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Qu'est-ce que j'peux faire ? J'sais pas quoi faire !
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Où faire réviser/réparer son appareil photo ?
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Retrouver l'inspiration photographique
Créer un studio « professionnel » à moindre frais
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Et si on essayait de comprendre les photos ?
Et si on essayait l'originalité ?
Et si on s'essayait à la macrophotographie ?
Et si on s'essayait au panoramique ?
Et si on s'essayait à la trichromie ?
Et si on s'essayait à l'autochrome ?
Et si on s'essayait au noir et blanc créatif ?
Et si on se construisait un appareil sténopé ?
Et si on s'essayait au moyen format ?
Et si on s'essayait au grand format ?
Photographier sans lumière ?
Photographier avec un smartphone/une tablette
Photographier avec un compact bas de gamme
Ces petits trucs qui changent tout
La photographie itinérante
Les styles en photographie
La petite histoire d'une photographie
Devenir meilleur photographe
Équipement logiciel de qualité à bas prix !
Que peut-on attendre des logiciels photo ?
Divagations
Peut-on protéger ses créations ?
Le coin des polémiques
Votre labo numérique idéal
Compétences photographiques
Apprendre à voir
Tout, tout, tout, sur l'exposition...
Hommage à FERNAND BIGNON
Lettre ouverte aux (futurs) argentistes
Les photographes sont tous C H A R L I E

Dans cette partie du site (www.thydelor.eu) je vais vous livrer quelques fiches techniques pouvant vous aider dans la pratique de la photographie au sens large.

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ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu
Comment effectuer la mise au point pour obtenir un 
maxumim de profondeur de champ ?
Comment déterminer une exposition convenable sans 
faire appel aux calculs du posemètre ?
Comment manipuler un appareil ancien sans risque ? Comment tester un appareil ancien avant achat ?
Acheter un appareil ancien, où ? quand ? comment ?
quoi ?
Comment utiliser un objectif ancien ou hors norme sur 
un appareil numérique PENTAX® ?
Comment choisir ou comparer une focale avec des 
appareils de format différents ?
Comment charger un film dans un ancien Leica, une copie
ou un dérivé de Leica ancien (chargement par la semelle)
Bien exposer pour obtenir la meilleure image possible Aide mémoire des réglages selon le type de photo
Vacances, quoi emporter pour la photographie ? Comment jouer sur les effets de flou (hors focale)
Apprendre à connaître ses objectifs Trois tuyaux pour de meilleures photos avec son reflex
Critiquer une photographie Oeil directeur
Comment gérer son nouveau stock de photos ? De l'utilisation correcte du trépied
Arbre décisionnel : exposition des sujets sombres Arbre décisionnel : exposition des sujets clairs
Arbre décisionnel : exposition des hautes lumières Arbre décisionnel : portrait en faible lumière
Comment utiliser le posemètre de son appareil photo
ancien s'il utilisait une pile au mercure disparue ?
Défrichons les difficultés de gestion du diaphragme :
les problèmes d'une grande ouverture...
Défrichons les difficultés de gestion du diaphragme :
les problèmes d'une ouverture moyenne...
Défrichons les difficultés de gestion du diaphragme :
les problèmes d'une petite ouverture...
Limiter les problèmes de l'impression personnelle Quelques techniques de nettoyage de son matériel
photo
Apprendre à sélectionner ses photos Comment créer un bon flou d'arrière plan ?
Comment réduire le bruit sans utiliser de logiciel ? Apprendre à lire une photographie
Une technique numérique simple de calcul d'expositions longues Comment effectuer la mise au point en basse lumière ?


TROIS TUYAUX POUR DE MEILLEURES PHOTOS AVEC SON REFLEX

Oh ! que voilà un titre ambitieux !... J'avoue à longueur de pages que je ne suis pas une référence en matière de photographie, aussi, si j'avais la recette, voilà longtemps que je l'aurais mise en œuvre et que je serai devenu un grand photographe professionnel. Mais, même si j'entends déjà des esprits chagrins claironner que je me moque de mes lecteurs, voilà 3 petits conseils qui, bien que semblant peu de chose, m'ont permis et vous permettront également de bien avancer dans votre étude de la photographie !...

Ce programme est tellement simple que je crains que beaucoup vont le dédaigner voire le rejeter sans lui donner sa chance... Alors, avant d'aller plus loin dans la lecture, prenez un moment pour vous détendre, pour respirer profondément, trouvez un endroit calme et ouvrez votre esprit à un nouveau concept. Résistez à l'envie de soupirer et de vous moquer... Je vous garantis, si vous le mettez à l'épreuve et suivez chaque étape jusqu'à son terme, que vos photos s'amélioreront immédiatement...

Première étape
Lisez le manuel. Oui, je parle bien du manuel d'utilisation de l'appareil photo que vous utilisez (ou que vous allez utiliser si vous venez de l'acheter). La partie la plus difficile de ce programme (qui, je le rappelle, est très simple !) sera de remettre la main sur ce f... manuel... Réfléchissez un peu, il doit bien être rangé quelque part, sinon, regardez ici, vous le trouverez peut-être, recherchez dans votre collection de CD, le manuel n'était peut-être pas imprimé, sinon, au pire, demandez à votre moteur de recherche sur internet de vous trouver une copie à télécharger...

Et ne me dites pas que vous l'avez appris par cœur, je ne vous crois pas... c'est humainement impossible !!! Ne me dites pas non plus que vous l'avez lu soigneusement, je ne vous crois pas... 99% des possesseurs de reflex ne le font pas (je ne le faisais pas non plus !!!), tout le monde se rue sur la batterie et la carte mémoire qu'il faut mettre en place, puis sur le bouton marche pour commencer à shooter comme un malade après un petit tour du propriétaire plus que succinct... Il est vrai que les appareils photo d'aujourd'hui sont si faciles à utiliser qu'il est évident qu'après avoir vu (et pas lu !) le schéma descriptif de l'appareil, on jette le mode d'emploi et on tire, on tire, on tire... pour voir comment ça fait et pour voir ce que l'animal a dans le ventre !... C'est ce que nous faisons tous... Et nous avons tort !... Au mieux, on se dit qu'on peut très bien remettre la lecture du manuel à plus tard et puis... on oublie !...

Les appareils photo numériques d'aujourd'hui (même les reflex les plus évolués) sont faciles à utiliser mais sont aussi très avancés... Même les modèles les moins chers embarquent des caractéristiques incroyables. Je sais (si, si !) que l'immense majorité des propriétaires d'appareils ne connais pas le tiers des capacités de leur appareil. C'est un peu comme leur logiciel de traitement d'images (qui, lui, est connu à moins de 5% de ses capacités !!!), mais pour ce qui est de l'appareil, c'est une honte voire un gâchis de laisser toutes ces merveilleuses fonctions dans les oubliettes des menus du boîtier...

Donc, vous l'aurez compris, la première étape est de lire le manuel de votre appareil photo, et jusqu'à la fin (!!! si, si !!!). En fait, je vous suggère de le faire mais avec votre appareil photo chargé, allumé et en main, pour expérimenter chaque réglage et chaque fonction, même si vous êtes persuadés que certaines ne vous serviront jamais... Pour les quelques exceptions de la population humaine qui ont parcouru ce fameux manuel, je sais que je n'ai rien inventé, c'est écrit en toutes lettres à l'intérieur... mais rappelez-vous que vous n'êtes qu'une infime minorité !!! Croyez-moi, c'est fou ce que certains paramètres obscurs, cachés dans les menus de l'appareil, vont vite vous être indispensables à la seconde où vous apprendrez leur existence...

