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Dans cette partie du site (www.thydelor.eu) j'ai décidé d'inclure une page pour discuter un peu du travail de laboratoire. Je n'ai pas l'intention de faire un cours sur la façon de développer les films et de tirer les images sur papier photo et ce pour au moins 3 raisons :
> Il y a certainement d'autres sites spécialisés qui traitent très bien du sujet.
> A l'heure où le numérique prend le pas sur l'argentique, cela intéressera-t-il beaucoup de monde ?
> Puisque je « milite » pour la voie alterne (voir ici), j'inclurai ici principalement les éléments permettant de travailler au mieux dans le sens de cette voie alterne.
> Mais sans oublier ceux qui envisagent la voie classique...

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ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Matériel recommandé pour le laboratoire Préparer son film pour le développement
Traiter des films noir et blanc Traiter des films couleur
Gérer les déchets toxiques du laboratoire Un développement écologique des films noir & blanc
Une amélioration du Caffenol ? Réponse aux questions sur Caffenol et T-Kahwanol®
Le T-KAHWANOL® un révélateur universel ? La toxicité des produits de laboratoire
Un bon conseil de lecture... Ma nouvelle technique de développement N&B
Pourquoi chercher un développement alternatif ? Les études à venir
Une amélioration du T-KAHWANOL® ? Réutiliser une vieille technique extraordinaire
Tester l'inactinisme de l'éclairage du laboratoire Un peu de calcul (simplissime)
Évaluer ses négatifs Comment nettoyer un négatif / une diapositive
Créer un stock de films longue conservation Comment conserver ses négatifs, ses tirages ?
Créer un laboratoire argentique de rêve (peu cher) Prolonger la vie de sa chimie ?
Propos relatifs au développement  

MATÉRIEL RECOMMANDÉ POUR LE LABORATOIRE

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Quel que soit le type de photo que vous souhaitiez développer (négatif noir et blanc, négatif couleur, diapositive couleur ou noir et blanc), il vous faudra le même matériel de base. Quel que soit le type de développement que vous envisagiez (développement classique ou développement alternatif) il vous faudra le même de matériel de base.

Je n'envisagerai ici que le développement de film en bobine... les plan-film de grand format n'intéressant que peu d'amateurs... et ceux éventuellement intéressés par le grand format connaissent déjà les techniques de base...

Je vous ai regroupé ci-dessous le matériel indispensable plus quelques éléments facultatifs bien pratiques :

Une serviette éponge (que vous sortirez du circuit hygiène même s'il est préférable de la maintenir propre !)
C'est le seul moyen de bien égoutter le matériel après lavage. Lavage qui aura systématiquement lieu après chaque traitement !... Le laboratoire photographique doit être aussi propre que le laboratoire médical (mais la stérilité n'est pas obligatoire !)
Une cuve de développement (A) comprenant :
— a : une (ou deux ou plus) spire(s) selon le modèle
— b : un axe
— c : un joint d'étanchéité (pas forcément amovible selon les modèles)
— d : un couvercle de cuve
— e : un capuchon d'orifice de cuve
— f : un axe d'agitation
Un décapsuleur pour les bobines 135 (35mm, 24x36 ou autres films moins fréquents) - un simple couteau peut le faire mais c'est plus barbare. Permet de libérer la bobine de film
Une paire de ciseaux pour les bobines 135 (35mm, 24x36 ou autres films moins fréquents). Permet de découper l'amorce et d'arrondir les bords du film.
Un entonnoir (pour transvaser les réactifs)
Un thermomètre (immersible)
Un chronomètre (ou mon petit programme d'aide au laboratoire, voir plus bas)
Une (ou plusieurs) éprouvette(s)
Un filtre (on peut le détourner). Personnellement j'utilise un filtre à café "permanant" voire des fois des filtres à café en cellulose...
Des pinces à film (ou des pinces à linge !) 2 par film
Un cintre Pour accrocher les films à sécher
Des récipients en accordéon (mais de simples bouteilles en plastique peuvent faire l'affaire... attention à laisser le moins d'air possible !...) : 1 par réactif
Et c'est tout pour le développement d'un négatif noir et blanc. Pour la couleur ou la diapositive il faudra ajouter une cuve thermostatée ou un processeur de développement (on peut le bricoler).

Si vous souhaitez utiliser des révélateurs du commerce en poudre ou si vous souhaitez fabriquer votre propre chimie, il faudra ajouter :

Un système de chauffage (on peut le bricoler)
Gaz, électrique etc... Perso j'ai choisi le bain marie électrique
Un agitateur manuel ou électromagnétique (on peut le bricoler)
Perso j'utilise une baguette en plastique et un agitateur magnétique bricolé avec un ventilateur de PC. On trouve le bricolage partout sur le net...
Des récipients de tailles différentes (on peut les détourner)
Personnellement j'utilise des petits saladiers en plastique
Une balance au moins précise au gramme (un pèse lettre fera l'affaire)
Personnellement j'utilise une balance ménagère précise au gramme
Une paire de lunettes de protection (contre les éclaboussures)
Une paire de gants nitrile ou plastique (protection contre les produits corrosifs)
Un masque de protection type masque de peintres (contre les vapeurs toxiques mais plus personne n'utilise ces produits !)
Une blouse de coton (ou un bleu de travail ou de vieux vêtements)
Certains produits tachent ou trouent les vêtements

Si vous souhaitez quelques matériels qui vous faciliteront la vie, vous pourrez prévoir :

Un thermomètre d'ambiance
Un manchon de chargement (on peut en bricoler un , voir dans la rubrique "bricolages", ici)
Une paire de gants en coton pour éviter les empreintes digitales sur les films
Un processeur de développement (on peut se le bricoler) - je m'en passe
Un système d'essorage des films (personnellement j'utilise un balai d'essuie glace de voiture)

Si une fois votre film développé vous souhaitez le traiter comme une image numérique il faudra prévoir :

Un ordinateur
Un scanner à film (très cher) ou un scanner à plat équipé pour scanner des films
Un logiciel de scannage Celui livré avec le scanner peut suffire
Un logiciel de traitement d'image Il en existe des gratuits !!!
Une imprimante
Une sonde de calibration écran/scanner/imprimante
Consommables (encres et papier pour imprimante) Le bas de gamme n'étant pas recommandé

Si vous voulez pousser l'image argentique en analogique jusqu'à la fin du processus il vous faudra :

Un agrandisseur (avec ou sans tête couleur)
Un objectif d'agrandisseur par format de négatif
50mm pour le 24x36, 80mm pour le 6x6, 100mm pour le 6x7, etc...
Une lumière inactinique (rouge orangée) pour le noir et blanc
Des bacs de développement papier ou un processeur de développement
Des pinces
Un compte pose
Un margeur (non indispensable)
Une loupe de mise au point (pas indispensable)
Une glaceuse / sécheuse (non indispensable)
Des filtres (si papiers à grades variables)
Du papier photo et de la chimie Bien sûr !!!
Et surtout... surtout... et c'est ce qui calme généralement... une pièce totalement noire !!!
 

Vous voilà fin prêt pour vous lancer dans le laboratoire argentique... Oh ! Je n'ai jamais dit que la photographie argentique ne demandait pas plus de place que la photographie numérique !... De même, je n'ai pas dit que la photographie argentique ne demandait pas d'investissement !... Mais remarquez que dans toute cette liste, ce qui coûte le plus cher reste encore le matériel de conversion argentique-numérique !...

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PRÉPARER SON FILM POUR LE DÉVELOPPEMENT

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Bien, nous voilà équipés ! Qu'allons-nous donc pouvoir faire en pratique avec tout ce bric à brac ?

Avant de nous lancer dans la préparation du film pour le développement, il va falloir que je vous explique une petite chose concernant les films et qui sera capitale pour la suite. Vous le savez certainement déjà (puisque vous êtes de fervents lecteurs de mon site !), tous les films ne se présentent pas sous la même forme et cette différence de présentation va énormément modifier la première étape du développement :

Les films 135 : format 24x36 (petit format)

Le film 135 est enfermé dans une "cassette" métallique qu'il faudra ouvrir dans le noir complet. Une fois la cassette ouverte, il faudra couper l'amorce du film et arrondir ses angles pour pouvoir placer le film sur la spire de la cuve de développement.

1) il faut découper entre deux perforations (suivant le trait rouge), dans le noir complet, l'amorce qui gênera la mise en place sur la spire
2) il faut découper entre deux perforations (suivant les traits rouges) les coins aigus de l'extrémité du film
Les films 120 et 220 : format 45x60/60x60/60x70/60x80/60x90 etc... (moyen format)

Le film 120 est doublé d'une bande de papier noir opaque et enroulé autour d'une bobine. L'amorce n'est pas constituée de film mais uniquement de papier protecteur. Pour que le film suive son amorce en papier, ce dernier est scotché sur le papier mais uniquement d'un côté (celui de l'amorce)... logique, puisqu'il ne sera jamais rembobiné.

Lorsque le film sera totalement exposé, le papier protecteur continuera à s'enrouler sur la bobine réceptrice bien après que le film y ait trouvé sa place.

Lorsque vous déroulerez le film (dans le noir complet) pour le placer sur la spire, il suffira de séparer le film de son papier protecteur et de l'enrouler dans la spire. Le frein arrivera lorsque tout le film sera enroulé dans la spire puisque vous trouverez alors le bout de scotch derrière l'amorce en papier, donc en bout de course, puisque l'entrée dans la spire s'effectuera de la dernière vue jusqu'à la première vue. Il suffira alors d'arracher ce bout de scotch et de poursuivre l'enroulement dans la spire sur un 1/4 de tour.
Le film 220 se présente exactement de la même manière que le film 120 SAUF qu'il n'est pas entièrement doublé de papier noir opaque !!! Pour protéger le film, d'un côté (en début de film) on trouvera une amorce en papier plus une longueur de protection, et, de l'autre côté (en fin de film) une autre longueur de papier protecteur. Pour que le film puisse suivre l'amorce de papier, il est obligatoire de placer un bout de scotch entre le film et l'amorce. Mais pour que le papier de protection de fin de film puisse suivre le film, il est également obligatoire de placer un bout de scotch à l'autre extrémité du film !...

Lorsque vous déroulerez le film pour le placer dans la spire, il faudra retirer un premier scotch situé au tout début du film, puis enrouler le film dans la spire jusqu'à sentir un frein, ce sera le deuxième bout de scotch (derrière l'amorce) qu'il faudra également retirer et poursuivre l'enroulement du film sur 1/4 de tour de spire.

Je ne parlerai que de ces 3 films puisque ce sont les plus répandus.

Tout ceci se faisant dans le noir complet, il serait bon de vous entraîner un peu en pleine lumière avant le jour J, quitte à sacrifier un film, tant pis.

Maintenant que vous avez fait connaissance avec l'intimité des films, il reste à apprendre à enrouler le film sur la spire. Il doit bien exister 1.000.000 de sites qui parlent de cette procédure, je ne vais pas en faire autant (ce serait exagéré), l'immense majorité de ces sites ne parlant que des films 135, sachez qu'il en va strictement de même pour les films moyen format : insérer le début du film dans la spire puis par un mouvement de va et viens, enrouler tout le film dans la spire.

La mise en place du film dans la spire, si elle ne présente rien de particulièrement difficile, demande un certain entraînement (en fait, le faire une fois en pleine lumière yeux ouverts et une deuxième fois en pleine lumière avec les yeux fermés cette fois -puisque vous ne tricherez pas (!!!)- sera largement suffisant !... De toutes manières, votre premier film exposé vous donnera systématiquement des sueurs froides lors du montage en spire donc... s'entraîner pendant des mois ne servira à rien !...

Je tiens simplement à écrire un petit paragraphe qui intéressera tous ceux qui ne possèdent pas de chambre noire (et qui n'ont aucun moyen d'en bricoler une -comme cela a été mon cas pendant de très longues années !-) : l'utilisation du manchon de chargement.

En fait, l'utilisation du manchon de chargement ne présente aucune difficulté : ce n'est qu'un espace de nuit noire en plein jour. Vous y travaillez à l'aveugle, mais pas plus que si vous travailliez dans une chambre noire... Le secret : de l'ordre et de la méthode !... De même qu'il sera impossible de charger un film sur une spire si on ne se réserve qu'un coin de table dans une chambre noire, il sera impossible (mais un peu moins) de le faire si le manchon cache un désordre innommable !...

En chambre noire, il faut se réserver au minimum une surface de 50x50cm sur une table non encombrée (mais cette surface ne doit pas être trop grande non plus car vous vous perdrez à rechercher ce dont vous aurez besoin !). Avec le manchon de chargement, la surface est déterminée par la surface du manchon qui est généralement de la même taille (ou à peine moins) soit 50x50cm.

Il faut que tout soit préparé et vérifié en pleine lumière :
-les deux moitiés de la spire doivent être fixées à l'écartement correspondant au format du film
-la cuve de développement doit être entièrement démontée
-tout le matériel nécessaire doit être présent : film, ciseaux -au besoin-, décapsuleur -au besoin-, gants de coton -même si pour débuter c'est plus simple sans gant-
-tout doit être disposé logiquement dans le manchon (ou sur la table en chambre noire) et toujours dans le même ordre. Je vous propose un schéma mais qu'il faudra adapter selon que vous êtes droitier ou gaucher :

Loin de l'opérateur, pour éviter la contamination de la cuve ainsi que les éléments utiles en fin de manipulation :
A : cuve ouverte
B : couvercle de cuve (j'aurais pu placer le joint à droite du B mais cet élément n'est pas présent dans toutes les cuves.
C: axe de fixation de la spire
Proche de l'opérateur, les éléments principaux qui demandent le plus de travail de précision :
D : spire
E : décapsuleur (135)
F : ciseaux (135)
G : film
Sur la gauche, la zone rouge (notée X) sera la zone "déchets" on peut y placer un récipient mais c'est facultatif

Je n'ai pas fait figurer les gants de coton mais personnellement je les pose sur la cuve (au fond), vous comprendrez pourquoi en lisant ma procédure.

- Pour les films 135, je m'arrange toujours pour laisser dépasser l'amorce de la cassette.
- Dans le noir du manchon, sans enfiler les gants, je prends le film entre l'index et le majeur gauche pour repérer la limite film/amorce. À l'aide de l'index droit je repère les perforations et je place entre l'index et le majeur gauche la position de coupe.
- Je prends les ciseaux dans la main droite (je suis droitier) et je découpe l'amorce en faisant passer les lames des ciseaux contre mon index gauche. Je me place dans la zone "déchets" (dans le réservoir que j'y dépose généralement) de façon à ce que l'amorce découpée y tombe... mon plan de travail restant net.
- Je tire légèrement le film et je découpe les coins toujours dans le récipient de la zone X.
- Je dépose les ciseaux à leur place (à droite).
- J'attrape la cassette de film dans la main gauche et le décapsuleur dans la main droite.
- Je fais tomber le couvercle de la cassette dans le récipient de la zone X.
- Je dépose le décapsuleur sur les ciseaux et je dépose le film à la place d'origine du décapsuleur entre le récipient de la zone X et les instruments métalliques (ciseaux et décapsuleur).
- J'enfile les gants de coton.
- "J'explose" la cassette.
- Je prends le film encore enroulé dans la main droite et je jette la cassette dans le récipient de la zone X.
- Je prends la spire dans la main gauche et j'introduis le film à l'aide de la main droite.
- J'enroule le film avec ce mouvement typique de va et viens avec les deux mains.
- En fin de film, je déchire le scotch, je jette l'axe de la cassette dans le récipient de la zone X.
- J'avance encore le film en effectuant 1/4 à 1/2 tour de spire

Le film est en place. C'est là qu'il faut réfléchir un peu : pour bien mouiller le film (avant de commencer le développement) je fais tourner la spire dans la cuve, toujours dans le sens des aiguilles d'une montre. Donc, dans le manchon, il faut que je place la spire de manière qu'en tournant dans la cuve, le film ailles à contre courant et fasse circuler l'eau sur toute sa longueur. Donc :
- Je prends la spire dans la main gauche et l'axe de la cuve dans la main droite.
- J'enfile la spire sur l'axe de façon à ce que le film "accroche" l'eau lors d'une rotation horaire.
- Je prends l'ensemble axe de cuve/spire dans ma main droite, j'attrape la cuve de la main gauche et je place la spire dans la cuve.
- Il ne reste plus qu'à retirer les gants de coton et les poser sur les ciseaux (et le décapsuleur).
- Je prends le couvercle de la cuve et je le visse bien à fond sur la cuve.
- Maintenant le film est à l'abri de la lumière, je peux sortir les mains du manchon (ou allumer la lumière dans la chambre noire). J'ouvre le manchon, je récupère la cuve, j'y place l'axe d'entraînement circulaire et le capuchon de cuve (ces 2 éléments sont restés hors du manchon puisqu'ils peuvent être utilisés à la lumière.
- Je vide le manchon de son contenu. Le récipient de la zone X direction poubelle (sauf l'amorce qui servira de test de fixateur).
- Je range les ciseaux et le décapsuleur.
- Je garde les gants de coton à portée de main (mais loin de la zone humide) pour manipuler le film quand il sera sec.
- Je range le manchon.

Le plan de travail étant net, je peux débuter le développement...

- Pour les films 120 et 220, la technique est la même mais plus simple puisque ni les ciseaux ni le décapsuleur ne sont nécessaires.... donc gants de coton d'amblée, papier protecteur dans le récipient de la zone X, film dans la spire, axe de la bobine de film dans le récipient de la zone X, remontage de la cuve et fermeture et "c'est dans la boite", c'est le cas de le dire !...

Le film est prêt pour le développement...

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TRAITER DES FILMS NOIR ET BLANC

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À longueur de site je proclame que la photographie numérique ne tuera pas la photographie argentique de si tôt et c'est encore plus vrai pour ce qui est de la photographie argentique Noir & Blanc ! Pourquoi ? Tout simplement parce que nos appareils numériques ne savent pas faire du noir et blanc de qualité !... Pour vous en convaincre, allez donc chercher sur internet le nombre de tutoriaux Photoshop® pour créer un vrai beau noir & blanc... Et, j'ai testé pour vous, aucun de ces tutoriaux ne parvient à donner ce qu'un film N&B vous offre !... Et je ne vous parlerai pas du résultat obtenu avec les films Noir & Blanc très lents, de l'ordre des 50 ISO !...

Contrairement à ce que beaucoup de monde pense, la photographie argentique n'a pas encore entonné son chant du cygne ! Certes, il est moins facile de trouver de la pellicule, mais les efforts à déployer pour s'en procurer ne sont pas énormes...

De nombreuses marques ont décidé d'arrêter (Agfa® par exemple), d'autres ne semblent pas prêtes à jeter l'épongé (Ilford®, Kodak® etc...) [mise à jour Septembre 2011 : Kodak® envisage de jeter l'éponge aussi, non sans revendre ses procédés à une autre société qui pourra pérenniser la production] et de nouvelles marques font leur apparition, principalement originaires d'Europe de l'est et, même si je n'en connais pas encore, l'arrivée de matériel asiatique (hors Japon) ne devrait plus tarder sur notre marché...

Reste le problème du développement ! Si le principe est toujours le même, on peut schématiser en disant que le bain d'arrêt (qui met fin au développement) et le fixateur (qui permet le maintien et la conservation de l'image) n'ont qu'un intérêt secondaire, je veux dire que, quels qu'ils soient, ils feront toujours l'affaire, il n'est pas question, avec eux, de marque ni de durée de traitement spécifique. Il n'en va malheureusement pas de même pour le révélateur (qui transforme l'image latente en image argentique réelle)... Chaque révélateur possède des caractéristiques et des durées de traitement uniques. Et il ne s'agirait pas de se tromper !

Le traitement d'un film noir et blanc est (de loin !) beaucoup plus facile que le traitement d'un négatif couleur et d'un film inversible (diapositive), mais il n'empêche que le couple film/révélateur est important ! Beaucoup plus facile ? Enfin, pas vraiment ! Tout dépend du point de vue duquel on se place ! La comparaison est facile si vous poursuivez la lecture avec l'article suivant...

Généralement, lorsque vous achetez un film, sa boite contient une liste de révélateurs ainsi que la durée de traitement à utiliser avec ces révélateurs. Malheureusement, les fournisseurs actuels de films vous offrent des films sortis de conditionnements multiples et qui ne possèdent donc plus de boite individuelle et donc ne possèdent plus ces informations capitales !... (voir la photo ci-dessous)

Vous me direz que, généralement, les boites de révélateur contiennent aussi des informations concernant le traitement de certains films, mais là, encore une fois, ce n'est pas une généralité et, en plus, tous les films ne sont pas listés !... Problématique !... Et je ne parle pas de ces marques de révélateur qui ne fournissent des informations que pour les films de leur propre marque !... Il reste les révélateurs « universels » à fabriquer soi-même, mais là, ça frise le parcours du combattant !...

Reste la ressource internet ! Des heures de recherches pour trouver quoi ?... Des informations parcellaires !... Galère !... Reste les sites de passionnés (vous en avez un sous les yeux !) qui peuvent nous « sauver »...

Ne reculant devant rien, j'ai créé un petit programme informatique qui pourra vous servir d'assistant de laboratoire !...

Pour utiliser le programme, cliquez sur l'icône ou ici

ATTENTION : si ce programme est d’utilisation libre et gratuite pour tout le monde, cela ne veut pas dire qu’il appartient à tout le monde !... J’ai pris la peine de mettre de la réflexion et du temps à sa création, aussi, utilisez le autant que vous voulez, mais respectez ma propriété intellectuelle, s’il vous plait !... Si vous trouvez que ce programme est « sympa », vous pouvez toujours créer un lien vers mon site internet « www.thydelor.eu » pour diffuser largement l’information…
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ATTENTION : ce programme a été écrit pour Windows® 32 ou 64 bits ! Vous ne pourrez pas l’utiliser avec un Mac OS® ou un Linux®… En plus, ne voyant pas du tout comment retranscrire la « complexité » du programme en feuille de calcul Excel®, je crains fort que les utilisateurs de MacOS® ou Linux® soient lésés sur ce coup !... Promis, je continue à y réfléchir...

UN DERNIER CONSEIL : LE PROGRAMME ÉTAIT EXEMPT DE VIRUS À LA MISE EN LIGNE, LANCEZ UN ANTIVIRUS À JOUR AVANT DE L'ENVOYER !!!!

