Accueil
Index général
Contacter le Webmaster
Note de copyright
Particularités & fonctionnement
Vous pouvez participer
Appel aux internautes
Liens
Dernières mises à jour
Le livre d'or
Qui suis-je ?
Mon matériel (chéri)
La page des débutants
Quelques cotes
Ma galerie photographique
Ma carte blanche
Le tableau d'honneur
Historique de l'appareil photographique
La grande histoire de Pentax®
Les appareils photographiques de l'Est
Quelques modes d'emploi introuvables
Un petit « cours » de photographie
L'alphabet russe
Les logos des marques
Des bricolages pour photographes
Les mauvais plans à éviter absolument
Les théories influençant la photographie
Les fiches techniques
Mise au point sur...
Les secrets d'une photographie
Les tests approfondis
Les tests improbables
Quid du M42 ?
La photo vue par la toute jeune génération
Faire ses débuts en photo argentique
Faire ses débuts en photo numérique
Analogique | Numérique - Une alternative
Manifeste pour la lenteur en photographie
Questions & tuyaux en photo numérique
Quel objectif pour reflex Pentax numérique ?
Un fantasme devenu possible ?
Les foires à la photo - Dénicher des occaz
Un petit tour au laboratoire
Un peu de labo numérique
Choisir son appareil photographique
Quel appareil pour quelle photo ?
Choisir son (ses) objectif (s)
Choisir son statif
Quels accessoires envisager ?
Utiliser / faire revivre les filtres
Vérifier son matériel
Que penser des Kiev et de ceux qui les modifient ?
Acheter un appareil soviétique ?
Qu'est-ce que j'peux faire ? J'sais pas quoi faire !
Les lois d'une nouvelle expérience photographique
De l'acte photographique
Le grand match
Prendre soin de ses appareils photographiques
Où faire réviser/réparer son appareil photo ?
Composition : erreurs fréquentes à éviter plus conseils
Techniques photographiques évoluées
Programmer sa propre évolution photographique
Retrouver l'inspiration photographique
Créer un studio « professionnel » à moindre frais
Projets d'expérimentations
Expériences de paléophotographie
Parlons matériel (pas marque !)
Mes photographes préférés
Quid de la lomographie ?
Dernière minute
Questions / Réponses
1001 trucs à connaître
Et si on essayait de comprendre les photos ?
Et si on essayait l'originalité ?
Et si on s'essayait à la macrophotographie ?
Et si on s'essayait au panoramique ?
Et si on s'essayait à la trichromie ?
Et si on s'essayait à l'autochrome ?
Et si on s'essayait au noir et blanc créatif ?
Et si on se construisait un appareil sténopé ?
Et si on s'essayait au moyen format ?
Et si on s'essayait au grand format ?
Photographier sans lumière ?
Photographier avec un smartphone/une tablette
Photographier avec un compact bas de gamme
Ces petits trucs qui changent tout
La photographie itinérante
Les styles en photographie
La petite histoire d'une photographie
Devenir meilleur photographe
Équipement logiciel de qualité à bas prix !
Que peut-on attendre des logiciels photo ?
Divagations
Peut-on protéger ses créations ?
Le coin des polémiques
Votre labo numérique idéal
Compétences photographiques
Apprendre à voir
Tout, tout, tout, sur l'exposition...
Le summum de la vie d'une photo: l'expo photo
Photographier avec...
Hommage à FERNAND BIGNON
Lettre ouverte aux (futurs) argentistes
Vous témoignez
Les photographes sont tous C H A R L I E

Dans cette partie du site je vais essayer d'envisager un aspect de la photographie qui intéresse énormément d'amateurs et qui, malheureusement, semble en frustrer plus d'un vu le nombre de mail que je reçois régulièrement !... Il est vrai que le sujet paraît simple en apparence alors que la diversité des situations et des besoins est pour le moins à même de désarçonner nombre d'entre nous !... Voyons ce que nous allons pouvoir en dire :

Si vous appréciez cette page, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.


ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu
La Photographie itinérante, qu'est-ce que c'est ? Le Matériel
La Gestion des images en déplacement Ce qu'il ne faut pas faire !
Cas particulier : la photo argentique en international Quelques conseils avant de prendre la route
Que faire en cas de mauvaise météo ? Par temps froid
Comment ne pas laisser son matériel photo en soute ? Éviter les pièges et maximiser l'aventure
Comment planifier le meilleur des déplacements photo ? Privilégier l'argentique en déplacement ?


LA PHOTOGRAPHIE ITINÉRANTE, QU'EST-CE QUE C'EST ?

Si je vous dis que c'est l'ensemble des photographies que l'on crée dans un endroit non défini je vais entendre une clameur, mon auditoire qui va s'exclamer « Quoi ? C'est tout ? Mais en même temps, si on ne le sait pas !... »

Bref soyons sérieux ! Je considère comme photographie itinérante toute activité photographique qui n'a pas lieu dans un studio, studio au sens large, il peut s'agir d'une pièce provisoirement dédiée à la photographie, voire simplement un coin de table pour faire de la macrophotographie. Partant de cette définition, le champ de la photographie itinérante est très vaste :
—> la balade photographique « à thème » où on choisit un sujet par avance et on essaye de trouver, dans un temps imparti, les éléments qui répondent au thème. Un exemple ? Les orchidées... Je n'ai pas pris cet exemple au hasard, j'ai été confronté au problème il y a quelques temps, les orchidées ça ne manque pas, même en France, même en Lorraine, mais les représentants de cet ordre, chez nous, sont d'une taille plus que ridicule ! D'où des déplacements perpétuels, tête baissée, yeux écarquillés à scruter la moindre touffe d'herbe !...
—> la balade photographique « libre » où on va là où le vent nous mène à la recherche d'images intéressantes
—> la photographie de rue
—> le « reportage photographique » au sens large
—> la photographie de voyage
—> la photographie de sport où on se déplace là où se produit une manifestation sportive
—> la chasse photographique
—> la photo de mariage
—> etc...

Pourquoi m'amuser à lister les types de photographies itinérantes ? Tout simplement pour introduire le paragraphe suivant : le matériel.

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


LE MATÉRIEL

Selon le type de photographie itinérante prévu, le type et la quantité de matériel à emporter est très différent ! Si, d'emblée, vous pensez le contraire, poursuivez la lecture sur quelques lignes au moins et vous verrez à quel point ce paragraphe est important !...

Le studio délocalisé

Comme vous le savez (pour avoir lu les autres pages de mon site), je possède et utilise beaucoup de matériel argentique en moyen format. Depuis que le numérique a envahi la planète photographie, il m'a également contaminé et mes appareils moyen format argentiques ont été retranchés dans ce qu'ils savent faire le mieux... le portrait, la mode, le studio donc... Mais seulement voilà, ne possédant pas de studio à proprement parler, je me vois obligé (le mot est bien grand dans la mesure où j'aime énormément cela !) de faire des séances de studio en plein air !... Uniquement l'été s'entend car mes modèles n'apprécieraient certainement pas de poser dans les frimas de l'hiver -surtout cette année, 2013, l'hiver interminable-, les extrémités bleues et le nez rouge (même en photographie noir et blanc !).

Recréer un studio délocalisé en pleine nature n'est pas chose facile (voir ici également). Il faut obligatoirement posséder -au moins- une voiture, être accompagné de plusieurs amis car le minimum de matériel ne pourra jamais être porté à dos d'homme (à moins de connaître un Sherpa !).

Il faut des tréteaux, des barres, des fonds, des grands draps blancs, des réflecteurs de différentes tailles, un [des] tripode[s] lourd[s] (pour le moyen format c'est indispensable), un [des] boîtiers (gigantesques), des optiques (gigantesques), des déclencheurs à distance pour flashs et boîtiers, des flashs bien sûr, une tente de camping, un barbecue, de l'eau, de la nourriture, [de la bière, mais ne le répétez pas !], des chaises de camping (selon le nombre de participants), une table de camping (voire plus)... Bref, on ne s'en sortira jamais à moins de 100 kg !

Dans la mesure où, vous mes lecteurs, ne serez pas majoritairement concernés par cet exercice, je ne vais pas rentrer dans les détails du matériel avec précision (!!!) mais vous voyez déjà où je veux en venir !!!

Pour ceux qui décideraient de s'essayer à cet exercice mais en numérique, pensez à emporter un ordinateur avec un transformateur de tension 12V-220V adapté à la prise 12V de la voiture, des batteries de rechange (pour les boîtiers) et une ou deux cartes mémoire, pour le cas où...

La balade photo « à thème » simple

Pour faire contre poids à ce que je viens de décrire, je vais reprendre l'exemple de la balade sur le thème de l'orchidée. Là, l'appareil photo numérique peut très bien faire l'affaire, il n'est même pas indispensable de choisir un boîtier professionnel (type Nikon D3 ou Canon 1Dx) donc le poids sera très limité. Pour ce qui est du "parc d'objectif" une seule optique, si possible macro (1:1 voir également ici), peut suffire. Donc, sauf si vous voulez être perfectionniste, vous pourrez "oublier" le [les] flash[s], le tripode, le rail micrométrique de mise au point et donc... le sac à dos.

Personnellement, j'avais décidé de m'encombrer au minimum : un Canon 5D Mk II + un 100mm macro + un petit sac de toile que je remplissais de terre meuble pour me servir de statif, pas de sac photo, juste une petite bouteille d'eau dans un micro sac à dos de 5 litres en tissus.

Un autre élément matériel, qui n'est pas absolument indispensable, mais que je n'oublie jamais : une boussole GPS. Cet élément très peu cher peut vous éviter d'énormes déconvenues au moment de retrouver votre chemin !!!

Bien sûr, comme toujours, j'emporte une deuxième batterie pour le boîtier ainsi qu'une deuxième carte mémoire, on n'est jamais à l'abri d'une panne !... Surtout si la sortie est appelée à durer.

Vous voyez mieux où je veux en venir pour ce qui est du choix du matériel à emporter ?

La balade photo « libre »

Ce type de photo itinérante est la plus compliquée pour le photographe amateur. En effet, on ne sait jamais d'avance sur quel sujet on va "tomber" !... Donc, d'emblée, on part sur le fait d'emporter TOUT ce que l'on possède et qu'on coincera autant que faire se peut dans un énorme sac à dos photo. Un boîtier Full Frame pour la qualité d'image, un objectif standard lumineux (type 50mm f/1.4), un objectif macro (type 100mm f/2.8), un télézoom (type 70~200mm f/2.8 ou f/4 ou un 70~300mm) ou un long téléobjectif (type 300mm ou 400mm f/4 ou f/5.6), un objectif grand angle (type 14~70mm f/4), un deuxième boîtier APS pour augmenter la focale de ses optiques sans perte de qualité (c'est mieux que les multiplicateurs de focale et cela n'entraîne pas de perte de luminosité), un trépied, un flash ET QUOI ENCORE ??? Une balade photo ne dure que rarement moins d'une demi journée !... Vous vous voyez vous promener pendant 8 heures avec une dizaine de kilos sur le dos (voire plus) à quoi il faudra ajouter des effets personnels (vêtements de pluie, vêtements chauds), de l'eau et de la nourriture ? MOI PAS !!!...