Deuxième étape
Il en est de la photographie comme de toute activité demandant de la technicité : il faut acquérir la technique, la digérer et l'oublier pour passer à la mise en œuvre approfondie et inconsciente... Si vous avez bien travaillé la première étape, la technicité a été acquise, la deuxième étape est donc la digestion et l'oubli...

Maintenant, quoi que vous fassiez, pensez photographie ! Si vous êtes en période de loisir, shootez à tout va. Sur votre lieu de travail il est certain que vous ne pourrez pas faire de la photo, ce serait mal perçu, voire c'est interdit, mais rien ni personne ne pourra vous empêcher de penser photographie. Imaginez tenir votre appareil, régler votre boîtier comme vous le feriez en shooting, recherchez les prises de vues, la composition, bref, faites de la photographie virtuelle en prenant soins d'appliquer ce que vous avez acquis lors de l'étude de la première étape.

Je me permets de souligner le terme "digérer" utilisé ci-dessus : puisque vous avez fidèlement accompli la première étape (et je vous en félicite !), vous êtes déjà avantagés. Vous êtes maintenant conscients des capacités de votre appareil photo, vous pouvez en toute confiance surfer (mot à la mode non ?) sur les couches d'entrées de menu avec facilité, vous serez capables de modifier les réglages (via les boutons de commande) sans jamais lever les yeux de votre sujet. Au fur et à mesure que se maturera votre relation avec votre boîtier, vos images montreront une amélioration progressive...

Soyez conscient d'une chose, la digestion et l'oubli de la technique demandera quelques mois, généralement de 2 à 6 mois, puis vous pourrez passer à la troisième étape...

Troisième étape
Lisez le manuel. Encore une fois. Si, si... (Rappelez-vous vous avez promis de ne pas vous moquer !)

Oui, il est indispensable de creuser à nouveau ce manuel, de le relire avec toujours le boîtier à la main. Vous êtes autorisé à survoler les points que vous connaissez (que vous maîtrisez absolument !), mais prenez le temps d'étudier, encore une fois, les autres paramètres et fonctionnalités que vous n'utilisiez pas de manière régulière ou intuitive. Avec la deuxième étape, vous avez commencé à découvrir des solutions possibles à des situations particulières auxquelles vous avez été confrontés. Mais une grande partie des choses apprises en première étape a disparu de vos méninges sans laisser la moindre trace... c'est tout naturel !...

Il n'est, en effet, pas rare, en entrant dans cette phase trois de découvrir (je n'ai pas dit redécouvrir !) plusieurs paramètres que vous n'avez jamais utilisés en phase deux et qui auraient pu résoudre les problèmes que vous avez essayé de surmonter et que vous avez du abandonner. L'exemple le plus fréquent est la frustration devant une belle image mais très bruitée, vous ne comprenez pas comment cela a pu se produire, et en phase trois, vous découvrez qu'un réglage par défaut (D-Range), dans certaines situations, pourrait être la cause de certains problèmes de bruit... Mais ce problème est loin d'être le seul !... Paramètres d'autofocus, intensité du flash, correction d'exposition, HDR, bracketing etc.

Chaque découverte de la troisième étape va vous permettre d'améliorer réellement et grandement vos images.

Et maintenant ?
Souvenez-vous, lors de votre formation professionnelle, combien de temps avez-vous passé à apprendre et à réapprendre le fonctionnement de votre matériel avant que vous n'ayez pu l'utiliser intuitivement dans les moindres détails ? Cela ne s'est pas fait en deux jours, pourquoi, dans ces conditions, voudriez-vous être capables de gérer parfaitement un appareil photographie de haute technologie sans aucun apprentissage ?

Et ce n'est pas fini ! Comme une bonne vaccination efficace, les piqûres de rappel sont indispensables, pensez à relire, encore et encore, votre manuel, même si vous êtes sûr de tout connaître de votre boîtier ! Gardez bien présent à l'esprit que si les fabricants investissent des sommes colossales dans la conception, l'écriture, la publication de recueils (ou de CD) c'est bien que ces derniers sont in-dis-pen-sa-bles... sinon ils préféreraient ne rien fournir et augmenter sensiblement leurs marges bénéficiaires...

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CRITIQUER UNE PHOTOGRAPHIE

Je n'ai ni l'intention, ni la prétention de faire de vous des "critiques d'art", d'une part j'en serai bien incapable, d'autre part je serais tout aussi incapable de faire une vraie critique... Ce que je souhaite, au travers de cet article c'est vous donner quelques clés. Clés qui vous permettront d'améliorer votre production photographique et certainement pas pour "démolir" la progression d'autrui en leur renvoyant, à mauvais escient, des images trop positives ou trop négatives...

Comment ces quelques clés vont-elles pouvoir vous aider ? C'est très simple : lorsque vous composerez une photo dans votre viseur, il faudra que vous fassiez "un petit pas en arrière" en critiquant ce que vous avez devant l'œil comme s'il s'agissait d'une image terminée. Bien sûr, il est des cas où cette démarche sera impossible, si le sujet est trop fugace... Dans ce cas, vous réserverez votre critique au moment du tirage (argentique) ou de la postproduction (numérique), savoir si chaque image mérite qu'on la traite, savoir comment la traiter pour l'améliorer un peu ou la jeter purement et simplement...

Une image (quelle qu'elle soit) mérite bien mille mots. Pourtant, la plupart des gens ne peuvent même pas en rassembler dix au moment de juger. Combien de fois avez-vous entendu (ou lu) la même chose : « bien » ou « nul » ou « super » ou « j'aime beaucoup » ou « je déteste » ? Demandez aux gens ce qu'ils aiment (ou qu'ils détestent) d'une photographie et la plupart d'entre eux vous regarde l'air ahuri, ne sachant même pas dire ce qui les interpelle...

À l'époque où j'animais le club photo de ma ville, j'ai montré un tirage d'une photo d'une scène de rue signée Brassai (reproduite ci-contre) qui montrait deux policiers parisiens qui discutaient sous un réverbère, la nuit devant leur commissariat d'arrondissement. Quand je leur ai demandé ce qu'ils en pensaient, à mon grand désarroi je n'ai eu droit qu'à des « super » ou des « génial » ou encore des « bof ». Je leur ai alors demandé de regarder d'un peu plus près, de "lire" l'image, de "décoder" le message, "d'analyser" la technique et, comme retour, je n'ai obtenu d'eux qu'une bête description de l'image (identique -à peu de chose près- à ma phrase d'introduction : deux flics dans la rue sous une lumière). Ce fut, je crois le plus grand "bide" que j'ai pu essuyer lors de mes animations photographiques du club, la preuve, c'est que je m'en souviens encore aujourd'hui !... Brassai, un maître de la photographie (je ne suis pas le seul à le penser), a produit une image extraordinaire d'une scène de rue la nuit en usant de tout son art pour faire paraître simple (voire simpliste) sa photo, pour montrer un instant de vie ordinaire à une époque révolue...

