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COMPRENDRE SON BOÎTIER : LES MODES DE MISE AU POINT AUTOMATIQUE

Lorsque vous vous engagez en photographie, on vous répétera l’importance de l’exposition et de la composition. Et on aura raison, d'ailleurs, je l'ai fait aussi... Vous allez donc parcourir tous les articles, tous les exercices pertinents conçus pour vous aider à comprendre les concepts fondamentaux de l'exposition (ouverture, vitesse d'obturation, sensibilité) et vous allez travailler avec diligence pour développer votre vision créative. Personne ne pourra suggérer que la composition et l’exposition sont sans importance, mais aucun de ces éléments n’a plus aucune importance si les photos ne sont pas nettes...

Bien sûr, la mise au point manuelle est la meilleure qui soit, mais elle est ni très simple ni très rapide... aussi, est-il peut-être préférable de faire confiance à l'autofocus intégré à son boîtier... Pourquoi pas, mais encore faut-il comprendre comment tout cela fonctionne !... J'en ai déjà un peu parlé dans d'autres pages, mais je vais approfondir et intégrer toutes les notions dans cet article.

Les collimateurs (points) autofocus
Lorsque vous regardez dans le viseur, vous voyez ce que vous allez capturer, mais vous voyez également les collimateurs de mise au point de l'appareil photo. Leur nombre, leur apparence et leur disposition exacte varieront selon le fabricant et le modèle de l’appareil photo. Le nombre de collimateurs de mise au point automatique que vous verrez dépendra de la sophistication de l'appareil photo. Les reflex numériques de niveau débutant, par exemple, peuvent ne comporter que 7 collimateurs, tandis que les reflex haut de gamme dotés de systèmes de mise au point considérablement plus complexes peuvent comporter plus de 50 collimateurs de mise au point automatique. Il existe même un certain nombre de boîtiers sans miroir (mirrorless) offrant plus de 100 collimateurs de mise au point automatique. Il y aura aussi une certaine variation en fonction du mode AF utilisé.


exemple de viseur

Chaque collimateur est l'un des deux types existants : type vertical ou type croisé. Les capteurs de mise au point automatique de la variété verticale détectent les différences de contraste uniquement le long de l'axe vertical de la zone sur laquelle le collimateur AF est placé. Les capteurs AF en croix sont plus précis car ils détectent les différences de contraste le long des axes vertical et horizontal. La plupart des boîtiers proposent un mélange de ces deux types de capteurs. Les modèles de reflex de base comportent généralement un point AF de type croisé comme point central, le reste étant de type vertical. Au fur et à mesure que vous progressez dans la gamme de sophistication de l’appareil photo, le nombre de capteurs de type croisé augmente, ainsi que la précision et la réactivité de l’ensemble du système AF.

Les modes autofocus
Les appareils photo numériques permettent non seulement une mise au point plus rapide et plus précise que leurs prédécesseurs analogiques (grâce à l'évolution des technologiques), mais ils offrent également une grande partie de personnalisation de la mise au point automatique, conçue pour être adaptable aux caractéristiques de la scène ou du sujet que vous photographiez. Une fois que vous aurez appris les options qui vous sont disponibles, vous serez sur la bonne voie pour atteindre de nouveaux sommets en matière d’efficacité photographique.

☺ Single Shot AF (Autofocus pour déclenchement unique). J'utilise le terme anglais puisque c'est ainsi que vous le trouverez partout (!!!). Ce mode est celui que vous souhaiterez utiliser pour les sujets fixes, tels que les portraits (personnes ou animaux), les fleurs, l'architecture, les voitures stationnées ou les paysages. En appuyant à mi-course sur le déclencheur, l'appareil photo analysera la photo et verrouillera la mise au point sur le collimateur AF que vous avez choisi, tant que le sujet reste situé sur ce point sélectionné. Si le sujet se déplace, la mise au point ne sera pas acquise et si vous essayez d'appuyer à fond sur le déclencheur, aucune photo ne sera prise...

☺ Continuous ou Servo AF (Mise au point continue). Ce mode fonctionne en utilisant le collimateur AF que vous choisissez pour faire la mise au point en continu sur un sujet tout en maintenant le déclencheur enfoncé à mi-course. Comme vous l'avez peut-être deviné, la mise au point automatique continue est la solution idéale pour mettre au point des sujets en mouvement tels que des enfants qui courent, des oiseaux en vol ou tout ce qui bouge. Vous utiliserez également ce mode pour la technique de visée panoramique dans laquelle vous suivez le mouvement d'un sujet avec votre appareil photo pour donner une impression de mouvement.

☺ Hybrid ou AI Servo AF (Mise au point hybride). Ce mode est apparemment le meilleur des deux mondes. Sous ce réglage, l'appareil photo choisira automatiquement l'autofocus à prise unique si le sujet ne bouge pas ou l'AF continu dans le cas contraire. Toutefois, si le sujet se déplace, l'appareil photo ne bascule en mode AF continu que tant que vous maintenez le déclencheur enfoncé à mi-course et que vous suivez les mouvements du sujet avec le collimateur AF sélectionné. Les photographes les plus expérimentés trouvent souvent que la mise au point automatique hybride n’est pas aussi intelligente que le prétendent les fabricants (!!!), en fait, ce mode AF hybride est absent de certains modèles de boîtiers haut de gamme ou professionnels.

Les zones autofocus
Pour affiner davantage le processus de mise au point automatique, votre appareil photo vous permet de spécifier exactement comment vous souhaitez utiliser le ou les collimateurs AF sélectionnés dans un mode AF donné. Jetons un coup d’œil aux zones AF les plus couramment disponibles :

☺ Zone de mise au point ponctuelle. Cette zone de mise au point automatique est assez explicite : l'appareil utilise un seul point AF choisi par vous pour la mise au point. Cette technique fonctionne mieux pour les sujets stationnaires (utilisation de Single Shot AF).


Cet exemple montre l'aspect du viseur lorsque l'option AF ponctuel est sélectionnée. Dans cet exemple, l'appareil photo utilisera le point AF au centre, mais vous pouvez choisir manuellement l'un des autres points AF. Avec AF dynamique / Expansion, davantage de points de mise au point sont mis en évidence.

☺ Zone AF dynamique / Expansion. Dans ce mode, vous choisissez un collimateur AF que l'appareil photo utilisera pour acquérir la mise au point initiale. Si votre sujet se déplace, l'appareil photo utilisera automatiquement l'un des collimateurs AF environnants pour suivre le sujet et le maintenir au point. Bien sûr, vous devrez déplacer votre appareil photo avec le sujet pour le conserver dans la zone de mise au point. Cette zone de mise au point automatique est idéale lorsque vous souhaitez conserver la netteté sur un point spécifique, tout en vous laissant une marge de manœuvre lorsque vous suivez des sujets en mouvement rapide tels que des oiseaux en vol.

☺ Zone AF Spot. Ce mode utilise le collimateur AF de votre choix et comprend un point plus petit et plus concentré utilisé pour obtenir une mise au point précise sur une très petite partie du sujet. Si vous faites de la macrophotographie, en particulier avec des sujets qui ne bougent pas et présentent des détails minuscules, la zone de mise au point automatique vous aidera à obtenir une mise au point parfaite.

Je l'ai déjà souligné mais je le répète, n'oubliez pas que différents fabricants d'appareils photo utilisent des noms différents pour les mêmes modes et zones AF et que toutes les fonctionnalités ne sont pas disponibles sur tous les appareils. Veillez donc à consulter le manuel d'utilisation de votre appareil photo pour plus de détails...

Le Live View (vue en direct)
La visualisation en direct est une fonctionnalité qui vous permet d'utiliser l'écran LCD arrière comme viseur. C’est le moyen standard de fonctionner avec les appareils photo compacts et autres appareils qui ne disposent pas d’un viseur optique traditionnel. Cela s'applique également aux appareils photo sans miroir, même si beaucoup incluent un viseur électronique conçu pour remplacer le viseur optique. Pratiquement tous les appareils reflex numériques fabriqués depuis environ 2008 sont dotés de la fonction d'affichage en direct, bien que ce ne soit pas le moyen principal de cadrer et de faire la mise au point. Le viseur optique reste la méthode principale pour les utilisateurs de reflex numériques.

La visualisation en direct constitue toutefois une option extrêmement précieuse pour les utilisateurs de reflex numériques aussi. Lorsque la mise au point automatique échoue, il est conseillé de passer à la mise au point manuelle afin de contrôler vous-même l’opération. Mais il y a des moments où même la mise au point manuelle est une épreuve. La visualisation en direct peut être utile pour réaliser la mise au point dans des scénarios difficiles en raison de sa capacité à agrandir les sujets. L'utilisation de la vue en direct en tandem avec la mise au point manuelle peut souvent faire la différence entre des images nettes et des images presque nettes.

N'hésitez pas à utiliser votre fonction d'affichage en direct chaque fois que vous en avez besoin.
___
L'apprentissage de toutes les méthodes de mise au point automatique à votre disposition sera bénéfique pour votre expérience photographique et aura un impact significatif sur vos photos elles-mêmes. Une fois que vous êtes à l'aise avec les principes fondamentaux de la mise au point, vous pourrez exploiter ces principes et les utiliser de manière créative. Il suffit d'un peu de patience, de pratique et de persévérance...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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COMPRENDRE SON BOÎTIER : LES DIX CONTRÔLES À CONNAITRE

Donc, vous avez reçu votre nouveau (ou premier) appareil photo. Le paquet est enfin arrivé, vous avez chargé les piles et inséré une nouvelle carte mémoire (ou film). À bout de souffle d'impatience, vous allumez votre appareil photo et prenez une photo. Non, attend, le résultat ne semble pas si bon que ça !... En fait, il ne ressemble pas du tout à ce que vous attendiez (vouliez) !... Vous savez que cet appareil photo peut prendre des photos étonnantes. Vous avez vu les publicités, vous avez lu (et/ou entendu) les tests. Alors que se passe-t-il ? Attendez !... Ne jetez pas votre appareil photo par la fenêtre tout de suite !... Aujourd'hui, j'aimerais vous présenter les 10 paramètres de l'appareil photo que vous devez connaître avant de vous lancer réellement.

Bien que les appareils photo puissent varier considérablement selon les fabricants, voire les modèles, ces 10 réglages sont toujours disponibles sur tous les appareils photo numériques et de nombreux boîtiers argentiques aussi. La plupart des appareils photo fonctionnent avec un commutateur PASM. Il s’agit du cadran situé en haut de l’appareil photo qui vous permet de choisir entre le mode programme, le mode priorité à l’ouverture, le mode priorité à la vitesse et le mode manuel. Tous les appareils photo reflex fonctionnent de cette manière, à l'instar de la plupart des appareils compacts haut de gamme et des appareils photo sans miroir. Quelques marques ont fait l'impasse sur ce cadran en transmettant la sélection de la bague de diaphragme de l'objectif et celle d'un cadran de vitesse d'obturation dédié du boîtier au calculateur. Ce mode, utilisé sur les boîtiers argentiques depuis que les automatismes existent, est ainsi également utilisé sur certains appareils numériques. Cela fait que ce type d'appareil sent bon la photographie à l'ancienne. Votre configuration particulière dépendra de l'appareil que vous avez acheté mais la finalité sera la même...

Une citation que j’aime beaucoup, vous la trouvez dans toutes mes pages, est « Ce n'est pas le matériel qui fait les photos, c'est le photographe ». J'encourage souvent les gens à ne pas se focaliser sur l'équipement, mais plutôt à peaufiner leur composition, leurs compétences en photographie générale et en post-production et leur vision artistique.

Comprendre la composition et comprendre le post-traitement. Cela ne signifie pas que vous ne devriez pas connaître votre équipement à fond. Un violoniste de concert peut prendre n'importe quel violon et produire une musique magnifique, mais il connaît tous les aspects de son instrument. Vous devez utiliser votre caméra au maximum de vos capacités et maîtriser parfaitement ses commandes.

De cette façon, lorsque vous verrez un sujet que vous souhaitez absolument capturer, vous ne vous retrouverez plus à tâtonner. Le meilleur endroit pour commencer est le manuel de votre appareil photo (ça aussi je le répète sans fin...). Si vous ne souhaitez pas lire l'intégralité du manuel, ce guide vous permettra de connaître les points critiques de la recherche. Les trois premiers que je vais traiter sont les plus importants. Ce sont les « trois grands » qui contrôlent votre exposition : ouverture, vitesse et ISO.

  Utilisez votre appareil photo jusqu’à ce que vous soyez complètement à l’aise avec les commandes pour ne pas tâtonner lorsque vous voyez un sujet que vous voulez vraiment prendre.  

[1] OUVERTURE
Si vous tournez votre molette PASM sur A (cette désignation peut varier selon le fabricant), votre appareil photo est désormais configuré pour prendre des photos en mode priorité ouverture ou en mode Av. Si votre appareil est ancien ou créé de façon à connaître la bague de l'objectif, il faudra tourner cette bague sur une valeur autre que A !!!... Le mode Av est l'un des modes les plus couramment utilisés, même par les professionnels. Il vous permet de définir l'ouverture que vous voulez et l'appareil photo détermine la vitesse d'obturation.

