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Dans cette partie du site www.thydelor.eu, j'ai décidé de reprendre quelques uns des nombreux e-mails que vous m'envoyez. Les messages repris ici comportent des questions que peuvent se poser nombre d'entre nous. Les réponses que j'y apporte pouvant donc servir au plus grand nombre.

Si vous aussi vous avez des questions, n'hésitez pas à me contacter... (voir rubrique « contacter le Webmaster » ci-contre).

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ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

L'objectif le plus piqué ? Pas d'attaque inconsidérée !
Images carrées et objectifs ronds Format en numérique
K5 et 18~135 f/3.5~5.6 SMC ED AL (IF) flou systématique Le meilleur reflex numérique
Conseil choix appareil numérique Sunny 16, ancienne échelle de vitesse et film rapide
Flou l'Arsat 30mm f/3.5 ? Correction dioptrique et Kiev-60
Calibration, bonne lumière Satané diaphragme
Prise PC de synchro flash Pourquoi les taches sur le capteur à petite ouverture
JPEG ou RAW et RAW ou DNG ? Quid du convertisseur de focale ?
Une alternative au flash et au trépied ? Doit-on se jeter sur le boîtier dernier né de la gamme ?
La plus grande difficulté en photographie numérique Quid de la photo de rue ?
Les gammes de boîtiers La précision des réglages de diaphragme
Quelle informatique pour la photographie ? Corel Paint Shop Photo Pro X3 et Windows 8 ?
Film voilé avec Zenit (Зенит) EM (ou autre boîtier) RAW / JPEG (encore !...)
Images manquant de "peps" Des réglages « Passe Partout »
Netteté et capteur numérique Quel avenir pour les appareils photo numériques ?
Tout a un prix ! Pas bien compliqué en somme
Objectif lumineux et f/8 ? Mieux vaut un bon bridge qu'un mauvais reflex, non ?
Le matériel soviétique - je suis perdu ! www.thydelor.eu et la publicité ?
Logiciels professionnels gratuits ? Qualité des RAW ?
Mes images sont nulles... Problème existentiel avec la cuve de développement
Taille des négatifs Comment fonctionnent les filtres colorés en N&B ?
Vitesse/Diaphragme/ISO/IL/EV... au secours ! Simuler un film argentique
Logiciels de choix, encore et toujours... S.O.S. bits en photographie numérique
Windows 10 pour les photographes ? Traduire Photoshop
Enfin le moyen format numérique pour tous ? Visée inversée/redressée
Amateur, sachez raison garder ! Profondeur de champ maximale
Support de stockage des photos numériques Avantages/inconvénients du numérique (point final !)
Le grand format, quoi le grand format ? Quel est cet appareil ? Pourquoi ?
Focale normale Gratuit, qui paye ?
Le plus beau boîtier Quid des pseudo moyen/grand formats ?
Les boîtiers numériques trop complexes ? Pourquoi ne me répondez-vous pas ?
La créativité grâce aux logiciels ! Valeur ISO et poids d'image
Montages photo pas trop cher ? Site mal classé, difficile à trouver, pourquoi ?


JPEG ou RAW et RAW ou DNG ?

Question :
[...] et je me pose toujours la question quoi choisir le JPEG ou le RAW, vous en avez déjà parlé mais je n'ai pas encore toutes les pistes pour décider, pourriez-vous approfondir un peu la question ? [...]

Réponse :
En effet, j'en ai déjà parlé et à plusieurs endroits si je ne me trompe pas, je vais donc, puisque le problème se pose toujours, reprendre calmement tout le raisonnement à suivre avant de se décider. N'attendez pas de moi une réponse toute ficelée, chaque photographe devra, au final, faire son propre choix ! Quoi qu'il en soit, je vais essayer de reprendre le plus simplement et le plus exhaustivement possible les caractéristiques des différents formats, et pour être le plus complet possible, je vais même inclure le format DNG qui est un RAW, mais un peu particulier... Nous traiterons donc ici du choix JPEG ou RAW et RAW ou DNG.

Attaquer tout de front est impossible, ce n'est déjà pas si simple comme cela, donc, dans un premier temps nous allons nous occuper des JPEG et des RAW (au sens large).

JPEG ou RAW :
Je me souviens de ma première expédition dans les méandres des options du menu de mon premier reflex numérique évolué, il s'agissait du Pentax *istDS (mes précédents ne savaient pas faire de RAW !) et de l'hésitation (en fait il s'agissait alors d'un véritable choix existentiel !!!) sur la ligne qui permettait de choisir le format de prise de vues JPEG (ça, oui, on connaît) ou PEF (format RAW propriétaire Pentax). Mais qu'est-ce que cela peut-il bien être ? Pourquoi est-ce que ça a été mis là ? Pourquoi n'est-ce pas le choix par défaut ? Pourquoi devrais-je le choisir ou l'ignorer ? Qu'est-ce qu'il va bien pouvoir m'apporter ?

JPEG est connu de tous ceux qui possèdent un ordinateur, même s'ils ne font pas de photo numérique, c'est le format d'image unique pour les appareils de bas de gamme, c'est même le réglage par défaut de la plupart des appareils. Mais ce PEF qui est un format RAW ça ne me parlait pas... J'ai donc essayé de me renseigner sur l'étymologie d'abord, RAW signifie "brut". OK mais cela ne nous avance pas beaucoup... J'ai donc essayé, « pour voir » et quand j'ai vu que ma carte mémoire se remplissait à vue d'œil, ma première réaction a été négative... pourquoi diminuer les performances de mon appareil simplement pour faire du "brut" ? Peut-être que l'image obtenue sera d'une superbe qualité ? Alors je suis allé visionner les premiers résultats sur mon ordinateur et là... malheur, l'ordinateur n'affichait strictement rien !!! Format non reconnu !!! Là c'en était trop ! Remplir sa carte mémoire avec des photos qu'on ne peut même pas lire... ça n'a aucun intérêt et je suis immédiatement repassé en JPEG... Seulement voilà, si un constructeur offre la possibilité de choisir, c'est qu'il doit y avoir une raison... on n'a jamais vu un industriel équiper ses productions (avec ce que coûte la recherche-développement et l'implantation) d'un gadget qui ne sert à rien... J'ai donc poursuivi mes recherches bibliographiques et voila pourquoi j'ai réussi, un jour, à choisir mon format ! C'est ce que je vais vous délivrer aujourd'hui...

JPEG, c'est quoi ?
JPEG est le format d'image le plus populaire, capable d'afficher des millions de couleurs dans un fichier très compressé donc très léger. La méthode de compression qu'utilise le JPEG est dite «avec perte», c'est à dire que certaines informations sont supprimées du fichier image. Il existe différents niveaux de compression (exprimés en pourcentage) utilisables sur les images en JPEG, ce qui affecte la qualité et la taille de l'image. Plus les détails sont préservés, plus le fichier sera lourd. Mais même à la qualité maximale, le JPEG sera un peu compressé, donc sera moins qualitatif que s'il ne l'était pas !...

Inconvénients du format JPEG :
-> L'algorithme de compression «avec perte» vous fera perdre des détails de vos photos. Cette perte de détail, en particulier avec les hautes compressions, apparaîtra sur les images comme des artéfacts bien visibles.
-> Les images JPEG sont codées sur 8 bits, ce qui limite le nombre de couleurs à 16 millions (c'est déjà pas mal me direz vous avec raison !). Cela signifie que toutes les autres couleurs que l'appareil photo est capable d'enregistrer sont littéralement ignorées lors de la conversion au format JPEG.
-> Les images JPEG présentent une plage dynamique assez restreinte, ce qui signifie que la récupération des images sur ou sous-exposées (voire simplement des zones de l'image sur ou sous-exposées) ou le débouchage des zones d'ombre sera extrêmement difficile, voire impossible.
-> Chaque fois qu'une image est enregistrée au format JPEG, la compression se met en route donc, si par malheur, vous retravaillez une image JPEG et que vous l'enregistrez à chaque modification, vous allez multiplier les compressions jusqu'à perdre tous les détails de l'image dans une espèce de "nuage" flou.
-> Puisque c'est l'appareil photo qui traite la totalité de l'image JPEG, les erreurs d'algorithme (c'est rare mais envisageable), les erreurs de réglage de l'appareil (ça c'est fréquent par contre) seront pratiquement irréversibles. Par exemple, si vous appliquez trop de netteté aux images, il sera impossible de faire disparaître les artéfacts de netteté plus tard. Si vous effectuez un mauvais réglage de la balance des blancs, vous pourrez toujours récupérer cette erreur à postériori à condition de posséder un logiciel de traitement photo qui tienne la route et en plus, vous devrez retravailler vos images et donc perdre une bonne part des avantages du JPEG...

Avantages du format JPEG : Il y a perte de qualité, soit, limitation de récupération, soit, mais le JPEG a malgré tout des avantages :
-> Les images JPEG sont entièrement traitées en interne (dans l'appareil) et tous les paramètres tels que espace couleur, saturation des couleurs, balance des blancs, courbe de tonalité, netteté sont déjà appliqués à l'image sans que vous soyez obligé d'intervenir... Pas de perte de temps en post traitement de l'image, tout ce qu'il vous reste à faire est d'extraire l'image prête à l'emploi de la carte mémoire...
-> Les images JPEG, du fait de la compression, sont beaucoup plus légères (petites) et consomment donc beaucoup moins d'espace de stockage sur la carte mémoire et sur le disque de l'ordinateur. En plus, le temps d'enregistrement des JPEG sur la carte mémoire est beaucoup plus court (puisque le fichier est plus petit) donc la mémoire tampon de l'appareil photo est moins saturée et l'appareil peut donc disposer d'une prise de vue en rafale bien plus rapide.
-> Les appareils photo proposent tous dans leur menu un choix sur la qualité des JPEG et leur taille, ce qui permet d'adapter précisément les images prises à ce que vous souhaitez en faire ! Il n'est pas obligatoire de tirer des images à haute résolution et grande taille si vous ne souhaitez disposer de vos photos qu'en exposition dans un cadre électronique ou sur internet.
-> Tous les appareils (de lecture d'image), ainsi que tous les logiciels graphiques ainsi que tous les systèmes d'exploitation (c'est ce dernier point le plus important) prennent en charge le format JPEG ce qui fait de lui un format universel !!! Pour revenir aux systèmes d'exploitation, il est tout de même agréable de pouvoir visualiser directement ses photos sans devoir acheter un logiciel supplémentaire et apprendre à l'utiliser...

RAW, c'est quoi ?
Les images RAW, aussi appelées "négatifs numériques" sont des fichiers non transformés provenant directement du capteur de l'appareil. Elles sont vraiment "brutes de décoffrage", inutilisables dans l'état, elles doivent être travaillées pour être utilisables. Contrairement aux fichiers JPEG qui peuvent être facilement ouverts, consultés et imprimés par tous les programmes, le format RAW est un format dit "propriétaire" qui est caractéristique, non seulement d'une marque mais également d'un capteur (les RAW d'un appareil x de la de la marque M seront totalement différents de ceux d'un appareil y de la même marque) donc ils ne seront pris en charge par aucun appareil de lecture, aucun système d'exploitation et quasiment aucun logiciel. Les fichiers RAW n'étant pas "travaillés" par l'appareil photo, préserveront toutes les informations recueillies par le capteur. Les images RAW contiennent généralement plus de couleurs et une plage dynamique plus large que les images JPEG (à capteur identique, bien sûr !). Pour permettre aux appareils photo numériques d'afficher l'image enregistrée sur l'écran LCD arrière (ainsi qu'aux logiciels spécialisés de les afficher à l'écran), les fichiers RAW sont généralement constitués de deux parties : les données brutes du capteur + un aperçu traduit en JPEG.

Inconvénients du format RAW :
-> Les fichiers RAW nécessitent absolument un post traitement et une traduction avant de pouvoir être utilisés normalement, ce qui impose une énorme "perte de temps" en post traitement
-> Les fichiers RAW ne sont pas standardisés. Le dérawtiseur Pentax ne saura pas lire les RAW Canon et inversement. Les RAW de deux appareils (différents) de la même marque ne possèderont pas le même format RAW. Les logiciels ne savent pas lire nativement les fichiers RAW... il faut leur donner des "décodeurs" pour qu'ils puissent les utiliser. Si vous possédez déjà un logiciel de traitement de RAW et que vous achetez un appareil photo flambant neuf qui vient de sortir (après la sortie du logiciel), vous devrez attendre un certain temps pour que les éditeurs de logiciels sortent des mises à jour de leur logiciel... et souvent il faudra acheter la version suivante du logiciel...
-> Les fichiers RAW occupent beaucoup plus de mémoire, beaucoup plus de ressource dans l'appareil photo et énormément plus de place sur les cartes mémoires.
Cela signifie que l'appareil sera beaucoup plus lent (en temps d'enregistrement, en vitesse de prise de vue en rafale etc) si vous utilisez le format RAW que si vous préférez le format JPEG. Vous aurez également besoin de beaucoup plus de RAM et d'espace disque sur votre ordinateur pour garder les images au format RAW.
-> Vous devez convertir les fichiers RAW dans un format compatible comme JPEG ou TIFF (ou autre) avant de les diffuser (vos amis ne sauront pas les lire, le photographe ou l'imprimeur ne pourront pas les imprimer, les navigateurs web ne pourront pas les afficher etc...)
-> Les fichiers RAW ne peuvent pas être modifiés par des logiciels non propriétaires (de la même marque que l'appareil). Donc si vous les utilisez, ces derniers devront stocker les modifications effectuées dans un fichier distinct du RAW original (et ce fichier distinct ne servira plus à rien s'il n'est pas associé au fichier original), ce qui signifie encore plus d'espace de stockage et une gestion plus difficile des fichiers (sauf si vous convertissez vos fichiers RAW au format DNG mais j'en parlerai plus loin).

Avantages du format RAW :
-> Comparé au codage sur 8 bits du format JPEG (qui ne peut contenir que 256 nuances de couleurs -rouge, verte et bleue- soit un total de 16 millions de couleurs), les images RAW, codées sur 12bits (4096 nuances/couleur primaire soit plus de 68.000.000.000 de couleurs) ou 14 bits (16384 nuances/couleur primaire soit plus de 4.000.000.000.000 de couleurs) contiennent la plus grande quantité d'informations !...
-> Les fichiers RAW contiennent toute la plage dynamique que le capteur numérique peut enregistrer (rapport entre les intensités maximale et minimale mesurables du blanc pur au noir profond) qui peut ensuite être utilisé pour récupérer les images ou parties d'image sous ou surexposée.
-> Du fait du grand nombre de couleurs stocké dans les images RAW, le type d'espace colorimétrique interne de l'appareil (sRVB ou Adobe RVB) n'a plus une importance capitale (bien que l'espace Adobe RVB soit préférable !) puisque vous pouvez la modifier en n'importe quel espace de couleur en post production.
-> Une fois qu'une image RAW est générée, tous les réglages de l'appareil (également appelés métadonnées), y compris les informations spécifiques à l'appareil, à l'objectif et à la marque sont également ajoutés dans le fichier. Cela signifie que l'image elle-même reste inchangée - les paramètres ne sont fournis qu'à titre de référence et pourront être modifiés au post traitement C'est un énorme avantage de l'utilisation des RAW, puisque si vous utilisez accidentellement un mauvais réglage de votre appareil photo, vous aurez toujours la possibilité de le modifier plus tard.
-> Contrairement aux JPEG, les fichiers RAW utilisent une compression sans perte, ce qui signifie qu'ils ne souffrent d'aucune perte de qualité.
-> Il n'y a aucune modification de netteté d'image (en plus ou en moins) effectué sur les fichiers RAW, ce qui signifie que vous pouvez mieux utiliser les algorithmes plus complexes de netteté offerts par les logiciels de post traitement
-> Accessoirement, dans la mesure où il est impossible de modifier un fichier RAW, il peut être utilisé comme preuve de propriété et d'authenticité de la photographie...

Et qu'en est-il des fichiers DNG qui sont, je le rappelle, également des fichiers RAW. Pentax propose systématiquement dans ses reflex le choix de l'enregistrement de vos images RAW en PEF ou en DNG. Photoshop ou Lightroom vous proposent de traduire vos fichiers PEF (Pentax), NEF (Nikon), CR2 (Canon) etc en DNG... Il y a certainement de bonnes raisons à celà... voyons ensemble :

DNG c'est quoi ?
DNG est également considéré comme un fichier d'image RAW. C'est le standard d'image propriétaire d'Adobe qui l'a créé pour stocker les données d'image dans un format "générique" qui se veut compatible (un peu comme le PDF), contrairement aux fichiers RAW qui ont des formats spécifiques en fonction du fabricant et du type d'appareil. Adobe souhaite que son DNG devienne la norme en format négatif digital et puisque Pentax le propose, puisque Leica et Hasselblad l'ont utilisé comme seul format RAW, il y a des chances qu'Adobe réussisse à plus ou moins long terme à unifier les formats RAW sous son DNG. À voir !...

Inconvénients du format DNG :
-> La conversion RAW -> DNG augmente le temps d'importation. Ceci n'est pas un problème avec Pentax (si vous choisissez d'enregistrer les données du capteur en DNG), Hasselblad ou Leica.
-> Le DNG ne fonctionne pas avec tous les programmes de traitement d'image... Logique, c'est Adobe qui crée le format, c'est lui qui le gère !...
-> Dans la mesure où les modifications sont inscrites dans le DNG, il faut sauvegarder le fichier DNG en entier à chaque modification.
-> Le format DNG ignore certaines métadonnées, pourtant importantes, des fichiers RAW.
-> La preuve de l'original n'est plus possible en DNG puisqu'il est modifiable.

Avantages du format DNG :
-> Les fichiers DNG sont généralement plus petits que les fichiers RAW. On peut même les réduire plus si on souhaite ne pas y inclure l'aperçu JPEG.
-> On n'a plus besoin de "s'encombrer" des formats RAW propriétaires des appareils, une fois un fichier RAW converti au format DNG, il fonctionne avec n'importe quel logiciel capable de lire le format DNG. Cela peut être intéressant si on utilise plusieurs appareils numériques (personnellement j'utilise plusieurs appareils, ce n'est pas pour autant que j'utilise le format DNG, même avec mes Pentax qui peuvent le créer nativement !).
-> Les modifications des images peuvent être inscrites directement dans les fichiers DNG, sans avoir à créer plusieurs fichiers annexes. Cela simplifie la gestion des fichiers.
-> Si vous ne craignez pas de vous aliéner à Adobe, ce dernier fournit plusieurs façons de convertir automatiquement des images RAW au format DNG dans ses programmes tels que Lightroom.
-> Adobe améliore en permanence son format DNG en ajoutant plus de fonctionnalités et de caractéristiques, mais ne risque-t-on pas, à terme, de se retrouver avec des fichiers DNG aussi lourds que les fichiers RAW natifs d'aujourd'hui tout en étant "prisonnier" d'Adobe ?...
MISE À JOUR 2013 : Adobe abandonne la vente de logiciels au profil de l'abonnement à des logiciels sur le "cloud"... Le format DNG serait-il en train d'entonner son chant du cygne ? C'est très probable !...

Alors, vous voulez en plus des pistes de choix ? Alors parlons de moi ! Attention, cela ne veut pas dire que je sois une piste à suivre !... Loin de là !!!

Passons maintenant à la question la plus importante - devriez-vous utiliser RAW ou JPEG pour votre photographie?

Pour moi, la prise de vue en RAW l'emporte -et de loin- sur les avantages du JPEG. Le stockage ne ​​coûte plus très cher de nos jours et la taille des fichiers ne me dérange pas. Quitte à passer du temps à faire des photos, où est le problème de passer du temps en post traitement si cela permet une meilleure qualité finale ? En plus, ces petits défauts (qui n'en sont pas à mes yeux) de temps de traitement et de taille des fichiers ne sont rien comparés aux capacités de récupération des images -pas terribles- en RAW... Un JPEG mal exposé est un JPEG à la corbeille, un RAW mal exposé devient un JPEG (bien que je fasse surtout du TIFF) parfait !... Quoi qu'il en soit, si vous souhaitez faire sérieusement de la photo, soit vous faites de l'argentique et de la chambre noire, soit vous faites du RAW et de la chambre claire (en fait, c'est la même démarche !). Si, par contre, vous préférez vous contenter de prendre des photos pour le plaisir, pour les souvenirs (etc...) le JPEG correspondra beaucoup plus à vos besoins...

Personnellement, je préfère utiliser les formats RAW natifs. En effet :
-> Compatibilité est un mot fourre tout ! Tous les logiciels de traitement gèrent tous les formats RAW natifs de tous mes appareils... Si je souhaite utiliser un logiciel Adobe, il saura les gérer aussi. Les RAW natifs sont certes un peu plus lourds que les DNG, mais je ne suis pas persuadé que cette différence de poids ne tient que dans les quelques métadonnées qui manquent... il doit y avoir d'autres pertes avec le DNG (sans preuve !)
-> Je n'aime pas enregistrer les modifications d'un fichier ! Un négatif doit rester un négatif ! Avec un RAW natif, le fichier original restera ce qu'il était à la prise de vue... Avec le DNG, toutes les modifications seront enregistrées !... Et, avec le temps, vous verrez qu'un "traitement" pourra vous sembler "super" et deux mois plus tard vous vous direz «mais qu'est-ce qui m'est passé par la tête ? Ce traitement est nul, il faut le refaire !...» Seulement voilà, si vous aviez un DNG, il sera impossible de retrouver le négatif original donc... beaucoup plus de travail pour un nouveau traitement !!! Donc, RAW natif et tant pis pour les fichiers annexes qui contiendront les traitements qui, très probablement, ne me plairont plus dans deux mois et que je pourrai effacer !!!
-> À part avec mes Pentax, il faudrait effectuer une étape supplémentaire dans le workflow de post traitement en traduisant en DNG... Le post traitement est déjà assez long comme ça !...
-> Qui me prouve qu'avec l'évolution du DNG mes vieux DNG seront encore reconnus dans quelques temps ?

Maintenant, à chacun de faire son choix... je pense que cette fois je vous ai livré toutes les cartes vous permettant de prendre une décision réfléchie ! Bon courage et bonnes photos !...

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POURQUOI LES TACHES SUR LE CAPTEUR À PETITE OUVERTURE ?

Question :
[...] dans votre critique de l'objectif Samyang MZ-5000 vous dites qu'il fait apparaître les poussières présentes sur le capteur et je ne comprends pas pourquoi.[...]

Réponse :
En effet, je l'ai dit dans ma critique du MZ-5000 mais pas uniquement... Je pense avoir été un peu vite en besogne si vous avez compris que c'est l'objectif qui fait apparaître les poussières présentes sur le capteur, en effet, ce n'est pas un objectif qui peut faire cela mais bien l'ouverture du diaphragme ! Le MZ-5000 étant équipé d'un diaphragme très fermé et non réglable, il fait en effet apparaître les poussières présentes... mais tous les objectifs, si performants et si chers soient-ils entraînent le même effet dès lors que vous fermez le diaphragme !... Je vais donc, à l'aide d'un schéma (je prierai les physiciens de bien vouloir m'excuser pour la qualité de ce schéma !) :

Si votre diaphragme est largement ouvert (schéma du haut) vous voyez que le grain de poussière créera une zone d'ombre très petite qui se traduira sur l'image par un petit point noir et une zone d'ombre plus claire autour, puisque la poussière ne se trouve pas sur le capteur mais sur le filtre que l'on trouve systématiquement devant le capteur.

Si, maintenant, votre diaphragme est très fermé (schéma du bas) vous voyez que le grain de poussière créera un cône d'ombre très large qui se traduira sur l'image par une grosse tache noire entourée d'une toute petite zone d'ombre plus claire.

Selon la taille du grain de poussière (que j'ai franchement exagéré sur le schéma !), l'ouverture du diaphragme et de la distance qui sépare le filtre du capteur du capteur lui-même, à grande ouverture, la tache peut être inférieure à la définition du capteur et être invisible, alors qu'elle sera visible à petite ouverture du diaphragme...

J'espère que ces explications seront assez claires et que mes raccourcis de langage dans mes pages ne vous induiront plus en erreur...

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PRISE PC DE SYNCHRO FLASH

Question :
[...] vous parlez souvent de prise PC pour flash ! J'avoue ne pas comprendre le rapport entre un flash et un ordinateur, pouvez vous m'en dire plus ? [...]

Réponse :
En effet, excusez-moi, à force de penser que les choses qui nous sont évidentes le sont pour tout le monde, on finit par perdre le but premier de chaque chose (dans ce cas le but premier de mon site est d'être le plus simple possible pour accompagner les photographes amateurs)... En fait PC n'a strictement rien à voir avec les ordinateurs (!!!) c'est l'abréviation de Prontor-Compur (ces deux noms ne peuvent pas vous être inconnus... si vous avez lu un minimum sur l'histoire de la photographie, ces deux noms se retrouvent à chaque ligne de tout ouvrage pour les avancées apportées aux obturateurs en particulier !). En fait, la prise « PC » est le connecteur "standard" de synchro-flash. Il s'agit d'un connecteur concentrique (point chaud au centre, masse en périphérie) de 3,5mm qui reçoit les câbles de synchronisation des flashes. La prise synchro PC a trouvé son heure de gloire à l'époque où les sabots porte flash s'appelaient des sabots porte accessoires et ne possédaient aucune connexion, tous les flashes étaient alors montés sur ce sabot mais il fallait brancher un câble de synchronisation entre le flash et le boîtier. Dans le monde du numérique, ces prises PC ont tendance à disparaître au seul profit des sabots porte flash synchronisés. L'idéal étant d'avoir sur un même boîtier une prise PC (pour utilisation du câble de synchronisation) et un sabot porte flash synchronisé.

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SATANÉ DIAPHRAGME

Question :
[...] J'ai lu avec intérêt le début de votre test du zoom Samyang MZ5000 et je n'ai pas très bien compris comment vous arrivez à un diaphragme de f/32 alors que c'est un zoom f/8-f/16 comme vous le dites vous même ? [...]

Réponse :
Ah, satanée échelle de diaphragme, c'est fou ce qu'elle peut être dérangeante !... C'est pourquoi j'ai décidé de répondre à cette question directement sur le site (en plus du mail envoyé à l'auteur de la question).

Je vais reprendre, le plus simplement possible, la notion de diaphragme (de son échelle en fait !... pour en savoir plus, il faudra rentrer dans des considérations de physique et de mathématiques qui sortent du cadre de ce site !...).

Le diaphragme est cette "membrane" qui obstrue plus ou moins l'objectif de manière à gérer la quantité de lumière qui traversera réellement l'objectif. Comme toute valeur physique, il a fallu choisir une échelle. Puisque il s'agit d'une ouverture, on a décidé de définir le diaphragme suivant la formule V = f/D (où V est la valeur de l'ouverture, f est la focale de l'objectif et D le diamètre du "trou" laissé ouvert par le diaphragme). Avec cette simple formule on comprend déjà pourquoi on exprime toujours le diaphragme sous la forme « f/.. ».

Dans la mesure où il existe toujours un rapport de 2 entre deux valeurs de diaphragme, c'est à dire que le passage d'une valeur d'ouverture à la valeur immédiatement supérieure (ou inversement) sous entend une diminution de la quantité de lumière par 2 (ou inversement). Il s'agit donc d'une progression géométrique de raison 1,4 (environ) -donc égale à racine carrée de 2- de sorte que la quantité de lumière soit divisée par 2 d'une valeur à la suivante... C'est logique puisque la quantité de lumière qui traverse un objectif est proportionnelle à la surface de l'ouverture, et donc au carré du diamètre du diaphragme... Si vous ne suivez pas, ne vous cassez pas la tête et oubliez ce paragraphe, la suite suffira largement !...

Avec le matériel photographique "moderne" on a augmenté la précision des réglages en s'autorisant une échelle fonctionnant au 1/3 de diaphragme, c'est à dire qu'on a la possibilité de "jouer" non plus avec 2x plus ou 2x moins de lumière en passant d'une valeur de l'échelle à la suivante mais avec 2/3 de plus ou moins de lumière soit environs 0,66x plus ou moins en passant d'une graduation (par 1/3 de diaph') à l'autre. Donc l'échelle classique de diaphragme peut se calculer de la manière suivante :
(avec X allant théoriquement de 0 à l'infini par pas de 1/3). Voici donc l'échelle de diaphragme avec les valeurs de diaph' entières en rouge et les valeurs par 1/3 de diaph' en noir :

X
f/
Valeur retenue par l'échelle
Remarques
1) Il existe quelques valeurs qui diffèrent entre la valeur calculée et la valeur de l'échelle, mais cela n'a aucune importance.
2) Certains objectifs anciens portent les valeurs calculées sur leur bague et non pas les valeurs retenues aujourd'hui
3) méfiez-vous, si vous possédez un objectif qui ouvre à f/3.5 (par exemple), n'allez pas penser que « puisque au passage de chaque valeur de l'échelle la quantité de lumière varie dans un rapport de 2, lorsque je passe de f/3.5 à f/4, je perds la moitié de la quantité de lumière » Entre f/3.5 et f/4 il n'y a qu'1/3 de diaph !..
4) Est-il vraiment indispensable de se ruiner pour acheter un objectif qui ouvre à f/1.2 alors qu'on trouve le même qui ouvre à f/1.4 et qui ne coûte presque rien ? En réalité il n'y a qu'1/3 de diaph' de différence.
5) Je fais figurer ici l'échelle « classique » de diaph'. Sachez qu'il existe des objectifs (rarissimes et au prix inimaginable !) qui ouvrent à f/0.95 (Leica), à f/0.7 (Zeiss), à f/0.55 et même, tenez-vous bien (!!!) à f/0.3 (pour les optiques à vision nocturne). Dans l'autre sens, f/32 n'est pas la limite non plus, on trouve (facilement) des objectifs qui ferment à f/64 et même plus...
0
0,33333333
0,66666667
1
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Bien, revenons à votre question ! Vous ne compreniez pas comment j'étais parvenu à une valeur de f/32 avec un objectif qui ouvre à f/16. C'est très simple en fait !... Il existe en photographie ce qu'on appelle des convertisseurs de focale. Ils proposent (généralement) de multiplier la focale de l'objectif auquel il est associé par 1,4 ou par 2. Cette multiplication de focale s'accompagne, comme effet secondaire malheureux mais inévitable, de la perte de luminosité : 1 diaph' pour le convertisseur 1.4x et 2 diaph' pour le convertisseur 2x. Dans mon test du Samyang MZ-5000, je disais qu'en utilisant le doubleur de focale (donc le convertisseur 2x) j'obtenais un objectif de 1300x2 = 2600mm et comme je perds 2 diaph' je passe de f/16 à f/32 CQFD. Voyez l'échelle ci-dessus.

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CALIBRATION, BONNE LUMIÈRE

Question :
[...] Vous parlez brièvement dans votre site de calibration d'écran et de l'imprimante, ailleurs sur internet, nombreux sont les sites qui insistent sur la nécessité de calibrer avec une "bonne lumière" pourriez-vous m'éclairer (c'est tout dire). [...]

Réponse :
Il est vrai que j'en parle plus que succinctement, mais tout simplement parce que je prépare un "grand" article sur l'impression en photographie numérique. Ce sera l'occasion de rentrer réellement dans les détails. Mais puisque vous m'interpellez aujourd'hui, je vais déjà vous donner (en avant première) quelques pistes.

Les couleurs, qu'elles soient affichées sur votre écran, sur votre papier photo, dans la nature même, ne sont que des sensations... en effet, la couleur n'existe que par ce qui la crée... la lumière !... Il est donc impossible d'obtenir une continuité logique de la chaîne colorée s'il n'y a pas une calibration de toute la chaîne : objet, prise de vue (APN), écran, imprimante, observation de la photo finale imprimée... Pour que la sensation colorée soit fidèle il faut toujours utiliser un éclairage neutre. Qui dit neutre dit le plus blanc possible (puisque seule la lumière parfaitement blanche n'engendre pas de dominante !).

On lit et on entend partout qu'il faut calibrer à la lumière du jour. C'est vrai mais en partie seulement !... Un jour d'été avec un grand soleil au zénith, la lumière n'aura pas la même couleur que celle d'un matin d'hiver !... Il s'agit pourtant toujours de lumière du jour !... Comment s'en sortir alors ? La lumière artificielle !...

Si on considère le spectre lumineux, on considère que la lumière du jour correspond à une lumière (température mesurée en degrés Kelvin) allant de 5000°K à 7500°K. Comme vous le voyez dans le schéma ci-dessous, à 5000°K la lumière est encore jaune, à 7500°K elle commence à être bleutée, à 6500°K elle est parfaitement blanche.

Personnellement, malgré le fait que tout le monde dit qu'une lumière à 5000°K est idéale, je préfère (et de loin) utiliser une lumière froide, à 6500°K (juste avant le début du bleu un peu au dessus de 7000°K !)... Donc j'effectue mes "blancs" à 6500°K à l'aide d'une ampoule calibrée à cette température dans une pièce noire (plus que sombre !).

Comment choisir son ampoule ? C'est assez simple. Il faut connaître le code de l'industrie que je vous livre rapidement ici :
- IRC : indice de rendu des couleurs. C'est une échelle codée de 0 à 9. Plus la valeur IRC est élevée et plus la qualité de rendu de l'ampoule est élevée.
- Température de couleur. Pour une ampoule cela va de +/-2000°K à +/- 7500°K. Dans l'industrie, le code de la T° de couleur ne retient que les 2 chiffres significatifs (les 2 premiers !). Ainsi 2000°K est codé "20", 8000°K est codé "80"

Si vous regardez attentivement les ampoules, vous trouverez un code du type "Cxxx" ou "CLRxxx".

Il faut rechercher des ampoules portant le code "965" ou "865" (si vous suivez stricto sensu mon conseil) pour obtenir une ampoule qui vous délivre une excellente lumière blanche de 6500°K. Ne vous inquiétez pas, cela se trouve très facilement dans le commerce au rayon "lumière du jour", et pas forcément pour très cher !...

Rendez-vous dans ma rubrique sur l'impression dès qu'elle sera mise en ligne (cela ne devrait pas trop tarder)...

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CORRECTION DIOPTRIQUE ET KIEV-60

Question :
J'ai 60 ans , je fais de la photo pour le plaisir, je travaille avec un vieux Leica argentique et j'ai envie de m'initier au Moyen Format. J'ai pensé au Kiev 60 parce que reflex et objectifs nombreux et peu chers, mais je penche aussi vers le Mamiya C330. Je porte des lunettes et je dois avouer que j'ai besoin d'une correction dioptrique, existe-t-il des optiques de correction pour le Kiev 60 ? Quel est a votre avis le meilleur pour démarrer le moyen format sachant que j'aime autant les portraits que les paysages ?