On peut y voir une infinité de choses pourtant ! Une certaine forme de nostalgie (même si on n'aime pas la police). Le plaisir bon enfant de deux représentants de l'ordre qui partagent un moment convivial de discussion dans la fraîcheur de la nuit, peut-être au changement d'équipe. L'uniforme perd ainsi son côté martial (surtout que l'un des deux porte sa vareuse alors que l'autre non, donc l'uniforme devient simple vêtement et ne se devine plus que par la présence des képis), ce ne sont plus des gens en arme, ce sont deux hommes, comme vous et moi, qui discutent. J'ai bien envie de penser que le policier de gauche quitte son travail pour rentrer chez lui (il quitte l'ombre et va vers la lumière) alors que l'autre va prendre son service (il quitte la lumière de la rue de droite pour s'enfermer dans la pénombre de la rue de gauche). Je pense que c'est l'hiver, il ne fait pas très chaud, un porte une vareuse, l'autre enfuit ses mains dans les poches (et ainsi casse également la rigueur de l'uniforme), on devine un léger flou chez l'homme de droite ainsi qu'une position inhabituelle des jambes, peut-être bouge-t-il pour se réchauffer. Et puis il y a cette solitude de deux personnes seules dans la nuit, si fragiles, si petites (elles sont "écrasées" en bas de l'image qui a été cadrée verticalement), bien incapables de prendre en charge, à eux seuls, les problèmes de délinquance nocturne. Il est très tard, seuls les travailleurs de la nuit ont la lumière allumée dans leur bureau, les "braves gens" dorment bien au chaud, à l'abri de leurs portes et de la police (leurs fenêtres au premier étage ne laisse poindre aucune lueur). Seul un appartement au loin est encore éclairé, ce qui prouve que le quartier est encore habité même si on n'y croise plus personne. La lumière du lampadaire est tellement présente (à cause de la surexposition incontournable) que le lampadaire, lui, n'a plus d'existence réelle. Ce n'est même plus de la lumière, c'est simplement de la vie (puisque le lampadaire du coin de la rue au fond est éteint lui, il n'y a plus personne là bas). Même les défauts de l'objectif du maître (les traits lumineux à droite) semblent avoir une signification, ils semblent êtres des signes de direction, une flèche montrant le chemin vers le bien être du "chez soi" en sortant du travail... Je ne dis pas que cette interprétation est celle que l'auteur voulait montrer, mais puisque cette photo a fait naître en moi ces sensations, c'est une photo réussie, une grande photo. (vous pourrez trouver d'autres exercices du même genre ici).

En racontant une photo comme je viens de le faire, cela donne envie "d'y retourner" et d'y chercher encore d'autres éléments d'analyse. Il faut absolument prêter attention aux détails lors de la "lecture" d'une photo, mais de la même manière, pour la création de ses images il faut prêter attention aux détails lors de la visualisation de ses photos avant même de porter le viseur à ses yeux.

Un rien peut faire une bonne photo mais un rien peut également détruire une photo. Même un petit objet qui dénote au milieu d'un ensemble peut très bien tuer une bonne image... Souvent, une simple forme ou une touche de couleur peut donner de meilleurs résultats ou, au contraire, détourner l'attention du "lecteur". Demandez-vous ce que vous trouvez d'intéressant dans votre sujet avant même de "déclencher le processus de création" (cela peut ne prendre qu'une fraction de seconde !). Qu'est-ce que vous voulez montrer ? Vous devez "organiser" la scène soit en faisant disparaître des éléments, soit en en soulignant d'autres trop insignifiants. La lumière est très importante et donne des effets, de la vie à vos photos. Même une photographie ordinaire, sous une bonne lumière, peut se transformer en une bonne image. Le sujet n'est pas aussi important que la façon dont vous le photographiez.

Maintenant, si vous n'êtes pas capable d'offrir plus de cent mots à une image (j'ai dit mille en début d'article mais il ne faut pas exagérer ! même si mon monologue sur l'image de Brassai était assez long) c'est certainement parce qu'elle est ratée et sans intérêt, elle mérite donc la poubelle (ou la corbeille de votre ordinateur).

Bon, Brassai c'est Brassai, vous et moi c'est un autre monde... Mais il ne faut pas pour autant se priver de son esprit critique. Prenons, pour le contre exemple, une photographie ratée :

Dans le viseur tout allait pour le mieux, seulement voilà, cette image a de sérieux problèmes...

Le sujet : évidemment c'est la touffe de champignons. Jusque là, pas de soucis. La souche qui sert de substrat est assez graphique et mérite la place qu'elle occupe sur l'image, pas de soucis. L'exposition : la plage dynamique est correcte, aucune zone n'est brûlée, aucune zone n'est bouché. Toujours pas de soucis. MAIS POURTANT LA PHOTO EST NULLE ET ELLE N'EST MÊME PAS BELLE !!! Pourquoi ? Elle ressemble à un dessin d'enfant, c'est un fouillis innommable, il y a des taches colorées partout, l'œil se perd à force de vas et viens, sans comprendre à quoi s'accrocher. Et il y a ces brins d'herbes à droite qui cassent la dynamique diagonale du sujet. Pourquoi ont-ils été inclus dans l'image ? Simplement parce qu'ils étaient là ? N'auraient-ils pas pu disparaître (sans pour autant être obligé de les arracher !!!) ? Et la profondeur de champ... on a effectivement un flou d'arrière plan mais il aurait été préférable d'ouvrir encore plus le diaphragme et de s'approcher plus du sujet principal ou de choisir une focale plus longue pour mieux effacer cet arrière plan flou mais pas suffisamment flou !!! C'est cet arrière plan qui tue totalement l'image !!! Elle semble plate, elle est brouillon, bref c'est du grand n'importe quoi !!! Pourtant le sujet était prometteur... dommage !...

Imaginons que la profondeur de champs ait été mieux gérée :

La même image aurait eu beaucoup plus de valeur, non ? Et dans un tout autre genre, si, avant le départ en forêt, on avait prévu une feuille de papier noire, disons format A3, on aurait pu créer, sans problème, à partir de la même photo quelque chose comme :

Bon, d'accord, c'est juste pour la démonstration, le post traitement est grossier, il a été bâclé en deux minutes mais je pense qu'avec un minimum de travail en amont (au moment de la prise de vue), la même image, sans forcément raconter une histoire, aurait eu une toute autre valeur !... Les détails, pensez aux détails !!!

N'importe quel endroit dans le monde, n'importe quel objet, n'importe quelle situation peut faire une grande photographie. La lumière et la composition sont capitales. Ensuite, vient l'organisation soigneuse de la prise de vue. Relever un point d'intérêt sans créer de confusion pour le spectateur. Choisissez votre équipement avec soin, soignez vos réglages d'exposition puis, seulement, regardez à travers le viseur et visualisez l'image telle que vous la souhaitez et enfin, demandez vous pourquoi vous devriez déclencher. Si vous pouvez apporter une réponse convaincante, allez-y, créez votre image... sinon, revoyez toute la procédure... ce n'est pas parce que la photographie numérique n'est pas chère qu'il faut gaspiller son temps en tirant n'importe quoi en espérant récupérer quelque chose dans la masse !...

Et tant que nous y sommes, je vais rappeler les bases du B-A-BA de la photographie :
-Le sens du cadrage, il est généralement horizontal (format “paysage”) ou vertical (format “portrait”). Demandez-vous si vous avez choisi la bonne orientation ou si vous devriez changer de sens ! Attention, pour donner un effet particulier, il n'est pas interdit de cadrer de biais...
-La rectitude du cadrage, il faut généralement vérifiez que le cadrage est "droit" et ne forme pas un angle par rapport à l'horizon ou par rapport à la verticale stricte. Mais il est autorisé de "violer" cette "règle" dans des cas particuliers.
-Les "règles du cadrage", bien que ce ne soit pas non plus une "loi divine", il peut être intéressant de se reporter aux "lois de base" (voir ici)
-L’arrière-plan, souvent on oublie de vérifier l’arrière-plan, comme dans le contre exemple ci-dessus et on découvre ensuite avec horreur que le manque de flou ou qu’un objet mal placé ou qu'une personne est entrée dans le cadre au dernier moment... C'est bizarre, mais si tout le monde porte une attention appliquée à l'avant plan, il est plus rare de voir les photographes tenir compte de l'arrière plan... pensez-y !!!
-Distance au sujet, il est bien connu que tout photographe débutant (et pas mal de photographes avertis) se trouvent trop loin du sujet, malgré le téléobjectif qui équipe leur boîtier... Quelle que soit la focale montée sur votre appareil, respectez le "tuyau" des maîtres d'autrefois (j'ai oublié son nom, je ne sais plus qui insistait lourdement sur ce point... il va falloir que je relise mes classiques...) « dès que vous êtes sûr d'être à bonne distance de votre sujet, avancez d'un bon mètre... »…

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ŒIL DIRECTEUR

Je sais, cela peut paraître étrange pour certains que je parle de ce sujet, mais je me suis surpris, en relisant un peu le contenu de mon site, que jamais je n'avais envisagé ce point critique ! Il est vrai que tous les boîtiers équipés de viseur optique (la majorité du moins) sont dessinés avec le viseur à gauche, ce qui sous entend que si vous voulez utiliser les boutons de commande (généralement situés à droite), vous n'avez pas d'autre choix que de viser avec l'œil droit !...