Alors, qu'est-ce que « l'ouverture » ? C'est l'ouverture variable du diaphragme situé à l'intérieur de votre objectif qui permet à une quantité déterminée de lumière de passer vers le boîtier. Alors que l'obturateur contrôle la durée pendant laquelle la lumière frappe votre capteur, l'ouverture détermine la quantité de lumière. L'ouverture est mesurée en valeurs « f/ » : f/1, f/1,4, f/2, f/2,8, f/4 et ainsi de suite. Les nombres sont liés aux puissances de la racine carrée de 2, et sont trouvés par une équation mathématique (vous retrouverez cela et bien plus dans d'autres pages). Il est toutefois important de rappeler que chaque valeur f/ laisse entrer deux fois plus de lumière que celui qui le suit (plus la valeur situés sous le "/" est petit et plus la quantité de lumière qui passe est importante).

Les objectifs avec une valeur f/ faible, telle que f/1.4 (par exemple), permettent l'arrivée de plus de lumière sur le capteur ou sur le film, et sont appelés objectifs « rapides ». Ils sont plus chers et sont très prisés par les photographes. En effet, ils permettent d'utiliser une sensibilité ISO inférieure ou une vitesse d'obturation plus rapide. De plus, avec la bonne focale et une grande ouverture, vous pouvez rendre l’arrière-plan de vos images agréablement flou. Inversement, l'utilisation d'une grande valeur f/ comme f / 22 (par exemple), aura pour résultat une grande profondeur de champ, rendant plus nette la mise au point de l'image. Ceci est couramment utilisé en photographie de paysage, où nous souhaitons généralement que toute la profondeur de l'image soit nette.

Sur les appareils photo dotés d'un cadran PASM, une fois que vous avez réglé le cadran sur A, vous pouvez généralement contrôler l'ouverture avec un cadran situé près de votre index ou à l'arrière de l'appareil photo. Vous utiliserez également cette molette pour contrôler l'ouverture lors de la prise de vue. Avec les autres appareils, vous faites simplement tourner la bague de diaphragme sur la valeur souhaitée... sans oublier de régler le bouton de sélection de vitesse sur A !...

[2] VITESSE D'OBTURATION
Le suivant dans les « trois grands » est la vitesse d’obturation. La vitesse d’obturation est très simple : c’est la durée pendant laquelle votre obturateur reste ouvert pour permettre à la lumière de traverser et de frapper le capteur ou le film. Faites pivoter le cadran de votre appareil photo sur S ou sur Tv (cela peut varier selon le fabricant de l'appareil photo) et vous êtes en mode priorité à la vitesse. Lors du réglage de la luminosité de votre exposition, la vitesse d'obturation a également un effet sur le mouvement. Une vitesse d'obturation très rapide de 1/4000 gèlera parfaitement le mouvement. Ceci est utile pour les sports ou autres images d'action. Une vitesse d'obturation plus lente, telle qu'1/4 de seconde, rendra le mouvement flou. Personnellement, j'adore prendre de longues expositions, en utilisant parfois des vitesses d'obturation supérieures à une minute !

Sur les boîtiers "classiques", pour se placer en mode priorité ouverture, il faudra placer le sélecteur de vitesse sur une valeur différente de A et la bague de diaphragme de l'objectif sur A !...

[3] SENSIBILITÉ ISO
Pour le dernier des « trois grands », nous quittons le bouton PASM. Sur de nombreux appareils photo, vous trouverez un bouton spécifiquement étiqueté ISO. Sur d'autres, vous devrez peut-être entrer dans un menu pour changer la valeur ISO. Certains appareils photo de qualité professionnelle offrent même à la sensibilité ISO un cadran dédié. Comme pour l'ouverture et la vitesse d'obturation, votre valeur ISO modifiera votre exposition ou la luminosité de l'image. Toutefois, l'utilisation d'un nombre ISO élevé (sensibilité accrue) a un coût. La plupart des appareils photo commencent par une sensibilité nominale (de base) de 100 ou 200 ISO. Les valeurs ISO ont été créées à l’époque du film. Les pellicules photographiques peu sensibles à la lumière ont été étiquetées à des valeurs inférieures ou égales à 100 ISO. Cela a permis d’utiliser des ouvertures plus grandes ou des vitesses d’obturation plus lentes. Un film de 800 ISO était beaucoup plus sensible à la lumière et permettait aux utilisateurs de photographier dans des conditions de lumière plus faibles. L'inconvénient, à l'époque du film, était que plus la sensibilité ISO était élevée, plus le grain du film était important, ce qui conduisait à une image moins nette, mais, en numérique, c'est pire (!!!), la montée en ISO s'accompagne de bruit numérique, très inesthétique... les meilleurs résultats étant obtenus à la sensibilité nominale, toute valeur ISO supérieure à la valeur nominale étant obtenue par une amplification électronique du signal avec donc un rapport signal/bruit de moins en moins favorable...

Les appareils photo numériques peuvent maintenant utiliser des valeurs ISO beaucoup plus élevées que les films. La plupart des reflex numériques d'entrée de gamme peuvent utiliser 6400 ISO (voire plus), qui était la sensibilité maximale du film.

Bien que les images sans bruit soient bien plus agréables, assurez-vous de ne pas complètement éviter d’utiliser des valeurs ISO élevées. Une prise de vue bruitée est préférable à une prise de vue floue due à une vitesse d'obturation lente. Presque tous les appareils photo numériques ont la possibilité d’utiliser « Auto ISO ». C’est une fonction très utile car elle permet à l’appareil photo de choisir la valeur ISO, tandis que vous modifiez l'ouverture du diaphragme et/ou la vitesse d’obturation. Certains boîtiers plus avancés vous permettent de définir des limites supérieure et inférieure pour l’ISO automatique. Le réglage est ainsi maintenu dans une plage avec laquelle vous êtes à l'aise.

Avec les films, le problème est différent : chaque film possède une sensibilité unique. Il faudra donc sélectionner un film pour une situation lumineuse (sauf en moyen format avec les boîtiers à dos amovible ou en grand format où le film est constitué d'une plaque par image).

[4] PHOTOMETRIE (MODES DE MESURE DE LA LUMIÈRE)
C’est un autre mot pour « mesure de la lumière ». La mesure est la façon dont votre appareil photo détermine l'exposition. Le boîtier utilisera son posemètre intégré pour vous indiquer si vous êtes correctement exposé, surexposé ou sous-exposé. Différents boîtiers ont différents modes de mesure, assurez-vous de consulter votre manuel pour comprendre les options disponibles. La plupart des appareils photo sont dotés d’un système de mesure spot qui permet de mesurer la lumière sur une petite partie du cadre.

Une autre option de mesure courante est appelée « calcul de la moyenne » ou « mesure matricielle ». Ce mode tente de créer une exposition bien équilibrée en effectuant la moyenne des parties les plus sombres et les plus claires de la scène. C’est particulièrement utile pour les paysages.

Généralement, le dernier type de mesure est la « mesure centrale pondérée » qui consiste à mesurer tout le cadre mais en privilégiant la partie centrale.

Les autres types de mesure ont disparus des boîtiers numériques. Vous retrouverez tout ceci et bien plus dans d'autres pages du site...

[5] LA COMPENSATION D'EXPOSITION
Vous avez quelques idées sur la façon d'utiliser votre système de mesure, mais que se passe-t-il si, malgré tous vos efforts, l'appareil photo crée quand même une exposition médiocre ? Cela arrive !... Un éclairage étrange peut tromper le système de mesure de l'appareil photo. Parfois, vous souhaitez simplement obtenir une photo plus claire ou plus sombre. Dans ces circonstances, vous pouvez simplement choisir la correction d’exposition positive ou négative dont vous avez besoin en mode de prise de vue automatique, telle que la priorité à l’ouverture, la priorité à la vitesse et le mode programme. Tous les boîtiers n'auront pas la fonction de compensation d'exposition. Cependant, la plupart d'entre eux le proposent et, de plus en plus, les fabricants d'appareils photo rendent les commandes de correction d'exposition plus directes et plus faciles d'accès. En cas d'absence de la fonction de compensation d'exposition, le mode manuel fera parfaitement le travail !...

La plupart du temps, la fonction de compensation d'exposition varie de +3 à -3 diaph', généralement par incréments de 1/3 de diaph'. La compensation se fera différemment selon le mode de prise de vue utilisé. Par exemple, en priorité à l’ouverture, la compensation s’effectue dans le réglage de la vitesse d’obturation - à moins que vous utilisiez Auto ISO, auquel cas l’appareil photo peut modifier la sensibilité ISO. Si vous êtes en mode priorité vitesse, l’inverse se produit : l’ouverture est ajustée. Il existe un avantage supplémentaire à la fonction de prévisualisation en direct sur certains boîtiers. Lorsque vous appelez la correction d'exposition, l'aperçu du viseur électronique (ou de l'écran LCD arrière) devient plus sombre ou plus clair en réponse.

Vous pourrez retrouver tout ceci, et bien plus, dans d'autres pages du site.

[6] LES PROPORTIONS
J'ai déjà parlé des proportions dans d'autres pages. Le format est le rapport entre la longueur et la largeur d'une image. Pensez à la TVHD par rapport aux vieux téléviseurs presque carrés. Personnellement, j'aime photographier dans différents formats, du carré au panoramique. De nombreuses personnes choisissent uniquement de filmer dans le rapport natif pour lequel leur appareil photo est conçu. D'autres décideront de recadrer pendant le post-traitement.

Si vous souhaitez modifier le rapport de format de l'appareil photo, vous le trouverez généralement caché dans un menu. Quelques fabricants d'appareils photo permettent ce choix plus directement, certains placent même un interrupteur direct sur le boîtier. Si possible, essayez les différents formats d'image proposés par votre appareil photo. Voir le monde dans un autre cadre peut donner un coup de pouce à votre créativité.

En argentique, le format est fixe et limité au format du film, mais c'est au tirage que l'on a toute latitude de modifier les rapports longueur/largeur.

[7] RÉGLAGES AUTOFOCUS
Même après un certain temps de prise de vue, il est toujours possible de modifier vos paramètres de mise au point automatique. En fait, au fur et à mesure que vous commencez à utiliser des appareils plus avancés, vous découvrirez un éventail d'options presque déconcertantes : contrôle de zone, priorité de sortie, suivi large, continu - la liste s'allonge encore et encore. Nous avons tous, à un moment donné, pris une photo, regardé l'écran LCD, puis réalisé que nous étions en mode de mise au point manuelle. Il est essentiel de vous familiariser avec votre système de mise au point automatique pour obtenir la photo que vous voulez, quand vous le voulez.

Quel que soit le fabricant, la plupart des appareils photo offrent au moins trois options : modes de mise au point unique, continue et manuelle. La mise au point unique est faite une fois lorsque vous appuyez à moitié sur le déclencheur, puis il se verrouille. Le mode de mise au point continue effectue une mise au point continue non-stop, même pendant le déclenchement. Le mode de mise au point manuelle vous permet de contrôler totalement votre mise au point, vous devez manipuler l'objectif vous-même.

Pour la photographie générale, la mise au point unique est parfaite. Retenez le mode continu pour les photos d'action et le mode de mise au point manuelle est idéal pour les travaux en gros plan ou pour un faible éclairage. Il est tout aussi important de savoir définir la taille et la position de vos points de mise au point automatique. Certains appareils photo offrent un joystick dédié pour déplacer le point de mise au point automatique sur le cadre, tandis que d'autres nécessitent l'accès à un menu. De nombreux fabricants vous permettent maintenant de choisir votre point à l'aide d'un écran tactile. Lisez votre manuel et assurez-vous que vous êtes à l'aise pour placer le point de mise au point automatique où vous en avez besoin.

[8] QUALITÉ (RAW ET JPEG)
La prise de vue au format de fichier Raw présente de nombreux avantages. Lorsque j’ai eu mon premier appareil photo numérique évolué, je tirais en JPEG pendant un certain temps avant de décider d’essayer l’ensemble du processus de « post-traitement ». Depuis ce moment, j'ai tiré en RAW. Quel que soit le format de fichier choisi, vous devez mémoriser l’emplacement de votre réglage de contrôle de la qualité. De cette façon, vous pouvez basculer entre RAW, JPEG ou RAW + JPEG selon vos besoins. RAW + JPEG est particulièrement utile car il vous offre le meilleur des deux mondes. Certains photographes peuvent se plaindre de perdre de la mémoire. Cependant, le stockage numérique est devenu si bon marché que cela ne devrait plus poser de problème. D’autres vous diront peut-être que vous ne devez faire que des photos RAW tout le temps, mais les nouveaux boîtiers permettent d'obtenir des images au format JPEG de très haute qualité. Dans certaines situations, la prise de vue en JPEG permet un format rapide et facile nécessitant moins (ne permettant de toute façon pas) de post-traitement.

Vous retrouverez tout cela et plus encore dans d'autres pages du site.

[9] AE / AF LOCK
Les boutons de verrouillage AE/AF sont une autre caractéristique commune aux appareils photo modernes. Ces fonctionnalités sont trop souvent négligées.
AE signifie exposition automatique. Lorsque vous prenez des photos en mode programme, en fonction de la priorité ouverture ou vitesse, votre appareil photo sélectionne les paramètres nécessaires pour exposer correctement la scène. Le bouton de verrouillage AE bloque simplement le processus de mesure de l'appareil à un moment donné. Il "verrouille" l'exposition à ce dernier réglage.

Le verrouillage AF est encore plus simple. L'appareil fera la mise au point automatique sur un point particulier. En utilisant la fonction de verrouillage AF, le mécanisme de mise au point restera verrouillé sur la position, même si vous repositionnez l'appareil photo. J'utilise fréquemment le bouton de verrouillage AF en photographie de paysage.

