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Vous avez débuté votre activité de photographe amateur il y a un certain temps, peut-être grâce (ou à cause) aux lectures de différentes pages de www.thydelor.eu, vous avez déjà vécu l'angoisse de la page blanche (en réalité la perte de votre inspiration), vous vous dites que vous avez fini votre parcours, que vous n'avez plus rien à raconter, malgré les nombreuses propositions données dans ce site (ou peut-être quelques autres )... Vous gémissez en prenant conscience que vous n'évoluez plus et que vous n'évoluerez plus... autant tout abandonner tout de suite... NON, votre planche de salut se trouve dans l'évolution de vos capacités photographiques, nous allons essayer de voir comment devenir un meilleur photographe...

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ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

Le matériel La mise en condition
La recherche de sujet La composition du sujet
La mise en application des exercices La critique constructive
Cinq petits exercices journaliers Solitaire mais pas seul...
La recette du succès en 3 points Les questions -juste- avant le déclenchement
Vous... et les autres Le moins souligne le plus


LE MATÉRIEL

Eh oui, voilà le maître mot (j'aurais même envie de rire en disant qu'il s'agit du maître maux, mais puisqu'il ne s'agit pas de pluriel dans la phrase, cela risque de dérouter nombre de mes contemporains ). Visitez tous les sites possibles et imaginables, lisez tous les magazines photo possibles et imaginables, la conclusion est univoque : hors d'un boîtier reflex super haut de gamme et d'une collection de 500 objectifs super haut de gamme... point de salut !!!

Non, vous ne rêvez pas, vous êtes bien en train de lire une rubrique de www.thydelor.eu, donc il ne s'agit pas de prendre cette introduction au pied de la lettre... vous me connaissez bien maintenant... mes conseils iront dans une toute autre direction bien sûr !...

Je vous ai déjà répété à maintes reprises que ce n'est pas le boîtier qui fait la photo (en réalité si, mais il ne fait que la photo "matérielle"—ce qui ne veut plus dire grand chose quand il s'agit de numérique—) mais bien le photographe qui commande le boîtier... et je ne vais pas changer d'avis pour cet article... quel que soit votre boîtier, il fera par-fai-te-ment l'affaire...

L'élément principal —au niveau matériel— est bien l'optique utilisée, ça aussi je l'ai déjà souligné à plusieurs reprises, mais ce chapitre s'appelle bien « devenir meilleur photographe » il n'a donc rien à faire avec le nombre ou la qualité des objectifs disponibles... Par contre, c'est bien au niveau des optiques que se situera ma technique pour améliorer votre photographie :

Pour devenir meilleur photographe, il faut et il suffit de connaître sa focale de prédilection (voir ici) et surtout ne rien acheter de plus que ce que vous possédez déjà (pour peu que vous possédiez déjà cette focale de prédilection !). L'idéal est de posséder un objectif à focale fixe qui correspond à votre focale de prédilection (qu'elle soit 28mm, 35mm, 50mm, 70mm —équivalent 24x36— ou autre). Si vous ne possédez qu'un zoom proposant (entre autre) votre focale de prédilection, il vous suffira d'acheter du gaffer et de régler la bague de zoom sur cette focale et de scotcher la bague de réglage du zoom de manière à transformer (provisoirement) votre objectif en focale fixe. Si, malheureusement pour vous, vous ne possédez qu'un compact à objectif zoom fixe, il sera impossible d'appliquer mon conseil... dans ce cas, oubliez votre focale de prédilection, réglez systématiquement votre zoom à la même valeur : soit en grand angle maximum, soit en téléobjectif maximum, soit ne jamais toucher au réglage du zoom si votre boîtier cale le zoom toujours à la même valeur lors de sa mise sous tension.

Et voilà, c'est tout !... N'achetez pas de matériel supplémentaire, même si tout le monde, stimulé par les industriels, vous a fait intégrer que le matériel photo est le paramètre d’une meilleure photographie. C’est effectivement une tentation tellement facile —et évidente— de laisser tout le travail au matériel photo et de se décharger de la responsabilité d'une mauvaise qualité d'image. Et pourtant, c'est exactement l'inverse dans la vraie vie... avoir moins de matériel photo permet au photographe de véritablement s’améliorer...

Ne me faites pas dire qu'il ne faut pas acheter plus de matériel... je serais mal placé pour vous imposer cela en voyant le matériel que je possède... chacun fait ce qu'il veut avec son argent et avec son plaisir, ce n'est pas moi qui vais critiquer... au contraire, je respecte, MAIS pour l'exercice d'amélioration, il est fortement conseillé d'enfermer son matériel supplémentaire bien à l'abri dans son sac photo et, pour un temps, n'utiliser qu'un seul boîtier et une seule focale d'objectif...

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LA MISE EN CONDITION

Eh oui, comme nous venons de le voir, devenir meilleur photographe est totalement indépendant de son matériel (ou de son manque de matériel). En effet, il faut se poser la question de ce qu'est finalement la photographie pour pouvoir réellement évoluer...

Même si cela peut paraître bête à force d'être évident, il est indispensable de rappeler que faire une photographie c'est voir son sujet... et pour voir son sujet, il faut savoir regarder. Et, justement, dans notre monde actuel, où tout le monde est abreuvé (pour ne pas dire harcelé) d'images partout, on a tous perdu notre capacité à regarder... Et c'est valable pour toutes ses fonctions... à force d'être baigné par la musique on ne sait plus entendre, à force de manger des trucs prémâchés (j'exagère à peine !), nos mâchoires se rétrécissent (abandonnant au passage nos dernières molaires... on a cru que cela était du à l'évolution, on sait aujourd'hui que c'est une question d'adaptation à l'inutilité !).

