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RÉUTILISER UNE VIEILLE TECHNIQUE EXTRAORDINAIRE

Il est connu de tous que le développement de films noir et blanc à domicile est finalement très simple et peu coûteux. En ces temps où le numérique semble avoir phagocyté le monde de la photographie, de plus en plus nombreux sont les amateurs qui décident de retrouver ou d'explorer les techniques argentiques passées... et s'offrent le plaisir de la photographie sur film noir et blanc.

Seulement, voilà... si le développement n'est ni très compliqué ni très cher, il fait toutefois appel à des techniques et une rigueur que n'imaginent pas les "nouveaux arrivant" dans la chambre noire !... Et là,... quelle déception... Il faut :
- choisir une chimie (et le choix est vaste !)
- connaître les dilutions
- posséder un lieu équipé d'un système tempéré à 20°C (enfin entre 18 et 22°C) avec une eau (et des bains) à température stable.
- connaître le nombre et la fréquence des retournements de cuve.
- avoir l'œil "soudé" sur un chronomètre pour savoir quand retourner la cuve, savoir quand sortir un réactif, savoir quand placer le réactif suivant... et tout ça pendant une vingtaine de minutes (!!!)

Et je ne parle pas des particularités et des temps de développement différents en fonction de la marque du film et de la sensibilité de la pellicule à traiter...

MAIS DANS QUELLE GALÈRE SUIS-JE ALLÉ ME FOURRER ???

PAS DE PANIQUE !!! J'AI CE QU'IL VOUS FAUT !!!

Il existe un TRÈS VIEUX procédé mis au point fin XIXè - début XXè siècle qui va vous exonérer de quasiment toute contrainte... c'est de lui que je vais disserter ici !...

Technique quasiment inconnue des débutants, elle leur permet pourtant une entrée "tout en douceur" dans le monde du développement à domicile, il est donc important de la faire connaître. Elle est très connue des "développeurs émérites" qui la boudent et, à mon humble avis, c'est dommage... il s'agit du stand développement.

Avec cette technique :
— la marque du film n'a aucune importance
— la sensibilité du film n'a aucune importance (on peut même développer dans le même bain, en même temps, dans la même cuve, à la même température et pendant la même durée un film de 400 ISO et un film de 50 ISO et obtenir un bon résultat avec les deux pellicules !)
— la température du bain n'a pas une grande importance, il suffit d'éviter des changements importants de température en cours de traitement
— la durée de développement n'a pas une grande importance non plus... le chronomètre est inutile.

Ah !!! On se sent tout de suite plus à l'aise non ?

Bon, puisque c'est si simple et que les développeurs aguerris la boudent, c'est qu'il y a "un loup", le résultat ne doit pas être extraordinaire, bref il y a quelque chose... ET BIEN NON, détrompez-vous... les résultats sont excellents !...
— grande netteté
— grain fin
— beaucoup de détails dans les basses lumières sans brûler pour autant les hautes lumières
— possibilité de développer les films "poussés" au prix d'une augmentation du temps de développement

Alors pourquoi ne pas utiliser cette technique systématiquement ? Pourquoi certains refusent de l'utiliser ? Certainement pour une question de temps : une vingtaine de minutes pour récupérer un film fait monter son excitation et on est bien heureux de ne pas avoir à attendre plus longtemps... c'est exactement ce que ne permet pas le stand développement !... Voyons cela :

La durée minimale de développement en stand développement est de 30 minutes (ce qui est assez rare, il faut l'avouer) alors que la durée généralement choisie est comprise entre 60 et 90 minutes (1 heure à 1 heure 1/2 !!!) et peut allègrement dépasser les 2 heures dans le cas des films "poussés". ATTENTION toutefois, si vous développez un film "très poussé" (100 ISO poussé à plus de 800 ISO), le résultat sera un peu moins bon. Un autre "désagrément" de la méthode : elle ne peut s'appliquer qu'aux révélateurs faibles ou aux révélateurs fortement dilués (tous ne le permettent pas !). C'est ainsi que ne sont généralement utilisés en stand développement que le Rodinal (ou le R09) ou les révélateurs alternatifs (comme ceux que vous trouverez dans ce site par exemple).

La technique consiste donc à
1) pré-mouiller son film (dans la cuve) pendant environs 4 minutes dans une eau à la même température que tous ses autres produits (très approximativement ! la température n'est pas si carrée ici !)
2) remplir la cuve avec son révélateur
3) agiter fortement environs 10 fois
4) laisser reposer la cuve entre 1 heure et 1 heure 1/2. Ne vous inquiétez pas, même si vous manquez l'heure de fin, cela ne sera pas dramatique !... Je me souviens d'un jour où je développais un film en stand développement, j'ai été dérangé et j'ai dû quitter la maison précipitamment... j'ai oublié mon développement pendant plus de 3 heures et... alors que j'étais près à tout jeter, j'ai tout de même essayé de terminer le développement (pour voir) et... le film était tout à fait utilisable !...
5) il est possible de faire du "semi stand développement" en vidant la cuve à environs mi-traitement et en réutilisant la même solution (que l'on vient juste de sortir de la cuve) pour le reste du temps... cela donne souvent de bien meilleurs résultats.
6) stopper au bain d'arrêt pendant environs 3 minutes (classique)
7) fixer pendant environs 2 à 3 fois le temps nécessaire au fixateur de blanchir l'amorce du film (classique)
8) laver pendant environs 15 minutes (ou mieux, pour économiser l'eau, utilisez la méthode Ilford, j'en parle plus haut)
9) c'est facultatif, mais vous pouvez utiliser un agent mouillant
10) c'est fini, sortez le film de la cuve et laisser sécher le temps nécessaire...

Donc, en gros, ce n'est que du bonheur ? Pas tout à fait, le procédé de développement produit des ions bromure, qui se déposent au fond de la cuve de développement et, ce faisant, ils peuvent créer des traînées de développement inégal à la surface du film. Attention, je dis bien qu'ils peuvent créer des traînées... d'une part c'est loin d'être systématique (c'est même assez rare !) et, le simple fait de vider et de remplir à nouveau la cuve en cours de développement, élimine ce risque (personnellement, je n'ai vécu cet "accident" qu'une fois sur plus de 100 films !... et, jamais depuis que je divise la durée de développement par la purge et le nouveau remplissage de la cuve... Donc, avec cette simple précaution, je puis dire que "oui, ce n'est que du bonheur"...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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TESTER L'INACTINISME DE L'ÉCLAIRAGE DU LABORATOIRE

Il est évident que tout amateur de photographie argentique se doit de posséder au moins un petit laboratoire amovible (en effet, même si je suis fervent adepte de la méthode alterne, je ne peux pas me passer de l'agrandisseur trop longtemps et je sais que je ne suis pas le seul !). Et qui dit laboratoire argentique dit éclairage inactinique (c'est à dire qui ne voile pas le papier photographique).

Je ne sais pas si vous vous êtes déjà intéressé à cet éclairage, mais outre le prix de cette simple ampoule, il y a des précautions à prendre pour avoir une chance de travailler en toute sécurité (pour le résultat du tirage de ses photos bien sûr, je me doute bien que personne n'aurait l'idée de placer cette lampe dans le bac de développement !...). Je vais donc disserter ici de cet accessoire indispensable et de la façon de s'en servir au mieux alors que l'immense majorité des amateurs ne prête aucune attention à ce dernier...

