancer le défi du mot clé : imposez-vous un thème, même si ce dernier n'a pas de relation naturelle avec le sujet traité... je ne sais pas moi, des reflets dans le cadre d'un shooting de sport...

ALLEZ AU CINÉMA, VISITEZ LES MUSÉES D'ART, LES EXPOSITIONS

Le cinéma peut aussi être une source d'inspiration, même pour l'image fixe. Je me souviens des éclairages du film Vidocq (il y a pas mal d'années déjà), j'aurais toujours voulu pouvoir en faire de même sans jamais y parvenir, mais même ce genre d'échec peut entrer dans la recette de la création de son propre style... Mais attention, pour tirer de bonnes choses du cinéma il ne faut s'arrêter que sur les images, ne pas s'attacher au scénario, ni aux personnages et, si possible, en coupant le son... Les films ne doivent servir que de stimulant visuel.

Probablement la plus grande source d'inspiration : le musée d'art. Chaque petit coin des tableaux peuvent être mis à profit, aucun gaspillage d'espace. Les peintres savent raconter une histoire sur leur toile. Et c'est tout ce que l'on souhaite faire avec nos photos.

Les peintres sont des conteurs incroyables. Leur narration n'est pas le sujet mais l'utilisation de la couleur, la composition, l'éclairage, etc.

EXPOSEZ VOTRE STYLE

Il est de plus en plus difficile de trouver son style si on a peur de le présenter à la critique. Pourquoi ? Il semblerait qu'il s'agit d'une peur du rejet dans un monde formaté par la télé et les réseaux sociaux qui créent des normes desquelles il est dangereux de sortir. Le confort de la norme crée une sécurité artificielle qui devient un cercle vicieux. Vous manquez de confiance parce que vous sentez que vos images ne sont pas fidèles à la façon dont vous voyez le monde. Vous essayez de livrer quelque chose mais vous vous obligez à le faire avec les yeux des autres, pas les vôtres...

Tellement occupé à essayer de rendre tout le monde heureux on perd de vue ce que l'on voulait faire alors que le plus drôle est qu'une fois que l'on commence à montrer son style, sa façon de voir le monde, que l'on commence à obtenir de meilleurs retours et que la confiance a grandi avec chaque prise de vue en raison des remarques qui nous arrivent.

PHOTOGRAPHIEZ POUR VOUS

Je l'ai déjà dit dans une autre page, je pense, mais ce n'est pas parce que l'on veut (ou que l'on doit) livrer ses images qu'il faut présenter des images créées par vous avec les yeux d'autrui... Il faut photographier pour soi avant d'exposer ses images, si les lecteurs apprécient, tant mieux pour tout le monde, s'ils n'apprécient pas, tant pis pour eux... Vous ne pourrez jamais plaire à tout le monde, et c'est tant mieux. Laissez-vous aller. Si vous essayez de rendre tout le monde heureux, vous ne ferez pas un seul heureux (surtout pas vous-même !).

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NE PRÊTEZ AUCUNE ATTENTION AUX AUTRES PHOTOGRAPHES !


Je pratique la photographie en amateur depuis une quarantaine d'années et voilà qu'hier (!!!) j'ai découvert un point auquel je n'avais jamais prêté attention et qui, pourtant, me paraît capital et que tout nouveau photographe se doit de connaitre et de pratiquer !... Voilà mon expérience et ce qu'il faut en tirer.

Parti en balade pour un petit dimanche (prévu) ensoleillé, avec femme et (non, plus d'enfants !) chien. J'ai, bien sûr, emporté un appareil photo... cela vous étonne je suppose... moi aussi .

Je suis arrivé en un lieu merveilleux. Une nature préservée, une flore exubérante (si, si, en Lorraine !), une légère brume qui survole un petit lac avec le soleil qui colore le ciel de rose tendre. J'ai décidé de faire un tour de lac à la recherche d'un sujet quand... un groupe de photographes prend possession du lieu.

Comme un seul homme, ils se sont mis à faire des photos. Bien sûr, ils sont venus pour cela, moi aussi. C'est à ce moment que j'ai remarqué un phénomène des plus singuliers. Bien sûr, ces jeunes se connaissaient, bien sûr ils sont tous venu ensemble faire des photos, mais je ne pensais pas qu'ils allaient se comporter de la sorte ! Dès qu'une personne du groupe levait son boîtier à l'œil, tous les boîtiers se levaient en même temps pour viser exactement le même point du panorama ! C'est comme s'il s'agissait d'une section de militaires qui obéissait à un ordre... J'ai tout d'abord pensé qu'il s'agissait d'une leçon de photo. Qu'une personne du groupe tenait le rôle du formateur qui demanderait d'interpréter un sujet qu'il désignerait...

Mais non, l'initiateur de l'envol des boîtiers n'était pas toujours le même !... Il s'agissait donc d'un groupe d'amis (vu leur comportement) qui faisait une sortie photo. Excellente idée en soi ! Quoi de mieux que de partager son expérience personnelle d'événements vécus ensemble ?

Seulement, je crains fort que tout à l'heure (ou ce soir), ce groupe d'amis décidera de ne jamais plus renouveler l'expérience !... Que cette soirée sera ennuyeuse !!! Tout le monde a photographié exactement la même chose : même lieu, même sujet, même point de vue, même éclairage, même incidence, bref... la même chose quoi... Une sortie bien sympathique qui abouti à la création de x photos en 8 exemplaires !!!

Qu'a-t-il bien pu se produire ? Cette scène m'a tellement interpellé que, contrairement à eux, je n'ai fait absolument aucune image (j'aurais peut-être du, moi aussi, faire les mêmes images qu'eux... non, je déconne ! ) . J'ai passé une bonne partie de cette journée à m'interroger !... Non, cela ne m'a pas gâché la journée. Ce n'est que le soir que la réponse m'est apparue !...