On serait en droit de penser que, puisque la majorité de la population humaine est droitière, la majorité de la population humaine vise avec l'œil droit -et que ce n'est que la minorité de gauchers qui vise avec l'œil gauche- cela justifie cette étrangeté de conception des boîtiers...

Seulement voilà, ce n'est pas aussi simple que cela, cette façon de faire est totalement caricaturale !... Nous avons tous fait du sport au moins au cours de notre scolarité et nous nous sommes cassé les dents à trouver notre pied directeur (ou pied d'appel) pour le saut en hauteur... et bien il en va de même pour l'œil qui vise... Si la majorité des droitiers visent avec l'œil droit, il existe des droitiers qui visent avec l'œil gauche, si la majorité des gauchers visent avec l'œil gauche, il existe des gauchers qui visent avec l'œil droit... et il ne faut pas oublier ceux qui peuvent viser indifféremment avec leurs deux yeux !...

Théoriquement, la meilleure visée est celle qui s'effectue à l'aide de son l'œil directeur !... Donc, nous revoilà replongés dans le casse tête de nos cours de gym à l'école... mais quel est mon œil directeur ?

En fait c'est très simple de déterminer son œil directeur : Imaginez que vous êtes en train de faire de l'auto stop ! Seulement, au lieu de placer votre bras à droite ou à gauche du corps, placez-le face à vous, pouce tourné vers le ciel. Utilisez ce pouce levé comme un point de mire et repérez un élément fixe situé au loin (un clocher d'église dans le lointain fera parfaitement l'affaire). Les deux yeux ouverts, placez exactement votre pouce "sur" l'élément lointain et, sans bouger votre bras (ni votre doigt !), fermez un œil puis l'autre. Vous remarquerez qu'en fermant un œil, le pouce ne sera plus aligné avec votre élément de repère lointain alors qu'avec l'autre œil, l'alignement sera parfait. C'est l'œil qui permet de conserver l'alignement parfait qui sera votre œil directeur, c'est avec cet œil que vous aurez tout intérêt à composer vos images... Si c'est le droit (que vous soyez droitier ou gaucher), tant mieux pour vous, vous n'aurez aucun soucis pour utiliser les boutons de commande situés à droite de votre boîtier, si c'est le gauche, il faudra vous faire une raison et vous débrouiller comme vous le pourrez pour gérer les boutons situés sous votre nez (et encore pire si vous portez des lunettes !!!). Si par chance vos deux yeux peuvent être considérés comme "œil directeur", utilisez le droit et tout ira bien...

J'espère n'avoir cassé le moral de personne... alors bonnes visées à tous...

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COMMENT GÉRER SON NOUVEAU STOCK DE PHOTOS ?

Voilà LE sujet récurrent chez tout photographe amateur (peut être les pros aussi, mais ils ont des moyens que nous n'aurons jamais !). Le problème était déjà aigu à l'époque de l'argentique bien que la masse de production photographique était bien mois importante (à cause d'un problème de prix de pellicule et de traitement de la pellicule !) qu'aujourd'hui... La gestion du stock se faisait déjà en amont par la limitation de la production, le seul problème qui se posait encore réellement était le classement et la gestion des images classées...

Avec l'arrivée du numérique, la production photographique est GIGANTESQUE... Le problème du classement n'est pas résolu, la gestion des images classées non plus (même si de nombreux logiciels existent, aucun n'a encore su me convaincre de son efficacité !) et à cela, la moindre promenade dominicale nous inonde d'une masse incalculable de nouveaux clichés !... Il y en a partout !... On a beau faire, même les plus ordonnés d'entre nous ne s'y retrouvent plus !...

Que faire ? Consommer la photographie, c'est à dire regarder les nouvelles épreuves et les jeter (les effacer) dans la foulée ? Ce serait en effet une solution, mais ce serait dommage de détruire des images qui peuvent avoir un intérêt potentiel !...

Dans cet article je vais essayer de vous parler de la gestion des nouvelles photos (de retour d'une promenade dominicale ou de retour de vacances, le problème est le même, seule la quantité d'images à gérer diffère !). Il ne sera pas question de parler ici du classement et du référencement des images, ni des nouvelles ni des anciennes... cela fera certainement l'objet d'un autre article (quand j'aurais une solution intéressante à vous proposer... ce qui n'est pas encore le cas !).

Avant toutes choses, la règle d'or sera d'éviter absolument l'engorgement !!! En effet, une fois dépassé, on ne pourra plus s'en sortir !!! On va donc essayer de limiter l'afflux de nouvelles images pour nous replacer au bon vieux temps de l'argentique... Je ne dis pas qu'il faut limiter le nombre de photos créées, je dis simplement qu'il va falloir apprendre à faire un tri sélectif. Voyons cela.

—> Premier point CAPITAL : la procrastination [remettre systématiquement au lendemain ce que l'on doit faire immédiatement] tu éviteras !!!!! En effet, ce n'est pas en s'y mettant une fois tous les trois mois qu'il sera possible de gérer la "reprise en main" d'un millier d'images une à une (!!!) pour voir si, par hasard, il y en aurait quelques unes de bonnes !!! Ce sera déjà très compliqué et long si on s'y met dès son retour de vacances avec un bon millier de photos -si vous êtes comme moi !- Ce sera beaucoup plus gérable après une balade photo d'une journée (ou moins).

—> Je conseille donc de s'installer confortablement devant un ordinateur (personnellement, quand je rentre de balade photo, je suis lessivé et je m'installe donc sur mon lit devant un ordinateur portable).

—> Sur un disque dur externe, c'est plus simple pour passer de l'ordinateur portable à l'ordinateur de bureau, j'ai créé un répertoire que j'ai appelé « A TRAITER » (tout autre nom vaudra bien celui-là !). La première chose à faire est donc de vider sa [ses] carte[s] mémoire en déplaçant tous les fichiers dans ce répertoire. Une fois le transfert effectué, il faut penser à sortir immédiatement les cartes mémoire du lecteur de cartes, pour augmenter leur longévité. En effet, si on laisse les cartes sur l'ordinateur, il y aura toujours des actions invisibles d'accès aux cartes et donc leur durée de vie diminue !...

—> Toujours sur le disque dur externe, dans le dossier « A TRAITER » j'ai créé des sous dossiers : « BIEN », « A VOIR », « A TRAVAILLER ».