Pourquoi ai-je envisagé son prix dans le paragraphe précédent ? Tout simplement parce qu'il est énorme (pour ce que c'est bien sûr, puisque même cher, il ne vaut pas une fortune !)... Mais, vu la quantité d'accessoires à acheter, nombreux sont ceux qui ont cherché (et trouvé) un moyen alternatif pour éclairer le labo. Si le laboratoire couleur est préférentiellement noir (mais il existe des éclairages très sombres qui fonctionnent aussi), en labo noir et blanc, toute couleur rouge ou rouge/orangé fait l'affaire mais il faut tester l'absence de réaction du papier à cet éclairage prétendu inactinique. Je ne parlerai dans cet article que de l'éclairage du labo noir et blanc, mais tout ce que je dirais pourra être transposé aux spécificités de l'éclairage du labo couleur si vous souhaitez l'éclairer.

Ilford propose des systèmes d'éclairage inactinique sous forme de lanternes couvertes d'un filtre gélatine, ces filtres perdant de leur efficacité avec le temps, Ilford recommande de le changer régulièrement (une utilisation de plusieurs heures par jour justifie un changement annuel) avec plusieurs tests réguliers permettant de vérifier leur efficacité dans le temps ; tout cela est très bien MAIS quel travail et quel gaspillage !... Personnellement j'ai utilisé successivement une ampoule rouge (type éclairage de Noël) de 40W puis une ampoule LED enfermée dans une boite de bois percée d'une fenêtre couverte par un capuchon en plastique rouge de verre de moutarde. Ces deux moyens étaient (et sont toujours) très efficaces et ne nécessitent qu'un seul et unique test d'innocuité dont nous allons parler... Mes systèmes sont bien meilleurs que le système Ilford puisque le filtre ne se dégradera pas avec le temps et l'ampoule perdra en intensité avec le temps donc le système deviendra de plus en plus inactinique... Et, une fois le test effectué, il suffira, le moment venu, de remplacer l'ampoule devenue trop faible (ou ayant lâché) par une ampoule identique (même puissance) pour repartir sans nouveau test... tout bénéfice !...

Un éclairage inactinique ne peut être considéré comme tel que s'il répond à deux exigences :
— la couleur d'abord, on a vu qu'il devait être rouge ou rouge/orangé
— l'intensité lumineuse (ou la puissance de la source lumineuse) OU la distance qui sépare la source lumineuse du papier photosensible... (en effet, l'intensité lumineuse diminue selon la distance) OU le pouvoir filtrant du filtre coloré utilisé (dans mon cas l'épaisseur du capuchon de verre de moutarde).

Pour tester les qualités inactiniques il vous faudra du matériel :
— un système d'éclairage supposé inactinique à tester. Notez bien que quelle que soit la puissance de l'ampoule et quelle que soit l'épaisseur de votre filtre votre éclairage sera inactinique dans des conditions à définir empiriquement.
— un système de mesure de distance : double décimètre d'écolier ou mètre ruban de couturière ou autre, sans importance.
— 5 pièces de monnaie
— un grand carton bien épais
— une feuille de papier photosensible (ou plusieurs si vous n'avez pas de chance !)
— une plaque de verre (ou de plastique transparent) de la taille de votre feuille de papier photo
— un chronomètre (celui de votre smartphone est inutilisable, l'écran du téléphone est éclairé !!!!)
— les cuvettes de développement contenant la chimie
— un peu de temps
— un minimum de rigueur

Voici la procédure de test :
1) sur la plaque de verre, déposer à intervalles réguliers vos pièces de monnaie. Ce n'est pas indispensable, mais, pour vous faciliter la tâche, vous pouvez fixer ces pièces à la plaque de verre à l'aide d'un ruban adhésif transparent.
2) éteindre toutes les lumières du labo SAUF la lumière supposée inactinique à tester. Placer cette lumière à tester en un point qui vous permet de voir confortablement votre environnement mais assez loin de vos cuvettes de développement.
3) placer le papier photosensible, émulsion vers le haut, sous la plaque de verre et couvrir le tout avec le carton épais. Inutile de se précipiter mais ne trainez pas des heures pour effectuer ce 3ème point.
4) déplacer le carton épais jusqu'à découvrir la première pièce de monnaie et déclencher le chronomètre.
5) au bout de 5 secondes, arrêter le chronomètre, découvrir la 2ème pièce et re-déclencher le chronomètre pour 5 secondes et ainsi de suite jusqu'à découvrir les 5 pièces et avoir laissé la 5ème pièce à la lumière pendant 5 secondes.
6) retirer la plaque de verre et plonger le papier photosensible dans le révélateur. Développez cette feuille de manière classique (révélateur / bain d'arrêt / fixateur / lavage).
7) allumer la lumière blanche.

Lecture des résultats :
— sur votre papier photo vous ne voyez que du noir : votre éclairage n'est pas inactinique du tout (!!!) il faut SOIT choisir une ampoule beaucoup plus faible SOIT choisir un filtre beaucoup plus épais SOIT choisir un filtre de couleur rouge plus prononcée...
— sur votre papier photo vous repérez des cercles pas franchement blancs sur fond plus ou moins foncé : votre éclairage n'est pas assez inactinique il faut SOIT choisir une ampoule plus faible SOIT choisir un filtre plus épais SOIT choisir un filtre de couleur rouge plus prononcée...
— sur votre papier photo vous repérez 5 cercles blanc sur fond plus ou moins foncé : votre éclairage n'est pas assez inactinique, il faut SOIT reculer votre lumière SOIT utiliser un filtre plus épais SOIT choisir une ampoule moins puissante (soit les trois). ET, bien sûr, refaire le test... c'est le cas de malchance dont je parlais plus haut.
— sur votre papier photo vous repérez 3 cercles blancs sur fond plus ou moins foncé : votre éclairage est inactinique mais vous ne pourrez laisser votre papier photo à découvert assez longtemps pour travailler confortablement... il faut soit reculer votre lumière inactinique d'un bon mètre, soit choisir un filtre plus épais soit choisir une ampoule moins puissante. Là le nouveau test n'est pas indispensable.
— sur votre papier photo vous repérez 2 cercles blancs sur fond plus ou moins foncé : votre éclairage est inactinique. Vous pouvez reculer la source de quelques 20 à 50cm pour plus de sécurité et tout ira bien.
— sur votre papier photo vous repérez 1 cercle blanc sur fond plus ou moins gris : votre éclairage est inactinique. Vous pouvez reculer la source de 20 cm pour plus de sécurité et tout ira bien.
— sur votre papier photo vous ne repérez rien que du blanc : votre éclairage est parfaitement inactinique.