Donc, pour faire de la bonne photographie, il va falloir réapprendre à regarder !... Et pour cela, aussi paradoxal que cela pourrait paraître, pour (ré)apprendre à regarder, il faut oublier totalement non seulement l'acte photographique mais la photographie au sens large !...

Selon la flexibilité de votre emploi du temps, offrez-vous chaque jour une « pause » de 5 minutes, ce n'est vraiment pas impossible, même avec la vie trépidante du XXIè siècle... Ne choisissez pas l'endroit, tout est bon, même et surtout les endroits de votre quotidien : domicile, bureau, usine, cantine, salle de classe, café, que sais-je encore... Cet exercice, bien évidemment devra se faire sans avoir le moindre matériel photo à porté de main, même pas un smartphone (!). Pendant ces 5 minutes, ne pensez à rien, laissez votre esprit ouvert à tout (évitez comme la peste le casque et le MP3 !) et scrutez votre environnement. Ne cherchez rien dans cet environnement, scrutez, c'est tout.

Cela prendra plus ou moins de temps, mais tout le monde arrivera au même résultat... pas de découragement ! Débutez déjà l'exercice... vous passerez ensuite à l'étape ultérieure.

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LA RECHERCHE DE SUJET

Pour savoir si vous êtes mûr pour la nouvelle étape, il faut que vous ayez pris conscience que vous êtes à présent capable de repérer des détails jusque là ignorés dans votre environnement quotidien. Il est maintenant temps de penser photographie. ATTENTION, je dis bien qu'il est temps de penser photographie, je n'ai pas dit qu'il était temps de faire de la photographie !!! C'est encore beaucoup trop tôt !

Puisque vous êtes capable de débusquer des détails, vous êtes potentiellement capable de trouver des sujets de photographie MAIS trouver une idée de sujet n'est pas trouver un sujet photographiquement exploitable !... Si vous photographiez ces détails, vous obtiendrez probablement des images originales mais certainement pas (sauf coup de chance) des images intéressantes, parlantes et agréables...

Il faudra s'efforcer, lors de cette étape de rééducation de l'œil, de se fixer sur un détail qui pourrait faire une photo, de l'isoler totalement de son contexte réel (mentalement bien sûr !) et chercher s'il ne pourrait pas être plus puissant vu sous un autre angle, vu de plus haut ou de plus bas, tourner autour, dans la mesure du possible et visualiser que tel angle est meilleur ou pire que l'angle précédent.

Faites de même pour chaque détail qui aura pu attirer votre œil lors de votre recherche journalière de 5 minutes...

Cette étape peut également être plus ou moins longue selon les personnes, mais donnez-vous le temps nécessaire avant de passer à l'étape suivante...

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LA COMPOSITION DU SUJET

Vous avez maintenant la capacité de trouver des sujets, vous savez trouver le meilleur angle MAIS ce n'est pas tout ! Ce qui fait la photographie c'est, outre le sujet qui finalement n'a qu'une importance secondaire, c'est plutôt la capacité de retirer la beauté et/ou l'information (réelle ou construite) que l'on peut tirer du sujet !...

Il faut maintenant apprendre à placer son sujet dans le cadre de son support (film ou capteur numérique) en fonction du grossissement offert par sa focale de prédilection (cf premier paragraphe) et apprendre à jouer avec la lumière... En effet, c'est bien la somme sujet + cadrage + composition + angle de prise de vue + éclairage qui fera la bonne photographie. Bien sûr, il y a aussi l'exposition, mais ça ce n'est que de la technique... et la technique vous la possédez déjà puisque vous avez pris conscience du manque de qualité de vos images...

Pour réussir cette étape, la plus frustrante de toutes, je vous proposerai de vous munir de votre boîtier sur lequel vous aurez monté votre objectif de prédilection MAIS de ne pas charger votre appareil !!! Il ne s'agit pas encore de faire des photos !!! Ainsi, emportez votre matériel mais oubliez volontairement vos films ou cartes mémoires chez vous... et si la mise au point peut se faire manuellement, allez jusqu'à « oublier » la batterie !!!

Ne considérez pas cette étape comme une balade photographique... elle est strictement identique aux étapes précédentes, une pause de 5 minutes dans votre environnement quotidien, ni plus, ni moins.

Cet exercice doit vous permettre de restreindre le champ de vision que vous avez acquis lors de la première étape au champ de vision de votre focale de prédilection. Elle vous permettra également de mieux apprivoiser toutes les étapes précédentes au travers de « l'œil de l'appareil photo ». Vous pourrez mieux isoler les effets de la lumière (zones bien éclairées, ombres portées), la forme de votre sujet, ses couleurs (ou ses niveaux de tonalités), sa structure, sa texture, etc.

Mais au-delà de cette recherche (ou de cette découverte), l'exercice va vous apprendre à arrêter le temps... faire de la photographie, même d'action, exigera toujours que vous vous placiez en retrait de la temporalité de la scène photographiée. Personnellement, mais je ne suis toujours pas un modèle à suivre —loin de là —, j'ai appris, par la force des choses, à prendre mon temps dans la création d'une image en faisant du moyen format « cubique » dont la mise en œuvre est très longue (moins qu'en grand format !)... mais je ne pouvais décemment pas vous demander d'acquérir un système moyen format (ou grand format) uniquement dans le but de réussir cette étape... cela irait à l'encontre de la philosophie de mon site...

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LA MISE EN APPLICATION DES EXERCICES

Vous avez maintenant atteint l'avant dernière étape de ma technique. Elle vous permettra, enfin, de vous retrouver dans la peau d'un photographe, même si vous devez toujours vous considérer comme un apprenant !...