Essayez le programme, vous m'en direz des nouvelles et vous pourrez même m'aider à l'améliorer, tout est expliqué dedans...

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Pour ouvrir ce calcul à tous (Windows®, Mac OS® et Linux®), j’ai adapté ce programme en feuille de calcul Excel®. Sous Windows® et sous Mac OS®, tout le monde possède au moins un « lecteur de fichier Excel® » (téléchargeable gratuitement sur le site de Microsoft®). Pour Linux®, au moins OpenOffice® est capable de lire les fichiers Excel®. Il existe certainement d’autres logiciels gratuits pour Mac OS® et Linux® qui offrent également cette possibilité (mais je ne m’intéresse pas trop au sujet donc je ne pourrai pas vous en conseiller !)… Malheureusement ma pratique d'Excel® ne m'a pas permis de vous en donner autant ici que dans le programme, mais il y a quand même de quoi faire !...

Pour utiliser la feuille de calcul Excel® (tout environnement), cliquez sur l'icône ou ici

ATTENTION : si cette feuille de calcul est d’utilisation libre et gratuite pour tout le monde, cela ne veut pas dire qu’elle appartient à tout le monde !... J’ai pris la peine de mettre de la réflexion et du temps à sa création, aussi, utilisez la autant que vous voulez, mais respectez ma propriété intellectuelle, s’il vous plait !... Si vous trouvez que cette feuille de calcul est « sympa », vous pouvez toujours créer un lien vers mon site internet « www.thydelor.eu » pour diffuser largement l’information…

Un grand merci à Rémi Alluin pour m'avoir fait connaître (un peu trop tardivement pour m'économiser du travail !!! ) un site, malheureusement en anglais MAIS probablement une référence en matière de développement des films. A voir ici. Et, jamais à court de bon plan, il m'a fait parvenir pour publication une feuille de calcul Excel® de son cru permettant de calculer « automatiquement » les temps de développement en fonction de la température des bains avec une précision exceptionnelle.

Pour utiliser la feuille de calcul Excel® de Rémi Alluin (tout environnement), cliquez sur l'icône ou ici.

ATTENTION : si cette feuille de calcul est d’utilisation libre et gratuite pour tout le monde, cela ne veut pas dire qu’elle appartient à tout le monde !... Il a pris la peine de mettre de la réflexion et du temps à sa création, aussi, utilisez la autant que vous voulez, mais respectez sa propriété intellectuelle, s’il vous plait !... Si vous trouvez que cette feuille de calcul est « sympa », vous pouvez toujours créer un lien vers mon site internet « www.thydelor.eu » pour diffuser largement l’information…

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TRAITER DES FILMS COULEUR

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

J'ai dit, dans le paragraphe précédent, que le développement noir et blanc est beaucoup plus simple que le développement couleur, mais ce n'est pas tout à fait vrai, il faudrait préciser de quoi on parle... D'un point de vue de la chimie, le développement d'un film noir est blanc est incontestablement beaucoup plus compliqué que le développement d'un négatif couleur (ou diapositive !). En effet, il faut trouver et connaître chaque couple de film/chimie ainsi que le temps de développement !... Tous ces paramètres qui justifient la création du programme informatique que je vous ai concocté !... En développement de négatif couleur (et diapositive), ce casse tête n'existe pas !... Vous avez une chimie de marque X, que vous développiez une pellicule de marque A, B, C ... Z, la procédure et les temps de développement seront toujours identiques...

Alors, dans ces conditions, pourquoi personne ne fait plus de développement couleur (d'ailleurs, y a-t-il eu beaucoup d'adeptes à l'époque où le numérique n'existait pas ?) ????

Les arguments sont toujours les mêmes :
> Les produits sont très chers : FAUX, c'est à peine un peu plus cher - fausse excuse -
> Les films sont très chers : FAUX, ils sont plus chers mais la différence n'est pas excessive, si vous étudiez bien les offres, vous verrez que certains films noir et blanc sont aussi, voire plus chers que certains films couleur - fausse excuse -
> C'est très compliqué : VRAI et FAUX ! Au « bon vieux temps » de l'argentique, le développement paraissait compliqué mais en réalité la vrai difficulté venait du tirage couleur, c'est à dire de la phase de transfert de l'image sur le papier photographique où il fallait doser la filtration des trois couleurs primaires... Aujourd'hui, si on est adepte de la voie alterne (voir ici) on se débarrasse de cette difficulté, donc, je viens d'en parler en introduction, c'est devenu FAUX - Il subsiste toutefois une difficulté, voir plus loin -
> Il faut des moyens techniques beaucoup plus élaborés et beaucoup plus chers : VRAI mais BEAUCOUP MOINS vrai aujourd'hui... Un laboratoire couleur, avec l'agrandisseur et tout le matériel thermostaté était hors de prix et je ne parle que du petit format ! Un agrandisseur avec tête couleur pour film moyen format était tout simplement inaccessible !... Cela reste vrai aujourd'hui, mais l'utilisation de la voie alterne (encore et toujours voir ici) nous dispense de ces dépenses sanctuaires !...

Reste le problème de la température ! Un film couleur (et encore plus un film diapositive) se développe à « haute température » constante !... Là est la SEULE VRAIE DIFFICULTÉ qu'il nous faudra gérer : les bains thermostatés ! Même la voie alterne ne permet pas de s'épargner cette contrainte !... Même les nouvelles chimies proposées, qui nous facilitent grandement la vie, ne permettent pas de contourner le problème !... Doit-on donc acheter des cuves thermostatées ? Je vous mets au défi d'en trouver encore sur le marché, même en occasion cela risque d'être galère !... Donc adios el color ? On fera de l'argentique noir et blanc et du numérique couleur ? Ik denk van niet ! Il reste la seule et unique alternative, qui n'est pas pour déplaire aux tordus que nous sommes (puisque nous écrivons et lisons ce site !), le bricolage !... Et oui, il est très simple de s'affranchir des problèmes techniques grâce à un bricolage ne demandant qu'un investissement MINIME !...

Et encore, quand je dis bricolage, on peut également se passer de bricolage mais avec un coût écologique plus lourd ! Je vais envisager les différents moyens SIMPLES de contourner le problème de la température !...

(1) Le plus simple, à première vue le moins cher (ce n'est plus tout à fait vrai après deuxième analyse) et surtout le plus écologiquement discutable : Le lavabo de salle de bain !...
Matériel nécessaire :
- 1 lavabo (tout le monde a ça)
- 1 robinet d'eau chaude + 1 robinet d'eau froide (tout le monde a ça),
=MIEUX : 1 mitigeur (quasiment tout le monde a ça)
- 1 cuve de développement (la même que pour le noir et blanc)
- 1 thermomètre (le même que pour le noir et blanc)
- 1 chronomètre (ou mieux mon petit programme d'aide au laboratoire !)
Technique :
- mixez l'arrivée d'eau de manière à obtenir un mélange à la température voulue (30°C)
- quand la température est atteinte et stabilisée, fermez la bonde du lavabo
- quand le lavabo est plein, réduisez le débit des robinets MAIS laisser couler en permanence de manière à compenser la perte de chaleur causée par les échanges avec l'air ambiant
- placez les flacons de réactifs dans le lavabo jusqu'à ce que leur contenu ait atteint la température nécessaire de 30°C. Il faut compter une bonne dizaine de minutes... et beaucoup plus si la température d'origine des produit était basse...
- pendant que les réactifs se réchauffent, chargez le film dans la cuve de développement
- placez la cuve contenant le film dans le lavabo d'eau chaude (renouvelée en permanence) et remplissez-la également d'eau à 30°C
- quand tous les réactifs auront atteint la bonne température stabilisée, videz la cuve de développement de son eau chaude et débutez le développement proprement dit...

(2) Un peu plus compliqué (à peine), à peine plus cher (investissement de départ, mais beaucoup moins cher à la longue par économie d'eau) et écologiquement beaucoup plus responsable : la cuve bricolée...
Matériel nécessaire :
- 1 vieil aquarium désaffecté OU une caisse en plastique
- 1 arrivée d'eau chaude (température sans importance, de l'eau froide conviendrait aussi mais là, il faudra s'armer de patience !!!!)
- 1 résistance avec thermostat réglable pour aquarium/terrarium pouvant chauffer l'eau à 36°C (il est préférable de choisir un modèle pouvant monter un peu plus haut en température, même si 30°C suffiraient). Notez qu'après de nombreux essais, j'ai découvert qu'il était préférable de choisir non pas la puissance maximale de cette résistance chauffante (risques d'erreurs importants !) mais une puissance en relation avec le volume d'eau nécessaire pour remplir la caisse (décrit plus bas). L'idéal, à mon avis, est de choisir une puissance égale à environs 5 W/litre... même si le temps de chauffage est plus long, c'est préférable !...
- 1 cuve de développement (la même que pour le noir et blanc)
- 2 flacons en plastique très fin (le plus fin possible pour diminuer l'attente de la montée en température) d'une contenance égale (ou la moins supérieure possible) au volume de la cuve de développement
- 1 thermomètre (le même que pour le noir et blanc)
- 1 chronomètre (ou mieux mon petit programme d'aide au laboratoire !)
Technique :
- remplissez votre aquarium ou votre caisse avec de l'eau en quantité suffisante pour pouvoir immerger les flacons de réactif de 3/4 au moins de leur hauteur. C'est ce volume + le volume des différents flacons de réactifs qui vous fera choisir la puissance de la résistance chauffante... Placez les flacons de réactifs avant de placer l'eau de la caisse et, quand les flacons seront à 3/4 immergés, tirez un trait sur la caisse, de façon à disposer toujours du même volume d'eau et de ne pas se casser la tête à mesurer la température en permanence d'un développement à l'autre. Les temps nécessaires à la stabilisation de la température seront ainsi globalement les mêmes d'une fois à l'autre...
- plongez votre thermomètre dans le bain marie et vérifiez que la température soit stabilisée à 30°C pendant au moins 5 minutes. Cette étape ne sera nécessaire qu'à la première utilisation (pour les réglages du thermostat) et une fois de temps en temps pour confirmation du bon fonctionnement du thermostat.
- plongez le thermomètre dans une des cuves de réactif et vérifiez que la température soit stabilisée à 30°C pendant au moins 5 minutes
- pendant que les réactifs se réchauffent, chargez le film dans la cuve de développement
- placez la cuve contenant le film dans la caisse d'eau chaude (le bain marie en cours de chauffe) et remplissez-la d'eau à 30°C
- quand tous les réactifs auront atteint la bonne température stabilisée, videz la cuve de développement de son eau chaude et débutez le développement proprement dit...

Remarque 1 : ne comptez pas sur un volume d'eau ridicule ! Il faut tenir compte de l'inertie de l'équilibre des températures... L'idéal serait un volume d'eau moyen et un contact avec l'air ambiant réduit au minimum !...
Remarque 2 : vous n'êtes pas obligé de jeter l'eau du bain marie entre deux séances de développement, il suffit, afin d'éviter les odeurs, d'ajouter un antiseptique (voir en pharmacie qu'on vous vende ce qui est utilisé pour conserver les urines de 24 heures en vue d'analyse) ou quelques gouttes d'eau de javel par litre d'eau de bain marie.

(3) La Rolls-Royce des bains thermostatés, du moins à ce jour, c'est ce que j'utilise actuellement, mais rien ne prouve que je ne vais pas encore l'améliorer, je suis en train de travailler sur un système de chauffage plus rapide. Bien sûr, je ne manquerai pas de vous faire part des améliorations au fur et à mesure de la validation du procédé...

Il n'est pas nécessaire de répéter 36 fois la même chose dans un site, ne serait-ce que pour économiser l'espace disque nécessaire, donc, puisque je parle d'un bricolage, c'est dans la rubrique bricolage (voir ici) que je vais exposer la fabrication de ce bain thermostaté. (euh, laissez moi le temps de rédiger l'article, ..., s'il n'est pas encore en ligne, cela ne tardera pas...)

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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GÉRER LES DÉCHETS TOXIQUES DU LABORATOIRE

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Il est triste de constater qu'aucune activité humaine ne peut se targuer de ne pas engendrer de pollution... En photographie c'est la même chose ! Et en argentique encore plus qu'en numérique (qui n'est pas franchement propre non plus !...)

Que serait un photographe sans nature ? Je vous le demande !... Aussi, est-il INDISPENSABLE que nous nous prenions en main afin que notre passion ne soit pas (trop) préjudiciable à la nature. Il n'y a que peu de chose à faire pour ne pas être un criminel aux yeux de la nature, voilà ce que je vous propose :

1) Il faut différencier un réactif périmé d'un réactif épuisé !...
Une chimie est prévue pour traiter un certain nombre de films (1 film 35mm -24x36- de 36 poses est équivalent à 1 film 120). Tant que cette chimie n'aura pas traité ce nombre de film, elle ne sera pas épuisée !... Dans le même temps, les réactifs ont une date de péremption ou une durée d'efficacité une fois dilués -ou reconstitués- . Quand une de ces dates est dépassée, le réactif est dit périmé.

Un éco-photographe ne jettera JAMAIS un réactif périmé ! Il l'utilisera jusqu'à épuisement, en augmentant la durée de traitement de 20%...

2) Quand vos réactifs sont épuisés, ne les jetez pas à l'égout !... SURTOUT PAS !!!...
Si la déchèterie près de chez vous accepte de récupérer les réactifs, c'est le mieux !... Regroupez les produits de développement dans un récipient en plastique et confiez le tel quel à la déchèterie Là, vous êtes au top de la démarche écolo !...
Si, par contre, la déchèterie ne l'accepte pas, c'est pas génial mais voici une technique alternative :
> Prenez un grand récipient (5 ou 10 litres) dans lequel vous placerez de 1/2 à 1 litre d'eau
> Versez TRÈS LENTEMENT tous vos réactifs épuisés dans cette eau (je dis bien : tous !, il faut les mélanger puisque chaque produit annulera -en partie- l'action de l'autre...). IL EST RECOMMANDÉ D'UTILISER DES LUNETTES DE PROTECTION EN PLASTIQUE POUR CETTE ÉTAPE MÊME SI VOUS VERSEZ TRÈS LENTEMENT !!!
> Mélangez énergiquement cette « soupe »
> Laissez reposer environs 1 heure
> Versez lentement ce mélange (infâme) dans un autre récipient (de 5 à 10 litres) en le faisant couler à travers un filtre type filtre plastique pour cafetière (un filtre papier -pour cafetière- est également efficace)
> Récupérez les résidus retenus dans le filtre (déchets à base d'argent TRÈS polluants) et déposez les dans une boite ou un sachet plastique que vous étiquetterez « DÉCHETS ARGENTIQUES » que vous pourrez déposer dans la déchèterie près de chez vous. PRENEZ CONTACT AVEC LES RESPONSABLES DE LA DÉCHETTERIE QUI POURRONT ÉVENTUELLEMENT VOUS DONNER DES CONSIGNES DIFFÉRENTES !...
> Le liquide filtré, une fois très dilué pourra, sans trop de risque, être déversé dans les égouts. ATTENTION : quand je dis TRÈS DILUÉ, je veux dire 1 litre dans 10 litres d'eau au minimum !... Le plus simple, ce que je fais du moins, c'est déverser mon mélange filtré (ce qui représente environs 3 à 4 litres) dans l'eau de mon bain (une fois sorti de la baignoire, bien sûr !), bien mélanger avec la main et, sans laisser décanter, ouvrir la bonde.

ATTENTION : Il existe des villes qui interdisent ce traitement !... Si votre ville utilise une centrale d'épuration biologique, ou si vous n'êtes pas relié au tout à l'égout, NE FAITES SURTOUT PAS CELA, vous tuerez la flore microbienne qui crée l'épuration !... Ce geste serait tout simplement CRIMINEL !... Et de toute façon lourdement puni par la loi !...

MERCI DE VOUS ISOLER (LOIN DE CONJOINT, ENFANTS, ANIMAUX) ET DE FAIRE ATTENTION A VOUS LORS DE CES MANIPULATIONS...

MERCI DE FAIRE CET EFFORT POUR LE BIEN DE LA TERRE ET DE SES HABITANTS-LOCATAIRES

POST SCRIPTUM :
En fait, maintenant que j'y pense, il doit y avoir moyen de faire beaucoup mieux !... Si je ne me trompe pas :
Ag+ + OH- —> 2AgOH —> Ag2O + H2O

et Ag2O est un précipité !!!

Il suffirait donc, en théorie, ajouter de la soude (NaOH - rien à voir avec le carbonate ou le bicarbonate de sodium) à mon mélange infâme pour faire précipiter l'argent encore dissout, laisser reposer un certain temps puis filtrer pour récupérer tout l'argent polluant !...

Il existe toutefois un problème : la quantité d'argent dissout !... Il faudrait savoir combien un film contient d'argent pour savoir combien il en reste et ainsi déterminer la quantité de soude nécessaire à la précipitation... Bien sûr, on peut contourner le problème en ajoutant une bonne quantité de soude, utiliser un moyen de déterminer le pH du mélange final et de le neutraliser avec de l'acide chlorhydrique par exemple. En effet,

NaOH + HCl —> NaCl + H2O

Donc en fin de compte, mes déchets seraient :

— Ag2O : un précipité polluant de faible volume qu'on laisserait en déchèterie, qui serait recyclable
— H2O : eau pure, non polluant puisque comestible
— NaCl : chlorure de sodium, non polluant puisque comestible (sel de table)

Bien sûr, il faudrait trouver un moyen de mesurer le pH, au pire, un papier pH peut se trouver facilement. Bien évidemment, il est déconseillé de faire cette manip sans disposer d'un environnement et d'un matériel adapté et surtout il est fortement déconseillé de tenter le coup si on ne dispose pas des connaissances minimales de la manipulation de ces différents produits hautement toxiques et extrêmement dangereux !...

L'idée du papier pH ne me satisfait pas du tout ! Il faudrait que je trouve un moyen simple d'effectuer une pHmétrie. Si j'y arrive, j'achèterai de la soude et de l'acide chlorhydrique et j'essayerai pour vérifier l'intérêt de la technique !...

SI VOUS N'AVEZ PAS EU UNE FORMATION DE CHIMIE, S'IL VOUS PLAIT, NE TENTEZ RIEN DE CE QUI EST DÉCRIT ICI !... Le site www.thydelor.eu (et son propriétaire) ne saurait en aucun cas être tenu pour responsable d'un quelconque accident (potentiellement gravissime !) suite à un essai effectué par une personne non compétente !... Il faut noter que ce post scriptum n'est pour l'instant qu'une piste théorique non vérifiée !... N'allez pas vous tuer en testant une chose que je ne suis pas encore certain de bien cerner moi-même, malgré mes quelques connaissances de chimie !...

MISE À JOUR :
Si vous utilisez du Thiosulfate de Sodium pour fixateur (c'est très peu cher et très efficace !) il y a beaucoup plus simple pour désargenter le bain de fixation (c'est lui qui contient l'argent polluant !). Ne mélangez pas tous vos bains !... Utilisez un révélateur écologique (voir plus loin) que vous pourrez jeter directement à l'évier ET fixez au thiosulfate de sodium. Mélangez en fin de traitement le bain de fixateur et l'eau de lavage (qui suit la fixation). Plongez dans ce bain de la laine de fer (ou paille de fer). Remuez régulièrement puis laissez agir disons toute un nuit. En sortant très délicatement la laine de fer que vous jetterez dans de l'eau pure et que vous secouerez énergiquement, vous verrez un précipité blanc... c'est de l'argent pur !... Filtrez, vous pourrez jeter l'eau à l'évier et récolter l'argent !... Si vous stockez assez d'argent vous pourrez vous faire un lingot (mais pour ça il faut faire énormément de photo) ou vous pourrez fabriquer des plaques photographiques comme aux débuts de la photographie !... Sinon, déposez votre précipité d'argent en déchetterie, eux seront bien contant de le récupérer, imaginez toutes les déchetteries... ça en fera une masse d'argent !...

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UN DÉVELOPPEMENT ÉCOLOGIQUE DES FILMS NOIR ET BLANC

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Il y a déjà très longtemps, je pense que tout le monde en a déjà entendu parler, il a été diffusé de par le monde, le développement des films noir et blanc qui n'utilisait pas la chimie traditionnelle de développement -très polluante- en la remplaçant par des produits connus pour ne pas être toxiques pour la nature. Il s'agit de la formule dite Caffenol ou Cafénol ou Caféinol.

Voici les réactifs que j'utilise généralement (les marques ont été masquées) :



Pour ceux qui n'en connaîtraient rien, il s'agit de mélanger du café soluble à de la lessive à base de soude et à de la vitamine C. Pour les anglophones, il suffit de lire tous les articles du site ici. Je sais, il y en a beaucoup, mais c'est très instructif !... Pour les francophones stricts, je ne donnerai que la « recette » puisque je n'ai aucune part à ce projet (malheureusement !) :

Il vous faut :
Pour un litre de solution (révélateur uniquement) :
—> 54g de cristaux de soude ou lessive de soude
—> 16g de vitamine C (pure !)
—> 40g de café soluble bas de gamme (et surtout pas décaféiné !)

Comme vous le voyez sur l'image ci-dessus, j'ai une préférence pour le café « turc » à la place du café soluble (je trouve que le résultat me satisfait plus !)

DISCUSSION AU SUJET DES « RÉACTIFS » DE LA « RECETTE » :
1) les cristaux de soude ou la lessive de soude :
Ça n'a l'air de rien, mais encore ne faudrait-il pas se tromper. Soit, en cas d'erreur, la perte financière serait plus que limitée, mais pour le moral ça vous mettrait un coup qui vous fera passer à côté d'une expérience intéressante. En France, le terme même de cristaux de « soude » ou de lessive de « soude » est générateur d'erreurs ! En plus, il se pose un énorme problème de dosage ! Voyons cela plus en détail !