Parfois, les commandes AE et AF sont doublées sur le même bouton, et vous devrez attribuer la fonction utilisée par le bouton.

Vous retrouverez tout cela et bien plus dans d'autres pages.

[10] RETARDATEUR
Le « retardateur » est une fonction de l’appareil photo qui retardera le déclenchement de l’obturateur d’un nombre prédéfini de secondes. Deux secondes et dix secondes sont les paramètres les plus courants. Certains appareils offrent un nombre de secondes personnalisable. Je ne suis jamais tombé sur un appareil photo sans la fonction de retardateur. Il y a une bonne raison à cela. Il existe plusieurs utilisations pour un retardateur qui le rendent indispensable.
☺ Vous pouvez utiliser le retardateur pour prendre une photo de vous. J’ai oublié le nombre de fois où j’ai placé mon appareil photo sur un trépied, réglé le retardateur et m'être précipité dans le cadre pour rejoindre ma compagne. ☺ Un retardateur est également un outil essentiel lors de prises de vues en poses longues sur un trépied. Lorsque vous prenez une exposition avec une vitesse d'obturation plus lente, même les vibrations causées par une pression sur le déclencheur peuvent rendre votre image floue. Après avoir cadré votre photo, réglez le retardateur et laissez-le déclencher. Cela gardera vos images aussi nettes que possible.

CONCLUSION
Il existe de nombreuses autres fonctionnalités dont je pourrais parler en ce qui concerne les fonctions de l'appareil photo, telles que le WiFi, la mise au point par bouton arrière, la balance des blancs et les simulations de films. La liste est longue. Cependant, il ne s'agit pas ici d'un manuel de votre appareil photo, mais d'un guide initial sur les principales fonctionnalités à connaître.

Comme je l'ai mentionné au début de ce guide, lisez votre manuel. Connaissez votre appareil photo à l'intérieur (menus) et à l'extérieur (boutons). Jouez avec quand vous avez du temps libre. Habituez-vous aux commandes jusqu'à ce que vous puissiez les utiliser dans l'obscurité. Rappelez-vous toujours que, même si votre vision dicte l'image capturée, vous ne pouvez pas la capturer sans appareil photo.

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COMPRENDRE SON BOÎTIER : LES MODES D'EXPOSITION

Les modes de mesure d’un appareil photo sont l’un des paramètres les plus puissants, incompris, et sous-utilisés sur un appareil photo numérique moderne. On voit cela se produire tous les jours : un photographe essayant de capturer une image et le boîtier ne produit pas ce qui était attendu. On enfonce le bouton déclencheur puis on examine rapidement le résultat pour voir si la photo est trop claire ou trop sombre. Si c'est le cas, on efface la photo et on réessaye -parfois sans rien changer des réglages  !-. C’est comme si le boîtier va voir la Vierge et changer miraculeusement sa façon de travailler pour exhausser les souhaits du photographe... Ou, et cela est très courant aussi, on change le mode de prise de vue (ce qui peut ou non changer l'image en fonction des paramètres). Cependant, ce n’est pas la bonne solution non plus. Ce qui manque aux photographes (non habitués) et ce dont nous allons discuter ici, c’est une compréhension des modes de mesure de l'exposition. J'ai déjà parlé des modes d'exposition dans plusieurs autres pages (rechercher ici) mais il ne s'agira pas de doublon, il faudra considérer tous ces articles comme complémentaires.

Soyons honnêtes, à quelle fréquence modifiez-vous le mode de mesure de l'exposition sur votre boîtier ? Aux débuts de ma pratique photographique, les boîtiers ne proposaient qu'un seul mode de mesure donc... nombre de changement = 0 (!!!). Ensuite, ma collectionnite m'a mis en contact avec des boîtiers qui ne proposaient aucun mode de mesure donc... nombre de changement = 0(!!!). Mais depuis l'arrivée des boîtiers modernes (fin de l'argentique et numérique bien sûr !) le nombre de modes proposés est vaste... Et les automatismes sont absolument partout... Nous en sommes (presque logiquement) venus à compter sur les boîtiers modernes pour prendre des décisions à notre place !!!... Mais, c'est bien connu, les meilleures photos commencent toujours par le meilleur résultat original, et cela ne peut se produire QUE lorsque vous obtenez une exposition appropriée, et obtenir une exposition appropriée dépend uniquement de l'utilisation du mode de mesure correct (et de votre compétence).

Quels sont les modes d'exposition ? Je ne vais pas vous faire l'affront de vous les exposer à nouveau (recherchez ici), je vais simplement vous en parler sous un angle différent.
Selon le modèle de votre appareil photo, ces modes sont les systèmes de mesure les plus courants (même si certains ont disparus des boîtiers numériques).

Ces modes sont  :
• Spot
• Pondéré central
• Moyen
• Partiel
• Multizone

Regardons chacun d'eux de plus près.

MODE SPOT. Le mode de mesure spot utilise une très petite section de la surface de visée pour effectuer la mesure. La zone de mesure correspond typiquement à une superficie allant de 1% à 5% de la surface totale de l'image présente dans le viseur. Cette zone est généralement représentée par un petit cercle placé directement au centre du viseur.
Certains modèles, comme le viseur TTL du Kiev 88CM (par exemple), situent la zone de mesure spot en haut du viseur. Certains modèles permettent aussi au « spot » d'être déplacé dans le cadre de visée. Si votre modèle de boîtier possède une zone de masure fixe, vous l'utiliseriez en le pointant sur l'objet sur lequel vous voulez effectuer la mesure, puis vous verrouillez les paramètres d'exposition (ou, si boîtier manuel, reporter les paramètres sur les différents contrôles) et enfin, vous recomposez votre image.

Le mode de mesure ponctuelle (ou mesure spot) est extrêmement utile pour un certain nombre de raisons.
• il permet d'ajuster précisément votre exposition.
• le boîtier ne se laissera pas mystifier par une situation de contraste extrême (comme rétro-éclairage).
• permet d'obtenir une lecture précise d'un objet physiquement éloigné.
• seul mode de mesure permettant d'utiliser le "Zone System" (voir ici et ici) qui est l'outil ultime d'exposition.
• permet de déterminer avec précision le réglage de l'exposition pour un objet brillant sur un fond sombre (ou inversement), comme la lune dans un ciel sombre.

À mon avis, le mode de mesure spot est l'un des outils les plus puissants de votre appareil photo, il est indispensable d'apprendre à l'utiliser...

MODE CENTRAL PONDÉRÉ. Le mode de mesure centrale pondérée utilise de 60% à 80% de la mesure sur le 1/3 central de la surface du viseur. Le boîtier prend alors en compte la lecture basée sur les 2/3 restants de la surface du viseur. Ce mode fonctionne sur l'hypothèse que vous allez probablement centrer votre sujet dans le viseur, ce qui ne sera probablement quasiment jamais le cas... Ce mode de mesure vous obligera donc à recadrer après mesure. La mesure pondérée centrale est utile dans certaines des mêmes situations dans lesquelles vous utiliseriez le mode de mesure ponctuelle (spot). Mais il prend en compte plus de surface. Le système de mesure est si efficace qu'il a été le seul proposé dans les années 1980 (avant l'invention de la mesure multizones inventée par Nikon), qu'il a été implanté dans les boîtiers modernes (proposant également la mesure multizone) et que de nombreux photographes (même professionnels) la préfèrent encore à la mesure multizones !...

Quand choisirez-vous le mode de mesure pondérée centrale ?
• il est parfait pour les situations rapides.
• si l’arrière-plan ne doit pas influencer la mesure mais que le mode spot est trop serré.
• idéal pour mesurer sur un objet lumineux en mouvement sur un fond sombre (ou vice versa).
• parfait si le sujet principal doit rester quelque peu centré dans le cadre (tels que des portraits).

Pour l'avoir utilisé (pas le choix) pendant des années, à mon avis, le mode de mesure pondérée centrale a toute sa place dans les modes de mesure encore actuellement proposés. Je trouve ce mode le plus utile en « photographie d’événement » où l’utilisation du mode de mesure spot n’est pas pratique, mais en réalité, lorsque bien utilisée, la mesure pondérée centrale est un mode de mesure universel... La preuve, elle a été très longtemps la seule mesure proposée, même avec des boîtiers proposant des expositions automatiques (et semi-automatiques).

MODE MOYEN. Vous ne trouverez pas souvent le mode de mesure moyenne (aussi appelée globale), cependant, il existe toujours. Le mode de mesure moyen analyse la scène entière. Il crée ensuite une recommandation d'exposition basée sur la valeur la plus claire et la valeur la plus sombre. Ce réglage fonctionne très bien pour des scènes moyennement éclairées et les scènes présentant des tonalités moyennes. Le problème est que cette situation se présente rarement... J'ai utilisé longtemps ce mode de mesure (Kiev-60 et Kiev-88 par exemple) avec de belles réussites. De même pour les appareils à posemètre autonome intégré (FED-5, Zenit-E, Zeiss Ikon Contessa Super par exemple) et tous les compacts présentant une cellule intégrée à la face avant de l'objectif. Si vous avez un boîtier qui inclut ce réglage, parmi d'autres, je vous recommanderais d'en faire votre dernier choix... ou mieux, d'apprendre à bien l'utiliser et dans ce cas, ce sera un mode super efficace !...


Mode mesure moyenne


Mode mesure moyenne sur les Kiev moyen format (entre autres)

MODE PARTIEL. La mesure partielle est un mélange de mesure moyenne et de mesure pondérée centrale. Il lit une zone de l'image qui représente approximativement la même surface que la mesure pondérée, soit 20%. Donc, c’est une lecture d'une zone plus large que celle de la mesure ponctuelle. Mais, contrairement à la mesure pondérée centrale, elle ne prend pas en compte la lecture des zones extérieures pour l'équilibre du cadre.

Dans de nombreux modèles d’appareils photo, le point de lecture partielle n’est pas verrouillé au centre du viseur, il peut être déplacé dans le cadre. Cela permet d'effectuer une mesure précise d'un sujet décentré sans avoir à recomposer après lecture.

Dans ce mode on
• crée une lecture précise d'environ 20% de la surface de l'image.
• fonctionne comme dans le mode de mesure ponctuelle, mais prend en compte une zone plus grande.
• utilise une zone de mesure souvent réglable, ce qui permet de la déplacer dans le viseur.

Le mode de mesure partielle est aussi utile que le mode de mesure ponctuelle. Il offre l’avantage d’une zone de lecture précise et contrôlée, tout en tenant compte d'une gamme de tons plus large que le mode spot.

Imaginez que vous créez un portrait d'une mariée. Son teint est plus sombre que la moyenne. Sa robe est d'un blanc éclatant. Une fenêtre positionnée à un angle de 45° à sa gauche fournit la lumière qui l'éclaire. Le fond est sombre. Ceci est une configuration classique qui va tromper un posemètre. C'est là que le mode de mesure partielle brille vraiment !
• La mesure ponctuelle pourrait fonctionner. Mais cela vous ralentira, ce qui n’est pas acceptable lors d’un mariage (où il faut travailler vite). Et, si vous êtes pressé, vous pouvez effectuer la lecture d'une mauvaise partie de la photo telle qu'une ombre ou zone en surbrillance.
• Le mode pondéré central prendrait en compte une grande partie du fond et la robe causant une mauvaise exposition en plus ou en moins selon votre appareil photo.
• Le mode partiel peut être configuré pour mesurer uniquement le visage de la femme. Cela donnerait la lecture la plus précise dans ces conditions.

MODE ZONE. La mesure de zone est souvent appelée matricielle, évaluative, multizone, nid d'abeille, ou segmentée en fonction du fabricant du boîtier. Le mode de mesure de zone décompose l'image dans le viseur en sections. Le nombre de sections dépend du modèle de boîtier. En règle générale, ce nombre de sections va de 5 à 1000.

L’appareil photo examine chaque zone et détermine la bonne exposition pour ces zones. Il fait ensuite la moyenne de toutes les valeurs d'exposition de zone pour déterminer l'exposition de la photo. Point important : dans certains boîtiers, un poids supplémentaire est attribué à la zone qui coïncide avec la zone de mise au point utilisée. Le mode de mesure de zone est excellent dans les circonstances suivantes :
• Vous souhaitez travailler rapidement avec un minimum de réflexion.
• La lumière change rapidement.
• Votre angle par rapport au sujet et à la lumière change rapidement (comme le sport).
• L'éclairage et le contraste ne sont pas extrêmes.

La mesure de zone est un excellent choix pour de nombreux sujets. Le problème principal est qu'il est facile de devenir paresseux et d’utiliser cette mesure tout le temps sans même y penser. Bien qu’il fasse un excellent travail, ce n’est pas la solution parfaite ! La solution parfaite est votre intelligence. Un bon photographe connait et comprend les modes de mesure mais il comprend également la lecture de la scène pour obtenir une bonne exposition. Par exemple, un photographe regardant une scène devrait pouvoir dire : « J'accepterai que les ombres là-bas deviennent complètement noires. Je n'ai pas besoin de tous les détails dans le fond. Le ciel est prépondérant dans cette composition. »

Sachant cela et en fonction du modèle d'appareil photo et des choix disponibles, le photographe choisira un mode de mesure dans l'ordre suivant.
• Partielle - Mise en place de la zone de mesure sur une zone sombre, une zone moyenne et une zone claire.
• Zone - S'assurer que les erreurs d'évaluation du boîtier n’explose pas les points clairs (ciel).
• Pondérée centrale - Utilisée à la place du mode partiel si non disponible sur le boîtier.
• Spot - Si installé sur un trépied et ayant le temps de faire la photo, appliquer le zone system.