Réponse :
En réalité, il y a deux questions indépendantes et imbriquées auxquelles il me faut répondre.
—> Concernant la correction dioptrique pour le prisme du Kiev 60, excellente question ! Personnellement je n'en ai jamais vu ! Dans la mesure où l'oculaire du prisme du Kiev 60 ne porte aucun pas de vis, je serais tenté de dire que les lentilles de correction dioptrique n'existent pas ! SANS CERTITUDE ABSOLUE !... Il serait en effet envisageable de fabriquer des lentilles qui se glissent sur l'oculaire à la place du viseur en caoutchouc, mais serait-ce une amélioration ? Cela dit, je porte également des lunettes, je ne photographie jamais avec mes lunettes sur le nez grâce aux corrections dioptriques incorporées dans les appareils qui en sont pourvus, mais avec l'énorme collerette en caoutchouc qui équipe l'oculaire du prisme du Kiev 60, c'est presque un plaisir de garder mes prothèses lors de la visée avec le Kiev 60 !... Désolé de ne pouvoir en dire plus... à ma connaissance, il faut se contenter du caoutchouc et de ses lunettes avec notre cher Kiev 60 !!!... ou aller voir un opticien qui soit capable de bricoler une telle lentille de correction... Cela dit, bien qu'à mon humble avis le Kiev 60 ne soit pas dessiné pour cela, l'utilisation du viseur capuchon pliant dessiné pour lui résoudra du même coup votre problème de lunettes puisque la visée est plus lointaine... Bien sûr, ce que vous gagnerez vous fera perdre la possibilité de détermination de l'exposition qui n'est possible qu'avec le prisme du Kiev 60 !

En même temps, vous me parlez du Mamiya C330. Avec cet appareil vous serez confrontée au même problème ! Soit vous l'utilisez avec le viseur capuchon pliant et vous ne disposerez pas de la détermination de l'exposition, soit vous adapterez un prisme TTL (pas forcément facile à trouver) et il vous faudra trouver des lentilles de correction dioptrique pour le prisme (certainement encore plus difficile à trouver).
—> Au sujet du Mamiya C330 (professional), il est impossible de le comparer au Kiev-60 ! Philosophies totalement différentes (voir mon site « quel appareil pour quelle photo ? »). Le Mamiya C330 est un très très bon appareil, très très solide (à part la manivelle d'armement/avancement du film qui est un peu fragile), très très très très mais alors très lourd et si, en plus, vous y ajoutez un prisme TTL (!!!!). Trouver un C330 est facile et pas trop cher, trouver un prisme TTL est un peu plus difficile et se posera alors également le problème de la correction dioptrique, même si Mamiya avait tout prévu, encore faudra-t-il en trouver... En plus, le C330, relativement ancien, rendra difficile l'achat d'objectifs complémentaires (chers, puisque platine bi-objectifs !). Parfait en paysage, le 75mm ou le 80mm sera un peu « large » pour le portrait (bien qu'envisageable sauf en close up à cause de l'erreur de parallaxe induite par les 2 objectifs) où un 120mm ou un 150mm serait plus adapté.

Le Kiev-60 est également un excellent appareil mais qui ne tiendra certainement pas la comparaison !!! Son seul point fort étant le nombre et le prix de ses objectifs... puisque sa forme de reflex "plat" le rend plus agressif en portrait qu'un bi-objectif (!) et qui imposera à son propriétaire un soin plus important... c'est de l'excellente production soviétique, soit, mais c'est de la fabrication soviétique tout de même !...

J'ai eu l'occasion d'utiliser un Mamiya C33 (pas 330 ! mais quasiment identique) qu'on m'avait prêté... c'est du Mamiya pur jus ! Le seul Mamiya que je possède (voir mon site « mon matériel ») est un RB 67, rien à voir, mais la sensation de "puissance" qu'offrent les Mamiya se retrouve dans toute leur production !!! Dans mon site, je répète souvent que j'ADORE les Kiev, le Kiev-60 en particulier, mais les Mamiya (hormis les 645 que j'aime moins)... wouahou !...

Je ne m'autoriserai certainement pas à vous conseiller un appareil, car, je le dis partout dans mon site, le couple photographe/appareil ne peut se créer que naturellement, c'est comme un couple d'amoureux, les conseilleurs ne sont pas les payeurs... une marieuse peut faire des miracles, mais également des horreurs !!! Sinon, avez-vous pensé aux Rolleiflex bi-objectifs (plus anciens et encore très chers !!!) ou les productions françaises anciennes en bi-objectifs qui sont également de bonne qualité à des prix défiant toute concurrence (mais avec une seule focale) et d'un poids négligeable (!...) ? Dans mon site je parle de beaucoup d'appareils +/- anciens, de toute philosophie, j'ai même créé des rubriques de tests (pas terminées !!!) qui pourraient également vous orienter vers un autre type de choix en moyen format... Le seul conseil raisonnable que je puisse donner : Ne vous lancez pas sur un appareil quel qu'il soit ! Ayez un « coup de foudre » d'abord... et... tenez moi au courant !

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FLOU L'ARSAT 30mm f/3.5 ?

Question :
J'ai acheté un objectif Arsat 30mm f3.5 et une bague pour le monter sur un Mamiya 645. Je me permets de vous écrire car je suis un peu dérouté avec cet objectif… La bague russe ayant trop de jeu à mon goût, j'ai démonté la partie avant, celle avec le filet qui va vers l'Arsat. J'ai évidé une bague allonge Mamiya N°2 et après avoir passé au tour les deux pièces l'Araldite a fait le reste. Le fisheye ainsi il est monté sans aucun jeu et même la fourchette qui pilote la cellule est opérationnelle. Mais, car il y a toujours un mais, les photos faites avec sont floues... Lors de la pav je me suis dit que faire net sur le miroir c'est pas gagné mais n'empêche...

Réponse :
J'avoue ne pas très bien visualiser votre montage. Sachez que si votre bague est trop longue ou trop courte de, ne serait-ce que d'une fraction de millimètre, vous ne parviendrez jamais à faire le point à l'infini. D'autre part, il est impératif d'installer un filtre sur l'Arsat 30mm. En effet, ce filtre situé à l'extrémité de l'objectif qui entre dans le boîtier fait partie intégrante de la formule optique de l'Arsat 30mm et que sans ce filtre la netteté est tout bonnement IMPOSSIBLE à obtenir.

Retour de question :
Après avoir lu attentivement votre commentaire je me suis rendu compte que je n’avais pas le filtre lors de la pdv car il m’a été livré avec un bleu que j’ai enlevé…
Vous confirmez que sans le filtre rien n'est net ? Que ça ne fait pas la netteté ????
J'ai osé imaginer que la petite différence de longueur entre les 2 bagues ne pourrait pas induire cette misère...et qu'en faisant la map je serais susceptible de rattraper.
Il s’agit d’un Zodiac en réalité.
Une question supplémentaire : 2 fichiers jpeg avec et sans le filtre bleu de votre pentax en monochrome pour voir ce que ça donne c’est possible ?


Réponse :
J'avais bien compris ! Zodiak 30mm (en monture Pentacon 6 ou en monture Kiev 88) ou Arsat 30mm c'est EXACTEMENT LA MÊME CHOSE (seule la date de fabrication à modifié le nom Arsenal Zodiak en Arsat...)
Comme promis, voici les 2 images tirées avec l'Arsat 30mm et le Pentax K5 D
- La première, comme son nom l'indique, avec le filtre bleu en place
- La seconde sans filtre du tout ! Vu la taille des JPEG, j'ai du optimiser les images pour le web (moins lourd !) mais même la perte de qualité occasionnée par cette optimisation ne laisse planer aucun doute quant à la nécessité d'installer le filtre !!!
Conditions de prise de vue :
Arsat 30mm monté sur K5 D via adaptateur Kiev
Arsat 30mm réglé à l'infini
Arsat 30mm réglé à pleine ouverture (pdc minimale)
K5 D réglé en mode map manuelle
K5 D réglé en mode automatique à priorité ouverture (compensation automatique des 1,4 diaph du filtre bleu)

avec filtre bleu en place

sans filtre (désolé pour le bourdon qui passait par là !)
NB : mon e-mail de réponse comportait les images en taille réelle, ici elles ont été réduites pour économie de place et surface disponible. Cela dit la différence reste flagrante.

Il n'y a pas photo, c'est le cas de le dire ... sans filtre, point de salut, comme je le dis également dans mon site...
Mais comme vous voyez, même en couleur, le filtre bleu (léger : 1,4 diaph), n'occasionne pas de grosses modifications donc il peut être utilisé en continu bien qu'il serait mieux de posséder un filtre "neutre" tant du point de vue de la couleur que du point de vue de la perte de luminosité !!!!

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SUNNY 16, ANCIENNE ÉCHELLE DE VITESSE ET FILM RAPIDE

Question :
J'ai trouvé chez mon grand père un vieil appareil photo argentique. En regardant de près je découvre une bague de diaphragme avec les valeurs 3.5 à 16 et une bague de vitesse avec les valeurs B-1-2-5-10-25-50-100-300. J'ai bien compris votre technique du sunny 16 pour déterminer l'exposition sans cellule mais je ne trouve que des films 400 ISO chez le photographe près de chez moi. Cet appareil qui semble fonctionner correctement est-il devenu inutilisable de nos jours avec des films de 400 ?

Réponse :
Excellente question ! En effet, si on suit la règle du sunny 16 (que je préfère appeler 16 ensoleillé !), il faudrait, avec un film de 400 ISO, régler l'appareil sur 1/400è de seconde et choisir le diaphragme selon la luminosité de la scène à photographier !...

Réfléchissons ensemble :
Dans un premier temps, votre appareil doit dater des années 1950-1960 puisque l'échelle des vitesses suit l'ancienne norme. En plus, votre objectif présente une gamme de diaphragme un peu "courte" dans les petites ouvertures (c'est très fréquent !) puisque limitée à f/16. Si vous souhaitez photographier une scène très éclairée, avec des ombres bien marquées, une belle journée de printemps comme on en connaît cette année, vous allez être "coincé" : 1/400è à f/16 c'est hors de portée de votre appareil !

Donc il va falloir envisager le film utilisé et ce que vous allez pouvoir en faire. Si vous utilisez un film diapositive, cela va être assez difficile, puisque la latitude de pose est très faible avec ce genre de film... Il faudra donc régler votre appareil à 1/300è et f/16 (vous n'avez pas d'autre choix) et exposer la totalité du film et prévenir le laboratoire de corriger la sur-exposition au développement.

Si, par contre, vous utilisez un film négatif, la latitude de pose étant plus large, 1/300è à f/16 passera très bien. Il y aura sur exposition, soit, mais acceptable avec un film couleur, et on pourra considérer que l'exposition sera très convenable avec un film noir et blanc (qui a la plus large latitude de pose).

Si, maintenant, le ciel est quelque peu voilé, que les ombres sont très douces voire absentes, que la règle du sunny 16 "impose" une valeur de diaphragme à f/8 voire f/5.6, vous êtes "sauvé". Pourquoi ? Le passage d'un diaph correspond à la moitié (ou au double, ça dépend du sens) de la lumière qui traverse l'objectif... Donc de f/16 à f/8 (par exemple) on aura f/16 -> f/11 -> f/8 le quart de la lumière... dans le même temps, si on passe de 1/400è à 1/100è, on aura 4x plus de la lumière... Donc, dans ce cas, régler votre appareil à 1/100è f/16 sera exactement identique que de régler à 1/400è à f/8... c'est gagné !

Donc, avec ce genre de vieil appareil, il faut "jongler" un peu et éviter les fortes luminosités quand on utilise des films "super" rapides (tel que pensé à l'époque) ou bien, il est possible de rechercher un filtre (ça se trouve facilement !) qui "obscurcit" de 1 diaph pour les jours trop lumineux... Le plus simple, sinon, est de se limiter aux films plus lents (100 ISO) que l'on trouve facilement si on va voir un autre photographe... il y en a encore beaucoup qui en ont en stock !...

Essayez de tester la latitude de pose des films négatifs... vous verrez... 1/300è à f/16 ne fera pas une grosse différence avec 1/400è à f/16... surtout que, quel que soit l'appareil, même moderne, la précision de la vitesse est telle que ce n'est jamais aussi juste que cela... que peuvent bien faire 1/100è de seconde ?

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CONSEIL CHOIX APPAREIL NUMÉRIQUE

Question :
Je ne suis plus vraiment un jeune homme (+40), je fais de la photographie argentique depuis toujours ou presque et je voudrais essayer de me lancer en plus dans l'aventure numérique. Puisque vous semblez bien connaître les appareils pourriez-vous me conseiller ?

Réponse :
Voilà exactement la question que je redoutais le plus ! Comme je le dis souvent, les conseilleurs ne sont pas les payeurs ! Je vais toutefois essayer de vous donner des pistes. Attention : nous allons entrer dans un sujet sensible (s'il en est !) puisque, quoi qu'on dise, il y aura toujours une foule pour crier au scandale ! Il est aussi difficile de parler de marque en photographie numérique que de politique dans un repas de famille ! La population française se répartit comme suit Nikon et puis c'est tout - Canon et puis c'est tout - etc, etc, etc... Mais, comme vous aurez pu le constater dans mon site, je ne suis aucunement touché par ce syndrome étrange (même si j'ai un penchant prononcé pour Pentax).

Avant de commencer, je vous conseillerai de lire ceci.

Personnellement, si je pouvais disposer d'un budget infini, pas d'hésitation, j'achèterai un Hasselblad H4, c'est donc tout naturellement cet appareil que j'aurais tendance à conseiller. Mais bon, vu le prix, je n'ai même jamais pu en tenir un en main, donc... on oublie ! Quitter Hasselblad ouvre la voie royale vers Mamiya avec un 645 DF voire un dos Mamiya Leaf pour mon RB 67... mais re belote, prix... oublions. Quitter Mamiya, je retournerai bien chez Pentax avec son super sympa 645D... encore une fois un problème de prix (bien que ce dernier soit un moyen format "accessible" en terme de prix... pour un professionnel).

J'ai fait le tour de ce qui me fait rêver... Reste à limiter ses prétentions et revenir au petit format. Bizarrement, les appareils petit format professionnels haut de gamme me laissent de glace, sans doute pour l'inadéquation entre le prix et le rêve qu'ils peuvent engendrer, je passe donc à la gamme petit format accessible..

On pourrait se tourner vers le Nikon D800 qui aimerait bien qu'on le compare à un moyen format. Malheureusement pour lui, c'est un petit format de très haute qualité mais un petit format... qui, en plus a les inconvénients des moyen formats : obligation d'acheter des optiques haut de gamme et l'obligation de posséder un ordinateur le plus puissant du moment à cause de la taille des images à traiter !... Je dois avouer que j'ai failli me laisser tenter... mais ce n'est vraiment pas une bonne idée pour moi donc j'ai abandonné. Bien sûr, il coûte ~3000€ (nu), mais si ce prix paraît important, c'est ce qu'il faut malheureusement débourser pour acheter une grande marque aujourd'hui (Nikon et Canon, même combat !)

Pour taper dans le "haut du pavé" tout en restant raisonnable en nombre de pixels, mais toujours en full frame, nous avons l'excellent Canon 5D MkIII, qui, lui aussi, va chercher dans les 3000€ (nu). Là aussi je ne suis pas loin de m'y intéresser, mais 3000€ + des optiques top qualité (obligatoire !), c'est peut-être un peu beaucoup !... Il y a bien aussi le Sony Alpha 900, mais il n'est plus au catalogue. Le Canon 5D MkII, excellent aussi mais disparu du catalogue (depuis peu) qu'on peut, peut-être, encore trouver dans le stock d'un magasin. Il y a encore le superbe Nikon D700 en fin de carrière qui, malgré ses 12 mégapixels est un full frame apprécié.

Et puis, il y a tous les autres. Attention ! cette tournure de phrase ne sous entend pas que c'est une descente aux enfers !... Il s'agit des appareils pro en format APS... Et ils sont pléthores... beaucoup ont disparus, beaucoup sont apparus, et quelques perles sont sur le point de disparaître ou de naître... Je ne pourrai jamais vous orienter vers un appareil au détriment d'un autre. On a dit que le Nikon D300s était un pro parmi les pros, que le Canon 7D est en passe de le détrôner, etc... et on ne parle jamais de Pentax... dont l'exceptionnel K5 surpasse quasiment tout le monde, mais dont on ne parle jamais ... puisqu'il s'appelle Pentax...

Là on entre dans la guerre de cloche merle et je ne souhaite pas me mouiller... je dirais simplement que je possède le K5 et qu'il est véritablement fan-tas-tique. Je ne pourrai pas m'empêcher de le recommander, surtout qu'à ~800€ (nu), c'est une affaire. Mais, vous me direz avec raison, que j'aime Pentax donc je fais le forcing sur la marque... Pas du tout ! D'ailleurs je lorgne un peu du côté des "grandes marques institutionnelles". Pour prouver mes dires, si cela est possible, j'ajouterai ci-dessous, des copies d'écrans de comparatifs d'un site anglophone reconnu internationalement : DPreview :


Critique du Pentax K5

Comparaison du K5 et du Canon 5D Mk II
les flèches blanches correspondent au K5, les zones jaunes aux plus du 5D
et les zones grises aux moins du 5D

Malgré 1000€ de différence et un capteur full frame, le Canon 5D MkII, n'est pas vraiment un concurrent terrible pour le K5 !


Comparaison du Pentax K5 et du Canon 5D MkIII
les flèches blanches correspondent au K5, les zones jaunes aux plus du 5D
et les zones grises aux moins du 5D

Malgré >2000€ de différence et un capteur full frame, le Canon 5D MkIII, 3 ans plus jeune, ne jouant pas dans la même cour, n'est pas vraiment un concurrent terrible pour le K5 !


Comparaison du Pentax K5 et du Nikon D300s
les flèches blanches correspondent au K5, les zones jaunes aux plus du D300
et les zones grises aux moins du D300

Malgré sa réputation de pro de chez pro, le Nikon D300s n'est pas non plus un concurrent dangereux pour le K5 !


Comparaison du Pentax K5 et du Canon 7D
les flèches blanches correspondent au K5, les zones jaunes aux plus du 7D
et les zones grises aux moins du 7D

Malgré sa nouvelle place de pro de chez pro, le Canon 7D n'est pas non plus un concurrent dangereux pour le K5 !


Comparaison du Pentax K5 et du Nikon D7000
les flèches blanches correspondent au K5, les zones jaunes aux plus du D7000
et les zones grises aux moins du D7000

Encensé par toute la profession, alors que construit sur les mêmes bases que le K5, le D7000 n'est franchement pas un concurrent sérieux pour le K5...

Bon, je ne vais pas tous les passer en revue, ce n'est pas mon rôle, mais retenez de mon courrier que ce n'est pas forcément ni le prix ni la notoriété d'un appareil qui fait ses qualités. Et je vais vous conter une petite histoire vécue (par moi !). Possédant un superbe K5 et un "petit" Km, il m'arrive très souvent de préférer le Km, ces jours où j'ai envie de faire de la photo mais sans trop vouloir me casser la tête. Le Km m'avait coûté quelque chose comme <200€ (soldes de fin de carrière). Ce n'est pas un K5, loin de là, mais il a également des qualités attachantes, même pour un appareil étiqueté "amateur"... Et puis, il y a le Pentax P30 (encore un nom à coucher dehors, à moins que ce soit une référence au passé, c'est à la mode de nos jours !) qui semble prometteur, à voir...

Sinon, il y a les COI (compacts à objectifs interchangeables) ou également appelés hybrides. Certains proposent des grands capteurs APS, ils sont de ce fait bien meilleurs que ceux à petit capteurs, mais leur prix équivalents à ceux des reflex devraient vous faire réfléchir... Leurs capacités et leur maniement n'étant pas aussi "agréable" ou "intuitif" que ces derniers. Et puis, il y a le cas du Fuji X-pro-1, qui veut faire du Leica-like (dont je n'ai pas parlé à cause du tarif !), un COI donnant en théorie la même qualité d'image que le Canon 5D MkII (à vérifier) mais qui est proposé au même prix que ce même 5D MkII !!! avec un mode opératoire bien prise de tête (pour les non habitués des compacts télémétriques manuels...) !...

Pour ce qui est des bridges et des compacts "classiques", dans la mesure où vous faisiez déjà de la photo argentique, je n'en parlerai pas... ils ne vous correspondront certainement pas !...

N.B. : Autant pour moi, j'avais "enregistré" que le nouveau Pentax s'appellerait "P 30" alors qu'il s'appellera "K- 30". Ce n'est pas plus logique pour autant, K-30 voudrait dire amélioration du K-20, alors que le K-20 a été remplacé par le K-7 puis le K-5 ! Le K-30 devrait être au K-5 ce que le *istDS était au *istD, tout le meilleur mais un peu bridé... décidément, même en suivant de près, on s'y perd chez Pentax !!! Mais cette divagation sort du sujet.

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LE MEILLEUR REFLEX NUMÉRIQUE

Question :
[...] pourriez-vous me dire quel est le meilleur boîtier numérique ?

Réponse :
Votre question est vaste ! Que voulez-vous dire en parlant de boîtier ? Appareil photo (sans optique), c'est à dire l'ensemble de l'appareil : capteur, autofocus, processeur, etc... ? Ou bien souhaitez-vous que je vous parle du boîtier que je trouve le mieux conçu d'un point de vue design/utilisation ?

S'il s'agit de la première hypothèse, je vous prierai de lire d'abord l'article ici. Ensuite, au risque de ne pas répondre à votre question, je dirai simplement que le meilleur boîtier est celui qui vous permettra de vous exprimer au mieux ! Choisir un appareil photographique, c'est un peu comme choisir une voiture : à quoi servirait de savoir qu'une Porsche est meilleure qu'une Land Rover si vous souhaitez faire du 4x4 de brousse ? Vous devez choisir votre appareil en fonction de son poids qui vous conviendra le mieux (si vous avez des petits bras), en fonction de sa taille qui vous conviendra le mieux (si vous avez des petits doigts), en fonction du nombre de pixels qui vous conviendra le mieux (aucun intérêt d'acheter un appareil de 40 Mpxl si vous ne souhaitez pas créer des posters géants), en fonction de la sensibilité du capteur (aucun intérêt d'acheter un appareil de 100.000 ISO si vous ne faites jamais de photo de nuit), en fonction de la taille du capteur (APS, c'est mieux pour la photo au téléobjectif/full frame c'est mieux pour la photo au grand angle), en fonction de la rapidité de prise de vue (aucun intérêt d'acheter un appareil permettant 10 images/seconde si vous ne faites jamais de photo de sport), en fonction du budget que vous pouvez réserver pour lui, etc, etc, etc... Il existe des milliers de paramètres à prendre en compte... donc le meilleur boîtier pour moi ne sera très probablement pas le meilleur pour vous (et inversement !)

Si, maintenant, votre question relève de ma deuxième hypothèse, la réponse sera beaucoup plus directe : le meilleur boîtier numérique qu'il ne m'a jamais été donné de voir est celui du Pentax K-10 ! Vous voyez bien que ça n'a plus rien à voir avec ce que je disais plus haut : le K-10 est un vieil appareil de 10 Mpxl, avec un autofocus ancien, un processeur ancien, etc... mais c'est, à mon avis celui qui a bénéficié du meilleur travail de conception : la tropicalisation était au top, il disposait de tant de boutons de commande que l'accès aux menu était rarissime, tous les boutons tombaient exactement sous la main, il était très compact, très léger (sauf si on lui ajoute un grip)... malheureusement, Pentax à lâché du lest ensuite, et même un possesseur de K-5 regrettera le design du K-10... Même chez Canon, même chez Nikon on n'a jamais trouvé mieux...

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K5 ET 18~135 f/3.5~5.6 SMC ED AL (IF) FLOU SYSTÉMATIQUE ?

Question :
« [...] Je suis "l'heureux" possesseur d'un Pentax K-5 avec un objectif 18~135 f/3.5~5.6 SMC ED AL (IF) DC WR ! Je dis "heureux" car j'ai l'impression que toutes mes images sont floues ! S'agit-il à votre avis d'un problème d'objectif ou d'un problème d'appareil ? [...] »

Réponse :
Oh la question piège !... Il peut s'agir d'un problème d'objectif, effectivement, il peut s'agir d'un problème de boîtier, effectivement, il peut s'agir d'un problème de photographe, vous n'aviez pas envisagé cette éventualité ! Mais je ne vais pas vous laisser comme ça, nous allons essayer de faire le tour de la question :

1) problème de photographe : à 135mm, votre objectif fonctionne sur le K-5 (APS-C) comme un objectif de 200mm (202.5 en réalité) et à une telle focale, pour peu que votre vitesse d'obturation soit inférieure à 1/200ème (je veux dire plus lente !), il n'est pas nécessaire d'être atteint de la dense de Saint Guy pour obtenir des images franchement floues, surtout qu'à 135mm l'objectif n'ouvre qu'à f/5.6, ce qui est relativement sombre si la météo ne suit pas et si vous n'avez pas réglé une sensibilité plus élevée ! Voyez déjà dans cette direction, en utilisant un trépied et un déclenchement retardé pour éviter absolument tout mouvement !
2) problème d'objectif : il doit y avoir trois sous rubriques ici :
2a) le SMC 18~135 f/3.5~5.6 ED AL (IF) DC WR (encore un nom à coucher dehors !) n'est pas, et de loin, le meilleur objectif de chez Pentax !!! Il est quasiment universel (c'est la raison pour laquelle je l'ai acheté) mais il est franchement mou !!! cela peut, effectivement laisser une impression du flou ! C'est la raison pour laquelle, toutes les images que je fais avec lui passent systématiquement par un renforcement (voyez ma rubrique ici)...
2b) le SMC 18~135 f/3.5~5.6 ED AL (IF) DC WR (toujours un nom à coucher dehors !), comme tous les objectifs, quelle que soit leur marque, peut être touché par un problème de front focus ou de back focus ! Cela crée effectivement un flou sur le sujet principal puisque la mise au point ne se fait pas là où il faudrait ! Il faut absolument tester cela (voir plus loin...)
2c) votre objectif est très malade, il faut l'envoyer au SAV tant qu'il est garanti !!!
3) problème de boîtier : il doit y avoir également deux sous-rubriques ici :
3a) votre K-5, comme tous les boîtiers, quelle que soit leur marque peut être touché par un problème de front focus ou de back focus ! Cela crée effectivement un flou sur le sujet principal puisque la mise au point ne se fait pas là où il faudrait ! Il faut absolument tester cela ! En fait, c'est le couple boîtier/objectif qui crée le problème de front focus ou de back focus !... Le défaut du boîtier peut être minime (invisible), le défaut de l'objectif peut être minime (invisible), mais la somme des deux peut entraîner un problème gigantesque avec des photos catastrophiques !... J'ai parlé des problèmes de front focus ou de back focus ici. Allez lire l'article et testez votre matériel. Personnellement, je rentre dans le debug mode du K5 via le logiciel PK Tether (http://www.pktether.com/) gratuit et je teste, voire corrige, tous mes objectifs en jonglant entre le calage de l'autofocus dans le debug mode et le calage de correction des optiques dans le menu du K-5. Pour tester le front/back focus, vous pouvez utiliser une mire (j'ai mis un lien ici) mais il en existe plein d'autres sur internet, sinon, un mètre gradué, une cascade de boites de CD ou de piles ou n'importe quoi fait très bien l'affaire à condition de respecter un angle de 45° entre le sujet test et l'axe optique de l'objectif. Les valeurs de corrections sont variables selon le boîtier et l'objectif, donc je ne pourrai pas vous aiguiller sur le sujet ! Sachez simplement que mon K-5 a été calé à -40µ (pour corriger tous les objectifs) et que mon SMC 18~135 f/3.5~5.6 ED AL (IF) DC WR (toujours un nom à coucher dehors !) a été calé à +10µ (en fait il est calé à -30µ ! mais puisque d'autres objectifs sont calés à moins de -40µ j'ai du bricoler !...) MAIS JE RÉPÈTE, ce sont MES valeurs, les vôtres seront très certainement différentes !...
3b) votre boîtier est très malade, il faut l'envoyer en SAV tant qu'il est garanti !...

Si vous effectuez vos réglages de front/back focus, faites un test de ce type en toute fin de procédure :


Au passage, cette image a été faite avec le SMC 18~135 f/3.5~5.6 ED AL (IF) DC WR correctement calé et l'image à peine accentuée (puis dégradée par le traitement pour le web pour gain de place !). voyez que les images sont tout de même pas laides avec ce "bourrin" de SMC 18~135 f/3.5~5.6 ED AL (IF) DC WR !!!

ATTENTION : AVANT DE MODIFIER QUOI QUE CE SOIT DANS LE DEBUG MODE DU K-5, NOTEZ DANS UN COIN SÛR LA VALEUR DE DÉPART DU CALAGE DE L'AUTOFOCUS DU BOÎTIER. AVANT DE TOUT RENVOYER AU S.A.V., RÉGLEZ À NOUVEAU LE BOÎTIER À CETTE VALEUR D'ORIGINE ET QUITTEZ LE DEBUG MODE !!! SINON LA GARANTIE NE S'APPLIQUERA PAS !!! SINON, SI VOUS AVEZ 3 À 4 SEMAINES À PERDRE, NE TOUCHEZ À RIEN ET ENVOYEZ LE COUPLE BOÎTIER/OBJECTIF AU S.A.V., vous ne vous casserez pas les pieds, ce sera bien fait (pas mieux qu'avec ma méthode) et vous n'aurez qu'une 40aine d'euros de frais de port à payer (si tout est encore sous garantie !)...

Retour de question :
« [...] après vous avoir écrit, j'ai lu sur Photozone.de que le SMC 18~135 f/3.5~5.6 ED AL (IF) DC WR était un vrai cul de bouteille, tellement mauvais qu'ils ont du envoyer leur exemplaire chez Pentax Allemagne pour le faire vérifier et la réponse qui leur a été donnée, c'est que leur objectif de test était correct, ils ont donc conclu que cet objectif était de la daube ! [...]

Réponse :
Je n'ai aucun des moyens que possèdent Photozone.de, je dois avouer que je visite leur site parfois, il est vrai que je trouve qu'ils ont un peu la dent dure, d'une manière générale, mais que ce site n'est visiblement pas "prisonnier" des marques testées... S'ils assurent que le SMC 18~135 f/3.5~5.6 ED AL (IF) DC WR est de la daube, c'est qu'en réalité il n'est pas bon. D'ailleurs je suis allé voir, ils ne disent pas que c'est de la daube mais qu'il n'est pas terrible, donc il devrait être tout juste passable (puisqu'ils sont assez durs !). Je suis d'accord pour me plier aux tests des professionnels du test, mais voyons ce que j'en pense, dans la vie de tous les jours :

Prenons une image au hasard dans ma collection :

N.B. : Cette image est en PEF (raw de Pentax) brute de boîtier, convertie en JPEG sans aucune amélioration, elle n'a subit aucune accentuation, elle a été rétrécie et adaptée pour le web (avec perte inévitable de qualité). Je vais en tirer un crop 100% que voici :

Le crop n'a pas été retravaillé non plus ! Vous souhaitez compter les cheveux ? C'est tout à fait envisageable ! Vous souhaitez estimer la masse de rimmel sur les cils ? c'est tout à fait envisageable aussi !

Dans ma première réponse j'ai dit que le SMC 18~135 f/3.5~5.6 ED AL (IF) DC WR n'était pas le meilleur objectif de Pentax (loin de là), mais il faut avouer que sur un boîtier correctement étalonné, cet objectif correctement étalonné est loin d'être une daube... ou bien alors il serait grand temps que l'industrie optique se décide à arrêter de faire des recherches...

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FORMAT EN NUMÉRIQUE

Question :
[...] Je possède un bridge numérique mais comme je voudrais avancer en photographie, je cherche à acheter un reflex. On commence à trouver en fin de stock ou sur le marché de l'occasion des reflex professionnels comme le Canon 5D, le 5D Mark2, le Nikon 700D etc... au même prix que certains appareils amateurs APS comme le Pentax K5, le Canon 7D etc... Ne vaut-il pas mieux choisir un appareil professionnel plein format qu'un appareil amateur au même prix ou presque ? [...]

Réponse :
Avant d'apporter une réponse à votre question, il me faut souligner quelques points très importants qui semblent vous échapper (et vous n'êtes pas le seul !) :
1) un appareil professionnel est un appareil qui permet à un photographe de gagner sa vie. Nulle part il est écrit qu'il est impossible de gagner sa vie avec un Holga (appareil en plastique à 20€). De la même manière vous ne trouverez nulle part écrit qu'un amateur ne puisse s'offrir un Hasselblad H4 (enfin, si son banquier est très sympa !).
2) parmi la liste que vous m'avez livré, aucun n'est un "appareil professionnel" stricto sensu, il ne s'agit que d'appareils experts, les uns en format plein (24x36) les autres en format APS. Mais voir la remarque ci-dessus, ils peuvent tous être considérés comme des appareils professionnels...
3) parmi les appareils reconnus "professionnels", on trouve aussi bien des appareils plein format que des appareils APS ! La taille du capteur ne détermine en aucun cas le caractère "professionnel" d'un appareil !...

Cela dit, je suppose que votre question est « ne faut-il pas mieux préférer un appareil plein format à un appareil APS du même prix » ! A vrai dire, la reformulation de la question n'est pas franchement une simplification !... Je vais essayer de faire un petit tour du propriétaire pour vous donner des pistes de réflexion, puisque je ne pourrai jamais décider pour vous !

1) est-il préférable de choisir un appareil plein format (Canon 5D Mark II, Nikon 700 D) avec un viseur couvrant 98% du champ réel ou un APS (Pentax K5, Canon 7D) avec un viseur couvrant 100% du champ réel ?
2) est-il préférable de choisir un appareil plein format à cadence de prise de vue "faible" ou un APS à cadence de prise de vue super rapide ? (5D Mark II < 4 images/seconde, Pentax K5 = 8 images/seconde)
3) est-il préférable de faire de la photographie au grand angle ou au téléobjectif ? Pour ceux qui visent les longues focales, l'APS est un meilleur choix (grâce au coefficient multiplicateur), pour ceux qui préfèrent le grand angle, le plein format peut être un meilleur choix.
4) est-il préférable de posséder un petit parc d'objectifs ou un grand parc d'objectifs ? En APS on trouve aisément des zooms trans standard de qualité avec une large gamme de focale alors qu'en plein format, pour couvrir la même gamme de focale, il faut souvent tabler sur 2 ou 3 objectifs !
5) est-il préférable de posséder un appareil volumineux et lourd ou un appareil compact et léger (à qualité de fabrication et à qualité de matériaux identiques) ?
6) est-il préférable (ou nécessaire) de posséder un appareil capable de supporter une pluie de mousson ou un appareil capable de supporter au maximum une petite bruine est-il suffisant ?