En réalité, le réactif est bien du « carbonate de sodium » (dont la formule chimique est Na2CO3 -cela aura de l'importance dans le paragraphe suivant-). Il n'est nullement question de soude (formule NaOH), ni de lessive à base de soude !... Il n'est nullement question non plus de « bicarbonate de soude » (formule NaHCO3). On lit un peu n'importe quoi sur internet, ce qui prouve que de nombreux sites parlent de choses qui n'ont jamais été testées ! Si la marque de « l'ange du nettoyage » vend des « cristaux de soude » qui feront parfaitement l'affaire, elle vend également une lessive au pin des Landes, qui elle, ne contient absolument pas de carbonate de sodium (!!!) et qui ne conviendra pas du tout !... Par contre, il existe de nombreux produits qui contiennent ce fameux carbonate de sodium, principalement les sels de correction de pH des piscines que l'on trouve entre autre dans les magasins de bricolage (en 1,5 kg ou 5 kg) ou du « carbonate de soude - recette à l'ancienne » (on peut en trouver chez le « castor bricoleur ») qui n'a rien à voir avec de la soude, c'est bien du carbonate de sodium !...


(La marque a été masquée)

Vient ensuite le problème de la quantité de carbonate de sodium nécessaire ! On trouve partout dans le monde de la « lessive de soude » anhydre, c'est à dire que pour 1g de « lessive de soude » vous obtenez 1g de carbonate de sodium. En France (et peut-être ailleurs aussi), les « cristaux de soude » ou la « lessive de soude » sont vendus sous forme de carbonate de sodium hydraté, c'est à dire que pour 1g de produit, vous êtes loin d'obtenir 1g de carbonate de sodium ! En effet, du fait du processus de fabrication, le carbonate de sodium français est du [Na2CO3—10H20] !... Et, mine de rien, l'eau c'est très lourd... Je me suis amusé à faire un petit calcul : la masse molaire du Na2CO3 est de 106g alors que la masse molaire du carbonate hydraté [Na2CO3—10H20] est de 286g !... soit 2,698 fois plus lourd ! Donc si vous achetez de la « lessive de soude » ou des « cristaux de soude » made in France (ou à la manière de...), vous achetez en réalité... de l'eau !... Et l'eau n'a jamais développé aucun film !... Donc, si on reprend la recette donnée plus haut, s'il vous faut 54g de Na2CO3, vous devrez peser 54 x 2,698 = 145,692, soit 146g de [Na2CO3—10H20] !... Même le site de référence (dont j'ai donné le lien ci-dessus) s'est trompé en disant que le carbonate de sodium en France était hydraté à 50%, en réalité, il est hydraté à presque 70% !!!!!!!! Mais quid des autres produits contenant du carbonate de sodium ? On ne va plus nous en sortir me direz-vous ? Pas de panique ! Je vous donne un petit tuyau qui fonctionnera dans 100% des cas : Le site du caffenol propose de passer vos « cristaux de soude » au four pour les déshydrater !... Soit, c'est super efficace, seulement, cela va à l'encontre de la philosophie du caféinol : l'écologie !... S'il faut laisser ses réactifs au four (à gaz ou électrique) pendant 1 heure avant de s'en servir... où est l'économie (en argent) et où est la protection de l'environnement (combustible fossile ou nucléaire !) ?... NON : Il y a un moyen beaucoup plus simple ! Regardez ce que contient le paquet de carbonate de sodium : des « gros » cristaux translucides, aspect limite gras ? C'est du carbonate de sodium hydraté, multipliez la dose par 2,698 ! Si, au contraire il s'agit d'une poudre fine, blanche et mate, il s'agit de carbonate de sodium anhydre, il suffit de peser la dose nécessaire... Qui dit mieux ? Bien sûr, le carbonate de sodium peut être plus ou moins hydraté, mais là, il ne faut pas être plus royaliste que le roi lui-même, l'erreur sera suffisamment négligeable pour obtenir un résultat intéressant et reproductible... Sinon, allez travailler vos photos en plein désert aride, faites sécher votre lessive de soude au soleil et, c'est sûr, la terre ne vous remerciera pas !... Pour en revenir aux produits dont j'ai parlé plus haut (correcteur de pH pour piscine, « carbonate de soude - recette à l'ancienne » et les cristaux de l'ange nettoyeur ), il s'agit bien de Na2CO3 anhydre (en sortie d'usine, aucune garantie pour la suite... donc toujours regarder l'aspect de ce carbonate de sodium) !...

2) La vitamine C :
Absente des premières recettes de caféinol, elle permet de fabriquer ce qui s'est appelé le caféinol-C qui permet d'éviter le voile sur le film développé qui le rendait difficilement exploitable... Là aussi on lit de tout et surtout du n'importe quoi sur internet ! Ici on lit qu'1 comprimé de vitamine C 1000 fait très bien l'affaire, d'autres en ajoutent plusieurs, bref tout et n'importe quoi ! D'abord, si vous avez besoin de 16g d'acide ascorbique (la vitamine C), il vous faudrait au minimum 16 comprimés de vitamine C 1000 (il s'agit bien, en effet, de 1000mg soit 1g de vitamine par comprimé !...). Ensuite, si vous lisez la composition de vos comprimés de vitamine C, ils contiennent tellement de produits qu'on peut se demander si un ou plusieurs d'entre-eux ne risque pas d'endommager l'expérience. Soit, on peut admettre innocuité des additifs, mais pour ce qui est des 16 comprimés, c'est imparable !... Bref, le mieux serait de se rendre chez le pharmacien du coin et de lui commander de l'acide ascorbique pur mais là aussi il y a un écueil : il vous le vendra à un prix... d'officine et, en quantité limitée, puisque la législation interdit la délivrance de grandes quantités de produits actifs (dixit le pharmacien de mon établissement, mais est-ce vrai ou était-ce un moyen poli de dire « je ne peux ou ne veux t'en procurer » ?). Reste à se tourner vers internet ! J'ai commandé 1 kg d'acide ascorbique pur, bien sûr, le prix de la livraison est supérieur au prix de l'acide ascorbique, mais bon, le pharmacien du coin m'aurait certainement demandé 100€ pour ce que j'ai pu commander à 18,50€ !... En parcourant ce site, vous avez déjà constaté que je n'ai pas pour habitude de faire de la publicité, surtout qu'elle ne me rapporte rien du tout (!!!) mais, si vous vous demandez où trouver de l'acide ascorbique pur, sachez que j'ai acheté mon stock sur la baie à un charmant vendeur allemand : Matthias Breinbauer (pseudo : breinbauerrohstoffe).


3) Le café soluble :
Il est dit qu'il fallait prendre le café le moins cher. En d'autres mots, le plus mauvais café (au goût) sera le meilleur (chimiquement parlant). En effet, les mauvais cafés sont très acides, et c'est justement l'acide caféique que l'on utilise dans cette chimie « naturelle »... Donc si vous prenez un « bon café », ce dernier aura été traité de manière à retirer l'acidité et donc ne fonctionnera plus aussi bien !... De même, un café décaféiné aura perdu son « principe actif » et ne fonctionnera plus !

Certaines personnes ont testé l'infusion de café moulu, ça fonctionne aussi très bien. D'ailleurs, la recette de café « turc », même si elle nécessite une filtration, semble me donner de meilleurs résultats que le café soluble, mais bon, sans appareil scientifique de mesure... ce n'est que du ressenti !...


(la marque et les logos ont été masqués)

VARIANTES
En fait, il existe plusieurs recettes de caféinol (4 en tout, dont une qui a été abandonnée car fournissant un résultat insatisfaisant, la formule sans vitamine C). Voici, tiré du site donné plus haut en référence (ici) les 3 formules restantes :

Caféinol -C-M
Caféinol -C-H
Caféinol -C-L
Na2CO3 anhydre
54 g/l
54 g/l
16 g/l
Acide Ascorbique
16 g/l
16 g/l
10 g/l
Bromure de Potassium
0
1 g/l
1 à 2 g/l
Café soluble
40 g/l
40 g/l
40 g/l
Usage
Pour film de faible sensibilité ou sensibilité moyenne jusqu'à 100 ISO à pousser de 1 à 2 point comme départ de test
Usage général, peu de lactescence
Usage général, pour développement sans agitation, faible pH, faible lactescence, grain fin, haute résolution
Durée à 20°C
15 mn pour débuter
15 mn pour débuter
70 mn pour débuter
Agitation
10x puis 3x/mn
10x puis 3x/mn
10 retournements doux puis laisser reposer

MODE DE TRAITEMENT
Les temps de développement recommandés pour les films 100 ISO sont de l'ordre de 12 à 15 minutes à 20°C. Mais en cherchant bien sur le web (ici), on trouve diverses expériences qui ont abouti à un superbe résultat dont la compilation nous donne le tableau ci-dessous :

Film
Révélateur
Dilution
ASA/ISO
35mm
120
Plan film
Temp.
Adox CMS 20
Caféinol LC
pur
20
15
20°C
APX 100
Caféinol C
pur
100
20
20°C
APX 100
Caféinol-C-M
pur
200
15
20°C
APX 400
Caféinol C
pur
400
10
20°C
Arista II 100
Caféinol C
pur
100
20
20°C
Copex Rapid
Caféinol LC
pur
64
15
15
20°C
Efke 50
Caféinol C
pur
100
10
20°C
ERA 100
Caféinol C
pur
100
13
20°C
ERA 100
Caféinol C
pur
100
10
20°C
Fomapan 100
Caféinol C
pur
100
17
30
20°C
Fomapan 100
Caféinol-C-M
pur
200
15
20°C
Fomapan 200
Caféinol C
pur
200
25
20°C
Fomapan 400
Caféinol C
pur
320
40
20°C
Fomapan 400
Caféinol-C-M (+i)
pur
400
15
20°C
FP4+
Caféinol C
pur
125
12
20°C
HP5+
Caféinol-C-L
pur
1600
70
20°C
Neopan 100 Acros
Caféinol-C-M
pur
200-400
15
15
20°C
Neopan 1600
Caféinol C
pur
1600
15
21°C
Neopan 1600
Caféinol-C-L
pur
1600-3200
60
20°C
Neopan 400
Caféinol-C-M
pur
400
12
20°C
Polypan F
Caféinol C
pur
50
11
20°C
Rollei Retro 100
Caféinol C
pur
100
20
20°C
Rollei Retro 80S
Caféinol C
pur
64-80
12
20°C
Shanghai GP3 Pan 100
Caféinol C
pur
100
10
20°C
Shanghai GP3 Pan 100
Caféinol-C-L
pur
400
75
20°C
Super HG-II 200
Caféinol C
pur
50
16
24°C
TMax 100
Caféinol-C-M
pur
200
15
15
20°C
TMax 400
Caféinol
pur
400
25
20°C
TMax 400
Caféinol-C-L
pur
800-1600
60
20°C
Tri-X 400
Caféinol
pur
400
35
20°C
Tri-X 400
Caféinol-C-M (+i)
pur
400
15
20°C

UNE CRITIQUE PERSONNELLE
Il reste que ce projet, plus que prometteur, ne prend en compte que le révélateur et rien n'est dit du bain d'arrêt ni du fixateur !... Donc, d'un côté vous ne polluez pas (avec ce révélateur), vous ne polluez pas avec le bain d'arrêt qui peut simplement consister en un lavage à l'eau claire, et, d'un autre côté, vous polluez en utilisant un fixateur classique ! Au passage, c'est le fixateur le plus polluant !...

La prise en charge écologique passera par toutes les étapes du traitement ! Le bain d'arrêt à base de vinaigre est très efficace et suffisant ! Pour le lavage, plutôt que de laisser couler des litres d'eau, préférer plutôt la technique proposée par Ilford® : remplir la cuve d'eau, 5 retournements, vider la cuve, remplir la cuve une deuxième fois, 10 retournements, vider la cuve, remplir la cuve une troisième fois, 20 retournements, remplir la cuve une quatrième fois, 30 retournements et c'est marre !... Une cuve contenant de 200 à 600ml (selon la taille de la cuve et la dimension du film (35mm, 120, etc), ça vous fera, en moyenne 1,5 litres au lieu des 20 à 40 litres nécessaires au lavage continu de longue durée !...

Dans le cadre de cet article, je vais reprendre cette technique tout en essayant des fixateurs « bio » !

Dès demain, je vais m'enquérir d'un film de 100 ISO que j'exposerai à la « va vite », que je développerai au Caféinol et que je fixerai avec... Vous en saurez plus très bientôt !... quand j'aurai obtenu tous les « réactifs »...

Sachez toutefois qu'il ne s'agira que de tests dans un premier temps et que je vérifierai sur une durée assez longue (disons 6 mois) l'efficacité de « mon » fixateur « bio »... Si encore il fonctionne ...

PREMIÈRE MISE À JOUR - ANALYSE ET MODE OPÉRATOIRE PROPOSÉ
Le premier fixateur utilisé dans l'histoire de la photographie était ... l'eau de mer !... On a très peu de documentation à ce sujet ! Tout ce que l'on sait c'est que le délai d'action (le temps de contact) était très long !... Mon premier test sera donc l'utilisation « bête » de l'eau de mer. Il est vrai que l'eau de mer ne manque pas en Lorraine !!! Donc il va falloir contourner le problème !

Quelle est la composition de l'eau de mer ?
Wikipédia® nous dit :
«
Principaux sels dissous pour une eau de mer de salinité 15 g/L (d'après UNESCO, Tables océanographiques internationales, citées par Andrew W.Dickson et Catherine Goyet (éds.), Handbooks of methods for the analysis of the various parameters of the carbon dioxide system in sea water, US Department of Energy, version 2, septembre 1994, ORNL/CDIAC-74, chapitre 5, partie 6.1 « The major ion composition of seawater », p. V-10)

Sels dissouts
g/kg
Chlorure (Cl-)
19,3524
Sulfate (SO42-)
2,7123
Bicarbonate (HCO3-)
0,1080
Bromure (Br-)
0,0673
Carbonate (CO32-)
0,0156
Fluorure (F-)
0,0013
Hydroxyde (OH-)
0,0002
Sodium (Na+)
10,7837
Magnésium (Mg2+)
1,2837
Calcium (Ca2+)
0,4121
Potassium (K+)
0,3991
Strontium (Sr2+)
0,0079
Eau (H2O)
965
Acide borique (B(OH)3)
0,0198
Tetrahydroxyborate (B(OH)4-)
0,0079
Dioxyde de carbone
0,0004

D'autre part, on trouve : « La salinité moyenne des océans est de 35 g/l »
»

Donc, logiquement, ces valeurs doivent être multipliées par 2,33.

Autre paramètre potentiellement important : son pH (acidité/alcalinité). Le pH moyen de l'eau de mer est compris entre 7,5 et 8,4, donc légèrement basique.

Si ce liquide peut fixer un film, mais très lentement, il suffirait de le re-fabriquer en exagérant la proportion de chaque composant, l'un après l'autre, et, peut-être parallèlement, ou non, le pH...

Bref, voilà de quoi travailler une bonne dizaine d'années sans être sûr du résultat !... Mais bon... Empirique pour empirique, je me jette à l'eau... de mer !

PREMIER ESSAI
Dans le tableau ci-dessus, on voit (et on le savait déjà !) que les composants essentiels de l'eau de mer étaient : Na+ et Cl- avec toutefois presque 2 fois plus de chlore que de sodium !... On pourrait se contenter de mélanger du sel de table (NaCl) dans de l'eau, mais quid de la différence de proportions ? Un coup de manque de bol, dans nos villes, l'eau du robinet est chlorée mais non sodée ! On ne va pas trop se casser la tête à faire des analyses chimiques (hors de portée puisque je n'ai aucun accès à un laboratoire d'analyse !) donc je vais poser le postulat suivant : abandonnons le sel de table et partons sur de l'eau de mer reconstituée, si j'utilise du sel de mer que je place dans de l'eau déminéralisée, j'obtiendrai de l'eau de mer plus ou moins concentrée. En effet, si le sel vient bien de la mer, il est peu probable qu'il ne soit composé que de Na+ et de Cl-, les autres sels dissouts se retrouvent également dans ce qui sort des salants . A vérifier, bien sûr ! C'est ce que je vais faire empiriquement... Avant même de commencer, je sais déjà que la législation française impose l'ajout d'iode et de fluor dans le sel alimentaire (cela a été décidé il y a très longtemps pour permettre de lutter -efficacement- contre le crétinisme -il faudrait d'ailleurs augmenter les doses car ces derniers temps... mais je m'égare !-), donc je devrai ajouter à mon postulat de base : l'iode et le fluor en concentration supérieure par rapport à l'eau de mer n'ont aucune influence sur le résultat final, et d'ailleurs, y-a-t-il ajout d'iode et de fluor dans le sel de mer ? .

D'un tempérament plutôt « binaire » je décide de pousser le bouchon tout de suite trop loin... Je vais saturer l'eau déminéralisée en sel !... Pour ce faire, je vais prendre 1 litre d'eau déminéralisée que je vais tiédir et y jeter du gros sel (de mer) jusqu'à ce qu'il ne soit plus possible d'en dissoudre plus. Je filtrerai cette eau de manière à éviter le dépôt de cristaux de sel dans la gélatine de mon film. J'exposerai un film 120 (12 poses) que je développerai au Caféinol-C et que je fixerai comme suit (toujours à 20°C) :
a) le film sera « fixé » avec mon « eau de mer concentrée » pour une durée égale au temps de développement moyen, disons 15 minutes.
b) je couperai la première image que je jetterai dans un bain de lavage. Le reste du film retournera dans « l'eau de mer saturée » pour 15 minutes de plus.
c) je recommencerai l'opération avec la deuxième photo et ainsi de suite jusqu'à la dernière !...
N.B. : je graverai un numéro d'ordre sur la gélatine de chaque photo pour savoir à quel temps de « fixation » elle a été soumise...


Eh oui, on obtient une soupe infâme -et je ne l'ai pas goûtée- qu'il faudra filtrer
(Les marques ont été masquées)

DONC : j'aurais testé une « fixation » qui s'échelonnera en gros (puisque le film ne sera pas rincé avant la découpe, le sel continuera à agir même sorti du bain, mais je négligerai ces temps !) entre 15 minutes et 180 minutes (soit 3 heures).

Puis je stockerai ces 12 négatifs dans une simple boîte en carton (après séchage) et je regarderai les modifications qui se produiront sur mes négatifs au cours du temps... Si j'ai de la chance, le temps de fixation sera compris dans les limites de mon test entre 15 et 180 minutes !... Bien sûr, 15 minutes ne donneront rien de bon (j'en suis quasiment sûr) mais au moins, le négatif "15mn" servira d'étalon pour le temps nécessaire au début de la dégradation.

Au début de test, je scruterai les négatifs tous les 8 jours, puis tous les mois etc... et je me permettrai de tirer une première conclusion à 6 mois, puis une conclusion plus fiable à 1 an etc... mais peut-être que je rêve et que le film sera mort bien avant le premier mois !...

DONC rendez-vous dès que j'aurai tout le matériel nécessaire pour débuter le test...

En fait, non ! J'ai commis une erreur !... Mon protocole de test est tronqué ! Je ne pourrai pas tester de 15 à 180 minutes, car en faisant cela je ne saurais jamais si le développement au caféinol a été efficace !.. Donc en cas d'échec je ne saurai pas si c'est le révélateur ou le fixateur qui a « fauté ». DONC : Après développement au caféinol, bain d'arrêt et rinçage. Découpe de la première photo qui sera plongée dans un fixateur « classique ». Puis, la deuxième image sera « fixée » dans le sel pendant 30mn puis toutes les 15mn pour les autres vues jusqu'à 165 minutes soit 2 heures et 45 minutes...

Bon, cette fois je pense que je peux vous donner rendez-vous dès que j'aurai tout le matériel nécessaire pour débuter le test...

RÉSULTATS :
Avant de me lancer pour de bon, j'ai décidé de modifier (encore une fois) le protocole :
—> Je vais utiliser un vieux film que j'exposerai à la va comme je te pousse, on n'est pas là pour faire de l'art !
—> Je vais développer le film en jouant la sécurité, c'est à dire avec un révélateur du commerce. Bien sûr, puisqu'il s'agit d'un test qui risque de n'aboutir à rien, je ne vais pas me casser la tête pour le développement. Le bain d'arrêt sera également réduit à sa plus simple expression, à savoir un lavage à l'eau claire...
—> Je vais effectuer 10 retournements vigoureux au début de chaque séquence de 15 mn.
—> Dans la chambre noire (la seule lumière inactinique sur un film actuel est... l'absence de lumière !), tous les 1/4 d'heure je vais découper une vue et je vais la déposer dans un bain de lavage. Sur chaque vue je graverai dans la gélatine le numéro d'ordre de sortie du bain, de façon à savoir, à l'avenir, quel a été le temps de traitement de la vue (en multipliant le numéro gravé par 15mn).
—> Une fois toutes les vues traitées à l'eau de mer, je vais recréer une bande de film (simplement avec des agrafes) que je vais abandonner à la lumière (placer les négatifs dans une boite, comme je le pensais au début, c'est totalement stupide puisqu'au noir, même si la fixation est inefficace, on ne le saura jamais vraiment !...)... bien sûr, en ce moment il n'y a pas beaucoup de soleil en Lorraine, mais bon, la lumière du jour est tout à fait capable de noircir un film mal fixé, même en absence de soleil...

Premier résultat :
—> Contrairement à ce que je pensais, la première vue, la moins traitée (15 minutes), n'a pas noirci pendant la durée du test, ce qui veut dire que la « fixation » à l'eau de mer concentrée est au moins efficace pendant 2h45 !... Pour la suite, on verra...
—> Par contre, les zones non insolées qui sont normalement parfaitement transparentes, sont grises lactescentes. Cela devrait entraîner une baisse significative des contrastes, mais c'est peut-être encore utilisable.
—> Rendez-vous demain soir pour voir si quelque chose a changé !...

Résultat à J+1 :
—> Pas la peine d'attendre le soir de J+1 ! Après une fin d'après midi, une soirée, une nuit et une matinée (lumière de fin de journée, lumière artificielle intérieure et extérieure, lumière des astres, puis lumière du jour du lendemain), je retrouve une bande de film toute racornie ! La lactescence n'est pas plus importante qu'hier, les vues 1 à 7 (15mn à 1h45 de « fixation ») sont inutilisables. La vue 8 (2heures) est très limite. les vues 9 à 12 (2h15 à 3h) semblent encore utilisables mais totalement « plates », j'ai des noirs, quelques gris (gamme très limitée) mais pas de blanc, du « blanc sale » (je parle en négatif, bien sûr). Donc OUI, ces dernières vues sont fixées... mais je ne pourrai pas parler de réussite (même si ce n'est pas vraiment un échec total !).