Syndrome des moutons de Panurge ? Non ! C'est bien plus profond que cela : l'Homme, quoi qu'il en pense, quoi qu'il en dise, est un animal social. Tellement social qu'inconsciemment il ne peut s'empêcher d'imiter les semblables qui l'entourent !... La réponse de l'individu au groupe est tellement rapide que je n'ai pas eu le temps de voir qu'il y avait un temps qui séparait la levée d'un boîtier de la levée d'un autre boîtier. Le principe de base se retrouve dans toutes les activités humaines. Si vous vous perdez en forêt (par exemple), arrivé à un croisement de chemins, si vous voyez au loin un homme qui prend une direction, vous suivrez la même route bien que vous sachiez parfaitement qu'en agissant ainsi, vous avez 50% de chance de vous éloigner encore plus de votre destination souhaitée, autant que si vous empruntiez l'autre chemin !... Un autre exemple ? Si, dans un groupe, quelqu'un affirme avoir vu une chose, vous pouvez être sûr qu'après quelques heures, tous les membres du groupe affirmeront avoir vu la même chose, même si le premier n'a rien vu non plus !!!

Tout cela pour dire que l'imitation est incontournable ! Elle est naturelle ! Personne ne peut y échapper ! Aussi, si vous faites de la photo, il est quasiment certain que vous chercherez un sujet dans un endroit où se trouvent déjà d'autres photographes. Si vous voulez créer une bonne image, vous n'avez aucun choix : ne prêtez aucune attention aux autres photographes ! Soyez psychologiquement le plus solitaire possible, le plus asocial possible ! Ne les regardez sous aucun prétexte, cherchez votre sujet et la façon de le traiter sans essayer de voir comment les autres font ou ont fait !!!...

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FUIR LA CULPABILITÉ !

Cette page s'adresse en priorité à ceux qui cherchent une évolution dans leur photographie mais elle peut s'adresser à tout photographe, amateur voire même professionnel !...

En effet, que vous soyez un photographe à plein temps ou un mercenaire du weekend, il y aura immencablement des moments où vous prendrez, volontairement ou non, une pause dans votre parcours photographique. Plus vous serez débutant et plus ces moments de passage à vide seront nombreux et plus ils seront longs.

Au début, le photographe amateur travaille principalement en extérieur, aussi, une mauvaise saison pluvieuse va le forcer à faire un break et plus cet arrêt sera long et plus la reprise sera difficile !... Même plus avancé dans votre parcours photographique, même véritables mordus de photo, vous pourrez être confronté à des problèmes qui vous retiendront loin de votre boîtier, et la reprise sera également plus difficile que la pause aura été longue.

Pire encore, lorsque c'est le manque d'inspiration qui vous empêche de pratiquer votre loisir favori ! Au début vous allez vous forcer à créer et, bien sûr, les résultats ne seront pas concluants... la pause sera dans ce cas vécue comme un ras le bol de la photographie... et le boîtier sera longtemps abandonné sur son étagère ou son fourre tout...

Quand cette période de jeûne photographique vous atteint, un sentiment de culpabilité va commencer à vous envahir... c'est inéluctable ! Vous vous lamenterez de ne plus pratiquer ce que vous aimiez tant, vous vous en voudrez de ne plus utiliser ce matériel qui vous a coûté si cher et qui prend la poussière, vous essayerez de vous secouer pour reprendre puisque tout ce temps de non production est irrémédiablement perdu.

Ne vous laissez pas aspirer par cette spirale négative ! Regardez ce que vous avez fait durant cette abstinence photographique. Votre énergie créative n'a pas forcément été gaspillée, elle a peut-être été redirigée pour un temps, Si la pause est de "courte" durée, elle ne fera jamais de mal, à bien des égards elle pourra même être très positive (si, si !) puisque votre créativité qui s'est fixée sur autre chose se sera recadrée, recentrée et le nouveau départ en photographie sera incroyablement plus productif et de meilleure qualité !...

En photographie, comme dans de nombreux autres domaines, l'évolution se fait en dents de scie, il ne faut pas se flageller lorsqu'on se trouve en phase descendante au risque de devoir regretter un jour d'avoir jeté l'éponge !

Rappelez-vous que nous avons tous vécu ce moment dans nos vies, même les meilleurs d'entre nous, lorsque la poussière commence à s'installer sur votre appareil photo. Et ne pensez pas que les «pros» soient à l'abri de ce sentiment d'insuffisance. Être photographe professionnel ne signifie pas photographier tous les jours... parfois les amateurs créent plus d'images que les professionnels. Beaucoup d'entre nous ont d'autres obligations, un emploi. Après un certain temps passé sans utiliser son boîtier, un sentiment de culpabilité commence à s'insinuer. Attention, parfois, la culpabilité se révèle sous forme d'envie (envie d'un nouveau boîtier, envie d'un nouvel objectif, envie d'un accessoire, etc.) ou de jalousie quand vous voyez les productions d'autres photographes... Vous savez ce que j'ai à dire à ce sujet ? Fuyez ce sentiment de culpabilité. La culpabilité est un cancer, un trou noir qui vous isolera, vous torturera, vous détruira en tant que photographe. Croyez-moi, cette pause est un temps de réflexion, vous devez vous en convaincre !... Si j'ai appris quelque chose dans mon parcours photographique c'est que les pauses sont bonnes, même si elles ne sont pas auto-imposées. En fin de compte, l'envie de créer revient toujours et vous allez créer, plus et mieux qu'avant la pause...

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CONNAÎTRE LA « LOI DES TROP » POUR L'ÉVITER !

Tout le monde cherche à comprendre pourquoi l'évolution de son travail photographique n'évolue pas, tout le monde cherche à apprendre comment booster son évolution... et pourtant, la réponse/la solution est très simple, tout le monde l'a devant les yeux mais sans la voir : si vous n'évoluez pas (ou plus) c'est que vous êtes englué dans la « loi des trop » !... Il suffit de vous en libérer pour réellement relancer votre évolution !...