Vous voyez que le problème n'est pas aussi simple que la question pourrait le laisser supposer !...

Voyons maintenant ces caractéristiques qui doivent faire pencher votre choix :
—Si vous voulez faire de la photo sportive ou animalière, il vous faut un objectif long et lumineux... donc très cher et la facture augmente proportionnellement à la focale ! Un 300mm f/4 de bonne qualité frise les 2000€ et 300mm sur un plein format c'est un peu court... Ce même 300mm f/4, sur un APS, se transformera, comme par magie, en 450mm f/4 (facteur 1.5) pour le même tarif et deviendra vraiment "confortable" !... Vaut-il mieux, dans ce cas, un plein format ou un APS ?
—Si vous souhaitez faire de la photo généraliste (reportage au sens large du terme), une focale moyenne est recommandée. Un petit zoom lumineux est idéal. Dans ces conditions, il n'y a pas vraiment de différence au niveau du format, si ce n'est le prix du petit zoom lumineux, à cause des caractéristiques dont je parlerai plus tard.
—Si vous souhaitez faire principalement du portrait, une focale moyennement longue et très lumineuse est recommandée. Quel que soit le format, l'optique ne sera pas très chère par contre, pour créer un maximum de flou pour mettre en valeur le sujet, le plein format sera préférable.
—Si vous faites de la photo de randonnée, il faudra envisager l'acquisition d'une optique "à tout faire" puisque les changements sur le terrain ne sont pas des plus confortables. En format plein, le choix de telles optiques est très faible... on trouve des 24~70 (parfaits mais courts) puis des 70~200 (parfaits mais longs), il faut donc deux objectifs. En APS, on trouve pléthore de 18-135 (équivalent 27~200 -arrondi-) ou autres de même ordre de plage focale, qui serviront à quasiment toutes les situations en un seul objectif...

Le plein format est en réalité idéal pour qui veut gérer la faible profondeur de champ ! Un grand capteur plus un objectif très lumineux et vous obtenez un bokeh (flou hors focale) extraordinaire et onctueux, en APS, vous ne pourrez compter que sur la luminosité de l'objectif pour obtenir ce flou, il vous manquera un facteur donc le résultat sera moins bon.

Le plein format est également idéal si vous avez l'habitude de recadrer vos photos. En effet, si le nombre de pixels est un paramètre suffisant pour le recadrage, la taille des photosites d'un capteur plein cadre fait que la qualité d'un grand nombre de pixels est au meilleur niveau. Il n'en va pas de même en APS où la taille des photosites est beaucoup plus petite donc avec des qualités inférieures au pixel. N'oubliez jamais que les 21 mégapixels d'un Canon 5D Mark II sont "dilués" sur 24x36mm (= 864mm²) soit 24305 pixels/mm² alors que les 18 mégapixels d'un Canon 7D sont "concentrés" sur 22.2x14.8mm (= 329mm²) soit 54711 pixels/mm²soit plus du double !!! Et je ne vous parle même pas du Nikon 700D avec ses "seulement" 12 mégapixels !!! Donc si vous recadrez une image du 5D vous pourrez largement obtenir une image de format A2 d'excellente qualité alors que le même recadrage avec le 7D vous "limitera" à un A4 (ce qui n'est déjà pas si mal !)

Le format APS, du fait de sa "petite taille" de capteur, sera beaucoup moins (voire jamais) sujet au problème d'assombrissement dans les coins de l'image (vignetage) surtout si vous utilisez des objectifs "mixtes" (utilisables en APS et en plein format) puisque ces derniers couvrent une surface largement supérieure à la surface du capteur ! Pour bénéficier de cette même qualité, un appareil plein format devrait utiliser un objectif prévu pour le moyen format... or, du moyen format il n'y en a pas dans les marques qui font du plein format !!! (C'est ballot non, Pentax fait du moyen format depuis toujours mais ne fait pas de full frame numérique, tous les autres font du full frame numérique mais pas de moyen format !!!). A l'inverse, le plein format sera moins sensible aux aberrations chromatiques que l'APS (mais uniquement si on part du principe que l'APS est monté avec un objectif spécifique APS et non "mixte" bien sûr)...

Le plein format ne pardonnera jamais l'utilisation de "culs de bouteille" en guise d'objectif alors que l'APS s'en contentera beaucoup mieux (même si les APS à grand nombre de pixels sont plus exigeants que les autres !).

En gros, c'est tout ce que je voulais vous dire. Vous voyez que vous seul serez en mesure de choisir votre format (et votre appareil). Il ne faut toutefois pas négliger trois autres paramètres indispensables :
—l'ergonomie : selon votre morphologie, un "gros" appareil pourra être un avantage ou un inconvénient, mais la compacité des boîtiers est plus une question de marque que de modèle. Le haut de gamme de chez Pentax sera toujours beaucoup plus compact que le bas de gamme de chez Canon ou Nikon.
—le "feeling" : si vous ne vous voyez pas arborer un Canon à votre cou, n'achetez pas de Canon (c'est valable pour toutes les marques, bien sur !!!)
—n'oubliez jamais que c'est le photographe qui fait la photo et jamais l'appareil !... Un APS de bas de gamme, parfaitement maîtrisé, donnera de bien meilleurs résultats qu'un plein format de haut de gamme mal maîtrisé !...

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IMAGES CARRÉES ET OBJECTIFS RONDS

Question :
Je pense que cette question a trouvé son origine dans une publicité radio (qui n'a pourtant strictement rien à voir avec la photographie !), mais elle n'est pas stupide, ce qui me surprend c'est que personne n'ai encore eu l'idée de la poser... donc :
[...] pourquoi les appareils photographiques délivrent des images carrées alors que les objectifs sont ronds ? En toute logique ils devraient délivrer des images rondes !... Ou alors il faudrait fabriquer des objectifs carrés !... Qu'en est-il ?

Réponse :
En réalité, les appareils photos fabriquent des photos rondes (eh oui !) qui sont "cropées" (découpées) pour apparaître rectangulaires ou carrées (selon le format du film ou du capteur) !... C'est cette notion de découpage qui explique les "faiblesses" des images dans les coins. Dans tous les tests sérieux d'objectifs vous remarquerez que les testeurs soulignent la perte plus ou moins importante de "piqué" dans les angles. Cela est du à cette apparente incohérence entre l'image ronde et l'image rectangulaire (ou carrée). Un schéma étant plus parlant qu'un long discourt, voilà ce que je vous propose :

Si un objectif fournit une image ronde (schématisée ci-dessus), du fait de la forme des lentilles, on s'aperçoit que plus on approche du bord du cercle et moins l'image est nette et moins l'image est lumineuse. Si, maintenant, le film ou le capteur de l'appareil "extrait" une portion rectangulaire (ou carrée) de cette image, on comprendra mieux en regardant mon schéma que la perte de luminosité et de netteté se retrouvera principalement dans les coins de la photo (rectangle rouge). Si le film ou le capteur "n'extrait" plus qu'une toute petite portion de l'image ronde (rectangle vert), on aura certes toujours une perte de luminosité et une perte de définition sur les bords, mais cette perte sera bien moins importante !...

OK, c'est prendre un long chemin détourné pour expliquer que les objectifs ronds fournissent bien des images rondes, mais au moins, comme cela on a une preuve du phénomène. Bien sûr, j'aurais pu parler des images obtenues avec des objectifs super grands angles (8mm en 24x36 par exemple) qui donneront une image ronde entourée de noir au beau milieu de l'image rectangulaire...

Alors pourquoi s'obstiner à fabriquer des objectifs ronds ? Tout simplement parce que les lois de l'optique ne permettent pas de créer efficacement des lentilles rectangulaires... On se retrouve donc devant le dilemme suivant : dois-je préférer obtenir des images rondes que je devrais recadrer selon mes goûts ou dois-je préférer une image rectangulaire déjà recadrée mais présentant des "faiblesses" dans les coins ? La réponse est quasiment imposée : vous aurez des images déjà recadrées avec des faiblesses dans les coins !... Libre à vous de recadrer un peu plus vos images, avec les appareils actuels, bourrés de pixels, le recadrage n'est plus impossible puisqu'à partir de 10 méga pixels on peut imprimer du A3 (!!!)... Il existe une autre alternative : recherchez un objectif étudié pour le moyen format, adaptez-le sur votre appareil petit format et vous n'aurez plus aucun souci de "faiblesse" sur les bords (vous passerez du rectangle rouge au rectangle vert de mon schéma, voire encore plus petit, même en conservant l'image dans son intégralité !), mais ça, c'est une autre histoire !...

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PAS D'ATTAQUE INCONSIDÉRÉE !

Question (ou plutôt "remarque" dans ce cas !) :
[...] j'ai lu votre article sur vos "recherches" de laboratoire argentique et je tiens à vous signaler que l'eau de mer ne fonctionnera certainement jamais comme un fixateur ! Toute personne qui tente de dire le contraire prouve son inexpérience ou essaye de duper. Laver un papier ou un film dans de l'eau de mer n'est qu'un lavage, aucune fixation n'a lieu. Prenez quelques instants pour réfléchir : les moyens de fixation qui rendent l'image PERMANENTE consistent à fixer l'argent converti qui crée l'image, tout en se débarrassant des atomes non-convertis. Pour atteindre cette fixation vous devez laver de façon permanente les sels argentiques insolubles situés à l'intérieur de l'émulsion. La solubilisation de ces sels n'est possible qu'en utilisant des produits chimiques, les sels de thiosulfate, le thiosulfate de sodium habituellement (fixateur traditionnel) ou du thiosulfate d'ammonium (fixateur rapide). La transformation des sels insolubles en forme soluble se déroule en 4 étapes interconnectées assez compliquées, je ne vais pas essayer de les répéter ici. Mais il suffit de dire que les halogénures simples, sous la forme de NaCl, KBr ou KI ne prennent aucune part à cette transformation. Par conséquent le lavage à l'eau de mer, quels que soient les "merveilleux" effets que les sels de l'eau de mer sont censés avoir, ne feront pas de fixateur. Ce que pourrait faire l'eau de mer c'est au mieux de laver quelques-uns des résidus de développement, et l'agent de développement lui-même. De cette façon, les restes d'halogénures d'argent dans l'émulsion ne sont pas noircis immédiatement, afin de vous permettre de les regarder à la lumière tamisée un certain temps. Mais même quand on les laisse dans l'obscurité totale, si l'émulsion a été exposé à la lumière après le développement, les halogénures d'argent vont être noircis, toute l'image va disparaître et ce qui restera sera un noir profond... [...]

Réponse :
Merci pour cette remarque. Je me permettrai simplement de vous faire remarquer que j'ai moi-même souligné dans mon article l'incompréhension du phénomène ! J'ai même lancé un appel à quiconque serait capable de m'aider à comprendre et à améliorer le procédé. Cela dit, vous n'apportez rien de neuf...

Pour être tout à fait franc, je n'ai pas beaucoup apprécié la remarque « Toute personne qui tente de dire le contraire prouve son inexpérience ou essaye de duper »... L'expérience je l'ai tentée. Avec toutes les réserves que j'ai soulignées (opacification, baisse de contraste, etc...), mes films de tests n'ont jamais été abrités de la lumière, ils ont été scannés (lumière forte s'il en est !) et cela fait bientôt 8 mois que la « fixation » a eu lieu et ils n'ont pas bougés d'un iota !... Je n'ai toujours aucune explication, mais c'est fixé !!!

Plutôt que de lancer des attaques stériles, vous feriez mieux d'essayer le procédé et admettre que même si ce n'est pas logique et même si ça ne figure pas dans les livres reconnus, il peut se produire quelque chose !... Bien évidemment, censurer le "travail" des autres est bien plus facile que de se remettre personnellement en question et de se lancer dans des expériences qui peuvent ne pas aboutir !... La modestie est la base de l'esprit scientifique, et, bizarrement, c'est le manque de modestie qui pousse les censeurs à se faire passer pour des scientifiques ... omniscients !...


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L'OBJECTIF LE PLUS PIQUÉ ?

Question :
[...] Vous dites dans votre site qu'il est préférable d'investir dans une bonne optique que dans un boîtier. Souhaitant débuter en réflex numérique pourriez-vous me dire quel est à votre avis l'objectif le plus piqué. Selon la marque que vous me signalerez, je choisirai un boîtier de cette marque. [...]

Réponse :
Voilà un raisonnement très inhabituel mais qui ne manque pas d'intérêt ! Malheureusement, en photo, peut-être plus que dans d'autres domaines, tout n'est que compromis !...
— prenons un exemple : supposons une marque X qui propose dans sa gamme un reflex A au format APS avec 18 méga pixels et un reflex B au plein format avec 20 méga pixels. Supposons également que les objectifs destinés au boîtier B (plein format) soient utilisables sans restriction sur le boîtier A (APS). Si vous choisissez l'objectif le plus "piqué" de la gamme B (full frame), rien ne vous permet de dire qu'il sera plus que moyen sur la gamme A (APS) !... La petite taille des photosites du boîtier A (nombreux sur une "petite" surface) auront des exigences que ceux du boîtier B (plein format), plus gros (mois nombreux par unité de surface) n'auront pas !...
— on pourrait imaginer qu'un objectif lumineux soit plus "piqué" qu'un objectif plus lent. Dans la mesure où, quel que soit l'objectif (quels que soient sa gamme et son prix) il donnera le meilleur de lui-même à une ouverture de f/8. Tous les objectifs sont donc à égalité sur ce point.
— ensuite, se pose à nouveau le problème de la marque ! Quelle qu'elle soit, quel que soit le prix du matériel qu'elle propose, ce n'est pas un gage de qualité ! Toutes les marques fabriquent des "perles" et toutes les marques fabriquent des "culs de bouteille" (je dis bien toutes les marques, même les plus prestigieuses inconnues du grand public et même les plus insignifiantes également inconnues du grand public !).
— et que dire des marques qui fabriquent du matériel optique réputé de très haut de gamme mais qui ne produisent aucun boîtier ? si le "meilleur" objectif se trouve parmi cette production, cela ne vous avancera pas beaucoup ! Et même si l'objectif que vous recherchez se trouve dans cette marque, il sera certainement adaptable à toutes les marques de boîtiers, et vous ne serez pas plus avancé !...

Bon, je suis bien conscient que jusque là ma réponse ne vous sera pas d'une très grande aide !... Alors je vais me mouiller un peu plus : le meilleur objectif du monde (et je le sais puisque je le possède !) s'appelle... un trépied (!!!). Eh oui, vous voyez qu'on est loin des 1000€ (et plus) que vous pensiez devoir investir dans l'achat d'un objectif !... n'est-ce pas ? Pourtant, le meilleur objectif (s'il existe), utilisé à main levée ne vaudra jamais (je dis bien jamais !) un objectif "moyen" utilisé avec un bon trépied bien lourd et bien stable !...

D'accord, ma réponse peut être un peu frustrante mais il m'est impossible de dire que l'objectif A est supérieur à l'objectif B du point de vue "piqué" puisque la notion même du "piqué" est très subjective et observateur dépendante... Dire qu'un objectif est plus "rapide" qu'un autre est simple, il suffit de regarder la bague de diaphragme (ou les caractéristiques), c'est "carré", chiffré (en valeur de diaphragme), pour ce qui est du "piqué" c'est beaucoup plus compliqué si on ne possède pas un banc de mesure avec échelles et microscope... tout ce dont je me passe aisément...

En plus, il ne faut pas oublier que nous ne sommes "que" des amateurs... et croyez-vous réellement que les professionnels se posent ce genre de question ? Le but ultime est la photo résultante, la plus "piquée" est-elle obligatoirement la meilleure ? Je vous donnerai un exemple : quand j'ai acquis mon Pentax 6x7 équipé de son objectif Takumar 105mm f/2.4 j'ai été très déçu au développement de mon premier film test sur lequel il n'y avait que des portraits... cet objectif est trop "piqué" pour cet exercice où la douceur est de rigueur !... Courir après l'objectif le plus "piqué" n'est pas forcément une fin en soi !... Un bon sujet, un bon éclairage, une bonne exposition, un bon cadrage, une bonne mise au point et au final un "piqué" moyen feront toujours une meilleure photo qu'un mauvais sujet, un mauvais éclairage, une mauvaise exposition, un mauvais cadrage, une mauvaise mise au point et au final un "piqué" extraordinaire... non ?

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QUID DU CONVERTISSEUR DE FOCALE ?

Question :
[...] c'est pourquoi j'aimerais bien acheter un converter x1.4 ou x2, qu'en pensez-vous ? [...]

Réponse :
Effectivement, puisque les constructeurs d'optique proposent tous à leur catalogue des convertisseurs de focale, tant x1.4 que x2 (voire x3 mais je pense que ce dernier a disparu depuis longtemps des prétentions des opticiens !!!), c'est qu'il existe une demande du consommateur !... Mais avant de franchir le pas, il convient de réfléchir à ce que l'on souhaite acquérir et à ce que l'on est prêt à sacrifier pour allonger les focales de son parc d'objectif !...

Il faut toujours avoir présent à l'esprit qu'un convertisseur de focale est composé d'une ou plusieurs lentilles de verre (le plus souvent plusieurs). Cette particularité doit donc immédiatement vous faire penser qu'en ajoutant des éléments optiques à la formule d'un objectif, on va perdre en "piqué", en netteté, en contraste et on risque, en plus, de voir apparaître un vignetage !... Donc qui dit ajouter un convertisseur de focale à un objectif conduit inéluctablement à la perte de qualité de l'image finale et ce, quelle que puisse être la qualité de fabrication, la marque et le prix du convertisseur de focale !!!

Autre conséquence de l'ajout d'éléments optiques dans la formule d'un objectif : la perte de luminosité quelle que puisse être la qualité de fabrication, la marque et le prix du convertisseur de focale !!! Le simple fait de fixer un convertisseur x1.4 fait perdre 1 diaphragme (si votre objectif est un f/4, il devient immédiatement un f/5.6 !!!). Le simple fait de fixer un convertisseur x2 fait perdre 2 diaphragmes (si votre objectif est un f/4, il devient immédiatement un f/8 !!!!!!!!!). Cela n'est pas anodin non plus : si vous possédez un boîtier Nikon ou Canon qui est incapable de faire le point si l'objectif est plus sombre que f/5.6 (tous les boîtiers de ces marques sauf les D3 et D4 de chez Nikon et les EOS 1D de chez Canon), un super zoom qui ouvre à f/4 constant et qui vous aura coûté plus de 1000€ équipé d'un convertisseur de focale x2 deviendra tout simplement inutilisable !...

Si vous souhaitez absolument rallonger la focale de l'un de (ou tous) vos objectifs, personne ne pourra vous en empêcher, d'autant que cela coûtera beaucoup moins cher d'acheter un convertisseur (même à 500€) qu'un autre objectif plus long !... Mais êtes-vous certain que cette dépense sera justifiée si elle handicapera le superbe objectif qui est sensé être allongé ? Si vous possédez (par exemple, il peut s'agir de n'importe quel autre) un superbe "blanc" de 70~200mm f/2.8 constant qui vous aura quand même coûté plus de 2000€ (!!!) mérite-t-il réellement de passer à un 98~280mm f/4 (avec convertisseur x1.4) ou un 140~400mm f/5.6 (avec convertisseur x2) en perdant sa qualité d'image légendaire ?... Et si vous possédez cet autre "blanc" de qualité (bien que moins superlatif) de 70~300mm f/4~5.6 qui coûte quand même plus de 1000€ (!!!) mérite-t-il réellement de passer à un 98~420mm f/5.6~8 (avec un convertisseur x1.4) donc globalement inutilisable et minable en qualité ou à un 140~600mm f/8~16 (avec convertisseur x2) donc totalement inutilisable ? Et même si vous ne possédez "que" un objectif moins prestigieux, mérite-t-il pour autant d'être encore moins bon ? Vous êtes seul juge, personne ne pourra aller à l'encontre de votre décision !...

Personnellement, je ne possède pas d'optique "légendaire", mes meilleures optiques sont destinées aux pleins formats donc, quand je veux les allonger, je les monte sur des boîtiers de format inférieur et ainsi, je leur applique une multiplication x1.5 à x1.6, sans assombrissement et sans la moindre perte de qualité. Surtout qu'en numérique, un bon boîtier d'entrée de gamme en fin de vie commerciale coûte moins cher qu'un convertisseur de focale de qualité !!! Je possède également des convertisseurs de focale (x2) mais qui sont uniquement destinés à des "culs de bouteille" (ou du moins à des optiques de qualité très moyenne) ou pour le fun !... J'adore jouer avec mon 500mm (moyen format soviétique) plus un doubleur monté sur un boîtier numérique APS-C [500x2x1.5 = 1500mm] et j'espère m'amuser avec mon Samyang 650~1300mm avec doubleur sur un numérique APS-C [650~1300x2x1.5 = 1950~3900mm ou 650~1300x2x1.6 = 2080~4160mm] mais je sais très bien qu'avec un tel équipement je n'obtiendrai franchement pas le top de la qualité d'image !...

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UNE ALTERNATIVE AU FLASH ET AU TRÉPIED ?

Question :
[...] est-il possible à votre avis de réussir une image techniquement correcte (pas trop de grain, pas trop sous exposée, pas trop bruitée, pas trop bouchée) dans un lieu mal éclairé où on ne peut utiliser ni le flash ni le trépied ? [...]

Réponse :
Si cela ne s'appelle pas "vouloir le beurre, l'argent du beurre et exiger en plus le sourire de la crémière", je ne sais pas comment appeler cela !...

Mais bon, soyons sérieux, ne reculant devant rien, j'ai peut-être une solution simple pour vous ! Je n'invente rien, il s'agit d'une technique de base en photographie numérique mais que beaucoup d'amateurs ignorent, c'est pourquoi je publie cette question ici.

Atmosphère sombre sous entend en effet :
- obligation de monter en sensibilité ISO d'où augmentation du grain
- obligation d'ouvrir le diaphragme à fond mais cette possibilité est limitée à l'ouverture maximale
- obligation de réduire la vitesse d'où augmentation du risque de flou de bougé, en plus pose longue dit bruit
- et d'une manière générale, dans ces conditions on est obligatoirement sous exposé !

À première vue, seule l'utilisation du flash permettrait de corriger le problème, mais si vous n'avez pas de flash ou que ce dernier est inutilisable ou interdit... pas de chance !... L'utilisation du trépied n'apporterait pas grand chose si le sujet était en mouvement, de toute façon, la question est claire : pas de trépied !...

Donc voilà ma solution : il s'agit d'une technique "évoluée" mais simple !
->Sur votre boîtier, si ce n'est pas déjà fait, sélectionnez votre format d'image en RAW
-> Réglez la correction d'exposition à -2 ~ -3
Vous gagnez ainsi 2 à 3 diaphragmes que vous pourrez utiliser avec profit en diminuant la sensibilité ISO (donc moins de grain) et/ou en augmentant la vitesse (donc moins de risque de flou et moins de bruit).

Mais l'image finale sera très sombre me direz vous. Effectivement, elle sera très sombre MAIS elle sera au format RAW !!!... Donc, en post traitement, il suffira de corriger l'exposition en ajoutant quelques diaphragmes (généralement de 3 à 5) sans trop sacrifier la qualité de l'ensemble.

En fait, c'est un peu comme la technique de "l'exposition à droite" mais utilisée dans l'autre sens ! Ici, on "expose à gauche" de façon à obtenir le maximum d'informations dans les sombres plutôt que de tout perdre en noir profond...

Certes, cette photo ne sera pas la meilleure de votre parcours photographique, mais au moins elle aura le mérite d'exister et de ne pas trop souffrir des conditions difficiles de prise de vue !...

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DOIT-ON SE JETER SUR LE BOÎTIER DERNIER NÉ DE LA GAMME ?

Question :
[...] je souhaite investir dans un appareil reflex numérique et l'offre de nouveaux modèles ne manque pas. Dois-je acheter le dernier sorti ou dois-je attendre un peu ? [...]

Réponse :
La fréquence de renouvellement de l'offre des appareils photo numériques a, depuis un certain temps, rejoint celle de l'informatique, c'est à dire qu'à peine mis sur le marché, un appareil photo numérique est déjà obsolète (ou quasiment) ! Votre question est en effet très pertinente puisqu'il faut prendre en compte deux paramètres opposés !

Comme tout matériel (absolument tout, rasoir électrique, machine à laver, voiture, etc, etc.), l'appareil photo est systématiquement mis précipitamment sur le marché pour devancer la concurrence. S'il ne vient plus à l'idée de personne d'acheter un nouveau modèle de voiture dès sa sortie, bizarrement, cela ne choque personne de se jeter sur le dernier boîtier sorti, voire même en pré commande !... Il est évident que dans la course au premier sorti, le constructeur lance son produit dans l'état et compte "essuyer les plâtres" dans les semaines ou les mois qui suivent le lancement "triomphal" de son dernier produit !... Il en va de même pour les appareils photographiques numériques !... Les premières séries ne sont que rarement exemptes de défauts, on en a un exemple "éclatant" avec la sortie du 600D de chez Nikon, mais ce n'est pas le seul (je dis ça parce que je n'ai rien contre cette marque !).

Si votre achat entre dans le cadre du renouvellement d'un ancien appareil numérique, c'est encore beaucoup plus ennuyeux ! En effet, vous avez certainement investi (en même temps ou peu après l'achat de l'ancien appareil) dans un bon logiciel de traitement d'image/traitement de RAW. Sachez qu'en achetant un appareil à peine sorti, le travail en RAW sera impossible avec les logiciels (Photoshop, Lightroom et autres) déjà en votre possession... En effet, vos logiciels ne reconnaîtront pas le format de votre nouvelle acquisition et il faudra donc attendre une mise à jour, probablement payante (voire la sortie d'une nouvelle version du logiciel qui, seule, acceptera ce nouveau format et donc racheter un logiciel complet !).

D'autre part, le taux d'obsolescence dont je parlais plus haut fait que si vous attendez un peu "trop" longtemps, vous allez acheter à plein tarif un appareil qui sera remplacé dans les semaines voire le mois à venir par une nouvelle génération qui offrira peut-être (ou pas !!!) beaucoup plus et beaucoup mieux pour le même prix !

J'avoue que le problème est cornélien, mais puisque vous possédez un ordinateur, vous avez déjà été confronté à ce même problème de choix !

Dois-je me "mouiller" un peu ? OK ! Parmi les nouveautés, il y a des appareils qui ne proposent vraiment pas grand chose de neuf par rapport à la génération précédente ! Eh oui ! Prenons par exemple le cas du Canon 600D qui est, à quelques détails près, la copie conforme du 500D, et dans la même marque, que dire de la venue du 650D, du 60D et même du 7D qui possèdent tous le même capteur et le même processeur ? Je ne dis pas que le 7D et le 600D sont concurrents, il y a une sacrée montée en gamme entre un 600D et un 7D... Pour ne pas faire de jaloux, le passage du Pentax K5 au Pentax K5 II n'a pas franchement été une révolution en profondeur ! Dans tous ces exemples, les nouveautés étaient déjà bien éprouvées puisque les plâtres ont été essuyés sur les générations précédentes, donc pas de risque à les acheter dès leur sortie ! Mais il reste la question du prix (eh oui) : si vous visez un boîtier de la gamme du 600D de chez Canon, un 600D -qui quitte le catalogue- sera bradé pour une bouchée de pain alors qu'acheter un 650D ou un 700D, plus récent -ou à peine sorti- et qui n'apporte pas beaucoup plus vous sera facturé un bras !

Donc le seul conseil que je puis vous donner, puisque le choix final ne sera de toute façon que le vôtre, regardez bien les caractéristiques du boîtier qui vient de sortir et comparez les nouvelles possibilités offertes à celles de l'ancienne génération : si vous pouvez vivre avec les anciennes (et c'est plus que certainement le cas !), n'hésitez pas, prenez le boîtier "bradé", c'est une excellente affaire !... Et un dernier mot pour vous expliquer mon point de vue : souvent, quand je prends en main mon vieux (très vieux !) Pentax *istDs, je me dis que c'était un excellent boîtier... et que s'il était capable de prendre en charge les objectifs HSM, malgré son tout petit capteur (enfin, 6Mpxl c'est déjà pas mal pour la majorité des amateurs d'aujourd'hui qui n'ont vraiment pas besoin de plus, mais bon, ainsi va le monde !), il resterait encore un boîtier plus qu'honorable et qu'aucun boîtier actuel de moyenne gamme ne lui arriverait à la cheville malgré des capteurs avec plus du double -ou du triple- de pixels !...

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LA PLUS GRANDE DIFFICULTÉ EN PHOTOGRAPHIE NUMÉRIQUE

Question :
[...] Photographe amateur de longue date, je souhaiterais débuter en numérique mais une sorte de peur me freine. Vous qui avez bien connu l'argentique et qui connaissez maintenant le numérique, pourriez vous me dire ce qui selon vous est la plus grande difficulté du passage au numérique ? [...]

Réponse :
Contrairement à ce que tout le monde semble croire, les points communs entre la photographie argentique et la photographie numérique sont beaucoup plus nombreux que les points de divergence !... Les théories sont les mêmes, l'abord est le même, les "lois et règles" sont les mêmes, les possibilités sont les mêmes...

Il est vrai que la dynamique des capteurs actuels est plus large que celle des films, mais si vous faisiez du laboratoire argentique, vous avez fait du HDR sans le savoir, donc la différence entre les deux mondes ne se trouve pas dans la dynamique non plus.

En argentique vous saviez qu'il fallait "exposer à droite" en faisant de la diapositive et "exposer à gauche" pour le négatif. Dites-vous donc que le numérique c'est de la diapositive et le tour est joué.

Reste l'universalité du matériel. Selon votre équipement argentique, s'il s'agissait de reflex, selon la marque (surtout), vous pourrez ou ne pourrez pas "greffer" vos anciennes optiques sur votre boîtier numérique. Selon la qualité de vos anciennes optiques (si elles sont compatibles avec votre boîtier numérique) elles seront ou non utilisables (voir ici).

Argentique/Numérique même combat alors ? NON !!! Il existe en numérique une difficulté inimaginable (mais non insurmontable !) pour le photographe argentique amateur : la configuration du boîtier !!! Le plus difficile en photographie numérique, à mon sens du moins, est la nécessité de jongler avec les menus (et encore plus compliqué si on parle des menus Canon ). En numérique, on a, en effet, l'énorme avantage de pouvoir configurer son boîtier et de pouvoir profiter d'une foule de fonctions inconnues en argentique donc il est indispensable d'apprendre le mode d'emploi par cœur et de tester tous les points de configuration pour "modeler" le boîtier à son goût... Bien sûr, selon le type de matériel numérique que vous allez choisir (compact-compact à objectif interchangeable-bridge-reflex), la complexité des menus sera différente, de même, plus vous choisirez un boîtier évolué (haut de gamme) et plus les menus seront denses et complexes puisque la configuration sera plus pointue. Dans le monde argentique, pour peu que l'on connaissait le fonctionnement des modes d'exposition évolués (programme, priorité vitesse/ouverture, manuel) ainsi que les grandes fonctions communes à tous les boîtiers, on sortait son appareil neuf de sa boite et on pouvait partir faire un tour du monde photo sans se poser la moindre question et sans le moindre risque... Aujourd'hui, il faut espérer (et j'espère encore presque 15 ans après mes débuts en numérique !) tomber sur un mode d'emploi clair et complet au sujet des options de configuration, il faut faire des tests, et des tests, et encore des tests pour obtenir finalement un boîtier qui réagisse comme vous le souhaitez et... il n'est pas rare de devoir tout recommencer après quelques mois quand on découvre que, finalement, les premiers choix n'étaient pas forcément les meilleurs !... Mais ce n'est pas franchement révolutionnaire non plus... les dernières générations de boîtiers argentiques (haut de gamme) proposaient également des personnalisations et, en plus, ne disposaient pas d'écran LCD pour afficher les menus !!!

Voilà, franchement, c'est tout ce que je puis vous dire de la difficulté du numérique... Si vous souhaitez vous "lancer", n'ayez aucune crainte, le passage d'un monde à l'autre se fait assez naturellement à tout prendre !... En plus, si vous avez fait du laboratoire argentique, vous verrez que dans la chambre claire (le laboratoire numérique), hormis l'absence de zone humide, tout fonctionnera quasiment de la même manière et, en plus, vous pourrez faire du format RAW immédiatement puisque le laboratoire (même numérique) ne vous fera pas peur !...

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QUID DE LA PHOTO DE RUE ?

Question :
[...] J'ai parcouru quasiment tout votre site et je n'ai rien trouvé qui traitait de la photographie de rue ! Ce n'est pas les sites qui manquent à ce sujet mais j'aimerai connaître votre point de vue. [...]

Réponse :
La France est connue dans le monde entier comme étant le pays où les lois sur la vie privée sont les plus strictes... En plus, il existe même des textes qui interdisent de photographier (sans plus de précision !!!) certains bâtiments... De ce fait, la photographie de rue est devenue sinon impossible, du moins très risquée. Dans les autres pays industrialisés, la difficulté légale est moindre mais la situation ne va pas aller en s'améliorant non plus !... On pourrait, bien sûr, "voler" les images, mais une publication sur internet, par définition visible par tout le monde, nous expose à des retours pour le moins désagréables (voire douloureux en terme de peine judiciaire).

J'aurais adoré faire de la photographie de rue, j'en ai fait un tout petit peu à une époque, il y en a quelques exemples dans ma galerie (ici), malheureusement, l'obtention des autorisations est de plus en plus compliquée et shooter pour shooter, sans garder les images ne m'apporte rien et donc ne m'intéresse pas du tout !...

Je dois bien me rendre à l'évidence : la photo de rue est un merveilleux souvenir du temps des Doisneaux et autres Quartier Bressons... notre société actuelle, clôturée sur elle-même, fermée comme une huître, rejetant tout point de vue qui ne va pas dans son sens, en plein obscurantisme donc, ne se rend même pas compte qu'elle s'exclue elle-même de l'Histoire (avec un "H" majuscule)... elle ne laissera aucune trace pour la postérité... si ce n'est des millions de tonnes de déchets en tout genre... belle image tiens !!!