Le film est devenu « tellement » opaque qu'une fois sec j'ai pu le scanner avec un scanner à document (pas un scanner à film !...). On voit bien, outre le fait que le film est découpé n'importe comment (je voudrais vous y voir dans le noir total !), que la gélatine est bien opaque, que les zones transparentes sont inexistantes...

PREMIÈRE CONCLUSION :
Même si la fixation à l'eau de mer selon mon protocole, est efficace (entre 2h30 et 3h00 de contact), elle est totalement INUTILISABLE à cause de la lactescence qui apparaît dans les zones non insolées !...

Par contre il faut profiter de cet échec pour se demander pourquoi :
—> bien que n'ayant pas vu de lumière du tout, en sortie de cuve de développement, les zones non insolées étaient grises et +/- opaques...
—> le film est tout racorni...

En plus, il faut avouer que même sans les problèmes soulignés ci-dessus, je me demande si 3 heures de « fixation » ne semblent pas un peu limite !... (bien qu'une durée de 2h30 à 3h ait pu « fixer » l'image)

ANALYSE :
—> L'idée de l'eau saturée en sel a-t-elle engendré une réaction osmotique trop violente qui a privé presque instantanément la gélatine de son eau ? Cela pourrait éventuellement expliquer le racornissement du film... Si je m'étais contenté de fabriquer de « l'eau de mer » avec 35g de sel de mer/litre (au lieu des presque 500g !) peut-être aurai-je évité ce problème ? Mais, du même coup, il aurait fallu un temps de contact théorique de ((500/35)x3) = 43 heures !... Inacceptable ! Je veux bien être patient (je le suis assez d'ailleurs), mais je ne pense pas accepter de passer 3 heures pour la fabrication des réactifs et le développement du film et encore 43 heures pour la fixation et encore 2 heures pour le lavage et le séchage... Sans parler du tirage et/ou du scannage... A l'époque de l'utilisation de l'eau de mer, le temps de pose était d'1 minute, dans ces conditions, les auteurs pouvaient admettre 43 heures de fixation... aujourd'hui le temps de pose et d'une fraction de seconde, on ne peut plus admettre un travail de 48 heures en continu pour obtenir un film !...
—> Les écrits parlaient d'eau de mer mais ne fournissaient aucun mode opératoire ! Utilisaient-ils le va et viens des vaguelettes pour la fixation ? Dans ce cas, mes 10 retournements / 15mn seraient bien insuffisants (et de loin !)
—> Les films de l'époque n'avaient pas du tout les caractéristiques de ceux d'aujourd'hui, cela doit peut-être aussi entrer en ligne de compte.
—> Toutes ces considérations sont très intéressantes, mais elles n'expliquent pas l'apparition de ce « voile » lactescent ! Bon, il est vrai que c'est la première fois de ma « carrière » de photographe amateur que je sors un film de la cuve de développement. Ma chambre noire (bricolée mais dédiée) est vraiment très noire (j'ai retesté l'absence de lumière aujourd'hui). Y aurait-il des fuites lumineuses totalement imperceptibles à l'œil (même après 3 ou 4 minutes d'immersion dans le noir) mais qui pourraient voiler, au moins partiellement, le film ? C'est très possible ! Je n'ai malheureusement aucun moyen de vérifier l'absence totale de radiations lumineuses, donc cela reste dans le cadre du possible tout en étant très théorique ! Je n'ai pas suffisamment de connaissances non plus pour connaître la « tolérance » des films à des micro-attaques lumineuses. Mes connaissances en physique sont trop limitées.
—> Un (ou plusieurs) constituants du sel de mer brut a-t-il engendré une réaction chimique à l'origine de ces désagréments ? Mes connaissances en chimie sont trop limitées.
—> J'ai utilisé un vieux film, peut-être a-t-il traîné trop longtemps au chaud et c'est ce film périmé qui a engendré ce « voile » qui en réalité n'en est pas un !...

CONCLUSION :
—> Tant que je n'en saurai pas plus sur ce qui a pu se produire, je vais abandonner cette voie de recherche et chercher ailleurs !...
—> Si un physicien et/ou un chimiste lisant ce chapitre pouvait m'en apprendre plus, il pourrait me contacter (voir ici) et peut-être relancer mes recherches...

—> Ce qui m'ennuie le plus c'est que ce procédé, s'il avait été vraiment efficace, aurait autorisé sans souci, l'utilisation de la soude pour précipiter l'argent, ce qui ne sera probablement pas le cas avec d'autres substances fixatives...

Je n'abandonne pas l'espoir de trouver un développement totalement « bio » !...

Rendez-vous bientôt pour savoir si j'ai une piste...

MISE A JOUR :
J+2 : les vues fixées à 2h30-3h00 sont véritablement fixées (il semblerait du moins !), rien n'a changé. Dommage pour la lactescence ! Il faut que je trouve le moyen d'expliquer donc d'éviter ce phénomène... je ne peux pas me résoudre à abandonner ce procédé prometteur... Pour ce qui est du racornissement, peut-être que je n'ai pas lavé suffisamment en fin de traitement...

J+3 : Idem, les vues fixées à 2h30-3h00 sont véritablement fixées (il semblerait du moins !), rien n'a changé. Je dois avouer que ce problème me taraude ! La fixation fonctionne, il faut que je vérifie quelques points de détail : D'abord, scannons le négatif (en transparence) pour voir !

Contrairement à ce que je pensais, le résultat, sans être terrible, n'est pas vraiment catastrophique ! Bien sûr tout ce que j'ai dit plus haut est vérifié, mais il faudrait peu de choses pour obtenir un résultat intéressant !...
Sans surprise, le positif n'est pas extraordinaire ! Par contre, il est très instructif ! J'ai l'impression que le problème ne vient pas tant de la fixation que du développement ! Serait-ce un problème de vieux film finalement ? (le révélateur était correct)

Il semblerait que l'espoir renaisse !... Je vais prendre un film « frais » et recommencer la manip'. Encore quelques triturations de cellules grises et je m'y remets !...

J+5 : en attendant la nouvelle tentative, je continue à suivre l'évolution : Idem, les vues fixées à 2h30-3h00 sont véritablement fixées (il semblerait du moins !), rien n'a changé...

J+8 : je continue à suivre l'évolution : Idem, les vues fixées à 2h30-3h00 sont véritablement fixées (c'est quasiment sûr maintenant ! 8 jours exposés à la lumière du jour auraient déjà du entraîner au moins un début de noircissement...), rien n'a changé...

J+10 : idem, les images n'ont pas bougé du tout ! Il semblerait que la fixation se confirme !...

J+15 : après 15 jours en pleine lumière (derrière une vitre), toujours pas de dégradation !... Rendez-vous est pris dans 15 jours pour tester à 1 mois !...

J+30 : un mois en pleine lumière et il ne s'est rien passé ! Donc le film est fixé !!! Lors de mes errances sur le net je suis tombé sur un article en anglais (je ne sais plus où) dans lequel l'auteur expliquait à coup d'arguments chimiques que la fixation à l'eau de mer était impossible. Il ne m'a pas convaincu, par contre, il a levé un point qui m'a interpellé « même si le film semble fixé, il suffit de le mouiller à nouveau pour le voir noircir très rapidement...» disait-il approximativement (de mémoire !). N'ayant pas la prétention de prétendre être un chimiste émérite (d'ailleurs, pas un chimiste du tout !...), je me devais de tester cette remarque. J'ai re mouillé (longuement) mon film et replacé derrière la fenêtre. Si cet auteur d'internet a tort (je continue à le croire), je pourrai peaufiner ma méthode et vous la livrer dans quelques jours... Rendez-vous est pris !...

J+30 +2 : 2 jours de plein soleil (et il n'en manque pas !!!) après le nouveau mouillage et... pas de noircissement, RIEN ! Comme je le pensais la fixation à l'eau de mer concentrée est possible ! Qu'a apporté ce deuxième « lavage » ? Le film a retrouvé sa souplesse normale ce qui me permet de modifier mes conclusions précédentes :

« Le film est assez opaque, lactescent : ça reste vrai ! Dans les conditions de l'expérience, je pense qu'il faut incriminer un voile causé par une lumière parasite non repérée par mon œil ! Pour le reste, l'expérience semble concluante !... L'hyperconcentration de ma saumure [à 50%] n'est pas la cause du racornissement de la pellicule, seul le lavage final doit être prolongé et éventuellement être plus vigoureux. Pour ce qui est de la fixation, on peut la considérer comme efficace !... »

À la lumière de ces nouvelles données je vais refaire un test comme suit :
-> bien sûr, plus aucune exposition à la lumière, même indécelable à l'œil ! Le film passera de l'appareil photo à la cuve de développement via le manchon de déchargement pour être traité entièrement à l'abri des ondes lumineuses..
-> saumure moins concentrée (à 10% par exemple)
-> cuve en agitation continue de 3 heures
-> en fin de traitement, un lavage énergique d'après la méthode Ilford®.

J'espère tenir le bon bout. Je vais me lancer et je reviendrai vous apporter mes conclusion (définitives ? je l'espère !...). Au pire, en cas de nouvel échec partiel, j'ai d'autres tests à effectuer... ce ne sont pas les idées qui manquent...

En parlant du fourmillement d'idées, je me suis dit que les fixateurs classiques étaient acides. Pourquoi ne pas essayer alors de tremper mon film fixé au sel dans une solution d'acide acétique (vinaigre d'alcool), j'aurais peut-être une surprise concernant l'opacité ??? Cela me gratouillait tellement que je l'ai fait tout de suite : simple bain dans une solution de vinaigre blanc 1 volume + 4 volumes d'eau. J'ai laissé tremper le film pendant 1/2 heure, j'ai vidé la solution et... l'opacité était toujours présente (même pas diminuée) par contre, j'ai retrouvé une « tonne » de sel sur les parois de mon récipient !... Deux lavages successifs et il restait encore tout ce sel ??? A garder dans mes tablettes : oui, il faut diminuer la concentration de ma saumure (comme je l'avais déjà envisagé) PLUS envisager un rinçage au vinaigre après fixation...

DEUXIÈME TENTATIVE

Dans un premier temps, j'ai utilisé à la virgule près mes plans ci-dessus, à savoir :
-> Le film passera de l'appareil photo à la cuve de développement via le manchon de déchargement pour être traité entièrement à l'abri des ondes lumineuses..
-> saumure moins concentrée (à 10%)
-> cuve en agitation continue de 3 heures
-> en fin de traitement, un lavage énergique d'après la méthode Ilford®.

Premier résultat :
—> Le film est souple comme il devrait l'être (comme il l'est en sortant d'un traitement chimique « classique »).
—> Le film ne présente aucun voile suspect

Analyse :
—> La souplesse du film traduit 2 points : 1) la concentration saline de mon 1er test était beaucoup trop importante et 2) le lavage après traitement avec cette solution saline est difficile donc presque systématiquement insuffisant
—> L'absence de voile signifie que mon hypothèse était la bonne ! Dans les conditions de mon premier test, il y avait des micro-fuites de lumières qui ont voilé le film...
—> IL RESTE À VÉRIFIER QUE LE TRAITEMENT AVEC MA SOLUTION SALINE À 10% EST BIEN CAPABLE DE FIXER LE FILM !... donc je repars sur la même surveillance que pour le 1er test...

...seulement, au moment de passer l'essoreuse (un simple balai d'essuie glace), en retournant le film, quelle ne fût pas ma surprise de trouver un film totalement brun rosé et opaque sur lequel apparaissait mon image en négatif !...

L'image est donc bien fixée par l'eau de mer mais quel résultat !... Un côté brun rosé opaque, l'autre côté apparemment normal (pour ce qui est des couleurs) mais tout aussi opaque !... À n'y rien comprendre !... D'accord, mon film test était un film Kodak® TMY2 400 ISO, qui est connu pour ne pas être très souple au développement... mais tout de même !...

Résultat du scan de la face brun-rose
-face gélatine-
Résultat du scan de la face « normale »
-face plastique-

Image scannée en couleur comme s'il s'agissait d'un positif opaque avec un scanner classique (non scanner photo)

Image scannée en couleur comme s'il s'agissait d'un positif opaque avec un scanner classique (non scanner photo)
Si ce n'était l'opacité et cette couleur brun-rose, le négatif pourrait sembler correct, relativement bien contrasté (bien que le scan ne le laisse pas trop supposer !)
De ce côté, les « couleurs » sont classiques mais les contrastes ont disparus (!!!???!!!) et il y a toujours cette opacité.

Pour mieux se fixer les idées, j'ai fait un négatif informatique de l'image ci-dessus

Pour mieux se fixer les idées, j'ai fait un négatif informatique de l'image ci-dessus
Les contrastes ne sont pas terribles (mais avec un peu de travail informatique on pourrait récupérer !), l'atmosphère générale est bleutée et on croirait presque qu'il s'agit d'une photo couleur ancienne (ça c'est pas commun !...)
Les contrastes ne sont pas terribles mais moins pires que sur l'image ci-dessus... Ici aussi ça fait image ancienne.

J'ai tout de même voulu essayer de faire un scan en transparence (avec un scanner photo) en considérant le film comme un positif noir et blanc de façon à conserver mon inversion de teintes

J'ai tout de même voulu essayer de faire un scan en transparence (avec un scanner photo) en considérant le film comme un positif noir et blanc de façon à conserver mon inversion de teintes
Cette image a été obtenue avec VueScan, sans aucun artifice de traitement, c'est un scannage basique et brut de scanner. Contrairement à ce que j'attendais, les contrastes ne sont pas catastrophiques, ça ressemble à une image utilisable (même si elle nécessitera un travail informatique de post traitement !)
Cette image a été obtenue avec VueScan, sans aucun artifice de traitement, c'est un scannage basique et brut de scanner. Contrairement à ce que j'attendais, les contrastes ne sont pas si mauvais, toujours mieux que sur toutes les autres images ! Ça ressemble à une image utilisable (même si elle nécessitera un travail informatique de post traitement ! -pas trop poussé-)

Nouveau scan en transparence mais en considérant mon film comme un négatif noir et blanc, de manière à obtenir un positif

Nouveau scan en transparence mais en considérant mon film comme un négatif noir et blanc, de manière à obtenir un positif
Cette image a été obtenue avec VueScan, sans aucun artifice de traitement, c'est un scannage basique et brut de scanner. INCROYABLE !... on a obtenu une image exploitable, presque dans l'état !... (tout de même, il faudra un peu de post traitement informatique !...)
Cette image a été obtenue avec VueScan, sans aucun artifice de traitement, c'est un scannage basique et brut de scanner. INCROYABLE !... on a obtenu une image exploitable, presque dans l'état !... (tout de même, il faudra un peu de post traitement informatique !...)

CONCLUSION DÉFINITIVE (?) :

Conclusion en demi-teinte, c'est le cas de le dire !... L'eau de mer concentrée est capable de fixer une image. Cette image est même exploitable par la voie alterne (informatique), mais je préfère ne même pas essayer d'agrandir ce négatif par la voie argentique classique !... Bien sûr, je pense qu'un résultat satisfaisant est envisageable mais après un long travail sous l'agrandisseur !...

OUI, L'EAU DE MER CONCENTRÉE FIXE DURABLEMENT LES IMAGES (même en « faible » concentration) MAIS JE NE PENSE PAS QUE JE VAIS CONSERVER CETTE TECHNIQUE À L'AVENIR ! Les négatifs sont « utilisables » mais vraiment trop moches...

TROISIÈME TENTATIVE

Parallèlement à cette 2ème expérience, j'ai testé la fixation sans agitation :
-> Le film passera de l'appareil photo à la cuve de développement via le manchon de déchargement pour être traité entièrement à l'abri des ondes lumineuses..
-> saumure moins concentrée (à 10%)
-> cuve retournée vigoureusement 20 fois puis abandonnée 3 heures
-> en fin de traitement, un lavage énergique d'après la méthode Ilford®.

Résultat, Analyse et Conclusion :
Qu'on « s'amuse » à agiter la cuve ou non, le résultat est STRICTEMENT identique !!! Aussi, pourquoi se « casser les pieds » à agiter ? Surtout que, je viens de le dire, je ne souhaite pas conserver cette technique de fixation à l'avenir...

ET MAINTENANT ?

Dois-je abandonner le concept ? Tout le laisse penser !... L'idée n'était pas mauvaise en soi, mais il faudrait que je trouve un système de « blanchiment » efficace et écologique à ajouter à ma saumure pour ENFIN obtenir un fixateur efficace qui me fournisse des négatifs « normaux »...

J'ai bien une piste théorique : la complexation de l'argent par l'ammoniac, ça devrait fonctionner MAIS pour ce qui est du développement écologique on repassera !...

Le livre n'est pas refermé définitivement... il faudra juste que je réfléchisse plus longtemps et que je creuse un peu plus le sujet !...

Donc, peut-être plus d'informations plus tard ...

Il n'empêche que ce résultat me laisse perplexe !... Que peut-il bien se produire dans ma saumure ? Puisque mon négatif est fixé (j'entends qu'il ne noircit plus même exposé à la lumière) c'est que les halogénures d'argent n'existent plus dans la gélatine. D'un autre côté si le film est opaque c'est que l'argent non réduit, lui, est toujours présent dans la gélatine !... La saumure aurait-elle eu une action de tannage ? Permettrait-elle une dissolution partielle des halogénures d'argent ? Je vais tenter d'y répondre maintenant.

S'agit-il d'une dissolution partielle ? On sait que les halogénures d'argent sont très peu solubles dans l'eau (pour ainsi dire quasiment pas !). Si j'utilisais un solvant après l'emploi de la saumure, aurais-je un résultat différent ?

-> L'action de l'alcool éthylique à 70° qui permet de dissoudre certains halogénés n'a eu aucune action sur mon négatif.
-> L'utilisation d'acide acétique à la concentration du vinaigre pur n'a eu aucune action sur mon négatif.
-> Je sais que certains cyanhydrates peuvent dissoudre les halogénures d'argent mais l'utilisation du cyanure ne peut prétendre intervenir dans un développement écologique.
-> Je sais que l'utilisation de l'Ammoniac peut dissoudre les halogénures d'argent, mais la remarque ci-dessus s'applique également ici.

Passons au tannage. Si la saumure a réussi à tanner le négatif, toute action chimique directe sur la gélatine sera impossible. J'ai donc décidé de tester un fixateur « classique » sur le négatif après sa « fixation » à l'eau de mer. Et bien, le négatif est sorti tout à fait normal de la cuve !... Donc mon négatif n'est pas tanné ! De la même manière, les halogénures d'argent sont toujours présents dans la gélatine puisque le fixateur a réussi à les dissoudre !... Alors pourquoi le négatif ne se noircit pas à la lumière ???

Chaque fois que j'essaye de répondre à 1 question, les résultats des tests posent 10 questions de plus !!! On ne s'en sortira jamais !!! Autant s'arrêter là !!!...

Cette fois c'est sûr, j'abandonne l'eau de mer ! Je vais essayer de me lancer dans une autre direction, peut être en complément de l'eau de mer (qui sait ?)...

Après plusieurs mois de recherches... je dois avouer n'avoir rien de bien révolutionnaire à proposer ! Il n'y a qu'une et une seule solution « écologique », celle qui consiste à utiliser le Thiosulfate de Sodium (ou d'ammonium) pour dissoudre les halogénures d'argent. Oui mais, direz-vous avec raison, tout le monde fait ça ! Alors pourquoi critiquer ?... Tout simplement parce que tout le monde utilise le thiosulfate de sodium (ou d'ammonium) pour fixer ses films mais tout le monde jette son thiosulfate à l'évier dès que sa solution de fixation est épuisée... Voilà ce que je critique !... Il faut donc ajouter une étape, j'en ai déjà parlé plus haut (chapitre « gérer les déchets toxiques ») : utilisation de la laine de fer... et récupération de l'argent, tout le reste pouvant être rejeté à l'évier sans risque pour l'environnement !... (lire la procédure dans le chapitre précédent ou dans le chapitre terminal)...

MISE À JOUR : Je ne lâche pas le morceau... j'ai découvert, au hasard de mes recherches bibliographiques, cet extrait : « Après le développement demeure dans la gélatine de l’émulsion l’argent formant l’image négative et le bromure d’argent non impressionné. Ce bromure d’argent forme un léger voile blanchâtre et de plus, il reste sensible à la lumière »

Dans le cas de ma saumure, le voile serait donc le bromure d'argent qui n'a jamais été dissout, seulement voilà... pourquoi est-il insensible à la lumière ???...

En me branchant sur les ions complexes, j'ai trouvé ceci : « [...] La dissolution des sels d'argent non développés ne peut être complète que s'il existe un excès de fixateur. Si les concentrations en ions argent et halogénure sont telles que le produit de solubilité est atteint, alors la dissolution du sel s'arrête. En fait, lorsque la concentration baisse c'est le sel complexe insoluble qui se forme et, bien que l'argent soit plus ou moins stabilisé, il ne peut plus être totalement éliminé par lavage. Les films ou les épreuves semblent convenablement fixés mais à terme, ils finiront par se dégrader. »

Dans le cas de ma saumure, on peut effectivement (légitimement ?) estimer que l'argent est stabilisé d'où l'insensibilisation à la lumière. Comme le précise cet extrait, mes films semblent convenablement fixés mais ils finiront par se dégrader. Oui, mais voilà : quand ?... Ça fait maintenant HUIT MOIS qu'ils traînent en pleine lumière et toujours pas de modification de l'aspect général (si ce n'est une pellicule de poussière qui s'épaissit) !... Si on part du principe qu'un film convenablement fixé a une durée de vie de 100 ans, est-ce que la phrase « [...] à terme, ils finiront par se dégrader. » peut laisser sous entendre qu'il faudra 50 ans pour qu'il se dégrade ?...

J'ai lu des choses plus ou moins farfelues, d'autres plus intéressantes qui m'ont poussé à reprendre le flambeau... je ne m'avoue pas encore vaincu... je vais reprendre une série d'expériences dès que possible et vous faire part des résultats, comme d'habitude...