Pour réussir l'exposition parfaite, il faudrait prendre les mesures sur une zone de tons moyens, une zone de tons sombres et une zone de tons clairs. Il faudrait ensuite faire la moyenne de ces mesures pour choisir son exposition. Exemple : zone sombre : 1/30è à f/11, zone moyenne : 1/125è à f/11, zone claire : 1/500 à f/11. Point important : la plupart des appareils photo reflex numériques peuvent enregistrer une plage d'environ 8 à 10 diaph'. Toute lecture qui tombe en dehors de cette plage fera perdre tous les détails dans les tons extrêmes...

C'est un bon moment pour parler modes de mesure et modes de prise de vue. Si vous utilisez un mode de prise de vue automatisé tels que Programme, Priorité Ouverture ou Priorité Vitesse, la mesure du posemètre (et donc l'exposition) peut varier en raison des mouvements du boîtier, des mouvements du sujet ou des changements d'éclairage. En utilisant un mode de prise de vue manuel, vous pouvez définir un mode de mesure, faire une mesure de luminosité, définir une exposition et ne pas s'inquiéter des fluctuations mineures.

Vous voyez maintenant pourquoi les boîtiers modernes proposent plusieurs modes de mesure. Ce n'est pas pour que chacun puisse choisir son mode préféré ! C'est bien pour permettre au photographe d'adapter le mode de mesure à la situation particulière de chaque scène... S'il devait en être autrement, on trouverait des boîtiers numériques d'entrée de gamme avec un seul mode de mesure... et ce n'est pas le cas !...

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COMPRENDRE SON BOÎTIER : LES MODES DE PRISE DE VUE

Les fabricants d'appareils photo ont tout mis en œuvre pour aider les photographes à créer des photographies réussies. Malheureusement, le résultat ressemble encore trop souvent à une bête télécommande de télé, elle peut faire 50 choses, mais nous n’en utilisons que 4. L'abondance des modes de prise de vue est un exemple du même ordre.

En discutant avec les photographes on s'aperçoit que beaucoup ne comprennent pas comment les différents modes de prise de vue fonctionnent ou, plus important encore, pourquoi et quand choisir tel ou tel mode !!!. Nombre d'entre eux signalent une affinité pour la priorité à l’ouverture mais sans pouvoir justifier leur choix. Certes c'est un excellent choix, c'est d'ailleurs celui que j'utilise le plus (après le mode manuel), mais uniquement dans un seul cas de figure : la nécessité de gestion de profondeur de champ et donc, si vous travaillez principalement avec des sujets rapides ou avec des objectifs (très) grand angle, la priorité à l’ouverture devrait être le dernier des choix. Si vous ne comprenez pas tout de ce que je viens de dire, poursuivez, vous comprendrez vite...

Lors de la prise de vue avec des objectifs grand angle, la priorité à l'ouverture n'a que peu d'intérêt puisqu'un objectif (très) grand angle offre une (très) grande netteté en profondeur (grande profondeur de champ) même si la photo est créée avec la plus grande ouverture possible (qui est sensée réduire drastiquement cette profondeur de champ !).

Les appareils photo destinés aux photographes débutants incluent un mode "tout automatique" ainsi que des "modes scène" tels que portrait, sport, paysage, macro et nuit (etc). J'en ai déjà parlé par ailleurs sur d'autres pages...

Parmi les autres possibilités du sélecteur de mode de prise de vue de votre appareil photo, vous pouvez choisir des paramètres personnalisés et la vidéo.

Je répèterai ici ce que j'ai certainement déjà dit mille fois dans mes autres pages : « N'utilisez pas les modes scène si vous utilisez un boîtier débutant !!! ». Je suppose que si vous lisez mon site c'est que vous êtes concerné par la création de vos photographies. Et l’utilisation des modes scène supprime tout le processus de pensée qui vous permettra d'évoluer dans votre photographie !!!

Si vous voulez (ou avez besoin de) tirer vite et sans trop réfléchir, il existe d'autres options, dont nous discuterons dans un instant. La plupart des fabricants offrent un réglage "auto" (généralement de couleur verte pétante). Parfois, il ne s’agit même pas du mot ("auto") mais juste d'un carré ou d'un rectangle vert ou d'un cadre vert. Seul Sony (à ma connaissance) est l'exception qui confirme la règle puisqu'ils ne peuvent rien faire comme tout le monde, ils utilisent une couleur bleu-vert dans leur nomenclature. Je suppose que le but de rendre ce paramètre aussi visible que possible (cyan ou vert) est d’encourager les photographes à l’utiliser le plus possible. Les fabricants ont la prétention que leurs ingénieurs peuvent prendre une meilleure décision que vous ne le pourriez (!!!), ce qui, bien sûr, est totalement faux !!! De nombreux photographes ont du mal à comprendre pourquoi, en mode Auto, ils ne peuvent pas régler la sensibilité ISO ou décider de l'utilisation ou non du flash. En mode de prise de vue auto... ils n'ont aucune liberté !!! Lorsque vous mettez votre appareil photo en mode auto, il prend tout en charge. Les seuls choix qui vous restent sont la mise au point et le déclenchement. (Le détecteur de sourire sur les nouveaux boîtiers vous enlève même cette possibilité !!!). Ma recommandation : « Ne réglez JAMAIS votre appareil photo en mode de prise de vue entièrement automatique -mode vert- !!! ».

J'entends beaucoup de monde dire : « Et si je dois tirer vite ? Que faire si je n'ai pas le temps de penser à l'exposition ? Et si je devais juste faire l'image et y penser plus tard  ? » C’est à cela que sert le mode "Programme", et voici comment vous en servir au mieux :
• Maintenez les réglages ISO de votre appareil photo à un niveau de sensibilité le plus universel possible pour les travaux en intérieur et en extérieur. Je recommande 400ISO (sur les boîtiers modernes, car sur les vieux modèles bas de gamme qui plafonnaient à 800 ISO vous ne ferez rien de bon à 400 ISO !!!).
• Photographiez au format de fichier RAW. Cela vous donne la plus grande flexibilité pour corriger la photo en post-production si votre exposition n'est pas terrible.

Vous vous demandez probablement quelle est la différence entre les modes Auto et Programme ? Comme je l’ai dit plus tôt, Auto règle tout et vous bloque. Programme choisit une combinaison vitesse d'obturation / ouverture de diaphragme et puis c'est tout !!!... Vous pouvez toujours définir votre sensibilité ISO, votre balance des blancs, vos paramètres de flash et votre correction d'exposition... Dans ces conditions, pourquoi ne pas utiliser le mode Programme tout le temps ? Le mode Programme est défini pour choisir un réglage moyen pour la vitesse d’obturation et l’ouverture en fonction de la mesure du posemètre... mais ce ne sera pas toujours la meilleure option.
• Imaginez que vous lancez une balle à l’extérieur et vous essayez de prendre des photos d’action de votre chien qui saute pour l'attraper en l'air
• Le ciel est très nuageux, votre sensibilité est réglée sur 400 ISO. C'est un bon niveau de sensibilité qui vous permet d'arrêter l'action sans créer de problèmes de bruit électronique.
• En mode Programme, l’appareil recherche les réglages moyens et choisit donc une vitesse d’obturation et une ouverture.
• Compte tenu de l'action, la vitesse sélectionnée par l'automatisme peut ne pas geler suffisamment le sujet en mouvement. Vous décidez donc que vous avez besoin d’une vitesse d’obturation plus importante. La profondeur de champ n'est pas un problème, votre principale préoccupation ici est de geler l'action.
• Vous avez maintenant le choix. En mode Programme, vous pouvez modifier le couple vitesse/ouverture (régler votre vitesse d'obturation et l'appareil photo choisira automatiquement le diaphragme approprié à votre vitesse réglée). Mais ce n'est pas une très bonne option. Pourquoi ?
• Si le soleil passe sous un nuage et que le niveau de lumière commence à baisser, l'appareil photo va baisser à la fois la vitesse d'obturation et l'ouverture. Le mode Programme n’a pas de parti pris. Donc, dans ce cas de figure, vous voudrez probablement préférer le mode Priorité vitesse. L'obturateur (la vitesse) reste réglé, peu importe ce qui se passe avec le niveau de lumière. Si la lumière change, seul le diaphragme s’ajustera. Si le niveau de lumière baisse au point que votre ouverture maximale ne laisse pas passer assez de lumière pour créer la photo, votre appareil photo vous avertit que vous devez réduire votre vitesse d'obturation ou augmenter votre sensibilité.

Nous réalisons maintenant que le mode Programme est assez bon pour les situations de prise de vue moyennes. S'il y a du mouvement, mais rien d'extrêmement rapide. Une certaine profondeur de champ est nécessaire, mais ce n’est pas vital. Le moment de déclencher arrive en une fraction de seconde. Par conséquent, si le photographe est prêt à utiliser son système ISO et à prendre des images RAW, le mode Programme est un bon choix.

Les tremblements de l'appareil gâchent beaucoup plus de photographies que les problèmes de profondeur de champ, c'est la raison pour laquelle on peut préférer le mode Priorité vitesse. Il y a une exception toutefois. Lorsque vous photographiez avec des objectifs plus longs et que la lumière est abondante, et que vous souhaitez conserver une certaine profondeur de champ, vous utiliserez le mode Priorité ouverture.

On peut passer en mode automatique dans les conditions suivantes :
1) La lumière change constamment, comme le soleil entre et sort de la couverture nuageuse- ET…
2) Le sujet n'est pas fixe, il bouge.
Un exemple pourrait être un enfant jouant sur la plage et le soleil entre et sort de la couverture nuageuse. Vous ne voulez pas rater la photo et vous voulez vous concentrer sur ce que fait l’enfant. Dans ce scénario, quel serait le mode de prise de vue automatique le plus approprié ?
• Je n’utiliserais pas le mode Programme.
• Si l’enfant courait et se déplaçait rapidement, j’utiliserais le mode Priorité vitesse.
• Si l’enfant était en train de construire un château de sable, j’utiliserais le mode Priorité ouverture.

Comprenez-vous pourquoi ces choix ?

Imaginons une photo prise avec un objectif de 500 mm, mode de prise de vue Priorité ouverture. Avec un téléobjectif de 500 mm, le photographe est confronté à une situation de profondeur de champ minimale. Si la lumière est faible alors il faut augmenter la sensibilité ISO. Pensez-vous que le choix du mode de prise de vue Priorité ouverture représente le meilleur choix ? Je dirais que non. Le moindre mouvement entrainerait un flou inacceptable avec une focale pareille. Choisir Priorité vitesse et régler une sensibilité et une vitesse d'obturation élevées aurait été un meilleur choix.

Imaginons une photo de sport avec un objectif zoom réglé sur 77 mm, et mode Priorité ouverture. Pensez-vous que Priorité ouverture est un bon choix ? Parce que le sujet est orienté vers l’action, notre premier désir serait de partir pour le mode Priorité vitesse. Mais dans ce cas, je pense que le bon choix aurait été le mode Manuel ou le mode Priorité ouverture. Bien que, dans les stades, la lumière soit vive, elle est assez plate. Le mode manuel pourrait parfaitement fonctionner si l’intensité de la lumière ne change pas. Sinon je suis d’accord avec le choix du mode Priorité ouverture. Même si la vitesse d'obturation doit être élevée pour arrêter le mouvement. Le photographe peut probablement être plus intéressé par le maintien d'une profondeur de champ limitée pour séparer le joueur de la foule en arrière-plan.

Il y a tellement de choses que vous pouvez apprendre en étudiant des photographies existantes et leurs détails techniques (vitesse, sensibilité, diaphragme, focale..). Efforcez-vous d'en étudier beaucoup.

Nous allons terminer cet article en examinant le mode de prise de vue manuel et les modes de mesure. Je côtoie de nombreux photographes qui essayent de prendre une photo mais qui rencontrent un problème. Je vois comment ils commutent frénétiquement les modes de prise de vue et continuent à prendre la même image encore et encore. Lorsqu'on leur demande quel est le problème, ils disent souvent quelque chose comme : « La photo est trop sombre (ou trop claire) et quel que soit le paramètre que j'utilise, il ne résout rien. ». En y regardant de plus près, je constate qu’ils ne changent que le mode de prise de vue. Je leur dis alors qu'ils devraient peut-être changer de réglage. Ils devraient changer de mode de mesure (!!!) et pas de mode de prise de vue. Je sais que cet article ne concerne pas les modes de mesure, mais définissons la différence entre les modes Prise de vue et Mesure pour que vous compreniez bien.

• Le mode de prise de vue ne déterminera que la manière dont l'appareil photo définit la vitesse d'obturation et l'ouverture (et dans certains cas, l'ISO). Il ne tient pas compte de la quantité de lumière présente ni de l'emplacement de cette lumière. Vous pourrez changer de mode de prise de vue toute la journée (à l’exception des modes ‘Manuel’ et ‘Scène’) sans changer la luminosité de votre image. Mais vous en saurez plus à ce sujet dans une minute.
• Le mode de mesure détermine la quantité de lumière pénétrant dans l'appareil photo. En fonction de la manière dont vous définissez le mode de mesure, il permet également à l'appareil photo de déterminer où se trouve l'intensité de la lumière. Les modes de mesure typiques (ou parfois appelés modèles) sont spot, pondérée centrale et matriciels -ou évaluatifs ou multizones- (dont j'ai parlé par ailleurs !).