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LES GAMMES DE BOÎTIERS

Question :
[...] vous parlez dans tout votre site des appareils d'entrée de gamme, des appareils experts, des appareils professionnels, et dans le même temps vous dites que ce n'est pas le boîtier qui fait la qualité de l'image. Si on regarde les propositions commerciales, on trouve des reflex à 500€ et d'autres à 5000€, il doit bien y avoir une différence !... Quelle est donc la différence entre les différentes gammes ?

Réponse :
Effectivement, vous avez bien lu mes lignes, ce n'est pas le boîtier qui fera de bonnes (ni de belles) photographies !... Et pour répondre directement à votre question, il y a effectivement, pas une mais plusieurs différences entre les gammes de boîtiers ! Je vais essayer de vous les donner ici.

Tout le monde est persuadé que les boîtiers professionnels permettent de meilleurs résultats que les autres et que c'est la seule différence et que c'est cette différence qui justifie la différence de prix... Mais je suis au regret de vous dire que cette différence n'entrera pas dans la liste des vraies différences !...

La liste des différences (j'en oublie certainement) :
1) Le prix : un boîtier professionnel se doit d'être beaucoup plus cher sinon il ne fait pas "pro"... et ce prix n'est généralement pas justifié !... Si vous connaissez un peu les lois du marketing, vous savez que le prix de vente n'a aucun rapport ni avec la qualité réelle du produit ni avec le prix de revient du produit !... Quand un produit est prêt à être mis sur le marché, les staff de marketing se réunissent pour trouver un prix de vente qui doit répondre à ce que les clients potentiels attendent ET correspondre au maximum qu'ils accepteront de payer... un point c'est tout !...
2) La facilité d'utilisation : plus vous "tapez" dans les gammes basses (c'est volontairement que je ne dis pas "bas de gamme" puisque tous les éléments des gammes basses ne sont pas des "bas de gamme") et plus votre boîtier sera simple à utiliser !... Cela ne veut pas dire que ses possibilités sont inférieures à celles des appareils de gammes supérieures (bien au contraire !), cela veut simplement dire que les accès à toutes les possibilités ne demande pas de formation particulière ni même d'étude approfondie des modes d'emploi... Sur les boîtiers "amateur" vous avez des assistances à n'en plus finir : des modes "résultat", des accès menu plus clairs avec des explications à tous les niveaux etc... Avec les boîtiers experts et pro (c'est souvent la même chose, prix en moins !), point de mode "résultat", des "centaines" de touches et de boutons dont la fonction est pour le moins mystérieuse, des modes d'emploi longs comme le bras et pas forcément très accessibles, des menus obscurs et sans explication, etc, etc... C'est pourquoi de nombreux amateurs "fortunés" se sont offerts des appareils professionnels et les ont revendus presque immédiatement pour cause de difficulté d'utilisation.
3) La solidité : il est certain que les boîtiers haut de gamme sont plus solides que les boîtiers bas de gamme mais cela n'a rien à voir avec la ségrégation "amateur" / "expert" / "professionnel" : un boîtier peut être "professionnel" et fragile alors qu'un boîtier "amateur" peut être très solide... Le seul point qui soit effectivement retrouvé est le nombre de déclenchements garantis : généralement 150.000 pour un boîtier "professionnel", 100.000 pour un boîtier "expert" et moins pour un boîtier "amateur".
4) La finition : globalement, les boîtiers "professionnels" proposent une tropicalisation plus poussée que les boîtiers "experts" alors que les boîtiers amateurs en sont dépourvus... Mais c'est très souvent faux ! Chez Canon, seuls les EOS 1Dxxx sont tropicalisés, les autres ne le sont pas, et cela ne veut pas dire que les Canon EOS 5Dxxx soient des boîtiers "amateur"... Chez Pentax, les boîtiers de sortie de gamme sont très bien tropicalisés, probablement mieux que les 1D de chez Canon mais ce n'est pas pour autant que tous ces Pentax sont considérés comme des boîtiers "professionnels" !... On peut penser que l'aspect extérieur est plus "classe" dans les boîtiers "professionnels", alors qu'en fait c'est uniquement une question de politique de marque !... Même en super "pro", les boîtiers Canon font "plastoque" alors que chez les Nikon et Pentax, même en milieu de gamme la finition est "top class". Il existe franchement des boîtiers de gamme "amateur" qui semblent bien mieux présentés et mieux finis que certains boîtiers Canon "pro"...

Arrivé à ce stade de ma réponse, je devrais donc vous présenter des excuses (!...) puisque je n'aurais jamais du parler de boîtiers "amateur" ou de boîtiers "pro", mais c'est ainsi... la puissance de la publicité, même si elle ne réussit pas systématiquement à booster les ventes, réussit systématiquement à nous faire ingurgiter un vocabulaire basé sur rien !...

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LA PRÉCISION DES RÉGLAGES DE DIAPHRAGME

Question :
[...] je viens de me payer un superbe réflex Canon 7D et en essayant de le configurer je découvre une entrée de menu proposant une précision de réglage de diaphragme à 1/3, 1/2 ou 1 valeur de diaphragme. Je pense qu'une précision de 1/3 serait le mieux mais alors pourquoi proposer les autres possibilités ? Cela me perturbe, quelle précision dois-je utiliser ?

Réponse :
Voilà encore une excellente question ! Et ma réponse risque d'en surprendre plus d'un !...

Effectivement, les boîtiers reflex numériques proposent une échelle de diaphragme précise au diaphragme, au 1/2 diaphragme et même au 1/3 de diaphragme. Mais cela n'a rien de révolutionnaire !!! Depuis toujours, à l'époque où la valeur de diaphragme se faisait encore manuellement via la bague de réglage de diaphragme sur l'objectif, on trouvait 1 ou 2 crans entre deux diaphragmes (donc une précision au 1/2 ou au 1/3 de diaphragme) !... Plus tard, encore à l'époque de l'argentique, quand les valeurs de diaphragme se réglaient depuis le boîtier, on avait également le choix entre une échelle à diaphragme entier, 1/2 diaphragme ou 1/3 de diaphragme... C'est tout naturellement que cette habitude s'est perpétuée sur les boîtiers numériques... Mais cette habitude a-t-elle réellement encore son intérêt avec nos boîtiers numériques ?

La précision de l'échelle de diaphragme n'a réellement d'intérêt que dans le cas où il existe une latitude de pose différente sur différents supports ! En argentique, les films négatif noir et blanc avaient (et ont toujours) une large latitude de pose, les films négatif couleur avaient (et ont toujours) une grande latitude de pose mais moins importante que celle des films négatif noir et blanc et, les films inversibles (diapositive) n'avaient (et n'ont toujours pas) quasiment aucune latitude de pose... Donc, si on faisait de la diapositive, il fallait absolument une exposition au "quart de poil" d'où l'importance d'une échelle au 1/3 de diaphragme. En négatif couleur une échelle au 1/2 diaphragme était largement suffisante et en négatif noir et blanc, une précision au diaphragme entier était plus que largement suffisante (on peut même se permettre des erreurs de plusieurs diaphragmes en négatif noir et blanc !).

Puis vient l'ère du numérique. Ici, il n'y a plus qu'un seul support photo sensible : le capteur. Ce capteur est intégré au boîtier, il est unique et jamais interchangeable. Le capteur possède une latitude de pose fixe, que l'ont crée des images en couleur ou en noir et blanc. Donc, si on connaît la latitude de pose du capteur, on peut très bien se passer de ce réglage de précision de l'échelle de diaphragme !...

Reste à se demander où se situe la latitude de pose des capteurs numériques par rapport aux supports argentiques ! Il y a également de nombreux débats sur le sujet, personnellement, je situerai le capteur quelque part entre le film négatif couleur et le film inversible (diapositive). Dans ces conditions, les boîtiers numériques devraient disposer d'une échelle au 1/2 ou au 1/3 de diaphragme...

MAIS, en numérique, on peut faire du RAW et, avec le RAW, l'exposition est quasiment (je dis bien quasiment) reléguée au deuxième plan puisque tout se gère en post traitement ! Dans ces conditions, une échelle au diaphragme entier suffirait lar-ge-ment !...

Bon, je n'ai peut être pas totalement répondu à la question mais vous sentez déjà où je veux en venir ! Il me faut donc juste ajouter un dernier point avant de conclure : il est beaucoup plus facile et plus rapide d'effectuer un clic de roue codeuse pour passer de f/5.6 à f/8 (par exemple) que d'effectuer 2 ou 3 clics de roue codeuse pour aboutir au même résultat !... Non ?

Dans ces conditions, si :
—> vous faites de l'argentique (je sais, avec un 7D c'est plutôt rare, mais vous aurez le droit de vous payer un boîtier argentique compatible avec vos optiques EF Canon, si vous ne faites pas l'erreur d'acheter des optiques EFS !) :
* Négatif Noir et Blanc : échelle à 1 diaphragme entier
* Négatif Couleur : échelle à 1/2 diaphragme (mais 1 diaphragme entier fonctionne aussi)
* Inversible (diapositive) : échelle à 1/3 diaphragme
—> vous faites du numérique :
* Échelle à 1/2 ou 1/3 de diaphragme si vous faites du JPEG (là c'est juste si vous ne vous formalisez pas trop en tournant la molette comme un malade...)
* Échelle à 1 diaphragme ou à 1/2 diaphragme si vous faites du RAW (là aussi c'est juste si vous ne vous formalisez pas trop en tournant la molette comme un malade...)

Cela dit, tout ceci est TRÈS théorique !... Il ne faut pas exagérer non plus, vous pourrez tout aussi bien réussir vos images même avec un réglage théoriquement "inadéquat"... Personnellement, même si je ne suis pas une référence, je "bloque" tous mes boîtiers, argentiques et numériques, sur une échelle à 1 diaphragme entier... et je n'ai pas à déplorer plus d'échec que la moyenne de mes contemporains... tout en économisant mes doigts qui n'ont pas l'obligation de faire des tonnes de gymnastiques sur mes roues codeuses !...

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QUELLE INFORMATIQUE POUR LA PHOTOGRAPHIE ?

Question :
[...] je suis débutant en photographie et j'ai trouvé des réponses dans votre site mais rien ne précise les besoins autres que l'appareil. J'aimerai savoir quel ordinateur choisir pour mon futur appareil reflexe numérique. [...]

Réponse :
Voilà une question que tout photographe amateur se lançant (ou pas) en photographie numérique s'est posé un jour. En réalité, quand je dis "tout photographe", ce n'est pas tout à fait vrai puisque cette question ne m'a jamais effleuré... c'est pourquoi aucune rubrique dans mon site... et pour cause... Néanmoins, je vais me la poser pour vous aujourd'hui !

Si j'étais un webmaster "institutionnel" je répondrais à votre question avec des caractères gras et soulignés : « un super ordi arborant une pomme avec un écran de 27 pouces est ce qu'il vous faut !... » MAIS je ne suis pas un webmaster "institutionnel" (vous le savez puisque vous lisez mon site) ET, en plus, AUCUNE pomme n'a trouvé sa place ni sur mon bureau ni dans mon sac photo... Vous allez donc penser que je suis un inconditionnel du monde PC... Mais, en réalité, si je suis "fidèle" aux PC c'est uniquement parce que je possède un parc logiciel que je ne tiens pas à renouveler en changeant de plateforme !... Dans ces conditions, en toute logique, je devrais vous stimuler à acheter le dernier PC de marque xxx équipé du super processeur i7, avec 16Go de mémoire et 3To de disque dur ultra rapide etc... C'est bien pour cela qu'a été inventée la photographie numérique non ? Acheter, acheter, changer, upgrader, jeter, renouveler...

STOP, soyons sérieux !... Si vous souhaitez faire de la photographie numérique (ou alterne : argentique scannée), concentrez-vous sur votre matériel photographique, l'informatique viendra ensuite... Même si je répète 25 fois par page que je ne suis pas une référence (ce qui est tout à fait vrai !) permettez-moi tout de même de vous énumérer ma configuration informatique : Un « vieux » PC de bureau équipé d’un processeur AMD Athlon II X2, avec 4 Go de mémoire et un disque dur de 1To... Un tel foudre de guerre qu'il est certainement impossible de trouver quelque chose d'approchant aujourd'hui !... Bon, vous me direz que je possède également un portable ? C'est vrai, un « superbe » portable équipé d'un processeur AMD V120, de 4 Go de mémoire et d'un disque dur de 640Go... encore un sacré foudre de guerre non ? Croyez-vous que je suis incapable de traiter mes images numériques avec ça ? Certes, avec des fichiers gigantesques, j'aurais certainement des problèmes, et encore, à voir !... Croyez-vous qu'avec ces vieilleries je suis obligé de me contenter de freewares de base ? Pas du tout !... Vous connaissez ma configuration logicielle (orientée photo, et tous les autres logiciels qui ne sont pas listés sur le site !), et j'ai même pu installer Photoshop CS5 (pour test, je ne l'ai pas conservé longtemps, c'est trop compliqué à utiliser... je me considère comme un photographe amateur et pas comme un graphiste professionnel !) et mes « antiquités » ont tenu la cadence !...

Donc au moment du choix de votre informatique, voici les quelques questions à vous poser :
— mon boîtier numérique délivre des fichiers de combien de Mo ? Pour l'exemple, mon Canon 5D Mk2 donne des RAW de ~22Mo, mes appareils argentiques donnent, une fois le négatif scanné, des fichiers jusqu'à 120Mo (et parfois plus), et tout va bien pour le post traitement !...
— la photographie numérique est-elle mon gagne pain, me faut-il un haut rendement ?
— je possède déjà un ordinateur, est-il utilisable ?
— puis-je me permettre des compromis ?
Et puis c'est tout !... Si vous disposez déjà d'une machine, essayez d'installer un ou plusieurs programmes de traitement d'image (on peut tous les télécharger gratuitement pour les tester) et essayez de traiter vos photographies. Si les ralentissements (inévitables) vous semblent insupportables (peu probable), envisagez d'investir dans un processeur i3, i5 ou i7, sinon, conservez votre configuration actuelle, elle sera largement suffisante !... Sans compter que si vous conservez votre machine, vous pourrez envisager sereinement l'achat d'un scanner pour vos films argentiques (non indispensable !), une sonde de calibration d'écran (uniquement recommandée si vous envisagez des impressions de qualité), une imprimante grand format (non indispensable !) ou, éventuellement, un écran plus grand (mais là aussi, il faut savoir raison garder !... Sur mon PC de bureau j'ai un écran de 21", sur mon portable un écran de 16"... et, franchement, je n'envisage pas d'upgrader !...), mais surtout achetez des disques durs externes pour les sauvegardes redondantes...

En conclusion, si vous souhaitez investir pour faire de la photo, investissez dans le matériel photo, pas dans l'informatique (si celle que vous possédez est suffisante !)... Halte à la consommation effrénée simplement parce que des sites internet à la solde des fabricants nous rabâchent les oreilles avec des conseils qui n'en sont pas !... Si, maintenant, vous ne possédez pas d'informatique, ne craignez pas d'acheter ce qu'il y a de moins cher, toutes les configurations que l'on trouve en 2013 ont plus que largement les capacités de traiter les images des photographes amateurs ...

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COREL PAINT SHOP PHOTO PRO X3 ET WINDOWS 8 ?

Question :
[...] j'ai cru comprendre en lisant votre site que vous aimiez le logiciel Corel Paint Shop Photo Pro X3. Mon ordinateur moribond a été remplacé et équipé de Windows 8. J'ai immédiatement effectué la mise à jour gratuite et me voilà équipé d'un bel ordinateur sous Windows 8.1. Seulement, au moment de lancer Paint Shop Photo Pro X3, Windows me dit que le programme est incompatible. Je suis allé voir sur différents forums et la conclusion semble sans appel : Paint Shop Photo Pro X3 est incompatible avec Windows 8. Avez-vous des renseignements complémentaires ? Ou faut-il acheter la dernière version Paint Shop Photo Pro X6 ? [...]

Réponse :
Vous pourrez dire que vous avez de la chance !... Je ne suis vraiment pas (mais alors vraiment, vraiment pas !) spécialiste en informatique, donc je devrais vous répondre que je n'en sais rien... Par contre, ayant essayé Windows 8 (et Windows 8.1), j'ai donc installé (entre autre) Corel Paint Shop Photo Pro X3 et... bonne nouvelle... il est 100% compatible avec Windows 8.1 !...

Certes, il s'agira d'un parcourt du combattant :
L'installation s'effectue SANS problème. Au lancement... FLOP, il ne fonctionne pas !... Reste la possibilité de le configurer en mode de compatibilité ! En Windows 8 : échec, en Windows 7 : échec, en Windows Vista (toutes versions) : échec, en Windows XP : échec, en Windows 98/ME : échec (logique !!!). Donc on doit en conclure qu'il est, effectivement, incompatible...

MAIS, ce programme, assez ancien (vous le dites bien qu'il est en version 16 -X6- aujourd'hui), a besoin d'être mis à jour pour avoir une chance de fonctionner !... C'est là tout le problème !... C'est via son interface que les mises à jour s'effectuent et... pas moyen de le lancer...

Pas de panique !... Ne le désinstallez pas !... Rendez-vous sur le site de Corel (ici) et téléchargez les patchs de mise à jour. Il y en a 5 !... Installez les 5 patchs dans l'ordre de leur sortie (sp1 puis sp2 etc...). Une fois les 5 patchs installés, Corel Paint Shop Photo Pro X3 fonctionnera parfaitement sous Windows 8.1 et, en plus, il disposera de beaucoup plus de capacités que le PSPP X3 de base !...

Oh, pardon !... Je pense que j'aurais du dire "laissez tomber il est incompatible, allez acheter la version X6 ou carrément, allez vous abonner sur le cloud d'Adobe Photoshop..." Mais non, vous me connaissez, je suis contre cette course en-avant... donc OUI, X3 fonctionne... Au passage, une fois en état, dites moi si vous êtes capable de travailler sous Windows 8... personnellement je suis retourné immédiatement sous Windows 7, c'est du downgrade, certes, mais la qualité de travail est incomparable à mon humble avis !...

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FILM VOILÉ AVEC ZENIT (ЗЕНИТ) EM (ou autre boîtier !)

Question :
[...] je viens de trouver sur internet un superbe Zenit EM. Il ne m'a pas couté bien cher (en réalité le transport était plus cher que l'appareil) et j'ai bien peur de m'être fait volé puisque tous mes films sont voilés. Auriez-vous une idée d'où vient le problème ? [...]

Réponse :
Vous dites trois choses intéressantes dans votre message :
1) vous avez acheté sur internet et vous craignez de vous être fait escroqué. En effet, j'en ai déjà parlé à plusieurs reprises sur mon site : méfiez-vous des achats d'appareil photo sur internet... surtout s'il s'agit de vieux matériel (mais le matériel récent n'est pas plus garanti !) et encore plus s'il s'agit de matériel soviétique ancien !... Je vous propose de relire mes articles (ici, et certainement encore ailleurs).
2) le transport était plus cher que l'appareil lui-même. Mais où espérez-vous trouver du matériel ancien ? La principale source d'approvisionnement se trouve dans les foires à la photo (voir ici) et, à moins d'avoir beaucoup de chance, vous ne trouverez pas de foire à moins d'une centaine de kilomètres de chez vous... Certes il y a le plaisir de la foire photo qui n'a pas de prix mais le déplacement vous coûtera beaucoup plus que votre acquisition, donc un dans l'autre...
3) votre problème maintenant. J'aurais envie de vous dire immédiatement : « c'est la mousse d'occultation du dos qui est en cause DONC pas de panique ! » Mais dans la mesure où je n'ai pas la bête entre les mains, on va essayer de faire un diagnostic tous les deux...
— ouvrez le dos du boîtier. Visez une forte lumière (MAIS PAS LE SOLEIL !!!). Approchez votre œil au plus près du tissu de l'obturateur à la recherche d'un petit point lumineux. Si vous voyez un point lumineux, il faudra remplacer l'obturateur, celui-là est mort (NB: on en trouve des neufs sur internet et presque tous les réparateurs d'appareil photo [voir ici] connaissent les Zenit même si nombreux sont ceux qui refusent d'ouvrir le matériel soviétique).
— ouvrez le dos du boîtier. Visez une forte lumière (MAIS PAS LE SOLEIL !!!). Approchez votre œil au plus près du tissu de l'obturateur et armez len-te-ment à la recherche d'un petit point lumineux sur le trajet du rideau en tissu de l'obturateur. Si vous voyez un point lumineux, il faudra remplacer l'obturateur, celui-là est mort (NB: on en trouve des neufs sur internet et presque tous les réparateurs d'appareil photo [voir ici] connaissent les Zenit même si nombreux sont ceux qui refusent d'ouvrir le matériel soviétique).
— ouvrez le dos du boîtier. Si je ne me trompe pas, la porte du dos est équipée de deux zones de mousse pour permettre d'éviter les fuites de lumière : une au niveau de l'axe du dos et l'autre au niveau de la fermeture. Le Zenit EM n'est plus tout jeune donc ces mousses sont certainement HS (d'où ma quasi certitude en début de réponse !). Le problème c'est que très souvent, ces mousses sont fines et on ne repère pas leur faiblesse (et c'est le cas des Zenit !)... C'est pourquoi je vous propose un petit test, voir alinéa suivant.
— c'est TRES PEU PROBABLE, mais il existe une possibilité de fuite de lumière qui passe par le viseur. DONC mon petit test sera TRES SIMPLE et vous coûtera le prix d'un film (prenez le film le plus court que vous pourrez trouver).

 
- chargez votre appareil
- tenez-le à bout de bras (pour éviter de le laisser à l'ombre de votre corps) en plein soleil (pleine lumière, ça fonctionne aussi s'il y a des nuages !) et tirez DEUX photos
- placez un bout de scotch noir d'électricien sur l'axe de la porte du dos (et uniquement là) et tirez DEUX photos (toujours en pleine lumière, loin de votre corps)
- placez un deuxième bout de scotch noir d'électricien mais sur le système de fermeture du dos cette fois ci (sans retirer le scotch placé précédemment) et tirez DEUX photos (toujours en pleine lumière)
- placez un troisième bout de scotch noir d'électricien sur toute la longueur du haut de la porte du dos (sans retirer les autres bouts de scotch) et tirez DEUX photos (toujours en pleine lumière)
- placez un quatrième bout de scotch noir d'électricien sur toute la longueur du bas de la porte du dos (sans retirer les autres bouts de scotch) et tirez DEUX photos (toujours en pleine lumière)
- placez un bout de scotch noir d'électricien pour occulter le viseur (sans retirer les autres bouts de scotch) et tirez DEUX photos (toujours en pleine lumière).

Il ne vous reste plus qu'à développer le film (ou au moins les 12 photos du test !)
- les deux premières devraient être voilées (normal, c'est le problème que vous décrivez) ces deux photo servirons de "témoin".
- si les deux suivantes sont voilées, c'est que la mousse située sur l'axe de la porte n'est pas (ou pas uniquement) en cause
- si les deux suivantes sont voilées, c'est que la mousse du côté fermeture de la porte du dos n'est pas (ou pas uniquement) en cause et là, ça commence à sentir mauvais (!!!)
- si les deux suivantes sont voilées, c'est que la chicane supérieure de la porte du dos n'est pas (ou pas uniquement) en cause
- si les deux suivantes sont voilées, c'est que la chicane inférieure de la porte du dos n'est pas (ou pas uniquement) en cause et là, ça commence à sentir très mauvais (!!!)
- si les deux dernières sont voilées c'est que le viseur n'est pas (ou pas uniquement) en cause et là, ça commence à sentir TRES TRES mauvais (!!!)

Comment réparer ? je vais reprendre en sens inverse, le plus péjoratif en premier :
- toutes les vues sont voilées (ET LE TEST DU TROU DANS LE RIDEAU DE L'OBTURATEUR EST NEGATIF !), il n'y a qu'une seule solution : démontage complet et remontage dans les règles de l'art donc NE RIEN FAIRE VOUS MEME (à moins d'être un super bricoleur et d'avoir les outils qui vont bien !!!)
- si les deux dernières ne sont pas voilées, le problème vient du viseur ! Même traitement qu'au-dessus !!!
- si les quatre dernières ne sont pas voilées c'est un problème de chicane en bas de la porte du dos ! Y a-t-il une zone cassée ou pliée dans la gouttière d'occultation ? Ou bien le dos a été cintré et il faut le redresser. Si rien n'est cassé, il suffit de redresser ce qui est tordu ou cintré.
- si les six dernières ne sont pas voilées, c'est un problème de chicane en haut de la porte du dos ! Y a-t-il une zone cassée ou pliée dans la gouttière d'occultation ? Ou bien le dos a été cintré et il faut le redresser. Si rien n'est cassé, il suffit de redresser ce qui est tordu ou cintré.
- si les huit dernières ne sont pas voilées, c'est probablement un problème de mousse au niveau de la fermeture du dos... il suffira de changer la mousse (voir plus bas).
- si les dix dernières ne sont pas voilées, c'est probablement un problème de mousse au niveau de la fermeture du dos... il suffira de changer la mousse (voir plus bas).
- si aucune n'est voilée, il faudra revoir votre technique !!!

Comment changer les mousses ? Si vous avez deux mains gauches, direction le réparateur photo. Sinon, c'est assez simple : il faut s'armer de cure-dent ou d'allumette pour arracher l'ancienne mousse. Puis bien retirer la colle (et la crasse) avec de l'essence C ou de l'alcool et parfaitement sécher. Ensuite il faut replacer des nouvelles mousses.

Oui, mais quelle mousse ? Il est possible de trouver de la mousse en (grandes) plaques sur internet, mais entre le prix de la mousse et le transport, vous pourrez aussi bien acheter un autre Zenit ! NON ! Je préconiserai plutôt un petit tour vers la grande surface du coin pour acheter un tapis de souris bas prix (le moins cher est à 1€ généralement) et des gommettes collantes double face (pour coller les photos dans les albums). La mousse du tapis de souris est un peu épaisse (mais elle s'écrase très rapidement) mais parfaitement dense pour réparer le problème... Découpez une petite bandelette de mousse aux dimensions de la mousse d'origine et collez-la à l'aide des gommettes double face... ET LE TOUR EST JOUE. Il ne reste plus qu'à fermer dou-ce-ment et pro-gres-si-ve-ment le dos, SANS FORCER pour écraser progressivement la mousse. S'y reprendre en plusieurs fois pour ne pas cintrer la porte du dos et, dès que vous pourrez fermer la porte sans forcer.... votre Zenit sera réparé, comme neuf !...

BIEN SÛR CE TUYAU FONCTIONNE ÉGALEMENT POUR TOUS LES AUTRES BOÎTIERS !!!

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RAW / JPEG (encore !)
Question :
[...] je sais que vous parlez beaucoup des RAW dans votre site et j'ai bien compris que vous insistez beaucoup sur le fait de ne pas utiliser les JPEG. J'ai bien compris je crois les avantages de chaque format mais tout cela ne me parle pas encore vraiment... Pourriez-vous me montrer ce qu'un RAW peut me donner et qu'un JPEG ne pourra pas ? [...]

Réponse :
Vous n'avez pas à vous excuser de poser une question qui a déjà été traitée (même à plusieurs reprises) et ce n'est pas forcément un handicap d'avoir besoin de voir pour comprendre parfaitement, c'est pourquoi j'ai décidé de publier votre question, je suis sûr que vous n'êtes pas le seul à avoir besoin d'exemple visuel...

Juste en passant, je me permettrais de vous signaler que JAMAIS je n'ai dit qu'il ne fallait pas utiliser les JPEG (à fortiori, je n'ai pas pu insister sur ce fait !!!), relisez mes articles !...

Je ne vais pas reprendre toutes les explications qui ont été données sur différentes pages de mon site (et sur celle que vous êtes en train de lire en particulier), puisque ce n'est pas le sens de votre question, je vais donc passer directement à la réponse en image... J'ai recherché dans mon stock d'images RAW, un exemple particulièrement parlant. Je vous livrerai donc ici un exemple d'une image RAW qui a été traduite en JPEG (pour pouvoir être affichée sur le net !) SANS LE MOINDRE TRAVAIL DE POST TRAITEMENT, puis, exactement la même après un traitement SOMMAIRE (il aurait plus être plus "profond" et plus "précis" !) :

Voici l'image NON post traitée

Et voilà le MÊME fichier RAW après 5 secondes de travail sur un "bon" logiciel dérawtiseur...

Que remarque-t-on ?
Avant traitement
Après traitement
Image très claire (exposition "discutable') Image beaucoup moins (voire pas du tout) brûlée
Quasiment aucun contraste Très bon contraste
Très peu de couleurs et très peu saturées (presque du noir et blanc) Bien que le sujet (et la saison) font que la gamme colorée soit réduite, les couleurs émergent
L'image paraît sinon floue, au moins noyée dans une espèce de brume... on pourrait penser à une image voilée L'image est parfaitement nette (on pourrait même dire "piquée")
Les fumées (en fait la vapeur d'eau puisqu'il s'agit d'une centrale nucléaire) se fondent dans le ciel aussi blanc que la neige Le ciel retrouve un aspect de ciel (avec même un peu de bleu !), Les fumées (en fait toujours de la vapeur d'eau) se différencient bien du ciel.
Le sol est aussi gris que du béton partiellement couvert de neige On voit que c'est bien de l'herbe qui est partiellement couverte de neige

Franchement, c'est à croire qu'il s'agit de 2 images totalement différentes, capturées par deux appareils différents, avec des objectifs différents et avec des valeurs d'exposition différentes... En fait il n'en n'est rien !!!

ATTENTION : je ne dis pas que la première image soit bonne à jeter et que la deuxième est parfaite !!! La preuve, c'est la première que j'ai conservée (c'est ainsi que je la voyais à sa création) puisque c'est elle qui portait exactement le message que je souhaitais (la désolation due au nucléaire)... mais à ce niveau, c'est une question de création... d'un point de vue strictement "technique", la deuxième est bien meilleure !... En plus, mon post traitement n'étant ici que pour l'exemple, je n'ai pas souhaité le travailler plus (il aurait été facile de rendre la deuxième image encore beaucoup plus "techniquement parfaite" mais cela m'aurait pris plus que les 5 secondes consacrées à la mise en forme de cet exemple...

Si j'avais créé cette même image directement en JPEG, selon les réglages du boîtier et les algorithmes du logiciel intégré au boîtier, j'aurais obtenu une image plus contrastée, plus colorée et plus nette que l'image 1 ci-dessus (non post traitée) et peut-être moins (ou plus) que l'image 2 ci-dessus (post traitée) mais toujours est-il que j'aurais eu beaucoup de mal à la modifier (même si non impossible !)...

Convaincu de la puissance du format RAW ?

Pour la petite histoire, cette image a été composée avec un Pentax K10 D équipé d'un objectif SMC Pentax-A Auto Macro Zoom 35~105mm f/3.5 et post traitée avec le logiciel Capture One Pro v.7.2.1 de Phase One.

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IMAGES MANQUANT DE "PEPS"

Question :
[...] je me suis offert un Canon 60D avec un zoom 18~55mm le tout d'occasion. Je suis débutant en numérique et je trouve que mes images sont molles, pas franchement floues mais bien molles. D'où vient le problème à votre avis ? Le boîtier ? Le zoom ? [...]

Réponse :
Vous vous dites débutant en numérique, mais j'aurais bien aimé savoir à quel point vous étiez débutant !... Tant pis, je vais envisager plusieurs pistes :
1) vous êtes débutant mais vous utilisez votre matériel en RAW sans trop savoir comment post traiter vos CR2 (RAW Canon). Voyez mon article précédent (RAW/JPEG encore!), vous verrez que les RAW sont effectivement "mous" avant traitement et que la correction est simple et rapide avec tous les dérawtiseurs du marché, même le dérawtiseur Canon Digital Photo Professional (normalement fourni avec les boîtiers neufs mais téléchargeable sur le site Canon si vous ne l'avez pas reçu avec votre boîtier d'occasion).
2) si vous créez des fichiers JPEG, normalement ils ne devraient pas être "mous", sinon, il suffit d'entrer dans le menu de configuration de votre boîtier et modifier les valeurs de luminosité, de contraste et de renforcement. La source de votre problème se situe très probablement ici. Autre piste intéressante : vérifiez que vous avez bien sélectionné la plus grande qualité de vos JPEG.
3) le 60D est un excellent boîtier, même d'occasion il devrait vous donner entière satisfaction... à moins qu'il y ait un léger décalage de l'autofocus, suffisamment important pour rendre les images trop "douces" et suffisamment modéré pour ne pas créer des images réellement floues. Testez donc votre autofocus : le plus simple est d'utiliser une règle graduée posée au sol. Tenez votre 60D incliné vers le bas à 45° (si vous possédez un trépied c'est encore mieux) faites le point sur une graduation au milieu de la règle. Visualisez le résultat à l'écran et à 100%... si la graduation sur laquelle vous avez effectué le point est floue, il suffira de recaler l'autofocus. Rien n'est impossible, bien que très improbable (!!!), on peut imaginer que le filtre se trouvant devant le capteur est sale... il suffit de charger sa batterie à bond et d'effectuer un lever de miroir et en jouant avec un faisceau de lampe de poche puissante vérifier que la surface de verre présente un aspect uniforme...
4) le 18~55mm, comme tous les zooms de kit ne sont franchement pas des "foudres de guerre", mais sont généralement qualitatifs (pour stimuler l'achat d'autres optiques de la même marque !!!). Il faut dans ce cas vérifier l'état des lentilles... Vu l'âge de ce zoom, il y a peu de chance d'y retrouver des champignons ou l'apparition d'une opacification des lentilles... Mais allez savoir... décrochez le zoom du boîtier et visez une source de lumière puissante (MAIS PAS LE SOLEIL !!!), vous verrez bien si le chemin optique est clair ou non... on peut très bien imaginer que le zoom ait connu l'immersion !... Il en va de même si le zoom est rempli de poussières ou autres polluants... ce simple test vous le montrera. Plus simplement, il faut déjà commencer par vérifier que les deux lentilles extrêmes (interne et externe) soient propres !... Si vous n'êtes pas sûr de pouvoir repérer ce genre de problèmes, je suis sûr qu'à moins de vivre sur une île déserte, il y a autour de vous un ou plusieurs possesseurs de Canon qui pourrait vous prêter une optique EFS ou EF pour refaire le test et vérifier que le problème persiste !...

En fait, le meilleur des tests reste l'emprunt d'un objectif afin de vérifier si le problème persiste... cela limitera les recherches de problème... si ce n'est pas l'objectif c'est le boîtier ou sa configuration...

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DES RÉGLAGES « PASSE PARTOUT »

Question :
[...] j'aimerais m'acheter un reflex mais j'ai un frein. Si j'apprécie vos explications qui me semblent plus simples que ce que je trouve sur d'autres sites mais c'est encore un peu compliqué pour moi, vous serez-t-il possible de me donner des valeurs de réglages qui serviraient de manière générale ? [...]