Cette fois, vous allez vous armer de votre boîtier équipé de votre objectif de prédilection MAIS également équipé d'une batterie ET d'un (ou plusieurs) film(s) ou carte(s) mémoire. Vous allez programmer un après midi ensoleillé en pleine nature, dans un endroit que vous avez toujours considéré comme « sans intérêt photographique ». Prévoyez une sortie d'au moins 3 heures et, reprenez les étapes précédentes pour finir par créer des images bien réelles cette fois !... Si vous faites du numérique, ne vérifiez surtout jamais le résultat sur votre écran LCD arrière.... attendez d'être de retour à la maison pour développer vos films ou pour visualiser vos images sur l'ordinateur...

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LA CRITIQUE CONSTRUCTIVE

Vous voilà arrivé au bout de l'épreuve, pas si désagréable que ça, avouez ...

Il faudra maintenant que vous endossiez le costume du critique à la dent dure. Critiquez chacune de vos images récoltées lors de la précédente étape. Il ne faut rien laisser passer, rien !... Mauvais cadrage, mauvaise composition, mauvaise symétrie, ombres désagréables, images plates, images inintéressantes, tout doit y passer... et pas de pitié, vous devez vous « casser »...

Notez le nombre total de photos récoltées. Comptez le nombre de photos que vous trouvez « bonnes ».

Si vous obtenez 25% de bonnes images (ou plus), vous n'avez pas un jugement assez sévère. Essayez encore.
Si vous obtenez 10% de bonnes images, vous pouvez reprendre votre parcours photographique, vous progresserez à coup sûr.
Si vous obtenez moins de 5% de bonnes images, poursuivez votre rééducation encore un peu...

Si vous vous sentez prêt, prévoyez systématiquement une critique sévère de toutes les images qui verront le jour après votre rééducation et gardez les bonnes images que vous pourrez re-critiquer dans quelques mois puis une année... vous constaterez que votre progression est en route !...

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CINQ PETITS EXERCICES JOURNALIERS

Puisque vous avez réussi à intégrer les conseils d'ordre général, il ne faut pas s'amputer de quelques points plus bassement techniques pour exploser ses capacités à obtenir de meilleures photos... Je vous proposerai donc cinq petits exercices à appliquer dès que possible, l'idéal étant de les pratiquer tous les jours, mais il ne faut pas rêver... qui peut faire de la photographie tous les jours ? Aussi, chaque fois que vous trouvez un moment dans votre vie trépidante, empoignez votre boîtier et pratiquez ces petits exercices jusqu'à ce que vous vous sentiez réellement à l'aise avec eux...

ATTENTION : ces exercices ne doivent en aucun cas vous faire oublier ce qui a été dit dans les articles précédents !... Ils viennent en plus, bien sûr !...

1) Utilisez la mesure SPOT pour déterminer l'exposition de vos photos.

J'ai parlé des modes de mesure de l'exposition dans une autre page. Je ne dis pas ici qu'il faut oublier tous les autres modes de détermination de l'exposition... je vous propose de n'utiliser que la mesure spot pour l'exercice... Hors exercice, libre à vous d'utiliser les autres modes !...

Pourquoi proposer cette méthode exclusivement ? Tout simplement parce que le mode multizone est trop efficace et trop simple d'utilisation ! Si vous vous fixez au mode multizone, jamais vous ne saurez déterminer les différentes luminations et jamais vous ne saurez influencer le résultat de vos images. La mesure spot, au contraire, demande une bonne compréhension de la scène à photographier, elle impose la détermination de la zone à prendre en compte, elle impose éventuellement la nécessité de faires des moyennes de plusieurs mesures !... Sans compter que tout efficace que soit le mode multizone, jamais personne ne pourra vous garantir qu'il vous servira efficacement dans tous les cas... alors que la mesure spot, une fois bien comprise et bien appliquée, vous garantira une réussite à 100% de toutes vos expositions, même en situations très difficiles d'écarts de lumination !...

Le système standard de mesure spot permet d'effectuer la mesure sur une zone extrêmement réduite de la scène à photographier qui, à elle seule, devra déterminer les paramètres pour une exposition moyenne de toute la scène. De ce fait, vous devez être capable de définir précisément (avec beaucoup de soins) la localisation de la zone spot de mesure... il faut étudier précisément la scène et décider de la meilleure zone où effectuer la mesure...

Et le seul moyen d'apprendre à déterminer le meilleur placement possible de la zone de mesure est : l'échec !... Donc effectuez cet exercice soigneusement et, le jour où vous obtiendrez 100% d'images correctement exposées, vous aurez compris et l'exercice sera une réussite !... Ce jour là, vous pourrez toujours décider de poursuivre l'exercice avec un autre mode de mesure et de tous les apprendre de la même manière !...

2a) Développez rapidement le film si vous faites de l'argentique

N'allez pas faire vos exercices et attendre d'avoir 50 films exposés pour les développer !... Il faut être capable d'analyser vos images alors que vous êtes encore bien imprégné de la situation dans laquelle vous vous trouviez lors de l'exercice... faute de quoi cet exercice sera sans intérêt. Le but de l'analyse consistera à juger l'image de la même manière que vous analyserez l'histogramme en numérique (voir plus bas en 2b)

2b) Vérifiez l'histogramme si vous faites du numérique

Si je disais plus haut de ne pas vérifier le résultat de l'image à peine capturée sur votre écran LCD, il en va tout autrement de l'histogramme, pour l'exercice tout du moins... Il suffit de régler son boîtier de manière à ce qu'il affiche sur l'écran LCD l'histogramme plutôt que l'image capturée (dans la mesure du possible) ou au moins l'histogramme (ou les 3 histogrammes RVB) et une toute petite image.