Personnellement, moi qui ne suis pas taillé comme un rugbyman, je privilégierai ce que j'appelle le « zoom du fainéant », type 18~135mm f/3.5~5.6 en APS-C ou un 24~105mm f/4 en Full Frame et le boîtier qui va avec. Un petit sac à dos en toile pour les effets personnels et la nourriture et c'est tout !!! Rappelez-vous que la promenade sera longue et, avec trop de poids, elle deviendra vite éprouvante et vous ne réitérerez jamais l'expérience... dommage ! Et puis, avec ces « zoom du fainéant », si vous vous prenez par la main, en bougeant un peu, vous pourrez vous approcher suffisamment de la majorité de vos sujets ! Il est évident que vous devrez éviter de vous essayer à la chasse photographique avec un tel matériel, mais dans ce cas, on sort de la balade photo à sujet « libre » pour entrer dans le cadre de la balade à sujet imposé : « la chasse photographique ».

Maintenant, si vous insistez vraiment, un zoom 70~200 ou 70~300mm pourrait compléter l'équipement mais la différence de poids sera conséquente au bout de quelques heures de marche !... Un flash, pour la différence limitée de poids peut (éventuellement) élargir vos possibilités photographiques.

ET, je n'insisterai jamais assez sur l'importance d'emporter une deuxième batterie pour son boîtier ainsi qu'une deuxième carte mémoire... cela n'arrive jamais, mais c'est toujours quand on planifie ce genre d'exercice qu'on tombe en panne de quelque chose !...

Un autre élément matériel, qui n'est pas absolument indispensable, mais que je n'oublie jamais : une boussole GPS. Cet élément très peu cher peut vous éviter d'énormes déconvenues au moment de retrouver votre chemin !!!

La manifestation sportive

Pour ce genre de photographie itinérante, le choix du matériel à emporter va dépendre du type de manifestation sportive, en intérieur ou en extérieur, sur une grande surface (concours hippique, foot ball) ou une petite surface (ping pong), possibilité de s'approcher très près des compétiteurs ou être cantonné au loin, etc...

Quel que soit le type de sport, ici, un matériel minimum est requis. Donc le sac à dos (ou la besace) est indispensable. Il faut un boîtier, bien sûr, si possible APS-C si une distance importante entre vous et les compétiteurs est imposée (le crop de l'APS permet de démultiplier la focale de vos objectifs). Pour ce qui est des optiques, il faut au minimum un zoom à grande plage focale (> à 200mm en équivalent Full Frame) type 18~135mm et pas trop sombre (f/4 à f/5.6 est envisageable mais c'est déjà très limite si manifestation en intérieur) PLUS un objectif "normal" mais très lumineux (50mm f/1.4 en équivalent Full Frame) pour des vues "d'ensemble" plus informatives sur l'ambiance de la manifestation. Un flash puissant (si c'est autorisé, déconseillé lors de concours hippiques). Un trépied (voire éventuellement un monopode) est également très recommandé !... Si vous en avez les moyens, préférez une longue focale fixe hyper lumineuse type 200mm f/2.8 ou 300mm f/4 au zoom à large plage focale, vous obtiendrez ainsi des focales de 300 à 480mm très lumineuses avec de l'APS (focale x1.5 pour Pentax, Nikon, Sony et x1.6 pour Canon). Un télézoom moyen très lumineux est également une bonne alternative au zoom à large plage focale : un 70~200mm f/2.8 ou f/4 serait très bien, un 70~300mm (forcément plus sombre) serait envisageable.

Lors des manifestations sportives, peut être plus que dans d'autres disciplines, on aura tendance à shooter comme un malade... La batterie de son boîtier va se vider en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire et la carte mémoire va rapidement saturer ! Pensez donc à emporter une deuxième batterie (chargée si possible !) et une deuxième carte mémoire (vide si possible)...

La photographie de rue ou le « reportage photographique », les impératifs sont les mêmes

Comme pour la balade photo à sujet « libre », l'amateur est prêt à emporter TOUT son matériel avec lui pour faire de la photographie de rue !... À nouveau GROSSIÈRE ERREUR !!! La photographie de rue impose deux paramètres :
- la discrétion : un gros sac à dos photo fera de vous en empêcheur de se déplacer sur les trottoirs. De même, un gros objectif vous rendra psychologiquement « agressif » aux yeux de vos sujets potentiels.
- l'ouverture aux autres : le gros objectif vous éloignera de tout le monde et, puisqu'il attirera tous les regards, plus personne ne remarquera que vous êtes un(e) photographe sympa arborant un grand sourire !!!

En plus, il faut prendre en considération le risque de tentation des voleurs, dans la rue, le bus, le métro (et que sais-je). Un sac à dos dédié photo est très reconnaissable (une besace aussi), surtout s'ils sont bien garnis !...

Pour la photo de rue, je préconise soit un « zoom du fainéant » (type 24~105mm mais qui est déjà assez gros), soit, mieux, un 85mm lumineux ou un 100mm lumineux, mieux encore un 50mm lumineux et le top : un 35mm lumineux qui n'effrayera personne et qui vous obligera à vous approcher de vos sujets potentiels.

Maintenant, il y a les « grands timides » qui préfèrent s'adonner à la « photo volée » et qui préféreront donc logiquement les zooms "longs" (type 70~200 ou 70~300) voir les très longs téléobjectifs (j'ai une fois essayé avec un 500mm catadioptrique donc "très" compact), mais ce genre de matériel vous fera perdre toute la "fraîcheur" du style photographique de la rue !...

Par contre, pour le reportage, les "longs" zooms peuvent être recommandés.

En photographie de rue, le flash est à proscrire ! Mieux vaut un flou "expressif" qu'un coup de flash qui gâcherait tout !!! Par contre, en reportage, cet accessoire peut-être très utile...

Dans les deux cas, pensez sécurité en emportant deux batteries et deux cartes mémoire.

La chasse photographique

Cette catégorie est franchement une catégorie à part ! En effet, cette discipline n'est pas ouverte au "commun" des photographes amateurs ! Je ne vais pas entrer dans les considérations de connaissance des mœurs des animaux "chassés" (lieux de rassemblement, heures de déplacement, comportements, etc...), ni dans les caractéristiques de futaies et de protection "tout temps" mais je vais uniquement me concentrer sur le matériel proprement spécifique à ce type photographique !

Avant tout, vu les heures où les animaux sont observables (tôt le matin ou tard le soir), et en considérant que les animaux sauvages sont soit très dangereux soit très craintifs (voire les deux en même temps), il ne faut pas espérer se contenter d'un "petit" zoom "classique"... Une focale de 400mm est franchement insuffisante (ou franchement limite si on se contente d'une vue d'ensemble de la scène de "chasse") et une ouverture à f/5.6 est franchement inutilisable (sauf en cas de safari en plein jour) !...

Comme on le dit généralement, ce qui coûte le plus cher dans un safari photographique, ce n'est pas l'avion, ni l'hôtel, ni la location du guide, ni la location du 4x4, ni même la somme de tous ses frais mais bien... l'achat du matériel photographique !!!

Je ne vais pas faire un listing, cela risquerait de me faire baver d'envie, et vous aussi !!!... qui n'aimerait pas posséder un 600 ou un 800mm f/2.8 ? même s'il mesure 3 mètres et pèse 10 tonnes ? Caractéristiques qui imposent en plus d'acquérir un statif superlatif avec une tête pendulaire superlative également, qui ne fera qu'alourdir grandement la facture !!!

En plus, il ne faut pas oublier le matériel de camouflage, tente camouflée, drap de camouflage, gaffer de camouflage pour les objectifs etc...

Pour la chasse aux oiseaux, c'est un peu moins compliqué, mais pas franchement moins cher... les ornithologues photographes utilisent des "longues vues" adaptables à leurs boîtiers. Cela leur fait un "téléobjectif" équivalent à 1200 - 2000mm encore très lumineux...

En plus de tout cela, les pertes (photos loupées) sont légion, donc il faut shooter énormément pour rapporter LA bonne photo ! Cela impose donc d'emporter plusieurs batteries et plusieurs cartes mémoire...

Plus modestement, si vous pouvez vous contenter de la "chasse" photo au parc zoologique ou de la "chasse" aux oiseaux de nos campagnes ou de nos jardins, l'exercice sera bien plus accessible : une focale de 300 à 500mm moyennement "rapide" peut largement se prêter au jeu... Un "petit" zoom 70~300mm f/4~5.6 peut même être souverain si monté sur un boîtier au format APS-C (on obtiendrait ainsi un 105~450mm f/4~5.6 chez Nikon, Pentax, Sony et un 112~480mm f/4~5.6 chez Canon)... Et point besoin de plus de matériel !... Sauf les sempiternelles batteries et cartes mémoire de secours... surtout au zoo... Je me souviens avoir passé une journée au zoo, c'était génial sauf qu'en milieu d'après midi j'ai du remballer mon matériel photographique... j'avais épuisé les deux batteries (chargées à bloc) que j'avais emporté avec moi !... Il est vrai que je n'étais pas seul et que très souvent on me demandait de "jeter" un coup d'œil sur les photos prises donc l'écran LCD arrière du boîtier étant très sollicité, il a "pompé" beaucoup d'énergie !...

La photographie de mariage

Voilà un exercice auquel tout photographe amateur s'est essayé. Avec tout type de matériel, du plus simple (smart phone) au plus évolué (Canon EOS 1D Mark IV, je n'ai encore jamais vu mieux en numérique sur les mariages auxquels j'ai pu assister), en passant par tous les compacts, tous les bridges et tous les reflex intermédiaires. Autant dire que l'exercice est facile et ne demande rien de particulier ? Pas si sûr !

Si tout le monde a réussi à rapporter des images du mariage, est-ce certain que toutes les images se valaient ? Si vous vous référez à la définition de la "bonne photo", il est certain qu'il est possible de faire de "bonnes photos" avec n'importe quoi à condition que le cadrage, l'exposition, la mise au point, la balance des blancs, la composition et surtout le sujet soit tous peaufinés à l'extrême. Mais, dans la vraie vie, qu'en est-il des images prises dans l'église pas très éclairée et sans pouvoir utiliser le flash (quand on a un minimum de savoir vivre c'est ce que l'on fait !) ?