Imaginez un sujet dont l’arrière-plan est dans l'ombre et dont un rayon de soleil éclaire la tête. Vous pouvez basculer entre les modes Programme, Priorité vitesse et Priorité ouverture sans modifier la valeur d’exposition pour cette image. Le mode de mesure est ce qui fait la différence. La mesure matricielle entraînerait la surexposition de la tête. La mesure centrale pondérée serait préférable, mais elle surexposerait toujours la tête en tentant d’éclaircir l’arrière-plan. Le mode de mesure correct serait donc la mesure spot de sorte que l’appareil photo mesure la lumière à partir de la tête.

Nous savons donc maintenant que le changement de mode de prise de vue n’affecte pas l’exposition, à moins que vous ne passiez en mode Manuel (ou que vous utilisiez l’un de ces modes Scènes... bof !). Certains sujets présentent une situation techniquement difficile, c'est là que le mode Manuel est votre meilleure option. Le mode manuel est l’outil ultime du photographe. Il vous laisse tout le processus de prise de décision. Est-ce que cela signifie que je pense qu'il n'y a pas de place pour les modes automatiques ? Absolument pas ! Il y a un moment et une situation appropriés pour les modes automatiques. Le problème est que je pense que les modes automatiques ont tendance à rendre les photographes paresseux et qu'ils se laissent porter par le matériel...

Imaginons une photo de paysage prise avec un objectif de 17mm, mode Manuel. Il y a beaucoup de lumière. Le photographe s’en moque ou cherche même un peu de flou de mouvement. La considération principale ici est la profondeur de champ (photo de paysage). Le photographe souhaite que tout soit net, du premier plan à l'arrière-plan (photo de paysage). L’appareil photo est monté sur un trépied en raison d'une vitesse d'obturation lente. Pensez-vous que le mode Manuel est le bon choix pour un mode de prise de vue ? Oui si on a tout le temps nécessaire pour mettre tout en place et prendre des décisions. Mais si un élément mobile passait par là et que le photographe voulait le capturer aussi, il passait en mode Priorité ouverture pour conserver la profondeur de champ et obtenir rapidement la photo...

Quoi qu'il en soit, dans la mesure du possible, je recommande de toujours utiliser le mode Manuel. Si vous en prenez l'habitude, vous deviendrez un meilleur photographe. Vous obtiendrez une meilleure compréhension du processus et vous pourrez prendre des décisions créatives à la volée plus rapidement.

Chaque fabricant a ses propres acronymes et terminologies relatives aux modes de prise de vue, ce qui peut ajouter à la confusion : Av/A, Tv/S, etc. Mais tous les appareils photo reflex numériques et argentiques depuis les années 1980~1990 (et mirrorless haut de gamme) offrent les modes de prise de vue suivants : manuel, priorité à l'ouverture, priorité à la vitesse et programme.

J'ai bien conscience que cet article semble complexifier inutilement une chose qui ne vous aura probablement jamais effleuré... mais c'est malheureusement le prix à payer pour savoir utiliser correctement la technologie embarquée dans nos boîtiers... Si son contenu vous semble peu clair, oubliez-le et revenez le lire dans deux ou trois jours et ce aussi souvent que nécessaire... tout s'éclairera dès que vous serez mûr pour le comprendre...

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DIFFÉRENCES ENTRE REFLEX ET MIRRORLESS

Quiconque fait de la photographie depuis suffisamment longtemps devrait être au courant du débat (parfois controversé) sur les différences (réelles ou imaginaires, nous ne sommes pas là pour en discuter) entre film et numérique. Lequel présente une meilleure plage dynamique ? Lequel a une meilleure résolution ? À quel point est-ce mieux ? Le support numérique s'est imposé comme la norme d'imagerie même s'il recommence à perdre du terrain. Les arguments sur les mérites de la photographie sur film par rapport à la photographie numérique, la technologie continuant d'avancer, est responsable de la persistance d'un autre sujet de débat dans le monde de la photographie : les reflex numériques ou les boîtiers sans miroir (mirrorless) ?. Les reflex numériques, avec leurs corps volumineux et leurs miroirs qui claquent, sont-ils vraiment des dinosaures ? Les appareils photo sans miroir sont-ils vraiment l'avenir de la photographie ? Ces questions ne trouvent pas de réponses simples du type « oui » ou « non », cependant, si vous devez choisir entre les deux technologies, gardez à l’esprit quelques facteurs clés décrits ici.

Un peu d'histoire. Strictement parlant, les appareils sans miroir ne sont pas nouveaux. Les télémètres existaient avant les premiers appareils reflex (argentiques), ils n’utilis(ai)ent ni miroir ni pentaprisme comme les reflex. Ce sont donc des appareils photo sans miroir. Les reflex et les reflex numériques utilisent un système de miroir et de pentaprisme, ce qui permet au photographe de voir exactement ce qui passe à travers l'objectif et de faire de la mise au point un jeu d'enfant. Les télémètres simulent uniquement ce processus. La mise au point s'effectue généralement en déplaçant une molette de mise au point calibrée pour aligner les images apparaissant dans le viseur. Dans le langage moderne, centré sur le numérique, les appareils sans miroir désignent généralement les appareils numériques qui ne possèdent ni miroir ni pentaprisme. Ces appareils ne sont pas des télémètres au sens traditionnel pour autant (à part les Leica télémétriques numériques). Ainsi, alors que tous les appareils photo télémétriques sont sans miroir, tous ceux qui sont sans miroir ne sont pas des télémètres.

Parlons de taille et de poids. Les appareils photo reflex numériques sont plus gros, plus volumineux et plus lourds que leurs homologues sans miroir, car ils doivent abriter un miroir et un mécanisme à prisme. Les appareils sans miroir ne possèdent -évidemment- pas de miroir, rien ne se trouve entre l'élément arrière de l'objectif et le capteur. Cette conception permet de réduire la taille et le poids de manière significative. Toutefois, s’il existe un avantage pour les appareils reflex plus robustes, c’est une meilleure ergonomie.

Le viseur est le centre du problème. Les reflex numériques utilisent un viseur optique comme principal moyen de prévisualiser une image. Lorsque vous regardez dans un viseur optique, vous regardez la scène exacte que l'appareil photo va capturer lorsque vous appuyez sur le déclencheur. Pratiquement tous les reflex numériques actuellement sur le marché comportent une option de visualisation secondaire appelée Live View, qui utilise l'écran LCD arrière. Il existe des appareils photo sans miroir dotés d'un viseur optique, mais l'immense majorité utilisent un écran LCD et un viseur électronique pour prévisualiser les images. Le viseur électronique fournit essentiellement un rendu électronique en temps réel de ce que vous verriez à travers un viseur optique. Bien que les appareils photo sans miroir tels que le Fujifilm X-T1, la série OMD d’Olympus ou la gamme A7 de Sony disposent de très bons viseurs électroniques, la technologie continue de s’améliorer. Les viseurs électroniques ne sont pas encore au niveau des viseurs optiques principalement en raison de la lenteur dans des conditions de faible luminosité - même si certains photographes sont parfaitement satisfaits de leur viseur électronique.

Quid de l'autofocus ? En ce qui concerne la vitesse de mise au point automatique, les reflex numériques ont toujours eu le droit de se vanter. Cependant, diverses versions d'appareils sans miroir de marques telles que Sony (a6000), Panasonic (GH4), Olympus (OMD EM-1) et Fujifilm (X-T1) ont toutes fait des déclarations assez audacieuses sur la vitesse de leur autofocus. Bien sûr, les photographes sportifs et animaliers ont peut-être intérêt à utiliser un reflex numérique pour le moment, mais les appareils photo sans miroir minimisent rapidement l'avantage de la vitesse de mise au point automatique des reflex haut de gamme. Cela est dû en partie à la mise en œuvre de l'autofocus hybride, un système AF combinant à la fois les technologies de détection de phase et de détection de contraste. (J'ai parlé de cela par ailleurs dans mon site, vous pouvez chercher ici).

Et le choix des objectifs ? Étant donné que les reflex numériques sont le format dominant depuis si longtemps, il est logique qu’une sélection aussi complète d’objectifs - natifs et tiers - soit disponible pour ces appareils. Les appareils photo sans miroir, plus récents, en particulier ceux de Sony, Pentax et Samsung, offrent une quantité relativement faible (mais croissante) d’objectifs natifs. Bien entendu, la principale exception à cette règle est le format sans miroir µ4/3. Plus de 100 objectifs natifs sont disponibles, la plupart d'entre eux étant fabriqués par Olympus et Panasonic (sociétés à l'origine du format µ4/3). Les objectifs de fabricants tiers tels que Sigma, Tamron et Rokinon / Samyang ont permis de combler les lacunes laissées par le manque d'objectifs natifs pour appareils sans miroir. Par contre, comme je l'ai souligné ici, les appareils sans miroir acceptent facilement pratiquement tous les objectifs traditionnels à mise au point manuelle au prix d'adaptateurs...

Et la qualité d'image alors ? C'est tout de même le principal ! En raison de leurs capteurs plus grands (APS-C ou Full Frame), les reflex numériques ont été à un moment considérés comme les grands gagnants en matière de qualité d'image. Mais aujourd'hui, les appareils sans miroir embarquent les mêmes capteurs (!!!) et même le petit capteur de taille µ4/3 a évolué au point que la qualité d'image globale laisse peu à désirer pour les utilisateurs d'appareils photo sans miroir, seul reste le problème de la profondeur de champ des petits capteurs...

Et puis, il y a la vidéo. La possibilité de faire des vidéos est une fonctionnalité standard de n’importe quel appareil photo de nos jours. Les appareils sans miroir ont tendance à être une meilleure option pour ceux qui recherchent une mise au point et le suivi rapide et précis en mode vidéo (les appareils sans miroir sont parfois considérés comme des caméras vidéo capables de faire des plans fixes). Relativement peu de reflex numériques sont équipés des moyens (à savoir des points de détection de phase sur capteur) pour défier les systèmes sans miroir dans ce domaine. En outre, alors que les deux (sans miroir et reflex numériques) sont capables de vidéos en qualité HD, les nouveaux modèles 4K / Ultra HD sont actuellement beaucoup plus susceptibles de se retrouver dans des boîtiers sans miroir.

Reste le problème connu de la vie de la batterie. En ce qui concerne la durée de vie de la batterie, il n'y a vraiment pas de concurrence entre les appareils photo sans miroir et les reflex numériques - les reflex numériques gagnent haut la main. Cela est principalement dû au fait que lorsque vous utilisez un appareil sans miroir, vous devez activer le viseur électronique et/ou l'écran LCD pour pouvoir l'utiliser. Il est possible de réduire la consommation de batterie en utilisant diverses options de gradation, mais il n'en reste pas moins que les appareils reflex numériques sont capables de réaliser plus de deux fois plus de prises de vue par batterie. La solution la plus pratique pour les utilisateurs d'appareils photo sans miroir consiste peut-être simplement à acheter quelques batteries de rechange supplémentaires...

Pour finir, tout en photographie est question de compromis. Toutes les options générées par toute la concurrence sont bonnes pour les consommateurs. Le débat sur la « meilleure » technologie est pour l’essentiel stérile. Faites votre choix en fonction de l'appareil qui propose les fonctionnalités les mieux adaptées à votre style de prise de vue, à la fois esthétiquement et ergonomiquement. C'est tout ce qu'il y a à faire, vraiment...

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FAUT-IL PRÉFÉRER UN OBJECTIF f/1.8 À UN OBJECTIF f/1.4 ?

Tout le monde préfèrerait acquérir l'objectif le plus rapide possible... Parfois, il y a des raisons légitimes pour choisir l'objectif le plus rapide qui soit. La course à la plus faible profondeur de champ n'étant pas le moindre des paramètres... Mais est-ce toujours une bonne idée ? En fait, il est parfois (souvent) préférable d’utiliser un objectif f/1.8 moins cher. Je vois au moins 6 raisons de choisir un objectif f/1.8 plutôt qu'un plus rapide et (beaucoup) plus cher à f/1.4...

Je ne vais pas classer mes arguments par ordre d'importance, chacun voit midi à sa porte et pourra effectuer son propre classement !...

Le coût
La raison pour laquelle de nombreux photographes optent probablement pour un objectif f/1.8 au lieu d'un objectif f/1,4, avec un arrière-goût de frustration, est certainement le prix. Bien sûr, en achetant un objectif à f/1.8, vous perdez une partie de votre capacité de photographie en faible éclairage, bien sûr vous perdrez (très) un peu de la faible profondeur de champ, mais vous économiserez (vraiment) beaucoup d’argent.

Sans passer des heures sur les sites marchands, qu'il s'agisse de matériel neuf, d'occasion récente, ou de collection, quelle que soit la marque et la focale, vous pouvez vous attendre à payer votre objectif f/1.4 TROIS FOIS plus cher que le même mais limité à f/1.8

Avouez que même s'il s'agissait de la seule différence, celle-ci peut pardonner beaucoup des inconvénients d'un objectif f/1.8...