Vous pourrez trouver tout ce qu'il y a à savoir sur les histogrammes dans une autre page du site, mais pensez à vérifier systématiquement vos expositions via l'histogramme après votre détermination par mesure spot...

Pourquoi vérifier systématiquement l'histogramme (dans le cadre de l'exercice !) ? Tout simplement pour acquérir la compréhension de la répartition de la luminosité dans les scènes capturées et, accessoirement, comprendre si votre image est sur ou sous exposée, même sans visualiser l'image résultat...

3) Utilisez le mode d'exposition manuel

Les modes programme, automatique et semi-automatique, sont efficaces mais trop simples. Pour pouvoir réellement décider ce que devra être votre image finale il faut absolument être capable de déterminer manuellement ses paramètres d'exposition.

Le mode d'exposition manuel va vous forcer à penser à la luminosité du sujet dans son environnement mais en plus, de mener cette réflexion en tenant compte des impératifs de profondeur de champ ainsi que des impératifs d'éviter les flous de bougé !... En plus, ce mode est excellent si combiné à la mesure spot que je propose pour cet exercice puisqu'il vous oblige à être capable de sélectionner les réglages d'exposition qui fonctionneront pour une zone spécifique de la scène à photographier...

4) Déterminez un équilibre des blancs personnalisé

La balance des blancs automatique est globalement efficace mais trop simple d'utilisation !... Il faut que vous soyez capable de définir manuellement le meilleur réglage de manière à ne pas être « coincé » face à une scène comportant plusieurs sources de lumières de températures de couleur différentes. Cas de figure où la balance des blancs automatique est inefficace !...

La détermination manuelle de l'équilibre des blancs est assez difficile pour le débutant puisque l'utilisation de la carte d'équilibre (blanc ou gris neutre) peut donner de mauvais résultats selon son orientation face à votre objectif !...

Apprenez à régler manuellement l'équilibre des blancs avec votre boîtier et expérimentez en maintenant la carte de balance des blancs (un simple carton blanc ou gris neutre fera très bien l'affaire) sous différents angles devant votre objectif en fonction de la localisation de la source (ou des sources) de lumière pour comprendre et ainsi apprendre à vous tirer d'affaire dans toutes les situations difficiles d'éclairage...

5) Sélectionnez UNE image par jour

Plutôt que de "stérilement" faire des images pour faire l'exercice, apprenez donc à tout mener de front en faisant l'exercice MAIS déjà dans le but de faire de bonnes images !... Sélectionnez donc une image par jour d'exercice, il faut que cette image soit digne d'être tirée (ou imprimée) et affichée sur un mur de votre maison (au moins de votre bureau !).

Cette partie de l'exercice va vous forcer à aiguiser votre esprit critique afin d'identifier la photo qui sera la plus méritante à chaque jour d'exercice.

Quand vous estimerez que cet exercice est terminé, quand vous serez sûr d'être très à l'aise avec tous ces aspects techniques, reprenez toutes les images « gagnantes » et exposez-les à la critique d'autres photographes de votre entourage. Évitez les publications sur les réseaux sociaux, vous connaissez mon point de vue à leur sujet, où on ne retrouve que des compliments même face aux images les plus loupées qui soient.

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SOLITAIRE MAIS PAS SEUL...

En lisant les articles ci-dessus, et en (re)lisant l'anecdote ici, vous comprenez immédiatement que la création photographique, en cours de formation, en cours de perfectionnement ou même lors de la pratique courante, exige une attention de tous les instants et, souvent, la nécessité de suspendre toute activité pour attendre le meilleur moment pour déclencher !...

Cela ne parait pas mais croyez moi, cette exigence vous rend tout bonnement asocial ! Et j'ai testé pour vous !... Dans l'espoir de revenir avec d'excellentes images, emportez votre matériel photographique avec vous lors d'une balade programmée, en couple ou entre amis. Il n'y a que deux possibilités : soit vous revenez sans la moindre image digne de vos espérances, soit vous voilà engagé dans une action de séduction visant à vous réconcilier avec votre conjoint ou avec vos amis !... Et ceci ne se limite pas à la sortie photographique... imaginez-vous avec une bande d'amis au bord d'un stade pour couvrir une rencontre sportive... même résultat ! De la photographie de studio ? Imaginez une bande d'amis dans le studio pendant que vous êtes en train de travailler avec un modèle... vous perdrez ou bien le modèle ou bien les amis (ou bien les deux !). Et on pourra retrouver le même cas de figure, quel que soit le type de photographie envisagé !...

Même si l'acte photographique amateur n'est pas vital, si vous souhaitez évoluer et obtenir de bonnes images, il n'y a pas 36 solutions : il faut s'imposer un minimum de sérieux !... Seuls les lomographes s'appliquent à tout prendre à la légère et à la dérision mais leur but avoué n'est pas la bonne photo recherchée et travaillée, c'est le fun qu'ils recherchent, tant à la prise de vue qu'au visionnage des résultats... Je ne critique pas cette approche, au contraire, je stimulerai même mes contemporains à s'essayer à l'exercice (uniquement comme une récréation dans un parcours plus poussé), mais il faut systématiquement adapter son état d'esprit au type et à la qualité de photographie que l'on recherche...