« Loi des trop », kézako ? Jamais entendu parler d'elle ! Comment puis-je être englué dans quelque chose que je ne connais pas ? Et comment puis-je m'en écarter si je ne la connais pas ? PAS DE PANIQUE, tout va s'éclaircir dans une minute !...

Vous ne connaissez pas cette loi, mais vous n'avez pas besoin de la connaître pour en être victime !... La nature est ainsi faite que tout être vivant, s'il veut le rester, doit s'économiser et la Nature l'a doté d'un don merveilleux pour cette économie... au point qu'il le fait naturellement... et l'Homme est certainement l'être vivant le plus doué dans ce domaine !!!... Maintenant, pour ce qui est de vous libérer de cette loi, il suffit de la connaitre et de faire en sorte d'agir à l'encontre de votre instinct !...

Allez, assez attendu, on y va, vous allez tout savoir.

En observant les photographes amateurs, même sérieux, et Dieu sait que j'ai eu l'occasion d'en observer beaucoup (!), on découvre rapidement que la qualité de leur production est principalement déterminée par leur personnalité personnelle et leur capacité à faire transparaitre cette personnalité dans leurs images. Mais parmi tous les facteurs qui entrent dans le cadre de la personnalité, le principal est la capacité à se mettre "en danger", ce que j'ai appelé sortir de ce que j'ai appelé l'instinct d'économie un peu plus haut et que l'on appelle plus habituellement la capacité de sortir de son périmètre de confort.

Pour réussir un bon cliché, c'est bien connu, il faut se trouver au bon endroit et au bon moment. Cela est facile à dire mais ce n'est pas évident puisque, exposé en ces termes, on imagine que la bonne photographie n'est due qu'au hasard (!) alors que c'est totalement faux !... Être au bon endroit au bon moment, ça se travaille !... À moins de vous spécialiser dans l'événementiel (photo journalisme) qui demande une bonne part de chance (on ne peut pas savoir d'avance ce qui va se produire et où et quand), vous pouvez préparer votre shooting et donc avoir 100% de chance de vous trouver au bon endroit et au bon moment !... Et pour pouvoir prédéterminer le bon endroit et le bon moment, il faut, et il suffit, de sortir de son périmètre de confort. Et donc de sortir du cercle vicieux de la « loi des trop ».

Bien, il est temps de décrire les composantes de la « loi des trop »:

1) TROP TÔT / TROP TARD
Il est connu de tous qu'en photographie couleur toutes les heures du jour ne se valent pas. La meilleure lumière est celle que l'on trouve très tôt le matin ou, au contraire, tard en fin d'après midi. Cela sous entend qu'il est nécessaire de se lever très tôt, encore nuit ou presque, pour se mettre en route direction le lieu de shooting, ou bien accepter de rentrer très tard, éventuellement de nuit après le shooting de fin de journée. En photo N&B, cette qualité de lumière est moins capitale, il suffit d'éviter (et encore !) la lumière de la mi-journée.
  Voir mon article ici pour comprendre que ces termes sont habituels mais mal à propos  

Bien que cette obligation horaire soit connue de tous, on s'aperçoit que l'immense majorité des photographes ne se déplace que dans la plage 10h-16h !... Pourquoi ? Parce que c'est plus confortable !...

2) TROP CHAUD / TROP FROID
Qui dit se lever tôt ou se coucher tard, dit accepter de passer la nuit sur place pour perdre le moins de temps possible et augmenter d'autant le temps de shooting. Passer une nuit sur un lieu de shooting ne posera pas de problème s'il existe un hôtel à proximité, mais c'est malheureusement rarement le cas... donc il faut accepter le camping sauvage ou dormir dans sa voiture, même l'automne et même l'hiver...
Qui dit vouloir profiter de la lumière du soir, dit qu'il faut accepter de crapahuter sous la cagnard en plein été...

Pourquoi l'immense majorité des photographes arrêtent leur activité en automne et en hiver ? Parce que c'est plus confortable !...

3) TROP PLUVIEUX / TROP VENTEUX / TROP NEIGEUX / TROP BRUMEUX
Les intempéries donnent accès à des images fantastiques... Tout le monde le sait, mais l'immense majorité des photographes ne sortent plus dès que le ciel se fait menaçant... Pourquoi ? Parce que c'est plus confortable !...

4) TROP LOIN / TROP DIFFICILE
Il est impossible (ou du moins très difficile) de pratiquer la photographie uniquement dans son quartier d'habitation. Il faut donc ne pas hésiter à se déplacer, même loin. De même, il est peu probable que les meilleurs lieux où photographier se trouve le long de la route, il ne faut pas hésiter à marcher en dehors des sentiers battus, même beaucoup !... Pourquoi l'immense majorité des photographes ne le fait pas ? Parce que c'est plus confortable !...

5) TROP SOUVENT
C'est bien connu, un lieu, voire un sujet photographique peut être traité 1000 fois et être chaque fois différent et chaque fois intéressant puisque le résultat dépend de l'état d'esprit du photographe ainsi que de son niveau de compétence qui est en perpétuelle évolution. Aussi, pourquoi ne jamais retourner au même endroit sous prétexte qu'il est déjà connu ? Parce que c'est plus confortable de ne pas se remettre en question !...

6) TROP LOURD / TROP ENCOMBRANT
Bien sûr, on peut envisager de ne faire de la photographie qu'avec un petit compact de 50g mais pour faire de la photo sérieuse, un boîtier, quelques objectifs, un trépied et quelques accessoires sont recommandés. Tout ce matériel finit par être encombrant et lourd, il faut donc s'équiper d'un sac photo en plus du sac contenant le matériel nécessaire au couchage éventuel et à la nourriture... On se charge comme des mulets et on n'a pas le choix. Pourquoi l'immense majorité des photographes ne le fait pas ? Parce que c'est plus confortable !...