Pour "couvrir" un mariage, mes conseils ne seront pas différents de ce que l'on peut voir un peu partout avec toutefois une large préférence pour l'utilisation d'un reflex qui permet des sensibilités non bruitées bien plus élevées (pour l'église sombre), des plages dynamiques bien plus larges (la robe de la mariée doit être blanche mais pas nébuleuse (!!!)... Pour ce qui est des optiques, il est vrai qu'un "simple" 18~55mm f/3.5~5.6 (c'est le trans standard classique toutes marques confondues en APS-C) pourra très bien faire l'affaire ! On peut faire des photos d'assez loin, on peut faire du portrait, même avec des arrières plans relativement flous, des photos d'ambiance ET même s'essayer à la créativité en utilisation du grand angle (pour peu qu'on en ait déjà un peu l'habitude !).

Personnellement, pour "couvrir" un mariage, je m'équipe de 2 optiques : un 50mm f/1.4 pour les ambiances en atmosphère sombre (sans flash) et quelques portraits et un « zoom de fainéant » 24~105mm f/4 pour tout le reste (le tout en équivalent 24x36). C'est léger, pas besoin d'embarquer un sac photo, c'est discret et ça couvre tous les besoins à condition de bouger un peu. J'ai vu des professionnels utiliser exclusivement des 70~200mm f/2.8, oui c'est très bien mais je regrette qu'ils s'interdisent ainsi les apports incontournables du 50mm f/1.4. D'autres professionnels utilisent une véritable armada d'objectifs, mais là c'est peut être un peu trop. En fait, il n'y a que le résultat qui compte et si les mariés trouvent leur plaisir dans les résultats qu'on leur remet, c'est le principal.

Généralement, dans ce genre de manifestation, le nombre de photos n'est pas énorme (bizarrement !) donc les cartes mémoire supplémentaires ne sont pas indispensables, personnellement j'en emporte toujours une de plus avec moi, en cas de panne, par contre, tout le monde voudra regarder vos photos à peine "dans la boite", ce qui accélérera la décharge de la batterie, donc n'hésitez surtout pas à emporter deux voire trois batteries !...

La photographie de voyage

Voilà sans doute le paragraphe le plus compliqué, c'est d'ailleurs très souvent dans le cadre de ce type de photographie itinérante que l'amateur se triture les méninges et appelle « au secours »...

Pour simplifier un peu, on va envisager plusieurs cas de voyages et plusieurs cas de voyageurs :

—> Voyageur "pépère"
Avant tout sachez que ce terme n'a rien de péjoratif ! Si 99,99% de mes voyages sont itinérants, dans l'immense majorité des cas, je me classe dans cette catégorie !... Bref, ce que j'appelle un voyageur "pépère" est un voyageur qui se déplace avec un élément porteur "sécurisé" type véhicule automobile ou navire de rivière (croisière en eau douce). Je dis "sécurisé" car je dispose d'une « cantine militaire » métallique super solide et fermée à clé, virtuellement inviolable et qui ne laisse pas une seule seconde penser qu'elle renferme un véritable trésor : mon cher matériel photographique !!! Pour me voler mon matériel, il faudrait, au choix : voler mon véhicule et jeter la cantine qui ne sert à rien (bien sûr on n'aura pas pensé à regarder ce qu'elle contient), ou être stupide au point de voler une cantine lourde comme un âne mort sans savoir ce qu'elle contient !...

Donc, le voyageur "pépère" se permettra de TOUT emporter avec lui... Je ne vous dis pas de suivre mon exemple, mais voilà comment j'organise les choses. Au passage, ayez une pensée émue pour ma compagne qui est obligée de supporter mes errances photographiques...
* dans ma cantine militaire (inviolable et fermée à clé dans le coffre de ma voiture, -au fait j'ai oublié de préciser que cette cantine était particulièrement bien isolée avec une tonne de polystyrène car la température dans un coffre, même voiture garée à l'ombre, monte vite et les batteries explosent vite ... et quand je dis "explosent", ça fait des dégâts inimaginables ... cherchez sur internet, il y a certainement des images qui traitent du sujet !!!). Dans ma cantine disais-je, je place au minimum deux boîtiers, un boîtier "pro" (ou expert, c'est la même chose à part le prix !), et une "mule", c'est à dire un boîtier d'entrée de gamme. J'emporte un 50mm f/1.4 (équivalent 24x36), cela c'est du à ma "formation" photographique d'antan où les boîtiers étaient vendus avec un objectif normal -mais c'est une bonne habitude je crois-, plus un « zoom de fainéant » 24~105 f/4 (équivalent 24x36), plus un télé zoom type 70~300mm, très souvent un très long téléobjectif type 500mm, un objectif macro type 100mm, un ou deux flash, mes cellules de déclenchement "esclave" (voir ici), un bon trépied (en fibre de carbone mais avec une tête qui pèse plus que le trépied !), un petit trépied (qui était en fait un trépied d'observation de lunette terrestre voir ici) et mon rail de mise au point macro (voir ici). Ainsi, j'ai tout ce qu'il me faut, au cas où...
* j'emporte systématiquement mon sac à dos, dans lequel je ne placerai que ce dont j'aurai besoin en fonction du lieu où je quitte la voiture et de ce que je risque de trouver de photographiquement intéressant sur site. Généralement, si c'est en environnement urbain ou plus globalement "civilisé", je me contente de mon « zoom de fainéant » et d'un 50mm f/1.4. Laissant tout le reste dans la cantine, à l'abri. Si, par contre, je me retrouve en milieu "sauvage", je me chargerai en plus d'un "petit" 70~300mm ET d'un 100mm macro au cas où... bon, le 50mm, même à f/1.4 ainsi que le 100mm macro ne pèsent quasiment rien... ce qui n'est pas le cas des autres optiques... donc ma charge ne sera augmentée "que" de 2kg. Si, par contre, je suis certain de pouvoir faire de la macro, j'emporte mon (mes) flash avec les déclencheurs "esclaves" ainsi qu'un statif et, selon mon état d'esprit, mon rail de mise au point micrométrique. S'il s'agit d'une zone à "forte densité" animale, pour peu que l'heure soit adéquate, j'emporte mon 70~300mm et mon "lourd" tripode ainsi que le deuxième boîtier (si le premier était full frame, ce sera l'APS-C) pour "allonger" la focale de mon télézoom. S'il s'agit d'animaux diurnes, le 500mm ainsi que le doubleur (pour arriver à 1500mm en APS-C) sont de la partie, même très lent, grâce au tripode, ce supplément est tout à fait utilisable (sur un Pentax car avec un Canon la mise au point est sportive à ce niveau de diaphragme) !...
* et très souvent, je me limite à mon « zoom de fainéant » 24~105 f/4 ou 18~135 f/3.5~5.6 uniquement.

Bien sûr j'emporte toujours un ordinateur portable pour vider mes cartes mémoire -j'en emporte au moins 4-, un chargeur de batterie (pour boîtier) et deux batteries et, bien entendu, un transformateur 12V-220V pour alimenter tout cela sur le terrain, même si je pourrais facilement attendre le soir à l'hôtel (!) mais, sait-on jamais... en plus ce n'est pas moi mais la voiture qui porte !...

—> Voyageur "baroudeur"
Si maintenant vous êtes du genre à "faire la route", vous devez déjà porter un sac à dos lourd contenant tout ce dont vous avez besoin au quotidien. Emporter un équipement photographique en plus sera problématique : un deuxième sac à dos mais porté sur le devant n'est vraiment pas très pratique -même si cela a pour conséquence d'équilibrer le bonhomme-. J'ai un "baroudeur" de mes amis qui utilise cette technique du double sac à dos, il se retrouve chargé comme une mule et il s'y fait très bien ... pourquoi pas. Il emporte avec lui systématiquement son Nikon 700D un 24~70 et un 70~200 ainsi qu'un flash et un trépied lourd... Personnellement, n'étant pas du genre à "faire la route", je n'ai pas d'avis tranché sur la question... ce qui est certain c'est que je me limiterais à un Pentax K5 + « zoom de fainéant » qui est assez universel et ni trop lourd ni trop encombrant... tant pis pour le full frame Canon et ses optiques L qui pèsent la mort... Et, si j'estime être déjà lourdement chargé, je me limiterai à un boîtier d'entrée de gamme type Pentax Km ou Canon 600D, beaucoup moins lourd et monté soit avec un trans standard léger type 18~55mm f/3.5~5.6 soit carrément un "simple" 35mm fixe et lumineux -après tout, comment faisait-on à l'époque de l'argentique quand les optiques étaient encore plus chères qu'aujourd'hui ? on faisait tout au 50mm non ?-

—> Voyageur "simplement itinérant"
Si maintenant vous vous situez juste entre les deux catégories ci-dessus, à savoir vous passez des vacances "civilisées" avec hôtel et tout et tout mais des déplacements permanents (une ville différente chaque jour) et beaucoup de déplacements pédestres, le sac à dos est indispensable, soit un tout petit soit carrément un sac dédié photo. Il ne faudra pas trop se charger non plus, comme ce que je disais pour la balade "libre" (ci-dessus). Si vous partez dans un pays exotique (au sens large) où vous ne retournerez pas de si tôt, il faut toutefois emporter un minimum de matériel. Personnellement, toujours taillé dans un bâton de sucette, je me limite à un seul boîtier équipé d'un « zoom de fainéant » + un 50mm f/1.4 (équivalent 24x36) et, depuis peu, un zoom 70~300mm. Ça fait en tout (sac compris) un poids de ~4 à 5kg, ce qui est tout à fait gérable, même pour une mauviette comme moi... Par contre, j'emporte toujours un netbook (ordinateur ultra portable) pour vider mes cartes à l'hôtel le soir, deux ou trois cartes mémoire, deux ou trois batteries plus le chargeur et, bien évidemment, un adaptateur pour les prises de courant du pays de destination (voir ici).

Et n'oubliez SURTOUT pas que lister le matériel à emporter ne suffit pas s'il est prévu un déplacement en avion !!! En effet, il est inenvisageable de transporter son matériel en soute (!!!) mais la taille et le poids des sacs de cabine sont limités, donc avant de "créer" son sac photo, renseignez-vous auprès de votre (vos) compagnie(s) aérienne pour connaître ces limites ... sans quoi vous n'êtes pas au bout de vos surprises !!!

Un autre élément matériel, qui n'est pas absolument indispensable, mais que je n'oublie jamais : une boussole GPS. Cet élément très peu cher peut vous éviter d'énormes déconvenues au moment de retrouver votre chemin, surtout en terre inconnue !!!