Je tiens à signaler une personne qui affirme développer ses films avec son urine. En toute logique, l'urine contenant de l'ammoniaque et des amines (également connues pour solubiliser les halogénures) -entre autres-, je veux bien croire que l'urine soit un bon fixateur (mais à quelle durée de contact ?) par contre j'ai plus de doute quant à son efficacité pour le développement... mais pourquoi pas après tout !... Cela dit, je n'ai pas l'intention de lancer mes recherches en ce sens, non pas que l'urine me rebute (elle est stérile), mais sa composition est 100% dépendante du régime alimentaire... selon ce qu'on avait dans son assiette, il, se peut que le temps d'action soit très variable, selon qu'on ait bu beaucoup d'eau ou un peu de bière, l'urine sera plus diluée et ainsi faussera les expériences... Bien sûr mes recherches n'ont rien de scientifique, mais là, il y a encore plus de paramètres variables à considérer !... Si vous souhaitez vous amusez, ne vous gênez pas ! Et laissez-moi un e-mail précisant vos résultats...

J'ai "rencontré" (virtuellement) un "chercheur" (aussi scientifique que moi) portugais qui a eu la même démarche de recherche sur l'eau salée pour fixer ses films... Lui, il utilise le sel fin de table et obtient les mêmes résultats que moi. Il travaille avec une eau salée de densité 1.2, donc plus concentrée que ma saumure... Lui, pense poursuivre ses recherches en augmentant les températures de traitement de fixation. Personnellement je vais essayer de poursuivre les recherches en augmentant les temps de traitement à température ambiante... Avec un peu de chance, en conjuguant nos recherches et nos résultats, on finira par trouver quelque chose... C'EST DONC REPARTI POUR MES RECHERCHES SUR SEL DE MER = FIXATEUR ÉCOLOGIQUE ?...

QUATRIÈME TENTATIVE

Lors de mes tests précédents, je me suis, semble-t-il laissé envahir par mon enthousiasme. Cette fois-ci je vais poser le problème de manière plus cartésienne :

La fixation au sel de mer ne sera possible que si la saumure est capable de donner, quel que soit le temps de contact, un film parfaitement transparent sur les zones non insolées. J'ai donc débuté cette quatrième tentative en recréant une saumure à la concentration de 10%. L'expérience s'effectuera à température ambiante (+/- 20°C). J'y ai plongé un morceau de film (un vieux Kodak N&B 400 ISO 35mm) non impressionné (mais insolé par la sortie de la bobine) et non développé. C'est comme cela qu'on teste la validité d'un fixateur "classique" non ? J'abandonne ce morceau de film dans son bain salé aussi longtemps qu'il le faudra pour qu'il soit devenu totalement transparent. Si je n'obtiens pas cette transparence, il faudra oublier le sel de mer comme fixateur à jamais !...

Ne sachant pas si cela fonctionne, je ne vais pas chercher à mesurer le temps nécessaire, simplement voir si cela vaut la peine de poursuivre les recherches dans ce sens.

J'ai plongé le morceau de film à JØ à 15h00. De 15h00 à 18h00 je serai dans le cadre de mes tests précédents, donc je n'irai pas le déranger. La 4ème tentative commencera véritablement à 18h00 ce JØ. J'irai le revoir JØ à 22h (7 heures de contact), J1 à 10h00 (19 heures de contact), J1 à 20h00 (29 heures de contact) et ainsi de suite jusqu'à la transparence ou l'arrêt des recherches sur le sel... À 48 heures de contact, si je n'ai pas obtenu de transparence, j'abandonnerai l'expérience. Je sais, l'écart entre deux visites n'est pas très logique mais mes obligations professionnelles ne me permettent pas mieux en ce moment !...

Quelques remarques avant la publication des résultats de ma quatrième tentative :
—>Un brusque changement de temps à entraîner une baisse de la température de mon labo à ~18°C
—>J'ai (à nouveau) utilisé un film Kodak, connu pour ne pas être le plus facile à travailler avec des chimies alternatives. Autant dire que si ça fonctionne avec ce film (je n'avais que ça sous la main !) ça fonctionnera avec tous les autres...
—>Le calendrier des visites n'a pas pu être respecté

Passons aux choses sérieuses :


J'ai commencé par couper un bout de film voilé et NON développé. Je l'ai plié pour qu'il soit ~plat sur la photo
J'ai fabriqué une solution de sel de mer à la concentration de 10% que j'ai placé dans une éprouvette et j'y ai plongé mon bout de film que j'ai abandonné au laboratoire en allant le voir de temps en temps

Après plusieurs visites, contrairement au film pré-développé, je n'ai pas vu de « voile » blanc apparaître. Ce n'est qu'au bout de 25 heures (peut être quelques heures de moins... disons de 20 à 25 heures environs -mais ce n'est pas le principal aujourd'hui-) de contact que j'ai découvert ceci :


Ce n'est pas très évident sur les photos (!) regardez bien la base du film !!! Vous ne voyez rien ?... OUI, il y a une zone transparente !!! DONC ÇA FONCTIONNE !!!!!!!! OUI, L'EAU SALÉE PEUT DISSOUDRE LES HALOGÉNURES D'ARGENT !!!!!!

Mais ce n'est pas gagné pour autant !!! 25 heures de contact pour n'obtenir qu'une toute petite frange transparente, ce n'est pas suffisant et en plus c'est excessivement long !!!

On peut d’ores et déjà conclure que la saumure peut fixer RÉELLEMENT nos films, mais la procédure est encore loin d'être au point !!!!

Analysons les résultats si vous le voulez bien.
—>Laisser au repos une solution saline pendant 25 heures créera obligatoirement un gradient de concentration (les molécules de sel auront tendance à se déplacer vers le fond de l'éprouvette). Cela est incontestable puisque la bande transparente se situe uniquement sur le bas du film (en contact avec le fond de l'éprouvette). Donc le fond sera très concentré (plus que 10%) alors que la concentration décroît à mesure qu'on remonte la colonne d'eau. CONCLUSION : il y en a deux : d'abord, une solution à 10% est très insuffisante (ce qui contredit mes expériences précédentes -qui étaient des demi-échecs-), puis, il est indispensable d'assurer une agitation constante si on souhaite (et c'est le minimum !) une fixation homogène de notre film.
—>La baisse de la température du labo a-t-elle une influence sur la solubilité du sel ? Cela permettrait d'expliquer une augmentation du « dépôt » de sel au fond de l'éprouvette.
—>La baisse de la température du labo a-t-elle une influence sur la baisse de solubilité des halogénures d'argents (qui n'est déjà pas très importante !!!!) ? Cela expliquerait le temps nécessaire pour obtenir un résultat si limité.
—>La fabrication d'un faible volume de solution salée n'a-t-elle pas entraîné un biais, à savoir l'épuisement du sel contenu dans la solution ? En effet, entre la 25ème heure et la 40ème heure, il n'y a eu aucune modification observable du résultat...
—>Le sel de mer n'étant pas sec (par définition), ma solution était-elle réellement à 10% ? Certainement pas... Placer 10g dans 100ml revient à placer combien de sel en réalité ?...

Préparation à la tentative suivante :
—>Je vais créer une solution saturée en sel, ce qui éliminera le problème de l'hydratation du sel.
—>Je vais placer mon éprouvette à une température stable (même si elle n'est pas obligatoirement à 20°C !).
—>Je vais postuler que l'augmentation importante de la concentration en sel va réduire drastiquement le temps de fixation (Vous avez remarqué que j'ai bien parlé de temps de fixation et sans guillemets, en effet, là où le film est transparent, il n'y a plus d'halogénure d'argent, il s'agit donc bien d'une fixation au sens propre du terme ! N'en déplaise à tous ces pseudo scientifiques qui essaient de nous prouver que le sel n'a jamais réussi et ne réussira jamais à fixer un film !)
—>Je vais prévoir une agitation constante afin d'essayer d'obtenir une fixation uniforme de toute la surface du film, ce qui est quand même le but recherché (!!!)

CONCLUSION DE LA QUATRIÈME TENTATIVE : Cette fois-ci, c'est prouvé, une saumure peut fixer efficacement un film. Thalbot avait raison (même si ses propres expériences ont échouées !). Les résultats obtenus sont maintenant irréfutables bien que très modestes !... Il faut poursuivre les tests et espérer que la fixation totale et uniforme soit possible en moins de 2 jours !!!!

Rendez-vous très bientôt pour la cinquième tentative...

CINQUIEME TENTATIVE

Même modus operandi que la quatrième tentative mais avec une solution saturée en sel (je n'ai pas pesé le sel, je l'ai ajouté sous agitation continue jusqu'à ce qu'il ne se dissolve plus). J'ai abandonné le bout de film dans cette solution TRÈS TRÈS longtemps (4 jours) et je n'ai pas obtenu de résultats beaucoup plus concluants que lors de la 4ème tentative !... Ca commence à m'énerver un peu, cette histoire !... "Mon" co-expérimentateur portugais qui affirme faire une fixation 100% efficace aurait-il eu raison en augmentant les températures de traitement ? Mais il n'a pas donné de valeur de température...

CONCLUSION DE LA CINQUIÈME TENTATIVE : identique à celle de la 4ème, il manque quelque chose...

Rendez-vous est pris pour la 6ème tentative avec une saumure saturée et une température plus élevée, disons, au "pif" à 28°C, on verra bien...

CONCLUSION FINALE :
En augmentant la concentration de sel jusqu'à un maximum, même avec une température supérieure, mes tests ne sont pas beaucoup plus concluants. Je suis même allé rechercher les négatifs de mes premiers tests qui datent de 2 ans maintenant et... l'image a totalement disparue (ou presque) DONC, pour le moment, de concluerai que la fixation au sel est longue, difficile et... pas très intéressante... Mon contact portugais parlait de très fortes concentration de sel de table (donc totalement déshydraté, contrairement à mon sel de mer qui lui, est hydraté !...) ainsi que de hautes températures, mais je n'ai pas envie de "cuire" mes négatifs, donc de risquer de les démolir 1 fois sur 2 quand ma procédure sera bien définie...

C'est bien dommage, mais j'abandonne cette voie...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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UNE AMÉLIORATION DU CAFFENOL ? (ou Cafénol ou Caféinol)

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Dans l'article précédent j'ai envisagé l'utilisation du caffenol ou caféinol. Il a été démontré par la pratique que ce révélateur était efficace. Seulement, si de nombreuses personnes passent des heures de « recherche » pour tenter une amélioration, personne n'a encore envisagé une nouvelle voie pour faire disparaître les défauts du caféinol tel qu'on le connaît aujourd'hui. Le plus gros défaut du caféinol actuel est le voile qui semble apparaître souvent et qui semble être résolu par l'ajout de bromure de potassium. Cette solution semble efficace mais elle ne me convient pas du tout dans la mesure où on doit introduire dans la recette un composé chimique toxique !... Il serait intéressant de trouver une autre voie que le KBr. Certains ont démontré que l'utilisation de sel de table iodé était aussi efficace (ou presque) et que le sel de table, même non iodé permettait quasiment le même résultat. Cette voie est de beaucoup préférable d'un point de vue écologique, mais est-il nécessaire de l'ajouter si on parvenait à changer le profil de base du caffenol ? Vous pourrez trouver ici tout ce qui se fait de mieux des travaux avec le caffenol, ne vous gênez pas de vous y rendre aussi souvent que nécessaire, la source est très intéressante !...


Personnellement je préfère le sel de table iodé
(La marque a été masquée)

Personnellement, j'ai débuté des recherches bibliographiques (les expériences pratiques suivront, bien sûr !) qui devraient me permettre d'améliorer la recette de caffenol, du moins je l'espère !... Bien sûr, que mes modifications soient efficaces ou non, je ferai les tests et je les publierai ici !...

Primitivement je cherchais un moyen qui me permettrait de contourner le problème du brunissement de la gélatine, responsable de la baisse de contraste qui entraîne l'impossibilité d'agrandir les négatifs avec les moyens classique du tirage papier, et qui rend également relativement difficile le traitement du négatif via un scanner !...

Il est évident que la coloration de la gélatine est due au café (ah le café, ça tache absolument tout !...). Il fallait donc se passer de café !... Pour se passer de café, il fallait d'abord savoir quel était le composant du café qui permettait le développement des films... Le café, comme tout végétal renferme une quantité incroyable de molécules chimiques, mais celle qui permet le développement des films est l'acide caféique. Aïe, chercher de l'acide caféique ailleurs que dans le café, ça va être coton !...

L'acide caféique ou
Acide (E) 3-(3,4-dihydroxyphényl) prop-2-ènoïque (désolé !) ou
acide 3,4-dihydroxycinnamique trans-caféate (désolé encore une fois) ou
acide 3,4-dihydroxytranscinnamate ou (pour simplifier, la formule brute : C9H8O4), coup de bol, est en fait présent dans toutes les plantes puisqu'il intervient comme intermédiaire clé dans la biosynthèse de la lignine. Mais bon, je sens que je commence à vous ennuyer avec cette théorie, donc j'abrège !...

L'acide caféique porte ce nom car il a été découvert pour la première fois dans le café alors que, paradoxalement, c'est dans le café qu'on en trouve la plus faible concentration !... Voilà qui fait tout à fait notre affaire !... Si je peux me passer de café, je vais pouvoir me défaire des problèmes de brunissement ! Du moins c'est l'hypothèse que je pose ! Alors, cherchons quel végétal alternatif au café :

Des chercheurs de partout à travers le monde se sont amusés à analyser les composants des différentes plantes et, dans le cas qui nous intéresse, j'ai pu dresser un micro inventaire. Je dis micro inventaire car la liste des substituts au café est presque interminable !... J'ai donc sélectionné ma liste en fonction des plus fortes concentrations :
En première position : la sauge officinale (Salvia officinalis) qui contient 26,4 mg de C9H8O4 par 100 g
En deuxième position : la menthe douce (Mentha spicata) qui contient 25,0 mg de C9H8O4 par 100 g
Sur la troisième marche : le thym commun (Thymus vulgaris) qui contient 21,28 mg de C9H8O4 par 100 g
...
Et, parmi les « mauvais élèves » :
La pomme de terre crue qui contient 1,62 mg de C9H8O4 par 100 g
et, bon dernier : le café (filtre) qui contient 0,03 mg de C9H8O4 par 100 g !...

Dans la mesure où le C9H8O4 est très peu soluble dans l'eau froide, j'écarte d'emblée la pomme de terre car je me vois mal développer un film dans de la purée, puisqu'il faut chauffer l'eau !... ATTENTION ne pas faire bouillir car à haute température le C9H8O4 est dégradé !...

Il ne me reste plus donc que 4 concurrents : la sauge (la plus riche), la menthe, le thym et... le café que je n'écarte pas totalement, vous comprendrez très vite...

Il faudra que j'essaye les 3 produits riches pour déterminer les quantités à utiliser avec en plus, au passage, s'ils fonctionnent, la résolution d'un deuxième problème du caffenol : l'odeur très nauséabonde !... En utilisant un de ces 3 produits, en plus on pourra apprécier l'odeur du nouveau révélateur !...

Si, par hasard, on préférait le café, plutôt que de se rabattre sur du café soluble de mauvaise qualité, il pourrait être intéressant d'utiliser du « café blanc », ce qui devrait permettre d'éviter également le brunissement de la gélatine photographique !...

PROTOCOLE DES TESTS :

Si je respecte la formule originale du caféinol, il me faut 40 g de café soluble. A raison de 0,03 mg d'acide caféique pour 100 g de café ça me ferait 0,0120 mg d'acide caféinique pour 1 litre de solution. Autant dire... rien !... Puisque pour :
—> la sauge : il me faudrait 0,0120/0,264 = 0,0454 g de sauge | non mesurable pour la plupart d'entre nous, il faudra faire des dilutions d'une solution « concentrée » obtenue à partir d'une masse de sauge mesurable
—> la menthe : il me faudrait 0,0120/0,250 = 0,0480 g de menthe | non mesurable d'où dilutions...
—> le thym : il me faudrait 0,0120/0,213 = 0,0563 g de thym | non mesurable d'où dilution...
—> le café « blanc » : la concentration du café ne varie quasiment pas quelque soit sa forme, soluble, moulu ou en grains. Puisque je veux éviter l'assombrissement de la gélatine, je vais prendre 40 g de café en grains. A savoir simplement que le robusta est plus riche en C9H8O4 que l'arabica.

Mode opératoire:
—> Pour le café « blanc » : plonger 40g de café en grains (très grossièrement écrasés, voire intacts) dans 500ml d'eau chaude du robinet (surtout pas d'eau bouillante qui dénaturerait l'acide caféique !...). Laisser macérer 18 heures (minimum) à température ambiante. Filtrer la solution. Nous avons obtenu notre acide caféique.
—> Pour les autres sources : allez voir le monsieur qui se décarcasse, il a ces aromates sous forme séchée (idéal) ou éventuellement une officine de para-pharmacie (voire en grande surface) ou dans une herboristerie (plus chère). Plonger 1g de plante séchée dans 1000ml d'eau chaude du robinet (pas bouillante !...) et laisser macérer 18 heures (minimum) à température ambiante. Filtrer la solution. Nous obtenons une solution :
* de sauge à 0,264mg d'acide caféique pour 1000ml donc prélever 40,45ml de « tisane » (41ml ça va aussi !) et ajouter 459,55ml d'eau (459ml !)
* de menthe à 0,250mg d'acide caféique pour 1000ml donc prélever 48,00ml de «tisane» et ajouter 452,00ml d'eau
* de thym à 0,213mg d'acide caféique pour 1000ml donc prélever 56,34ml de « tisane » (57ml ça ira !) et ajouter 443,56ml d'eau (443ml !)


(la marque a été masquée)


Mais tout cela est très théorique ! et uniquement valable pour conserver les durées de développement obtenues avec le café !... Rien ni personne ne pourra nous empêcher de faire une « tisane » avec 100g de sauge dans 500ml, puisqu'il faudra tester des durées de développement, on en trouvera des plus courtes, c'est tout (et encore, c'est à tester !...)

—> Dans un autre récipient, placer 400mm d'eau et y ajouter 54g de carbonate de sodium (valeur à corriger si carbonate de sodium hydraté !). Remuer jusqu'à dissolution totale. Puis y incorporer 16g de vitamine C. Remuer jusqu'à dissolution totale et disparition de la mousse.
A la dernière minute, mélanger les 500ml contenant l'acide caféique et les 400ml de l'autre mélange et ajouter de l'eau jusqu'à obtenir 1 litre de solution.

—>Traiter le film au plus vite...

Il faudra maintenant tester les réactions du film avec notre révélateur « adapté » de manière à déterminer le temps de traitement nécessaire.

PREMIER TEST / PREMIERS RESULTATS
J'ai empoigné mon Mamiya RB ProS (bel effort !), j'y ai monté mon objectif Sekor 127mm f/3.8, j'ai chargé un film Foma Fomapan 100 ISO et, rien que pour le test j'ai tiré 10 images identiques en semi macro. Le film a été exposé pour 100 ISO à 1/125è de seconde f/8 + 1/2 diaph'.

Dans le manchon noir, j'ai découpé le film en deux parties d'égale longueur. Une moitié sera développée au Caffenol -C-L (voir la formule dans l'article précédent) modifié à ma sauce (sel de table iodé à la place du bromure de potassium + café moulu à la place du café soluble) et l'autre moitié dans un mélange approchant le Caffenol -C-L, mais à base de sauge.

Pour ceux qui lisent mon site entre les lignes et qui ont donc déjà compris que je ne fais jamais les choses comme la théorie le voudrait, j'ai un peu modifié mon modus operandi :
1) Ma « sauce » doit porter un nom, j'ai décidé de l'appeler T-Kahwanol-S® (cela me permet de respecter les travaux du « club » Caffenol - que je n'ai pas l'intention de plagier- en laissant apparaître le lien avec le café) (T-Kahwanol -S® pour « sauge » / T-Kahwanol -T® pour « thym » / T-Kahwanol -M® pour « menthe »)
2) voilà ce que j'ai fait en réalité -cela ne correspond plus vraiment à ce que j'ai dit plus haut (la théorie) :

Contrairement à mon habitude, j'ai décidé d'utiliser la technique du Caffenol -C-L (modifié) et en parallèle la même technique au T-Kahwanol -S®. Au moment de fabriquer le T-Kahwanol-S®, avec 1g de sauge dans 500ml d'eau, je me suis dit que la dilution théorique serait peut-être un peu juste [pour rappel : 1g pour faire 1 litre, prélever 41 ml pour 1 litre de T-Kahwanol -S®]... J'ai donc décidé de fabriquer une « tisane » de sauge avec 1g pour 1 litre de T-Kahwanol -S®... Toujours avec ce doute en tête, j'ai décidé de laisser le traitement agir pendant 80 mn, on verra bien... Pour comparer j'ai également traité 80mn avec le Caffenol- C-L (même si la durée recommandée est de 70mn !)

De même, je n'avais pas envie de laisser infuser mes « réactifs » pendant 18 heures donc j'ai tenté une infusion de 15 minutes mais avec une agitation forte et continue, on verra bien... Quand je dis agitation forte et continue, j'ai utilisé un agitateur magnétique bricolé, bien plus efficace et bien moins fatiguant que la fourchette et le poignet !... Je n'ai rien inventé au sujet de l'agitateur !... voir ici... Par contre, sachez que selon la force de l'aimant et l'élément mobile choisi, l'efficacité de l'agitateur dépendra de la distance entre l'aimant et l'élément mobile... Faites des tests... un agitateur peut fonctionner avec un récipient et ne pas fonctionner avec un autre... selon l'épaisseur du récipient... Une différence d'1/2 mm peut tout changer...