Réponse :
Vous savez que je me suis engagé pour mon site à répondre à toutes les questions (intéressantes), malheureusement, si votre question est intéressante (et qu'elle mérite donc une réponse), j'ai bien peur de ne pas y répondre comme vous le souhaiteriez !...

Bien sûr, je pourrais vous dire que pour un portrait il faut considérer telle focale, telle valeur de diaphragme, telle sensibilité, telle vitesse, que pour un paysage il faut considérer telle autre focale, telle autre valeur de diaphragme, telle autre sensibilité, telle autre vitesse... mais franchement... cela ne présenterait aucun intérêt !... Par contre, j'ai tout de même une réponse pour vous, bien moins stérile qu'un vulgaire algorithme :

Avant toute chose, revoyez dans mes pages ce que je dis des reflex... jamais je n'ai dit (et je pense que personne d'autre n'aura eu la stupidité de le dire -du moins je l'espère-) que hors reflex point de photo !... Donc en tout premier lieu, arrêtez d'envisager l'achat d'un reflex, même d'entrée de gamme, même d'occasion, même à petit prix ! Tournez-vous plutôt vers votre smartphone si vous en possédez un ou achetez vous un petit compact d'entrée de gamme très peu cher et faites des photos, beaucoup de photos (en numérique cela ne revient pas plus cher d'en faire peu ou beaucoup) et observez attentivement vos résultats. Vous allez faire des images qui vont progressivement s'améliorer jusqu'au jour où vous serez frustré par le manque de maîtrise qui vous est laissé sur la création des images... ce jour là il sera temps d'envisager l'acquisition d'un reflex et pas avant !... Cette frustration pouvant d'ailleurs ne jamais se faire ressentir...

Si elle se fait ressentir, cela voudra dire que vous aurez déjà réussi à vous forger une bonne idée technique sur la photographie. Vous aurez vu les résultats, vous aurez regardé les données EXIF de vos images et, quasiment inconsciemment, vous aurez réussi à faire un lien entre la focale utilisée et les paramètres d'expositions utilisés (même automatiquement) et les résultats obtenus... Et, miracle, cette analyse minutieuse et systématique vous aura apporté toutes les réponses que vous espériez trouver sur mon site... Il ne vous restera plus qu'à acheter un reflex -si vous le souhaitez toujours- et vous pourrez commencer à tâtonner en mode manuel... À partir de ce jour vous me remercierez de ne pas avoir répondu à votre question aujourd'hui, puisque vous découvrirez que pour un portrait ce n'est pas forcément la focale que je vous aurais signalée aujourd'hui qui aurait le mieux réussi à exprimer votre sensibilité en portrait, et idem pour la sensibilité de votre capteur, ni même la vitesse ou le diaphragme que j'aurais pu vous donner aujourd'hui...

Ce n'est pas parce que les boîtiers proposent des automatismes que "l'art" de la photographie soit un automatisme... donc le genre d'algorithme que vous souhaitiez aujourd'hui ne répondra jamais (ou presque) à vos attentes... la photographie n'est pas du réglage de paramètres avec pressage de bouton déclencheur, la photographie c'est de la création et le côté technique n'a d'autre rôle que de résoudre le problème que pose votre souhait de résultat... et cela ne s'acquiert qu'avec le temps... et dépend uniquement de votre façon de considérer une image réussie... les réglages que j'aurais pu vous proposer n'auraient très certainement pas permis d'obtenir ce que vous espérez pour vos images à vous !...

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NETTETÉ ET CAPTEUR NUMÉRIQUE

Question :
[...] j'ai lu votre article sur la netteté. Je le trouve très intéressant mais si ça semble évident dans votre texte, je ne comprends pas pourquoi le nombre de pixels d'un capteur peut créer du flou. Pourriez-vous m'expliquer ? [...]

Réponse :
En effet, en relisant l'article je m'aperçois que je suis peut-être passé un peu vite sur ce sujet !... Veuillez m'en excuser... Je vais donc éclaircir ce point !...

Pour vous aider à visualiser ma réponse, je vais vous faire un petit schéma :

Les points rouges correspondent aux photosites du capteur numérique (ce que vous nommez les pixels). Le trait noir représente une ligne extrêmement fine. Les zones encadrées en bleu correspondent à l'image obtenue dans notre photo.

Cas n°1 : le capteur est composé d'un nombre "restreint" de photosites. Donc ces derniers sont de "grande" taille. Notre ligne extrêmement fine est reproduite sur une seule colonne de 1 pixel de large. Sur la photo finale, la ligne est aussi large que la ligne d'origine, représentée avec une largeur d'un seul photosite (disons une largeur de 1 pixel).

Cas n°2 : le capteur est composé d'un nombre "beaucoup" plus important de photosites. Donc ces derniers sont "beaucoup" plus petits. La ligne est de largeur identique au cas n°1 mais pour bien comprendre, j'ai "zoomé" de manière à représenter les photosites de la même taille sur les deux cas. Dans ce cas n°2, notre ligne extrêmement fine est reproduite par une colonne de photosites mais "déborde" sur la moitié de la largeur des photosites voisins. Donc, sur la photo finale, la ligne sera aussi large que la ligne d'origine, représentée avec une largeur d'un seul photosite MAIS sera aussi représentée par une ligne également large d'une largeur de photosite et de couleur grise 50% (puisque seuls 50% de la largeur des photosites voisins seront recouverts pas la ligne) de chaque côté de la ligne originale. Mon schéma n'est pas un chef d'œuvre technique, mais déjà à son niveau on peut constater le "flou" engendré : largeur de 3 photosites (au lieu d'un seul dans le cas n°1) avec un dégradé d'intensité (gris-noir-gris) qui ne fait qu'accentuer l'impression de flou !!!

La conclusion est donc SANS APPEL : plus le capteur possède de photosites (plus ces derniers seront petits) et plus les fins détails seront flous... J'ai basé ma démonstration sur une ligne, j'aurais très bien pu prendre un exemple plus "réel" (la limite d'un objet, les détails d'une texture ou n'importe quoi d'autre), le résultat aurait été le même (mais plus difficile à schématiser...). Voilà pourquoi je n'arrête pas de rabâcher à longueur de site qu'il ne faut pas courir après un capteur fournissant beaucoup de pixels... pour un capteur de dimension donnée, moins on obtient de pixels et plus l'image sera nette !!! Quitte à vous faire hurler, il faut que vous sachiez que mon (très) vieux Pentax *istDS de 6 MPxl fournira des images bien plus piquées que mon beaucoup plus récent Pentax K5 de 16 MPxl (les deux boîtiers ont un format APS-C) !!! Il en va de même avec tous les boîtiers, si on considère un Canon 5D Mk II de 21 MPxl, il fournira des images plus nettes qu'un Canon 5D Mk III de 22 MPxl (les deux boîtiers ont un format full frame). Bien sûr, si on considère l'utilisation du même objectif et si on laisse de côté les améliorations technologiques qui font qu'un "pixel" récent est meilleur qu'un "pixel" ancien... le rendu de netteté sera systématiquement meilleur avec l'ancien capteur !!!

N.B. : l'article dont il est fait allusion se trouve ici.

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QUEL AVENIR POUR LES APPAREILS PHOTO NUMÉRIQUES ?

Question :
[...] j'ai très envie de faire de la photo numérique mais il y a tellement d'appareils que je ne voudrais pas me tromper et surtout je voudrais un appareil qui tienne dans le temps même si je dois encore attendre avant d'acheter. Pour vous quel est l'avenir de l'appareil numérique ?

Réponse :
Voilà une exxxcelllllente question, merci de l'avoir posée. Question suivante ?

Non, sans rire, je ne sais pas votre âge mais puisque vous m'écrivez c'est que vous possédez un ordinateur... bien, combien d'ordinateurs avez-vous possédé avant celui que vous utilisez aujourd'hui ? Combien de temps pensez-vous le conserver avant d'en acheter un autre ? Vous possédez probablement aussi un smartphone ? Combien en avez-vous déjà possédé ? Quand pensez-vous devoir le remplacer ? Et on pourrait poursuivre la liste de Prévert... Donc la réponse à la question sous-jacente est multiple :
1) Quand vous changez votre smartphone tous les deux ans (en moyenne constatée) l'ancien est-il hors service ? Non dans 99% des cas ! La longévité de votre appareil photo numérique dépendra (et pour beaucoup) de vous et de votre besoin de changement !... Tous les appareils (photo y compris) ont une durée de vie programmée mais qui dépasse, et de beaucoup, le besoin de changement des propriétaires !...
2) Si vous souhaitez conserver un appareil photo à perpétuité, oubliez le numérique et récupérez l'appareil photo argentique de votre grand père... il fera encore des superbes photo alors que vous aurez déjà jeté une bonne quinzaine d'appareils photo numériques !!!
3) Croyez-vous sincèrement que les appareils photo de demain auront une durée de vie supérieure à ceux d'aujourd'hui ?

Quant à ne pas se tromper... c'est tout simplement impossible !!! Confucius disait "choisir c'est perdre quelque chose" (ou quelque chose dans cet esprit). Quand vous choisissez un restaurant, vous êtes toujours satisfait ? Quand vous choisissez une voiture, vous êtes toujours satisfait ? Quand vous avez choisi votre orientation professionnelle vous étiez sûr d'avoir bien choisi... mais aujourd'hui ? (75% des gens regrettent leur orientation professionnelle avant 20 ans de pratique !). Dans ces conditions, que dire d'un "bête" petit appareil photo ? Ce serait bien la plus petite des erreurs que vous pourriez commettre, non ?

Quant à la partie la plus intéressante de votre question : l'avenir de l'appareil photo numérique... je suis certain que même les voyantes, marabouts et autres mages clairvoyants seraient bien en peine d'esquisser même grossièrement cet avenir !... En photographie, comme en tout, il y a des évolutions. Certaines perdurent et s'améliorent, d'autres sont d'emblée engagées dans une impasse et disparaissent. Qui peut le dire ? Si vous êtes assez âgé, souvenez-vous du Nimslo, cet appareil photo argentique des années 1980 qui donnait des photographies 3D sur papier, sans utiliser de lunettes polarisantes... l'idée était révolutionnaire... mais dans une impasse... et de Nimslo on n'entend plus parler !... On parle aujourd'hui d'appareils avec lesquels la mise au point ne sera plus nécessaire à la prise de vue, que tout s'effectuera en post-traitement... c'est révolutionnaire... peu de gens en ont entendu parler... se développera-t-il ou restera-t-il dans le carton des inventions géniales inutilisées ?

L'avenir de l'appareil photographique, pour moi serait, en rêve bien sûr, un appareil permettant l'holographie à petit prix ! Est-ce pour cela que les industriels vont se battre pour m'offrir cette possibilité ? J'en doute !...

Pour rester un peu plus les pieds sur terre, aujourd'hui on sent une évolution du marché des matériels photographiques. L'explosion des COI (compacts à objectifs interchangeables) semble mettre en cause la survie des reflex plus chers et plus gros et plus lourds, mais demain ? La course au nombre de pixels improbable semble s'être (enfin !!!) arrêtée, mais demain ? La tendance semble aller vers des capteurs de grande taille mais en même temps les tout petits capteurs type µ4/3 réussissent à fournir des images d'une qualité telle qu'aucun reflex à "grand capteur" d'il y a quelques années n'aurait pu rêver !... Qui gagnera la "course" ? Les petits capteurs à petit prix et à grande qualité ou les grands capteurs plus chers mais à qualité tout de même bien supérieure mais qu'un œil non averti ne remarquera peut-être pas forcément ? Je ne puis le dire ! Les viseurs électroniques qui ont été décriés depuis leur apparition, deviennent de plus en plus définis, de plus en plus rapides, présentent une plage dynamique de plus en plus large... si les puristes préfèrent encore toujours les viseurs optiques, qui sait, peut-être changerons nous d'avis demain ?!...

Bon, tout cela est bien joli, mais je sais que je n'ai pas répondu à votre question comme vous l'auriez souhaité et je m'en excuse. Simplement, laissez-moi vous dire une chose ou deux pour vous stimuler à vous lancer avec le premier appareil photo numérique qui semble vous plaire : Ansell Adams, un maître de la photographie s'il en est, avait dit quelque chose comme « la partie la plus importante de l'appareil photographique se trouve derrière le viseur » et bien, ce sera toujours vrai, même dans un avenir très lointain !... L'amélioration des technologies de matériel photographique est fulgurante, certes, mais sachez que je connais un photographe professionnel qui vit principalement des images qu'il fait à l'aide de son sténopé (appareil photographique sans objectif qui donne des images floues !)... Comment pourriez-vous vous tromper en achetant un appareil photo ? Uniquement en pensant que vous souhaitez faire de la photo et que ce n'est pas la réalité... Si vous avez vraiment envie de faire de la photo, l'appareil n'a absolument aucune importance !...

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TOUT A UN PRIX !

Question :
[...] j'ai acheté un appareil numérique neuf chez XXXXXX (Note de www.thydelor.eu : je ne souhaite pas donner le nom du vendeur, vous verrez dans l'article qu'il n'est probablement coupable de rien, en conséquence, je ne souhaite pas faire de publicité qui ne me rapporterait rien de toute manière !). Comme toujours, je l'ai enregistré à mon nom sur le site de Fuji quand j'ai découvert l'existence d'un club Fuji qui permettait de bénéficier de pas mal d'avantages pour une inscription gratuite. J'ai donc décidé de m'inscrire à ce club, seulement voilà, au moment de donner le numéro de série de mon appareil, le site me dit que ce numéro est incorrect ou déjà enregistré à un autre nom ! Suis-je victime du vendeur qui m'aurait vendu pour neuf un appareil d'occasion ? Quoi faire ?

Réponse :
Il est impossible de vous dire si vous êtes victime de votre fournisseur ou non !!! Comment le pourrais-je ? Par contre, je vais pouvoir vous donner des pistes :

1) vérifiez le nombre de déclenchements : si vous n'avez fait que 3 photos et que vous trouvez plus de 500 déclenchements, c'est un appareil d'occasion vendu pour neuf. Attention, un nombre supérieur au nombre de vos photos mais inférieur à 200 peut être normal pour un boîtier neuf... des tests de déclenchements sont fait en sortie d'usine !...

Le problème est de trouver le nombre de déclenchements. Les n° d'images ne reflètent pas le nombre de déclenchements antérieurs puisque la numérotation peut être remise à zéro, le nombre de déclenchements non !. Mais, on n'a pas systématiquement accès au nombre de déclenchements... Il existe des logiciels qui savent lire les EXIF mais absolument toutes les rubriques EXIF. Généralement j'utilise PhotoME ou xN View pour déterminer ce genre d'information... Malheureusement, ces deux logiciels sont incapables de donner l'information du nombre de déclenchements de mon X-Pro 1. Rien de franchement étonnant : chez Canon, il faut un logiciel de hacker russe pour trouver cette information !!! Je n'ai encore rien trouvé pour les Fuji X !!! Seule solution, dans l'immédiat, contacter le SAV de Fuji, il y a de fortes chances que ce dernier soit en mesure de déterminer le nombre de déclenchements soit à distance, soit après envoi d'une de vos photos.

Cela dit, ce n'est pas cette hypothèse que je privilégierai en premier lieu... Un appareil d'occasion se repère bien avant de voir le nombre de déclenchements !... La boîte en carton d'abord, à l'ouverture, il y a toujours création de traces : sceau découpé, petite déchirure de la languette de fermeture, etc. Sur le boîtier lui-même, même si très récent et même si utilisé avec soin, un boîtier d'occasion montrera toujours des traces d'usage : traces sur l'écran LCD arrière, micro rayures de-ci de-là, petites poussières coincées dans des endroits inaccessibles autour de l'écran LCD, dans les crans des boutons, autour du bouton obturateur etc...

2) Vous avez acheté votre Fuji à un prix défiant toute concurrence, auprès d'un fournisseur très connu pour ses tarifs compétitifs (je ne le nomme pas, mais c'est de notoriété publique). Comment croyez-vous qu'il puisse vivre en pratiquant de tels tarifs ? Tout simplement en appliquant la technique des importateurs de véhicules automobiles : acheter au sein de l'Union Européenne des matériels moins chers qu'en France, dans des pays à fiscalité inférieure (surtout au niveau de la TVA).

Or, et j'ai vérifié, le "club" de chez Fuji est proposé par Fuji France. Pour peu que cette hypothèse soit la bonne, il est évident que le n° de série de votre boîtier ne soit pas validé puisqu'il est sensé correspondre à un appareil devant être vendu hors de France !... Il faudrait savoir dans quel pays ce numéro pourrait être valide et, une fois l'information trouvée, aller chercher ce même club dans le pays concerné (puisqu'il y en a sûrement partout de ces clubs)... en espérant qu'il ne se trouve pas en Pologne, Bulgarie, Hongrie, Finlande, Grèce, Suède et autres ayant des langues très peu répandues chez nous et impossibles à comprendre, même avec beaucoup d'imagination !...

Cela étant, vous n'êtes pas le premier à décrire des faits qui peuvent sembler aberrants, Internet est plein de témoignages, il s'agit surtout de problèmes de notices en langue étrangère uniquement (exactement comme lorsque vous achetez une voiture chez un vendeur qui se fournit dans des concessions hors de France), j'ai un collègue qui a acheté une Peugeot neuve accompagnée d'un mode d'emploi en espagnol uniquement, un autre (c'est peut-être encore plus difficile) une Volkswagen accompagnée d'un mode d'emploi en polonais uniquement...

Tout a un prix !... Si on trouve des gens qui "gonflent" artificiellement les prix pour augmenter leurs marges, je connais peu de commerçants qui baissent artificiellement les prix pour baisser les leurs... Tout a un prix, et c'est le titre que je donnerai à votre question !...

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PAS BIEN COMPLIQUÉ EN SOMME !

Question :
[...] j'ai découvert que vous possédiez depuis peu un Fuji, c'est pourquoi je me permets de vous écrire. J'ai acheté un Fuji X-E1 il y a un an de cela et ayant découvert que je peux utiliser des objectifs "du temps de l'argentique" comme vous dites souvent, j'ai acheté des bagues d'adaptation... L'adaptation a été parfaite mais mon Fuji refuse de déclencher... Help !

Réponse :
Fuji n'est pas le seul à proposer cette adaptation d'objectifs anciens sur des boîtiers modernes... en fait, toutes les marques (ou presque) le proposent... Pour moi la marque la plus emblématique dans ce cas de figure était PENTAX qui, depuis son entrée dans le monde du numérique avec ses reflex a d'emblée décidé de rendre ses boîtiers 100% compatibles avec toutes les optiques Pentax de l'histoire... Puisque les montures Pentax ont toujours été considérées comme des modèles "à suivre", de nombreuses marques ont proposé des objectifs compatibles Pentax. Ce qui fait que tous les objectifs Pentax (et compatibles) de tous les temps restent utilisables sur les reflex Pentax dernier cris !... L'inverse n'est plus tout à fait vrai puisque l'utilisation des objectifs numériques Pentax sur des boîtiers argentiques est impossible. Bien sûr on pourra les fixer mais 1) les objectifs dernière génération sont étudiés pour un format APS-C donc sur un boîtier argentique (donc full frame comme on dit aujourd'hui) les photos seront entourées de noir ! 2) les objectifs dernière génération ne portent pas de bague de diaphragme donc si on les utilise sur un boîtier argentique, ils seront toujours utilisés à pleine ouverture ou à pleine fermeture !

Le problème de l'adaptation ne tient pas uniquement à la taille et la forme du système de fixation de l'objectif sur le boîtier mais bien plus à la distance qui sépare le film (ou le capteur) de la lentille proximale de l'objectif... Si l'objectif est prévu pour une distance film/objectif plus courte que la profondeur du la chambre d'exposition du boîtier receveur, l'adaptation sera impossible (sauf si utilisation d'un adaptateur équipé d'une lentille pour rattraper la distance... mais au prix d'une dégradation importante de la qualité des images). Si l'objectif a été étudié pour une distance plus importante que la profondeur de la chambre d'exposition du boîtier receveur, l'adaptateur devra simplement compenser la différence de distance, donc, au prix d'une (plus ou moins grande) perte de luminosité, l'adaptation sera toujours très facile. L'arrivée des boîtiers compact à objectif interchangeable (COI) a littéralement fait "exploser" la mode de la ré-utilisation des objectifs anciens sur des boîtiers modernes... en effet, quelle que soit la taille du capteur de ces COI, la profondeur de la chambre d'exposition est beaucoup plus courte que celle des reflex de tous âges et plus courte (ou identique) aux compacts argentiques à objectif interchangeable. DONC, il est aujourd'hui possible d'adapter à peu près TOUS LES OBJECTIFS, de TOUS LES FORMATS sur TOUS LES COMPACTS À OBJECTIF INTERCHANGEABLE et ce, quelle que soit la marque du boîtier et celle de l'objectif !...

Restent 3 autres problèmes capitaux à prendre en compte lors de l'adaptation :
1 —> Plus la distance qui sépare le film (ou le capteur) de la lentille proximale de l'objectif est grande et plus vous allez perdre en luminosité !... Ce qui fait que même un objectif ancien TRES LUMINEUX perdra de sa superbe !... Il pourra perdre jusqu'à 2 diaphragmes !!!
2 —> Le nombre de pixels que délivre votre capteur peut être incompatible avec la qualité intrinsèque de votre objectif ancien ! En effet, un excellent objectif ancien, au "top" de la qualité en argentique risquera de paraître piteux en numérique !!!
3 —> Il n'y a plus aucun contact électrique entre le boîtier et l'objectif (les objectifs anciens n'avaient pas de contacts électriques OU en avaient mais qui n'étaient certainement pas codés de la même manière que sur votre boîtier receveur !).
- L'absence de contact électrique entraîne systématiquement la perte des automatismes... au mieux vous pourrez utiliser l'automatisme d'exposition à priorité ouverture, mais la meilleure technique restant l'exposition manuelle. ET ENCORE : ceci n'est faisable QUE s'il s'agit d'un objectif dit manuel OU un objectif dit automatique mais avec une commande permettant de le placer en manuel... faute de quoi, vous devrez systématiquement l'utiliser à pleine ouverture !!!
- L'absence de contact électrique entraîne systématiquement la perte de l'autofocus, en effet, les objectifs anciens n'étaient pas autofocus donc, ce n'est pas en les plaçant sur des boîtiers modernes qu'ils seront capable d'une telle prouesse...
- L'absence de contact électrique entraîne systématiquement la perte de la stabilisation optique, en effet, les objectifs anciens n'étaient pas équipés de moteur de stabilisation optique donc, ce n'est pas en les plaçant sur des boîtiers modernes qu'ils seront capable d'une telle prouesse... Certains boîtiers utilisent une stabilisation intégrée au boîtier... dans ce cas vous pourrez bénéficier de stabilisation même avec des objectifs anciens !...
- L'absence de contact électrique entraîne systématiquement la perte de... contact entre le boîtier et l'objectif... DONC, le microprocesseur du boîtier (le "cerveau" du boîtier) sera persuadé qu'aucun objectif n'est monté sur le boîtier...

Il n'y a que peu de raisons qui pourraient expliquer le non fonctionnement de votre montage et je parierai à 100 contre 1 que le dernier point analysé ci-dessus correspond à votre problème !!! Vous n'avez pas modifié, dans le menu de votre boîtier, une entrée du type "déclenchement sans objectif" (je ne connais pas par cœur la dénomination qui, de toute façon peut varier d'un boîtier à l'autre !). Cette entrée de menu, plus ou moins cachée, plus ou moins claire est justement faite pour mystifier le microprocesseur du boîtier en lui demandant de ne jamais chercher à savoir si un objectif est installé ou non !!!

Question (suite par retour) :
[...] Merci pour l'info "sans objectif" ! Cela fonctionne parfaitement. Par contre l'essai avec un Jupiter 11 est décevant : flare et manque de contraste... Comment cela est-il possible, que puis-je faire ? Est-ce un mauvais objectif ?

Réponse :
Bien qu'il soit toujours possible de "tomber" sur un objectif de pauvre qualité, ou sur un objectif qui a mal vieilli, ou sur un objectif qui a souffert, ou sur un objectif "rongé" par les champignons, ou sur un objectif atteint de "cataracte", il est beaucoup plus probable de trouver l'origine du problème ailleurs !...

Dans une rubrique précédente, j'avais envisagé l'éventuelle incompatibilité entre un capteur numérique pourvu de beaucoup de pixels et un objectif du temps de l'argentique, même si ce dernier était de qualité ! Avant d'aller chercher des problèmes, commençons donc par éliminer celui-là...

J'ai déjà découvert (et c'est publié dans mon site) qu'un excellent objectif ancien donnait d'excellents résultats sur mon Pentax *istDS (6 Mpxl), d'excellents résultats sur mon Pentax K10 ou mon Pentax Km (10 Mpxl), alors qu'il devenait décevant sur mon Pentax K5 (16 Mpxl). Votre X-E 1 étant également un 16 Mpxl, cela ne me surprends pas du tout !... Cette découverte est totalement empirique, il semblerait que le petit format (24x36) argentique corresponde à un capteur de 10 Mpxl... donc que tout objectif optimisé pour cette définition sera "pauvre" sur un capteur possédant un plus grand nombre de pixels !!!

J'ai déjà expliqué dans mon site que la définition des objectifs anciens était parfois insuffisante pour les capteurs à grand nombre de pixels ET, en plus, que plus le nombre de pixels est important et plus l'image perdait en netteté !... Ces deux éléments cumulés pouvant expliquer le résultat "catastrophique" obtenu avec votre Jupiter 11... Bien sûr, avec la meilleure volonté du monde, il sera impossible d'augmenter le pouvoir séparateur de l'objectif (!!!), par contre, il faudrait diminuer la définition de votre capteur. En passant d'un réglage "fin" à un réglage "normal" ou "moins bon" tout devrait rentrer dans l'ordre !... Et si cela était insuffisant il faudrait diminuer le nombre de pixels effectifs de votre capteur, chez Fuji cela vous fera passer de Large à Medium ou à Small. D'autres marques donnent directement le nombre de pixels. En plus, vous n'avez pas précisé les paramètres d'exposition ! Un objectif, quel qu'il soit, ne donnera le meilleur de lui-même qu'à une ouverture de f/5.6 ~ f/8... Donc, "fermez" votre diaphragme à f/8, modifiez la définition de vos images et tenez-moi au courant !

Si ces conseils n'y font rien, il conviendra alors de rechercher d'autres causes...

Reste le problème du flare ! Le flare n'est pas un problème d'objectif, c'est un problème de physique ! Depuis toujours, les constructeurs ont mis au point des traitements de surfaces des lentilles pour éviter ce problème... On est passé, dans l'histoire, de l'absence de traitement, au traitement monocouche puis au traitement multicouches puis à l'adoption de lentilles particulières etc... Il est bien évident que plus votre objectif sera ancien et moins efficace sera son traitement contre le flare MAIS, que croyez-vous qui se passe avec les objectifs modernes ? Pourquoi croyez-vous que les fabricants vous "offrent" des pare-soleil ? Pour vous remercier d'avoir dépensé une fortune pour acheter un de leurs objectifs ? Certainement pas !... Le simple fait de placer un pare-soleil sur un objectif diminue considérablement le risque de flare (voire le fait disparaître !)...

Donc, appliquez mes conseils donnés ci-dessus ET, en plus, utilisez un pare-soleil et vous me reparlerez de votre Jupiter 11 !... Si vous ne possédez pas de pare soleil, bricolez-en un, vous trouverez dans ce site tout ce qu'il faut pour en créer un très efficace !...

Réponse :
Je suis passé de Fine à Normal et ai décidé de la vitesse en manuel. Réglage à l'œil de l'ouverture. Un bonheur ! Mon Jupiter 11 est bluffant . MERCI !!!

Réponse :
Vous auriez également pu vous placer en automatique priorité ouverture, le résultat était le même (mais moins formateur, j'en conviens !). Sinon, la technique du sunny-16 est bluffante quand on la connaît bien (voir mon site si ce n'est pas encore maîtrisé !).

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OBJECTIF LUMINEUX ET F/8 ?

Question :
[...] tout le monde s'extasie devant les objectifs lumineux, c'est qu'ils doivent être meilleurs que les autres, comme le laissent croire les prix de vente, or, vous répétez à longueur de site, et vous n'êtes pas le seul, qu'un objectif est meilleurs à une ouverture de 8 !... Pourquoi alors vouloir absolument mettre 3 fois le prix d'un objectif "sombre" pour acheter un objectif lumineux si c'est pour l'utiliser à f/8 ? [...]

Réponse :
Voilà une excellente question, si excellente que je dois, avant de vous répondre, commencer par m'excuser de n'avoir jamais pensé à donner cette explication avant qu'on me le signale !...

J'ai dit partout qu'un objectif, quel qu'il soit, donnait le meilleur de lui-même aux alentours de f/8, je confirme, je persiste et je signe. Par contre, je n'ai jamais dit qu'il fallait l'utiliser à f/8 !!! En effet, si c'était le cas, les constructeurs fabriqueraient des objectifs sans diaphragme ajustable, fixés à une valeur de f/8, ce serait moins cher, moins compliqué, tout bénéfice !...

Un objectif à ouverture maximum présente un ensemble de défauts incontournables (vignettage, manque de piqué, manque de contraste, aberration chromatique longitudinale, etc...) bien que plus ou moins bien gérés par la formule optique et la qualité de fabrication !. La situation s'améliore progressivement avec la fermeture du diaphragme. Arrivé à une certaine valeur, l'objectif montrera à nouveau des défauts incontournables, cette fois surtout dus à la diffraction. Il n'y a pas de valeur strictement arrêtée, c'est très fonction de l'objectif, mais les problèmes de diffractions apparaissent aux alentours de f/11~f/16.

DONC, si on dit que la qualité augmente à mesure qu'on ferme de diaphragme ET que la qualité baisse dès qu'on arrive à une valeur de f/11, il convient, en toute logique, de dire que le point de "force" de l'objectif se trouve aux alentours de f/8 !!! Mais je le répète, c'est très variable (!!!) en fonction de l'objectif !!! Vous pouvez très bien envisager un objectif au mieux de sa forme à f/4~f/5.6 et/ou ne repérer de diffraction qu'à partir de f/16~f/22 !!!

Le problème de la baisse de qualité en fonction de la valeur de diaphragme étant posé, il ne doit pas nous faire oublier les avantages (et même si certains défauts peuvent, dans certains cas, être un avantage pour une photo donnée !) du diaphragme variable !!!

Avant toute chose, plus un objectif est lumineux et plus il sera facile de capturer suffisamment de lumière dans un environnement "sombre". Mais surtout, selon la valeur de diaphragme réglée, on aura des images totalement différentes puisque cette valeur de diaphragme déterminera une profondeur de champ. Tout, en photographie (mais pas que !), n'est que question de compromis ... la nécessité d'une faible profondeur de champ excusera et justifiera une perte de qualité "technique" de l'image...

Sans compter que, si vous faites de l'argentique OU si vous destinez vos photos numériques à l'impression, ce qui est tout de même préférable (!), cette perte de qualité sera difficile à repérer sur le support imprimé !... Ce qui ne sera certainement plus le cas si vous vous amusez à afficher votre image sur l'écran en taille réelle (100%) !...

Si vous regardez les habitudes de la majorité des photographes (professionnels ou amateurs éclairés), vous remarquerez qu'ils utilisent tous (sauf situations particulières !) leurs optiques à une valeur d'ouverture variant de l'ouverture maximale à une ouverture maximale moins deux valeurs de diaphragme. Ce n'est pas clair ? Donc prenons un exemple : avec un objectif ouvrant à f/1.4 ils travailleront principalement entre f/2 et f/2.8 (parfois à f/1.4). Avec un objectif ouvrant à f/4 ils travailleront principalement entre f/5.6 et f/8 (parfois à f/4) etc... Cela permet donc d'effacer une bonne part des défauts de la pleine ouverture (en fermant d'1 diaph') tout en conservant une faible profondeur de champ... DONC, plus votre objectif sera lumineux et plus vous pourrez conserver une dynamique par petite profondeur de champ... Imaginez l'utilisation d'un objectif d'ouverture maximale à f/5.6 (de nombreux zoom en valeur focale extrême ne font pas mieux !), vous devrez l'utiliser providentiellement entre f/8 et f/11... valeur de diaph' où la faible profondeur de champ n'a plus cours (sauf sur des longs zooms !)... Dans le même temps, plus votre optique sera lumineuse et plus vous pourrez choisir de valeurs de diaphragme avant de risquer la diffraction... avec une optique ouvrant à f/5.6, ce choix commence à être très limité !... CQFD.

J'espère avoir répondu clairement, donc bonnes photos.

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MIEUX VAUT UN BON BRIDGE QU'UN MAUVAIS REFLEX, NON ?

Question :
[...] je souhaiterais débuter en photographie mais j'ai peur de l'argentique, trop compliqué pour moi. J'hésite énormément entre un bridge et un reflex et mon budget me permet de choisir entre un bridge haut de gamme ou un reflex bas de gamme. J'entends partout qu'il vaut mieux préférer le bridge haut de gamme que le reflex de bas de gamme au même prix, qu'en pensez-vous ? [...]


Réponse :
Voilà une question qui vient en tête de tout nouveau photographe amateur à la recherche de matériel, c'est dire si le choix est compliqué, et les fabricants font tout pour encore compliquer ce choix !!!

La réponse à cette question est probablement la plus difficile qui soit à fournir puisque si on en juge par l'évolution des technologies et l'évolution de l'offre, la réponse d'aujourd'hui sera totalement différente de la réponse d'hier, et probablement encore différente de la réponse de demain...

Il y a encore un an j'aurais dit STOP, il n'y a pas de mauvais reflex... le reflex tout en bas de la gamme de ces derniers vaudra 1000 fois plus que le plus haut de gamme des bridges... au moins du fait de la différence de taille de leurs capteurs respectifs ! Plus le capteur est grand et plus la qualité finale est grande, plus la profondeur de champs est petite, plus la plage dynamique est grande, plus les hauts ISO sont bien gérés, etc... De même, des possibilités indispensables telles la création de RAW, la correction d'exposition, les modes de mesure (etc) sont présentes sur tous les reflex, même bas de gamme, alors que ce n'est pas vrai pour tous les bridges haut de gamme... En plus, les objectifs amovibles des reflex, permettent de s'équiper au mieux de ses besoins, avec des optiques de haute qualité, alors que les bridges sont équipés d'un seul objectif fixe... ACHETEZ PLUTÔT UN REFLEX BAS DE GAMME QU'UN BRIDGE HAUT DE GAMME !!!