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


LA GESTION DES IMAGES EN DÉPLACEMENT

Comme j'en ai déjà parlé par ailleurs (ici), la gestion des images devient rapidement problématique quand leur nombre augmente !... Or, le choix des images à conserver et la décision d'en jeter d'autres sont d'autant plus simples que la capture de l'image est récente !... En déplacement on trouve toujours une heure pour effectuer un premier tri de ses nouvelles photos...

Personnellement, sauf s'il s'agit d'un déplacement court (inférieur ou égal à 1 jour), j'emporte systématiquement un "netbook" ce tout petit ordinateur portable, super compact, super léger (et accessoirement super lent !) qui peut se caser dans tous les sacs à dos (et quasiment tous les sacs à dos photo même non équipés de poche pc).

J'utilise exactement la procédure expliquée ici à savoir le transfert des photos dans le répertoire de travail et la destruction des photos qui ne méritent pas de voir l'ordinateur de bureau. Si je n'ai pas le temps de faire plus, c'est déjà un bon poids de travail en moins une fois de retour à domicile ! Si, par hasard, j'avais plus de temps, je m'autoriserai le tri dans les sous répertoires "BON" / "A TRAVAILLER" / "A VOIR". et de toute manière je m'arrêterai à cette étape. D'une part je n'ai pas l'intention de passer tout le temps de mon déplacement à trier des photos (je préfère en faire) et d'autre part, faire du post traitement sur un netbook n'est pas forcément un exercice des plus stimulents (!) même si c'est théoriquement possible !...

Ce petit travail "sur le terrain" passera inaperçu et, de retour chez vous, vous apprécierez le gain de temps... C'est du 100% gagnant/gagnant et plus une seule fois vous partirez en déplacement avec l'appréhension du travail de tri/post traitement qui vous attendra au retour !...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


CE QU'IL NE FAUT PAS FAIRE !

Je n'arrête pas de vous dire que je ne suis pas une référence, et c'est vrai (!!!) mais je ne pourrai certainement pas parler de "photographie en déplacement" sans vous donner quelques conseils tout droit tirés de mes expériences personnelles... pour le coup je serai LA référence à ne pas suivre !...

Je vais donc lister les galères que j'ai eu à gérer dans mon parcours photographique afin de vous permettre de ne pas avoir à les subir à votre tour. Puisque ces déconvenues me sont arrivées, je suppose qu'elles doivent être les plus fréquentes alors qu'en fait elles sont certainement les plus simples à éviter...

En fait non, ce qui suit est totalement inventé, je n'ai jamais pu faire ce genre de bourdes (tu parles !), d'ailleurs vous en êtes convaincu, je n'en doute pas...

— Ne riez pas, vous rirez moins quand cela vous arrivera, mais c'est vrai que cela ne vous arrivera pas puisque je vous en parle ici... suis-je bête !... Imaginez : vous avez planifié un long voyage en Chine. Cela fait des mois que vous faites le tour de la question, à tout préparer, à tout vérifier, à tout peaufiner, à tout recontrôler. Le sac photo a été préparé avec soin, il a été ouvert 15 fois : il ne manque rien, j'ai tout, boîtier, objectifs, films (et oui c'était encore à l'époque bénie de l'argentique), cartouches plombées pour passer les portiques de sécurité des aéroports sans voiler les films, piles plus piles de secours, tout est paré.
Le jour du départ, il est 3 heures du matin, je ne sais pas encore ce qui a pu me passer par la tête ce matin là, je me lève précipitamment (plus de deux heures d'avance sur l'horaire prévu !), je vérifie mes billets d'avion, mes passeports, mes notes sur les lieux à voir, les notes sur les idées de lieux à rechercher pour la photographie, j'ouvre le sac photo pour l'ultime vérification et, machinalement, sans savoir pourquoi, j'empoigne mon boîtier, je l'allume et... rien ! Affichage : néant ! Posemètre : néant ! Déclenchement : néant !... C'est dingue, tout était parfait trois jours plus tôt !... Dans la panique, je change les piles et... toujours rien, le boîtier est HS !... Pourquoi ? Comment ? Je ne le sais toujours pas !... Seule solution, refaire le sac photo et embarquer du matériel 100% mécanique (pas de déclencheur électronique, pas de posemètre) !... Heureusement que je dispose de beaucoup plus de matériel qu'il n'en faut !... sans quoi, direction Bei Jing sans une seule photo !... Ah c'est certain, je vais faire sensation en Chine avec du matériel des années 1950... mais bon, tant pis... Bien sûr, j'aurais pu acheter du matériel là bas mais, débuter un périple avec un matériel inconnu accompagné d'un mode d'emploi en idéogrammes ou le débuter sans appareil, c'est du pareil au même !...
Conclusion : toujours faire des photos test avant de partir ! En argentique, faire ce test quelques jours avant afin d'avoir le temps de développer et vérifier que tout fonctionne parfaitement. En numérique, faire des tests la veille est largement suffisant... ET, dans la mesure du possible, ne dédaignez pas un "boîtier de secours" même avec des capacités techniques bien inférieures à ce que vous souhaitez !...

— Un autre gag qui ne m'est jamais arrivé () : départ pour un périple en Périgord (tiens, c'est bon ça : périple en périgord, bref...). J'avais prévu de partir avec un boîtier alimenté par des batteries rechargeables au format AA. J'emporte donc deux jeux de batteries et un chargeur. Premier arrêt, un beau sujet, une belle lumière, j'empoigne le boîtier et... rien... il ne s'allume pas !... Je change les batteries (d'où l'intérêt des deux jeux !) et tout va bien sauf que la belle lumière a eu le temps de disparaître pendant mon changement de batteries. Me croiriez-vous si je vous disais que ce premier jeu de batteries avait été chargé à fond l'avant veille du départ ? À plat en deux jours sans être utilisées ?!!!
Poursuite du voyage. Arrivé à destination, le soir, après 10 clichés pris en route, le deuxième jeu de batteries est à plat aussi !!!... Le premier jeu était en fin de vie, il ne tenait plus la charge, le deuxième était affecté par un problème de mémoire de charge !... Ça n'arrive jamais... et bien, détrompez vous !... Heureusement que le Périgord n'est pas le Serengeti !... J'ai pu racheter deux jeux de batteries...
Conclusion : effectuez une gestion "rapprochée" de vos batteries : temps de charge, autonomie etc. et achetez-en de nouvelles au moindre doute !... Et utilisez un chargeur de batteries "intelligent" pour vos batteries AA (ou AAA) -voir ici-.

— Cette fois c'est sûr, vous ne me croirez jamais mais qu'importe... Départ pour un long voyage en voiture direction l'Europe de l'Est. Tout est prêt, sac photo vérifié, matériel vérifié, on peut y aller... Ma compagne, surexcitée fait monter la pression pour accélérer le départ. Est-ce du au stress mais j'étais victime d'un désagrément intestinal, bref. Tout le monde court dans tous les sens, enfin, on embarque dans la voiture, on roule pendant 4 heures et, au premier arrêt... où est passé le sac photo ? Incroyable, mais il a été oublié à la maison !...
Conclusion : respectez un arrêt toutes les deux heures !... Il aurait été possible de faire demi tour... Non, sérieusement, il n'y a pas de technique pour éviter ce problème... il faut toujours prendre la route sereinement, pour la sécurité routière mais également pour la photographie !...

— Dans le même ordre d'idée, je ne vais pas m'appesantir des heures sur le sujet, jamais on oublie sa/ses carte(s) mémoire ou ses piles, ou son chargeur ou son "videur" de cartes mémoires ou son PC portable ou tout à la fois !...
Conclusion : une check list est indispensable, préparez-en une qui vous convienne et usez et abusez-en !...

— Départ pour une virée photographique de plusieurs jours C'est super !!! J'adore partir "à l'aventure" donc je prends mon sac photo et j'y enfourne tout ce dont je pense avoir besoin et... une fois sur place je découvre que j'ai négligé l'intérêt d'emporter une longue focale (ou un objectif macro ou un flash etc...). Ou, au contraire, pour "être sûr", j'emporte absolument tout le matériel possible... le sac pèse 3 tonnes et en fin de séjour, les épaules en bouillie, le dos en compote, je constate que je n'ai pas utilisé le quart de ce que j'avais emporté !...
Conclusion : partir "à l'aventure" c'est sympa, mais pour ce qui est de la photographie il est préférable de faire des recherches sur le lieu de destination avant le départ afin de composer son sac le plus judicieusement possible...

— Départ pour une journée "découverte en pleine nature", comme toujours tout le matériel était prêt et vérifié. Départ sans encombre, arrivée sans encombre et, au moment de shooter ma première image... carte mémoire pleine !... Bien sûr, je n'avais emporté aucun système pour la vider... que faire ? Effacer les "précieuses" images présentes pour les remplacer par des images pas forcément géniales ? Ne pas shooter de nouvelles images peut-être superbes pour conserver les anciennes de moindre qualité ? Bref, une sortie nature qui a viré au cauchemar.
Conclusion : en effectuant votre check list, pensez à vérifier que vos cartes ont été vidées de leur contenu

— Plus bête encore (et plus vicieux !), imaginez que vous entrez illégalement sur un terrain militaire désaffecté pour faire un "état des lieux" photographique... il est indispensable de revenir avec un maximum d'images et si possible d'images réussies... augmenter la fréquence des visites augmentant du même coup le risque de se faire prendre... Et bien, cela non plus ne m'est pas arrivé () et ne m'arrivera jamais, sauf que, lors de la création de ma série sur le "camps d'Angevillers" (voir ma galerie), en sortant d'un bâtiment super sombre où je shootais à 52.600 ISO, j'ai shooté comme un malade en extérieur, en plein soleil hivernal à... 52.600 ISO !!! Si les images en atmosphère sombre étaient franchement utilisables (merci le K5 !), celles en plein jour était à jeter... et c'est exactement ce que j'ai fait... Esprit pas trop tranquille de "violer" un lieu interdit ? excitation du sujet ? je ne sais pas mais il ne faut jamais oublier de contrôler ses réglages avant de shooter !... Je le savais parfaitement... et pourtant...
Conclusion : blijf koel (restez calme) et comportez-vous en photographe averti quelle que soit la situation !...