T-Kahwanol -S®
Caffenol -C-L (modifié)
Carbonate de Sodium anhydre : 16g Carbonate de Sodium anhydre : 16g
Acide Ascorbique Pur anhydre : 10g Acide Ascorbique Pur anhydre : 10g
Sel de table iodé : 12g Sel de table iodé : 12g
Faire dissoudre tous les composés dans 400 ml d'eau à 20°C Faire dissoudre tous les composés dans 400 ml d'eau à 20°C
Extemporanément :
Sauge séchée : 1g
Placé dans 500 ml d'eau chaude du robinet
Agitation continue pendant 15 minutes pour obtenir une « tisane » de sauge
Filtrer
Laisser refroidir à 20°C
Extemporanément :
Café moulu : 40g
Placés dans 500 ml d'eau chaude du robinet
Agitation continue pendant 15 minutes pour obtenir une « tisane » de café (ou café turc)
Filtrer
Laisser refroidir à 20°C
Mélanger les 2 solutions et compléter à 1 litre Mélanger les 2 solutions et compléter à 1 litre

Placer dans une cuve à développement
10 retournements énergiques après l'ajout du révélateur
Laisser reposer 80 minutes à température ambiante

Placer dans une cuve à développement
10 retournements énergiques après l'ajout du révélateur
Laisser reposer 80 minutes à température ambiante
Bain d'arrêt, fixateur et lavage classiques Bain d'arrêt, fixateur et lavage classiques
Passage au scanner SANS AUCUN post traitement numérique
Passage au scanner SANS AUCUN post traitement numérique

Pour les photos du test, je ne me suis pas cassé la tête, je n'ai surtout pas épuisé ma créativité !... Voilà simplement un « détail » d'un pied de poivron (avec des fruits, quand même !). Idem pour la finition des images, la fixation et le séchage n'ont pas été menés comme le prévoit l'art du laboratoire... J'ai ensuite scanné les résultats sous VueScan® sans effectuer aucun réglage particulier, c'est vraiment du brut de scanner, pas d'amélioration, pas d'anti poussière, pas d'augmentation du contraste, pas d'amélioration de l'exposition et pas de post traitement non plus ! (ni Photoshop®, ni rien d'autre !...). Pour se faire une bonne idée des résultats, j'ai scanné une fois comme s'il s'agissait d'une diapositive (donc on voit l'image négative réelle) et une fois comme un négatif classique de façon à obtenir l'image positive.

Négatif obtenu avec le T-Kahwanol -S® :

Positif obtenu avec le T-Kahwanol -S® :

Commentaires au sujet du T-Kahwanol -S® :
Le bout de film traité au T-Kahwanol-S® est de toute évidence SOUS DÉVELOPPÉ... D'où vient le problème ? Je ne peux qu'avancer des hypothèses :
—> La sauge du monsieur qui se décarcasse n'est pas de la sauge officinale. Il existe énormément d'espèces de sauge, peut-être n'ont-elles pas toutes la même teneur en acide caféique.
—> Le procédé de dessiccation de la sauge a, en partie au moins, éliminé ou désactivé l'acide caféique.
—> Le café contient d'autres substances qui interviennent dans le développement des films et ces composants ne sont pas présents dans la sauge.

Quoi qu'il en soit, le développement au T-Kahwanol-S® fonctionne ! Le résultat est, dans les conditions de l'expérience, un sous développement relativement important. Dans ce cas, il suffirait d'augmenter les concentrations de ma « tisane » de sauge, par exemple avec 2 g ou 3 g de sauge séchée pour 1 litre de T-Kahwanol-S®. Cela devrait faire l'affaire...

Voilà en quoi consistera mon deuxième test... donc rendez-vous très bientôt...

Négatif obtenu avec le Caffenol -C-L (modifié) :

Positif obtenu avec le Caffenol -C-L (modifié) :

Commentaires au sujet du Caffenol -C-L (modifié) :
Comme cela était prévisible (temps de traitement un peu long par rapport aux prescriptions du groupe Caffenol), le résultat au Caffenol -C-L est quelque peu SUR DÉVELOPPÉ... Quoi qu'il en soit, le résultat est acceptable. Si je décidais un jour d'utiliser la technique du Caffenol -C-L de manière systématique, il faudrait que je limite le temps de traitement à 60 - 70 minutes, cela devrait être largement suffisant...

Commentaires concernant les deux techniques :
Qu'il s'agisse du T-Kahwanol-S® ou du Caffenol -C-L (modifié), les deux traitements aboutissent à une relative opacification du négatif (sur le Foma® Fomapan 100 du moins). Le T-Kahwanol -S® occasionne un voile vert clair TRÈS léger quant au Caffenol -C-L (modifié), ce voile est sombre et de couleur difficilement définissable.

Ceci étant précisé, le T-Kahwanol -S® est-il supérieur au Caffenol -C-L (modifié) ? Après ce premier test, j'aurais bien envie de dire que oui... Le voile du T-Kahwanol -S® ne semble pas être gênant, moins que celui du Caffenol -C-L (modifié) ! Aurais-je obtenu ce que je cherchais ? Avant de conclure trop rapidement, il faudra que j'arrive obtenir un demi film correctement développé au T-Kahwanol -S® à comparer à l'autre demi film correctement développé au Caffenol -C-L (modifié) et d'analyser les résultats à la loupe et au scanner...

DONC rendez-vous au prochain test, après ma prochaine séance de « tambouille ». Il faudra peut-être également utiliser une photo plus basique, avec des zones au contraste plus marqué !...

DEUXIEME TEST / NOUVEAUX RESULTATS
J'ai, à nouveau, empoigné mon Mamiya RB ProS (re-bel effort !), j'y ai monté mon objectif Sekor C 50mm f/4.5, j'ai chargé un film Foma Fomapan 100 ISO et, rien que pour le test j'ai tiré 10 images identiques. Le film a été exposé pour 100 ISO à 1/125è de seconde f/8.

Dans le manchon noir, j'ai découpé le film en deux parties d'égale longueur. Une moitié sera développée au Caffenol -C-L (voir la formule dans l'article précédent) modifié à ma sauce (sel de table iodé à la place du bromure de potassium + café moulu à la place du café soluble) et l'autre moitié dans un mélange approchant le Caffenol -C-L, mais à base de sauge.

T-Kahwanol -S®
Caffenol -C-L (modifié)
Carbonate de Sodium anhydre : 16g Carbonate de Sodium anhydre : 16g
Acide Ascorbique Pur anhydre : 10g Acide Ascorbique Pur anhydre : 10g
Sel de table iodé : 12g Sel de table iodé : 12g
Faire dissoudre tous les composés dans 400 ml d'eau à 20°C Faire dissoudre tous les composés dans 400 ml d'eau à 20°C
Extemporanément :
Sauge séchée : 3g
Placés dans 500 ml d'eau chaude du robinet
Agitation continue pendant 15 minutes pour obtenir une « tisane » de sauge
Filtrer
Laisser refroidir à 20°C
Extemporanément :
Café moulu : 40g
Placés dans 500 ml d'eau chaude du robinet
Agitation continue pendant 15 minutes pour obtenir une « tisane » de café (ou café turc)
Filtrer
Laisser refroidir à 20°C
Mélanger les 2 solutions et compléter à 1 litre Mélanger les 2 solutions et compléter à 1 litre

Placer dans une cuve à développement
10 retournements après l'ajout du révélateur
Laisser reposer 70 minutes à température ambiante

Placer dans une cuve à développement
10 retournements après l'ajout du révélateur
Laisser reposer 70 minutes à température ambiante
Bain d'arrêt, fixateur et lavage classiques Bain d'arrêt, fixateur et lavage classiques
Passage au scanner SANS AUCUN post traitement numérique
Passage au scanner SANS AUCUN post traitement numérique

MISE À JOUR : j'ai testé l'extraction de l'acide caféique de la sauge à 20°C avec les mêmes résultats.

Pour les photos du 2ème test, je ne me suis pas cassé la tête non plus, je n'ai surtout pas épuisé ma créativité non plus !... Voilà un "bête paysage" sans intérêt mais peut-être avec un éclairage allant dans le sens de mon test. Idem pour la finition des images, la fixation et le séchage n'ont pas été menés comme le prévoit l'art du laboratoire... J'ai ensuite scanné les résultats sous VueScan® sans effectuer aucun réglage particulier, c'est vraiment du brut de scanner, pas d'amélioration, pas d'anti poussière, pas d'augmentation du contraste, pas d'amélioration de l'exposition et pas de post traitement non plus ! (ni Photoshop®, ni rien d'autre !...). Pour se faire une bonne idée des résultats, j'ai scanné une fois comme s'il s'agissait d'une diapositive (donc on voit l'image négative réelle) et une fois comme un négatif classique de façon à obtenir l'image positive.

Négatif obtenu avec le T-Kahwanol -S® :

Positif obtenu avec le T-Kahwanol -S® :

Commentaires au sujet du T-Kahwanol -S® :
Le bout de film traité au T-Kahwanol -S® est, cette fois ci, convenablement développé... Pourquoi avoir du utiliser une telle dose de sauge par rapport à la théorie ? Je n'ai toujours que des hypothèses :
—> La sauge du monsieur qui se décarcasse est bien de la sauge officinale !... J'ai pu avoir confirmation auprès du fabriquant...
—> Le procédé de dessiccation de la sauge a, en partie au moins, éliminé ou désactivé l'acide caféique. Aujourd'hui je pencherai bien pour cette hypothèse ! Mais après tout, quelle importance ? Mon développement-test est une réussite...
—> Le café contient d'autres substances qui interviennent dans le développement des films et ces composants ne sont pas présents dans la sauge. C'est tout à fait possible ! Mais après tout, même conclusion que pour l'hypothèse précédente : aucune importance !...

Quoi qu'il en soit, le développement au T-Kahwanol -S® fonctionne ! Il ne reste plus qu'à voir s'il est supérieur au développement au Caffenol-C-L (modifié)... ce qui était quand même le but de ce test !...

N.B. : le trait vertical (ombre) est du à un défaut de séchage, sans importance pour le test !...

Négatif obtenu avec le Caffenol -C-L (modifié) :

Positif obtenu avec le Caffenol -C-L (modifié) :

Commentaires au sujet du Caffenol -C-L (modifié) :
Avec un temps de traitement raccourci à 70mn, le résultat au Caffenol -C-L est convenablement développé... Si je décidais un jour d'utiliser la technique du Caffenol -C-L de manière systématique, il faudrait que je limite le temps de traitement à 70 minutes... avec le Foma® 100 du moins.

Commentaires concernant les deux techniques :
Qu'il s'agisse du T-Kahwanol -S® ou du Caffenol -C-L (modifié), les deux traitements aboutissent à une relative opacification du négatif (sur le Foma® Fomapan 100 du moins). Le T-Kahwanol -S® occasionne un voile vert très clair et TRÈS léger, ce qui confirme mes observations du premier test, quant au Caffenol -C-L (modifié), ce voile est sombre et de couleur difficilement définissable, à nouveau, confirmation du 1er test.


(aspect global du film : à gauche au T-Kahwanol-S®, à droite au Caffenol -C-L modifié)

Ceci étant précisé, le T-Kahwanol-S® est-il supérieur au Caffenol -C-L (modifié) ? Contrairement au premier test, j'ai obtenu cette fois deux parties de film convenablement développées, la comparaison devient donc possible !...

A première vue, le voile du T-Kahwanol -S® semble rendre le négatif peu contrasté, mais l'exploitation de ce dernier est très proche de ce que l'on obtient avec des révélateurs chimiques « classiques ». Le voile du Caffenol -C-L (modifié), à première vue, semble rendre le négatif très sombre mais l'exploitation de ce dernier est très possible ! Aurais-je obtenu ce que je cherchais ? J'aurais bien envie de dire que oui !... L'utilisation du T-Kahwanol-S® permet l'exploitation du négatif aussi bien sous l'agrandisseur (méthode argentique stricte) qu'avec un scanner (méthode alterne). À comparer à l'utilisation du Caffenol -C-L (modifié) qui est tout à fait exploitable sous un scanner, mais un peu moins sous l'agrandisseur, je peux conclure que oui, le T-Kahwanol-S®, est plus intéressant que le Caffenol -C-L (modifié) !... Le voile sombre causé par le développement au Caffenol est (semble !) bien dû à la fâcheuse tendance qu'a le café à tout tacher !... Remplacez le café en conservant l'acide caféique et tous les défauts du développement alternatif disparaissent d'un coup !... Mon hypothèse de départ est (semble !) vérifiée ! Je n'en suis pas peu fier !... Il faudra que je songe à écrire un article pour le site spécialisé dans le caffenol !...

Rien n'étant jamais idéal, il faut toutefois souligner un bémol : est-on prêt, pour la différence de résultat soulignée ici, à investir beaucoup plus en sauge qu'en café ? Pour mes tests, j'ai dépensé environs 2€ pour 12 grammes de sauge, d'où 0,50 € pour 1 film alors que pour environs 2€ j'ai pu acheter 1 kg de mauvais café d'où 0,08 € pour 1 film... Je ne compare que les sources d'acide caféique puisque le reste de la recette est strictement identique : carbonate de sodium (0,06 €/film), vitamine C (0,18 €/film) et sel iodé (0,12€/film) sont utilisés en même proportion !...
Dans les deux cas, le développement alternatif est moins cher (moins d'1 €/film pour le T-Kahwanol-S®) que le développement « chimique », et en plus,... il est écologique !... Le Caffenol -C-L est une excellente recette, le T-Kahwanol -S® est également une excellente recette et en plus... cette bonne odeur en sortie de cuve... cela vaut peut-être bien la différence de prix !... Il faut, en effet, bien avouer que si l'odeur du café est agréable, celle du Caffenol... pas vraiment !... Mais celle de la tisane de sauge, là madame, vous m'en direz des nouvelles !...

Pour les frappés de photographie, si vous n'avez jamais utilisé de recette alternative au développement film, je ne saurais que vous encourager à vous essayer à ces recettes !... Certes, cela demande du temps, il faut peser, dissoudre, mélanger, laisser agir longtemps (on peut faire un développement rapide mais de moins bonne qualité), mais toutes ces manipulations font également partie du plaisir de fabriquer une image, n'est-ce pas ?...

ET MAINTENANT ?
J'ai bien aimé le développement de longue durée sans agitation. Il me semble que dans les conditions techniques qui étaient les miennes, le café entraînait encore un sur-développement, il faudrait que j'essaye de diminuer la dose de café (au 1/3 par exemple) ou que je diminue encore le temps de traitement... Mais je ne vais pas faire une fixation sur le café, mon alternative à la sauge m'enthousiasme bien plus !...

Si vous souhaitez vous lancer dans des recherches alternatives (que je ne souhaite pas vraiment engager), sachez qu'il est possible d'utiliser du thé et même du mauvais vin !... En fait, le but du jeu est très simple : il faut un réducteur puissant (la vitamine C ici, mais n'importe quel autre ferait l'affaire !) en milieu alcalin (le carbonate de sodium ici, mais tout autre serait envisageable, même la soude caustique -!!!- mais là attention à la concentration !), avec un catalyseur (ici la sauge, le café, le vin etc...). A vous de jouer ! Et pensez à m'envoyer vos résultats pour publication (avec vos nom et copyright)...

MISE À JOUR :

En me promenant sur internet, je suis « tombé » sur cet article (ici), fort intéressant même si pas vraiment scientifique (les miens ne valent pas mieux !). Les proportions ne sont pas du tout les mêmes que les « miennes » (et de loin !...) mais après tout pourquoi pas ? Par contre ce qui m'a interpellé était cette « curieuse » idée de vider la cuve au beau milieu du développement pour la remplir à nouveau avec la même « sauce » usagée ! Il affirme que le résultat est probant ! OK, je suis prêt à le croire, mais il faudra que je teste cela avec ma « tisane » de sauge...

Et après tout, nouveaux tests pour nouveaux tests, puisque ce révélateur n'est pas très puissant, ce pourrait également être intéressant d'essayer une réaction longue (60 minutes) mais en agitation douce mais continue... Bien sûr, pour cela il me faudra trouver l'idée et fabriquer un agitateur automatique car je me vois mal passer une heure à secouer (même légèrement) ma cuve de développement !...

Rendez-vous dans quelques temps pour voir où tout cela nous mène...

MISE À JOUR : une internaute m'a fait part de ses échecs de développement au T- Kahwanol -S®... Nous recherchons ensemble l'origine de ses échecs. Il semblerait, mais l'analyse n'est pas encore arrivée à son terme, que son bain ne soit pas assez concentré ! Il semblerait que les lots de sauge, même issus de la même marque que celle que j'utilise, ne fournissent pas tous la même quantité d'acide caféique !... Si vous essayez ma recette et que vous échouez, essayez d'augmenter les doses de sauge... Je vous en dirai plus quand nous aurons trouvé une solution au problème d'Annick (l'internaute qui m'a contacté)...

MISE À JOUR : J'ai fait un nouveau test avec, cette fois, une pellicule Ilford HP5+ 400 ISO avec exactement le même protocole. Le développement au T-Kahwanol-S® a été efficace, par contre, la HP5+ semble nécessiter un développement plus "puissant"... Il faudrait tester un traitement à température plus élevée ou plus long ou envisager plus de retournements... ou prévoir un peu plus de sauge... À voir pour les prochains tests.

MISE À JOUR : voilà des semaines (voire plus) que nous nous cassons la tête sur l'impossibilité qu'avait Annick à obtenir le moindre résultat avec la sauge... Ce soir, quelle ne fut pas ma surprise de trouver dans ma boite mél le message suivant :
« AIE AIE AIE coupure d'eau toute la journée, donc eau minérale
Mode opératoire : Je suis donc revenue à la méthode initiale de développement (en abandonnant le stand développement)
Dosage : comme pour le caffenol
carbonate/ 54g (garanti pur à + de 99%)
vit-C / 16g
Kbr / 1g
Puis sauge 4g / agitation magnétique 20mn à 25° plus agitation très vigoureuse à la main 5 mn à 28°

CHAMPAGNE ! J'ai une image fort bien visible, ni sous, ni surdéveloppée un beau négatif qui trempe en ce moment dans son eau minérale car toujours pas d'eau au robinet…:((

Je suis très très contente et attends avec impatience le verdict au compte fils…

CONCLUSION
les seuls changements : l'eau et la méthode d'agitation et là, peut-être aussi le carbonate dont je suis sûre sûre sûre à 100%, comme quoi, toujours se méfier de la lessive de soude, car même en augmentant les doses, je suis allée tout de même jusqu'à 146g, mais, sans succès !
»

Je suis bien heureux de constater que mes résultats n'étaient pas "accidentels" (je commençais à douter de ma technique et de mon mode opératoire) et je vous stimulerai donc, encore une fois, à tester et à apprécier ma technique alternative...

Vous pouvez visualiser le résultat de mes tests avec différentes recettes et différents films ici.

MISE À JOUR : à contre pied du retour d'expérience précédent, je vois reproduire ici un mail d'un autre internaute du Rhône cette fois :
« J'ai en effet décidé, et je me suis désormais lancé depuis environ 1 mois, dans les techniques alternatives uniquement (je ne souhaite pas des produits dangereux et très polluants, et le plaisir surtout de faire tout soi même). Donc je teste, je teste, je teste... et j'ai testé récemment votre recette T-Kahwanol S. J'avais, 1 jour avant, suivi votre protocole jusqu'au bout avec une pellicule couleur périmée, en m’apercevant que la durée de développement (70min, 10 agits, repos) sur-développait la pellicule. J'ai renouvelé l’expérience hier avec une Fomapan 100 n&b 36 poses sans prendre en compte ses différences avec l'autre pellicule.
Protocole de détermination du temps / Résultats
1- 1/6 de pellicule à 40min / sur-sur-développé
2- 1/6 de pellicule à 30min / sur-développé
3-1/6 de pellicule à 25min / peu sur-développé
4- 1/6 de pellicule à 22 min / BON DEVELOPPEMENT
5- 1/6 de pellicule à 20 min / léger sous-développé

Voilà, très étonnant qu'un temps inférieur d'environ 50min soit le bon pour moi par rapport à votre TP à 70min, mais le rendu est très bon, et est à fortiori, très utilisable et plein de détails à l'aggrandisseur !
Cette différence serait-elle due à nos sauges différentes en acides caféique ? Car j'ai scrupuleusement suivi votre protocole, les ingrédients, les grammages, ... avec une T°c à 20°c constante (ambiante).
»

Cela traduit bien ce que je répète à qui veut l'entendre : la technique fonctionne. Il existe probablement des centaines de paramètres qui influencent le développement, et faute de posséder un laboratoire de chimie analytique pour connaître exactement la composition de notre soupe, il est indispensable de faire des tests afin d'adapter les recettes à chaque environnement !...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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RÉPONSE AUX QUESTIONS SUR LE CAFFENOL ET LE T-KAHWANOL®

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A peine publié, mon article a suscité une question au sujet de la « cuisine » photographique. Merci à Marc et à Denis pour vos e-mails, il semblerait que j'ai oublié de parler d'un point important : la balance !...

Dans les « recettes » données ci-dessus, je vous parlais de grammes de produits. Vous m'avez fait remarquer que sur d'autres sites et blogs des gens préconisaient des balances d'une précision de l'ordre du 1/100è de gramme et qu'il n'était pas évident de trouver ce genre de balance. Juste ! Et si vous en trouvez, je pense qu'elles ne doivent pas être données !... Regardez simplement le prix d'une balance électronique précise au gramme !...

Une fois de plus je vais me poser en faux : une balance précise au gramme est LARGEMENT suffisante !... Je dirais même plus : un pèse lettre est TRÈS suffisant !... Il ne s'agit pas ici de faire de l'anesthésie et de jongler avec les milligrammes et les microgrammes ! Il n'est pas plus question de chimie moléculaire !!! Une balance mécanique de cuisine qui présente en moyenne une précision de l'ordre des 10 à 25g n'a pas sa place ici, bien sûr, mais il ne faut pas exagérer dans l'autre sens... si une solution à 12g d'un composé est efficace en photographie, une solution à 10g ou 14g sera tout aussi efficace !... Les temps de développements seront différents, soit, mais comme de toute façon il faudra tâtonner pour définir les temps de développements, cela ne fera AUCUNE DIFFÉRENCE !...

__________________

Une question totalement différente, merci à Nicolas : « [...] tant le Caffenol que votre Kahwanol sont décrits pour des développements pellicules. Le tirage papier peut-il se faire avec les mêmes concentrations ? Si non, avez-vous une idée de l'adaptation des proportions des réactifs ? Et enfin : j'ai cru comprendre que la durée de réactivité de ces solutions était assez courte : je suppose donc qu'il conviendrait d'en préparer une nouvelle à chaque session de tirage papier. Mais se peut-il qu'il faille la régénérer en cours de session ? (au-delà de 3 ou 4 heure, par exemple). »

Voici ma réponse :
- OUI le cafénol ET le Kahwanol peuvent développer le papier MAIS ATTENTION le café ne tache pas le papier RC (plastifié) MAIS colore le papier !!! Le Kahwanol, lui, ne colore quasiment pas le papier (et pas du tout le RC, bien sûr !)