L'isolement du photographe lui ouvre tous les sujets, tous les horizons. En plus, cet isolement ne le freinera pas dans sa démarche... il pourra virevolter si nécessaire, rester statique pendant des heures si nécessaire, personne ne le dérangera et il ne dérangera personne. L'isolement apporte au photographe toute la sérénité nécessaire à la création photographique.

Dans le titre de l'article je disais « solitaire mais pas seul ». Il est vrai que ça ne veut pas dire grand chose, mais c'est plutôt accrocheur comme titre non ? Bref. Si la création impose la solitude, une fois la création terminée, le photographe en besoin d'évolution a le devoir de retourner vers les autres ! Rester isolé après la création est contre productif pour au moins deux raisons : les images créées resteront inconnues donc perdront une grande part de leur intérêt et, en plus, l'absence d'échanges ne permettra jamais de connaître la véritable valeur de ces images ainsi créées donc l'évolution de sa pratique photographique sera stoppée net !...

Voilà donc le message que je souhaitais faire passer dans cet article : apprenez à vous isoler pour créer, c'est un exercice excellent et très efficace, mais surtout, une fois les images terminées, apprenez à vous entourer, votre entourage proche c'est très bien, d'autres photographes amateurs c'est encore mieux, des photographes professionnels peuvent également apporter une vision positive mais uniquement s'ils sont capables de pédagogie (sinon, autant les éviter !). Les clubs photo retrouvent ici toute leur valeur mais attention : allez voir mes autres pages dans lesquelles je vous parle du choix judicieux de votre club photo !... Par contre, et ça aussi je le répète, évitez comme la peste les sites de partage d'images... ils n'apportent rien de bon (et au passage, on y vole vos photo : souvenez-vous de ce « photographe » américain qui imprimait des captures d'écran des photos des autres et qui les vendait plusieurs milliers d'euros chacune, sans reverser le moindre centime au véritable auteur, bien sûr !).

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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LA RECETTE DU SUCCÈS EN 3 POINTS

Oh la vache... il m'arrive d'utiliser des titres accrocheurs, mais là !...

Bon, chose promise, comme on dit, voici ces 3 points :

— 1) Devenir réellement bon. Et bien oui, cela est une lapalissade, je suis sûr que si quelqu'un demande comment réussir, il ne s'attend pas à ce genre de réponse... et pourtant, c'est LA SEULE réponse qui soit !... Ce n'est pas en proclamant sa supériorité, ce n'est pas en s'affublant du titre de photographe voire d'artiste, ce n'est pas en se faisant de la pub qu'on progressera, tout au plus on fera croire aux gogos qu'on est bon, mais on ne trompera pas ceux qui s'y connaissent un peu et, plus important encore, on ne se trompera jamais soi-même !... La frime peut dorer un blason, mais jamais bien longtemps, c'est la qualité de ses images qui déterminera la véritable valeur du photographe...

— 2) Je ne sais plus quel philosophe disait qu'il fallait investir 10.000 heures de sa vie dans une activité pour devenir un expert. Cela revient à dire qu'en temps que professionnel (quelle que soit la profession), vous ne pourrez pas être considéré comme expert avant d'avoir pratiqué au moins 5 ans à temps plein (temps de formation exclu !) [franchement, personnellement j'aurais plutôt dit 10 ans, mais je ne suis pas philosophe !...]. Et bien, la photographie est une activité comme une autre, même si nous ne souhaitons pas en vivre, il nous faudra 5 ans en équivalent temps plein pour être en mesure de réussir la majorité de nos images (notez que je n'ai pas dit toutes nos images !)... Ça fait beaucoup si on ne peut investir que quelques heures par semaine !!! Bien sûr dans notre monde 2.0 on veut tout et tout de suite, donc on se convainc que prendre (je n'ai pas dit faire !) des photos avec son smartphone et les publier sur les réseaux sociaux suffit à nous propulser immédiatement au sommet de l'art photographique... mais c'est la grande escroquerie de notre siècle, donc je m'inscris en faux en prêchant encore et toujours pour le travail personnel, bien plus efficace et bien plus valorisant, même si très long !...

— 3) Ne cessez jamais de pratiquer, d’apprendre, de vous former, d’être curieux de ce que font les autres, de vous cultiver, d’essayer, de rater, de vous reprendre, de vous critiquer, de tirer les leçons de vos échecs, de chercher à savoir où vous en êtes, de chercher à définir où vous voulez arriver, de pousser vos limites, de pousser toujours plus loin vos recherches quitte à ce qu'elles n'aboutissent nulle part, de pousser votre créativité, d’avoir des projets… Ne croyez pas qu’il existe une « formule magique » qui va construire votre succès à votre place. Il existe aujourd'hui une très large gamme de matériels qui vous donne accès à toutes les possibilités, des tas de sites internet sérieux (évitez donc les autres -plus nombreux-) pour vous accompagner, des clubs de passionnés... et surtout, il y a vous et votre curiosité !... Prenez votre passion en mains, ne renoncez pas devant les difficultés, faites preuve d’une détermination à toute épreuve...

Finalement mon titre n'était pas aussi pompeux qu'il n'y parait... en 3 points, je vous ai effectivement donné toutes les clés de votre futur succès... Ce n'est pas très didactique, certes, mais il est indispensable de marteler ces notions, encore et encore... Et puis, si vous alliez lire ces quelques pensées ici, elles devraient vous aider à ouvrir quelques portes...

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LES QUESTIONS -JUSTE- AVANT LE DÉCLENCHEMENT

C'est peut-être aussi simple que cela ! Alors qu'en début de parcours photographique, on cherche souvent à expliquer les images alors qu'elles sont déjà créées, pour évoluer, il est préférable de créer l'image dans sa tête avant de déclencher. Et pour créer une bonne image avant de déclencher, il suffit de se poser les bonnes questions qui feront toute la différence !...