Aujourd'hui, tout a changé !... Et en plus tout se complique !... Je m'explique :
- plus le capteur est grand et plus on a de la qualité au final : ceci est toujours vrai pour ce qui est de la profondeur de champ, mais les évolutions technologiques (et logicielles) font que tous les autres paramètres n'ont plus cours aujourd'hui... On a des capteurs APS-C qui valent autant (en qualité) que les capteurs full frame. On a des capteurs µ4/3 qui valent autant (en qualité) que les capteurs APS-C... Donc ce paramètre ne peut plus faire pencher votre choix d'un côté ou de l'autre !... Et puis, même la notion de faible profondeur de champ perd de son intérêt, en effet, la "mode" serait plutôt sur une profondeur de champ infinie... tous les possesseurs de reflex full frame faisant du focus stacking !...
- tous les boîtiers, même les compacts haut de gamme, permettent aujourd'hui la correction d'exposition, les différents modes de mesure et la création de RAW, donc cet argument ne tient plus non plus...
- reste l'argument des objectifs amovibles. Certes, par définition, les bridges proposent un objectif fixe MAIS avec une plage focale incroyable (!!!) des objectifs de 18~500mm sont légion. Certes, plus la plage focale est longue et moins la qualité est au rendez-vous MAIS là aussi des évolutions extraordinaires sont apparues, rendant impossible à tout non expert de souligner la différence de qualité existant entre un excellent hyper-zoom (bridge) et un "mini-zoom" de petite qualité (certains zooms pour reflex). Bien sûr, vous aurez toujours beaucoup plus de possibilités de vous créer une plage de focale avec des objectifs top en reflex mais au prix (non négligeable) d'un coût gigantesque et d'un poids à transporter gigantesque... et je ne parle pas de l'encombrement d'un reflex bien plus important que celui d'un bridge...
- Par contre, il y a une chose qu'aucun bridge n'offrira (probablement) jamais : le confort de la visée optique ! Avec un reflex, pas de viseur électronique incapable de suivre un mouvement sans trembler (même s'il y a des améliorations), incapable d'offrir une aussi belle définition (même s'il y a des améliorations)...

Mais tout cela est encore plus compliqué par l'apparition des nouveaux petits trublions que sont les compacts (haut de gamme) à objectif interchangeable et l'amélioration des compacts à objectif fixe haut de gamme !...

Les compacts à objectifs fixe haut de gamme proposent, à un prix inférieur aux bridges haut de gamme, des capacités identiques avec en plus une compacité et un poids sans concurrence !... Bien sûr, face à ces compacts, le bridge conservera un avantage non négligeable : son viseur électronique, pas génial, sera de toutes façons beaucoup plus agréable que la visée sur l'écran LCD arrière des compacts, surtout en haute luminosité !!!

Les compacts à objectif interchangeable sont généralement assez à très cher et concurrencent plus les reflex que les bridges MAIS il peut parfois être très intéressant d'ajouter une somme ridicule pour passer d'un bridge à un compact à objectif interchangeable...

Oh, je sais, je suis en train de vous décevoir !... Je ne suis pas franchement engagé sur la voie menant à une conclusion définitive du type « préférez ceci à cela » ! Mais franchement... l'industrie de la photographie numérique a très bien travaillé pour brouiller les pistes !... Et aujourd'hui, plus que jamais, personne ne sera plus en mesure de vous orienter dans le choix cornélien de la philosophie de votre boîtier. En lisant ces lignes on serait en droit de se demander si je ne suis pas en train de tuer les bridges et pousser vers les compacts à objectifs interchangeables... ET BIEN NON ! Je suis un fanatique de reflex et je n'ai pas l'intention de m'en séparer, pour tout l'or du monde, malgré le poids, malgré le prix, malgré le nombre d'objectifs. Je possède un bridge, bon, il n'est pas de dernière fraîcheur, il ne sera JAMAIS question de lui offrir un congénère mais il me sert encore très souvent et je l'apprécie malgré ses défauts de bridge. Depuis peu j'ai acquis un compact à objectif interchangeable que je trouve extraordinaire mais uniquement pour ce qu'il propose de qualité et de fonctionnement vintage (il me rappelle mes compacts télémétriques argentiques que j'adore !), chacun a sa place et, selon le type de photo et le type de déplacement, jamais aucun de ces appareils ne sera jamais en mesure de remplacer l'autre... tous sont complémentaires !...

DONC, désolé... je suis aujourd'hui dans l'incapacité de vous conseiller un type d'appareil plutôt qu'un autre... et croyez bien que je le regrette !... Par contre, ce que je martèle depuis le début de mon site reste vrai et je me permettrai de le répéter encore une fois :
Si vous souhaitiez acheter un reflex pour lui adjoindre un objectif unique de 18~200mm (par exemple) et l'utiliser exclusivement (ou presque) en automatique, oubliez le reflex et orientez-vous vers un bridge ou un compact à objectif fixe ; et si la visée sur l'écran LCD arrière vous dérange (moi, énormément mais il ne s'agit pas de moi ici !), le bridge est le choix le plus judicieux. Si vous souhaitez utiliser un seul zoom de grande plage focale mais avec la possibilité d'utiliser des modes semi-automatiques (voire manuel) le choix entre un compact à objectif interchangeable et un bridge peut se poser mais, vu le prix des compacts à objectifs interchangeables, le choix du bridge peut être judicieux, même si les accès aux modes semi-auto et manuel sont moins "naturels". Si vous hésitiez entre un compact à objectif interchangeable et un reflex, il faudrait se poser la question de savoir si la visée électronique vous convient (moi pas trop, mais il ne s'agit pas de moi !) et si le poids et l'encombrement de votre matériel a une importance !...

À nouveau, je suis désolé, mais il est aujourd'hui (septembre 2014) impossible de faire plus pour répondre à ce genre de question... Peut-être que le futur simplifiera les choix... la montée foudroyante des compacts à objectif interchangeable exterminera-t-elle les compacts à objectif fixe ainsi que les bridges ? Certains prédisent même que les compacts à objectifs interchangeables extermineront les reflex... en effet cela simplifierait beaucoup le choix, mais je ne m'autorise pas à planifier un futur aussi incertain !...

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LE MATÉRIEL SOVIÉTIQUE - JE SUIS PERDU !


Question :
[...] j'aurais été intéressé par un appareil soviétique mais en lisant votre site j'avoue être un peu perdu. Vous dites que vous aimez le matériel soviétique et, un peu partout sur votre site vous nous montrez des défauts inacceptables de ce matériel ! Pourriez-vous m'expliquer pour que je décide si oui ou non je dois me lancer ? [...]

Réponse :
En effet, vous avez bien lu les pages de mon site... et je vous en félicite ... et je vous en remercie surtout !...

Alors, oui, j'adore les appareils photographiques soviétiques, oui, ils présentent des faiblesses qui peuvent repousser nombre d'entre nous, mais surtout, surtout, je ne souhaite en aucun cas influencer qui que ce soit ! Je n'ai jamais stimulé aucun de mes lecteurs à acheter tel ou tel appareil numérique, de même, je ne souhaite pas stimuler qui que ce soit d'acheter un appareil photo soviétique !... Par contre, je peux vous donner mon point de vue... et rien de plus !...

Dans l'histoire de ma vie de photographe amateur, un jour j'ai fait la connaissance d'un Lubitel "moderne" (c'est à dire qu'il n'était pas différent des modèles plus anciens mais il était fait à l'économie, donc il était indispensable de le bricoler un peu pour qu'il retrouve un peu de l'intérêt des modèles plus anciens !). Ce n'était qu'un petit cube de plastique (bakélite) pesant quelques grammes seulement, avec deux objectifs très simples et très sombres, un viseur capuchon très sombre également, un obturateur central au design vieux comme le monde, un appareil qu'il fallait tourner dans tous les sens pour l'utiliser mais qui faisait du moyen format et du moyen format de qualité. Oh, si la découverte du moyen format était bluffante, on ne pourra pas dire que le Lubitel soit capable de déchaîner des relents d'amour... même si son mode de fonctionnement en fait une bête de fiabilité !... Beaucoup plus tard, je suis tombé sur un Kiev-60. Là c'était une toute autre histoire... Il s'agissait en fait de l'antithèse du Lubitel... Un appareil en métal, pesant plusieurs tonnes, aussi gros qu'il était lourd avec des fonctionnements "modernes" et un parc d'objectifs impressionnant pour un 6x6... mais avec des exigences plus pointues que le Lubitel et donc d'une fiabilité potentiellement inférieure.

Pour comprendre comment un coup de foudre pour le matériel photographique soviétique peut avoir lieu en se basant uniquement sur ces deux boîtiers, il faut d'abord les avoir tenus en mains tous les deux, et ensuite, il faut les avoir utilisés tous les deux. Je pense qu'il est totalement IMPOSSIBLE de comprendre mon intérêt pour toutes les productions photographiques soviétique sans passer par cette étape... Et encore, ces deux appareils sont probablement les soviétiques les plus fiables et les moins exigeants de toute leur production !!!

Mais, au delà des considérations de fiabilité ou d'origine, il faut avouer qu'avec ce matériel, la fabrication d'images se situe à un autre niveau ! Outre l'obligation de connaître parfaitement les lois de la photographie, outre l'obligation de connaître parfaitement son matériel, il faut en plus accepter l'absence totale de routine et de reproductibilité ! Je m'explique : avec mon bon vieux Saliut-C, j'adore partir sur le terrain, sans jamais savoir ce que je vais réussi à ramener... un jour il ne me jouera aucun tour pendable, un autre jour il voilera une partie de chacune de mes images, un autre jour l'obturateur oubliera de se refermer, etc... c'est comme devoir gérer les humeurs d'un compagnon de voyage très exigeant et bipolaire ... laisser une place au hasard de ses divagations... Cela aussi est une expérience à vivre... j'aurais presque envie de parler d'expérience humaine... Et puis, il y a toutes ces précautions à la mise en œuvre de ces matériels... elles obligent une rigueur de tous les instants ! Et la rigueur a cela d'universel qu'elle ne peut s'entourer d'à peu près !... Si on est rigoureux lors de la mise en œuvre du matériel, on ne peut être que rigoureux lors de la composition et la création de ses images...

Et puis, n'oublions pas que le matériel soviétique a ceci de touchant : c'est l'assurance de posséder un appareil qui a une âme... même si on ne le sait pas, on sent qu'il a quelque chose d'un autre âge et que les solutions adoptées par ces bricoleurs de génie qu'étaient les russes ne peut que vous toucher... Et il ne faut surtout pas oublier la qualité, tant des matériaux utilisés que de la finition extérieure des boîtiers (l'intérieur est parfois un peu plus discutable). Hormis quelques exceptions, les boîtiers soviétiques sont généralement très beaux, osons le mot, même si la notion de beau est très personnelle...

Bien sûr, si vous êtes de ceux qui n'acceptent pas de faire des concessions à du matériel, le soviétique n'est pas pour vous... Bien sûr, si pour vous le résultat doit être garanti parce que vous êtes certains d'avoir tout fait pour que tout se passe bien, le matériel soviétique n'est pas pour vous... Bien sûr, si pour vous la rigueur est opposée à la créativité, le matériel soviétique n'est pas pour vous... Bien sûr si le bricolage n'est pas votre tasse de thé (les solutions adoptées pas les constructeurs soviétiques relèvent souvent du bricolage !), le matériel soviétique n'est pas pour vous... Bien sûr, si la haute technologie vous fait frémir les gonades, le matériel soviétique n'est pas pour vous... Bien sûr, si petit poids et compacité sont des maîtres-mots, le matériel soviétique n'est pas pour vous...

Donc, ici plus qu'ailleurs sur mon site, je ne pourrais que vous donner un conseil qui vous laissera certainement un petit goût de pas assez : un appareil soviétique ne se retrouvera plus qu'en occasion (ou alors dans des circuits plus ou moins discutables qu'il vaut mieux éviter !) et, généralement à un prix très bas... donc, n'hésitez pas de trop, si vous avez flashé sur un modèle, offrez-vous le et vous verrez bien si vous aimez ou non, si vous n'aimez pas, la perte ne sera pas importante et vous pourrez toujours revendre sans perte (il sera difficile de faire baisser le prix que vous aurez investi !). Si, par contre, vous aimez, vous vous féliciterez longtemps de votre choix !... Le matériel soviétique ne pourra jamais laisser indifférent, c'est un peu comme la 2 chevaux de Citroën, soit on la déteste soit on l'adore !... Et d'ailleurs, l'image de la 2 CV, qui m'est venue à l'esprit spontanément, est excellente, en effet, elle a toutes les caractéristiques du matériel soviétique : simple, fragile, bricolée mais attachante, jolie et d'une longévité à toute épreuve -si on sait la ménager-...

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WWW.THYDELOR.EU ET LA PUBLICITÉ ?

Question :
[...] on peut lire un peu partout dans vos pages que vous nous proposez un site totalement gratuit et indépendant de la publicité. Mais depuis plusieurs jours quand je me rends sur votre site je découvre des bandeaux publicitaires en haut de vos pages pourquoi ? [...]

Réponse :
En effet, vous n'êtes pas le premier à m'écrire à ce sujet ! Au début je n'y croyais pas trop dans la mesure où mes tests ainsi que les essais de mes proches ne laissent paraître aucune forme de publicité sur mes pages !... Mais le nombre de courriers me fait reconsidérer le problème !...

Mes tests personnels (ainsi que ceux de mon entourage) sont toujours négatifs et ce n'est pas fait pour me simplifier la tâche !... Quoi qu'il en soit, je persiste et je signe : le site www.thydelor.eu est totalement gratuit et exempt de publicité !!! Si des bandeaux publicitaires apparaissent lors de vos visites, cela n'est en aucun cas de mon fait !!! J'irai encore plus loin en disant que je n'apprécie pas du tout (mais alors vraiment pas du tout !!!) que quelqu'un se fasse de l'argent sur mon dos en plaçant sa publicité de manière totalement illégale sur mon travail !!! et en plus pollue mon site avec ces bandeaux totalement indigestes et très laids !...

Je profite de la question qui m'est posée ici pour lancer un appel aux internautes compétents, moi qui suis une bille en informatique et en internet : si vous connaissez une parade à cet état de fait, merci de me donner la recette en m'écrivant à thierry.delorraine@laposte.net. Et, si parmi vous, se trouve un juriste, qu'il ne se gène pas pour me donner des pistes d'actions pour faire interdire cet abus (sachant que les annonceurs semblent tous être français) !...

Merci d'avance.

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LOGICIELS PROFESSIONNELS GRATUITS ?

Question :
[...] on trouve partout dans votre site qu'il faut limiter les achats extérieurs au matériel photographique et qu'il faut jouer à l'économie alors que dans votre page d'accueil vous montrez que vous utilisez beaucoup de logiciels professionnels, donc vous avez une astuce pour vous procurer des logiciels pour peu cher et qu'aucune de vos pages ne donne le moindre tuyau à ce sujet [...]

Réponse :
En lisant ma page d'accueil, on trouve en effet une liste de logiciels dont certains sont des logiciels commerciaux donc proposés à un certain prix. Mais nulle part il est précisé que :
1) je les ai tous achetés : il y en a qui étaient livrés gratuitement en bundel avec certains de mes matériels
2) je les possède tous : avant d'investir dans un logiciel commercial, je le teste (et ça j'en ai déjà parlé dans mes pages). C'est ainsi que vous trouverez dans la liste des logiciels utilisés "Lightroom" que j'ai testé mais que je n'ai pas conservé au-delà de la période d'essai. Je l'ai utilisé et j'ai placé dans mon site des images qui ont été traitées par Lightroom en période d'essai, c'est pourquoi il figure dans la liste mais, au moment de l'achat je lui ai préféré un autre logiciel. Lightroom, une fois la période d'essai dépassée, a disparu de mon ordinateur.

Vous trouverez également dans la liste des logiciels gratuits que j'utilise encore ou que j'ai également fait disparaître de mon ordinateur. Si j'avais effectivement une astuce pour obtenir gratuitement des logiciels commerciaux, d'une part vous trouveriez dans la liste des logiciels tels que Photoshop alors qu'il ne s'y trouve pas ! Je l'ai testé, certes, mais je ne l'ai pas trop utilisé et je ne l'ai pas gardé. En plus, si j'étais un habitué de l'accumulation de logiciels crackés, je ne m'en vanterai pas... En plus, si vous lisez la charte de mon site, charte que je me suis imposée (!!!), vous trouverez des articles du type « refus des textes tendancieux à caractère incitatif à des actions illégales. » ou « respecter les droits d’auteur. ». Partant, je me suis toujours interdit de voler —car c'est bien du vol— des logiciels commerciaux en cherchant des cracks !...

J'aime avoir la possibilité de trouver d'excellents logiciels, même commerciaux, donc payants... Si je commençais à voler les éditeurs de bons logiciels en ne les rétribuant pas, je donnerai un bien mauvais exemple et, je n'assumerais pas du tout l'idée d'être en partie à l'origine de leur disparition !... Si tout le monde crackait les bons logiciels sous couvert de milliers de mauvaises raisons, que nous resterait-il ? Plus rien ! Imaginez que des malfaisants décidaient de "saboter" la raison d'être de votre employeur, vous seriez le premier à hurler le jour de votre mise au chômage, non ? Moi, oui ! Donc je ne souhaite pas mettre des milliers de gens à la rue pour économiser quelques euros !!! Sans compter que 100 ou 200€ pour un excellent logiciel ne sont que goutte d'eau dans l'océan comparés au prix du matériel photographique !...

Mais puisque vous voulez des astuces, en voilà quelques unes :
- testez gratuitement plusieurs logiciels avant d'en choisir un et de l'acheter.
- l'accumulation de logiciels ne facilite pas la tâche de post traitement, bien au contraire !!!! Limitez-vous à un seul logiciel
- il n'est franchement pas indispensable de posséder systématiquement la dernière version d'un logiciel... Si vous savez utiliser convenablement la version x, qu'importe, pour un amateur, que la version x+1 soit un peu plus complète ou un peu plus rapide ?
- si vous ne voulez vraiment pas dépenser d'argent pour un bon logiciel, tournez-vous vers les logiciels gratuits, il y en a d'excellents (je me passe aisément de Photoshop, je possède The GIMP !) et vous ne vous mettrez pas hors la loi en les téléchargeant et en les utilisant et, en plus, vous n'engagerez pas votre responsabilité dans la destruction massive d'emplois !...

Et, n'oublions pas que qui dit excellent logiciel dit également relative difficulté d'utilisation... et qui dit logiciel volé dit absence totale de mode d'emploi et d'assistance... Ce n'est peut-être pas grand chose pour vous, mais à quoi bon posséder un logiciel dont on n'est pas capable de tirer plus de 1% des capacités ?

Oubliez donc le truandage, choisissez un logiciel, payez-le, apprenez à l'utiliser sans être bloqué dans une procédure et vous serez le plus heureux et le plus productif des photographes numériques amateurs...

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QUALITÉ DES RAW ?

Question :
[...] J'ai pu lire dans plusieurs sites et dans le votre aussi que la qualité des images JPEG sortant de certains boîtiers était meilleure que dans d'autres. Je me demandais donc si il pouvait en être de même pour la qualité des RAW et dans ce cas, pouvez-vous me dire quelle marque propose les meilleurs RAW ?[...]

Réponse :
Voilà vraiment la dernière question à laquelle je m'attendais à répondre !... Je me doutais, en débutant cette rubrique, devoir donner mon avis sur telle marque par rapport à telle autre, éventuellement au sujet de la qualité des JPEG émanant de certaines marques de boîtiers (puisqu'en effet, tous les JPEG ne sont pas de même qualité en sortie de boîtier !), mais pas une seule seconde j'aurais imaginé devoir me situer face à une qualité de RAW. La question peut paraître étrange, mais en y réfléchissant un petit instant, elle est TRÈS intéressante, c'est pourquoi j'ai décidé de publier la réponse !...

Pour apporter un élément de réponse, reprenons depuis le début si vous le voulez bien. Un RAW est un fichier informatique qui contient tout ce que le capteur enregistre, plus des données correspondant aux réglages de prise de vue (équilibre des blancs, saturation, luminosité, contraste, accentuation, etc.) mais qui ne sont pas appliqués à l'image RAW qui, par définition est brute de capteur. Un JPEG est en fait la résultante de ce qui est contenu dans le fichier RAW, à savoir ce que le capteur a saisi, l'application des réglages de prise de vue directement à l'image plus le traitement en interne avec les caractéristiques du logiciel intégré au boîtier pour créer le JPEG final. Partant, la qualité du JPEG de sortie de boîtier dépend entièrement de la qualité du logiciel embarqué dans le boîtier DONC, effectivement, tous les JPEG ne sont pas égaux !...

La seule chose qui influence la qualité des RAW en interne (dans le boîtier) est la qualité du capteur. Donc, ne me demandez pas quelle marque offre les meilleurs capteurs, on ne s'en sortira jamais, mais en effet, les meilleurs capteurs donneront les meilleurs RAW (la latitude de pose, la sensibilité des photosites, la sensibilité au bruit, etc... sont des paramètres physiques du capteur qui se répercutent sur la qualité de l'image RAW —et par extension sur la qualité du JPEG résultant—). Et le processus s'arrête là. Il est impossible de parler de RAW de «bonne» qualité ou de RAW de «mauvaise» qualité, puisqu'il s'agit de données brutes...

PAR CONTRE : c'est l'étape suivante, le développement des RAW qui générera ou non un fichier "développé" de qualité !... Ainsi, le responsable de la qualité (ou du manque de qualité) d'une image issue d'un fichier RAW sera le logiciel de traitement du RAW. C'est un peu comme pour les JPEG : un excellent capteur associé à un très mauvais logiciel de conversion JPEG intégré dans le boîtier et le résultat sera catastrophique, un excellent capteur et un logiciel de traitement RAW (obligatoirement externe au boîtier) pitoyable et l'image résultant du RAW sera pitoyable...

N'espérez pas m'entendre dire que tel logiciel de traitement RAW donne de bons résultats et que tel autre donne de mauvais résultats ! Le sujet est totalement stérile, mais vous comprendrez plus loin pourquoi cette notion est capitale !...

Ensuite, il y a deux paramètres supplémentaires à prendre en compte :
— qu'est-ce qui définit la qualité d'un fichier image ? Des bans d'essai, des analyses physiques ? Certainement pas, c'est simplement la personne qui regarde l'image finale qui la trouvera qualitative ou non. De la même manière que telle personne sera émerveillée devant un Picasso alors que telle autre ne supportera tout simplement pas sa création !...
— la qualité de l'image résultant du développement d'un fichier RAW dépend du logiciel, certes, mais dépend surtout (et j'insiste bien sur le mot surtout) de la qualité de la personne qui utilise le logiciel de développement RAW !... Même s'il existait un moyen de savoir quel logiciel de traitement est le meilleur, remis entre les mains d'un photographe amateur (ou professionnel d'ailleurs) qui ne sait pas s'en servir ou, pire encore, n'aura aucune notion d'esthétique, donnera des résultats innommables !...
Ainsi, est-il préférable d'apprendre à bien utiliser son logiciel de traitement de "développement" RAW. Être parfaitement formé sur un «mauvais» logiciel permettra toujours d'obtenir de meilleurs résultats qu'être mal formé sur un «excellent» logiciel —encore faudrait-il définir ce qu'est un bon ou un mauvais logiciel—.

Cette notion de qualité finale dépendant du logiciel de développement (mis de côté les compétences de l'utilisateur du logiciel), me pousse tout naturellement à renouveler mon conseil de l'utilisation systématique du format RAW si vous en avez la possibilité ! Votre fichier RAW étant un fichier "brut", une fois dans la boite, il restera identique à ce qu'il était, pour l'éternité (à moins que votre disque dur vous lâche, mais ça c'est une autre histoire !). Les algorithmes de développement des RAW s'améliorant également d'année en année, le développement de "vieux" RAW avec des logiciels actuels donneront de meilleures images aujourd'hui qu'à l'époque des "vieux" logiciels...

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MES IMAGES SONT NULLES...

Question :
[...] Bien que quelques images soient assez intéressantes, je trouve que généralement votre galerie ne présente pas de photo de qualité. Pourquoi donc faire un site pour apprendre aux gens à faire des photos si on n’est pas capable de montrer mieux ? [...]

Réponse :
Ah, enfin nous y voilà ! Cela fait quatre ans (presque cinq) que je l’attendais et… c’est arrivé !... Je me disais aussi, c’était inconcevable de ne pas essuyer les attaques acerbes de gens qui font tout mieux que tout le monde !... C’est drôle tout de même… on se balade sur un site de plus de 200 Mo pour finalement vomir sur la qualité de son contenu ! Je dis que c’est drôle puisque toute personne sensée quitte les sites sans intérêt au bout de quelques secondes, en cours de lecture du premier article, elles ne passent pas des heures sur un site avant de conclure que ce dernier est nul…

Vous me direz que l’on peut très bien ne pas lire le contenu d’un site et se limiter à regarder la galerie ! Certes, dans ce cas c’est uniquement dans le but de voler des images, non ? Et bien si, bien sûr !... Vous comprenez déjà un peu mieux pourquoi je n’y fais pas figurer mes meilleurs clichés !...

D’autre part, le nombre de sites de professionnels (et pas uniquement !) proposant des images super « léchées » ne manquent pas si on souhaite contempler de belles images. Perso, j’ai préféré la voie de l’inspiration par l’accompagnement et dans ce cadre, ce n’est pas en se plaçant sur un piédestal que l’on pourra être suivi par des amateurs débutants (ou non)… qui sont tout de même la plus grande partie de mon auditoire !...

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PROBLÈME EXISTENTIEL AVEC LA CUVE DE DÉVELOPPEMENT

Question :
[...] En réfléchissant un peu à la cuve de développement, je me suis demandé si le simple fait du remplissage, par définition progressif, ne risquait pas d'entrainer un temps de développement différent entre le bas et le haut du film ou la spire du bas par rapport à la spire du haut si développement de deux films  ? [...]

Réponse :
Ah que voilà une ekxcellllllente question comme je les aime ! La réponse peut tenir en un seul mot : non ! Mais vous me connaissez, je ne vais pas m'arrêter en si bon chemin sans vous expliquer un peu pourquoi !...

L'invention de la cuve de développement ne date pas d'hier (!!!) et combien de fois a-t-on eu à déplorer ce genre de problème de développement ? Jamais ! Pourquoi ? Voici un schéma de principe du fonctionnement de la cuve de développement :

Au remplissage
À la vidange
Le remplissage s'effectue par un entonnoir situé dans le couvercle de la cuve. Le liquide descend jusqu'au fond de la cuve pour remonter au niveau des spires portant les films.
À la vidange, au retournement de la cuve, le liquide passe par des chicanes avant d'être éliminé.

Si on ne réfléchit que sur la phase de remplissage, il est évident que le remplissage progressif de la cuve pourrait entrainer un temps de développement variable selon la localisation du film (si deux spires). Mais voilà, il faut réfléchir sur l'ensemble de la procédure : remplissage ET vidange... Et c'est là tout le génie de l'invention : la vitesse de remplissage est exactement égale à la vitesse de vidange !... Donc, si le film situé à la partie inférieure de la cuve bénéficie d'un temps de traitement plus long au remplissage, ce dernier sera sorti du liquide bien avant le film situé en partie haute de la cuve. Et, devinez, le film situé en partie haute de la cuve récupèrera exactement la différence de durée de traitement à la vidange !... Magique, je vous dis !...

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TAILLE DES NÉGATIFS

Question :
[...] Quand vous parlez de la taille des différents formats de négatifs vous dites qu'un moyen format de 45x60 est 3 fois plus grand qu'un petit format 24x36, que le 60x60 est 4 fois plus grand, etc. Mais si je calcule 45 divisé par 24 je trouve 1,8 et 60 divisé par 36 je trouve 1,6, comment pouvez-vous dire qu'un 45x60 est 3 fois plus grand qu'un 24x36 ? [...]

Réponse :
Ah oui, je comprends votre surprise ! En fait, tous les formats n'ont pas le même rapport (même diagonale)... on ne peut donc que comparer leur surface !...
petit format : 24mm x 36mm = 864mm²
moyen format : 45mm x 60mm = 2700mm²
moyen format : 60mm x 60mm = 3600mm²
moyen format : 60mm x 70mm = 4200mm²
moyen format : 60mm x 80mm = 4800mm²
moyen format : 60mm x 90mm = 5400mm²
Jusque là je pense que nous sommes d'accord.
- si on compare le 45x60 au 24x36 on trouve 2700/864 = 3,125 donc 3 fois plus grand (en fait un peu plus)
- si on compare le 60x60 au 24x36 on trouve 3600/864 = 4,166 donc 4 fois plus grand (en fait un peu plus)
- si on compare le 60x70 au 24x36 on trouve 4200/864 = 4,861 donc 5 fois plus grand (un peu moins)
- si on compare le 60x80 au 24x36 on trouve 4800/864 = 5,555 donc 5 à 6 fois plus grand
- si on compare le 60x90 au 24x36 on trouve 5400/864 = 6,250 donc 6 fois plus grand (en fait un peu plus)

CQFD.

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COMMENT FONCTIONNENT LES FILTRES COLORÉS EN PHOTOGRAPHIE NOIR ET BLANC ?

Question :
[...] Je viens juste de découvrir votre page sur les filtres et je ne comprends pas comment fonctionnent les filtres colorés en photographie Noir et Blanc [...]

Réponse :
Déjà ? Ma page n'est en ligne que depuis quelques jours et vous l'avez déjà lue ? Merci ! Bon, venons en aux faits. Je tiens simplement à souligner que les filtres fonctionnent de la même manière en N&B et en couleurs ! Mais puisque la question concerne le N&B, allons-y pour le N&B !...

On va donc considérer l'action d'un filtre sur un négatif noir et blanc et dans un autre article, si vous le souhaitez, on étendra les explications pour les négatifs couleur, les positifs couleur (diapositives) et même le numérique... Mais, normalement, si vous comprenez les explications contenues dans cette réponse, vous pourrez aisément imaginer ce qui se produit avec les autres supports photographiques !...

Avant de commencer, n'ayez pas peur, je ne vais pas vous faire un cours sur la couleur (je l'ai fait ici), je ne montrerai que les couleurs principales : couleurs primaires (marquées P) et couleurs complémentaires (marquées C) :

Prenons, pour l'exemple, le filtre rouge, mais cela fonctionne de la même manière avec les autres !... Si le filtre rouge nous parait rouge c'est qu'il renvoie la couleur rouge et absorbe le vert et le bleu puisque la couleur complémentaire est le bleu/vert (bleu + vert). La roue ci-dessus nous dit, en gros, qu'un :

Filtre ROUGE absorbe le BLEU et le VERT
Filtre BLEU absorbe le ROUGE et le VERT
Filtre VERT absorbe le ROUGE et le BLEU
Filtre JAUNE absorbe le BLEU
Filtre MAGENTA absorbe le VERT
Filtre CYAN absorbe le ROUGE
pour les non initiés : cyan = bleu + vert

Un filtre coloré, absorbe les radiations de sa couleur complémentaire et laisse passer sa propre couleur. Au niveau du négatif noir et blanc, les zones touchées par du rouge seront donc surexposées et les zones touchées par du bleu ou du vert seront sous exposées.

Surexposer une surface de film négatif N&B (cas du rouge dans notre exemple) revient à la noircir, sous exposer une surface de négatif N&B (cas du bleu et du vert) revient à laisser le film quasiment transparent (à différents degrés). Au tirage qui se fait sur du papier blanc, les zones noires du négatif (zones rouges) laisseront le papier blanc, les zones transparentes du négatif (zones vertes et bleues) vont noircir le papier. Dans ces conditions, les zones vertes et bleues seront retranscrites en noir et les zones rouges en blanc sur l'épreuve finale.

Dans la vraie vie, rien n'est toujours tout blanc ni toujours tout noir (et pas uniquement en photographie !). Donc tout est traduit en niveaux de gris sur l'épreuve finale, avec une zone gris clair à l'endroit où les rouges apparaissent et avec une zone gris foncé à l'endroit où les verts et les bleus apparaissent. DONC voilà pourquoi le filtre rouge assombrit les bleus et les verts. CQFD.

Amusez-vous à refaire la même démonstration avec les autres couleurs...

Et, après tout, si ce n'est pas très clair dans votre esprit, qu'importe ? Si vous vous souvenez à quoi sert chaque filtre coloré, quelle importance de faire une divagation scientifique chaque fois que vous installez un filtre devant un objectif ?

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VITESSE/DIAPHRAGME/ISO/IL/EV...AU SECOURS !

Question :
[...] j'ai déjà lu de nombreuses pages de votre site et plus j'essaye de comprendre et plus je me perds ! Que vous parliez de diaphragme, de vitesse, d'ISO, chaque fois vous parlez de diaphragme, je n'y comprends rien ! Ailleurs vous parlez d'IL sans plus de précision, j'ai fait des recherches sur internet et il en ressort que cela traite du même sujet mais sans me faire comprendre ! Pourriez-vous me réexpliquer simplement ?[...]

Réponse :
Oh la, la !... J'ai relu les pages (ou certaines pages) incriminées et... vous avez totalement raison !... Ces notions me paraissaient tellement évidentes que mes explications étaient plus que sommaires !... Désolé et merci pour la question, je vais essayer d'expliquer clairement le concept !...

Théoriquement, lorsqu'on parle d'une différence d'exposition, on doit parler d'IL. IL est l'acronyme de Indice de Lumination (ou Indice de Luminance, mais je ne définirai pas ces deux termes pour ne pas embrouiller encore plus le concept !). En lieu et place de IL, on trouve indifféremment la notion de EV. EV est l'acronyme de Exposure Value (valeur d'exposition en anglais) qui représente exactement la même chose. Donc, IL = EV.