— Je suis sûr qu'il existe des milliers d'erreurs semblables à celles-ci, probablement en ai-je fait d'autres mais je ne les ai plus en mémoire... Il faut donc, pendant l'acte photographique et pendant la préparation de l'acte photographique s'attendre à tout et surtout au pire pour se mettre à l'abri des déconvenues... c'est un peu comme en anesthésie, on parle de la "loi de l'emmerdement maximum", que les physiciens appellent, plus scientifiquement, "loi de Murphy"... une seconde d'inattention, une micro-erreur et tout finit par prendre des proportions inimaginables !...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


CAS PARTICULIER : LA PHOTOGRAPHIE ARGENTIQUE EN INTERNATIONAL

Je n'ai parlé jusque là que de photographie numérique (du moins implicitement), mais n'oublions pas l'intérêt (pour ceux qui aiment) d'emporter en voyage leur matériel argentique (seul ou en plus de leur matériel numérique)... Là se pose un problème dans le cadre des déplacements internationaux : la psychose de l'attentat !... Quel rapport avec la photo argentique ? C'est très simple, les films ont horreur des rayons X et... pour se donner bonne conscience, les autorités (aéro)portuaires utilisent massivement les rayons X pour la recherche d'armes et autres explosifs, en sachant pertinemment que nombre d'entre eux sont indétectables par les rayons X !... Bref, on ne va pas philosopher 110 ans sur le sujet... les terroristes pourront passer ce qu'ils voudront sans être ennuyés, alors que le petit photographe amateur devra serrer les fesses dans l'espoir de retrouver en arrivant des films non voilés !...

Il n'y a pas grand chose à faire contre cette paranoïa, mais voici quelques conseils tout de même.

La première chose à faire est de toujours emporter ses pellicules en baguage à main (en cabine)... en effet, les bagages à main sont également irradiés mais à des doses bien plus faibles que les bagages de soute...

Il faut savoir, même si c'est logique et évident, un rappel n'est jamais mal venu, que les effets des rayons X sont commulatifs... Si vous savez d'avance que votre voyage comportera plusieurs escales, donc plusieurs passages aux rayons X, attendez-vous à plus de risques de voile... En plus, si vous partez avec un "stock" de pellicules, notez systématiquement toutes celles qui ont déjà connu les rayonnements de manière à ne pas les faire voyager une deuxième fois avant de les exposer...

Pour vous éviter un ulcère gastrique, sachez dès à présent que moins votre film est sensible (valeur ISO faible) et moins il a de risque de voile du aux rayons X !... On estime que toute pellicule de moins de 800 ISO n'a que très peu de risque d'être voilé par les rayons X... Certains estiment que 800 ISO passent encore... perso je n'ai pas d'avis bien tranché, n'utilisant jamais de telles sensibilités. Bien sûr, on peut être amené à "pousser" nos émulsions... dans ce cas, il faudra tenir compte de l'irradiation X !...

Bon, il existe des dispositifs qui protègent les pellicules des rayons X, mais, par définition, ces dispositifs créeront un "vide" sur le moniteur des agents de sécurité... et la peur de l'attentat est devenue si forte que ces systèmes ne vous permettront que d'augmenter les risques de voile... puisqu'on vous demandera systématiquement d'ouvrir la boite de protection et passer chaque film séparément dans la machine... Surtout qu'aujourd'hui, avec l'avènement du numérique, plus personne ne voyage avec des films, allez donc essayer d'attendrir un douanier... à moins qu'il ne soit photographe argentique lui aussi (peu probable vue la percée du numérique !)...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous avez apprécié cet article, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


QUELQUES CONSEILS AVANT DE PRENDRE LA ROUTE

Nous allons envisager ici quelques conseils au sujet de ce que vous pouvez faire avant de partir, ce qui vous aidera grandement à créer de bonnes images pendant votre déplacement.

Avant toute chose, ne comptez pas sur votre mémoire... l'excitation de sa présence en un lieu inconnu vous fera oublier trop de choses !... Créez une liste, j'en ai déjà un peu parlé plus haut. Créez une liste pour tout, même si ce n'est ni intéressant ni excitant, notez tout et n'oubliez pas votre liste à la maison !...

Il faut que vous planifiez, dès avant le départ, ce que vous allez photographier, où et quand. Prédéterminez systématiquement vos destinations exactes, même si vous pouvez toujours ajouter des éléments une fois sur place. De cette façon, vous aurez un excellent point de départ en arrivant à destination. Même si cela peut paraitre exagéré, recherchez d'avance des images intéressantes de votre destination. Ca peut paraître rétrograde, mais pensez que les livres de voyage sont des alliés géniaux. Choisissez ceux qui contiennent beaucoup d'images... Il ne s'agira pas de reproduire les images trouvées dans les livres mais de localiser les sujets que vous pourrez travailler selon votre propre créativité. Google Earth peut également vous permettre de rechercher un emplacement et noter les géotags où les photos ont été prises. Cela peut vous permettre de visiter virtuellement un endroit avant de vous déplacer...

Vient ensuite la question du poids et du volume du matériel à emporter. J'ai déjà dit que trop emporter va gâcher votre déplacement et même inhiber votre créativité... Il faudra donc choisir le minimum de matériel qui permettra de répondre à ce qui vous attend. Pensez qu'un petit compact (de qualité !) peut éventuellement remplacer avantageusement un reflex !... Choisissez le sac photo avant de partir. Protégez-vous des voleurs. Imaginez-vous à l'endroit où vous voyagerez, cela vous aidera à choisir comment emballer votre équipement. Si vous voyagez dans des pays éloignés du tiers-monde, utilisez un sac à dos à l'ancienne et qui n'attire pas l'attention (pas de grande marque photo bien visible !). Utilisez les inserts d'un sac photo dans un simple sac à dos. Une autre solution est un sac photo à dos qui comporte une ouverture arrière complète. Le compartiment principal ne pouvant être atteint lorsque le sac est sur le dos puisqu'il n'y a pas d'accès frontal.

Autorisez-vous une visite photo "guidée" à votre destination. Cela peut être génial. vous pourrez rencontrer d'autres photographes amateurs et, plus important encore, vous pourrez rapidement découvert les meilleurs endroits pour faire vos photos, quitte à y retourner seul un autre jour... En effet, certains lieux sont "bien cachés", et vous ne les auriez probablement jamais trouvés par nous-mêmes.

N'hésitez pas non plus (mais pas toujours !...) à vous détacher de la technique photographique et revenez à l'utilisation de votre appareil photo en mode automatique. Je sais que l'utilisation de l'appareil en mode "P" n'est pas très "pro" ni très intéressant mais cela peut avoir du sens pour de nombreuses images. Cela peut même être une expérience incroyable... le temps "économisé" vous permettant de vivre et d'emmagasiner des tas de sensations et de sentiments tout en se créant une belle collection d'images...

Au moment de faire votre sac, créez-vous une routine immuable : créez une sorte "d'ordre" dans le rangement du matériel. De cette façon, vous pouvez facilement savoir si quelque chose manque. tout en suivant votre liste. Il n'y a rien de pire que d'arriver à destination en ayant oublié quelque chose d'important, comme j'en ai déjà parlé plus haut dans cette page... Emballez toujours votre équipement de la même manière à chaque fois. Une analyse rapide révélera à nouveau si quelque chose manque.

À destination, n'hésitez pas à faire appel à des locaux, il est facile de louer les services d'un "guide" local non professionnel qui vous conduira dans les endroit qu'il aime fréquenter et qui se trouve loin des lieux qui attirent les touristes et qui sont très souvent très intéressants et toujours originaux...

Pratiquez la "photographie de voyage" chez vous, dans votre environnement habituel pour garder votre œil curieux toujours affuté... cela vous aidera aussi de l'autre côté du monde... Rien ne vous empêche "d'immortaliser" votre ville, comme s'il s'agissait d'une destination lointaine. Photographiez les bâtiments emblématiques de votre ville. Rechercher des personnes intéressantes, des signes, des paysages, tout ce qui nécessite un nouveau jeu de compétences.

Il faut réfléchir à beaucoup de choses avant de partir pour voir le monde. Lisez tout ce que vous pouvez trouver, apprenez tout ce que vous pouvez, et surtout, n'oubliez pas de faire en sorte que vos voyages soient sûrs et agréables.

La planification d'un déplacement photo peut être extrêmement stressante, c'est bien connu, le diable se cache toujours dans les détails, et ces détails sont encore plus importants lorsque vous devez planifier un déplacement long et/ou lointain... Je vous ai déjà fourni des informations et des conseils sur la planification, mais nous allons envisager maintenant les conseils concernant ce qu'il faut éviter.

1) Créer un itinéraire irréaliste. La création d'un itinéraire de 10 jours avec de multiples prises de vues et nombreux déplacements chaque jour va vous tuer et vous faire regretter de ne pas être resté à la maison. La majorité des personnes qui voyagent le font avec au moins une autre personne; ne pas donner suffisamment de temps à l'autre pendant le voyage entraînera des tensions inutiles. Voici, par exemple, cinq étapes à envisager:
-> Choisissez trois à cinq "visites" que vous souhaitez vraiment faire pendant votre voyage. Essayez de planifier ces lieux dans une même région afin que les déplacements soient minimes et faciles.
-> Décidez de la durée maximale du déplacement pour chacune des 3 à 5 visites retenues.
-> Avant le départ, faites une liste des lieux et choses incontournables. Reportez ces lieux sur une carte et évaluez le temps de trajet nécessaire entre votre "camps de base" et le lieu choisi... La carte sera le facteur permettant de déterminer ce qui est réaliste et ce qui ne l'est pas.
-> En fonction de votre sélection finale de lieux, déterminez où vous voulez rester. Une fois que tous vos emplacements sont tracés, vous pouvez avoir une idée de l'endroit où vous devriez rester pour réduire le temps de déplacement. Il est important de comprendre que si vous devez programmer un déplacement de deux heures vous allez perdre la moitié de votre journée photo... Il ne faut jamais oublier que le voyage retour est aussi long que le voyage aller...

2) Se laisser désorganiser et submerger. Sans être mathématicien, quand il s'agit de planifier des projets de destination, les feuilles de calcul (type Excel) sont les meilleures amies. C'est la seule façon de pouvoir organiser sans être submergé. Une fois chaque prise de vue finalisée, il suffit de créer une feuille de calcul pour suivre les contacts et les emplacements. Il faut utiliser un formulaire générique : quand un champ est vierge dans la feuille de calcul, cela signifie que quelque chose à été oublié.

3) Économiser sur le prix de l'hôtel (l'appartement). Ce point est trop souvent négligé : l'hôtel (l'appartement) que vous choisissez sera votre maison pour les prochaines semaines de votre vie. En plus vous allez courir (et photographier) depuis le tout début de la matinée jusqu'à la toute fin de la soirée et vous serez épuisé en rentrant. Réserver un lieu confortable et accueillant permettra de tirer le meilleur parti de l'expérience de voyage. Bien sûr j'ai déjà effectué des voyages photographiques en camping sauvage... mais j'étais jeune et résistant à l'époque !!!....