Bien sûr, il n'est pas question de perdre des heures à se questionner (même si je milite pour la lenteur en photographie), cet exercice ne demande que moins d'une seconde ! Le nombre de questions à se poser est limité donc il serait stupide de s'amputer de ce super moyen de créer de bonnes images à coup sûr !...

Pour une efficacité maximale de la technique, il faut vous mettre dans une situation mentale telle que vous n'avez plus la possibilité de faire 2 images... ce sera celle-là et pas une autre !...

PREMIÈRE QUESTION
Face à la scène affichée dans son viseur, il faut se demander quel est le sujet de mon image ? Cela semble stupide (!!!) on est en fin de création de l'image puisqu'on se pose la question juste avant d'appuyer sur le déclencheur... donc tout le travail est fait : choix du sujet, composition, exposition etc... Et bien NON ! La création mentale de l'image peut être assez vaste dans l'espace situé devant soi, alors que maintenant que l'on ne se base plus que sur l'espace limité du viseur, c'est le dernier moment pour vérifier si ce cadre resserré n'a pas corrompu l'idée d'origine... donc de vérifier qu'à la vision du contenu du viseur, le sujet de l'image est toujours évident ! Il faut être capable d'identifier immédiatement le sujet et vérifier qu'il est bien mis en valeur. Si ce n'est pas parfait, il est encore temps de corriger.

DEUXIÈME QUESTION
N'y a-t-il pas des éléments parasites dans mon image ? En effet, la création mentale de l'image est assez longue et complexe et ces éléments parasites sont souvent ignorés alors qu'ils gâcheront tout !!! Et ce n'est pas parce qu'en numérique on peut toujours effacer les erreurs à postériori qu'il faut négliger ce point !!! Moins il y aura de travail en post-traitement et mieux ce sera !... Le moindre élément perturbateur dans l'image va empêcher la mise en valeur du sujet, il faudra donc tout faire pour éviter leur présence et réserver le post-traitement quand il est impossible de le faire sortir du cadre.
Si on souhaite être encore plus perfectionniste, il faudra remplacer cette deuxième question par : est-ce que chaque élément présent dans le cadre sert réellement mon sujet ? Bien que cela semble revenir au même, cette question alternative permet la perfection et de ce fait complique extraordinairement la création de l'image. En effet, tournée ainsi, la question devra prendre en compte le moindre reflet, le moindre point de haute lumière qui ne peut pas être considéré comme un élément parasite mais qui peut très bien ne pas servir le sujet et donc être éliminé !...

TROISIÈME QUESTION
Mon cadrage, ma composition servent-ils mon sujet ? Parfois un pas en avant ou en arrière, un pas à droite ou à gauche, dix centimètres plus haut ou plus bas peuvent transformer la force de l'image du tout au tout ! Aussi, avant de déclencher il faut s'assurer que la composition est au meilleur.

QUATRIÈME QUESTION
Quel est le but/ le message de ma photo ? C'est la dernière question à se poser mais c'est également la plus importante ! Si la réponse à toutes les questions précédentes est « oui », l'image sera techniquement parfaite mais si la réponse à cette dernière question est « pas évident », autant ne pas déclencher... la photo sera incompréhensible, il faut la retravailler !...

Vous voyez, ce n'est pas la mer à boire, c'est vite fait mais cela empêchera certainement 90% de vos déclenchements (au début) puisque ces 4 petites questions simples vous font prendre conscience que vous ne savez pas encore parfaitement comment exprimer en image ce que vous voulez dire. C'est cet exercice apparemment freinateur qui vous fera faire le bon (probablement) le plus significatif dans la qualité de votre production...

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VOUS... ET LES AUTRES.

Jusqu'à présent, nous avons parlé de techniques d'amélioration. Je vais maintenant essayer de lever le voile sur un autre problème qui bloque l'évolution de la qualité de son travail : les autres !...

Bêtise ? Méchanceté ? Vice ? Jalousie ? Je n'en sais strictement rien, toujours est-il que tout photographe, quel que soit son niveau, quelle que soit la qualité de ses images sera systématiquement une cible à la critique !... Dans la mesure où cela est inéluctable, nous allons essayer de voir comment vive avec la critique, sans remettre constamment en question notre vision et notre approche artistique.

Qu'il s'agisse de photographes moins avancés que vous, ou qu'il s'agisse de photographes juste un peu plus avancés que vous, il faudra qu'ils vous cassent. Qui pour « prendre votre place », qui pour « éviter de se faire rattraper »... Celui-ci vous reprochera de ne pas suivre les règles de la photographe, celui-là d’avoir eu la prétention d’essayer quelque chose de nouveau... Ces réactions et ces excuses sont totalement stupides et hors de propos, surtout chez les amateurs (mais les pros aussi), mais c'est ainsi... il est beaucoup plus simple de dénigrer les autres que de travailler soi-même !... En plus, chaque fois que quelqu'un essayera d'empêcher le nivellement par le bas, il sera considéré comme asocial et subira des critiques impitoyables...

Je sais que c'est facile à dire, mais il faut profiter de ces critiques pour apprendre à ne pas se laisser abattre, au contraire, cela doit vous conforter dans l’idée que ce que vous créez est probablement, pour ces gens, trop nouveau ou trop bien de la part d'un photographe comme vous !. Qu’ils s’attendaient à voir les mêmes photos que celles que l’on voit trop souvent partout, qu'ils ne savent pas bouleverser les règles et donc n'admettent pas que d'autres y arrivent !...