—> Vient le moment de la visualisation des photos. On peut utiliser n'importe quel outil pour cela, des outils de productivité comme Lightroom® ou autre, personnellement, je préfère utiliser l'explorateur intégré à Windows®. Bien sûr, cet explorateur ne sait pas lire les fichiers RAW, mais comme je vous l'ai déjà dit par ailleurs, il existe un logiciel génial (et pas cher) qui permet à Windows® de lire tous les RAW. Par la suite, j'ai remarqué que ce logiciel (qui enrichit Windows®) était encore beaucoup plus puissant et agréable à utiliser que l'explorateur/aperçu de Windows®, donc je n'utilise plus que lui pour cette tâche. Pas de publicité, loin de moi cette idée, mais il s'agit de Fast Picture Viewer® (voir votre moteur de recherche pour le téléchargement et l'achat).

—> Cette visualisation s'effectue en 2 temps :
— À la première lecture, j'efface toutes les images nulles (pas une destruction définitive !!! la corbeille du système d'exploitation est bien plus sûre puisque la récupération est toujours possible !!!). Mais qu'est-ce qu'une photo nulle ? Voilà la question qu'il faut se poser AVANT de se lancer dans le visionnage. Chacun peut très bien avoir sa propre définition de la nullité d'une image. Laissez-moi vous donner quelques pistes :
* photo floue
* portrait avec les yeux fermés (pas de chance mais ça arrive)
* un objet, un animal, une personne est entrée dans le cadre lors du déclenchement
* la mise au point n'a pas été faite sur le sujet principal
* si, pour une raison de sécurité, un même sujet a été traité plusieurs fois, même sous des angles différents, il faudra choisir la meilleure image et jeter toutes les autres
=> tout cela direction poubelle (corbeille Windows)
En cas de doute, si je ne suis pas sûr à 100% de vouloir jeter une image, je la déplace dans le sous répertoire « A VOIR ». Quand le tri de toutes les images sera terminé, c'est à dire à la fin des étapes suivantes, c'est ce sous répertoire que je reprendrai en premier en regardant à nouveau les images présentes et me décider (c'est une deuxième lecture) si je jette ou si je garde. Celles qui ne sont pas jetées resteront encore dans ce sous répertoire car elles risquent fort de passer à la trappe en fin de tri...
— À la deuxième lecture, les photos particulièrement réussies seront déplacées dans le sous répertoire « BIEN ». Je sais que certains préfèrent le système de notation par étoiles (comme le propose Lightroom entre autres, mon logiciel de visualisation le propose aussi, mais je n'aime pas donc je préfère le système de déplacement). Attention, j'ai dit que j'y plaçais les images particulièrement réussies, c'est à dire sans doute possible -à première vue-, elles seront reprises plus tard.
Et il y a les images qui auraient pu être "particulièrement" réussies mais qui pêchent par un défaut. Des problèmes d'exposition ou de balance des blancs (mais comme je travaille en RAW ce n'est pas catastrophique), des éléments indésirables qui pourront être retirés soit par post-traitement soit par recadrage, des images mal cadrées mais qui pourront être recadrées, les images de "travers" qui pourront être redressées en post-traitement, etc... Toutes ces images "récupérables" seront déplacées dans le sous répertoire « A TRAVAILLER ».

Cette étape paraît longue et fastidieuse, mais d'expérience j'ai appris que son avis peut s'arrêter en quelques secondes, il n'est pas question "d'analyser ses images en profondeur" à cette étape du travail !...

—> Et puis, bizarrement, vous remarquerez qu'en fin de procédure il restera des images dans le répertoire « A TRAITER ». Comment cela peut-il se produire, je n'en sais rien mais c'est systématique ! Et l'expérience a montré que toutes les images qui restent dans ce répertoire sont bonnes à jeter, sans se poser de question existentielle !... Ça fera de la place sur le disque...

—> Et là, c'est marre !!! Généralement, quand cela est fait, on en a assez... et c'est tant mieux, d'expérience j'ai appris que vouloir en faire plus "à chaud" est une grosse erreur !... Si vous souhaitez passer plus de temps sur vos images, vous pourrez toujours les regarder à nouveau MAIS EN NE CHANGEANT PLUS RIEN AU CLASSEMENT EFFECTUÉ !...

—> Le lendemain, si possible, il faudra regarder à nouveau le sous répertoire « A VOIR ». Si possible deux ou trois fois. À la troisième visite, il sera possible de jeter tout ce qui nous semble «bof». Si par hasard il reste des images, elles pourront être déplacées dans le répertoire « A TRAVAILLER », mais d'expérience, je peux affirmer qu'il y en aura peu !...

Si vous avez le temps, vous pourrez vous lancer dans l'étape suivante. Sinon, vous pourrez remettre au lendemain.

—> Il faudra maintenant regarder les images placées dans le sous répertoire « BIEN », si possible deux ou trois fois. À la troisième visite il sera possible de déplacer des images dans le sous répertoire « A TRAVAILLER ». Je vous conseille (c'est ce que je fais systématiquement) d'effectuer ce tri sur l'ordinateur de bureau avec son grand écran -calibré, bien sûr-, il serait dommage de se tromper à cause d'un "petit" écran de portable de 15 pouces à la calibration plus ou moins aléatoire !...

—> Le jour même, ou le lendemain, vous pourrez vous lancer dans le post traitement des images du sous répertoire « A TRAVAILLER ». Je conseille généralement de commencer par les images nécessitant le moins de travail : recadrage ou redressement, puis balance des blancs ou exposition, pour finir par les images nécessitant un retravail en "profondeur". Chaque image retravaillée, si elle a été "sauvée", elle sera déplacée dans le sous répertoire « BIEN », sinon direction poubelle...

—> En fin de procédure, vous pourrez déplacer toutes les images du sous répertoire « BIEN » vers leur répertoire définitif, selon votre système de tri de photographies. Puis imprimer les meilleures des meilleures voire en faire un "livre photo" (il y a des sites sur internet qui font ça très bien et pour pas trop cher), placez des images sur votre site ou votre blog si vous en avez créé un, voire les publier sur les sites de publication d'images (au risque de vous les faire voler !!!)

Voilà, je sais que c'est du travail, mais la photo ce n'est pas uniquement appuyer sur le déclencheur, le plaisir c'est aussi (et surtout) après !... Bon courage, vous apprécierez beaucoup plus vos images si vous ne conservez que les "excellentes" !...

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DE L'UTILISATION CORRECTE DU TRÉPIED

S'il y avait un point au sujet duquel je n'ai jamais pensé devoir écrire une fiche technique, c'était bien celui-là ! Cet accessoire (indispensable !) me semblait d'une utilisation tellement évidente... jusqu'au jour où, en fait pas plus tard qu'hier, j'ai croisé un photographe amateur qui avait fixé son superbe boîtier sur un trépied pour finalement l'utiliser d'une manière très peu orthodoxe... si peu orthodoxe que je l'entendrai longtemps (dans mon souvenir) se plaindre du résultat catastrophique obtenu et jurant -avec des mots que la bienséance m'interdit de reproduire ici- contre le fabricant de son trépied qui lui avait coûté une fortune... Dans un premier temps j'ai trouvé cela tellement cocasse que je n'ai pensé qu'à sourire, mais à la réflexion, il serait plus intelligent d'en parler un peu tout de même... peut-être que, finalement, si on ne le sait pas, quelques petits tuyaux peuvent être d'une aide non négligeable... donc, parlons-en !...

En réalité, je ne connais que 7 points à connaître pour une utilisation optimale d'un trépied. Il y en a peut-être plus, mais ils doivent être un peu moins vitaux puisque je ne les connais pas et que je n'ai jamais souhaité la mort du constructeur de mes trépieds !...