La mise au point
Ce n’est probablement pas si important pour de nombreux photographes, surtout s’ils utilisent un mode AF continu avec blocage du point avec le bouton arrière. Toutefois, si vous utilisez la mise au point automatique en une seule prise, ou pire une mise au point manuelle, il est plus difficile d'obtenir une mise au point parfaite avec une profondeur de champ aussi limitée que l'épaisseur d'une feuille de papier à f/1,4...

Capteurs numériques améliorés
La capacité de photographie en faible lumière des boîtiers numériques modernes est en augmentation constante. Ainsi, dans certains cas, le gain de 2/3 de diaph' obtenu avec un objectif f/1,4 n’est peut-être pas très important. Bien sûr, dans certaines situations, cela peut être utile, mais vous devriez vous demander si ces situations se produisent assez souvent pour justifier la différence de prix...

Aberrations longitudinales
J'en ai déjà parlé par ailleurs, plus un objectif est rapide et plus il expose aux aberrations longitudinales sur les capteurs numériques. Ce type d'aberration n'étant pas simple (voire impossible) à corriger en post-traitement, il sera impossible de justifier un travail à f/1.4... partant, un objectif f/1.8 serait un meilleur choix...

Qualité d'image
Il existe théoriquement certaines différences de qualité d’image entre les objectifs f/1.8 et f/1.4. Mais, pour être franc, elles sont imperceptibles à l'œil, vous ne remarquerez certainement pas les différences subtiles entre les photos prises avec un objectif f/1.8 et celles prises avec un objectif f/1.4...

Le poids et la taille
Si nous parlons d’objectifs compris entre 20 et 100mm, la taille et le poids d'un objectif f/1,8 par rapport à un objectif f/1,4 peuvent varier considérablement. Chaque poids et taille réduits peuvent être d'une importance considérable au moment de l'emport en photo itinérante...

Donc le f/1.8 est la panacée ?
Certes non ! Quels sont ses vrais inconvénients ? Dans de nombreux cas, les objectifs f/1.8, moins chers, ne sont pas fabriqués de la même manière que leurs équivalents f/1,4 et ils sont fabriqués à partir de matériaux moins nobles. Ensuite, le moteur de mise au point automatique n'est parfois pas aussi rapide ni aussi silencieux dans les objectifs f/1.8 que dans leurs versions plus rapides. Cependant, cette différence n’est pas si importante.

Ensuite, la plupart des objectifs f/1.8 ne sont pas étanches (tropicalisés).

C’est donc pour les 6 raisons (voire plus) soulignées ici, que cela pourrait être intéressant d’envisager l'acquisition d'objectifs f/1.8 moins chers que leurs équivalents f/1,4. Choisir toujours des options moins chères pour un non professionnel pour qui le budget joue un rôle important n'est pas forcément une mauvaise chose !...

À la question titre « Faut-il préférer un objectif f/1.8 à un objectif f/1.4 ? », la réponse est franchement non, il ne faut rien du tout, il existe certainement des raisons de choisir les variantes les plus rapides et les plus coûteuses, mais chacun se doit de considérer le pour et le contre de chaque alternative en fonction de ses besoins et de ses attentes (et de son budget !)... f/1.8 peut très bien être une ouverture suffisante et une qualité suffisante et un résultat suffisant pour délaisser une optique f/1.4 (ou plus rapide) !...

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FAUT-IL TROPICALISER TOUT LE MATÉRIEL PHOTO ?

D'emblée, on peut imaginer qu'il n'y a aucune bonne raison pour que tous les boîtiers numériques et tous les objectifs ne soient pas tropicalisés. Votre smartphone est très probablement étanche, alors pourquoi le matériel photo ne ferait pas de même ? 2018, 2019 et un nombre de plus en plus important de matériel haut de gamme (et à tarif de folie) voit le jour et tous ne sont pas tropicalisés. Il doit bien y avoir une raison. J'espère que ce n'est pas uniquement un moyen d'augmenter ses marges bénéficiaires !...

En effet, le compartiment de la batterie peut possiblement poser un problème en cas de pénétration d'eau. Le port USB et celui de la carte mémoire pourrait très bien en être de même. Il existe pourtant des mécanismes de verrouillage adéquats -tous les fabricants ont prouvé qu'ils étaient capables d'en fabriquer- qui peuvent isoler ces zones sensibles. Les fabricants de téléphones fabriquent des téléphones avec des batteries qui ne sortent pas et on ne rencontre généralement pas de problèmes majeurs concernant leur durée de vie... Alors, pourquoi ne pourrions-nous pas avoir un appareil photo compact (ou non) doté d’une batterie interne qui dure longtemps et qui peut être chargée via un chargeur mural et le même cordon que celui que vous utilisez pour recharger votre téléphone ? Cela ne semble pas si insensé, surtout si vous avez un chargeur de voiture et il n'est pas rare de garder un cordon de recharge avec soi. La batterie interne contribuerait à renforcer l'étanchéité de l'appareil photo...

Avec ce que vous payez pour un appareil photo reflex ou compact à objectif interchangeable, il n’y a aucune raison valable pour ne pas protéger les organes internes des intempéries. Pourquoi les fabricants d'appareils photo comme Fujifilm, Olympus et Panasonic n'imposent-ils pas l'étanchéité aux intempéries de leurs produits ? Si Pentax peut le faire, pourquoi pas les autres ?

Vous me connaissez maintenant, loin de moi l'idée d'apporter des arguments aux industriels de la photographie... mais je vais apporter des réponses aux questions que j'ai posées précédemment.

D'abord, je ne serais pas très intéressé par un boîtier photo avec batterie intégrée inamovible. Il ne faut pas rêver... au bout de quelques années, cette batterie perdra de son efficacité et représenterait qu'un élément de plus d'obsolescence programmée et... les appareils photo n'ont vraiment pas besoin de ça !... Bon, vous me direz que les batteries amovibles n'ont pas une espérance de vie plus longue et que l'arrêt de fabrication du boîtier signe l'arrêt de fabrication de la batterie donc on en est au même point... Sauf qu'une fois l'arrêt de fabrication de la batterie originale, on trouve aisément des batteries tierces... Pour preuve, je trouve encore des batteries pour mon Pentax EI-2000 arrêté en 2001 !... En plus, on ne peut pas comparer un appareil photo et un smartphone... On peut avoir besoin de sortir son smartphone sous une pluie battante, on peut laisser son matériel photo dans sa besace ou l'utiliser dans un système de protection étanche.

Autre argument sous-jacent, le prix. Les appareils photo, déjà très chers, ne pourraient être que plus chers s'ils étaient tropicalisés !...

Si, en effet, il y a des points stratégiques dans un boîtier numérique, tels la trappe de batterie et celle des interfaces USB et carte mémoire, il ne faut pas oublier que la trappe existe et qu'elle permet déjà une protection contre l'eau, même ruisselante. Elle n'est pas hermétique mais largement suffisante. Je n'en veux pour preuve que les boîtiers argentiques équipés de piles intégrées dans des compartiments non tropicalisés et qui ne rencontrent jamais le moindre problème, ni en cas d'humidité, ni en cas de brouillard, ni en cas de crachin... Je pratique la photo argentique depuis une bonne quarantaine d'année et pas uniquement l'été (!!!) et je n'ai jamais eu le moindre problème.

Il y a ensuite le problème de l'indépendance boîtier/objectifs. L'immense majorité des objectifs n'est pas tropicalisée, partant, est-il vraiment indispensable d'avoir un boîtier tropicalisé ? Reste le problème inverse : chez Canon, seuls les boîtiers haut de gamme sont tropicalisés alors que leurs objectifs EF sont globalement tropicalisés... quel intérêt ?

Reste le problème de la durabilité des joints. Un joint n'est qu'un bout de caoutchouc qui supporte mal les périodes de sécheresse et de forte chaleur. Et comme les amateurs ont plutôt tendance à faire de la photo l'été que sous la pluie, la tropicalisation est-elle vraiment un argument valable ?

Pour finir (et enfoncer le clou), si Pentax propose une tropicalisation sur une gamme élargie c'est uniquement pour une raison historique qui consiste à fournir le meilleur matériel au meilleur prix alors que nombre de ses objectifs n'est pas tropicalisé !...

Donc, plutôt que comparer un APN à un smartphone, on ferait mieux de le comparer à un boîtier argentique... Un boîtier argentique n'était pas tropicalisé, il était principalement formé de pièces métalliques, il a été utilisé pendant des années et il est toujours dans le même état. Les boîtiers numériques sont tous couverts de matières artificielles (hermétiques à l'eau) donc, même non tropicalisés, il n'y a aucune raison qu'ils ne puissent faire aussi bien...

Les amateurs font rarement de la photo sous la pluie ou sous la neige (et même dans le brouillard), que ce soit au temps de l'argentique ou du numérique, donc la tropicalisation n'a aucun intérêt pour eux. Pour les plus intrépides d'entre eux, il existe des habillages plastiques de protection (que l'on peut bricoler soi-même) pour photographier par tous les temps, donc pour eux non plus la tropicalisation n'a aucun intérêt !...

Reste la poussière que la tropicalisation est sensée tenir hors du matériel... Je n'ai jamais eu de problème avec mes reflex argentiques non tropicalisés alors que j'ai toujours de la poussière dans mes reflex numériques même tropicalisés !... Comprenne qui pourra...

Donc, que la tropicalisation existe, c'est bien. Qu'elle vous apporte un plus ou non, c'est à vous de voir... Il serait, à mon avis, contre-productif d’exiger la tropicalisation systématique…

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LE VRAI PRIX DU MATÉRIEL BON MARCHÉ

Le matériel pas cher est-il vraiment pas cher ? Que vous aura-t-il coûté à long terme ? Le coût réel de votre équipement pourrait bien être très supérieur à ce que vous pensez...

Tout le monde connait le dicton : « Je ne suis pas assez riche pour acheter des choses bon marché ! » Lorsque vous achetez un appareil photo, un objectif, du matériel d’éclairage, vous devriez vous référer à ce dicton !!!... Les matériels bon marché peuvent, en réalité, vous coûter bonbon à long terme, et pas uniquement en termes d’argent. Le matériel bon marché est-il vraiment un bon investissement ? Attention ! Peut-être ! Peut-être pas !...

Le coût d’un équipement n’est pas simplement ce que l’on lit sur une étiquette, il s'étend en réalité bien au-delà. Un équipement peu coûteux peut être tentant (et parfois nécessaire), mais vous pourriez en payer le prix à la fin, quand une batterie se décharge trop rapidement, ou lorsqu'un stabilisateur ne fait pas vraiment son travail, ou quand le rendu des couleurs ruine vos photos et vous oblige à passer des heures supplémentaires à corriger en post-production.

Si votre budget est strict et que vous ne pouvez pas vous permettre d'acheter du matériel à prix élevé, alors, un équipement bon marché vaut mieux que pas d'équipement du tout. Presque tous les photographes ont commencé avec des choses qu'ils avaient achetées d'occasion, sorties d'un grenier poussiéreux ou achetées en ligne à un prix étrangement bas. Cependant, ces mêmes photographes ont probablement appris que, même si vous avez de la chance et décrochez de bonnes affaires pour un matériel fiable et bien fait, il finit souvent par rendre l'âme ou ne pas fonctionner comme vous le souhaitez. Cela est particulièrement frustrant lorsque cela se produit sur un lieu de shooting au milieu de la séance.

Mon conseil serait de déterminer ce que vous pouvez et ne pouvez pas vous permettre de dépenser. Si vous travaillez en argentique, avec des films, dépenser beaucoup d'argent en matériel haut de gamme d'occasion est un investissement rentable. Déterminez ce dont vous pouvez vous passer, ce que vous pouvez construire vous-même et ce sur quoi vous pouvez jouer. En fin de compte, sachez que, même si vous économisez de l’argent à l'achat, vous risquez de payer le prix au moment de remplacer votre équipement, de passer plus de temps en post-prod' ou de ne pas obtenir exactement ce qui est promis (ou espéré).

Tout d’abord, vous devriez avoir le budget pour acheter du matériel. N'achetez pas pour acheter !... Mais est-il judicieux d’acheter plus de matériel bon marché pour ce budget, ou d’acheter un seul matériel plus cher ?

Le prix devrait être l’un des critères d’achat d’équipement, mais ce ne devrait pas être le seul. Et ceci est particulièrement important si vous êtes un photographe professionnel mais encore plus si vous êtes un amateur !!!. Par exemple, vous pouvez acheter un flash neuf de grande marque au prix de 500€ (ou plus !) ou cinq flashes tiers au même prix. Bien que la deuxième offre puisse sembler tentante, il serait peut-être plus judicieux d’acheter un seul flash de haute qualité pour ce budget. Mais rien n'est moins sûr ! Acheter un seul de ces flashes tiers à la fois peut être un excellent plan !!! Bien entendu, cela concerne également tous les autres équipements : objectifs, appareils photo, trépieds, etc. Il ne faut pas commettre cette erreur d'acheter plusieurs pièces bon marché au lieu d'une chère. En très bas de gamme vous risquerez d'avoir 4 à 6 pièces dans un lot, avec certaines d'entre elles affectées par des dysfonctionnements. Donc, si vous avez besoin de plusieurs flashes rapides pour vous assurer qu’un seul fonctionnera, n’est-il pas préférable d’en acheter juste un et d’être sûr de pouvoir compter sur lui ? Ensuite, un autre problème avec l'équipement trop bon marché est qu'il peut vous faire rater les images. Au lieu de vous concentrer sur le travail, vous vous concentrez sur le dépannage du matériel. Les objectifs bon marché peuvent avoir des problèmes de mise au point et vous devez donc prendre plus d’images. Pour cette raison, non seulement le shooting dure plus longtemps, mais la post-production aussi. Ensuite, les batteries bon marché peuvent causer des problèmes d'appareil photo ou s'épuiser beaucoup plus rapidement. Vous devez donc à nouveau suspendre la prise de vue pour changer les piles et vous concentrer sur le matériel plutôt que sur les modèles et la séance photo. Les déclenchements et les flashes radio bon marché échouent toujours dans les moments clés, comme par hasard... Les flashes à bas prix peuvent présenter des couleurs et une puissance variables, ce qui vous oblige à consacrer plus de temps au post-traitement. Ainsi, un équipement bon marché peut vous coûter plus d’argent à long terme.