Ce que j’ai appris au cours des années, c’est qu’il ne faut pas craindre la critique. Je pense sincèrement que chaque fois que vous provoquez une réaction, aussi agressive soit-elle, cela signifie que vous faites quelque chose de bien et de différent. Au contraire, si personne ne se soucie de votre travail, il faudra vous remettre en question parce que cela signifie que votre production n’apporte rien... qu’elle ressemble à tout ce qui traine sur le net. Déclencher une forte réaction émotionnelle, qu’elle soit positive ou négative, prouve que vous avez fait du bon boulot... Il est impossible de plaire à tout le monde. Ce qui importe c’est que vous soyez satisfait de vos images. N'oubliez jamais que l'on peut trouver du beau en tout !... Si les autres s’intéressent et aiment ce que vous faites, c’est encore mieux, mais ce n’est pas une obligation. Je passe ma vie à le répéter et dans mes pages cela se retrouve souvent... Ne faites pas l’erreur de chercher à plaire à tout prix, vous ne ferez que récolter de la désapprobation et vous y laisserez votre âme !... Si un photographe professionnel veut vivre, il est parfois obligé de fabriquer ce qu'on lui demande ou ce que l'on attend de lui, c'est normal, mais en tant qu'amateur, on a la chance de faire de l'art pour l'art (même avec un "a" minuscule !).

Personnellement, depuis que j'ai débuté ce site, j'ai été beaucoup critiqué dans plusieurs forums (certains forums qui, parallèlement, reprenaient à leur compte exactement les mots qu'ils me reprochaient !...). J'étais déjà critiqué avant la création du site, mais uniquement au sujet des photos que je présentais, mais à tout prendre, je préfère être jugé que d’être ignoré. Les gens qui critiquent ne se rendre pas compte qu’en réalité au lieu de détruire par leurs agissements, ils démontrent qu'ils ont été perturbés et que, donc, on est dans le vrai... Il faut en être fier !...

Encore un petit mot sur les forums, puisque j'en ai fait une petite allusion à l'instant. Si vous visitez les forums, faites un petit pas en arrière et essayez d'évaluer la valeur réelle des commentaires laissés par les gens. Pour chaque remarque intelligente et véridique, vous aurez des dizaines de réponses plus stupides les unes que les autres ! La subjectivité et le manque de tact sont choses courantes et c'est bien ce que je reproche le moins. Et je ne parle pas des trolls qui écument les forums afin d’assouvir leur besoin de dénigrer tout et n'importe quoi, sans rien apporter de constructif... Personnellement je m’en moque (mais à un point !... vous n'imaginez même pas !), il y a bien longtemps que l’opinion des autres m’indiffère (c'est un des avantages d'être vieux !). Mais, dans ce contexte, je me demande bien comment un débutant ou un photographe en cours d'évolution peut vraiment apprendre si les commentaires changent d’un membre à un autre, ou d’un forum à un autre... et comment il ne laisse pas tout simplement tomber en voyant à quoi ressemble la société des photographes !... En fait, la société des photographes n'est qu'un échantillon représentatif de la société dans son ensemble... la proportion de crétins est la même et, c'est bien connu, moins on a de chose à dire et plus on parle fort... sur internet cela est encore amplifié par l'anonymat qui libère de tous les freins !...

Heureusement, tous les forums ne se valent pas, certains sites font appel à de vrais modérateurs qui filtrent réellement et efficacement les mauvais coucheurs (...) mais quoi qu'il en soit, il faut vous dire :  « oui, je ne suis pas Ansel Adams, ni Robert Doisneau, mais je veux et je me donne les moyens de pratiquer ma passion dans le calme et la sérénité sans devoir faire face au premier venu dont le seul plaisir est de déprécier le travail d’une personne qui veut tout simplement apprendre et s’améliorer »... Je répèterai donc, encore une fois, qu'il faut que vous fassiez ce qui vous plait ! Prenez votre boîtier, faites des essais, si c'est loupé, tant mieux, vous ne referez pas la même erreur la prochaine fois, si c'est réussi, vous garderez cette image et elle sera un jalon sur le chemin d'une meilleure production !... Il faut toujours faire ce qui nous plaît avant de chercher à plaire aux autres, de cette façon vous ne serez jamais déçu. Ce conseil qui s’applique à tous les événements de la vie... à la photographie aussi !... Si vous souhaitez participer à des forums, très bien, mais choisissez les bons, il y en a beaucoup ! Sinon, ce ne sera qu'une perte de temps et d'énergie !... Si vous cherchez une vraie critique constructive, faites appels à des professionnels ou à des amateurs aguerris, eux savent toute la difficulté de la photographie et ne seront pas avares d'avis de qualité et de bons conseils...

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LE MOINS SOULIGNE LE PLUS

Je ne pense pas en avoir déjà parlé, mais cela n'a pas grande importance puisque tout photographe qui s'intéresse à l'art photographique le sait déjà, pour faire de meilleures photographies, pour devenir meilleur photographe, il faut (j'allais dire il suffit de !) trouver son style personnel. Oui mais voilà, c'est quoi son style ? Si je comprenais la problématique, je saurais comment y répondre, si je savais quel est mon style, je m'y attellerais ! Comment puis-je savoir vers quoi m'orienter ?

Trouver son style c'est d'abord savoir ce que l'on aime et ce que l'on n'aime pas. C'est ensuite savoir dans quel exercice on excelle et dans lequel on est nul. L'immense majorité des Hommes est persuadée de savoir exactement quel sont ses points forts et quels sont ses points faibles alors qu'en réalité c'est faux ! Et c'est exactement pour cela que personne n'est capable de trouver (facilement) son style !...