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous appréciez cette page, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page
QUE FAIRE EN CAS DE MAUVAISE MÉTÉO ?

Vous êtes parti, vous avez roulé pendant des heures pour atteindre votre terrain de recherche photographique et, contrairement aux prévisions météorologiques, voilà que le temps se gâte... que faire ? Abandonner et faire demi-tour ? Insister et essayer de tirer parti de la lumière (même si pas extraordinaire) ? Je pense que la dernière possibilité est la plus intelligente même si pas la plus logique !... Mais encore faut-il appliquer ces quelques petits trucs pour limiter les gros problèmes photographiques...

On entend souvent les photographes paysagistes se plaindre de la « mauvaise » météo. Honnêtement, je ne sais pas trop de quoi ils parlent... Un temps orageux est une véritable chance en photographie (à condition de se protéger de la foudre !). La pluie, les vents forts, les nuages ​​bas, certes il est presque impossible de garder l'appareil photo au sec, il est presque impossible de garder la lentille frontale de l'objectif propre MAIS Un mauvais temps n'est pas un mauvais moment pour la photographie et ce, pour deux raisons : d'abord, vous pouvez photographier pendant la journée plutôt que de tourner en rond dans l'attente du coucher ou du lever du soleil. et ensuite, le plus important, cette atmosphère peut créer des situations spectaculaires avec des ambiances sublimes pour la photo... Ce genre de temps est incroyable pour les photos dramatiques et offre une des meilleures lumières possible, surtout si vous êtes dans la situation où le soleil culmine et éclaire la pluie !...

— Il va sans dire que votre appareil photo devrait être résistant aux intempéries avant de partir dans le mauvais temps. L'étanchéité des boîtiers modernes est de plus en plus efficace, mais n'espérez pas trop que les descriptions du constructeur sont paroles d'Évangile... préférez utiliser toujours un sac en plastique transparent pour protéger votre matériel !...

— Emportez un grand nombre de serviettes et de chiffons en microfibre pour conserver l'objectif propre et sec. Les serviettes peuvent laisser de petits bouts de fibres de papier, mais elles font un meilleur travail pour absorber l'eau que les chiffons en microfibre. Ensuite, vous pouvez utiliser le chiffon en microfibre pour retirer les fibres de papier.

— Plus vous fermez votre diaphragme et plus les gouttelettes d'eau visibles seront petites sur l'image finale. Si vous tirez avec une ouverture de l'ordre de f/5.6, les gouttelettes seront plus grosses, plus floues et plus difficiles à enlever en post-traitement (informatique ou analogique).

— Laissez le pare-soleil en place !... Le cadre supplémentaire autour de l'élément frontal de votre objectif constitue une excellente protection contre les gouttes de pluie.

— Si votre composition le permet, une légère plongée (objectif légèrement incliné vers le bas), limitera grandement les risques que la pluie atteigne la lentille frontale.

— Emportez un parapluie, pour vous, certes, mais pour votre matériel aussi (!!!) vous pouvez même bricoler une fixation sur votre trépied... MAIS ATTENTION, ne faites surtout pas cela si le temps est venteux... bien sûr !!!

Voilà, que des petites choses toutes simples, très (trop) logiques, qui vous feront envisager le mauvais temps d'un œil neuf...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous appréciez cette page, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page
PAR TEMPS FROID

Cette fois ça y est, l'été caniculaire 2018 est derrière nous, l'été indien chaud et sec semble vraiment derrière nous aussi, nous allons droit vers les frimas de l'hiver... Il est donc temps de voir comment garder notre équipement (et nous-même) intacts pendant les prises de vues hivernales.

La photographie par temps froid présente de nombreux défis pour les photographes et leur équipement. Des piles prématurément épuisées aux doigts gelés, en passant par les films cassants, la photographie par temps froid est une perspective complètement différente de la prise de vue par temps chaud. Bien qu'il existe des solutions simples à la plupart des problèmes, il se peut que ces solutions ne soient pas celles auxquelles vous pensiez...

La Condensation
La condensation est le cauchemar du photographe. Tout comme une paire de lunettes qui s'embue lorsque la température change rapidement, un objectif d'appareil photo (et l'intérieur de l'appareil photo) peuvent s'embuer avec la condensation. La condensation est due à de la vapeur d'eau qui se transforme en eau liquide qui se dépose sur des surfaces plus froides ou plus chaudes que l'air environnant. Techniquement, cela signifie que si votre appareil photo pénètre dans une zone où l'air est chaud, de la condensation se formera si l'appareil photo est plus froid que le point de rosée. L'inverse est également vrai. Si votre appareil photo pénètre dans une zone d'air froid et qu'il est plus chaud que le point de rosée, de la condensation peut se former.
Comment éviter la condensation ? La méthode de base pour éviter la condensation consiste à introduire progressivement l'appareil photo dans ces températures différentes en l'enfermant à l'intérieur d'un sac contenant de l'air à la même température que celle de l'appareil photo. De cette manière, toute condensation se forme sur le sac... et le boîtier atteindra progressivement la température du nouvel environnement. En pratique, le photographe préfère geler dans sa voiture pendant tout le trajet plutôt que d'attendre que l'appareil photo refroidisse une fois arrivé sur site.
Une cause de condensation moins connue : le photographe est une autre source de condensation (puisque de chaleur). Si vous respirez sur votre appareil photo, vous risquez de le brumiser. La chaleur de votre œil peut également causer des problèmes dans le viseur. La buée née en raison de la chaleur du photographe ne présente presque jamais un inconvénient qui affecte l'appareil photo. Par contre, vous devriez vous abstenir de mettre votre appareil dans votre manteau, car cela pourrait augmenter suffisamment la température pour créer une condensation problématique dans le boîtier et l'objectif... car n'oubliez pas que de la condensation peut également se former à l'intérieur de l'appareil photo.
Au-delà de l'humidité qui peut attaquer les parties électroniques, pensez que l'humidité pourrait geler et endommager complètement l'appareil et/ou l'objectif et/ou le film...

Piles et batteries à plat
Les piles et les batteries se déchargent plus rapidement par temps froid. Par temps froid, il est essentiel de transporter des piles de rechange pour tout votre équipement. Les piles au lithium sont un bon choix car elles contiennent une charge que les anciennes compositions chimiques ne peuvent pas atteindre. Vous pouvez également conserver les piles de rechange dans la poche de votre manteau ou dans un autre endroit relativement chaud. Cependant, veillez à ne pas laisser les batteries chauffer de trop, car cela pourrait provoquer de la condensation lorsqu'elles sont replacées dans un boîtier froid...

Fragilités du film
La condensation fait gonfler la gélatine, ce qui peut donner de drôles de résultats... en plus, le défilement du film dont la gélatine est hyper-hydratée risque de présenter des trainées floues, car les frottements du film sont la cause d'un arrachement superficiel de la gélatine. Une condensation qui gèle va créer des réticulations dans la gélatine et ainsi dégrader l'image. Le froid, lui, rend cassant et le plastique et la gélatine... si possible, avancez le film très lentement... l'avancement motorisé pouvant engendrer des accidents irréparables...

Pieds mouillés
Même si vous portez des bottes très bien isolées, vos pieds peuvent devenir humides à cause de la transpiration ou de la neige qui peut pénétrer dans vos bottes. La peau humide est en grand danger de dommages dus au froid. Gardez des chaussettes supplémentaires avec vous en prévision de changements urgents. Emportez aussi une serviette qui vous permettra de vous sécher les pieds avant de changer de chaussettes.

Peau exposée au froid/intempéries
Nous savons tous qu'il faut porter un manteau quand nous sortons par temps froid, mais nous oublions souvent nos mains et notre visage (et plus généralement notre tête). Pour votre visage, envisagez un masque de ski ou un cache-nez ou une cagoule pour réduire la quantité de peau exposée au vent, à la pluie (ou la neige) et au froid. Cela peut également aider à réduire la quantité de vapeur d'eau que vous exhalez sur votre appareil photo. Les doigts et le visage d'un photographe sont les plus menacés par les prises de vue par temps froid. Souvent, un photographe enlève ses gants afin de mieux manipuler l'appareil photo. Cela expose ses doigts non seulement au froid mais aussi au vent. Même si la température de l'air ambiant n'est pas en dessous de zéro, le refroidissement éolien peut être suffisamment important pour causer des engelures. Les doigts posent un peu plus de problèmes aux photographes. La peur de laisser tomber l'appareil photo et la difficulté à gérer les commandes avec des gants épais amènent souvent les photographes à se passer complètement de gants. Cela conduit à engourdir rapidement les doigts (en plus des engelures). En fonction de la température, vos doigts pourraient même se figer sur le métal de l'appareil photo. Superposer vos gants est une excellente solution aux doigts gelés. Portez d’abord des gants de soie ou d’autres mailles fines (même les bas de nylon pour femmes munis de quelques coutures supplémentaires constituent de très bons gants de première couche). Ajoutez à ces gants une paire de gants sans extrémités de doigts (comme les gants des artisans). Ceux-ci, non seulement, ajoutent de la chaleur mais peuvent également aider à réduire la fatigue des mains. La couche finale est constituée de vos gants épais habituels pour temps froid. Cette troisième couche sera retirée à chaque fois que vous shooterez. Les doigts auront toujours froid, même avec les gants de l'artisan et les sous-gants, mais plus lentement.

Dérapage
Par temps froid, presque toutes les surfaces peuvent être recouvertes de glace. Les photographes ont la réputation de ne pas prêter attention à leur environnement lorsqu'ils se concentrent sur un sujet. Assurez-vous de faire attention aux endroits où vous marchez et portez des chaussures de sport avec une bonne semelle afin d'éviter une mauvaise chute...

Du bon sens
En fait, l'ensemble de cet article aurait pu se résumer en ces trois mots... Vous savez réfléchir pour créer vos images, sachez réfléchir à la façon de vous protéger et de protéger votre matériel... Des solutions simples éviteront de grands malheurs !...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous appréciez cette page, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page
COMMENT NE PAS LAISSER SON MATÉRIEL PHOTO EN SOUTE ?

Imaginez-vous arrivé au guichet d'enregistrement à l'aéroport, le personnel vous oblige à enregistrer votre sac photo pour l'envoyer en soute. Il y en a probablement dans ce sac pour des milliers d'euros de matériel et son enregistrement signifie direction la soute avec risque potentiel de perte ou d'endommagement. Nous avons tous entendu des histoires où des passagers ont dû déposer plainte contre des compagnies aériennes qui avaient perdu leur équipement photographique de valeur... Je dis perdu, mais on peut aussi imaginer un vol organisé par les manutentionnaires (cela c'est déjà vu !) ou une destruction pure et simple due à la gestion automatique des bagages. Je vous propose deux façons pour éviter d'enregistrer votre sac photo à l'aéroport.