Pour bien "imprimer" ces conseils, il suffit de se demander à quoi sert un trépied : à garantir des images nettes de sujets statiques en toutes circonstances. En effet, grâce à lui, vous allez pouvoir choisir la profondeur de champs que vous souhaitez et/ou la vitesse que vous souhaitez sans vous torturer à savoir si cela correspondra aux possibilités offertes par la luminosité de la scène... Plus de risque de flou de bougé, même avec de très longues focales, même avec des ouvertures très réduites, même avec des temps de pose très longs et même avec une luminosité cavernicole...

1er point, le plus important, consiste à bien choisir son trépied. Je ne vais pas en parler puisque j'y ai consacré une page spéciale ici. Allez-y ou retournez-y au besoin... Je ne reprendrai que deux notions : plus votre matériel est lourd et plus votre trépied doit être stable donc lourd et avec des jambes épaisses ET plus la tête (la rotule) devra être résistante, stable et capable de serrage important. Les rotules "boule" sont superbes et agréables mais uniquement jusqu'à des focales de 300 à 400mm (associée à des grandes ouvertures de diaphragme. En effet, si vous envisagez un objectif lent -sombre-, il sera beaucoup moins lourd qu'un objectif de même focale mais rapide -lumineux-).

2ème point, un trépied ne sera jamais plus efficace que la stabilité de l'ensemble : si vous posez votre trépied sur un sol meuble, votre trépied ne sera pas stable et il sera inefficace ! Si vous posez un de ses pieds sur de la mousse bien épaisse alors que les deux autres se trouvent sur de la roche, ça ne fonctionnera pas... il faut que les 3 pieds se placent sur un sol "solide" (attention : le sable est meuble mais un sol formé de sable est très stable !)

3ème point, contrairement à ce que tout le monde semble penser, plus le trépied sera placé au ras du sol et plus il sera stable (c'est une question de centre de gravité !). Si, maintenant, vous souhaitez le lever, sortez la section des pieds qui a le plus gros diamètre d'abord, puis la section de diamètre inférieur et, uniquement au besoin, la section la plus fine...

4ème point, sauf cas particulier, il est préférable que l'appareil photo soit "droit" (horizontal). Pour ce faire, il ne faut pas hésiter à ouvrir son trépied et de régler des longueurs de jambes différentes sur un terrain non plat... cela augmente la stabilité de l'ensemble. N'hésitez pas à vérifier les niveaux à bulles fournis avec le trépied et/ou la rotule (!!!) si votre système n'en comporte pas (c'est peu probable !) achetez-vous pour quelques euros un niveau à bulle tridimensionnel à fixer sur le sabot de flash de votre boîtier.

5ème point, pour augmenter la stabilité, en abaissant le centre de gravité, fixez un filet (ou un sac, ou n'importe quoi) rempli de pierre (ou autre) sur la colonne centrale ou entre les pieds.

6ème point, si vous fixez sur la rotule un système équipé d'un long télé objectif, fixez de préférence le collier de pied de l'objectif que le boîtier... un système équilibré est bien plus stable !

7ème point, utilisez systématiquement un déclencheur souple (ou une télécommande comme on dit aujourd'hui) ou, à défaut, utilisez le déclenchement retardé (10 à 12 secondes selon votre boîtier), cela permet d'éviter les tremblements occasionnés par votre doigt qui écrase le bouton déclencheur du boîtier. Dans le même ordre d'idée, votre boîtier dispose certainement d'une fonction de relevage anticipé du miroir (reflex), utilisez donc cette fonction en même temps que la télécommande, surtout avec de longues focales.

Et, grâce à la personne dont je parlais en début d'article, je suis en mesure d'ajouter un 8ème point : un trépied se doit de reposer sur le sol pour être efficace !!! Fixer son appareil sur un trépied pour porter le trépied à la place du boîtier n'apporte que très peu de stabilité (!!!). Certes, cela peut faire steadycam mais c'est pour la vidéo, pas pour la photo !!!...

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ARBRE DÉCISIONNEL : EXPOSITION DES SUJETS SOMBRES

Le problème de l'exposition des situations non « standards » n'est franchement pas résolu pour tout le monde. Aussi, un schéma étant plus parlant qu'un long discours, je vous ai créé une fiche technique sous forme d'arbre décisionnel pour résumer la marche à suivre...

Ce n'est pas si compliqué dans le fond !...

Notez que la lecture de cet autre article est fortement recommandée pour une bonne compréhension.

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ARBRE DÉCISIONNEL : EXPOSITION DES SUJETS CLAIRS

Le problème de l'exposition des situations non « standards » n'est franchement pas résolu pour tout le monde. Aussi, un schéma étant plus parlant qu'un long discours, je vous ai créé une fiche technique sous forme d'arbre décisionnel pour résumer la marche à suivre...

Ce n'est pas si compliqué dans le fond !...

Notez que la lecture de cet autre article est fortement recommandée pour une bonne compréhension.

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ARBRE DÉCISIONNEL : EXPOSITION DES HAUTES LUMIÈRES

Le problème de l'exposition des situations non « standards » n'est franchement pas résolu pour tout le monde. Aussi, un schéma étant plus parlant qu'un long discours, je vous ai créé une fiche technique sous forme d'arbre décisionnel pour résumer la marche à suivre...

Ce n'est pas si compliqué dans le fond !...

Notez que la lecture de cet autre article est fortement recommandée pour une bonne compréhension.

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ARBRE DÉCISIONNEL : PORTRAIT EN FAIBLE LUMIÈRE

Finalement j'aime assez cette idée d'arbre décisionnel ! Je vais donc vous en concocter d'autres...

Après les problèmes d'exposition, au sens large, il est un sujet que nombre d'amateurs tentent de traiter avec plus ou moins de bonheur : la photographie en faible lumière ! C'est ce paradoxe (utiliser un média qui nécessite de la lumière dans des situations où la lumière manque) qui doit stimuler les recherches des amateurs. En réalité, cet exercice n'est pas très compliqué non plus, vous allez voir cela :

Vous voyez que ce n'est pas si compliqué dans le fond.

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COMMENT UTILISER LE POSEMÈTRE DE SON APPAREIL PHOTO ANCIEN S'IL UTILISAIT UNE PILE AU MERCURE DISPARUE ?

À longueur de site je parle des appareils photo anciens sans jamais avoir envisagé le problème de l'alimentation électrique des posemètres utilisant des piles au mercure aujourd'hui disparues !

En réalité, il existe plusieurs solutions :

1) se passer du posemètre (!). Je commence par cela même si je sais que cela ne répond pas à la question posée dans le titre de l'article ! Alors, pourquoi en parler ? Tout simplement parce cette possibilité est assez élégante... il suffit d'utiliser la technique du 16 ensoleillé comme je l'appelle... et dont j'ai déjà parlé un peu partout et en particulier dans le petit cours de photographie ou un peu plus haut.

2) utiliser des substituts. On trouve partout sur internet le conseil d'utiliser des piles zinc/air prévues pour les appareils auditifs. En effet, ces piles proposent le même voltage et la même courbe de baisse de voltage que les piles au mercure. Mais le problème est double : le prix plus important d'une part et la durée de vie très courte d'autre part.

3) utiliser des piles actuelles grâce à un bricolage. On trouve sur internet des bricolages qui permettent d'utiliser des piles actuelles en diminuant leur voltage. Ceci peut être plus intéressant que les piles zinc/air dans la mesure où l'investissement n'a lieu qu'une fois et qu'au long cours moins important. Le problème se situe ici dans la relative difficulté de la création de l'adaptateur. Il existe sur internet des adaptateurs déjà faits. Certes l'adaptateur tout prêt est assez cher, mais peut être envisageable.