Il ne vous reste plus qu'à mesurer la distance qui sépare votre éclairage inactinique de votre zone de travail (sèche et humide) et, dans le cas d'un labo démontable, de toujours placer votre éclairage à la même distance pour n'avoir aucun accident à déplorer... Je tiens tout de même à rappeler qu'il est préférable d'effectuer ce test avec une ampoule neuve de façon à ne plus être obligé de refaire le test à chaque changement d'ampoule... ce serait trop bête !... Pour vous donner un ordre d'idée, avec mon ampoule rouge de 40W située à 3 mètres de la zone de travail, j'ai une source parfaitement inactinique avec une ambiance lumineuse très confortable. À noter toutefois que les murs de mon laboratoire sont blancs (avec des murs noirs, le confort sera probablement moins grand...).

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UN PEU DE CALCUL (SIMPLISSIME)

Il me semblait tellement évident que les dilutions ne posaient aucun problème à personne que je n'ai jamais pensé à en parler ici. Seulement voilà que Patrick S. m'a envoyé un mail me faisant part de ses hésitations au moment de préparer ses réactifs de développement argentique. Je vais donc vous expliquer simplement ce que sont les dilutions et comment s'y retrouver.

En chimie, il n'existe pas 36 notations pour parler de dilutions, on parle toujours en pourcentage (%). Cela a l'immense avantage de ne pas faire de différence entre la dissolution d'un solide dans un liquide ou le mélange de deux liquides. Le fait de parler en % permet d'éliminer les unités puisque % veut aussi bien dire litre/litre que kilogramme/kilogramme que kilogramme/litre. Le principe est très simple. Prenons, au hasard, une dilution à 25%. Qu'est-ce que cela peut bien vouloir dire ?
Voyons le cas d'une dissolution d'un solide dans un solvant (de l'eau par exemple puisqu'en photographie on n'utilisera que de l'eau -pour les puristes je précise que ce calcul serait faux si on devait dissoudre dans de l'huile ou de l'alcool, bien sûr- !) : une solution à 25% correspond à un mélange de 25 kilogrammes (kg) dans 100kg d'eau OU de 25 grammes (g) dans 100g OU de 25 milligrammes (mg) dans 100mg d'eau etc... (cela marche aussi avec 25 tonnes dans 100 tonnes !). Puisque nous sommes sensés parler photographie nous allons nous limiter aux grammes. Donc 25% correspond à 25g de poudre à dissoudre dans 100g d'eau. Mais 100g d'eau ça correspond à quel volume ? C'est très simple : la masse volumique de l'eau est de 1g/1ml soit une densité égale à 1. DONC 100g d'eau = 100 millilitres (ml). Une solution (de révélateur par exemple) à 25% sera donc constituée de 25g de poudre à dissoudre dans 100ml d'eau (ce qui revient au même que dire 250g dans 1000g soit 250g dans 1 litre).
Voyons pour les liquides maintenant : une dilution à 25% correspond donc à un volume de 25 (volontairement je ne parle pas d'unité pour l'instant) dans un volume total de 100. Donc si on prend 25 litres (l) de solution concentrée et qu'on rajoute de l'eau jusqu'à obtenir 100 litres on obtiendra bien une dilution à 25%. En photo ce sera beaucoup moins, on parlera plutôt de 250 millilitres (ml) que l'on complètera pour obtenir un volume de 1000ml soit 1l.

Si on sort du cadre de la notation purement scientifique, on pourra utiliser toutes les unités que l'on voudra : on pourra parler de 250g par litre (ou 25mg pour 100ml, etc...) pour les solides à dissoudre ou bien 250ml/l (ou 25ml/100ml, etc...) pour les dilutions de liquides.

Je pense que jusque là tout va bien pour vous, que vous suivez. Si ce n'était pas le cas, vous pouvez toujours m'écrire, je pourrai vous expliquer plus clairement en privé.

Puisque les mélanges photographiques sont loin de la science chimique, et que j'ai dit qu'on pouvait utiliser toutes les unités et toutes les notations, on retrouve des choses beaucoup moins carrées que les mg et les ml. Ce que l'on rencontre souvent ce sont des notations du type 1:3 ou 1/3 ou 1+3. Et là, j'avoue que l'on peut s'y perdre un peu, puisque chaque fabricant pourra utiliser sa propre notation... En fait, ce n'est pas plus compliqué que tout à l'heure. En photographie, il n'y a que deux choses que l'on puisse faire : soit dissoudre une poudre dans de l'eau et dans ce cas le fabricant dira qu'il faut dissoudre le contenu de leur boîte dans un certain volume d'eau et ça ne présentera aucun problème soit mélanger des liquides et là ça se complique un peu (oh, si peu !).
Reprenons les 3 notations couramment utilisées : 1:3, 1/3 et 1+3. Vous voyez qu'il y a toujours les mêmes chiffres mais avec des signes mathématiques différents (divisé pour : et / ou addition pour +). Laissez tomber ces signes mathématiques : le chiffre le plus petit représente toujours le volume de la solution concentrée (qu'il faudra diluer) et le chiffre le plus grand représente toujours le volume d'eau pour créer la dilution. Ainsi on aura systématiquement, quelle que soit la notation, 3 fois plus d'eau que de liquide concentré (dans mon exemple de 1:3, 1/3, 1+3). C'est clair jusque là ? OK !

Mais Patrick l'a bien dit dans son mail : « c'est bien joli tout cela mais que dois-je faire avec ces 1 et 3 face à mon flacon de 1 litre de solution concentrée ? ». La réponse est très simple : si vous possédez un énorme bidon, vous versez votre litre de solution concentrée et vous y ajoutez 3 litres d'eau, mais ça c'est du gaspillage puisque vous n'utiliserez jamais 4 litres de réactif avant que ce dernier soit périmé. Ah, au fait, si vous ne l'avez pas repéré, je vous signale au passage que nous fabriquons une solution à 25%, oui ? Plus pratiquement, vous regardez sous votre cuve de développement, vous y trouverez le volume de réactif à utiliser pour pouvoir développer 1 ou plusieurs films. Selon le diamètre de la cuve ce volume sera différent donc je ne pourrai pas vous donner les volumes à utiliser mais on va prendre l'exemple d'une cuve qui aurait besoin de 500ml de réactif pour développer un film (oui, c'est énorme, vous pouvez généralement développer 2 films 24x36 ou un film 120 avec 500ml mais c'est pour simplifier l'exemple). Avec cette cuve il vous faut donc 500ml de solution diluée. Comment faire 500ml avec 3 fois plus d'eau que de réactif concentré ? À votre avis ? Vous faites : 500 divisé par 4 et vous obtenez 125ml (500/4 = 125). Donc pour diluer votre réactif il vous faudra trouver un conteneur gradué (une éprouvette ou un bécher généralement), vous y mesurez précisément 125ml de solution concentrée (quand je dis précisément, il ne faut pas exagérer... placer du liquide entre deux graduations n'est pas catastrophique !... 1/2ml de plus ou de moins ne va pas vous tuer un développement... on ne fabrique pas des antibiotiques tout de même !) puis vous ajoutez de l'eau jusqu'à obtenir 500ml OU BIEN, si vous ne possédez pas un récipient gradué de 500ml, vous versez vos 125ml de réactif concentré dans un récipient assez grand puis vous rajoutez 375ml d'eau (500-125 = 375) OU BIEN vous versez vos 125ml de solution concentrée puis vous mesurez 3 fois un volume de 125ml d'eau que vous rajoutez aux 125ml de solution concentrée. C'est aussi simple que ça... Bon, l'explication est longue mais en pratique ça ne vous prendra qu'une minute !...