Certes, ces deux techniques ne sont pas d'une efficacité garantie, mais vous verrez que cela vaut largement la peine de les essayer !... Mais avant tout, assurez-vous que votre sac convient aux dimensions et au poids prescrits pour le bagage à main... faute de quoi, la soute est inévitable !...

Mettre le personnel devant ses responsabilités [oh, ça on n'aime pas, généralement...]
La première approche que vous pouvez essayer consiste à informer le personnel de la quantité d'équipement que contient votre sac photo et du prix de ce contenu. Expliquez-lui qu’il n’est vraiment pas prudent de l’enregistrer, car il peut facilement être endommagé. S'il insiste (c'est souvent qu'il n'a pas le choix !) vous oblige toujours à enregistrer le sac pour la soute, demander à parler à un supérieur pour vous faire certifier (par écrit !) que la compagnie aérienne assumera ses responsabilités si l'un des équipements est endommagé ou perdu. ATTENTION : cette démarche ne sera pas bien vue donc veillez à rester calme et poli, n'élevez pas la voix, ne soyez pas grossier !... Si cela ne fonctionne pas, vous pouvez utiliser un joker : la deuxième technique.

Jouer avec la peur [ça, généralement, permet de trouver une oreille attentive...]
Les règles actuelles de sécurité aérienne interdisent l’enregistrement des sacs contenant des piles.... Donc, si vous voyagez avec des piles ou des batteries Li-Ion ou des batteries de secours, vous êtes sensé les garder dans votre bagage à main. Emportez donc une quantité industrielle de piles et de batteries dans votre sac photo, même si c'est très lourd (!!!)... Si le personnel essaie de vous forcer à enregistrer votre sac, faites-lui savoir que ce dernier est plein de piles et qu'il ne peut pas être placé en soute car cela présente un risque non négligeable d'incendie...

Voler avec (beaucoup) du matériel photographique peut être stressant car potentiellement risqué. Donc, faites en sorte de protéger notre équipement en le gardant avec vous, en cabine... ces deux tuyaux devraient vous apporter des arguments pour y parvenir...

Bien sûr, si cela devait ne pas fonctionner, je pense que vous devriez toujours assurer (au moins temporairement) votre équipement pour être complètement en sécurité.

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous appréciez cette page, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page
ÉVITER LES PIÈGES ET MAXIMISER L'AVENTURE

Une photographie de voyage bien exécutée peut vraiment être exaltante, mais elle n’est pas aussi simple et tranquille à créer que la plupart des gens l’imaginent. Voici quelques suggestions qui devraient vous aider à maximiser les résultats.

D'abord et avant tout (OK, la tournure est lourde mais elle dit bien ce que je voulais souligner !), la recherche. Il faut faire beaucoup de recherches déjà avant de partir. Essayer de trouver cette route ou ce chemin de randonnée peu connus avant d'arriver sur place augmentera le temps précieux pour la prise de vue. Le manque de recherche préalable augmentera les chances de passer à côté d'une sortie d'autoroute qui conduisait à des panoramas incroyables.

La recherche en profondeur en photographie de voyage est généralement multifactorielle. Elle couvrira tout, des coutumes et événements locaux à l'angle de la Voie Lactée ou de l'heure exacte de l'aube et du crépuscule pour une journée et un lieu spécifiques. Une planification minutieuse, cependant, ne devrait jamais être rigide au point de bloquer la flexibilité requise pour saisir les occasions inattendues qui se présentent. Si vous devez vous reposer, et ne vous gênez pas de le faire (!!!), faites-le au milieu de la journée pour avoir suffisamment d'énergie pour obtenir le meilleur éclairage possible à l'aube et au crépuscule, et ne vous arrêtez pas de prendre des photos après le coucher du soleil, car certaines des meilleures photos de voyage viennent après le coucher du soleil.

Une planification minutieuse devrait également inclure l'évaluation raisonnée du matériel à emporter. Les photographes de voyage expérimentés portent des charges variées mais légères. Il n’est pas exagéré de dire que le poids doit être réduit au strict minimum pour éviter de nombreux problèmes sur place, comme se voir refuser l’embarquement dans un petit avion de brousse ou tout simplement pour ne pas tout gâcher pour une question de fatigue causée par son sac photo... J'ai déjà entendu des photographes de voyages professionnels dire qu'il coupent leur brosse à dents en deux pour alléger leur paquetage, c'est dire !... Les listes d'équipements et des listes de bagage sont donc indispensables et de petites balances portables peuvent s'avérer utiles au moment de la préparation de ses sacs. En fin de compte, une bonne recherche maximisera votre temps et permettra l'emport de matériel le mieux adapté, mais également des bagages plus importants et moins lourds.

En plus des recherches approfondies, la photographie de voyage percutante a besoin de capturer l'esprit de la destination et de ses habitants. Pour ce faire, il faut fuir la foule des touristes et s'imprégner de la culture locale. Des compositions d’images réfléchies donneront aux spectateurs de vos photos un lien émotionnel avec la destination, d’un point de vue local, ainsi qu’avec la nature environnante. Cependant, c'est toujours une bonne idée de partager avec des habitants pour vous assurer que vous ne vous dirigez pas dans un endroit dangereux... les recherches en amont ne permettent pas toujours de trouver ce genre de renseignement !...

La photographie de voyage aura également plus d’impact dans la narration d’une histoire si elle accentue des angles différents. S'allonger dans l'herbe et photographier une scène vers le haut ou monter dans un arbre, une falaise ou un bâtiment pour photographier vers le bas peut ajouter des perspectives significatives et donner de l'ampleur à votre travail. Parfois, la seule différence entre une bonne image et une image moyenne se mesure en quelques centimètres. Cependant, il est essentiel de garder à l'esprit que la meilleure photographie de voyage repose sur l'authenticité et non sur la perfection. Alors jouez avec les angles, saisissez l'originalité, révélez les coutumes locales, profitez du mauvais temps et contextualisez les paysages du point de vue quotidien de la communauté locale sans trop chercher à obtenir ce cliché parfait qui, souvent, pourrait manquer d'originalité...

En fin de compte, documenter à l'aide de photographies les paysages, les gens, la culture, les coutumes et l’histoire d’une région est vraiment une expérience enrichissante et épanouissante. J'espère que la mise en œuvre de ces quelques suggestions contribuera à réduire certains des pièges que vous rencontrerez en route...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous appréciez cette page, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page
COMMENT PLANIFIER LE MEILLEUR DES DÉPLACEMENTS PHOTO ?

Vous planifiez votre prochain voyage photographique ? Félicitation ! Mais êtes-vous certain que votre planification est bonne et efficace ? Je vais vous donner ici quelques tuyaux pour planifier le déplacement photographique parfait (si parfait était possible !)

Assurez-vous de prendre le bon équipement.
Objectif(s) : Utilisez un logiciel pour visualiser vos photos préférées et épluchez les données EXIF de ces photos à la recherche de l'objectif que vous avez utilisé pour les créer. Il y a de fortes chances que vous constatiez une tendance vers un ou deux objectifs, ce qui vous permet d'éliminer les objectifs « juste au cas où ». Essayez de vous en tenir à 2 ou 3, pas plus !
Trépied : trouvez-en un léger, mais stable...
Chiffon à lentille : utile pour sécher et nettoyer votre appareil photo.
Disque dur portable : pour télécharger vos images depuis votre appareil photo. (sauf si photo argentique !)
Chargeur de batterie USB : Si votre batterie est à plat, vous pouvez la recharger via le port USB. (sauf argentique !)
Chauffe-mains (si dans des endroits froids) : parfaits pour réchauffer les mains (et les piles) dans des climats froids ou glacés.

Assurez-vous de tester tous les (nouveaux) équipements.
Vérifiez tous les réglages de tout nouvel équipement photo pour vous assurer qu'ils fonctionnent comme vous le souhaitez et que vous savez comment les utiliser ! Mais ne vous limitez pas aux nouveaux équipements, si vous ne connaissez pas votre matériel à 100% (boîtier, objectifs, accessoires), relisez et reapprenez à les comprendre et à les utiliser...

Comprenez votre emplacement.
Effectuez une recherche préalable sur votre futur emplacement. Utilisez des outils tels que Google Earth (par exemple) pour vous permettre de visualiser un lieu en 3D. Avec Google Earth, vous pouvez avoir une idée des points panoramiques que vous pouvez voir depuis des positions particulières. Consultez les cartes pour pointer les itinéraires, les sentiers et les endroits que vous aimeriez visiter.

Concentrez-vous sur moins d'emplacements.
Planifiez les meilleurs emplacements pour ne pas vous retrouver avec trop de lieux à visiter sans quoi le temps que vous pourrez y passer sera tellement court que vous risquez de ne revenir qu'avec des clichés de vacances (de peu d'intérêt). Plus vous passez de temps dans un lieu particulier, plus vous pouvez explorer la lumière et les angles, et obtenir de bien meilleures images.

Comprenez dans le détail le moment de l'année de votre déplacement.
Comprendre en détail la période de l’année signifie que vous avez une meilleure compréhension du moment où le soleil se lève et se couche à cet endroit et de sa position dans le ciel. La position du soleil dicte la composition de vos images. Il existe de bonnes applications pour vérifier ces choses. Consultez également les prévisions météorologiques, il y a assez de chaines d'info internationales.

Faites des recherches sur l'histoire et la culture du lieu.
Vous voulez raconter une histoire sur le lieu que vous visitez. Vous voulez que les gens sachent à quoi ça ressemblait là-bas (pour accompagner vos photos via un blog ou en personne). Avoir un fond pour vos images est excellent pour ces raisons. Il est également agréable d’avoir des conversations avec les habitants de la région. Utilisez un guide local pendant que vous êtes sur place pour trouver les meilleurs endroits et obtenir des informations générales. Non ça ne fait pas touriste de faire appel à un guide !...

Explorez le Web et -pourquoi pas- les médias (a)sociaux.
Jetez un coup d'œil à ce que d'autres personnes photographient à cet endroit et essayez de prendre des photos à des endroits moins couverts. De cette façon, vous ne ferez pas les mêmes images que tout le monde !

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous appréciez cette page, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page
PRIVILÉGIER L'ARGENTIQUE EN DÉPLACEMENT ?