Cela étant dit, je vais parler des caractéristiques d'exposition :
- Le diaphragme d'abord. Lorsqu'on passe d'une valeur f/1.4 à une valeur f/2, on diminue la quantité de lumière qui traverse l'objectif par un facteur 2 (2 fois moins de lumière traverse l'objectif). On dit qu'on a perdu 1 diaphragme (en fait qu'on a fermé le diaphragme d'une valeur entière). Relisez le petit cours de photographie pour vous remémorer l'échelle de diaphragme. En réalité, si on était des gens bien, on dirait qu'on a perdu 1 IL (ou perdu 1 EV) que l'on noterait -1 IL. Mais c'est ainsi, les abus de langage sont ce qu'ils sont, les mauvaises habitudes sont tenaces, quand on ferme le diaphragme d'UNE valeur, on divise la quantité de lumière par DEUX et on a donc une différence de -1 IL.
- La vitesse maintenant. Lorsqu'on passe d'une vitesse de 1/50è de seconde à une vitesse de 1/100è de seconde, on diminue la quantité de lumière qui arrive sur la surface sensible (film ou capteur) par un facteur 2 (2 fois moins de lumière atteint la surface sensible). Puisqu'on a diminué la quantité de lumière par deux, si on était des gens bien, on dirait qu'on a perdu 1 IL que l'on noterait -1 IL. Mais les mauvaises habitudes font que l'on dit qu'on a perdu 1 diaphragme !... Cette dénomination est stupide, je vous l'accorde, puisqu'on ne touche pas au diaphragme en changeant la vitesse... mais, pris dans l'absolu, 1 IL faut bien 1 diaphragme, donc c'est un abus de langage grossier de parler de perte d'1 diaphragme mais en quantité de lumière, ce n'est pas faux !... Bien sûr, modifier la vitesse n'entrainera jamais aucun effet secondaire de la fermeture du diaphragme, comme la modification de la profondeur de champ par exemple...
- La sensibilité ISO maintenant. Lorsqu'on passe d'une valeur de 200 ISO à une valeur de 100 ISO, tout se passe, au niveau de la surface sensible (film ou capteur), comme si la lumière qui y arrive était diminuée par un facteur 2 (2 fois moins de lumière). Donc, ici aussi, on aura une perte de 1 IL que l'on devrait noter -1 IL, mais, une fois encore on dira qu'on a perdu un diaphragme. Cette façon de parler est tout aussi stupide que dans le cas de la modification de la vitesse, mais, pris dans l'absolu, ce n'est pas faux !... Bien sûr, ici non plus, changer une valeur ISO ne modifiera rien au niveau des effets secondaires de la fermeture du diaphragme...

Conclusion : dans le meilleur des mondes, tout photographe devrait parler en IL (ou en EV), dans la vraie vie, tout le monde parle en diaphragme, comme si diaphragme était une unité d'exposition... ce qu'il n'est pas, bien évidemment !... Donc, chaque fois que vous remarquez qu'il est question d'exposition, si vous voyez apparaître le mot diaphragme, il faut que vous traduisiez IL et que vous compreniee qu'il y a une modification de la quantité de lumière par un facteur 2 (deux fois moins, comme dans les exemples ci-dessus, c'est à dire -1 IL, [ou deux fois plus, bien sûr, c'est à dire +1 IL]).

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SIMULER UN FILM ARGENTIQUE...

Question :
[...] j'aimerais bien faire comme si c'était de l'argentique mais en numérique, avec du noir et blanc et avec du grain mais je n'ai pas photoshop, connaissez vous des programmes ?[...]

Réponse :
Oh, il est certes alléchant de vouloir simuler informatiquement l'esprit du film argentique lorsqu'on voit le rendu d'une photo numérique !... Et, après tout, c'est bien le rôle de l'informatique de tout simuler... on a simulé la photographie, on a simulé les rapports sociaux, on peut bien simuler le rendu d'un film argentique !... Bien sûr, ce ne sont pas les logiciels qui manquent !... Cela va du logiciel autonome jusqu'au plugin qui s'intègre dans les logiciels de traitement d'image, et il y a même des logiciels de dématriçage (que j'appelle des dérawtiseurs !) qui savent faire cela très bien !... Le but de mon site n'est certainement pas la promotion des marques mais puisque vous me demandez des noms de logiciels, en voilà quelques uns. D'avance je demande pardon à ceux que je ne citerai pas, je ne vous connais pas tous, je ne vous utilise même pas (mon article sur les films a été illustré avec la modification d'une image numérique en pseudo image argentique avec je ne sais même plus quel logiciel gratuit ou libre en test que je n'ai utilisé qu'une fois avant de le faire disparaître !).
Voici donc les premiers noms qui me viennent en tête (classés par ordre alphabétique), je rappelle qu'il doit y en avoir des centaines d'autres :
- Bibble
- CameraBag
- CaptureOne 8
- DxO film pack
- Exposure (AlienSkin)
- LightZone
- PerfectPhotoSuite (on1)
- RealGrain
- Silver Efex
- VSCOFilm

MAIS IL FAUT SAVOIR que même si l'effet simulé est cool, même si certains logiciels sont franchement efficaces (d'autres beaucoup moins), rien ne remplacera jamais la photo argentique... et surtout pas la photo numérique !... La photographie argentique ce n'est pas la simple pression sur un bouton de souris, ni le déplacement d'un curseur sur l'interface d'un logiciel, la photo argentique est une philosophie diamétralement opposée au numérique !... On fait de l'argentique lorsqu'on charge son film dans son boîtier et c'est le point de départ d'un processus unique qui ne se termine pas avec le tirage sur papier, mais par le chargement d'un nouveau film dans son boîtier !... Si vous souhaitez obtenir l'effet du film argentique,..., faites du film argentique ! Le résultat sera bien meilleur et... il y a de fortes chances que vous abandonniez le numérique !...

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LOGICIELS DE CHOIX, ENCORE ET TOUJOURS...

Question :
[...] je viens juste de découvrir votre article sur les logiciels gratuits, c'est très intéressant mais je voudrais savoir avec quoi vous travaillez[...]

Réponse :
Oh, je crains fort que la réponse à cette question ne vous laisse sur votre faim !... Certes, j'ai essayé (et j'essaye encore) pas mal de logiciels, comme tout le monde, à la recherche de la « perle rare »... Sur la page d'accueil de mon site on retrouve beaucoup de références et dans plusieurs de mes pages aussi, mais lorsque je regarde ma réalité de « tous les jours », il n'y en a guère que deux que j'utilise régulièrement : un commercial (PhaseOne® CaptureOne® 7 que j'ai préféré à Adobe® Lightroom®, peut-être tout simplement parce que ce dernier est utilisé par tout le monde ou tout simplement parce qu'il est signé Adobe allez savoir !) et un gratuit. Je ne vais pas vous faire l'article de CaptureOne® qui, d'une part n'en a pas besoin, et, d'autre part je n'ai rien à y gagner. Par contre, le gratuit est beaucoup plus intéressant à souligner : quand je dis qu'il est gratuit ce n'est pas tout à fait vrai. Il était payant puis a été abandonné dans le domaine public puis totalement oublié ! Puis son éditeur a été racheté par Corel qui en est devenu propriétaire de fait (même si oublié !). Il date de l'époque de Windows 3 (ou Windows 95, mais je dirais plutôt 3 !), je ne sais plus, l'installateur était livré sur disquettes (eh oui, ce truc que l'immense majorité des internautes d'aujourd'hui n'a jamais connu), il s'appelait JASC® PaintShopPro® 5... Bien sûr, PaintShopPro, ça vous parle... normal, Corel® a repris le bébé et l'a fait perdurer jusqu'à aujourd'hui et ne risque pas de disparaître de si tôt vu la puissance de ce logiciel... Et bien moi, je suis resté fidèle à ce dinosaure, déjà super puissant et, ce qui ne gâche rien, super facile à utiliser, beaucoup plus que les monstres logiciels d'aujourd'hui qui nécessitent des processeurs multi-cœurs et de la mémoire à ne plus savoir où la mettre !... Mon PaintShopPro travaillait en 8 ou 16 bits (loin des 64 bits d'aujourd'hui !) sur des PC qui tournaient à quelques MHz avec des mémoires et des disques durs si ridicules que vous ne le croiriez même pas si je vous en disais plus !... Autre miracle à souligner : PaintShopPro 5 fonctionne encore sous Windows 7 et Windows 8 (et certainement aussi sous Windows 10 à venir !) alors que quasiment tous les logiciels de cette époque sont devenus inutilisables après Windows 98 !....

Bref, tout cela pour dire (encore une fois, je prêche toujours pour la même paroisse !) qu'il n'est pas nécessaire, en photographie, de sauter sur toutes les nouveautés !... Il est impossible de trouver des vieux logiciels gratuits qui peuvent lire les RAW, il faut donc se tourner vers des dématriceurs modernes (il en existe des gratuits, vous en trouverez des noms dans mes pages) mais pour le reste du travail de post traitement, les Photoshop®, les GIMP et autres, ne sont franchement pas des monstres à vouloir absolument posséder et maîtriser !... Maîtriser un Photoshop ou un GIMP vous prendra des années, maîtriser un PaintShopPro 5 vieux de plus de 30 ans vous demandera 3 heures !!! pour, au final, obtenir les mêmes résultats ou presque ! Reste simplement à savoir si vous préférez faire de la photo ou de la retouche d'image !... Ces deux activités sont nobles mais elles sont totalement différentes !... Personnellement, c'est la photo qui me plait... et vous ?

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S.O.S. BITS EN PHOTO NUMÉRIQUE

Question :
[...] je suis perdu quand je lis des articles de photographie. Les boîtiers sont décrits en nombre de bits, les fichiers image sont décrits en nombre de bits et pas toujours en même nombre... pourriez-vous m'éclairer ? [...]

Réponse :
Oh que voilà une bonne question, simple en apparence, mais imposant une réponse très difficile dans sa formulation ! Allons-y, je vais essayer d'être clair !...

Lorsqu'on parle de bits, on sous entend parler d'un nombre de couleurs (ou d'un niveau de luminosité) et on utilise soit une valeur globale soit une valeur par couleur primaire. Ce choix explique pourquoi on peut trouver des valeurs différentes pour dire la même chose !... Ainsi, que l'on parle d'une image en 8 bits ou que l'on parle d'une image en 24 bits, on parle de la même chose !... En fait, on devrait parler d'une image en 8 bits par canal ou en 24 bits, mais malheureusement personne ne le fait !...

Mais que peut vouloir dire coder en 8 bits ? 8 bits permettent de coder 2^8 variantes soit 256 variantes. Ainsi, dans une image codée en 8 bits/canal, on peut envisager 256 variantes de rouge + 256 variantes de vert + 256 variantes de bleu. En monochrome, en 8 bits on peut coder 256 variantes de gris (du noir profond au blanc pur, il ne s'agit plus que de luminosité en monochrome -il n'y a pas de couleur-).

Quelle est l'importance de savoir sur combien de bits est codé un fichier image ? Prenons un appareil photographique capable de coder ses images sur 14 bits/canal (par exemple), il pourra créer des fichiers RAW sur 14 bits/canal soit 2^14 x 3 variantes ou encore 49.152 variantes. Après dématriçage vous pourrez enregistrer votre travail en TIFF 16 bits, en TIFF 8 bits ou en JPEG (systématiquement en 8 bits). Si vous décidez de créer un TIFF 16 bits, vous pouvez reproduire 2^16 x 3 = 19.6608 variantes donc bien plus que permet de capturer votre boîtier donc, tout ce que le capteur a pu enregistrer sera fidèlement reproduit. Si, maintenant, vous décidez d'enregistrer votre image en TIFF 8 bits ou en JPEG, vous ne réussirez jamais à reproduire ce que le boîtier aura capturé puisque le maximum de variantes enregistrables sera de 2^8 x 3 = 768 variantes !!!... Donc, même sans tenir compte de la perte de qualité liée à la compression JPEG, vous voyez l'intérêt de préférer le couple RAW/TIFF 16 bits (le TIFF 8 bit est pauvre, mais au moins il n'entraine pas les pertes de qualité puisque non compressé).

C'est à peu près clair ? Bon, on va aller un peu plus en profondeur ! Ce que capture les capteurs numériques c'est la luminosité. Jusqu'à présent je n'ai parlé que de variantes, je vais maintenant parler de luminosité ! Pour ne pas trop se perdre, regardez de près une trame de Bayer (ou toute autre trame qui la remplace !), vous trouverez systématiquement 2 photosites verts pour 1 rouge et 1 bleu. Cela vous laisse déjà envisager que la luminosité capturée dépendra principalement de la couleur verte. Mais il faut ajouter à cela que le rouge est plus lumineux que le bleu. En réalité la luminosité dépend à 72% du vert, à 21% du rouge et à 7% du bleu.

Quel est l'intérêt de parler de luminosité ? La plage dynamique d'un capteur dépend de la plage de niveaux de luminosité qu'il est capable d'enregistrer. Si le capteur code sur 14 bits, sa plage dynamique sera de 2^14 soit 16.384 niveaux de luminosité. Si le capteur code sur 12 bits, sa plage dynamique ne sera plus que de 2^12 soit 4.096 niveaux de luminosité. Si, comme précédemment, vous enregistrez votre image dans un format plus "étroit", vous perdrez d'autant en plage dynamique !... Donc, photographier en RAW (codé sur autant de bit que peut le capteur) est toujours préférable que de photographier en JPEG qui ne sera codé QUE sur 8 bits... cqfd.

Le problème, puisqu'il y en a un, c'est que le codage de la luminosité n'est pas constant ! Dans les valeurs sombres, le codage occupe peu de bits alors que le nombre de bit par niveau de luminosité augmente avec la luminosité. La conséquence ? Les zones sombres sont peu définies et vite "éteinte" (représentées en noir profond) alors que les zones claires sont beaucoup plus définies.

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WINDOWS 10 POUR LES PHOTOGRAPHES ?

Question :
[...] je sais que vous utilisez aussi un PC sous Windows. Nous sommes en pleine période de mise à jour vers Windows 10 et comme je lis des tas de commentaires différents sur internet, je voudrais que vous me donniez votre avis ! Faut-il passez à Windows 10 ? [...]

Réponse :
Oh la question piège ! Certes j'utilise un PC sous Windows, ce n'est pas un secret puisque j'en ai donné la preuve indirecte à plusieurs reprises, mais suis-je bien la personne la mieux placée pour donner un avis, dans la mesure où je répète à longueur de pages que je suis une buse en informatique ? Tant pis, je me lance tout de même, mais ne prenez surtout pas mon avis pour argent comptant !...

En fait, j'utilise régulièrement 4 PC, tous sous Windows. Un vieux netbook (que j'emporte toujours en photo en déplacement) qui fonctionne toujours sous Windows XP, un vieux PC de bureau qui fonctionne sous Windows 7, un vieux PC portable qui fonctionnait sous Windows 7 et un moins vieux PC portable qui fonctionne sous Windows 8.1. Le netbook (Windows XP) qui ne sert qu'à la photo en déplacement est franchement trop vieux et trop peu puissant pour être mis à jour. Le PC de bureau (Windows 7) étant un PC capital (qui ne sert pas à la photo) n'a pas été mis à jour (de peur d'un bug qui tuerait des fichiers indispensables). Le vieux PC portable (Windows 7) qui en a déjà vu de toutes les couleurs et qui ne craint franchement plus rien a, lui, été mis à jour gratuitement vers Windows 10. Le moins vieux portable (Windows 8.1) qui sert beaucoup en photo est encore et toujours sous Windows 8.1. Pourquoi vous dire tout cela ? Peut-être pour commencer à vous mettre la puce à l'oreille...

Votre décision devra d'abord considérer l'âge et/ou les caractéristiques de votre PC. Si je n'ai pas installé Windows 10 sur le netbook, c'est que ce dernier est très vieux et très limité techniquement (comme tous les netbooks) qui n'a donc aucune chance de fonctionner sous Windows 10 qui nécessite tout de même une configuration relativement musclée... mais pas un gamer pour autant !... Mon vieux PC portable qui a migré sous Windows 10 n'est qu'un AMD V120 associé à une carte ATI Radeon HD4250 et équipé de 4 Giga de mémoire, c'est très loin d'être le top aujourd'hui... mais une fois tous les drivers mis à jours (de nombreuses cartes graphiques, même plus modernes, sont incompatibles !), il a non seulement accepté la migration vers Windows 10 mais a été transfiguré au point de ne plus le reconnaitre tellement il a été accéléré par cette mise à jour de l'OS... Malgré les besoins de Windows 10 (et de l'installation de la surcouche Classic Shell®), il est même capable que faire tourner des applications très lourdes sans le moindre souci. À noter toutefois que de nombreux périphériques, même avec drivers mis à jours affectent le bon fonctionnement de Windows 10 !...

Voilà maintenant ce que je pense de ces différentes versions de Windows. Windows XP était fantastique, Microsoft l'a maintenant abandonné mais il reste un OS extraordinaire. Windows Vista (que je n'ai plus) était une vraie daube. Windows 7 était très bien (en version SP1). Windows 8.1 est très rapide, plus que Windows 7, mais il n'est pas pratique du tout, surtout pour un photographe... Il devient très acceptable avec la surcouche Classic Shell® (téléchargement gratuit). Pour moi, Windows 10 n'est rien de plus qu'un Windows 8 (un peu moins ennuyeux) donc très rapide MAIS il présente à mon avis des caractéristiques critiquables importantes :
1) Windows 10 présente une interface franchement très laide !... Un photographe ayant le goût du beau risque d'être horrifié... Tout est plat, on a l'impression de se retrouver au temps des interfaces pseudo-graphiques sous DOS (pour les vieilles branches qui ont connu) ou sous un Windows 3.0 (ou 3.1) qui ne valaient guère mieux mais qui avaient déjà un avantage sur Windows 10 : voir le point 2.
2) L'interface de Windows 10 laisse penser qu'il a été bâclé ou qu'il a été créé pour fonctionner en plein écran, c'est à dire avec une seule fenêtre ouverte à la fois. Les barres de titre sont blanches (modification impossible) et les fenêtres n'ont pas de bordure, ce qui fait que la différenciation des différents programmes fenêtrés est très difficile et on ferme souvent une fenêtre alors qu'on souhaitait en fermer une autre...
3) On sent bien que Windows 10 n'est pas terminé !... La dernière mise a jour s'est effectuée aujourd'hui (septembre 2015) et rien ne semble mieux fini !... Des fenêtres fermées se rouvrent toutes seules avant de se refermer. L'accès au système est assez opaque, on est souvent obligé de passer par une saisie de texte dans une zone de recherche pour trouver certaines fonctions importantes, on doit apprendre des raccourcis clavier pour pouvoir accéder à certaines fonctions capitales... bref, un habitué de Windows devra absolument tout réapprendre avant de s'en servir efficacement. La dernière version de la surcouche Classic Shell® (toujours gratuite), 100% adaptée à Windows 10, devient quasiment indispensable mais ne corrige pas du tous les problèmes de couleur et de bordure des fenêtres... (ni les bogues de fonctionnement d'ailleurs !)

Voilà pourquoi mon autre PC sous Windows 8.1 (+Classic Shell®) n'a pas migré ! Windows 10 est rapide, mais pas plus que Windows 8.1, il monopolise beaucoup de temps pour son utilisation (alors que Windows 8.1 est plus convivial -en grande partie grâce à Classic Shell®-). Il est très laid (malgré l'installation de Classic Shell®)... quand je pense que plutôt que de l'appeler Windows 8.2 Micro$oft l'a créé pour concurrencer MacOS X avec 10 ans de retard (!!!) en décidant de l'appeler Windows 10 (en effet, Windows 9 n'a jamais existé)... c'est 100% raté !!!... Il est très embêtant si on souhaite utiliser les fonctions de l'OS (moins si on utilise Classic Shell®)... Franchement, s'il n'évolue pas très rapidement, Windows 10 se destinera uniquement aux personnes ne souhaitant pas savoir comment fonctionne un OS et qui le laisseront tourner de manière totalement transparente, comme s'il n'existait pas !... Bref, en deux mots comme en cent, je pense que je vais conserver mon Windows 8.1 + Classic Shell® sur mon portable récent.
J'ai également pu tester que certains PC, même récents, qui faisaient tourner Windows 8.1 de manière agréable (très rapide) se ralentissent énormément sous Windows 10, même après la mise à jour de tous les drivers.
Reste le problème bien connu des logiciels espions qui vérolent Windows 10. Comme disait B. Obama, cela ne pose pas de problème à qui n'a rien à cacher. JE n'ai rien à cacher mais j'avoue que cette totale violation de ma vie privée me gène beaucoup ! Certes, Windows 7 et Windows 8 (et 8.1) contiennent également des logiciels espions mais en moindre quantité. Certes il est facile de bloquer ces espions (sous toutes les versions) à l'aide de logiciels gratuits en téléchargement légal (Spybot Anti-Beacon® par exemple) mais je trouve que Windows 10, pour ne pas apporter grand chose de plus que Windows 8.1 (voire en apporter moins), n'apporte en fait à l'utilisateur final que le plaisir de se faire suivre et espionner... et cela me dérange beaucoup. Et il ne faut pas oublier cette satanée insistance malsaine à vous pousser à mettre à jour votre OS vers Windows 10 !... Quand je dis insistance malsaine je suis loin du compte... il s'agit littéralement d'un harcèlement incessant ! Et pour se défaire de cette fonction il faut vraiment être un professionnel de l'informatique ou trouver des sites très pointus qui vous guident pas à pas pour désinstaller ce véritable virus !... La manipulation est complexe, longue et assez pointue... il ne s'agit pas de se lancer à l'aveugle !... Mon frère qui est passé de Windows 8.1 vers Windows 10 a décidé de faire machine arrière au bout d'un jour d'utilisation seulement. Le retour à l'ancienne version n'a posé aucun problème mais à peine revenu à Windows 8.1, Windows 10 se réinstallait en permanence. La manipulation de blocage de la mise à jour est efficace, mais, malgré tout, Windows essaye toujours d'installer sa version 10 avec ou sans votre autorisation !.... Qu'est-ce que cela cache ? Le besoin publicitaire de proclamer que x millions d'utilisateurs sont déjà passés à Windows 10 ? Autre chose ? Je suis peut-être paranoïaque mais je pense que la motivation de Micro$oft est ailleurs et cela me laisse un goût désagréable en bouche !... À tel point que j'ai décidé de repasser de Windows 10 à Windows 7 sur le vieux PC portable que j'avais fait migrer...

Une autre remarque : dans mon entourage, un PC sous Windows 7 a été upgradé en Windows 10. Il a parfaitement fonctionné pendant 10 jours et, le onzième jour... il s'est mis en veille et ne s'est jamais plus réveillé... Cet accident est probablement un concours de circonstances, le PC aurait pu mourir en restant sous Windows 7... mais le doute persiste dans mon esprit !...

Où allons-nous arriver ? Windows se dégrade de jours en jours avec les améliorations fournies par Micro$oft. Apple est au moins (sinon plus) intrusif que Windows 10. Tous sous Linux ? Ce serait une option très intéressante mais les grands logiciels photo commerciaux (et pas uniquement !) et de très nombreux périphériques de grand intérêt ne fonctionnent pas (et ne fonctionneront probablement jamais) sous Linux !...

Dire que je déconseille l'installation de Windows 10 est un peu exagéré, je dirais plutôt que si vous ne ressentez pas de réelles difficultés avec votre OS actuel, gardez-le !... Vous faites de la photo sur votre PC, ne gaspillez pas votre temps à vous arracher les cheveux pour utiliser Windows 10, prenez votre appareil photo, ce sera plus intéressant et plus constructif !!!... Et si mes lignes vous font douter... le meilleur conseil que je puis vous donner : abandonnez la photo numérique et offrez-vous un super boîtier argentique ! Les films se trouvent facilement, la fiabilité est de mise, l'intérêt de la photographie est plus grand qu'en numérique et... le rôle de l'ordinateur est diminué voire annulé !...

MISE À JOUR : je viens d'utiliser un PC très récent (sortie d'usine en décembre 2015) équipé d'origine de Windows 10. Pour être tout à fait complet et honnête avec vous, il me fallait ajouter quelques mots ici. Pour avoir testé Windows 10 sur des vieux PC après mise à jour gratuite, j'ai été très surpris de voir le Windows 10 sur une machine montée spécifiquement pour cet OS ! Certes, il est toujours aussi laid et plat que sur les machines anciennes, par contre, tous les bugs que j'avais expérimentés n'existent plus !... Même si les barres de titre sont toujours désespérément blanches, même si le tour des fenêtre n'est toujours pas coloré, la fenêtre active est maintenant entourée d'une ombre du plus bel effet et qui simplifie la différenciation des fenêtres ouvertes. La philosophie intrusive n'a pas changé, pourquoi changerait-elle (si ce n'est en pire !). Il est toujours aussi indispensable de taper au clavier en permanence pour utiliser l'OS (pas les logiciels qui tournent dans l'OS !)... Donc, un dans l'autre, après ce test je modulerai un peu mon jugement : Windows 10 semble beaucoup plus fini que je ne le laissais entendre dans le début de ma réponse. Si je n'avais pas le choix, un nouveau PC déjà équipé de Windows 10, je m'y ferai, grâce à la surcouche Classic Shell, ou non, mais ne supportant toujours pas l'idée de l'espionnage constant et les mises à jour automatiques que l'on ne peut pas choisir, je laisserai ce nouveau PC isolé de l'internet ! Quelle drôle d'idée me direz-vous... certes, il est impossible aujourd'hui de concevoir un ordinateur non branché sur internet, mais c'est ainsi... je n'ai plus aucune confiance en ces logiciels qui nous prennent pour des billes... Ce ne sera pas pratique... mais je préfèrerais utiliser un vieux PC, quel que soit son OS pour aller sur internet et garder mon Windows 10 pour fonctionner comme un Windows 3.1, seul avec lui-même, sans contact, sans mise à jour, sans rien !... Mais cela n'est que mon point de vue !... Pour être plus constructif, je dirai :
- vous possédez un vieux PC sous Windows 7, 8 ou 8.1 ? Conservez-le dans l'état.
- vous achetez un nouveau PC équipé d'origine de Windows 10, en tant que photographe, utilisez-le comme simple système de gestion de l'ordinateur, et ne cherchez pas à comprendre ce qu'il fait et comment... utilisez vos logiciels et arrêtez-vous là. Si vous ne voulez pas vous faire voler vos informations (voire vos fichiers !) n'exposez pas votre PC à l'internet... créez vos images, travaillez-les et conservez-les dans un disque dur externe que vous débrancherez au moment d'ouvrir l'accès internet... et tout ira pour le mieux pour vous...

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TRADUIRE PHOTOSHOP

Question :
[...] Même si vous dites que vous êtes nul en informatique et que vous prouvez le contraire pourriez-vous m'aider ? J'ai acheté Photoshop en anglais et j'aimerais l'avoir en français. Je pense que le programme est le même donc je crois qu'il faut télécharger un fichier pour le traduire. Pouvez-vous en dire plus ?[...]

Réponse :
Comment peut-on acheter un logiciel en anglais si on ne se sent pas à l'aise dans la langue de Shakespeare ? À moins qu'il ne s'agisse d'un achat gris ? Bref, nous ne sommes pas là pour parler de cela, j'ai déjà exposé mon point de vue sur le sujet dans d'autres pages !...

En effet, Photoshop, comme tous les autres logiciels, est unique. Ils possèdent tous un langage intrinsèque unique et un (ou plusieurs) fichier(s) qui court-circuite(nt) la langue intrinsèque pour en appliquer une autre. Ainsi, si vous aviez acheté un Photoshop francophone et que vous souhaitiez le faire parler anglais (langue intrinsèque), il aurait suffi d'effacer ou de renommer le fichier tw10428.dat qui se cache dans le dossier C:/Program File/Adobe/Adobe Photoshop CS6/Locales/fr-FR/Support Files. Au démarrage, Photoshop aurait oublié Molière !...

Dans ces conditions, il suffirait en effet de trouver le fichier tw10428.dat correspondant au français et de le coller dans le répertoire idoine et hop ! votre Photoshop deviendrait immédiatement francophone !...

Seulement voilà... c'est 100% illégal !... La licence n'est accordée que pour une seule langue (plus la langue native, bien sûr)... Donc vous seriez obligé de vous mettre hors la loi (en fait hors LES lois internationales) et pomper tous les sous-dossiers et fichiers contenus dans le dossier C:/Program File/Adobe/Adobe Photoshop CS6/Locales/fr-FR/Support Files/ d'une installation légale !... Vous savez que je ne supporte pas les gens qui détournent le travail des autres... mais je suis prêt à croire que votre Photoshop anglais est légal, c'est pourquoi je vous ai répondu !...

Donc si un téléchargement est possible (je ne sais pas !), allez voir chez Adobe et achetez les fichiers nécessaires. Si Adobe n'a pas prévu cette possibilité, vous devrez ressortir vos cours d'anglais !... En effet, je ne vous stimulerai jamais à entreprendre un détournement des droits d'Adobe !... À bon entendeur, salut !... Et la prochaine fois, achetez directement vos logiciels en français !... Et si vous souhaitez faire des économies, tournez-vous vers des logiciels plus abordables ou des logiciels libres !...

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ENFIN LE MOYEN FORMAT NUMÉRIQUE POUR TOUS ?

Question :
[...] Enfin, tous les constructeurs proposent des boîtiers moyen format numériques encore très chers mais si on trouve aujourd'hui des Canon EOS 5DsR avec 50MPxl pour 3000€, on peut espérer en trouver bientôt pour le prix d'un bon reflex actuel. Qu'en pensez-vous ? [...]

Réponse :
Avant de vous répondre je souhaite dire BRAVO !... Bravo aux constructeurs de matériel photo, Bravo aux agences marketing, Bravo aux agences publicitaires, Bravo aux revues photo, Bravo aux sites internet, Bref Bravo à tous ces truands qui sont prêts à tout pour augmenter leurs gains !... Vous avez tellement bien travaillé que vous avez réussi à laver littéralement l'esprit des pauvres consommateurs honnêtes mais naïfs !...

Pour vous répondre, et tant pis si je suis le dernier dans ce monde à le crier, et même si je cours le risque d'être marginalisé, je dis et je répète à qui veut bien l'entendre : réfléchissez un minimum, faites un pas en arrière quand vous lisez ou entendez quelque chose qui peut être de la publicité ou une publicité maquillée ou des articles classiques qui sont de toute évidence arrosés par l'argent des industriels de la photo !...

Je sais que depuis des années tout le monde s'est lancé dans la course au nombre de pixels. Parallèlement, tout le monde a mis en œuvre des campagnes de désinformation. D'énormes efforts qui ont, malheureusement portés leurs fruits !... Pensez-vous vraiment qu'un appareil reflex numérique des années 2000 avec 6 MPxl soit plus mauvais qu'un compact d'entrée de gamme actuel avec 16MPxl ? Je l'ai écrit dans quasiment toutes les pages de ce site : le nombre de pixels ne sert qu'à obtenir une taille imprimable, plus il y a de pixels et plus vous pourrez imprimer une grande photo. Éventuellement, on pourra compléter cette remarque en précisant que plus le nombre de pixels est important et plus vous pourrez croper (recadrer) facilement vos images tout en conservant une possibilité d'impression grand format.

Mais, JAMAIS, au grand JAMAIS, le nombre de pixels n'a eu d'incidence sur la qualité de l'image obtenue (bien au contraire... à [petite] taille d'impression identique, plus le nombre de pixels sera important et moins l'image sera qualitative !).

Cela semble commencer à faire son petit bonhomme de chemin dans l'esprit des photographes amateurs donc les stratégies des industriels rendent l'âme !... Pas idiots pour autant, ces industriels (et publicitaires en tous genres), ont mis au point un nouvel argumentaire : puisque tout le monde sait depuis toujours que la qualité d'une image issue d'un boîtier moyen format est sans commune mesure avec la qualité d'une image issue d'un boîtier petit format et qu'au jour de notre réunion startégique les boîtiers moyen format sont dotés de 50MPxl, il faudra fabriquer des capteurs de 50MPxl même s'ils seront toujours de petit format (donc moins chers que des capteurs moyen format), on fera passer ces nouveautés pour des moyen formats en gonflant les tarifs au passage !...

Et nous y voilà... Cette stratégie commence à porter ses fruits !... Au risque de vous décevoir, le Canon 5DsR est un boîtier petit format ! 50MPxl peut-être mais petit format quand même !... Ce n'est qu'un full frame 24x36 parmi tant d'autres... Et, attention, je n'ai rien contre Canon, cette remarque s'applique à toutes les marques qui proposent des boîtiers petit format débordant de pixels !...

Le fait de me citer le prix aurait déjà du vous mettre la puce à l'oreille !... Canon n'est pas réputé pour casser les prix, c'est le moins que l'on puisse dire (!!!), et il vous proposerait aujourd'hui un moyen format pour le prix d'un 5D Mark III d'il y a seulement quelques mois ? Je boîtier moyen format le moins cher que je connaisse aujourd'hui est le Pentax 645 Z (Pentax est connu pour ses prix attractifs par contre !) qui est tout de même vendu à 8000€ (ce n'est d'ailleurs pas un moyen format full frame) pour 50 MPxl !...

Avant de vous exciter trop rapidement, lisez donc la fiche technique des nouveaux matériels qui sortent... Les constructeurs essayent de nous rouler (c'est de bonne guerre), mais n'ont pas le droit de frauder pour autant !... Dans les caractéristiques techniques il sera toujours indiqué la taille du capteur !... Tant que ce capteur n'est plus grand que 24x36mm vous aurez un petit format !... Sans compter qu'à l'heure de la sortie du Canon 5 DsR, les vrais moyen formats proposent 80 MPxl au minimum !... Et pour tout dire, si j'avais les moyens de m'offrir un moyen format, j'aimerais assez qu'il ne propose qu'une vingtaine de mégapixels...

Si vous avez les moyens d'imprimer vos photos en 4x3 mètres, allez-y, achetez un petit format à 50 MPxl, sinon abstenez-vous !... Si vous voulez simuler un objectif de 4000mm en utilisant un objectif de 50mm (en cropant comme un malade), allez-y, achetez un petit format à 50 MPxl, sinon abstenez-vous !... Si, maintenant, vous souhaitez une très bonne qualité d'image sans vouloir croper (comme tout photographe digne de ce nom sait faire) et sans vouloir imprimer au delà du format A3, abandonnez cette idée... Il est déjà assez triste de penser que dans peu de temps, on n'aura plus le choix !... Mais gardez présent à l'esprit que la multiplication du nombre de pixels entraîne systématiquement :
- une perte de netteté (relisez mes autres pages)
- des fichiers gigantesques qui nécessitent des ordinateurs super musclés
- des objectifs spécialement étudiés pour de telles résolutions

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VISÉE INVERSÉE/REDRESSÉE

Question :
[...] Vous disiez que la visée en moyen format était inversée gauche/droite. Je ne comprends pas pourquoi, pourriez-vous m'expliquer ? [...]

Réponse :
Avant toute chose, si j'ai dit (je n'en suis pas certain !) que la visée en moyen format était inversée gauche/droite, ce n'est qu'à moitié vrai !... C'est pourquoi je suis surpris de découvrir que j'ai pu écrire cela... ce serait sympathique de me signaler l'endroit où j'ai pu placer cette affirmation.