Bien sûr, il y a beaucoup plus simple : vous utilisez mes recettes de développement alternatif, tout est pré mâché, vous aurez des grammes à peser et des millilitres à mesurer et point barre...

Bon, pour les puristes encore, qui ne pourraient pas dormir tranquille s'ils ne pouvaient pas mesurer précisément leurs volumes, il faut que je signale une particularité physique des liquides dans les récipients (visible uniquement sur les récipients étroits mais valable sur tous les récipients !). De par la tension superficielle, l'interface liquide/air n'est pas plane mais lenticulaire. Pour mesurer précisément un volume, il faut que la partie arrondie en dessous de la surface du liquide se situe sur la graduation, ce n'est pas les pointes que l'on retrouve sur les bords !...

Résumé :


Dilution à 25% = 1 volume sur 4
1:3 = 1 volume + 3 volumes = 1 volume sur 4
1/3 = 1 volume + 3 volumes = 1 volume sur 4
1+3 = 1 volume + 3 volumes = 1 volume sur 4

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ÉVALUER SES NÉGATIFS

Qu'il s'agisse de technique argentique pure (c'est à dire de toute la chaine, de l'exposition en passant par le développement jusqu'au tirage en argentique) ou de technique alterne (c'est à dire que tout ce qui à trait à l'obtention du négatif se faisant en argentique, le tirage se faisant après scannerisation du négatif), les trois quarts du travail seront facilités si on possède des négatifs de bonne qualité. Cela ne veut pas dire qu'avec des négatifs de mauvaise qualité on n'arrivera à rien mais le travail sous l'agrandisseur (ou le logiciel de post traitement pour la voie alterne) sera beaucoup plus long et difficile ! Alors autant s'arranger pour obtenir les meilleurs négatifs possibles...

Pour obtenir de bons négatifs, il n'y a pas 36 solutions, il faut (et il suffit) :
— une exposition parfaite du film
— un développement parfait du film
Pour le premier point il suffit de vérifier que son posemètre est bien calibré, ou mieux, se passer de posemètre et de savoir parfaitement évaluer l'éclairement de la scène pour en déduire les meilleurs paramètres d'exposition. J'en ai déjà parlé ailleurs, je n'y reviendrai pas !
Pour le deuxième point il suffit (pour un débutant le mot est très pudique !) de connaître parfaitement sa technique de développement et les paramètres utilisés. Pour ce faire, le débutant aura tout intérêt à prendre des notes sur un calepin : sensibilité du film, température des bains, durée de contact dans chaque bain, avis sur la qualité du négatif obtenu.

Dans cet article, je vais discuter de l'évaluation de la qualité de ses négatifs. Je ne parlerai ici que des négatifs noir et blanc, pour la couleur ce n'est pas différent (!). De même, pour les illustrations je vous ai fabriqué des schémas de film 24x36, mais les mêmes points seront retrouvés quel que soit le format du film (!). Pour les puristes, non, mes illustrations ne sont pas des négatifs que j'ai volontairement ratés mais bien des illustrations dessinées sur mon ordinateur... Je n'allais tout de même pas gaspiller 36 films pour couvrir la totalité des problèmes (1 par film !) rien que pour pouvoir les scanner et vous les présenter... Je ne suis pas avare mais tout de même !...

LE MATÉRIEL RECOMMANDÉ

Ne criez pas en levant les bras au ciel, je ne vous proposerai aucun achat inconsidéré !... Si vous possédez un négatoscope -ou boîte à lumière- (qui possède ça ? Pas moi !) tant mieux, sinon il suffit de se fabriquer un petit système, même amovible avec ce que vous avez sous la main :

— 4 ou 6 livres à séparer en deux groupes. Essayez de choisir l'épaisseur de ces livres de façon à ce que les deux tas aient la même épaisseur !...
— 1 feuille de papier blanc (ou de carton)
— 1 plaque de verre
— 1 lampe de bureau

Voici un schéma du montage :
— 1 loupe (facultatif mais fortement recommandé)
— 1 page portant un texte imprimé en noir

LA PROCÉDURE D'ÉVALUATION

Le premier point à évaluer est la densité générale du négatif. Pour ce faire je propose de déposer le négatif à évaluer sur une page de papier blanc portant un texte imprimé en noir. En utilisant un éclairage puissant, on doit être capable de lire le texte par transparence, même dans les zones sombres du négatif.
Pour le tirage, le meilleur négatif est celui qui semble être moins dense et contrasté qu'un tirage normal. En effet, il est toujours plus facile d'augmenter le contraste au tirage que de le réduire. Ceci n'étant pas totalement vrai pour la scannérisation.

Vient ensuite l'évaluation de la qualité de l'exposition :

Commentaire
Négatif
Positif
Sous exposition :
On obtient des négatifs peu denses (légers). Les zones sombres (claires sur le négatif) semblent vides, sans détail. C'est particulièrement le cas ici sur la barbe et l'ombre du cou. Au tirage ces zones seront noires, sans détail. Les hautes lumières sont peu ou pas impactées.
Exposition correcte :
Toutes les zones montrent des détails et les zones de haute luminosité ne sont pas trop denses.
Sur exposition :
On obtient des négatifs très denses. Des détails apparaissent dans les zones sombres. Au tirage, on obtiendra une image délavées ou d'un gris quasiment uniforme.

On pourra maintenant évaluer la qualité du développement :

Commentaire
Négatif
Positif
Sous développement :
On confond souvent sous exposition et sous développement, les deux donnent des négatif légers, MAIS ici, les zones sombres ne sont pas impactées.
Désolé, mon illustration du phénomène est un peu grossière
Développement correct :
On retrouve un négatif plus contrasté et des détails tant dans les ombres que dans les hautes lumières. Les hautes lumières sont particulièrement plus denses.
Sur développement :
On obtient un négatif plus dense et plus contrasté. Le surdéveloppement provoque l'apparition d'amas de grains d'argent rendant l'image plus granuleuse surtout si tirage sous agrandisseur à condenseurs. N.B. un sur développement -modéré- permet de créer des effets de grain intéressants et peut même, parfois, récupérer une sous exposition -modérée-

Puis il convient de rechercher les défauts de flou :

Cette analyse n'est possible qu'à la loupe. Il suffit d'examiner le négatif pour immédiatement repérer une mauvaise manipulation : mise au point approximative, flou de bougé etc...
_______________

Toute cette procédure s'entend quand tout s'est bien déroulé, mais il est également possible de dépister un ensemble d'erreurs liées à l'appareil photo ou au développement :

— Erreurs liées à l'appareil photo :