Vous qui lisez mes pages, vous avez déjà constaté que si je vous parle de photographie en général, je vous parle de matériel numérique, comme tout le monde MAIS que j'ai une forte tendance à vous stimuler à essayer la photographie argentique... Je vais donc envisager aujourd'hui la possibilité de ne faire que du film lors d'un déplacement.

Vous avez un voyage prévu ? Si, à force d'entendre parler d'argentique, vous vous y êtes (enfin) mis, vous êtes devenu l'heureux photographe qui crée des images numériques ET des images argentiques. Alors laissez-moi vous faire une suggestion : la prochaine fois que vous voyagerez, laissez votre reflex (ou votre mirrorless) numérique à la maison et ne faites que du film !... Je sais ce que vous pensez : « Mais comment puis-je télécharger mes photos à la mi-voyage ? Comment vais-je rendre mes amis jaloux de mes aventures ? J'ai pris l'habitude de faire cela, je n'arriverai pas m'en passer !... Et qu'en est-il des rayons X ? Et si mon vieux boîtier tombait en panne ? Et si je n'emportais pas assez de films ? Et puis... Et puis... ». STOP ! Calmez-vous et faites-moi confiance. En tant que photographe et voyageur, laisser votre appareil photo numérique à la maison et ne faire que du film sera l’une des expériences les plus enrichissantes de votre parcourt photographique !... Pas convaincu ? Voici quelques raisons de sauter le pas, d'emballer quelques films et d'oublier la haute technologie (pour un temps au moins).

☺ Les appareils argentiques sont moins gênants. Les appareils photo numériques sont trop distrayants. Ces derniers sont compliqués, trop pleins de fonctions et ont des écrans géants, tout cela attire et monopolise toute notre attention au moment où elle devrait être libre pour la photographie. Avec un appareil photo numérique, nous ajustons l'ISO, sélectionnons des modes de prise de vue et nous nous perdons dans les menus alors que nous devrions passer ce temps à apprécier et explorer les gens et l'environnement du lieu. Et que se passe-t-il après le déclenchement ? Peu importe notre maîtrise du boîtier et notre confiance en soi, nous examinons systématiquement les photos, le cou tendu et les yeux collés à l'arrière de l'appareil photo. Zoom avant pour voir si le sujet est net. Vérification des cinquante images que nous venons d'enregistrer en rafale pour vérifier qu'une (au moins) est réussie et excitante. Suppression des photos superflues pour libérer de l’espace sur notre carte mémoire. Pire encore, dès que nous avons un moment de temps mort... Nous utilisons le mode Wi-Fi de notre merveille technologique, transférons nos photos sur notre tablette, peaufinons nos expositions dans une application et nous partageons les images sur les réseaux (a)sociaux... C'est épuisant, alors autorisons nous une pause. En plus, toute cette longue procédure met à l'écart la (les) personne(s) qui nous accompagne(nt), ce qui crée rapidement des tensions... Utilisez vos vacances pour décrocher de la spirale numérique... Prenez le temps de regarder autour de vous, de partager avec ceux qui vous entourent. Après chaque déclenchement, avancez le film d'une vue, abaissez l'appareil photo et passez à l'expérience suivante de votre voyage. Ne ratez pas l'événement qui va se produire, ne passez pas à côté de ce moment fugace où la conjonction d'une scène de toute beauté et d'un éclairage idéal vous offre l'opportunité unique de créer une grande photo...

☺ Le voyage en argentique présente moins de risques de pertes. Sauf si vous portez un boîtier de chez Plaubel ou de chez Leica ou de chez Hasselblad, les appareils photo argentiques sont généralement bien moins chers que leurs homologues numériques. Cela signifie que s'il vous échappe pour finir dans un lagon, dans un ravin ou qu'il dévale la pente vertigineuse d'une haute montagne, vous ne perdrez pas plusieurs milliers d'euros ET EN PLUS vous ne perdrez, au pire, que 36 photos !... Partir avec un Pentax K1000 à cinquante, cent ou même deux cents euros et vous ne craindrez pas de perdre votre investissement photographique. Et si vous êtes le genre de touriste qui se promène dans des quartiers pas trop recommandables de la ville, par goût ou par méconnaissance, trimbaler on Minolta SRT pourrait vous rendre moins visible qu'une personne dont le visage est éclairé par l'écran LCD d'un 850D. Oui, la photo argentique pourrait bien vous mettre à l'abri d'une agression pour vol à main armée, ce qui, avouez-le, pour la plupart des touristes, est à éviter... Et quant à la perte d'images, une carte mémoire qui contient des centaines de clichés et qui disparait est bien plus difficile à gérer que la perte d'un seul film de 36 poses...

☺ Le stockage analogique est plus sûr que le stockage numérique. Voici une autre raison purement pratique de faire du film en voyage. Le nombre de fois où on a perdu, endommagé ou formaté accidentellement une carte mémoire ne peut pas être compté sur les doigts des deux mains. Si cela ne vous est jamais arrivé, patience, cela se produira au pire moment !... Les cartes mémoires sont minuscules, fragiles et facilement perdues. D'autre part, sauvegarder vos précieux souvenirs sur plusieurs rouleaux de film offre une protection d'autant plus efficace que chaque rouleau contient peu de vues. Même si quelque chose arrive à un rouleau de film, vous conservez toujours les autres. Bien sûr, il y a des dangers propres au film (tels que les rayons X sus mentionnés mais j'y reviendrai), mais je préférerais stocker mes souvenirs dans un certain nombre de rouleaux de film que de mettre tous mes œufs (photos) dans un seul panier (carte mémoire). Vous voyez l'idée ?...

☺ Pensez à la gratification différée. Nous savons tous que le numérique est le moyen le plus simple de prendre/faire des photos. Je ne dis pas le contraire. Un reflex (ou un mirrorless) numérique nous donne des photos nettes (pas toujours), belles (pas toujours) et prêtes à être visionnées immédiatement. Mais est-ce ce dont nous avons vraiment besoin lorsque nous voyageons ? Je ne pense pas !... Imaginez que vous n’ayez fait que des films pendant toute la durée de votre voyage. Vous rentrez chez vous, en avion, en voiture ou en bus, et vous êtes assis là avec ce sentiment de nostalgie unique qui ne se produit que lorsque vous revenez d'un voyage extraordinaire. Vous savez que vous avez pris quelques centaines de photos et vous vous souvenez très bien de certaines d'entre elles, mais il y en a un assez grand nombre dont vous ne vous souvenez tout simplement pas. Qu'y a-t-il exactement sur ce film ? Les images sont-elles bonnes ? Avez-vous fait quelque chose à garder ? Les images vont-elles bien sortir ? L'anticipation est fantastique et les choses s'améliorent encore après le déclenchement. Quelques temps plus tard, vous recevez vos épreuves (ou vos numérisations) du laboratoire ou vous les traitez vous même chez vous. Vous parcourez les résultats image après image, vous êtes récompensé par un formidable sens de la découverte (ou plutôt de la redécouverte). Une scène éphémère capturée alors que vous filiez dans un taxi. Un repas que vous aviez oublié. Une personne extraordinaire qui n'avait croisé votre chemin que momentanément. Tous capturés sur le film. Vous revivez ces moments, dont beaucoup ont été complètement oubliés, chaque image apportant sa propre mémoire. Les petits moments que vous auriez capturés de manière fantaisiste vous sont offerts des semaines après la disparition des souvenirs immédiats. Bien sûr, le numérique peut le faire aussi. Mais il y a quelque chose de beaucoup moins magique. Seul le film peut nous donner l’impression que nous avons gelé un moment dans le temps et que ce moment est maintenant le nôtre pour toujours... Découvrir ses images longtemps après le déclenchement c'est comme déballer votre cadeau de Noël après avoir vu les paquets des semaines sous le sapin. Les images numériques ont déjà été visionnées, elles n'apportent plus la moindre surprise, la moindre magie, et leur nouvelle visualisation ne vous excitera plus autant, voire plus du tout...

☺ Venons-en aux problèmes potentiels spécifiques aux films. Les rayons X ? J'en ai déjà parlé ailleurs, il existe des boîtiers spéciaux en plomb pour recevoir des films et les protéger. Il est possible de mettre tous les films dans un sachet en plastique transparent pour les montrer au douanier de façon à ne pas les passer aux rayons X. Si vous n'utilisez pas des films très rapides et vous vous ne poussez pas vos films, ils supporteront facilement quatre passages au détecteur (deux allers et deux retours). Le nombre de films emportés ? Vous connaissez votre moyenne d'expositions journalières, il vous suffit de la multiplier par deux !... En plus, je ne connais aucun pays où il est difficile de se procurer tous les films les plus courus... vous pouvez acheter le complément sur place !... Votre boîtier tombe dans un ravin, pas de problème, je ne connais aucun pays où il est impossible de le remplacer ! Les boîtiers anciens, surtout ceux 100% manuels (Pentax K1000, Minolta SRT, Nikon F, etc.), ne sont pas "piégeux", ils fonctionnent tous de la même manière, quelle que soit leur marque, nul besoin de mode d'emploi, donc achetez-en un autre pour un prix ridicule (pensez au change en votre faveur ! Je connais des photographes argentiques qui profitent de leurs voyages à l'étranger pour acheter des vieux boîtiers pour le prix d'un film en Europe !). Et si votre boîtier devait rendre l'âme ? Avouez que c'est très peu probable ! S'ils ont survécu 40 ans, 50 ans ou plus, c'est qu'ils sont fiables... Il suffit de ne jamais partir qu'avec des boîtiers connus pour être parfaitement fiables... je partirais sans problème avec un Pentax manuel, ou un Nikon manuel, ou un Canon manuel, ou un Minolta manuel, ou un Olympus manuel, ou un Miranda manuel, ou même un Zorki ou un Zenit, etc... mais je ne partirai JAMAIS avec un Saliut, ou un Kiev-88 ou un Pentacon 6, etc... Et si les piles ne fonctionnaient plus ? La belle affaire ! Un jeu de piles a une espérance de vie de plusieurs années (si boîtier manuel uniquement !!!), changez-les la veille du départ, éventuellement emportez un autre jeu avec vous et, au pire, je ne connais aucun pays où on ne trouve pas les mêmes piles qu'en Europe !...

———> Allez, ne cherchez pas d'excuse, si vous possédez un boîtier argentique que vous connaissez bien (points forts et points faibles), essayez de partir uniquement avec lui, même près de chez vous, pour une durée de 8 jours, cela vous rassurera et vous serez prêt pour renouveler l'expérience lors d'un voyage lointain !...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Si vous appréciez cette page, merci de soutenir mon site en créant un lien vers « www.thydelor.eu » sur votre site, votre blog (ou ceux de vos amis). Voir également ici.

Retour en haut de la page


 


Flag Counter

En savoir plus