- OUI et NON, ces révélateurs sont TRÈS FAIBLES, plus ils sont concentrés et plus il fonctionneront rapidement et plus ils seront dilués et plus ils fonctionneront lentement !!! C'est idem avec les révélateurs du commerce. De même, l'agitation et la température, ainsi que le nombre de fois que l'on sort l'épreuve du bain agissent aussi dans le sens de la rapidité d'action. À ce sujet, pour le développement film, c'est la même chose, le stand développement n'est pas une obligation avec le cafénol et le Kahwanol, il suffit de concentrer un peu plus la solution, d'agiter le film et on peut très bien développer ses films en 15 à 20 minutes (comme avec les révélateurs du commerce !)

- OUI, les deux révélateurs ne se conservent pas longtemps (quelques heures maxi !!!) il faut donc, effectivement, les préparer juste avant de s'en servir (ATTENTION : ne pas oublier de laisser reposer ~5mn avant utilisation !!!). ensuite, on peut oublier la régénération... dès qu'ils ne fonctionnent plus, il faut en refaire du "propre"... Mais là, c'est totalement aléatoire... il faut l'utiliser jusqu'à s'apercevoir que l'image ne "monte" plus.... arrivé là, NE PAS FIXER mais bien laver, placer son papier au noir absolu (dans une boite opaque par exemple) pendant la nouvelle préparation et reprendre le développement du papier partiellement développé jusqu'au rendu souhaité !... En réalité, en développement papier, c'est plus la sensibilité du papier, sa taille et le nombre de feuilles développées qui épuisent le révélateur que le temps... Perso, je n'ai jamais utilisé le Kahwanol au delà de 2 heures... peut-être est-ce possible, peut-être que non... il faudrait essayer (en +, avec la technique décrite plus haut on ne gaspille même pas de papier pour les tests !!!).

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LE T-KAHWANOL®, LE RÉVÉLATEUR UNIVERSEL ?

Voilà un certain temps que j'ai publié mes recettes de T-KAHWANOL® mais j'ai reçu aujourd'hui un mail très intéressant de Christian D. (qui tient à conserver l'anonymat), un de mes lecteurs du Nord de la France, qui m'annonce, scan de film à l'appui, qu'il a réussi l'exploit de développer en mars 2014 un Kodak Ektachrome E100GX périmé depuis 2007 (film diapositive couleur) dans du T-KAHWANOL-S® !...

Bien sûr, le résultat est sorti en noir et blanc (il n'y a pas de miracle !) mais dans la mesure où le développement de diapositives est totalement différent d'un développement de film négatif, je ne pensais pas que cela aurait pu être possible !...

Voici un exemple de résultat obtenu (scanné sur un Epson V600) :

Certes, le grain est assez présent, mais il envisage d'autres essais pour améliorer ce point. Affaire à suivre...

Encore un GRAND merci à Christian.

Si vous aussi vous avez réussi des tests avec mes recettes, merci de les partager avec tous les lecteurs du site « www.thydelor.eu » en m'envoyant un petit mot (voir ici).

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LA TOXICITÉ DES PRODUITS DE LABORATOIRE

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Quitte à parler du labo photo, il est un point qui n'est jamais évoqué (à ma connaissance) sur les sites internet traitant de photographie : la toxicité de nos produits... J'ai donc décidé d'ajouter cette parenthèse dans mon site en cherchant les produits potentiellement utilisables en photographie... Qu'on ne se méprenne pas, l'immense majorité des amateurs de photographie, même les plus « fous » n'ont jamais vu et ne verront jamais l'immense majorité de ces produits !... Si je souhaite en parler c'est pour vous faire prendre conscience qu'elle fait appel à de la chimie et que si tous les produits chimiques ne sont pas dangereux, il en est beaucoup qui sont extrêmement toxiques !... Si vous voulez vous essayer aux anciennes techniques photographiques (plus particulièrement), lisez les recettes sur les autres sites qui en parlent, mais vérifiez bien ici ce à quoi vous risquez de vous exposer avant d'aller faire des bêtises...

Notez bien que je n'ai pas créé cette rubrique pour vous faire peur mais bien pour vous faire prendre garde !... L'éducation est la meilleure prévention !...

Produit (formule) Rôle Aspect Toxicité
Acétate de Cuivre
((CH3COO)2Cu, H2O)
Certains virages rouges. Agent de blanchiment dans le procédé bromoil Cristaux vert foncé Moyennement toxique. Dose mortelle à 10g mais vomissements abondants immédiats d'où élimination de la majeure partie du poison
Acide Acétique
(CH3COOH)
En bains d'arrêt à la concentration de 2 à 5% à laquelle il ne présente plus de danger. Le vinaigre contient de 4 à 7% d'acide acétique.
Liquide incolore, à très forte odeur de ........ ............. vinaigre
Caustique, TRÈS DANGEREUX à l'état pur
Acide Ascorbique
(C6H5O6)
Agent révélateur des films noirs et blancs d'une grand efficacité quand associé à la phénidone, à l'acide caféique etc...
Poudre blanche à saveur très acide
Nulle, c'est de la vitamine C !...
Acide Borique, Borate ou Métaborate de Sodium
(Na2B4O7)
Alcalinisant doux dans certains révélateurs
Poudre blanche inodore
Peut irriter la peau en solution concentrée. La dose mortelle chez l'adulte en cas d'absorption serait de l'ordre de 10 à 20 g
Acide Caféique
(C9H8O4)
Activateur de l'acide ascorbique
Jamais vu ! Probablement sous forme de poudre blanche s'il était isolé !
Nulle, c'est un constituant de toutes les plantes
Acide Chloraurique
(HAuCl4,4H2O)
Virages de brun à rouge et même bleu et noir. Il existe un procédé d'obtention d'images aux sels d'or : le chrysotype, analogue aux procédés au platine ou au palladium
Cristaux orangés
DANGEREUX. Irritant. Libération d'acide chlorhydrique en présence d'eau
Acide Chlorhydrique
(HCl)
Fixateur (dilué à 10 %) dans les anciens procédés au platine ou au palladium
Liquide incolore (pur) mais le plus souvent teinté de jaune-vert. Dégage des fumées à odeur piquante très irritante
TRÈS DANGEREUX. Mortel par absorption de 15 g environ
Acide Citrique
(COOH-CH2-C(OH)COOH-CH2-COOH)
Certains s'en servent comme révélateur, s'utilise dans divers procédés au fer, dont la kallitypie. Sert aussi à acidifier les papiers salés

Poudre blanche sans odeur. En solution, goût de citron

Nulle, se retrouve dans le jus des agrumes
Acide Ethylène Diamine Tétra Acétique, sels de Na ou de K (EDTA)
(C10H16N2O8)
Agent clarifiant dans la kallitypie à l'oxalate ferrique et dans le procédé platine- palladium. Bain de blanchiment en photo couleur
Poudre blanche inodore
DANGEREUX, peut être mortel.
Acide Gallique
(COOH-C6H2-(OH)3)
Virage noir des cyanotypes Poudre jaunâtre sans odeur Pratiquement nulle, irritant des voies respiratoires et la toux évacue le produit
Acide Nitrique
(HNO3)
Constituant de l'eau régale pour la préparation des sels d'or
Liquide incolore qui dégage des fumées odeur piquante et très irritantes quand il est pur. Souvent teinté de jaune plus ou moins foncé.
TRÈS DANGEREUX. Caustique. 6 à 8 g absorbés suffisent à tuer
Acide Orthophosphorique
(H3PO4)
Acidification des bains. S'emploie également pour éclaircir les tirages platine-palladium après développement
Liquide visqueux, incolore et inodore
Caustique, DANGEREUX
Acide Oxalique
(C2H2O4)
Préparation de l'oxalate ferrique des procédés au platine, au palladium ou au ferargent. Révélateur des procédés au platine et palladium
Poudre ou cristaux blancs
DANGEREUX. Caustique pour la peau
Acide Pyrogallique
(C6H4-(OH)3)
Révélateur, très bon
agent de développement
Cristaux blanchâtres ayant tendance à brunir à l'air. Les solutions
noircissent très rapidement à l'air
TRÈS TOXIQUE semblable à l'Hydroquinone mais en pire (voir Hydroquinone)
Acide Sulfurique
(H2SO4)
Affaiblisseur au permanganate Associé au dichromate de potassium, permet le nettoyage des cuvettes photo
Liquide huileux incolore et inodore quand il est pur. Souvent brunâtre. Ne dégage pas de fumée
TRÈS DANGEREUX. Caustique. L'absorption de 6 à 8 g est mortelle
Acide Tartrique
(COOH-CHOH-CHOH-COOH)
Acidifiant dans les pro-cédés anciens
Cristaux transparents, sans odeur
Quasiment nulle. Sert également à la conservation du vin
Alcool Ethylique
(CH3-CH2-OH)
Voir Ethanol
Alun = Sulfate d'Aluminium et d'Ammonium
((Al, NH4)  (SO4)2, 12H2O)
Agent tannant de la gélatine Poudre blanche inodore Pratiquement nulle
Alun de Chrome
(CrK(SO4)2,12H2O)
Agent tannant (fixateurs tannants). Utilisé avec de la gélatine pour apprêter les papiers devant être sensibilisés par divers procédés (gomme arabique, fer-argent,
cyanotype ...)
Cristaux de couleur violette, inodore TRÈS TOXIQUE. Allergisant. Probablement cancérigène (études en cours)
Ammoniaque
(NH4OH)
Utilisé dans certains révélateurs. Sert à la préparation de l'oxalate de fer et du citrate de fer ammoniacal
Liquide incolore, fumant quand il est concentré, d'odeur particulièrement forte et irritante
TRÈS TOXIQUE. L'ingestion de 10g est mortelle
Amidol
((H2N)C6H3OH,2HCl)
Excellent agent développeur qui n'a pas besoin d'un pH alcalin Poudre blanche TOXIQUE voir Hydroquinone mais moins toxique
Antimoine ou sel de Schlippe = Sulfantimoniate de Sodium
(Na3SbS4, 9H2O)
Virages rouges ou violets Cristaux blanc jaunâtre TRÈS TOXIQUE. Dose mortelle = 1g
Bisulfite de Sodium
(Na2S2O5)
Bisulfite de Potassium
(K2S2O5)
Acidifiant et stabilisant des fixateurs Poudre blanche ou solution incolore à odeur piquante et sulfureuse DANGEREUX
Brome
(Br2)
Agent sensibilisateur des plaques argentiques daguérriennes
Liquide brun rouge dense et très volatil dégageant des vapeurs rouges. Odeur très forte et piquante
TRÈS DANGEREUX en inhalation ou en ingestion
Bromure de Sodium (NaBr)
Bromure de Potassium
(KBr)
Retardateur du voile dans les révélateurs noir et blanc. Sert aussi à la préparation des
émulsions argentiques
Cristaux blancs, inodores
Moyennement toxique mais peut être mortel. Le KBr est plus dangereux que le NaBr...
Carbonate de Sodium
(Na2CO3)
Carbonate de Potassium
(K2CO3)
Agent alcalinisant de nombreuses formules de révélateurs
Poudre blanche inodore ou cristaux incolores
Toxicité faible. Peut être irritant sous forme cristalline ou en solution

Chlorure d'Ammonium
(NH4Cl)
Acétate d'Ammonium
(NH4-COO-CH3)

Fixateur dans les procédés au plomb ou au mercure
Cristaux blancs. Inodores pour le chlorure, à odeur de vinaigre pour l'acétate
Moyenne. Irritant
Chlorate de Sodium
(NaCl O3)
Chlorate de Potassium
(KCl O3)
Adapte le contraste dans les procédés au platine ou au palladium
Poudre blanche inodore
Moyenne. Irritant. Peut être mortel à faible dose ingérée
Chloropalladite de Sodium
(Na2Cl4Pd)
Procédé au palladium Poudre brun foncé
TRÈS DANGEREUX
Irritant cutané et respiratoire. Toxicité inconnue en cas d'ingestion...
Chloroplatinite de Sodium
(Na2Cl4Pt)
Procédé au platine Poudre brune
TRÈS DANGEREUX
Irritant par voie respiratoire. Allergisant cutané. Toxicité par ingestion inconnue
Chlorure de Cadmium
(CdCl2)
Utilisé dans la photographie au collodion humide Poudre blanche EXTRÊMEMENT TOXIQUE À ÉVITER ABSOLUMENT. Dose mortelle 300 mg !
Chlorure de Césium
(Cl Cs)
Adjuvant dans le procédé au platine par noircissement direct Poudre blanche Moyenne. Cardiotoxique
Chlorure de Fer
(FeCl3)
Dans certains procédés positifs au fer (procédé ferro-gallique)
Masse brune
TRÈS DANGEREUX. Agent caustique, dangereux pour la peau, les muqueuses et les yeux
Chlorure de Lithium
(Cl Li)
Adjuvant dans le procédé au platine par noircissement direct Cristaux blancs se liquéfient à l'air Pratiquement nulle sauf si ingestion massive
Chlorure Mercurique
(HgCl2)
Utilisé comme renforceur pour les clichés trop faibles (sous-développés). Entre
dans la composition de quelques bains de virage. Antiseptique puissant pour la conservation de la gomme arabique ou des bains de fixage
Poudre blanche inodore EXTRÊMEMENT TOXIQUE À ÉVITER ABSOLUMENT. Dose mortelle 300 mg !
Chlorure Mercureux
(Hg2Cl2)
Idem Chlorure Mercurique mais mois puissant Poudre blanche inodore Peu toxique, entraîne des fortes diarrhées
Chlorure d'Or
(AuCl3)
Virages de brun à rouge et même bleu et noir. Il existe un procédé d'obtention d'images aux sels d'or : le chrysotype, analogue aux procédés au platine ou au palladium
Cristaux orangés
TRÈS DANGEREUX. Irritant. Libération d'acide chlorhydrique en présence d'eau
Chlorure de Palladium
(PdCl2)
Procédé au palladium Poudre brun foncé
TRÈS DANGEREUX
Irritant cutané et respiratoire. Toxicité inconnue en cas d'ingestion...
Citrate de Fer Ammoniacal vert ou rouge
Sensibilisateur dans les procédés cyanotype et fer-argent (Van Dyke)
Poudre jaune brun (citrate vert) ou brun foncé rougeâtre (citrate rouge). Les solutions sont respectivement d'un beau vert ou brun rouge.
Pratiquement nulle
Dichromate d'Ammonium
((NH4)2Cr2O7)
Sensibilisateur des procédés dits aux colloïdes (gélatine, gomme, albumine).
Agent modulateur du contraste dans les procédés au fer, au platine ou palladium
Cristaux orangés, brillants, sans odeur TRÈS TOXIQUE. Allergisant, Irritant,
Dangereux par inhalation. Considéré cancérigène
Dichromate de Potassium
(K2Cr2O7)
Sensibilisateur des procédés dits aux colloïdes (gélatine, gomme, albumine).
Agent modulateur du contraste dans les procédés au fer, au platine ou palladium
Cristaux orangés, brillants, sans odeur TRÈS TOXIQUE. Allergisant, Irritant,
Dangereux par inhalation. Considéré cancérigène
Eau Régale
(mélange d’acide nitrique fumant et d'acide chlorhydrique fumant)
Préparation des sels d’or ou de platine
Liquide jaune pâle, émettant des fumées rousses très irritantes
EXTRÊMEMENT TOXIQUE (plus que la somme des deux composants séparés)
Elon
Voir Génol
Ethanol
(CH3-CH2-OH)
Aide à dissoudre quelques réactifs photographiques (l’acide gallique par exemple).
Permet de sécher rapidement les films et papiers
Liquide incolore à odeur d'alcool (normal c'est de l'alcool éthylique !) Nulle si consommée sans excès

Ferricyanure de Sodium
(Na3Fe(CN)6)
Ferricyanure de Potassium
(K3Fe(CN)6)

Entre dans la composition de l'affaiblisseur de Farmer, des bains de blanchiment et des solutions de sensibilisation du papier dit bleu au fer ou cyanotype
Cristaux orangés foncé brillants, sans odeur
Faible mais irritant
Ferrocyanure de Sodium
(Na4Fe(CN)6)
Ferrocyanure de Potassium
(K4Fe(CN)6)
Entre dans le procédé carbro et cyanotype positif (procédé Pellet)
Cristaux jaune pâle Faible mais irritant
Formaldehyde (formol)
(H2C=O)
agent tannant des émulsions à la gélatine. Entre dans la
composition des révélateurs à très haut contraste (révélateurs "lith"). Puissant
désinfectant, il assure une bonne conservation de la gomme arabique en solution. Utilisé comme agent de conservation à la fin du développement des films dispositives couleur
Liquide incolore laissant un dépôt blanchâtre au fond du flacon. Odeur piquante très forte EXTRÊMEMENT TOXIQUE Irritant par inhalation ingestion et contact, cancérigène
Génol
agent révélateur, tempérant la violence de l'hydroquinone Poudre blanche Mal connue, allergisant. Voir Hydroquinone pour précautions d'emploi
Gomme Adragante
(?)
Utilisée dans le procédé aux gommes et en gravure héliographique Poudre ou morceaux jaunâtre à ambré Pratiquement nulle. Mais potentiellement allergisante, irritante par inhalation
Gomme Arabique
(?)
Tirages à la gomme bichromatée Morceaux ambrés plus ou moins translucides ou poudre brunâtre Nulle SAUF si inhalation de la poudre qui cause un asthme
Hydroquinone
(HO-C6H5-OH)
Entre dans la composition des révélateurs
photographiques des procédés argentiques
Cristaux allongés blancs inodores EXTRÊMEMENT TOXIQUE Ingestion mortelle dès 5g dangereuse dès 1g, potentiellement cancérigène allergisante au contact cutané.
Présente presque dans tous les révélateurs, EVITER ABSOLUMENT son contact en utilisant des gants ou des pinces. Ne pas déverser dans l'égout, EVITER ABSOLUMENT le contact avec des ustensiles de cuisine ou tout ce qui peut entraîner une ingestion
Hypochlorite de Sodium
(NaClO)
Hypochlorite de Calcium
(Ca(ClO)2)
Aide au dépouillement des gommes bichromatées. Utilisé dans les procédés aux encres grasses. Sert également à nettoyer les cuvettes servant au gélatinage du papier
Poudre blanc-jaunâtre à forte odeur d’eau de Javel (d'ailleurs, c'est de l'eau de Javel !). Le plus souvent, se trouve en solution (hypochlorite de
sodium) : l’eau de Javel.
TRÈS caustique, fort pouvoir oxydant. Ingestion très péjorative (voir sur les flacons d'eau de Javel, pourtant diluée)
Hyposulfite d'Ammonium
((NH4)2S2O3)
Fixateur rapide Cristaux blancs, d'aspect humide ou gras Moyenne, toxicité rénale
Hyposulfite de Sodium
(Na2S2O3)
Fixateur Poudre ou cristaux allongés Pratiquement nulle SAUF si chauffé ou mélangé à un acide fort
Iode
(I2)
Sensibilisateur de la plaque argentique daguerrienne
Paillettes noir bleuté lourdes, d'odeur iodée, émettant des vapeurs violettes irritantes
DANGEREUX, très irritant
Iodure de Sodium
(NaI)
Iodure de Potassium
(KI)
Préparation des émulsions photographiques
Cristaux transparents ayant tendance à roussir, odeur d'iode
Faible à moyenne
Mercure
(Hg)
Agent révélateur des daguerréotypes
Métal liquide très mobile brillant et très dense. Sans odeur
TRÉS TOXIQUE à l'ingestion pour la forme liquide, Pire à l'état gazeux par inhalation
Métabisulfite de Sodium
(Na2S2O5)
Métabisulfite de Potassium
(K2S2O5)
Voir Bisulfite de Sodium ou de Potassium
Métol
Voir Génol
Nitrate d'Argent
(AgNO3)
Sert à la fabrication des émulsions photographiques,
papier salé, albuminé, kallitypie etc...
Poudre grisâtre ou cristaux plus ou moins gris. Sans odeur.
TRÈS DANGEREUX.
Caustique pour la peau et les yeux
Oxalate Ferrique
(Fe2 (C2O4)3)
Agent photosensible dans les procédés au platine, au palladium, à l'or, au fer (kallitype)
Poudre verte brunâtre. En solution de couleur verte
TRÈS TOXIQUE
Oxalate Ferrique Ammoniacal
(Fe (C2 04 NH2)3)
Agent photosensible dans les procédés au platine, au palladium, à l'or, au fer (kallitype)
Poudre verte brunâtre. En solution de couleur verte
TRÈS TOXIQUE
Oxalate de Sodium
(Na2C2O4)
Oxalate de Potassium
(K2C2O4)
Révélateurs dans les procédés au platine et au palladium et dans certaines formes
de kallitypie
Cristaux blancs brillants TRÈS TOXIQUE
Para-aminophénol
((H2N)C6H3OH,2HCl)
Un excellent agent développeur permettant de fabriquer des révélateurs très
concentrés et très stables que l'on dilue au moment de l'emploi
Poudre blanche TOXIQUE, un peu moins que l'hydroquinone (voir Hydroquinone)
Perchlorure de Fer
(FeCl3)
Dans certains procédés positifs au fer (procédé ferro-gallique)
Masse brune
TRÈS DANGEREUX. Agent caustique, dangereux pour la peau, les muqueuses et les yeux
Permanganate de Potassium
(KMnO4)
Utilisé comme affaiblisseur pour sauver des négatifs surexposés - Virage sépia Cristaux violet foncé presque noir Moyennement toxique. Dose mortelle à 20g
Persulfate d'Ammonium
((NH4)2S2O5)
Persulfate de Potassium
(K2S2O5)
Affaiblisseur des négatifs trop contrastés. Eliminateur 'hyposulfite
Poudre blanche inodore
Faible. Irritant cutanéTRÈS TOXIQUE SI CHAUFFÉ
Phénidone
(A et B)
Un excellent agent développeur , utilisé dans des révélateurs assez récents
comme Xtol, Bromophen, Tmax
Poudre blanche PEU CONNUE. PRINCIPE DE PRÉCAUTION INDISPENSABLE
Phénol
(C6H5OH)
Conservateur des solutions de gomme arabique Cristaux blancs d'odeur aromatique TRÈS TOXIQUE, Brûlure cutanée au contact, hépatotoxique et cancérigène
Phénylène-diamines
(H2N-C6H4-NH2)
Un remarquable agent révélateur grain fin en noir et blanc et chromogène en
couleur
Poudre blanche EXTRÊMEMENT TOXIQUE du même ordre que l'Hydroquinone (voir Hydroquinone)
Platine
(Pt)
Procédé au platine Poudre brune
TRÈS DANGEREUX. Irritant par voie respiratoire. Allergisant cutané. Toxicité par ingestion inconnue
Plomb (sels de) :
Nitrate (Pb(NO3)2)
Acétate(Pb(CH3COO)2)
Oxalate (Pb(C2O4))
Virage des kallitypes Poudres blanches de saveur sucrée TRÈS TOXIQUE. Mortel par ingestion de 1g. Ingestion chronique de doses faibles entraîne le Saturnisme
Potasse
(KOH)
Utilisée dans certains révélateurs énergiques
Cristaux blancs plus ou moins translucides. Sans odeur
TRÉS DANGEREUX. Mortel par ingestion de 5g.
Pyrocatéchol
(C6H4(OH)2)
Agent révélateur plus doux que l'hydroquinone Poudre blanche EXTRÊMEMENT TOXIQUE voir Hydroquinone
Rhodon
Voir Génol
Sélénite de Sodium
(SeO3Na2)
Virages sépia ou rouge Poudre blanche
TRÈS TOXIQUE, mortel dès ingestion d'1g !
Sélénium
(Se)
Entre dans la composition de nombreuses formules de virages sépia ou rouge
Poudre brun-noir, sans odeur
TRÈS DANGEREUX en inhalation, Presque nulle en ingestion
Soude
(NaOH)
Utilisée dans certains révélateurs énergiques
Cristaux blancs plus ou moins translucides. Sans odeur
TRÉS DANGEREUX. Mortel par ingestion de 5g.
Sulfate de Cuivre
(CuSO4, 5H2O)
Certains virages rouges. Agent de blanchiment dans le procédé bromoil Cristaux prismatiques de couleur bleue Moyennement toxique. Dose mortelle à 10g mais vomissements abondants immédiats d'où élimination de la majeure partie du poison
Sulfate de Fer ferreux
(Fe SO4)
Révélateur des papiers salés et albuminés et procédé au collodion
Cristaux vert pâle, inodores
Faible. Au pire fortes diarrhées
Sulfate de Fer ferrique
(Fe2(SO4)3)
Préparation de l'oxalate ferrique
Poudre brun clair
Faible. Au pire fortes diarrhées
Sulfate de Sodium
(Na2SO4)
Utilisé pour protéger la gélatine lors du développement à haute
température
Poudre blanche odeur légèrement soufrée Pratiquement nulle
Sulfite de Sodium
(Na2SO3)
Antioxydant très efficace pour protéger de l'oxygène de l'air les agents réducteurs
des révélateurs (hydroquinone, métol etc...). Contribue à la redissolution locale de
l'argent métal et à la finesse du grain en noir et blanc
Poudre cristalline blanche à odeur soufrée Moyenne. Risque à l'ingestion de quelques grammes
Sulfure de Sodium
(Na2S)
Sulfure de Potassium
(K2S)
Virage sépia. Rend les images argentiques
pratiquement inaltérables
Grands cristaux jaune vif à odeur nauséabonde d'œuf pourri TRÈS TOXIQUE par ingestion. La solution libère un gaz nauséabond TRÈS TOXIQUE : le sulfure d'hydrogène (ce gaz qui tue sur les plages envahies par les algues vertes)
Tartrate double de Sodium et de Potassium
(NaOOC-CHOH-CHOH-COOK)
Utilisé dans procédé de kallitypie
Cristaux blancs
Nulle. Au pire diarrhées si ingestion
Thiosulfate d'Ammonium
((NH4)2S2O3)
voir Hyposulfite d'Ammonium
Thiosulfate de Sodium
(Na2S2O3)
voir Hyposulfite de Sodium
Vanadium (Sulfate de Vanadyle)
(VO,SO4, 2H2O)
Un des rares moyens d'obtenir un virage vert Poudre bleue Faible. Ne pas inhaler