Négatif voilé (1) :
Toute la surface du film est uniformément noire, on ne voit pas la marque du constructeur. Cela peut être du à un contact du film à la lumière avant son utilisation dans le boîtier ou lors du chargement dans la cuve de développement.
Négatif voilé (2) :
Une bande noire incluant les bords et la marque du fabricant signe un voile. Il s'agit ici d'un voile partiel mais quelque chose quelque part laisse passer la lumière.
Images superposées (1) :
Le film ne montre qu'une seule image totalement noire (parfois plusieurs mais c'est plus rare) sur toute la longueur de la pellicule. Les bords sont transparents et la marque du fabricant est visible : le film a été mal inséré dans le boîtier ou le système d'entrainement du film dans le boîtier est hors service. Toutes les vues se sont superposées.
Images superposées (2) :
Si des images se superposent et se chevauchent, cela signifie que vous avez utilisé deux fois le même film. Attention, si le système d'avancement du film patine, vous pouvez obtenir le même résultat sans pour autant réutiliser le film deux fois...
Négatif rayé :
Des lignes longitudinales sur le négatif signent la présence de corps étranger dur sur le trajet du film. Des poussières, des grains de sable dans la mousse de la bobine, des éléments pointus sur le presse film ou sur les barres de tension du film dans l'appareil (assez fréquents sur le matériel non soumis à un strict contrôle de qualité -matériel soviétique entre autre-).
Absence d'image :
Le film est totalement transparent MAIS on peut lire les marques du fabricant sur les bords. Soit l'obturateur de l'appareil ne s'ouvre pas, soit c'est un film non exposé qui a été développé !...

— Erreurs liées au traitement :

Absence d'image (1) :
Le film est complètement transparent, il n'y a aucune marque de fabricant sur les bords. Le développement a été inversé !... Le fixateur a été versé dans la cuve en premier !...
Absence d'image (2) :
Le film est totalement transparent MAIS on peut lire les marques du fabricant sur les bords. Soit l'obturateur de l'appareil ne s'ouvre pas, soit c'est un film non exposé qui a été développé !...
Négatif voilé :
Toute la surface du film est uniformément noire, on ne voit pas la marque du constructeur. Cela peut être du à un contact du film à la lumière avant son utilisation dans le boîtier ou lors du chargement dans la cuve de développement.
Erreur de procédé :
Si le négatif sort orangé, c'est un film couleur qui a été développé en noir et blanc...
Défaut de remplissage :
Si le négatif montre un dégradé de densité c'est certainement du à un volume insuffisant de réactifs. Sous les cuves de développement sont inscrits les volumes de réactifs à utiliser
Corps étranger / contact :
Une zone de la même couleur que le bord (transparent) ou opale signe la présence d'un contact : soit le film se touche en deux endroit dans les spires, soit un corps étranger (papier ou autre) s'est déposé sur le film... le développement n'a pas pu avoir lieu à cet endroit.
Voile avant traitement :
Si le négatif présente un voile gris uniforme ou partiel, c'est que le film a été chargé sur la spire dans une pièce avec des fuites de lumière (même imperceptibles)
Voile pendant traitement :
Si le négatif présente un voile gris avec des lignes blanches autour des perforations, cela signe une exposition à la lumière (même imperceptible) pendant le développement.
Révélateur épuisé :
Si le négatif montre un léger voile avec un fond jaunâtre c'est que le révélateur est épuisé. Un révélateur est capable de développer un nombre maximum de vues, cela est précisé dans sa notice.
Choc thermique / choc chimique :
Un négatif présentant un aspect de parchemin avec des craquelures signe deux erreurs possibles de manipulation :
- soit passage d'un révélateur chaud à un bain d'arrêt très froid
- soit passage d'un révélateur très alcalin à un bain d'arrêt ou un fixateur très acide

À noter que ce problème est très rare puisque les films modernes sont assez résistants à ces conditions extrêmes...
Défaut d'agitation :
Si le négatif présente des irrégularités de densité au niveau des perforations, c'est que l'agitation a été trop vigoureuse. L'accélération des liquides crée des surdéveloppements localisés et des sous développements localisés.
Fixation insuffisante :
Si le négatif présente un aspect laiteux ou jaunâtre, c'est que la fixation a été insuffisante. Mais, parfois, un révélateur pollué par un peu de fixateur peut donner le même effet mais dans ce cas, en plus de l'aspect laiteux ou jaune, il y aura un sous développement important.
Défaut de séchage :
Un négatif qui présente une zone blanche entourée d'un liseré sombre n'est pas perdu, il s'agit d'une goutte d'eau calcaire qui a séché sur place. Pour réparer le problème, il suffit de rincer à l'eau additionnée d'agent mouillant (liquide vaisselle fonctionne aussi) et de faire un deuxième rinçage à l'eau distillée. Après nouveau séchage tout sera rentré dans l'ordre. D'où l'importance d'utiliser un agent mouillant systématiquement en fin de traitement et, si votre eau est très calcaire, de faire un dernier lavage à l'eau distillée.
Lunes :
Ce problème ne se retrouve que sur les films moyen format en bobine. Lors de l'installation du film sur spire, vous avez forcé et créé un pli qui se traduira par une "lune" (mais la forme est assez variable !)
Bords voilés :
Autre problème spécifique aux bobines moyen format. Elles sont moins protégées que dans les canisters des films 24x36 donc si une bobine n'est pas assez serrée sur son axe, elle peut prendre la lumière sur les bords. Mon illustration est optimiste puisque le voile ne déborde que peu sur l'image, mais cela peut déborder beaucoup sur la vue.

Voilà, c'est tout ce que j'en dirai. J'en ai peut-être oublié (dans ce cas, laissez-moi un e-mail, voir ici), mais je pense que connaitre tout cela est déjà pas mal. Vous êtes maintenant en mesure de juger la viabilité de vos négatifs. Avant même de débuter le tirage (ou la scannérisation) vous pourrez déjà savoir si un travail cool vous attend ou, au contraire, des heures de galère !...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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COMMENT NETTOYER UN NÉGATIF / UNE DIAPOSITIVE ?

Le stockage des négatifs (et des diapositives !) dans les règles de l'art est assez compliqué. Si ces films sont laissés en atmosphère humide et poussiéreuse (même très modérément, comme dans une maison moyenne, cela peut suffire !) ils se salissent rapidement et même, peuvent moisir !... C'est tout de même dommage de perdre assez rapidement un support sensé rester utilisable pendant des siècles !... Mais tout n'est pas perdu, voyons cela !

Bien sûr, si un négatif (ou une diapo) reste couvert de moisissures pendant des mois ou des années, il sera détruit irréversiblement puisque les champignons auront mangé la gélatine... mais si vous visitez régulièrement vos négatifs archivés, vous pourrez diagnostiquer rapidement les salissures et les champignons et là, le traitement sera simple et efficace. Pour nettoyer des films, il y a en réalité trois techniques, que je classerai par ordre croissant de risque pour le film (mais également par ordre croissant de difficulté de nettoyage... d'où l'urgence du traitement !...)