7) TROP LONG
Pour pouvoir être certain de trouver ZE localisation d'une bonne photo éventuelle, il faut :
- faire du repérage, n'importe quand, pourvu que vous vous sentiez motivé pour un shooting. Ne pas craindre de se perdre au milieu de nulle part, de prendre des notes sur la localisation du lieu retenu (coordonnées GPS),
- chercher et étudier le(s) sujet(s) éventuel(s) et la façon dont il sera/seront traité(s) et prendre des notes.
- étudier à quoi ressemblera la zone une fois éclairé par le lever du jour ou le coucher du soleil.
- évaluer ses besoins en matériel et accessoires et prendre des notes.
- planifier et étudier le temps nécessaire au déplacement, au shooting et au retour.

Tout cela demande effectivement beaucoup de temps.

Et même si vous ne planifiez qu'une séance en studio, portrait ou nature morte, il faut également tout étudier, tous planifier, tout préparer, toute cette démarche est également très chronophage.

Donc si vous souhaitez faire de la photographie hors souvenirs de vacances ou selfies, il vous faudra prévoir du temps, c'est nécessaire... indispensable !... Pourquoi l'immense majorité des photographes ne le fait pas ? Parce que c'est plus confortable !...

8 à infini) TROP, TROP, TROP
Chacun pourra rechercher ses propres freins pour compléter cette « loi des trop ».
________

Voilà, la « loi des trop » vous est maintenant connue et vous avez les clés pour relancer votre évolution photographique personnelle... donnez vous les moyens de contourner cette loi !...

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QUEL EST LE MEILLEUR xxx POUR xxx ?

Quel est le meilleur boîtier pour la chasse photo ? Quel est le meilleur objectif pour le portrait ? Quel est le meilleur logiciel pour post-traiter ses images ? etc, etc, etc, etc...

Ce genre de question m'est adressée tous les jours ou presque ! C'est assez incroyable, je n'arrive pas à en croire mes oreilles !... Pourquoi ne pas aussi me demander quelle est la meilleure voiture, la meilleure machine à laver le linge/la vaisselle ? C'est franchement une question vide de sens !... Pourtant je comprends bien la motivation de ceux qui se mettent en question et qui aimeraient vraiment faire de bonnes images... donc, je vous proposerai une réponse qui, même si elle n'a l'air de rien, porte du sens, beaucoup de sens :

  Le meilleur xxx pour xxx est un photographe qui travaille à s'améliorer en permanence !

En effet, je prends toujours le même exemple : un bon photographe fera de véritables petits miracles avec une boite à chaussures équipée d'un micro-trou (sténopé) alors qu'un mauvais photographe ne saura rien tirer d'un équipement haut de gamme valant des milliers et des milliers d'euros !... Il en va de même pour le post-traitement !...

Dans ma spécialité professionnelle, on dit toujours que « la meilleure anesthésie est celle que l'on pratique le mieux » et on peut extrapoler cela à absolument tout !... Vaut-il mieux posséder un Canon 1D et ne pas connaitre le b-a-ba de la photographie que tout connaître de la photographie et utiliser un vieux reflex argentique (Pentax K-1000 par exemple) ? Vaut-il mieux posséder Photoshop avec ACR et ne pas savoir s'en servir q'utiliser un petit logiciel gratuit et sans prétention que l'on connaît par cœur et que l'on gère parfaitement ?

En photographie, comme en anesthésie, la qualité du matériel voire le nombre de matériel disponible (ou non) n'interviendra jamais dans la qualité du résultat ! C'est le « technicien » qui sait utiliser le matériel disponible et qui sait comment s'en passer -s'il n'est pas disponible- qui aura les meilleurs résultats !...

Cessez de tout rejeter sur les moyens, vous vous égarez !... Je sais qu'il est plus simple (voire plus rassurant) de penser que la réussite est à verser au crédit d'un bon matériel et que l'échec ne s'explique que par la déficience du matériel... mais tout cela est faux et archi faux !... L'échec, mais la réussite aussi, ne dépendent que de celui qui appuie sur le déclencheur ! Si vos photos ne vous satisfont pas, reprenez-les une par une. Essayez de les refaire, si possible dans les mêmes conditions techniques (heure, saison, météo, lieu, etc.) jusqu'à obtenir exactement le résultat souhaité ! Là, vous saurez que tout n'a jamais dépendu que de vous et de votre maitrise du sujet !!! Si votre photographie ne peut pas bénéficier d'un minimum de connaissances de base, elle sera vouée à l'échec... quel que soit votre matériel !

Relisez les différents articles de mon site, améliorez-vous grâce à eux... et votre photographie s'améliorera... même sans rien changer à votre panoplie d'outils !...

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COMMENT MESURER SA COMPÉTENCE EN PHOTOGRAPHIE ?

La question titre est peut-être un peu pompeuse, et encore, je me suis freiné puisque je voulais parler de réussite photographique... mais, qu'est-ce que peut être la réussite photographique ? Donc c'est ainsi, je garderai le titre dans l'état... est-ce vraiment si important ?

L'évaluation de la compétence -ou de la réussite- est chose très simple pour un professionnel : s'il est en position de manger et de payer un loyer (et plus, bien sûr !), c'est que sa compétence est reconnue. Mais pour nous, amateurs, le problème est bien plus complexe !... Pourtant cette évaluation est très importante ! En effet, on cherche toujours à évoluer mais évoluer par rapport à quoi ? C'est comme à l'école, comment pouvoir évoluer si on ne se soumet pas à une évaluation via contrôles et/ou examens ? Sauf qu'en photo, pas de contrôle continu d'où l'importance d'une auto-évaluation régulière !...