4) utiliser les piles actuelles sans rien ajouter. C'est la technique que j'utilise. Certes les piles actuelles ont un voltage supérieur aux piles mercure (1,5V au lieu de 1,33V) mais cette différence ne risque (généralement) pas d'endommager votre boîtier... peut être que certains boîtiers n'aiment pas cette différence de voltage, mais ni moi ni les amateurs de mon entourage n'ont remarqué le moindre problème !... Le seul effet négatif de l'utilisation d'un voltage supérieur est l'introduction d'une erreur de mesure plus ou moins importante !... J'ai remarqué empiriquement que la différence allait de +1/3 de diaphragme à +1 diaphragme selon les boîtiers.

Cette erreur n'est franchement pas un problème !... Voici la technique im-pa-ra-ble :

—> procurez-vous un posemètre autonome (posemètre à main) qu'il soit électronique ou au sélénium (mais dans ce cas être sûr de sa justesse puisque le sélénium perd en efficacité avec le temps) OU un boîtier moderne avec son posemètre électronique efficace. Bien sûr, il n'est pas question d'acheter quoi que ce soit, il est facile de trouver autour de soi quelqu'un qui accepte de vous accorder 5 minutes avec son matériel !...

—> réglez les deux boîtiers (ou votre boîtier et le posemètre indépendant) sur la même valeur de sensibilité ISO (ou ASA/DIN ou ГОСТ etc -voir le petit cours de photographie au besoin-). Placez le boîtier moderne ou le posemètre autonome électronique sur « mesure globale » ou sur « pondérée centrale » mais surtout pas sur « spot » ou « multizones » et oubliez la mesure en « lumière incidente » si vous utilisez un posemètre autonome !!! (voir le petit cours de photographie au besoin).

—> arrangez-vous pour cadrer les deux boîtiers sur un sujet unique et effectuez la mesure d'exposition avec les deux boîtiers. Il y aura inévitablement une différence !... ATTENTION : préférez un sujet sous éclairage fixe donc en extérieur sous un ciel sans nuage ou en intérieur sous éclairage artificiel !!! L'emploi d'un trépied est fortement recommandé au moins pour l'appareil à calibrer de façon à ne pas modifier le cadrage en cours de calibration !!!

—> sur le boîtier à calibrer (donc l'ancien équipé d'une pile moderne), diminuez le réglage ASA (ou DIN ou ГОСТ etc -voir le petit cours de photographie au besoin- puisqu'il ne connaîtra pas les ISO !) d'1/3 de valeur (ils sont tous capables de régler au 1/3 d'IL !) et refaire la mesure. Recommencez la procédure jusqu'à obtenir les mêmes valeurs que celles fournies par le posemètre moderne.
Pour ceux qui ne sont pas encore trop au point avec les IL, je vais vous donner la technique pas à pas : supposons que vous ayez obtenu une mesure de 100 ISO | 1/250è de seconde | f/8 sur le posemètre moderne (ou le boîtier moderne), votre mesure avant calibration sur l'appareil ancien pourrait ressembler à (ce n'est qu'un exemple !) 100 ASA | 1/500è de seconde | f/8 (ou 100 ASA | 1/250è | f/16, c'est la même chose -voir le petit cours de photographie au besoin-), vous allez régler la molette ASA sur 100 moins 1 graduation. Vous aurez ainsi réglé votre boîtier sur 80 ASA. Vous refaites une mesure avec ce nouveau réglage. Si vous obtenez les mêmes valeurs que celles obtenues par le posemètre moderne, vous pourrez considérer le boîtier ancien comme calibré. Sinon, diminuez encore la molette ASA d'1 graduation. Vous aurez ainsi réglé votre boîtier sur 64 ASA et effectuez une nouvelle mesure... et ainsi de suite jusqu'à obtenir les mêmes valeurs que celles fournies. C'est simple non ?

—> Maintenant que vous savez de combien de graduation il faudra décaler votre molette de réglage ASA, il suffira de ne plus régler cette molette sur la valeur recommandée par le nouveau film mais sur le nombre de graduations déterminées par la calibration sous la valeur recommandée par le nouveau film !... Par exemple, si votre calibration vous a permis de déterminer qu'il faut corriger la sensibilité de 3 graduations, vous règlerez la molette de sensibilité ASA comme suit :

Sensibilité du nouveau film
Nombre de graduations en moins
Sensibilité réglée
100 ISO
3
50 ASA
200 ISO
3
100 ASA
400 ISO
3
200 ASA
800 ISO
3
400 ASA
1600 ISO
3
800 ASA
3200 ISO
3
1600 ASA

Reste le problème des films lents : puisque (avec l'exemple d'une calibration à -1 IL) il faut 3 graduations en moins, l'échelle de réglage ASA risque de ne pas proposer la valeur nécessaire... mais ne vous inquiétez pas, vous aurez du mal à trouver aujourd'hui des films à moins de 25 ISO... et les échelles anciennes descendent quasiment toujours à 12 ASA !...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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DÉFRICHONS LES DIFFICULTÉS DE GESTION DU DIAPHRAGME : LES PROBLÈMES D'UNE GRANDE OUVERTURE...

Tout le monde sait aujourd'hui que la technique photographique n'est pas très compliquée (du moins ceux qui lisent mon site ...) mais il existe des petits problèmes qui restent sans solution, surtout en début de parcours photographique amateur... donc j'ai décidé de créer des petites fiches techniques qui éclaireront (définitivement ?) ces points de détail qui font tant de dégât !...

L'article d'aujourd'hui traitera des problèmes de diaphragme grand ouvert avec, bien sûr, les solutions simples pour les résoudre !...

Problème : le sujet manque de netteté
Par définition, une grande ouverture de diaphragme induit une très petite profondeur de champ. Cela signifie qu'il devient impératif d'effectuer la mise au point au quart de poil... en vérifiant même le travail de l'autofocus si ce dernier est activé. Cela est encore plus critique si vous utilisez une longue focale et pire encore, une longue focale et proche du sujet !... En effet, chacun de ces points induit le même problème : une diminution de la profondeur de champ... et tout le monde sait que l'addition d'un même problème entraine une multiplication des effets de ce problème !... Souvenez-vous donc bien que :
grande ouverture = faible profondeur de champ
longue focale = faible profondeur de champ
courte distance = faible profondeur de champ

Solution :
-placer le point autofocus exactement sur ce que vous souhaitez voir net
-déconnecter l'autofocus et préférer la mise au point manuelle plus longue à mettre en œuvre mais plus précise
-utiliser un viseur équipé d'un système de grossissement (loupe)
-en numérique, utiliser le Live View en sélectionnant le grossissement. Technique plus longue mais plus précise.

Problème : toute l'image parait floue
Tous les objectifs présentent des pertes de piqué aux grandes ouvertures, mais les objectif de qualité inférieure ne peuvent tout simplement pas donner d'image vraiment nettes à pleine ouverture et vous n'y pouvez rien... même si la mise au point a été effectuée au mieux !...

Solution :
-apprenez à connaître votre matériel
-tant pis, fermer un peu le diaphragme quitte à s'approcher un peu du sujet

Problème : l'arrière plan est trop flou
Certes, si on utilise une grande ouverture c'est très souvent pour bien flouter l'arrière plan... mais, souvent, l'entourage immédiat du sujet principal peut être trop flou et mériterait un minimum de netteté de manière à éviter la séparation trop brutale du sujet de premier plan et ainsi ménager un peu son contexte.

Solution :
-naturellement, fermer un peu le diaphragme... une fraction de valeur de diaphragme peut entrainer des changements très importants... reportez-vous aux résultats obtenus et ne vous fixez pas sur le dogme « petite profondeur de champ = ouverture maximale ».