— La technique efficace la plus simple, pour des négatifs salis ou à peine en début d'attaque de moisissure, consiste en un trempage dans de l'eau à température ambiante contenant un jet de liquide vaisselle. On laisse tremper le film puis on rince abondamment puis on effectue un deuxième rinçage à l'eau déminéralisée puis, enfin on le sèche à l'abri de la poussière. C'est généralement très suffisant. Si, par hasard ce traitement était inefficace, hors diapositive, il suffit de replacer les bandes de film sur une spire de développement et de faire comme pour un développement, mais en remplissant la cuve d'eau à température ambiante avec un jet de liquide vaisselle, d'effectuer des retournements énergiques (je n'ai pas dit de secouer comme un cocktail !!!) puis de rincer parfaitement puis un dernier rinçage à l'eau déminéralisée puis séchage à l'abri de la poussière et cela devrait être bon. Pour les diapositives, il faut les sortir de leur cadre, de les tenir avec une pince fine sur une zone non exposée et de les secouer dans le bain d'eau à température ambiante avec le jet de liquide vaisselle puis le même type de double rinçage puis le même séchage...
— Si le premier traitement n'est pas suffisant, il est possible d'utiliser de l'alcool isopropylique (oui, celui-là même qu'on utilise pour nettoyer les boîtiers !) et d'essuyer doucement le film avec un chiffon microfibres imbibé de cet alcool. C'est super efficace mais à condition d'utiliser la méthode sur un film sec et après l'avoir débarrassé des poussières qu'il portait à l'aide d'une bombe d'air sec...
— Si ce n'est pas encore suffisant, il existe dans le commerce des bombes contenant un produit de nettoyage. C'est efficace mais peut, éventuellement, causer des dégâts. Tous les produits chimiques appliqués sur un film sont susceptibles d'entraîner des dégâts !... Cela dit, je n'ai jamais utilisé de tels produits, mes deux premières recettes se sont toujours montrées largement suffisantes !...

Bien sûr, une fois le traitement terminé, stockez vos films dans une boite hermétique dont la composition ne compte aucun acide, aucun verni et aucune peinture et enfermez-y des sachets de grains déssicants avec les films.

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CRÉER UN STOCK DE FILMS LONGUE CONSERVATION

Eh oui, je sais, c'est malheureux, mais c'est ainsi, que voulez-vous ma brave dame, c'était tout de même mieux avant, etc, etc... NON ne nous laissons pas aller à la déprime !... Réagissons !... Il est vrai qu'en 2015 se procurer des films n'est pas aussi simple qu'en 2000, mais c'est très loin d'être impossible, c'est même très loin d'être difficile !!!... Nous sommes loin d'une économie de guerre et de restriction... mais j'en connais qui préfèrent stocker pour le cas où... le cas où la poste se mette en grève entrainant un retard de livraison de leur commande sur internet ou chez le photographe du coin... le cas où ils auraient trop tardé pour passer commande et se retrouveraient en panne sèche pendants quelques jours (c'est vrai que c'est katasstrofffiiik pour un amateur !!!)...

ATTENTION : je sais que de plus en plus d'amateurs se passionnent pour la photo instantanée... Malheureusement pour eux, la technique proposée ici n'est pas applicable aux films à développement instantané Polaroïd®, Impossible project® ou Fuji®

Bref, pour tous les angoissés du manque de munissions, et pour tous les autres, voici un système peut être étonnant mais éprouvé pour se créer un stock de films longue conservation. Oh, attention, je n'ai rien inventé... Kodak, pour ceux qui ne connaîtraient pas, c'était une entreprise multinationale de toute première grandeur qui fournissait (entre autres) des films de grande qualité jusqu'à leur cessation d'activité gélatine (le film en particulier) grand public en 2014. Kodak donc, lui-même, avait publié il y a quelques années (2005, en fait), un guide complet de conservation et de gestion des films et autres tirages. Autant dire que cette information est fiable !

Allez, je ne vais pas faire durer le plaisir plus longtemps, il existe un ensemble de petits moyens pour nous permettre de créer un stock de films. On va commencer par voir ce que préconisait Kodak. Je pourrais reprendre tout le guide de Kodak dans cet article, mais je préfère vous proposer un fichier PDF traduit par mes soins (l'original était en anglais) que vous pourrez télécharger à loisir. La lecture de ce guide est assez ardue, même en français, mais très intéressante... donc bonne lecture, nous complèterons cet article tout à l'heure...

Lire et/ou télécharger la traduction du guide Kodak (Stockage et soins des documents photographiques)

Je parle dans le titre de l'article de films longue conservation, mais que veut dire « longue » ? Kodak disait « aussi longtemps que vous le souhaitez à condition de ne pas dépasser la date limite de traitement », mais ça, on se doute bien que c'est pour vendre du film !... J'ai entendu que quelqu'un (légende urbaine ?) aurait conservé des films plus de 10 ans après la date limite de traitement sans le moindre souci !... Personnellement, j'ai testé mais je n'ai jamais dépassé la date limite de traitement de plus d'un an, c'est déjà pas mal pour un stock, il serait intéressant de tester des durées plus longues bien sûr, mais de façon à pouvoir utiliser le film conservé sans problème !...

Bien, cela dit, puisque vous avez lu le guide de Kodak, vous aurez déjà compris que pour se créer un stock de film longue conservation, il suffit de congeler ses films ! Le problème se trouve dans le guide Kodak en même temps que la solution : il faut beaucoup de matériel, probablement difficile à trouver aujourd'hui... Aussi, comme à mon habitude, je vais prendre un peu de recul et réfléchir un peu... En fait, c'est un peu anachronique dit comme cela, puisque cette réflexion a été menée il y a des décennies de cela et... si j'en parle ici aujourd'hui, c'est que cela a parfaitement fonctionné !... C'est donc les solutions que j'ai adopté que je vais vous livrer ici.

À longueur de guide, Kodak souligne avec insistance l'absolue nécessité d'utiliser du matériel neutre pour ne pas abîmer les produits photographiques... papiers spéciaux, plastiques spéciaux, j'en passe et des meilleurs. Bon, d'un point de vue commercial c'est de bonne guerre, n'ayant personnellement pas l'intension d'investir tout mon budget photo dans ce genre de matériel, j'ai testé du matériel plus courant pour m'apercevoir que rien de dramatique ne s'est produit !... Donc, à la trappe tous ces matériels spécifiques probablement hors de prix, je préfère acheter des boîtiers, des objectifs, des films, que tout ce fatras !...

Hormis ce matériel spécifique, le guide souligne parfaitement les paramètres à prendre en compte : la température et l'humidité, particulièrement, qui, eux, sont effectivement des ennemis à combattre !...

Donc, pour créer un stock de films longue conservation, il faudra se procurer très peu de chose et tout fonctionnera parfaitement :
— une boîte en plastique avec un couvercle qui ferme hermétiquement. Je pourrais dire une boite type tupperware®, mais vu leur prix, on trouve tout aussi bien et pour beaucoup moins cher dans tous les magasins de produits petit prix... ces boites sont certainement fabriquées en Chine, et alors ? Juste un truc : avant de l'utiliser pour votre stockage, versez à l'intérieur un peu d'eau, fermez le couvercle et secouez vigoureusement la boite dans tous les sens afin de vérifier que le couvercle est bien hermétique !...
— une rouleau de tissu adhésif du genre utilisé pour fixer les pansements
— un stylo à bille
— éventuellement un rouleau de ruban adhésif plastique utilisé en électricité
— éventuellement un stock de gel de silice
— éventuellement une paire de ciseaux.