Depuis quelques années, il est très répandu de se baser sur sa notoriété sur les réseaux sociaux. Mais, êtes-vous sûr qu'un nombre de j'aime ou un nombre de followers est un indice intéressant d'auto-évaluation ? Le problème avec les médias sociaux, c'est qu'il s'agit de plateformes à futilités. Les gens aiment, suivent et commentent des choses parce qu'ils veulent que vous les aimiez à votre tour. Il y a de bonnes chances que vous ayez fait la même chose afin d'être suivi !... De plus, les réseaux sociaux sont pleins de quoi ? De personnes ayant autorité pour juger réellement votre travail photographique ? Certes non, il y en a certainement mais avouez qu'ils doivent être ultra minoritaires !... Ainsi, quel intérêt d'être jugé par des incompétents ? C'est comme si vous alliez choisir un médecin traitant, un dentiste ou un hôpital en fonction de ce que vous pourriez trouver comme avis sur les réseaux sociaux... stupide (et dangereux !)... Attention cependant, ce que je dis ne signifie pas que vous êtes un mauvais photographe... de même qu'une grande popularité sur les réseaux sociaux ne vous permet pas de prétendre être un photographe à succès, l'inverse est également vrai (!!!) que votre popularité soit grande ou ridicule sur les réseaux sociaux ne permettra à personne de prétendre que vous êtes un mauvais photographe !... Tout ce que je dis c'est qu'il est stupide voire suicidaire de vouloir s'évaluer sur ce type de critère !...

Il y a un autre biais très répandu, malheureusement : vous avez changé de matériel pour la gamme au dessus ! Oui, et ? Avoir un meilleur matériel fait-il de vous un meilleur photographe ? Certainement pas ! Tout au plus, vous pourriez avoir l'air d'être (ressembler à) un meilleur photographe avec du matériel haut de gamme !... Qu'importe d'acheter une carrosserie de Ferrari pour y installer le vieux moteur de votre 4L ? Cela ne fera certainement pas de vous un coureur automobile... tout au plus vous pourriez essayer de le faire croire mais la supercherie ne tiendra pas longtemps !... Un photographe qui « réussit » prendra de bonnes photos avec presque n'importe quel appareil photo, il n'éprouvera pas le besoin de se la péter avec son matériel !....

Et puis il y a les intellectuels qui décident de prendre des cours de photographie. Il existe des écoles prestigieuses qui délivrent un enseignement universitaire de photographie, bien sûr, généralement les amateurs n'ont ni le temps ni les moyens d'entamer ce genre de formation, mais quoi qu'il en soit, suivre des cours, aussi poussés soient-ils n'apportent pas la garantie de succès en photographie !...

Ah oui, ça y est, cette fois je l'ai ! J'ai acquis la compétence photographique parce que je la pratique régulièrement depuis des années !... Et bien non, les nombreuses années d'expérience ne font pas non plus de vous un photographe à succès. Vous pouvez passer toute votre vie à prendre des photos, mais si vous n'avez pas beaucoup appris au cours de ces années, vous ne pouvez pas prétendre avoir réussi. Un photographe prospère et expérimenté sera celui qui a diversifié, adapté et appris beaucoup de nouvelles choses au cours de ses années de pratique.

Toujours dans le cadre des mauvaises idées, on peut envisager la masse de ses créations ! Être un photographe prolifique n'est pas un gage de réussite, surtout en photographie numérique. Tirer mille images par jour dans l'espoir qu'une ou deux pourraient être bonne(s) ne fait pas de vous un bon photographe. Cela fait de vous un mercenaire. En soi, il n'y a rien de mal à être prolifique, mais si vos images ne montrent pas d'amélioration significative au long de votre trajet cela s'appelle de la stagnation.

Bien, après avoir vu l'inutile, voyons l'utile ! Pour savoir où l'on en est, il faut se poser régulièrement deux questions toutes simples : Ai-je continué à apprendre tout au long de mon parcours photographique ? Mes images se sont-elles notablement améliorées pendant ce parcours ?. Ouah ! Facile à dire, il est très simple de se poser ces questions, mais comment être sûr d'être sincère puisqu'il s'agit d'auto-évaluation ! On peut très bien estimer apprendre en permanence alors qu'on ne fait que reproduire les mêmes schémas, encore et encore ! Quant à l'amélioration de ses images, il faut pouvoir trouver des critères objectifs et c'est quasiment impossible ! Alors, Thierry, comment faire ?... Peut-être tout simplement en demandant l'opinion d'autres photographes sur votre travail et, mieux encore, demander conseil. Savoir si on a appris de ses erreurs et des commentaires glanés chez ses pairs est beaucoup plus simple à évaluer puisqu'en retournant voir ses conseillers, on relèvera des différences de commentaires (ou non) au fil du temps... Sans compter que sans modestie, il y a peu de chance d'évoluer et aller vers autrui pour rechercher des critiques est le meilleur exercice de modestie qui soit !...

Donc, contrairement à ce que l'on peut trouver sur les réseaux sociaux ou les forums de l'internet, je dis que les photographes ont vraiment besoin d'entendre des commentaires négatifs mais constructifs. C'est le seul moyen efficace d'analyser ses manques. Agir sur cette analyse permet d'améliorer ses compétences. Si vous acceptez de reconnaitre que vous êtes encore sur le chemin de l'apprentissage (et en photographie on l'est toute sa vie !), alors vous êtes sur la bonne voie pour obtenir de véritables commentaires négatifs constructifs sur vos photos !... Il y a bien sûr les concours où les juges ne vous rateront pas (mais ne vous casseront pas pour autant !), en effet, ces juges sont généralement des photographes professionnels qui savent juger mais également orienter ceux qui le demandent ! Mais pas uniquement ! De nombreux amateurs sont également tout à fait aptes à juger objectivement (mais toujours dans la vraie vie, jamais sur internet !!!). Sinon, vous pouvez essayer de prendre des cours mais il sont généralement assez chers... mais la panacée est encore le club photo ayant pignon sur rue, un club reconnu pour son sérieux, il y en a partout, vous pouvez trouver des adresses sur internet, vous saurez qui sont les encadrants (pour ne pas dire formateurs), quels sont les buts et les moyens de ces clubs ainsi que leurs activités... on repère immédiatement les associations sérieuses des autres (il y a des noms, des adresses et des téléphones et pas des pseudonymes à coucher dehors en plein hiver !...).