Vous avez besoin de plus de pièces d'équipement pour être sûr d'être couvert. Ensuite, si quelque chose ne va pas, vous risquez de perdre les images (voire les clients si vous êtes pro) et, vous en conviendrez, ce n'est pas vraiment bon pour sa photographie (et son entreprise).

Mais il ne s'agit pas que d'argent. Si vous devez consacrer plus de temps au dépannage et à la post-production pour compenser toutes les erreurs, cela prend également votre énergie et votre temps. Naturellement, je ne dis pas que nous devrions tous aller acheter le matériel le plus cher qui existe. Tout dépend de ce que vous faites et de ce que vous voulez réaliser. Je suis un amateur, alors je peux me permettre un trépied bon marché qui me rendra fou jusqu'à ce que je le change. Mais si vous voulez développer une entreprise et devenir un professionnel, je pense que c’est vraiment un investissement que vous devez faire pour que tout se passe bien et pour que vous ne manquiez pas les images. Après tout, à long terme, cela vous fera économiser de l’argent, des efforts et du temps.

Mais la qualité de votre équipement doit correspondre à ce que vous voulez en faire !... Si vous louez des lieux haut de gamme et que vous avez du matériel bon marché, vous serez limité, les résultats risquent de ne pas être acceptables. Si votre équipement est plus haut de gamme que ce que vous pouvez vous permettre, vous n'assumerez jamais les coûts.

Une autre règle acceptée par tous les anciens : N'achetez pas de boîtier, n'achetez pas de boîtier, n'achetez pas de boîtier trop cher !... C'est lui qui vieillira en premier. Les objectifs, le trépied, la lumière et tous les autres accessoires seront utilisables au moins pour la durée de vie de 2 ou 3 boîtiers. Ceci n'étant vrai qu'en numérique... un bon boîtier argentique utilisé sérieusement a une espérance de vie de 100 ans et plus !...

Ne vous concentrez pas sur une marque, achetez des objectifs que vous pouvez utiliser sur plusieurs marques car le marché change constamment. Il existe d'excellents objectifs tiers, bien moins chers que leurs équivalents de la marque du boîtier et de qualité au moins équivalente... Voilà de l'investissement malin ! D'excellents objectifs, moins chers, pouvant survivre à 2 ou 3 boîtiers successifs, vous libérant des marques (donc permettant d'acheter les boîtiers successifs les mieux adaptés à vos besoin au meilleur prix)...

Ce que je viens d'introduire est un élément important. Certains matériels à bas prix sont véritablement de bonne qualité. Mais si on ne souhaite pas se tirer une balle dans le pied, ne courrez pas nécessairement après le matériel à très bas prix, souvent, pour à peine plus cher, vous avez accès à des accessoires extraordinaires et abordables... mais pour y parvenir, il faut investir un peu de temps, faites des recherches sur le net (ou ailleurs) avant d'acheter... il y a tellement d'infos sur internet que faire ses courses à la recherche de la bonne affaire vaut largement le temps passé (investi).

Achetez le matériel à très bas prix si c'est tout ce que vous pouvez vous permettre et améliorez (remplacez) quand vous pourrez. Nombre d'amateurs (mais pas que) fonctionnent déjà suivant ce schéma... mais savent que le dicton « Buy cheap, buy twice ! » (acheter peu cher c'est acheter deux fois) s'applique quasiment systématiquement...

Cela dit, tout en soulignant toujours que je ne suis pas un modèle à suivre, si on regarde ma collection de matériel photo et les tiroirs d'accessoires photo, on découvrira l'absence de matériel de grande classe (zéro 'blad, zéro Leica) et beaucoup de matériel chinois -de qualité et petit prix-, 6 flashes non achetés -accompagnant certains boîtiers d'occasion- et énormément de bricolages maison... Suis-je limité par ce matériel "bas de gamme" ? Si j'étais professionnel, probablement, mais en tant qu'amateur, pas du tout !!! Mes 6 flashes pas terribles mais gratuits me permettent de créer des éclairages complexes qu'un seul flash de haut de gamme ne me permettrait pas... On m'a souvent fait remarquer -avec raison- que si je devais faire le total de ce que j'ai investi pour mon matériel, j'aurais pu me payer un Hasselblad moyen format ET un Leica ! Mais, d'une part ce n'est pas certain et d'autre part j'ai ainsi plus de choix et de plaisir grâce à de nombreux matériels différents ! Et, en plus, puisque j'utilise tout ce que je possède, je peux sortir avec tout ce que j'ai sans craindre de me faire agresser pour me voler un 'blad ou un Leica !...

Il peut donc y avoir des inconvénients à acheter à bas prix, il peut aussi y avoir des avantages !... À chacun de voir, selon sa vision de sa photographie, la façon d'investir son budget ! Il y a de nombreux cas où il est préférable d'acheter beaucoup de choses à bas prix plutôt qu'une seule à prix "normal", surtout si on prend le temps de se renseigner sur la qualité et les limitations du matériel bas prix... Comme je le dis toujours, il n'y a jamais urgence à acheter, il n'y a jamais ZE bonne affaire mais toujours UNE bonne affaire parmi de nombreuses autres !...

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PEUT-ON ENVISAGER D'UTILISER UN CONVERTISSEUR DE FOCALE ?

Pas plus tard qu'hier, Denis M., un ami photographe amateur, m'a parlé de son envie de photographier la colonie de cigognes installée depuis peu en Lorraine nord mais son 200mm (du 70~200mm) semble un peu court... Les objectifs longs sont indispensables pour certains types de photographie, mais ils peuvent représenter un investissement énorme. Surtout que Denis travaille avec du Nikon !... Je lui ai donc proposé d'opter pour un téléconvertisseur. Cela est ou peut être la meilleure option, ou pas... et peut-être que vous vous demandez aussi si vous devriez acheter un convertisseur de focale ou non... Nous allons donc parler aujourd'hui des avantages et des inconvénients des téléconvertisseurs. Si vous ne savez pas si l'investissement en vaut la peine, cet article pourrait vous être utile.

Les avantages :

Longueur focale accrue
Le premier avantage -et le plus évident- est que les téléconvertisseurs offrent à vos objectifs une focale supérieure. Après tout, c'est pourquoi nous les utilisons. Il existe deux téléconvertisseurs : x1,4 et x2. Le 1,4x augmente la focale de 40% et le 2x la double. Ainsi, vous pouvez transformer un 200mm (comme Denis) en 280mm avec le 1,4x ou en 400mm avec le 2x. Cela permet de vous rapprocher du sujet sans bouger (la zone lacustre où les cigognes se sont installées ne permet pas de s'approcher beaucoup). Et, si un jour vous voudrez photographier des varans, des crocodiles ou des ours, les téléconvertisseurs peuvent servir votre sécurité, c'est certainement une fonctionnalité utile, non ?

Prix abordable
Un autre gros avantage des téléconvertisseurs est qu’ils sont abordables. Si vous vouliez acheter un objectif de 800mm f/5.6, il vous en coûterait au moins quelques milliers d'euros. Par exemple, un Sigma 800mm f/5.6 EX DG APO HSM coûte plus de 6.000€ (et encore les tarifs augmentent en permanence !), alors que le même type d’objectif de Canon coûte plus de 13.000€ et celui de Nikon plus de 16.000€. Un Tamron 600mm f/5.6 vous couterait dans les 1.500€. Avec les téléconvertisseurs, même si vous achetez les deux, vous vous retrouvez avec une option plus abordable. Un téléconvertisseur 2,0x est de l'ordre de 400€ et le 1,4x de 300€ (cela dépend aussi des marques). Ca fait toute la différence...

La distance minimale de mise au point reste inchangée
Enfin, les téléconvertisseurs ne modifient pas la distance minimale de mise au point de l'objectif. Vous pourrez toujours faire la mise au point à la même distance que lorsque vous utilisez votre objectif sans convertisseur. Une des choses que je voudrais ajouter aux avantages, c'est qu'ils vous offrent une polyvalence certaine. En gros, vous couvrez des focales comprises entre 100mm et 1200mm avec un objectif 100-600mm et un téléconvertisseur 2,0x, contrairement aux objectifs 100-600mm ou 800mm...

Les inconvénients :

Perte de luminosité
Le premier -et le plus important- alors que les téléconvertisseurs vous donnent une focale supplémentaire, ils réduisent la luminosité des objectifs. Avec 1,4x, vous avez une perte d'un 1 diaph' (un objectif f/2.8 devient un objectif f/4) et avec le 2.0x, vous perdez 2 diaph' (un objectif f/2.8 devient un objectif f/5.6). Dans certaines situations et dans certaines conditions d'éclairage, cela peut être un obstacle (un objectif f/5.6 avec un convertisseur 2x devient un objectif f/11 !!!) !...

Capacité de mise au point/vitesse réduite
Un autre défaut des téléconvertisseurs est que la vitesse de mise au point automatique diminue lorsque vous les utilisez. De plus, certains systèmes autofocus ne fonctionnent tout simplement plus avec des objectifs équipés de téléconvertisseur à cause de la perte de luminosité. Certains systèmes autofocus ont besoin d'une ouverture de diaphragme minimale pour fonctionner, si la vitesse de votre objectif est limite, l'ajout du téléconvertisseur (qui fait perdre au moins 1 diaph', si ce n'est pas 2 !) bloquera la mise au point automatique !... Cela dit, vous pourrez toujours effectuer la mise au point manuellement...

Baisse de la qualité d'image
Bien que les téléconvertisseurs vous offrent encore une qualité d'image correcte, ils entraînent néanmoins la perte d'une partie de la qualité de l'objectif original. Cependant, ils permettent toujours une bien meilleure qualité que le recadrage de l'image...

Plus de risque de flou de bougé
Cela va de soi, lorsque vous utilisez un objectif de plus longue focale, d'une part le grossissement est plus important donc le moindre micromouvement sera amplifié ET, en plus, il modifiera l'équilibre du boîtier et donc, ce dernier bougera davantage. Vous ne pourrez donc probablement pas tenir à la main l'appareil photo monté avec un objectif de 600mm équipé d'un téléconvertisseur...

C'étaient quelques-unes des raisons pour et contre les téléconvertisseurs, du moins comme je les vois. Malgré les inconvénients, j'ai tendance à les recommander comme une excellente solution abordable. En tant que photographe amateur, j'opterais toujours pour l'option la plus abordable, tout en maintenant une qualité d'image relativement élevée. Je pense que les avantages des convertisseurs de focale sont plus nombreux et plus importants que les inconvénients.

Je ne sais pas si vous utilisez des téléconvertisseurs et si vous pensez comme moi, mais, pour en utiliser quelques- uns, avec des objectifs pas franchement top au départ (en plus !), je trouve qu’il s’agit d’une bonne solution pour obtenir une focale plus grande sans dépenser une fortune pour un objectif longue focale. Et même si la perte de qualité existe, elle est difficilement décelable... mes doubleurs avec des objectifs déjà discutables ne font que rajouter une certaine valeur aux images finales !...

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AUTOFOCUS : PROBLÈMES COURANTS ET SOLUTIONS

Vous ne parvenez pas à obtenir systématiquement une mise au point automatique avec votre appareil photo ? Outre la compétence technique, il existe un certain nombre d'autres problèmes qui pourraient vous causer du désespoir.

-> Mauvaise calibration de l'objectif (plus largement du système autofocus)
Voilà un problème connu de longue date. J'ai d'ailleurs écrit plusieurs articles à ce sujet dont une technique de calibration. Aujourd'hui, les boîtiers proposent tous dans leur menu un réglage fin de l'AF pour chacun de ses objectifs. Ce que je disais du diagnostic et du réglage dans mes anciens articles reste d'actualité, seul le système de micro réglage interne au boîtier est un peu plus convivial. Il existe des tas de systèmes dans le commerce pour aligner ses objectifs, mais des chartes gratuites téléchargeables sur internet, et même une simple règle d'écolier peuvent très bien faire l'affaire !... Attention toutefois, ne vous amusez pas à calibrer votre AF si le problème n'est pas constant, c'est à dire pour toutes les images et toujours dans le même sens, plan de netteté toujours en avant ou toujours en arrière du sujet et pas une fois devant et une fois derrière !!!