Il a été démontré depuis longtemps que l'homme sait exactement (ou suppose) ce qu'il n'aime pas alors qu'il lui faut beaucoup de temps et d'expérience avant de savoir ce qu'il aime ! Prenons un exemple qui parlera à beaucoup d'entre nous : les jeunes enfants n'aiment pas les légumes, n'aiment pas les fruits, n'aiment pas... (en fait ils n'aiment rien !)... et ce n'est qu'à force de persévérance et d'énormément de patience que les parent réussissent à leur faire prendre conscience qu'en réalité, après avoir goûté, ils adorent !... Il en va de même des points forts et des points faibles... tout le monde sait précisément, même s'il ne l'avoue pas, en quoi il est nul alors qu'il suppose -ou imagine- qu'il est bon en d'autres choses... il finit même par se persuader de ses points forts mais si on analyse objectivement la liste des points forts et la liste des points faibles de chaque personne, on découvre rapidement que 100% des points faibles avoués sont réellement des points faibles alors que moins de 10% des points forts mis en avant sont réellement des points forts !...

Partant de cette constatation, il faudra, pour trouver son style personnel, effectuer une auto-analyse précise et honnête pour mettre en lumière ses vrais points forts et ses vrais points d'intérêt (ce que l'on aime vraiment !). Pour arriver à ses fins, il suffit de réfléchir par élimination inverse !...

Puisque nous savons tous ce que nous n'aimons pas (c'est dans nos gènes de le savoir, c'est une faculté innée de l’être humain de voir ce qui est négatif !) on peut déterminer que tout ce qui n'apparaît pas dans la liste est potentiellement une chose que l'on aime vraiment. De même, si on oublie nos certitudes, et que nous savons exactement quels sont nos points faibles, on peut déterminer que tout ce qui n'apparaît pas dans la liste est potentiellement un point fort !... C'est ce que l'on nomme dans les beaux salons « l’apophatisme » (la définition se trouve partout). L’apophatisme serait donc une méthode nous permettant de trouver notre style sans avoir à en tester plusieurs. Prenons des exemples plus concrets, ce n'est pas une méthode à suivre, ce ne sont que quelques exemples :
- je n'aime pas les photos en noir et blanc.
- je n’aime pas les photos en couleur.
- je n’aime pas prendre des portraits.
- je n’aime pas voler des images dans la rue.
- je n'aime pas travailler mes lumières en studio.
- je n'aime pas regarder le sport.
- je n'aime pas l'abstraction.
- je n'aime pas la nature.
- je n'aime pas les animaux.
- je n'aime pas la campagne.
- je n'aime pas la montagne.
- je n'aime pas la mer.
- je n'aime pas la forêt.
- je n'aime pas la ville. (alors allez vous faire f... dirait Francis Blanche !)
- je n'aime pas les habitations.
- je n'aime pas les châteaux.
- je n'aime pas les ruines.
- je n'aime pas photographier mon environnement habituel.
- je n'aime pas voyager.
- je n'aime pas préparer mes shootings d’avance.
- je n'aime pas les lumières vives.
- je n'aime pas la pénombre.
- je n'aime pas la nuit.
- etc...
Bien sûr, vous avez le droit de ne pas aimer plusieurs items (pas tous, sinon pas de photographie possible !), et si vous n'êtes pas très sûrs de vous, rien de vous empêche d'expérimenter chaque rubrique pendant un certain temps en vous obligeant la création de X images par thème et voir, en fin de compte, quelle rubrique vous aura permis de conserver le plus d'images que vous considèrerez bonnes.

Nous pouvons même aller encore plus loin dans l’apophatisme en l'appliquant au bonheur que nous procure la création de certaines images. Nous ne savons souvent pas ce qui nous rend heureux mais nous savons exactement ce qui nous rend malheureux. En nous posant la question du bonheur lors de la création de nos images, nous saurons rapidement vers quel type de sujet nous orienter, sans être obligé d'errer durant des années à expérimenter tous les sujets dans le plus complet désordre ! Ne cherchez pas à plaire aux critères des réseaux sociaux, cherchez le bonheur dans votre propre sensibilité créatrice. Regardez des photos partout, livres, sites internet, voire même réseaux sociaux et choisissez les images que vous n'aimez pas, faites de même avec le travail des grands photographes connus (ce n'est pas parce que ce sont des grands photographes reconnus que l'on est obligé d'aimer leur travail !).

Quand vous aurez réussi à soustraire le maximum, vous vous connaitrez parfaitement donc vous aurez souligné votre vraie voie, d'où le titre de l'article, c'est le moins qui souligne le plus !... L'apophatisme est un moyen de vous recentrer sur vous-même, de découvrir l’essentiel, ce qui vous motive à photographier. Ce temps de réflexion peut être plus ou moins long selon chaque personnalité... ne vous fixez pas de limite. Laissez-vous imprégner par la soustraction. Oubliez tout ce que vous savez, toutes les règles apprises, toutes les techniques accumulées, toutes les idées préconçues, tout ce que l'on a pu vous dire sur vos photos. Passez en mode introspectif pendant quelques temps, vous serez surpris par ce que vous allez découvrir sur vous-même ! Et vous vous surprendrez en voyant que votre regard va automatiquement se modifier, que vos photos ne ressembleront plus du tout à celles que vous faisiez il y a encore peu de temps, vous aurez trouvé votre style, vous serez devenus de meilleurs photographes... CQFD !... Et qu'importe si les autres n'aiment pas vos images, ils ne doivent pas faire partie de votre "public", mais votre "public" existe et vous le trouverez un jour !...

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