En gros, qu'allez-vous trouver auprès de ces gens à la critique autorisée ? Pas des compliments béats, pas des tapes sur l'épaule ! On n'apprend rien de cette manière... par contre, une critique négative douloureuse, elle, est un véritable tremplin pour ne pas dire booster !... Les critiques négatives, bien qu'elles puissent paraître un peu sévères, contiennent des informations qui sont très utiles. Voir ses erreurs signalées est tout bénéfice. Par conséquent, chaque fois que vous faites face à une critique négative, ne l'ignorez pas, mémorisez-la (ou écrivez-la)... ensuite, à vous de vous en imprégner et de travailler à corriger la source de cette critique !... Fondamentalement, chaque fois que votre travail est critiqué par un expert vous devrez être heureux. En effet, s'il a passé du temps à analyser votre travail et à le critiquer, cela signifie qu'ils vous respecte en tant que photographe, qu'il respecte aussi votre travail encore imparfait. Vous obtiendrez le point de vue d'un autre photographe plus expérimenté que vous, qui vous aidera à mieux faire ce que vous faites déjà. Vous avez ainsi une chance d'améliorer votre travail grâce à des choses auxquelles vous n'aviez pas pensé seul...

Bien sûr, toutes les critiques ne peuvent pas aller dans le même sens, mais en multipliant les critiques, il en ressortira des convergences qui auront toutes les chances d'être proches de la réalité de la valeur de votre production. À vous de tester... La plupart des choses qui vous seront reprochées devraient être corrigées ou de mises en œuvre. Que vous aimiez le résultat ou non, vous déciderez par vous-même si la critique vous a été bénéfique ou non. Attention toutefois, gardez à l'esprit que chaque créateur (même avec un "c" minuscule) est attaché à son travail et n'aime pas le changer... Essayez d'appliquer les conseils, attendez quelques semaines avant de critiquer le plus objectivement possible votre nouvelle production avant de vous prononcer... les liens affectifs avec votre ancien travail ont tendance à s'estomper après un certain temps !... Même le meilleur photographe du monde a toujours quelque chose à améliorer, autant dire que nous autres, amateurs, devrions en prendre conscience et toujours nous efforcer de nous améliorer...

Donc, laissons notre ego de côté, allons vers les autres demander modestement une critique constructive de notre production, cela ne pourra avoir qu'un impact très positif sur nos futures images !...

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ÉVOLUER PAR LE DÉCRYPTAGE DES IMAGES D'AUTRUI

Ah ! Encore un titre bien mystérieux ! Ne vous plaignez pas de trop... je voulais parler de rétro-ingénierie  !...

Non, en fait, c'est très simple, je répète souvent qu'il faut s'imprégner de ce que font les "grands" pour pouvoir évoluer dans sa propre photographie, je n'ai pas changé d'avis (!) mais aujourd'hui je vais aller plus loin. En effet, regarder ce que font les « maîtres » c'est bien, mais si on connaissait leurs « secrets », ce serait encore mieux ! Comprenez-moi bien, il n'est pas question une seule seconde de copier le travail des autres, on peut essayer de reproduire leurs images pour apprendre mais ne pas les conserver ni les exposer !... Bien sûr, personne ne va dévoiler ses secrets de fabrication, si encore secret il y a (!) mais, avec un peu d'attention et quelques tuyaux (que je vais vous livrer ici), on peut très bien se faire une vague idée des techniques mises en œuvre par autrui... c'est ce que j'ai appelé le décryptage.

Il ne faut pas rêver, il est impossible de "démonter" une photographie, mais il y a trois éléments de base auxquels il faut prêter une grande attention lorsqu'on essaie de déchiffrer une photographie.

1) Décoder l'éclairage. Comment l'image originale utilise la lumière sera probablement l'un des composants les plus faciles à comprendre, alors commencez par là. Si vous pouvez réellement voir la source de lumière dans le champ (le soleil au loin, par exemple) alors il n'y a plus grand-chose à décoder. Mais si vous ne pouvez pas voir la source de lumière elle-même, vous devrez suivre quelques indices supplémentaires. Cherchez les ombres. Leur direction indiquera où la source de lumière est située. Le nombre d'ombres peut vous indiquer le nombre de sources de lumière utilisées. Selon que les ombres sont plus ou moins individualisées et définies vous permettra de deviner la dureté de la lumière. S'il n'y a pas d'ombre et que la lumière semble très douce, alors vous pouvez conclure que le cliché a été pris sous un ciel couvert ou près d'une fenêtre ou avec une lumière artificielle très diffusée.

Cette image présente toutes les caractéristiques d'une image difficile à décrypter : film peu contrasté (oui c'est de l'argentique ! il n'y avait pas de numérique au XVIIè siècle ), sol clair qui devrait servir de réflecteur et ainsi masquer les ombres MAIS, malgré tout, on trouvera tous les indices indispensables !
— La photo a été prise soit au printemps, soit en automne, soit le matin soit le soir (moi je le sais puisque j'y étais ) puisque l'éclairage est très oblique. Si la photo avait été en couleur, on aurait pu savoir s'il s'agissait du matin (lumière froide) ou du soir (lumière chaude) ou des saisons intermédiaires (lumière sans dominante de couleur). Les ombres causées par les pommettes le nez et la perruque du personnage de droite le montrent bien, de même que les ombres au sol qui sont bien étirées. Autre preuve ? La partie gauche (votre droite) de la vareuse du personnage de droite est totalement noire cela trahit l'impossibilité du sol clair à déboucher les ombres puisque l'angle incident de la lumière entraine la réflexion vers la droite de l'image et pas vers le haut !
— La photo a été prise en plein air (je suis fort non ? ) et on peut dire qu'il faisait très beau puisque les ombres sont bien nettes (on peut estimer du f/16 au sunny 16).