-> Les capteurs AF sont sales
Si votre boîtier semble faire n'importe quoi lorsqu'il fait la mise au point : un coup ça marche, un coup le point est devant le sujet, un coup le point est derrière le sujet, etc, il serait peut-être grand temps de nettoyer les capteurs AF de votre boîtier !... Oui, je le sais, quand on parle de nettoyer un capteur dans un appareil photo, on pense immédiatement au capteur d'image, mais il existe également des capteurs dédiés à l'AF !
Voici un schéma (à l'arrache) de la localisation des capteurs AF dans un boîtier reflex :

L'accumulation de poussières sur ces capteurs qui, comme par hasard, se trouvent en bas, rendra l'AF totalement imprévisible surtout dans le cas d'images à faible contraste... Pour corriger le problème, il suffit de placer une batterie chargée à bloc dans le boîtier, de forcer la levée du miroir (dans un reflex !) pour nettoyage (il s'agit d'une fonction que l'on trouve dans les menus... ATTENTION, il ne faut pas se contenter de la levée du miroir que l'on utilise juste avant le déclenchement pour éviter les vibrations !... Une fois le miroir levé, placez le boîtier prisme vers le bas et utilisez une poire puissante et souffler le fond du boîtier (situé en haut puisque le boîtier est tête en bas !). LA bonne idée serait de nettoyer les capteurs AF chaque fois que vous nettoyez le capteur d'image !...

-> Utilisation du mauvais mode AF
C'est une erreur humaine cette fois, n'allez pas accuser votre matériel ! Si le point se fait au mauvais endroit et qu'il ne se modifie pas quand votre sujet se déplace d'avant en arrière, c'est probablement vous qui travaillez en mode AF single (pour une prise de vue "statique") plutôt qu'en mode AF continu !... LA bonne idée est d'apprendre et de réviser régulièrement les options AF que vous propose votre boîtier... Il existe parfois des tas de fonctions qui ne seront efficace que dans un cas de figure bien particulier, comme par exemple une mise au point sur une toute petite zone bien spécifique. Ces fonctions ne se retrouvant pas dans tous les boîtiers ou étant très différentes d'un boîtier à l'autre, je ne rentrerai pas dans les détails !... Mais n'oubliez jamais que le mode d'emploi de votre boîtier est votre meilleur allié !...

-> L'affichage du collimateur AF est désactivé ou le collimateur est décalé
Certains boîtiers autorisent la désactivation de l'affichage du collimateur AF dans le viseur ! Si cela est le cas sur votre appareil et que vous travaillez dans ce mode, le boîtier jouera parfaitement son rôle mais il ne mettra pas forcément au point là où vous le souhaiteriez !... En plus, les collimateurs AF dans le viseur ne sont que des "guides", le capteur AF (le vrai !) peut être plus petit ou plus grand que sa représentation dans le viseur !... Il peut même être plus ou moins décalé par rapport à sa représentation dans le viseur !... Mais tout ce que je vous dis là est un peu du vent, puisque tout dépend de votre boîtier !... Le seul moyen de ne pas se faire piéger par ce problème est de tester votre boîtier... prenez une feuille de papier blanc, dessinez-y un motif quelconque au milieu, fixez la feuille contre un mur, éclairez-là uniformément, réglez le boîtier en mode AF point unique (la dénomination changera selon les marques), placez votre mode AF en continu, déplacez le collimateur loin du motif, lancez l'AF jusqu'à obtenir un motif archi flou, puis déplacez-vous doucement en direction du motif, traversez le motif et éloignez-vous en de l'autre côté. Refaites la manip' dans l'autre sens puis de haut en bas puis de bas en haut, cela vous permettra de repérer la taille et la position exacte du collimateur par rapport à sa représentation dans le viseur !... Quand vous connaitrez la réalité physique des choses, vous pourrez éviter la majorité des problèmes dûs à cette particularité de votre boîtier !... Si le décalage est trop important, envoyez votre boîtier au SAV pour un réajustement, sinon, adaptez votre visée...

-> Réfraction de la chaleur
Ceci se traduit surtout si vous utilisez un téléobjectif (zoom ou non) par temps très chaud. Votre boîtier n'est pas coupable de mauvaise mise au point, c'est un phénomène physique qui est mis en cause ici ! Vous savez, quand vous regardez au loin dans ces conditions météo, vous croyez voir des "vagues" (d'ailleurs on appelle cela des "vagues de chaleur"), Ce phénomène est dû à un rayonnement de chaleur depuis le sol et entraine une différence de densité de l'air qui déforme tout ce qui se trouve derrière, c'est comme si votre sujet se déplaçait d'avant en arrière, le système AF s'y perd et... fait n'importe quoi !... La solution se trouverait dans le fait de trouver un endroit abrité du soleil direct... autant dire d'abandonner votre sujet !...

-> Les contacts entre le boîtier et l'objectif sont sales
Cela est tellement évident que personne n'y pense !... Même si le système AF est au mieux de sa forme, si les ordres du boîtier ne sont pas transmis ou mal transmis à l'objectif, les résultats seront méchamment affectés. Ce n'est franchement pas difficile de nettoyer ces contacts, de l'alcool à 90° ou de l'alcool isopropyl remplaceront avantageusement les solutions du commerce, bien plus chères. Pour le chiffon, en choisir un sans peluche, un microfibre pour nettoyage de verres de lunettes fera parfaitement l'affaire. Évitez le coton, le papier, le torchon de vaisselle (même propre). Il est très important de ne pas trop mouiller le chiffon pour ne pas faire couler de l'alcool ni dans le boîtier ni dans l'objectif !... Et tant que vous y êtes, un petit nettoyage de la monture ne sera pas du luxe.

-> Technique médiocre
Autre erreur humaine fréquente ! Très souvent, ce que vous prenez pour une mauvaise mise au point est un flou de bougé, si, si, parfois c'est à s'y méprendre !... L'utilisation d'une vitesse plus rapide pourrait vous réconcilier avec l'AF de votre boîtier. Si les boîtiers vous permettent des vitesses de 1/4000, voire plus, ce n'est pas uniquement pour avoir un argument commercial. Remettez également en cause la qualité de votre trépied ! L'immense majorité des trépieds vendus ne valent pas du tout le prix que vous avez déboursé pour l'acquérir... Si vous n'utilisez pas de trépied, remettez en cause votre gestuelle ! Positionnement de vos mains, de vos bras, de vos pieds, votre posture générale, votre respiration. J'ai écrit un article traitant des positions pour une prise de vue efficace dans une autre page.

-> Sujet difficile / Mauvais choix de capteur AF
Faible lumière, faible contraste ne sont pas les meilleures situations pour un système AF, soit ce dernier sera ralenti, soit il ne pourra jamais fixer le point !... D'un autre côté, tous les capteurs AF ne se valent pas ! Seuls les capteurs dits "en croix" sont capables de petits exploits, les autres, de technologie moins évoluée sont beaucoup plus exigeants ! Généralement, c'est le capteur AF central qui offre la meilleure qualité de résultat car c'est le plus sensible... Mais ensuite, viennent se greffer les palabres interminables sur la possibilité de recadrage après mise au point : certains affirment que recadrer crée du flou et d'autres affirment que la différence de netteté est simplement négligeable !... Je ne vais pas entrer dans ce débat ici, ce n'est pas sa place !...

-> Objectif non adapté au système autofocus. Certains autofocus nécessitent des objectifs (très) rapides pour être efficace. Si ce système équipe votre boîtier et que vous installez un objectif lent (f/5.6 ou f/8 par exemple), il y a très peu de chance que vous puissiez obtenir le point !... Utilisez un objectif plus rapide !...

___
Voilà, je pense avoir entrevu les principaux problèmes des systèmes AF. Ah, quand on vous vante la haute technologie de vos appareils photo, on oublie de vous parler des effets pervers de cette technicité ! Rien de tout cela n'a jamais empêcher de dormir les photographes jusque dans les années 1980, quand les technologies de pointe n'étaient pas encore implantées dans leur matériel photo... Aujourd'hui, on n'a plus le choix, on doit faire avec... Alors autant connaitre les problèmes et les solutions... Cet article aura réussi, je l'espère, à lever un coin du voile...

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LE MIRRORLESS AURA-T-IL LA PEAU DU REFLEX NUMÉRIQUE ?

Alors que Nikon et Canon rejoignent le "club" des créateurs de boîtiers sans miroir, la (déjà) vieille question de la survie des reflex numériques se pose à nouveau : cela sera-t-il la fin des appareils photo reflex numériques ?

Dans cet article, j'ai décidé de vous donner mon point de vue sur le sujet. Il ne s'agit que de mon point de vue et pas une étude prospective ou une divination de l'avenir... le temps seul pourra dire si je me trompe ou non !... (Mais dans la mesure où je me suis pas trompé au sujet du film... chercher ici)

Je pense que les reflex numériques resteront parmi nous pendant encore pas mal de temps, quels que soient les boîtiers sans miroir à venir... et voici mes arguments. Je le répète, vous êtes tout à fait en droit de ne pas penser comme moi !...

Premier argument de poids : l'histoire. Dans les premiers temps de l'ère argentique petit format sont apparus les boîtiers compacts à mise au point télémétrique et les boîtiers reflex. Les compacts étaient beaucoup plus petits, étaient beaucoup plus légers, avaient des viseurs beaucoup plus lumineux que les reflex et... offraient la même qualité d'image puisque la surface du film était la même. Certes, il y avait des points négatifs avec les compacts : le cadrage était assez approximatif, le viseur ne pouvait pas s'adapter à la focale de l'objectif installé. Mais d'un autre côté, la visée des reflex n'était pas beaucoup plus précise puisque leur dépoli ne présentait que 75 à 95% de ce que le film enregistrait réellement. Résultat de la bagarre entre les deux mondes : ex-æquo, aucun des deux n'a réussi à tuer l'autre, même si les reflex ont fini par représenter l'immense majorité des boîtiers vendus.

Aujourd'hui, les mirrorless peuvent être comparés aux compacts télémétriques (même si leur visée est très différente !). Tant que leur capteur était (beaucoup) plus petit que celui des reflex, le problème ne se posait pas ! Aujourd'hui, les deux mondes emportent des capteurs de tailles et de caractéristiques identiques !...

Les boîtiers sans miroir sont beaucoup plus petits, sont beaucoup plus légers, ont des viseurs beaucoup plus lumineux que les reflex, montrent directement l'image telle qu'elle sera capturée, affichent des informations importantes dès la prise de vue, permettent de circuler dans les menus sans devoir quitter le viseur de l'œil et... offrent la même qualité d'image puisque la surface du capteur est la même. Mais il y a tout de même des points négatifs avec les mirrorless : la visée sur un écran vidéo est beaucoup moins confortable et, malgré les évolutions techniques constantes, ces écrans ne sont pas encore suffisamment réactifs. Si on fait un tableau comparatif des avantages mirrorless/reflex, en toute logique, la réponse à la question titre de cet article devrait être « oui »...

Mais

La survie des reflex numériques dépendra... des propriétaires des reflex numériques existants. Il faudrait savoir combien d'entre eux envisageraient de passer au sans miroir et ce qu'il faudrait pour qu'ils le fassent !... Malgré le grand nombre d'excellents appareils photo sans miroir disponibles, de nombreux photographes préfèrent encore les reflex numériques, pour diverses raisons que je ne vais pas développer ici. En ce qui concerne les ventes, il est vrai que les ventes d'appareils photo reflex numériques ont diminué au cours des deux dernières années. Dans le même temps, les ventes de boîtiers sans miroir sont plus ou moins stables ou en légère augmentation. Dit ainsi, cela peut ne pas sembler être bon pour les reflex numériques, mais en réalité, il se vend, encore aujourd'hui, plus de reflex que de mirrorless...

Si la vente de reflex numériques continue de chuter, je pense que les fabricants se concentreront sur le marché du haut de gamme. Cette affirmation est en quelque sorte confirmée par la déclaration de Nikon (l'année dernière), affirmant que la société se concentrera à l'avenir sur les reflex numériques et les appareils photo sans miroir. Mais les reflex numériques seront toujours là. À mon avis, le marché du reflex bas de gamme va mourir de toute façon, et pas seulement pour les appareils photo reflex numériques.

Mais, je pense qu'il n'y a que deux scénarii possibles dans lesquels les reflex numériques s'éteindraient complètement :
- Premièrement, si Nikon et Canon cessent de les fabriquer, ce qui est peu probable, du moins pas dans un avenir proche. S'ils veulent abandonner complètement la production des reflex numériques, leurs boîtiers sans miroir doivent être sans faille et battre la concurrence, ce qui n'est pas prêt de se produire vu ce qui est sorti jusque-là !!!.
- L'autre scénario serait que Nikon et Canon fabriquent des appareils photo sans miroir qui soient à tous égards aussi bons que leurs appareils reflex numériques, tout en pesant un peu moins. C'est là que de nombreuses personnes pourraient décider de changer de système, mais encore une fois, cela ne semble toujours pas réalisable dans un proche avenir. En plus, il faut penser au parc d'objectif qui a déjà été acheté et qui n'aura plus d'utilité en cas de passage au monde du sans miroir !...

En guise de conclusion je dirais qu'à l'époque de l'argentique les deux mondes ont cohabités avec une prédominance des reflex et que demain, les deux mondes cohabiteront avec une prédominance des mirrorless. Rendez-vous dans dix ou vingt ans pour voir si j'étais inspiré ou non... à moins que mon autre théorie qui consiste à dire que le smartphone va phagocyter la photo numérique (et donc tuer aussi bien les reflex que les mirrorless) pour occuper le marché avec la photographie argentique...... wait and see !...

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