Voilà ce que j'ai pu trouver. Il en manque certainement énormément, mais cet échantillon suffit à prouver que la photographie, au laboratoire du moins, n'est pas un jeu d'enfant, qu'il faut faire très attention dès qu'on ouvre un flacon... Cela explique également mes recherches (et je ne suis pas le seul) sur le cafénol et le T-Kahwanol-S® et autres...

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UN BON CONSEIL DE LECTURE

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Je sais qu'un site, tel qu'on l'entend habituellement doit donner le point de vue de son auteur, sous entendu uniquement le sien, mais ma vision du site complet se doit d'ouvrir la porte aux écrits d'autres auteurs, et pas uniquement des sites internet !...

C'est pourquoi je ne saurai que trop vous inciter à lire ce merveilleux livre datant de 1858 (je dis bien mille huit cent cinquante huit !), aujourd'hui tombé dans le domaine public, écrit par Barreswill, Charles-Louis et Davanne « Chimie photographique -2ème édition- » qui décrit merveilleusement les techniques anciennes, tant d'un point de vue théorique que pratique ! Il va même jusqu'à dépasser largement le cadre de la chimie et du laboratoire ! Il fait plus de 400 pages mais il est vraiment captivant... et un tantinet drôle, de par ses expressions du passé et par le nom des produits chimiques désuets pour certains. Quelques heures de plaisir qui donnent envie de s'essayer à autre chose !... Et puis, on retrouve dans cet ouvrage la chimie comme on peut la fantasmer aujourd'hui !...

Ne manquez sous aucun prétexte la lecture de cet ouvrage !...

Si vous n'avez pas accès à des bouquinistes, allez voir du côté de la bibliothèque nationale de France :
{BnF - Gallica ici.

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MA NOUVELLE TECHNIQUE DE DÉVELOPPEMENT DES FILMS NOIR ET BLANC - ÉCOLOGIQUE EN PLUS !!!

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Faisant suite à mes « recherches » exposées plus haut, je vous présente ici la version définitive de ma nouvelle technique de développement écologique de mes films Noir et Blanc. L'utilisation du T-Kahwanol®-S et le fixateur à « l'eau de mer concentrée » mais en ajoutant quelques techniques (connues de tous !) qui permettent, toujours sans impact sur l'environnement, une vraie conservation des films dans le temps !...

1er temps : Pré-trempage du film

Il est recommandé de pré-tremper le film une dizaine de minutes dans de l'eau à la température de traitement choisie (j'ai remarqué que la précision de la température lors du développement au T--Kahwanol® n'était pas vraiment un paramètre important !... J'ai traité des films à 17°C, 18°C, 19°C, 20°C, 21°C et 22°C avec un temps de contact constant et des résultats identiques !...).

Le plus gros ennemi du développement étant la diminution du pH (acidification), j'ai pensé qu'il serait intéressant d'alcaliniser d'avance la gélatine ! Comme pour l'aide au lavage en fin de processus, l'ajout de 2g de Carbonate de Na/litre pourrait bien « préparer le terrain ».

Donc je préconise :
PRÉTREMPAGE : EAU À 18~21°C + 2g Na2CO3 / litre + 1 goutte de liquide vaisselle (mouillage) : 10 MINUTES (le temps de préparer le T-Kahwanol-S®). Puis LAVAGE ABONDANT pour faire disparaître la mousse causée par le liquide vaisselle.

2ème temps : Développement

Je ne fais que reprendre la formule du T-Kahwanol®-S décrite plus haut dans la page !

T-Kahwanol -S®
Carbonate de Sodium anhydre : 16g
Acide Ascorbique Pur anhydre : 10g
Sel de table iodé : 12g
Faire dissoudre tous les composés dans 400 ml d'eau à 18~21°C
Extemporanément :
Sauge séchée : 3g
Placés dans 500 ml d'eau chaude (du robinet) MISE À JOUR : ça fonctionne aussi bien à 20°C !!!
Agitation continue pendant 15 minutes (agitateur magnétique bricolé) pour obtenir une « tisane » de sauge
Filtrer
Laisser refroidir
Mélanger les 2 solutions et compléter à 1 litre
Laisser reposer 5 minutes

La solution de T-Kahwanol®-S doit avoir une température de 18~21°C. (ça marche aussi à 17°C et peut-être aussi à moins de 17°C mais je n'ai pas essayé ; ça marche aussi à 22°C et peut-être à plus de 22°C mais je n'ai pas essayé)

Utilisation de ma solution de T-Kahwanol-S® dans une cuve de développement « classique », agitée doucement et sans arrêt par mon « agitateur de cuve » bricolé (voir la rubrique Bricolages) OU en laissant la cuve tranquille (stand développement).

Donc je préconise :
DÉVELOPPEMENT AU T-KAHWANOL-S® À 18-21°C DANS UNE CUVE EN ROTATION DOUCE ET CONSTANTE PENDANT 45 MINUTES OU EN LAISSANT LA CUVE TRANQUILLE PENDANT 70 MINUTES APRÈS 10 RETOURNEMENTS.

REMARQUE : Le développement en rotation douce est très efficace MAIS, en réalité, à mon goût, un stand devlpemnt donne les mêmes résultats avec une durée à peine plus longue ! Écologiquement le développement sans agitation est préférable puisque aucun besoin d'énergie !... A chacun de voir !...

3ème temps : Bain d'arrêt

Même si on peut se contenter d'un bon lavage à l'eau claire pour arrêter le développement, je préconiserai une solution d'acide acétique très diluée 1 volume de vinaigre blanc + 4 volumes d'eau.

Donc je préconise :
ARRÊT À L'ACIDE ACÉTIQUE DILUÉ PENDANT 5 MINUTES À 18-21°C DANS UNE CUVE EN ROTATION DOUCE ET CONSTANTE OU EN RETOURNANT LA CUVE 1x/MINUTE

4ème temps : Lavage

Eau pure 10 retournements.

5ème temps : Fixation

En attendant des résultats probants pour un fixateur alternatif (!!!) Il faudra utiliser une solution de thiosulfate de sodium à 100g/l en milieu alcalin en ajoutant, par exemple, 10g/l de carbonate de sodium.

Il suffira de tremper dans cette solution un morceau d'amorce de film (même non développé) et de mesurer le temps nécessaire pour le rendre transparent. Le temps de fixation à appliquer à notre film sera égal à 3 fois le temps test.

6ème temps : Lavage

ATTENTION : quand je dis vidage dans ce paragraphe, il faut entendre vidage dans un grand récipient (vous comprendrez plus tard)

Méthode Ilford® : eau pure : 5 retournements - vidage - eau pure 10 retournements - vidage - eau pure 20 retournements - vidage - eau pure 30 retournements - vidage.

7ème temps : Séchage

Dans le laboratoire, sans accélération par aucun moyen (car risque de concentration de poussières sur le film !). Selon les conditions d'humidité, le temps de séchage est variable, je me base donc sur la sensation cutanée sur l'amorce du film. Si la gélatine est bien lisse, c'est qu'elle est sèche ! Un point c'est tout...

8ème temps : Dépollution

Bien que ma technique n'utilise que des produits inoffensifs pour l'environnement, il reste le problème de l'argent qui reste un polluant incontournable !...

-> Réunir dans le même récipient le bain de fixateur (thiosulfate + carbonate de sodium) et toute l'eau de rinçage.
-> Mesurer le volume total du mélange et ajouter du thiosulfate de sodium jusqu'à obtenir une concentration de 200g/l. Bien mélanger.
-> Jeter dans cette solution une boule de laine de fer (paille de fer). Bien mélanger et laisser reposer toute une nuit.
-> Le lendemain, secouez la laine de fer dans la solution pour la débarrasser des dépots blancs qu'elle renferme.
-> Filtrer la solution.
-> Jeter à l'égout la solution limpide mais conserver le filtrat (c'est de l'argent).
-> Conserver l'argent pour en faire un lingot (ou une plaque photographique) ou allez le déposer dans une déchetterie...

CRITIQUE DE MA NOUVELLE TECHNIQUE

Avantages
Inconvénients
— Disponibilité des réactifs
— Reproductivité totale :
> exonération du paramètre température
> toujours des bains de même puissance car toujours frais
> toujours le même protocole
> diminution du prix de reviens si on fait pousser et sécher la sauge soi-même
— Utilisation sans risque car non toxique (sauf la soude caustique et l'acide chlorhydrique utilisés optionnellement pour la dépollution)
— Pollution nulle ou retraitement quasi gratuit
— Prix de reviens faible
— Bonne odeur en sortie de cuve
— C'est plus drôle et plus intéressant de tout contrôler soi-même
— Obligation de fabriquer ses sauces à chaque fois
— Temps de traitement long

CRITIQUE DE LA TECHNIQUE « CLASSIQUE »

Avantages
Inconvénients
— Utilisation simple et rapide il suffit de lire le mode d'emploi
— Disponibilité aléatoire
— Prix assez élevé
— Utilisation risquée car produits très toxiques
— Durée de conservation très courte (et encore plus une fois dilué), gros gaspillage.
— Temps de traitement variable selon l'âge et l'usure de la chimie, difficile à évaluer... gros risque d'erreur
— Très polluant et difficile à retraiter
— Très dépendant d'une température fixe de traitement

Et j'en oublie certainement !... Personnellement, je préfère abandonner ma cuve pendant des heures, laisser faire les choses à leur rythme, c'est plus en accord avec la philosophie analogique et naturelle !... Si on est pressé, on n'a qu'à faire du numérique ! Ce n'est pas de la photo mais le résultat est immédiat (du moins pour ce qui est du « négatif numérique » car le post traitement numérique est très très long !...) !...

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POURQUOI CHERCHER UN DÉVELOPPEMENT ALTERNATIF ?

Si je me suis un jour lancé à la recherche d'un développement alternatif, c'est que je n'y voyais QUE des avantages !...
— il n'est pas toujours possible de trouver la chimie nécessaire au développement de ses films. Voyez le nombre de messages sur des forums de photographie qui appellent "au secours" puisque impossibilité pour eux de se procurer ce dont ils ont besoin.
— il est bien évident que la chimie de développement est et restera supérieure à ce que l'on pourra bricoler dans son coin MAIS même si de prix bas, cette chimie a une durée de vie "très" limitée !... Si vous êtes de ceux qui développent une (ou plus) pellicule(s) par semaine, vous ne serez jamais confronté à ce problème, si, par contre, vous ne développez qu'un film tous les deux mois (il y a des gens qui n'ont pas le temps de faire de la photographie en permanence !!!) voire moins, l'achat de chimie "officielle" ne sera vraiment pas rentable... Acheter de quoi développer 10 films et jeter tout au bout du 3ème c'est un peu dommage.
— il y a la question de l'écologie dont j'ai déjà parlé plus haut.
— et... il y a surtout le... plaisir ! S'il est très plaisant de développer ses photos soi-même, il est encore beaucoup plus plaisant de fabriquer ses "réactifs"... c'est vraiment ce que l'on appelle gérer la totalité de la création photographique... Il ne reste plus que la fabrication du film qui nous échappe (même s'il existe des procédés anciens qui permettent de se passer de pellicule).
— il y a également cette possibilité unique de donner un aspect tout personnel aux images ainsi traitées...
— il reste un argument moins glamour mais qu'il peut être intéressant de prendre en compte : la sécurité de son entourage (enfants, animaux domestiques etc.) : hormis les sels d'argent dissouts dans le fixateur, avec la chimie alternative... aucun risque... même en cas d'ingestion, aucune crainte d'empoisonnement !... Cela laisse rêveur, non ?

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LES ÉTUDES À VENIR

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Je vous ai déjà parlé (plus haut) de développements argentiques alternatifs... Il y a, en réalité, dans la nature, une multitude de produits qui peuvent nous permettre de développer nos films noir et blanc... Si je pouvais créer un "livre de recettes", plus personne en ce bas monde, même s'il vit dans une région des plus reculées, ne serait tenu à l'écart du développement alternatif...

Je me suis fixé comme objectif de chercher (j'aimerais dire "trouver" mais ce serait présomptueux !!!) des "recettes" de révélateurs à partir de ces dons de la nature. Je vous ai déjà parlé de :
- vitamine C
- café
- thé
- sauge
- thym
- menthe

Je n'ai pas encore fini mes investigations, mais en toute logique, on pourrait développer nos films avec :
- noix de galle
- sumac
- hamamélis
- écorce de chêne
- girofle
- cannelle
- origan
- curcuma
- cumin
- persil
- basilic
- curry
- graines de moutarde
- gingembre
- poivre
- paprika
- ail
- coriandre
- cardamome
- marjolaine
- estragon
- origan
- sarriette
- basilic
- aneth
- canneberges
- myrtille
- prunes
- mûres
- framboises
- fraises
- cassis
- figues
- cerises
- goyaves
- oranges (tous les agrumes)
- mangues
- jus de raisin
- jus de grenade
- artichauts
- choux
- brocoli
- asperges
- betteraves
- épinards
- romarin
- origan
- mélisse
- écorce des saules
- citronelle (alcool / acide ?)
- lilas (alcool / acide ?)
- rose (alcool / acide ?)
- laurier (alcool / acide ?)
- muguet (alcool / acide ?)
- cannabis (alcool / acide ?) : Attention, cette plante est illégale dans de nombreux pays (!!!), n'allez pas prétexter une étude photographique alternative pour vous mettre au ban de la société !!!

Autant dire que j'aurais du travail pour mes trois prochaines vies !!! Aussi, si vous vous intéressez aux techniques alternatives de développement, contactez-moi (ici) et nous mettrons au point un protocole de recherche...

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UNE AMÉLIORATION DU T-KAHWANOL® ?

En toute logique, OUI, une amélioration du T-KAHWANOL® est possible !!! Je ne vois pas trop sur quel paramètre jouer, mais, on ne peut exclure des améliorations !...

En me promenant sur le net, hier, j'ai découvert un site qui se proposait d'améliorer mon procédé. Autant vous dire que je l'ai dévoré avec un très grand intérêt !!!

Moi qui espérais un bond en avant... Quelle ne fut pas ma déconvenue !... Créer un site internet pour recopier bêtement ce que l'on a pompé sur un autre site, sans comprendre le premier mot de ce que l'on a pompé... Navrant !...

Juste quelques remarques au sujet de ce que j'ai pu puiser dans ce "site" :
- « Le 24x36 alternatif » : c'est ainsi que la page a été nommée... et bien non, ni le T-KAHWANOL®, ni le cafénol, ni l'Ilford ID-11, ni aucun autre révélateur de la création n'est destiné au 24x36 !!! Il n'existe AUCUNE différence entre un film petit format et un film grand format dès lors qu'il s'agit de chimie de développement !...
- « A force d’avoir pratiqué, et d’avoir compris les interactions, [...] je me suis rendu compte que le Café, [...] était puissant mais posait problème pour le passage du négatif à l’agrandisseur… »: pratiqué, peut-être, compris, je ne suis pas sûr, rendu compte, certainement pas ! Le café, comme tous les autres produits alternatifs que j'ai pu tester, est TRÈS FAIBLE ! Partant de cette constatation d'erreur à la base, je doute que les problèmes de coloration aient été repérés sous l'agrandisseur !... Et je ne parle pas de la pratique ni de la prise de conscience !!!
- « Pour les papiers, c’est donc la même chose, on se retrouve à tous les coups avec des virages, parfois agréables, mais parfois non recherchés. » : tiens, on passe tout à coup du film petit format au papier !?!!! Alors que là, en toute logique, on n'utilise plus du tout le même révélateur ! (du moins les mêmes concentrations) ! Surtout qu'il nous montre sa galerie avec papier RC qui, par définition, ne craint pas la coloration des bains alternatifs !!!...
- « [...] ces temps de développements [...] nous arrivions à plus d'une heure (70min) [...] Autant dire qu'au bout d'un moment, c'est quand même long  » : eh non, pas de chance, ce n'est pas l'utilisation du T-KAHWANOL® qui impose le stand développement de 70mn !... C'est un choix volontaire !... Avec les révélateurs faibles (comme les révélateurs alternatifs, dont le T-KAHWANOL®) ou fortement dilués (comme le Rodinal à 1+50 / 1+100), le stand développement permet une acutance très intéressante ! Les révélateurs faibles, pour peu qu'ils soient utilisés à température et avec un certain nombre de retournements (ou d'agitation) permettent également des développements en des temps un peu plus classiques... ce qui fait le stand développement c'est le non apport d'énergie... et c'est cette énergie manquante qui oblige l'augmentation du temps de développement !!! Certes, c'est long, mais qu'est-il le plus astreignant ? Laisser dormir sa cuve 1 heure en prenant un café (ou autre) ou rester 20 minutes, cuve dans une main, chronomètre dans l'autre en effectuant x retournements à intervalles réguliers ?
- « L'idée a alors été d'optimiser cette recette [...] Grammage des ingrédients, Pellicule, T°c, Temps, Agitations et stand développement, et préparations des solutions, provenance de l'Eau, provenance de la Sauge Officinale dans le but de réduire considérablement le temps [...]  » : l'idée ? Quelle idée ? Il suffisait de chauffer un peu plus la soupe et/ou de l'agiter pour accélérer le développement... voilà tout ! Quant au poids des ingrédients, il propose de passer à :

Composants
Recette originale (g/ml)
Recette « améliorée » (g/ml)
Carbonate de Na
0.03
0.05
Ac ascorbique
0.016
0.012
Sauge
0.004
0.007
Sel
0.0096
0.016

Donc si on regarde bien,
- 0,02 g/ml de carbonate de Na sont sensés modifier drastiquement le pH !!!
- 0,004 g/ml de vitamine C en MOINS sont sensés AUGMENTER le pouvoir réducteur ? Faut m'expliquer !
- 0,003 g/ml de sauge en plus sont sensés énergiser le révélateur !!!
- 0,0064g/ml de sel en plus sont sensés modifier la formule !!!

Je ne suis pas un chimiste émérite mais, là, j'avoue en être pantois !... Les différences retrouvées sont de l'ordre de la pollution de laboratoire...

DONC, OUI, une amélioration de T-KAHWANOL® est possible, ne n'ai pas l'intention de poursuivre mes recherches dans ce sens, la recette me convient parfaitement comme cela ! Mais je vous encourage VIVEMENT à l'améliorer, cela ne pourra être que positif, cela vous permettra de réfléchir sur les réactions qui aboutissent à la création d'une image argentique. Mais je dis bien : réfléchir ! Ce n'est pas en ajoutant une pincée de farine, pour voir, et trois gouttes d'huile, pour voir, que ces recherches seront fructueuses ni intéressantes !...

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