Dans cette deuxième image, on peut dire qu'il n'existe aucune ombre, l'image est douce, on ne voit strictement aucune lumière dans les yeux... Donc on peut conclure que l'image a été prise soit en plein air par temps brumeux soit en intérieur avec un éclairage diffus. Si on observe attentivement, on remarque une "dérive" de couleur donc on peut en conclure qu'un éclairage artificiel a été utilisé et qu'un réflecteur doré a été utilisé... Un deuxième éclairage a été utilisé, il se trouvait derrière le modèle, on le remarque sur l'ourlet clair global mais plus particulièrement visible sur le gilet... d'ailleurs on voit parfaitement la source lumineuse arrière dans le champ, impossible de savoir s'il s'agit d'une boîte à lumière ou d'une fenêtre, mais qu'importe, on sait qu'il s'agit d'une source diffuse de grande superficie.

Les yeux d'un sujet peuvent aussi fournir des indices plutôt uniques. Regardez s'il y a des projecteurs, car cela pourrait aider à savoir plus précisément quel appareil d'éclairage a été utilisé (boîte à lumière, parabole, réflecteur, etc.) et si les illuminations sont effectivement préréglées, vous connaîtrez au moins en partie la taille et la distance de la source lumineuse par rapport au sujet. Le détail de photographie ci-dessous en est un exemple typique :

un beauty dish ou un gros spot de forme ronde a été utilisé pour éclairer le sujet !...

2) Deviner la longueur focale et la profondeur de champ. Pas simple (!!!), mais il y a des signes importants à rechercher pour se faire une idée. Face à un paysage ou un panoramique, un objectif grand angle a probablement été utilisé.

Mais attention aux exceptions !... sur ma photo d'exemple, c'est un "long" téléobjectif qui a été utilisé ! On voit bien que les différents plans sont écrasés, les sapins du premier plan ne semblent pas plus proches de nous que la troisième montagne du fond !... Normalement la profondeur de champ aurait du être très faible mais un diaphragme très fermé et une distance sujet/photographe très importante ont permis de conserver une zone de netteté assez grande !...

Vous pouvez, grâce à la distorsion, déterminer s'il un grand angle a été utilisé. En plus, la profondeur de champ sera très importante.

Mais ce n'est pas toujours facile (!!!) mon image d'exemple a été créée en super grand angle et, certes la profondeur de champ est grande mais l'utilisation d'une ouverture de diaphragme très importante la limite drastiquement !... En gros plan sur un sujet, c'est beaucoup plus simple.

Sans connaître plus de détails spécifiques tels le format (surface du film, taille du capteur), la distance du sujet, les paramètres utilisés vous devrez simplement appliquer ce que vous savez déjà sur la profondeur de champ et la distance focale.

3) Quel post-traitement a été appliqué ? Le travail de post-traitement sur Photoshop par un utilisateur inexpérimenté est très facile à repérer. Le même travail effectué par un utilisateur expert de Photoshop sera impossible à repérer. Il en va de même pour nombre de logiciels de post-traitement moins pointus que Photoshop avec lesquels les erreurs de débutants seront plus difficiles à repérer ! Donc, à moins que vous ne soyez vous-même un expert, un post-traitement très élaboré peut souvent être le point où le décryptage s'arrête !... Mais ne vous inquiétez pas... vous n'essayez pas de cloner la photo... donc en essayant de réfléchir, votre action d'auto-formation sera efficace de toute manière !...

Cet exercice de décryptage est assez long mais très fructueux, n'hésitez surtout pas à tenter la rétro-ingénierie des photos de professionnels.

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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LES SIX STADES DU PHOTOGRAPHE AMATEUR

Aujourd'hui je ne vais pas vous parler de techniques permettant votre évolution photographique mais d'un schéma (grossier) qui définit l'évolution de tout photographe amateur. Cela ne paraît pas mais il peut être intéressant de se situer dans le parcours classique pour dégrossir son évolution.

En tant que nouveau venu à la photographie, deux choses peuvent se produire.
- Vous prendrez des milliers de photos la première semaine après l'achat de votre appareil photo, puis vous vous ennuyez et vous le vendez.
- Ou, vous prendrez des milliers de photographies la première semaine et vous en trouvez une ou deux qui vous accrochent (qui vous plaisent bien).

Si vous tombez dans le premier cas, c'est fini, vous ne serez jamais photographe. Sinon vous plongez dans un avenir de créativité, d'imagination, de doute, de dépense, de regret, de travail, d'échec mais finalement ... de grande satisfaction.

Cette description des origines de votre parcours photographique est spécifique à la photo numérique, vous l'aurez bien compris, puisque si vous débutez en photographie argentique ce ne sera pas des milliers de photos mais au mieux deux ou trois films (soit, au mieux, une centaine d'images !)... mais dans tous les cas, la finalité est strictement la même !

Aujourd'hui, nous allons jeter un regard un peu ironique sur les 6 étapes d'un photographe amateur :


SENSATIONNEL ! KOLOSSAL ! OUAHOUU !
Ouahouu sera votre réaction face à une ou deux photos parmi les milliers que vous avez commises dans la première semaine. Probablement, ce sera (très probablement en fait) une photo de chat ou de chien qui ne sera vraiment sensas' que pour vous... mais qui sera le crochet, l'image qui vous aspirera dans le tourbillon invincible que l'on appelle la photographie !... Un petit tour rapide sur les réseaux sociaux révèle admirablement le grand nombre de moments extraordinaires vécus par des débutants en photographie : ce ne sont que des chats ou des chiens... toutes plus nulles les unes que les autres, ces images sont pourtant celles qui vont faire naitre des bons photographes... bien plus tard !!!...