La congélation sera impitoyable avec le carton. Donc il faudra sortir les films de leur emballage d'origine. Il n'existe, pour la majorité des amateurs du moins, que 2 types de films : les films 135 ou 35mm ou 24x36 pour le petit format et les films 120 ou 220 pour le moyen format. Si on sort ces deux types de films de leur emballage carton d'origine, on découvre que :
— le film 135 est contenu dans une petite boite en plastique avec un couvercle qui la ferme de façon étanche puisque mis en place en force.
— les films 120 et 220 sont emballés dans un sachet plastique aluminisé totalement étanche.

Donc les problèmes d'humidité interne au congélateur ne représentent plus vraiment un obstacle. Par contre, les boites en plastique qui protègent les films 135 ne portent aucune inscription, donc, une fois sorti du conditionnement cartonné, on ne sait plus du tout à quel film on a affaire (à moins d'ouvrir la petite boite en plastique et ça... c'est pas bien !). Contrairement aux films 135, les films 120 et 220 portent des inscriptions sur leur emballage aluminisé, donc avec eux, aucun souci.

Ma procédure :
—> films 135 :
- sortir le film de son emballage carton
- découper proprement aux ciseaux, les informations techniques du film que vous conserverez dans une pochette plastique que vous collerez sur la face externe du congélateur (par exemple)
- n'ouvrir sous aucun prétexte le couvercle hermétique de la petite boite plastique dans laquelle se trouve la bobine de film
- sur un morceau de tissu adhésif, inscrire au stylo à bille le nom du film, sa sensibilité, le nombre de poses, (éventuellement s'il s'agit d'un négatif couleur, négatif noir et blanc, diapositive, etc..., quand on débute, le nom du film n'est pas toujours très évocateur du type de film) et sa date limite de traitement. Bien sûr, on se moque totalement de cette date limite, mais, dans la mesure du possible, autant utiliser les films les plus vieux en premier, non ?
- coller ce tissu adhésif d'information sur la petite boite plastique de protection de votre film et passez au suivant pour renouveler exactement la même procédure.

—> films 120/220 :
- sortir le film de son emballage carton
- découper proprement aux ciseaux, les informations techniques du film que vous conserverez dans une pochette plastique que vous collerez sur la face externe du congélateur (par exemple)
- n'ouvrir sous aucun prétexte l'emballage aluminisé hermétique dans lequel se trouve la bobine de film
- vérifiez que sur l'emballage aluminisé ont été correctement imprimés les caractéristiques du film qu'il contient (le nom du film, sa sensibilité, éventuellement s'il s'agit d'un négatif couleur, négatif noir et blanc, diapositive, etc..., quand on débute, le nom du film n'est pas toujours très évocateur du type de film et sa date limite de traitement). Si certaines informations sont manquantes, ajoutez-les à l'aide d'un bout de tissu adhésif écrit au stylo à bille que vous collerez sur l'emballage aluminisé. Comme pour les films 135, on se moque totalement de la date limite de traitement, mais autant utiliser les plus vieux films en premier.

—> Pour tous les films :
- prenez votre boîte en plastique au couvercle hermétique (probablement made in China), vérifiez que l'intérieur est parfaitement sec. Personnellement, je la laisse en plein soleil quelques minutes l'été ou près d'un radiateur l'hiver puis je laisse la boite se replacer à température ambiante. Placez-y votre stock de films préparés comme ci-dessus. Placez-y éventuellement quelques grammes de gel de silice (ce n'est franchement pas indispensable !). Refermez convenablement le couvercle hermétique. Placez le tout au congélateur et... roule ma poule, j'ai un stock de film longue conservation...
- puisqu'il est question de stock, une bonne idée consisterait à faire le listing complet du contenu de la boite, listing que vous collerez à l'extérieur de la porte du congélateur (par exemple) pour savoir quand ré-achalander votre stock.

AU MOMENT DE L'UTILISATION
Un film congelé est inutilisable, il est cassant ! Donc, lorsque vous prévoyez d'en utiliser un, pensez à le sortir de sa boite de stock, à distance du congélateur (pour limiter la condensation à l'intérieur de la boite de stock), refermer le plus rapidement possible le couvercle de la boite de stock après avoir essuyé la face interne du couvercle avec un torchon sec et replacez-la au congélateur.

N'ouvrez toujours pas la petite boite plastique (ou l'emballage aluminisé) qui contient le film !... Déposez-le dans un endroit loin de toute source de chaleur, mais à température ambiante. Kodak proposait au moins 24 heures pour le retour à température ambiante, personnellement je n'ai jamais chronométré mais je pars sur une durée identique à celle nécessaire pour décongeler un morceau de viande, c'est à dire ~10 à 12 heures. Pensez à mettre à jour le listing des films encore présents dans le congélateur...

Au moment de sortir le film de la petite boite plastique (ou l'emballage aluminisé) de protection, vérifiez que l'extérieur de la boite (ou de l'emballage aluminisé) soit parfaitement sèche(sec), au besoin essuyez-la(le) avec un torchon sec. Sortez le film, laissez-le reposer à température ambiante encore une heure avant de le charger dans votre appareil photo. Et voilà.

REMARQUES IMPORTANTES :
—> les films négatif noir et blanc se conservent beaucoup mieux et beaucoup plus longtemps que les films négatif couleur.
—> les films lents (<400 ISO) se conservent beaucoup mieux et beaucoup plus longtemps que les films rapides (>800 ISO)
—> cette technique ne réssuscite pas un film expiré !... Congeler un film dont la date limite de traitement est dépassée ne permettra que de conserver ses capacités d'avant la congélation, c'est à dire avec une perte de sensibilité probable, et une dérive des couleurs probable.

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COMMENT CONSERVER SES NÉGATIFS, SES TIRAGES ?

La photographie numérique présente de nombreux défauts, le plus important étant l'absence de permanence de ses images. Un problème de disque dure (ou autre problème matériel), un changement de format dans les futurs systèmes d'exploitation, "l'oubli" des anciens formats par les nouveaux logiciels de traitement d'image et... hop, en une seconde, tout notre stock de photographie est évaporé !... Il reste bien les images sur papier "photo" mais la durée de vie des impressions jet d'encre est encore totalement inconnue (on nous donne des durées mais qui sont totalement théoriques !...).

Heureusement, la photographie argentique a fait ses preuves !... Un négatif bien développé (et bien fixé !) peut survivre plusieurs centaines d'années s'il est convenablement stocké. Un tirage papier peut également survivre plusieurs centaines d'années s'il est convenablement stocké...

SUPER, je ne vais donc plus faire que de la photographie argentique, mes petits enfants et leurs enfants pourront encore profiter de mon talent !...

Certes, mais savez-vous vraiment ce que peut vouloir dire convenablement développé et convenablement stocké ? Non, bien sûr !... Et qui le sait vraiment parmi les amateurs ? Même de nombreux professionnels ne le savent pas non plus !... Il n'y a guère qu'un professionnel de la fabrication de produits photographiques ou un professionnel de la conservation qui serait en mesure de nous donner les bonnes recettes !...