Problème : l'image est surexposée
Augmenter l'ouverture du diaphragme sous entend, fort logiquement, l'augmentation de la quantité de lumière qui parvient à la surface sensible (film ou capteur numérique). Cela implique l'utilisation de vitesses très rapides pour compenser, mais dans des conditions de forte luminosité, il peut devenir impossible d'augmenter suffisamment la vitesse...

Solution :
-en numérique, vérifiez que la sensibilité ISO soit réglée sur le minimum
-utiliser un filtre gris neutre qui absorbera une partie de la lumière

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DÉFRICHONS LES DIFFICULTÉS DE GESTION DU DIAPHRAGME : LES PROBLÈMES D'UNE OUVERTURE MOYENNE...

Tout le monde sait aujourd'hui que la technique photographique n'est pas très compliquée (du moins ceux qui lisent mon site ...) mais il existe des petits problèmes qui restent sans solution, surtout en début de parcours photographique amateur... donc j'ai décidé de créer des petites fiches techniques qui éclaireront (définitivement ?) ces points de détail qui font tant de dégât !...

L'article d'aujourd'hui traitera des problèmes de diaphragme à ouverture moyenne avec, bien sûr, les solutions simples pour les résoudre !...

Problème : la profondeur de champ est trop limitée
Vous savez que la profondeur de champ dépend, pour une grande part, de la valeur de diaphragme utilisée. Une ouverture moyenne de diaphragme (disons f/8), bien que permettant une profondeur de champ relativement importante, peut flouter des zones importantes de la future photographie.

Solution :
-en numérique, si le sujet est statique, il suffit de faire 3 images identiques avec trois mises au point différentes et utiliser un logiciel de focus stacking pour obtenir une grande profondeur de champ quelle que soit l'ouverture du diaphragme. NB : tous les logiciels utilisant les couches peuvent permettre de créer un focus stacking mais en manuel cette fois.

Problème : le sujet principal n'est pas assez séparé de l'arrière plan
Ce problème est diamétralement opposé au précédent ! Si un diaphragme à f/8 permet une image la plus piquée (c'est le cas de pratiquement tous les objectifs), il génère une profondeur de champ suffisamment importante pour ne plus permettre un arrière plan suffisamment flou...

Solution :
-vous vous souvenez que la profondeur de champ s'étend d'1/3 en avant du plan de netteté à 2/3 en arrière du plan de netteté DONC il suffit de désactiver l'autofocus et d'effectuer la mise au point devant le sujet principal qui restera net mais l'arrière plan sera flou...
-vous avez également la possibilité de vous rapprocher de votre sujet, ce qui diminuera la profondeur de champ...
-vous pouvez également utiliser un objectif de longueur focale plus importante pour diminuer la profondeur de champ...

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DÉFRICHONS LES DIFFICULTÉS DE GESTION DU DIAPHRAGME : LES PROBLÈMES D'UNE PETITE OUVERTURE...

Tout le monde sait aujourd'hui que la technique photographique n'est pas très compliquée (du moins ceux qui lisent mon site ...) mais il existe des petits problèmes qui restent sans solution, surtout en début de parcours photographique amateur... donc j'ai décidé de créer des petites fiches techniques qui éclaireront (définitivement ?) ces points de détail qui font tant de dégât !...

L'article d'aujourd'hui traitera des problèmes de diaphragme à faible ouverture avec, bien sûr, les solutions simples pour les résoudre !...

Problème : flou de bougé
Il est bien évident que si l'ouverture du diaphragme est faible, la quantité de lumière qui parvient à la surface sensible (film ou capteur numérique) est faible, ce qui entraine la nécessité d'utiliser une vitesse lente pour obtenir une exposition correcte. Le problème, c'est qu'à partir d'une certaine vitesse lente, il devient très difficile voire impossible d'éviter les flous de bougé...

Solution :
-ce n'est pas la meilleure solution, mais il est toujours envisageable d'utiliser un flash (au pire, le flash intégré au boîtier si ce dernier en est pourvu, bien que cette source lumineuse soit horrible, trop ponctuelle, pas assez puissante...). Le mieux est d'utiliser un accessoire ou un bricolage qui augmente la surface du flash de façon à éviter les ombres portées trop marquées.
-en numérique, il est possible d'augmenter la sensibilité ISO de son capteur. Même si cela peut entraîner l'apparition de bruit numérique, c'est souvent préférable à l'utilisation du flash intégré...
-la meilleure solution, mais pas possible partout, est l'utilisation du trépied. Bien sûr cet accessoire ne sera d'aucune aide si vous souhaitez photographier un sujet en mouvement !...
-pensez également à l'utilisation d'un déclencheur souple (ou une télécommande -filaire ou infrarouge ou radio-). Au pire, le retardateur du boîtier peut remplacer ce déclencheur souple. Bien sûr cet accessoire ne sera d'aucune aide si vous souhaitez photographier un sujet en mouvement !...
-si votre boîtier propose cette option, utilisez systématiquement la levée anticipée du miroir. Bien sûr cet accessoire ne sera d'aucune aide si vous souhaitez photographier un sujet en mouvement !... Les utilisateurs de compacts (ou de compacts à objectifs interchangeables) qui ne possèdent pas de miroir, vous ne serez pas ennuyé par les vibrations de la levée du miroir.

Problème : l'arrière plan est trop net
Bien sûr, cela est l'effet secondaire de la petite ouverture du diaphragme puisque la profondeur de champ augmente proportionnellement à la fermeture du diaphragme...

Solution :
-la meilleure solution, pas la plus simple à mettre en œuvre, consiste à mettre au point bien en avant du sujet principal. Bien sûr, cela ne sera possible que si vous débrayez l'autofocus !...
-reste la possibilité de réduire la profondeur de champ en se rapprochant du sujet et/ou en utilisant une focale plus importante.

Problème, l'avant plan est flou
Ceci peut être un corollaire au problème précédent, la profondeur de champ étant importante, on est tenté de penser que tout le champ situé devant l'objectif sera net... alors qu'il n'en est rien... rappelez-vous que la profondeur de champ est répartie en 1/3 en avant du plan de netteté et 2/3 en arrière du plan de netteté... donc si votre mise au point est située trop loin en arrière de votre sujet, ce dernier sera flou !...

Solution :
-veillez à placer votre sujet principal au maximum à 1/3 de la profondeur de champ

Problème : l'image n'est pas très nette
Comme je l'ai déjà souligné dans l'article traitant des grandes ouvertures, un objectif présente un maximum de piqué aux valeurs intermédiaires de valeur de diaphragme. Aux petites ouvertures (f/16, f/22 etc) apparait un phénomène de diffraction qui floute effectivement la totalité de l'image...

Solution :
-il fallait bien s'y attendre... il y a toujours un cas où les solutions n'existent pas... et nous y sommes arrivés. Le seul moyen d'éviter cela est d'ouvrir le diaphragme. Je ne vous dirai pas de combien de valeurs il faut ouvrir, c'est totalement dépendant de l'objectif utilisé d'où l'importance de connaître son matériel...
-si vous avez utilisé une petite ouverture de diaphragme pour avoir une grande profondeur de champ, utilisez plutôt un objectif grand angle, ou envisagez le focus stacking (que j'ai évoqué dans l'article précédent) qui vous permettra d'ouvrir le diaphragme et d'obtenir une profondeur de champ infinie, mais cela ne sera possible qu'en numérique.
-si vous avez utilisé une petite ouverture parce que la scène était trop éclairée, jouez sur la vitesse ou utilisez un filtre gris neutre

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