MALHEUR !
Malheur arrive quelques mois (seulement) plus tard. Au cours de ces quelques mois, vous êtes sorti tous les jours sous la pluie ou un soleil de plomb pour mitrailler tout ce qui bouge (ou pas). Un jour, vous revenez sur votre PC, vous téléchargez les centaines de nouvelles images et vous commencez à les regarder vraiment. Et là, c'est la soudaine révélation : parmi ces centaines d'images, aucune ne mérite vraiment le ouahouu des débuts !... Énervé, vous décidez de scruter toutes les photos que vous avez commises depuis vos débuts pour finalement découvrir qu'il n'y a guère plus de deux photos tout juste sympa (!!!). Toutes les deux représentent votre chat ou votre chien !!!... Malheur !!!...

AU BOULOT, IL FAUT ÉTUDIER !
La décision d'étudier est le moment crucial de votre parcours. C'est le point où vous comprenez que votre voyage photographique pourra prendre deux chemins très différents. Soit vous étudiez sérieusement les bases de la photographie et essayez de comprendre ce à quoi peuvent servir tous ces boutons et ces molettes sur votre boîtier, ou bien vous laissez la grande molette sur « P » et vous deviendrez (resterez indéfiniment) un photographe de chats/chiens.
En choisissant le premier chemin, vous vous lancez dans l'auto-apprentissage, vous allez dévorer le site www.thydelor.eu à en perdre le sommeil, vous ingérez toutes les informations qui ont été imprimées sur la photographie. Votre postier démissionne en raison du poids des livres que vous commandez. Bien sûr, pendant ce temps vous ne produisez plus la moindre image (!!!) on ne peut pas tout faire... surtout qu'on est entravé par sa profession que l'on ne peut pas abandonner... il faut des sous pour se payer des livres, des revues, des connexions internet !
Et puis, un jour, la tête pleine de connaissances, vous sortez et prenez des photos à nouveau. M... elles sont affreuses !.... Et vlan, retour à la case départ, il y a sûrement quelque chose que je n'ai pas capté !... Retour aux livres, site(s) web pour découvrir que vous aviez manqué quelques petites choses insignifiantes : composition et exposition. Avec quelques mois d'étude en plus, pfff, vous vous sentez prêt !!! Vous êtes béat et fier de vous...

SUFFISANT
Ne soyez pas offensé, tout le monde passe par là ! J'ai même connu une personne qui essayait de m'apprendre la photographie en me récitant (à la virgule près) ce qu'elle avait lu la veille sur mon propre site !!!!!!!!!. C'est le moment où on est persuadé d'être devenu "un photographe". Le point où vous êtes certain d'être assez compétent pour rivaliser avec vos pairs dans les compétitions... Que, si vous ne vous installez pas comme photographe professionnel c'est bien parce que vous aimez votre profession actuelle ! Que vous pouvez montrer votre travail au monde entier et dispenser avec condescendance à tous ceux qui écouteront vos conseils basés sur votre maîtrise de la photographie.
Cela est très agréable de se sentir le meilleur... cela nous fait nous sentir si bien... jusqu'au jour où un très bon photographe, d'une voix timide, vous demande humblement de lui expliquer la relation qui existe entre les degrés Kelvin et la couleur dominante de vos images...!!!!!!!!!!!!

DOUTE
Le doute est l'avant-dernière étape du voyage. Vous prenez des photos depuis longtemps, certaines sont très bonnes (y compris de très bons chats/chiens). Le problème c'est que chaque jour vous vous asseyez devant votre Mac -c'est sûr, tout le monde vous a dit que les vrais photographes utilisent Apple (sauf que moi, je suis PC, je ne dois pas être photographe dans le fond !)- en regardant les milliers de photos que vous avez prises, sans être franchement excité par elles. Comble de malheur, vous vous êtes gavé de photographie au point de ne plus être capable de voir à quel point vos images sont bonnes. Vous vous souvenez brutalement de l'homme qui vous a fait sortir du stade de la suffisance, vous vous sentez nul et pourtant vous n'êtes pas déprimé.
La seule option ici est de prendre un peu de recul par rapport à la photographie, de vivre du bon temps (même avec votre chat/chien) avant de reprendre quelques mois plus tard, ragaillardi, armé de nouvelles connaissances puisées sur le site www.thydelor.eu car, bien sûr, prendre du recul ne veut pas dire s'en désintéresser... vous pouvez (devez) poursuivre votre formation "théorique".
Là, c'est le moment de reprendre votre production passée et de vous lancer dans l'autocritique de vos œuvres (j'ai parlé de cela à plusieurs reprises, chercher ici) sans négliger la critique constructive glanée auprès d'autres photographes "autorisés"

SAGESSE
Le stade du doute peut être long, personnellement il aura duré plusieurs années, mais, quand vous reviendrez à la photographie "active", vous serez devenu un sage. Un sage a une grande connaissance (approfondie) de la photographie, mais plutôt que de frimer avec des connaissances lacunaires, il transmettra cette connaissance -encore incomplète- à tous ceux qui lui demandent expressément, il démontrera ses capacités à travers ses images. Il sera toujours ouverts aux nouvelles idées, toujours curieux d'approfondir encore plus ses connaissances (il est impossible de faire le tour de la question) mais il sera également généreux, donnant du temps aux photographes des stades précédents. Un véritable sage aura arrêté d'acheter du nouveau matériel, il aura acheté un PC (ou sera resté avec un Mac), il aimera créer des images, aimera son chat ou son chien mais sans plus passer sa vie à le photographier !...

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