Et bien, justement, j'ai un guide édité par un professionnel de la fabrication de produits photographiques à vous proposer... Kodak, en 2005, a publié ce petit guide bien pratique (même si un peu ardu à lire, même traduit en français, il était originellement en anglais !), bourré de bonnes idées et de notions à connaitre. J'aurais pu le reproduire dans cet article, mais j'ai préféré vous livrer sa traduction sous forme de PDF, de façon à vous permettre de le lire et même de le télécharger... Bonne lecture, je reviendrai pour souligner quelques points les plus intéressants avec vous après votre lecture...

Lire et/ou télécharger la traduction du guide Kodak (Stockage et soins des documents photographiques)

Alors, sympa, non ? Je vais vous livrer maintenant ce que j'ai pu retenir de plus intéressant de ce guide, mais, bien sûr, libre à vous d'accorder de l'importance à des points que je pourrais trouver secondaires...

POUR LES NÉGATIFS :
— Conserver les négatifs propres : Éviter l’accumulation d’empreintes digitales, la saleté et la poussière; ces contaminants contiennent souvent des produits chimiques ou des spores de champignons qui peuvent nuire à l'image et au support. Si vous pensez que vos négatifs sont sales, nettoyer-les soigneusement avant de les stocker. Vous pouvez trouver les techniques de nettoyage que je préconise dans un article plus haut dans cette page...
— Contrôler la température et l'humidité : Sous les climats où l'humidité relative approche régulièrement 60%, utilisez un déshumidificateur ou d'autres moyens pour réduire l'humidité dans la zone de stockage. Garder les conteneurs de stockage à distance des radiateurs ou autres sources d'air chaud, et des fenêtres où le soleil peut taper. Si vous placez des conteneurs de stockage contre un mur, assurez-vous que le mur ne porte pas de cheminée ou de conduit d'air chaud derrière. Maintenir la température basse pour le stockage à long terme. Une température élevée et une humidité relative élevée peuvent affecter les négatifs développés. Une température entre 2°C et 13°C et une humidité relative entre 30% et 35% représentent d'excellentes conditions pour le stockage à long terme des négatifs. Une humidité relative inférieure à 25% peut conduire à une fragilité du négatif ; une humidité relative supérieure à 60% stimule la pousse de moisissure et la croissance de champignons. Le stockage des négatifs couleurs dans un congélateur domestique est un moyen relativement peu coûteux et fiable pour les garder pendant de longues périodes ; mais vous devez les enfermer dans des conteneurs de stockage étanches à l'humidité. La température de stockage des négatifs noir et blanc n’est pas aussi critique que pour les négatifs couleurs, mais vous devez contrôler l'humidité relative.
— Utiliser des enveloppes de stockage : Une basse température combinée à une faible humidité n’est pas facile à obtenir ; l'air à l'intérieur des réfrigérateurs et des congélateurs a généralement une humidité relative élevée. Cependant, vous pouvez conditionner les négatifs et les placer dans des enveloppes spéciales anti-humidité avant de les stocker dans un réfrigérateur ou un congélateur. Placez les négatifs non chemisés dans une atmosphère à 25% ~ 30% d’humidité relative à 21°C pendant au moins 24 heures. Vous pouvez utiliser un local ou un meuble déshumidifié si exempt de poussière et de fumée. Avant de retirer les négatifs de l’air sec, placez-les dans des enveloppes spéciales de stockage pour films développés. Retirez l'excès d'air de chaque enveloppe avant de la sceller. La protection anti-humidité maintient la quantité d'eau constante dans le film pendant toute la durée du stockage. Ne pas stocker les négatifs noir et blanc et couleur dans la même enveloppe. Pour éviter la pression sur les négatifs stockés, ne pas emballer les enveloppes ensemble et ne les empilez pas. Ces enveloppes sont faites d'un stratifié de papier et d’une feuille de polyéthylène.
— Protéger les négatifs de la lumière.

—> En sommes, ce que je propose :
- recherchez du carton d'emballage non blanchi (le blanchiment se fait toujours au chlore, dangereux pour les négatifs) ainsi que du papier de soie ou du papier Kraft brun et du papier aluminium. Placez une bande de négatif enveloppée dans du papier de soie ou du papier Kraft. Puis placez de chaque côté un morceau de carton d'emballage, ce qui permettra d'accoler une nouvelle bande de négatif enveloppée de papier de soie ou de papier Kraft. Puis emballez votre "lazagne" de négatifs d'un morceau de sac plastique. Puis enveloppez hermétiquement la totalité dans du papier aluminium. Utilisez une bande de tissu adhésif (comme celui qui permet de fixer les pansements) et un stylo bille pour indiquer ce que contient votre paquet (un code à définir fera parfaitement l'affaire à condition de reporter sur une feuille ou un cahier à quoi correspond ce code). Puis entreposez ce petit paquet verticalement dans une boite en plastique avec couvercle hermétique (type Tupperware®, mais une copie chinoise moins chère fera parfaitement l'affaire). Finalement, entreposez cette boîte en plastique dans un réfrigérateur... Vos négatifs auront une espérance de vie quasiment infinie !...

POUR LES TIRAGES :
— Si vous avez des tirages papier que vous ne voulez pas afficher ou que vous voulez stocker pour une longue période avant de les afficher, vous pouvez vouloir les laisser démontés. Les photos non montées occupent moins d'espace et sont moins sujettes aux matières qui peuvent leur nuire.
— Les meilleures conditions de stockage des tirages couleur sont les mêmes que celles de la plupart des autres produits photographiques. Stockez les tirages à l'obscurité à 24° C ou moins et à 30% à 50% d’humidité relative.
— Pour le stockage à long terme, maintenir les tirages à des températures inférieures. Si vous voulez stocker des tirages dans un congélateur à -18°C, conditionner les tirages à température ambiante et à 25% à 30% d’humidité relative avant de les sceller dans des enveloppes de stockage étanches à l'humidité.

—> En sommes, ce que je propose, c'est exactement la même procédure que pour les négatifs. Le seul problème, c'est que selon la taille de vos tirages, vous ne pourrez pas les placer dans une boite en plastique... Qu'importe, si vos couches de protections sont bien hermétiques, il n'y aura aucun souci... Le stockage en position verticale sera également difficile... mais un entreposage à 45° est aussi bon... Il suffit de se créer un système composé d'une planche de bois hérissée de petites baguettes de bois qui maintiendront vos épreuves emballées avec un angle de 30° à 50°... un peu comme des égouttoirs pour la vaisselle... ce sera parfait...
SINON : il reste la possibilité de placer ses tirages (surtout de grande taille) dans un classeur (type énormes classeurs en carton qu'utilisent tous les étudiants des beaux arts) avec une feuille de papier de soie ou de papier Kraft et un bout de carton entre deux épreuves et de déposer ce classeur dans une pièce assez fraiche et assez sèche.
SINON: contrairement à ce qui est dit dans le guide de Kodak, mais j'ai testé (!) il est tout à fait possible de stocker ses tirages dans les boites d'origine des papiers non développés, il suffit de les aérer quelques jours en plein air à l'abri de l'humidité et de les stocker dans un endroit frais et sec...

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