En effet, la visée peut être inversée haut/bas et droite/gauche, elle peut également être redressée haut/bas mais rester inversée gauche/droite ou être totalement redressée haut/bas et droite/gauche. Et tout cela est indépendant du format... Cela dépend uniquement du type de visée ! Je vais donc expliquer ce phénomène :

Lorsque vous faites une photo, dans la mesure où l'image de l'objet se croise au passage de l'objectif, le film (ou le capteur) « voit » l'image tête en bas (inversion haut/bas) et la droite à gauche (inversion droite/gauche). Lorsque le photographe crée son image, il a la possibilité de viser le sujet pour composer son image. Si je ne parle que de la visée reflex (visualisation sur un dépoli), il existe 3 techniques de visées. Je ne parlerai pas des visées non reflex puisque dans ce cas, la visée ne passe pas à travers l'objectif donc il n'y a aucune raison que l'image soit inversée (!!!).

—Visée directe : La visée directe n'est utilisée qu'en grand format. On compose et on fait le point en observant l'image de l'objet sur un dépoli placé à l'endroit du film. Dans ce cas; l'image sur le dépoli sera inversée haut/bas et gauche/droite. La tête du sujet sera placée en bas et sa main droite sera placée à gauche de l'image. Certains boîtiers moyen format (cubiques uniquement) offrent la possibilité d'installer un dépoli à l'emplacement du dos (contenant le film)... dans ce cas, la visée ne s'effectuera plus via le dépoli situé sur la face supérieure, elle court-circuitera le miroir et donc sera, comme sur les chambres grand format, inversée dans toutes les directions... ce n'est pas une question de format mais uniquement de viseur...
—Visée indirecte via un miroir : l'image sera également inversée, comme ci-dessus, mais puisqu'on place un miroir entre la sortie de l'objectif et le film, il se produira un redressement haut/bas (la tête du sujet sera en haut) mais aucun redressement droite/gauche (la main droite du sujet sera toujours à gauche). Voyez le schéma ci-dessous. Puisque nous sommes en période de Noël, je vais décider que le sujet à photographier est un... sapin. Pour bien montrer les inversions, j'ai coloré les cotés de manière différente et, en plus, j'y ai fait figurer la lettre « F » (peut être encore plus parlant que les couleurs !). Pourquoi un « F » ? Parce qu'un « O » n'aurait rien montré (et un « A » ou un « M » aurait généré un biais)... alors pourquoi pas un « F » ?

L'image principale (qui atteint le film) est inversée dans toutes les directions. Si on place un miroir pour détourner les rayons lumineux en direction du dépoli situé sur la partie supérieure du boîtier et y créer l'image secondaire, on s'aperçoit, en traçant les chemins des rayons lumineux que le redressement haut/bas est immédiat... Nota Bene, si ce schéma n'est pas clair pour vous, le photographe est généralement placé derrière l'appareil, donc du côté du film... ce qui fait que lorsqu'il regarde le dépoli, il voit le sapin avec la tête en haut...
Ce type de visée indirecte via un miroir est très fréquent en moyen format mais tous les boîtiers moyen format ne présentent pas cette caractéristique !... Les premiers boîtiers reflex petit format utilisaient également ce type de visée et présentaient donc le même problème !... Certains boîtiers reflex petit format modernes avaient la particularité de posséder un prisme amovible permettant d'utiliser un simple cache (viseur capuchon) pour observer le dépoli... et, du coup, présentaient également ce problème. Vous voyez que ce n'est pas une question de format...
—Visée indirecte via un miroir et un prisme : c'est la visée la plus connue sur les reflex petit format. Avec ce type de viseur, le miroir corrige l'inversion haut/bas et le prisme corrige l'inversion gauche/droite. Je n'ai pas fait de schéma explicatif pour le prisme, mais le principe est le même... Si vous installez un viseur prismatique sur un boîtier moyen format, la visée sera également totalement redressée... ce n'est pas un problème de format mais de viseur !...

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AMATEUR, SACHEZ RAISON GARDER !

Question :
[...] Je suis perplexe, quoi choisir comme matériel pour utiliser la méthode que vous appelez alterne ? Il faut un bon boîtier, un très bon objectif mais également un très bon scanner et une imprimante excellente pour imprimer en noir et blanc, si j'ai bien compris le contenu de votre site ! [...]

Réponse :
Ai-je réellement dit cela ? Je suis certain du contraire ! Relisez mes pages, je n'étais peut être pas assez clair !... Certes, je disais qu'il fallait un appareil photo argentique (donc avec un objectif ou un sténopé), le matériel de laboratoire de base pour le développement des films (avec la chimie ou une de mes recettes alternatives) ainsi que le matériel électronique pour la numérisation et pour l'impression... Bien sûr j'ai discuté des caractéristiques de tous ces matériels mais je n'ai jamais souligné l'importance d'une qualité minimale à acquérir !...

En photographie, comme dans de nombreux autres domaines, nous avons affaire à une chaîne. Et toutes les chaînes présentent la même caractéristique : sa puissance maximale n'est jamais que la puissance de son maillon le plus faible !... Je m'explique :
Si votre matériel de prise de vue est un sténopé, qu'importe d'acheter un scanner à tambour à 20.000€ ? L'image ne sera pas plus nette avec lui qu'avec un scanner à 10€ acheté d'occasion ! ATTENTION, je ne critique pas les résultats obtenus avec les sténopés, j'adore les images au sténopé.
Inversement, si vous achetez le top en matière d'optique pour votre boîtier, le scanner à 10€ ne rendra pas hommage à votre superbe objectif... le résultat de l'association superbe objectif + scanner bas de gamme donnera une image plus nette que l'association sténopé + scanner bas de gamme mais la comparaison ne saura en aucun cas justifier l'achat de l'optique d'exception !...
Et ce raisonnement est le même pour toute sa chaîne !...

Il ne faut jamais perdre de vue que, par définition, un Homme n'est jamais satisfait de ce qu'il possède ou de ce qu'il obtient !... Et ce n'est pas la propagande des publicitaires qui va permettre aux amateurs de se satisfaire !... Aussi que faire ? Que choisir ? Il est vrai que le chemin est difficile !... En fait, le problème est très simple et la solution aussi : un amateur est-il tenu de sortir des résultats au top de la qualité technique ? NON ! Un amateur doit-il obtenir le résultat qui lui convient (qui lui fait plaisir) ? OUI ! S'il aime le sténopé et qu'il ne possède qu'un scanner à 10 € et une imprimante de rien et qu'il aime afficher ses images dans son bureau ou sa chambre, doit-il s'en satisfaire ? OUI ! Devrait-il acheter un objectif pour des photos piquées ? NON ! La photographie n'est pas un art majeur mais elle partage avec lui le fait que le créateur crée pour lui d'abord, si les autres aiment aussi tant mieux pour lui, si les autres n'aiment pas, tant pis pour eux !... La photo de l'amateur est un plaisir, une liberté (que les pros ont perdu... puisqu'ils sont tenus d'honorer les commandes de leurs clients !) mais que seraient ce plaisir et cette liberté de création s'il fallait courir en permanence après du matériel plus performant ?...

Le seul conseil que je ne me sois jamais permis en matière de matériel est le suivant :
Regardez ce qui existe autour de vous. Pas les photos d'autrui mais l'aspect technique du résultat des photos d'autrui et vous trouverez rapidement quel type d'objectif donne le résultat qui est le plus proche de ce que vous souhaiteriez créer... ce ne sera probablement pas l'objectif le plus cher qui vous mènera à créer votre vision propre de la photographie. Un sténopé peut être plus que suffisant et ne vous coutera rien si vous le fabriquez vous-même !... Vient le choix du scanner, refaites la même chose, comparez le négatif d'origine et le résultat en sortie de scanner... ce ne sera, là non plus, pas forcément le meilleur scanner qui vous donnera le résultat qui s'approchera le plus de ce que vous souhaiterez créer... un simple scanner (même pas apte à scanner les films ! mais avec une technique adaptée comme je l'explique dans mes pages) pourrait vous donner plus qu'un scanner haut de gamme ! Et, encore une fois, la même technique pour l'imprimante... Il est vrai qu'imprimer une image noir et blanc de qualité n'est pas à la porté de toutes les imprimantes, mais si les imprimantes professionnelles à 10 ou 12 cartouches d'encre y arrivent très bien, d'autres imprimantes grand public, bien modestes, avec 3 ou 4 cartouches, très peu chères, s'en sortent tout aussi bien, pour peu que leur logiciel de gestion des encres est bien écrit !... Pourquoi donc vouloir se torturer l'esprit et le compte en banque à la recherche du nec plus ultra (qui de toutes façon sera dépassé avant que vous puissiez l'acquérir !) alors que vous pouvez utiliser cette énergie gaspillée pour créer, créer vos images, créer votre style et créer l'aspect propre à votre univers photographique !... La règle d'or est très simple et tient en 3 mots : SACHEZ RAISON GARDER.

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PROFONDEUR DE CHAMP MAXIMALE

Question :
[...] Il semblerait qu'en photographie, tout le monde cherche une faible profondeur de champ et vous aussi ! Vous expliquez comment créer un maximum de flou arrière mais moi j'aimerais avoir une image nette sur toute la profondeur, comment faire ? [...]

Réponse :
Certes, comme de nombreux photographes amateurs ou professionnels, j'aime bien rechercher les faibles profondeurs de champ qui donnent une impression intéressante de 3D. Par contre je n'ai jamais dit que la faible profondeur de champ est une obligation ! Bien au contraire ! En portrait, c'est important, en paysage, au contraire, il est des cas où une profondeur de champ infinie peut avoir tout son intérêt !... D'ailleurs, si je parle de la gestion de faibles profondeurs de champ, je parle également de très grande profondeur de champ ! Vous n'avez certainement pas lu toutes les pages de mon site ! Permettez-moi de vous stimuler à le faire !...

Certes, pour répondre à votre question, vous devrez consulter plusieurs articles sur plusieurs pages... je vais donc rassembler ces notions au sein d'un même article. Bien sûr, je n'entrerai pas ici dans les détails qui ont déjà été abordés par ailleurs...

Pour obtenir une profondeur de champ infinie (ou presque) vous avez plusieurs outils à disposition :
- faire de la photographie grand format à la chambre photographique. Non, c'est de l'humour ! Certes une chambre photographique sera la mieux à même de créer des profondeurs de champ inouïes sans perte de qualité, mais je ne souhaite pas être celui qui poussera à la ruine !... Une chambre photographique est hors de prix et engagera bien d'autres dépenses inconsidérées... Et en plus, l'exercice ne sera pas simple ! Oublions...
- utiliser un appareil photo numérique avec un capteur de taille ridicule ! Plus le capteur est petit et plus la profondeur de champ est importante !... C'est pour cette raison que les photographes qui cherchent une faible profondeur de champ se retournent vers les appareils full frame !... Ce conseil est certainement plus adapté que le précédent dans la mesure où plus le capteur est petit et moins le prix de l'appareil sera important ! Attention, je n'ai jamais dit qu'il vous fallait acheter un autre boîtier !...
- utiliser une valeur de diaphragme la plus faible possible. À f/1.4 vous avez une profondeur de champ de quelques millimètres (fonction du format !), à f/22 cette profondeur de champ sera énorme. Mais attention aux effets de la diffraction ! Plus le diaphragme est fermé et plus l'image perdra en qualité ! C'est pourquoi la chambre grand format fait mieux que tous les autres : elle permet l'augmentation de la profondeur de champ sans toucher à la valeur de diaphragme !...
- utiliser l'hyperfocale de vos objectifs. J'ai parlé de cette notion d'hyperfocale à plusieurs reprises dans différentes pages...

L'hyperfocale est LA solution que vous recherchez ! Elle permet d'obtenir une profondeur de champ énorme qui s'étend d'une distance de hyperfocale/2 jusqu'à l'infini !... Cette hyperfocale vous permet de ne pas mettre au point pour faire de la photo rapide, mais elle permet également des images nettes de quelques (centi)mètres à l'infini !...

Je ne vais pas vous réexpliquer le principe ni l'utilisation de l'hyperfocale, allez plutôt rechercher les informations au moins ici et ici, et, bien sûr, ailleurs dans le site !...

J'ajouterai simplement que si vous possédez plusieurs objectifs, il serait intéressant de créer un petit aide-mémoire (sur un carton qui ne quitterait pas votre sac photo) précisant la valeur de l'hyperfocale pour chacun d'eux. Notez que cela peut également se faire pour les zooms et dans ce cas calculer la valeur de l'hyperfocale pour chaque valeur de focale du zoom (en laissant de côté les valeurs non gravées sur le fût du zoom !).

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SUPPORT DE STOCKAGE DES PHOTOS NUMÉRIQUES

Question :
[...] Voilà relativement peu de temps que je me suis mis à la photo (numérique) et mon disque de l'ordinateur se remplit très rapidement de photos, comment faire ? [...]

Réponse :
Certes, voilà le premier (et malheureusement pas le dernier !) défaut de la photo numérique : la quantité d'images !... En photographie argentique, on faisait déjà beaucoup de photos mais, globalement, 100 fois moins qu'en numérique !... En plus, en argentique, les négatifs (les positifs aussi d'ailleurs !) étaient plats donc relativement peu encombrants. En numérique, les photographies n'existent pas (ou du moins leur existence est virtuelle), elles n'ont ni longueur ni largeur ni épaisseur MAIS elles ont un poids !... J'ai expliqué par ailleurs ce qu'était le poids d'une photo numérique, je n'y reviendrai pas ici, mais ce poids (exprimé en méga octets) prend rapidement beaucoup de place sur des disques qui eux, ont une longueur, une largeur et une épaisseur (de moins en moins importantes il est vrai !). Certes, les disques peuvent contenir énormément de photos, mais comme je le disais plus haut, on fabrique énormément d'images en numérique donc, fort logiquement, il faut beaucoup de disques !...

En parlant de tout autre chose, ici, je vous ai prouvé que les disques, ce n'est franchement pas la panacée !... Pour chaque disque dur il faudrait en envisager au moins 3 qui contiendraient exactement la même chose !... Les professionnels de l'image numérique sauvegardent leurs images sur plus de 5 disques différents qui contiennent tous la même chose et qui sont rangés dans des endroits très différents et très éloignés et en plus, ils sauvegardent encore les mêmes images à d'autres endroits car ces disques multiples n'offrent pas encore une sécurité suffisante !... Vous me direz avec raison que les négatifs (et les positifs d'ailleurs) ne sont pas en sécurité non plus : exposés aux UV, à la chaleur, à la poussière, à l'humidité, ils se dégradent (voire disparaissent totalement) et en plus ils sont uniques ! Mais, à l'époque de l'argentique, personne ne s'est jamais plaint de perte d'images...

Face à cette débauche d'investissement qui ne garantit rien du tout, on peut être tenté de se tourner vers un support moins cher (et encore, cela peut se discuter !) et moins encombrant (cela aussi est très discutable !) à savoir le CD ou le DVD. Certes, cela semble être une solution pratique et sécurisante mais voilà ce que je crois pouvoir vous dire à leur sujet, et, excusez ma franchise, cela risque de ne pas vous réjouir...

Le CD (ou le DVD) est aujourd'hui, pour l'amateur de base, le support de stockage le plus universel pour sauvegarder des photographies numériques (mais de moins en moins). Mais la durée de vie de nos précieuses photographies est complètement liée à celle de ces supports (idem qu'avec les disques durs ci-dessus !). Le tableau qui suit va vous donner (approximativement) les notions de base sur la longévité des CD ou DVD. Sachez d'emblée que cette longévité dépend du type du CD/DVD, de la vitesse de gravure autorisée par le CD/DVD, et des conditions de leur utilisation !!!.
Type
Vitesse de gravure autorisée
Durée de vie estimée
support bleuté
8x maxi*
5 à 7 ans maxi
support argenté
8x maxi*
6 à 8 ans maxi
support à base d'or
8x maxi*
8 à 10 ans maxi
* À noter que plus la vitesse maximale autorisée est élevée et plus l'espérence de vie est courte.

Mais cela n'est qu'une base de départ !

CD-R (ou DVD-R) stocké dans un coffre, jamais lu, toujours à l'abri des UV et des variations de température

+ 3 ans environs
CD-RW / DVD-RW usage normal, lus et réécrits fréquemment
DIVISÉE par 2
Gravure effectuée à vitesse réduite (2x ou 4x)
+ 2 ans environs
j'ai entendu dire qu'il existe des supports très durables comme les Mitsui Prostudio® destinés aux masters numériques audio. Ils seraient très stables à la lumière et à la chaleur, ils auraient une conservation (annoncée) de 200 ans pour un prix toutefois raisonnable MAIS l'évolution technologique aura, d'ici là, fait disparaitre ... les lecteurs... et, de toute façon, rien ne nous prouve que les formats de fichiers connus aujourd'hui le seront encore dans 10 ans !!!
!!! ??? !!!

Reste la possibilité d'un stockage dématérialisé dans « le cloud » MAIS méssékoi le cloud, mésséhou le cloud ? Tout le monde peut y accéder avec un minimum d'effort (le nombre de geeks en informatique est de plus en plus important !) et en plus qui nous dit que les hébergeurs du cloud ne vont pas mettre la clé sous la porte ou nous taxer de plus en plus ou même nous voler nos contenus... certains sont assez honnêtes, déjà aujourd'hui, pour prévenir que tout contenu hébergé dans leur cloud sera potentiellement revendu à leur seul profit !... Bonjour la confiance !...

En (très) gros, je pense avoir fait le tour de la question !... Quoi faire alors ? Je n'ai pas de réponse tranchée ! Personnellement, je me (re)tourne de plus en plus souvent vers l'argentique avec conservation dans des conditions idéales facilement créées, voire l'impression argentique d'images numériques, mais ce n'est pas donné !... Reste l'impression jet d'encre des images numérique mais là aussi la question de la longévité se pose !!! La photo numérique n'a-t-elle qu'une espérance de vie limitée à la durée nécessaire à sa création ? J'ai bien peur qu'il en soit ainsi !!! VIVE LA PHOTOGRAPHIE ARGENTIQUE donc !...

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AVANTAGES/INCONVÉNIENTS DU NUMÉRIQUE (POINT FINAL !)

Question :
[...] J'ai trouvé sur internet un article en anglais très intéressant qui listait les principaux avantages et les principaux inconvénients de la photo numérique. Il précisait :
Avantages :
-Simple et pratique
-Moins cher à la longue puisque pas d'achat de film et pas de développement, il suffit de changer la batterie de temps en temps et acheter une grosse carte mémoire et c'est tout.
-Stockage plus intéressant sur l'ordinateur et ou CD, ce qui permet d'utiliser la carte mémoire indéfiniment. Il n'est plus nécessaire de stocker des films en craignant qu'ils se désintègrent
.
-Facilité d'impression à la maison soit par câble soit par wifi sur l'imprimante et appuyer sur un bouton.
-Possibilité de voir immédiatement le résultat et possibilité d'effacer ce qui est loupé ce qui permet de prendre facilement de bonnes photos en repérant tout de suite les erreurs.
Inconvénients :
-Avoir une formation basique en informatique pour piloter efficacement l'appareil photo numérique.
-L'art et la spontanéité sont perdus avec un appareil photo numérique parce que les photographes n'utilisent pas divers effets. En plus on peut corriger la photo dans Photoshop et d'autres programmes graphiques: effacer les défauts, corriger les yeux rouges et augmenter la netteté de certaines zones.

Tout cela est tellement vrai ! Il y a donc plus d'avantages que d'inconvénients surtout que le dernier point "négatif" est un point positif ! Que pensez-vous de cela ? [...]


Réponse :
Un site internet, quel qu'il soit (le mien ne fait pas exception !), comme tout article imprimé (oui il y en a encore !) n'est que le reflet des opinions de son auteur. Cela est évident, mais ce qui est très grave, à mon avis, c'est cette généralisation de la tendance qui pousse les auteurs à utiliser (voire inventer) des arguments pour tromper leurs lecteurs !... Bien sûr, ceux qui font cela le font volontairement parce qu'ils sont très certainement rémunérés plus ou moins directement pour écrire ce qu'ils écrivent. Vous savez maintenant que www.thydelor.eu n'est rémunéré par personne, ce site est donc libre à 100%, vous avez déjà pu remarquer dans mes différents articles que je critique tout et tout le monde (en positif ou en négatif !), donc, même si je n'ai pas la prétention d'avoir la science infuse, je pèse toujours le pour et le contre pour vous permettre de vous faire une idée de la réalité.

Pour ce qui est des points que vous tirez de l'article dont vous parlez, je vais donc les reprendre un par un :
Av.1) Simple et pratique. Utiliser un compact numérique bas de gamme est simple et pratique, il suffit de régler la puissance du zoom et d'appuyer sur le bouton déclencheur. Utiliser un compact argentique automatique était tout aussi facile ! Utiliser un reflex argentique est relativement compliqué, mais utiliser un reflex numérique n'est pas plus simple... bien au contraire (!!!!) il nécessite des réglages pourtant inutiles qui n'existaient pas sur les reflex argentiques... il propose également des fonctions inconnues à l'époque argentique qu'il faut comprendre, connaître, même si elles sont d'un intérêt très discutable photographiquement parlant !...
Av.2) Moins cher à la longue. Certes, il faut acheter des films pour faire de l'argentique. Il faut également acheter de la chimie, du papier et un agrandisseur. En numérique il suffit d'acheter un boîtier (un reflex coûtera tout de même de 500 à 2000€ sans objectif !!!) qui sera obsolète dans deux ans, il suffit également d'acheter une batterie qui a une espérance de vie de deux ans (ensuite, puisque le boîtier ne se fait plus, on ne trouvera plus de batterie !), tant qu'on y est, il suffit d'acheter une bonne carte mémoire qui, comme tout support mémoire n'a pas une durée de vie infinie, il suffit également d'acheter un ordinateur (pas trop bas de gamme vu le poids des images qui sortent des appareils actuels !) qui présentera des tas de pannes avec pertes de photos, ensuite, il suffit d'acheter une imprimante (avec une obsolescence programmée à quelques tirages avant arrêt de fonctionnement !) et tant qu'on y est, du papier photo et (surtout !) de l'encre à tout de même pas loin de 1000€ le litre... Devinez quoi ? Acheter des films, même à 5€ pièce, acheter de la chimie (à 10€ pour toute une série de films), même avec l'agrandisseur (achat unique) et même avec le papier, vous pouvez espérer une activité photographique argentique de 100 ans (et plus) pour l'investissement de départ en numérique ! Puisque vous surfez sur le web, allez chercher les prix des différents matériels et des différents consommables, compilez tous cela sur un tableau Excel (puisque le papier c'est ringard de nos jours !) avec d'un côté le prix du numérique, de l'autre le prix de l'argentique et vous vous ferez votre propre opinion... la mienne est évidente et déjà décrite plusieurs fois dans ce site !... En faisant cela, vous serez certain, en plus, de ne pas gober béatement les inepties dont certains sites nous gavent !...
Av.3) Stockage. No comment, vous trouverez sur ce site des articles prouvant la non fiabilité de l'informatique pour la sauvegarde des images (un peu plus haut entre autre). En Plus, il y a le problème de la persistance des formats de fichiers dans le temps... TIFF, JPEG, tout le monde connait... mais dans 10 ans, plus (?) peut-être que ces formats auront disparus... et vos images aussi, du même coup... Les supports de fichiers évoluent aussi... je ne sais plus qui disait (il y a peu) « j'ai chez moi un vieux livre du 13ème siècle que je relis avec plaisir, mais j'ai également chez moi des disquettes qui ont 10 ans et je serais curieux de savoir ce qu'elles contiennent... ». Cela dit, il est vrai que les négatifs se dégradent aussi, mais, vu l'âge des films conservés dans les musées, je ne crains pas de perdre les miens... surtout que je ne crée pas des images pour les millénaires à venir (je n'ai pas cette prétention !)... et vous ?
Av.4) Facilité d'impression. Là, je suis d'accord, il est plus simple de brancher un boîtier sur une imprimante et d'appuyer sur un bouton que de passer ses négatifs à l'agrandisseur !... MAIS (parce qu'il y a un mais !) que sera cette impression ? Une image informatique doit être retravaillée (au moins une augmentation de netteté) avant impression, sans parler des éventuels recadrages et autres... Là, tout sera simple mais le résultat sera sinon catastrophique, au moins pas terrible !...
Av.5a) Possibilité de voir immédiatement le résultat. Là, OK, mis à part le procédé Polaroïd, il n'a jamais été possible de voir immédiatement le résultat en argentique.
Av.5b) Possibilité d'effacer les images ratées. Oui, c'est vrai MAIS fortement déconseillé !!! Cela laisse les données de la carte dans une situation instable... il est préférable de transférer les images (ratées aussi) sur l'ordinateur et formater la carte plutôt que d'effacer le contenu de la carte !... Une fois dans l'ordi, il sera possible de faire disparaître les loupés...
Av.5c) Faire facilement de bonnes photo en repérant tout de suite les défauts. Ah bon ? Effacer les loupées ne permet pas de faire des bonnes photos... tout au plus, cela permet de ne pas conserver des images ratées... Faire de bonnes photos, c'est apprendre la photographie... qu'importe si les images produites sont argentiques ou numériques !...

In.1) Formation informatique pour utiliser un appareil photo ? Même numérique !... N'importe quoi !!! Voilà un argument totalement inventé pour avoir quelque chose à mettre dans la zone "inconvénients". Cela montre bien l'honnêteté et l'impartialité de l'auteur !!! Par contre, et ça il n'en parle pas, il faut une formation assez poussée pour utiliser efficacement les logiciels de traitement des photos numériques sur l'ordinateur...
In.2) L'art disparu avec la naissance de la photo numérique ? N'importe quoi !!! Faire même d'excellentes photos ne fait pas faire de l'art pour autant !!! Et faire de l'art, en argentique ou en numérique cela ne change rien fondamentalement !... Et croyez-vous franchement que c'est en utilisant des effets plus ou moins artificiels que l'on fait de l'art ? Placer un filtre devant un objectif ne vous fera pas créer autant d'œuvres d'art que de clichés à venir... bien au contraire !!! Perte de la spontanéité ? Ah bon, avec des appareils 100% automatiques, la spontanéité du cliché est garantie au contraire !!! Et je ne vois pas du tout ce que vient faire Photoshop dans ce point !!!???!!! Encore un argument de merde (désolé, mais c'est tellement gros que cela m'énerve au plus haut point !)... Il est évident que l'auteur de l'article vous dit de faire du numérique et c'est tout !... Je suis presque sûr que dans l'article suivant de son blog, il vous dira quoi acheter pour faire de la photo et empochera donc sa commission !!! Je ne comprends pas comment vous pouvez apporter le moindre crédit à cet article !!! Parce qu'il est écrit en anglais ? Ou quoi ? Il est nul cet article, posez-vous un minimum de questions avant d'encencer n'importe quoi ! Je sais que les réseaux sociaux vous forment dans ce sens de tout croire, de tout avaler et tout accepter, tout aimer... bref vous êtes déjà prêt pour vivre dans le monde merveilleux du futur... et ce n'est pas fait pour déplaire aux politiciens et autres multinationales qui veulent vous manipuler, vous télécommander et vous presser !!!...

Voilà longtemps que j'ai décidé de ne plus parler de la différence entre argentique et numérique, je pensais que le sujet était clos ! Et bien non !... Il y en a encore pour se laisser berner par n'importe quel crétin qui vend sa soupe sous prétexte qu'il le fait en anglais et sur internet !!! Je devais donc réagir... et même violemment, mais c'était pour notre bien à tous ! Alors, s'il vous plait, arrêtez de perdre du temps à lire n'importe quoi sur internet ! Faites de la photo, limitez-vous à des sites sérieux (dont, je l'espère, le mien fait partie) et vous progresserez !...

CETTE FOIS ÉTAIT LA DERNIÈRE FOIS QUE JE DÉVELOPPAIS LE SUJET !...

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LE GRAND FORMAT, QUOI LE GRAND FORMAT ?

Question :
[...] Pourquoi dites-vous que le grand format est le summum de la photographie ? Qu'il n'a que des avantages, que même ses inconvénients sont des avantages, etc. ? À cause de l'excitation de la nouveauté puisque vous découvrez le grand format si j'ai bien suivi ?

Réponse :
Avant de répondre réellement à votre question, il me faut préciser que je ne fais nullement l'apologie du grand format au détriment des autres formats (et du numérique d'ailleurs !). Quand bien même je dirais que le grand format est supérieur à tous les autres, cette hérésie ne cadrerait pas avec la philosophie générale de mon site (www.thydelor.eu) donc tout le monde se douterait qu'une intrusion se serait produite dans mes lignes !...

Maintenant, depuis la mésaventure qui m'a frappé (voir ici), il faut avouer que le côté sombre (le numérique !) a bien diminué dans ma pratique photographique et je ne serais pas surpris de faire une place de plus en plus ténue à ce pan de la photographie actuelle, je ne vais donc pas m'étendre sur le numérique. En photo argentique, chaque format ayant ses avantages et ses inconvénients, on ne pourra que souligner ces points de comparaison...

Pour ce qui est de votre question, il est certain que l'excitation de la nouveauté s'exprime en moi MAIS où ai-je dit que le grand format était le summum de la photographie ? Nulle part !... Vous avez dû mal comprendre mes lignes ou bien n'ai-je pas été assez clair (c'est toujours possible !)...

Pour remettre les pendules à l'heure, je vais reprendre les caractéristiques du grand format et... vous verrez que je ne lui trouve pas que des avantages, même si je lui en trouve beaucoup...

inconvénients :
- prix de reviens très important. Une chambre grand format en 4x5" (ce qui se fait de plus petit), de bas de gamme, d'origine chinoise, nue de tout accessoire, coûtera autant voire plus qu'un reflex numérique plein format. Pour ce qui est des optiques c'est bien pire !... Et il faut tenir compte du prix des plan-films, du prix des chimies par litres, le prix des papiers de grande taille, le prix d'un labo "géant" et je ne parle pas du prix d'un agrandisseur 4x5" qui, d'occasion, coûtera autant que la chambre chinoise (déjà évoquée) neuve...
- taille et poids du matériel. Ceci est un faux inconvénient pour le 4x5", en effet, une chambre 4x5" est gigantesque mais finalement pas beaucoup plus qu'un reflex petit format équipé d'un méga zoom. En effet, une chambre 4x5" est lourde mais, finalement pas plus, voire moins que certains reflex petit format équipés d'un méga zoom ou de certains reflex moyen format. Par contre, pour les chambres plus grandes que le 4x5", le problème se posera...
- difficulté d'emport et de stockage du matériel. En petit format, un boîtier et un zoom et en voiture Simone, on part en shooting. En moyen format, le sac photo devient obligatoire : un boîtier, plusieurs optiques (les zooms ne sont pas légion), plusieurs dos (au moins 2), un posemètre, un trépied. En grand format, il faut prévoir une malle ou une fourgonnette : une chambre, deux soufflets, plusieurs optiques, plusieurs planchettes, plusieurs obturateurs, plusieurs châssis, un voile de visée, un viseur/redresseur, une loupe de mise au point, un posemètre, un manchon de chargement, des boîtes de film, des boîtes pour films exposés et, bien sûr, un trépied lourd et stable...
- difficulté de mise en œuvre. Pour un enfant du numérique qui peut se contenter de presser un bouton, le passage au petit format argentique manuel est envisageable, le passage au moyen format argentique manuel est déjà plus pointu, mais le passage au grand format argentique est une gageure... Pour un amateur issu du numérique il est fortement recommandé de se faire les dents sur des formats argentiques manuels inférieurs avant de tenter l'expérience du grand format.
- la nécessité d'une (auto)formation longue et pointue de la technique de prise de vue à la chambre de façon à acquérir les réflexes des réglages spécifiques aux chambres grand format (bascules/décentrements...).
- la nécessité d'une (auto)formation pointue de la gestion des plan-films et de leur développement. Le traitement des films en bobine est bien plus simple et sécurisé qu'un plan film.

inconvénient qui, au fond, est un avantage :
- extrême lenteur de la mise en œuvre et très faible autonomie. On estime qu'il est possible de capturer une bonne centaine de photos numériques le temps que le grand-formiste en capture une seule, si, encore, ce dernier a une bonne expérience de sa chambre grand format. J'ai souvent souligné que la qualité intrinsèque d'une photo fabriquée en petit format argentique est supérieure à celle obtenue avec le meilleur reflex numérique du simple fait de sa faible autonomie (globalement un maximum de 36 poses par film alors que le numérique a une autonomie quasiment illimitée), de même la qualité intrinsèque d'une image issue d'un moyen format est encore supérieure du fait d'une autonomie de 8 à 12 poses par film, alors que dire du grand format et son autonomie d'une seule pose ?... Quelle relation entre la qualité intrinsèque d'une photo et l'autonomie du boîtier ? Tout le monde connaît l'anti thèse : en numérique, on prend 1000 images et on peut jeter les 999 loupées et garder la bonne, en fait il faudrait décrire le phénomène dans l'autre sens : s'il faut 10 à 20 minutes pour faire une photo (cela peut être le cas en grand format), autant se donner toutes les chances de réussite, choisir un bon sujet, peaufiner le cadrage, peaufiner l'exposition etc... Voilà, comment, dans ces conditions, créer une mauvaise image ? Et je ne parle ici que de la qualité intrinsèque des images, je n'ai pas parlé de la définition, de l'onctuosité, de la qualité du grain qui augmentent à mesure que la surface du support augmente...

avantages :
- je n’en dirai rien puisqu’il semblerait que j’ai déjà lourdement insisté sur le sujet... je ne vois pas où, mais bon…

Voilà, j'ai souligné ici les inconvénients, vous ne pourrez plus affirmer que je ne trouve que des avantages au grand format !... En plus, si on regarde du côté des professionnels, il y a eu certainement plus de carrières enviables en petit et en moyen format qu'en grand format ! Le grand format a connu une carrière bien plus florissante en Amérique du Nord qu'en Europe ou ailleurs. Donc un dans l'autre, le grand format n'est qu'un outil comme un autre : rien ne remplacera le grand format mais en même temps, le grand format ne remplacera aucun autre format !... Aucun outil n'est réellement universel et chacun d'eux a une mission / une fonction bien précise, il en va de même des formats en photographie...

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QUEL EST CET APPAREIL ? POURQUOI ?

Question :
[...] mais quel est cet appareil photo que vous avez placé en haut et à gauche de toutes vos pages photographie ? Pourquoi avez-vous choisi ce boîtier ? [...]

Réponse :
Avant de vous livrer la réponse, allons éplucher les indices :
- on repère l'écusson portant son nom, mais ce dernier est illisible... c'était volontaire !
- en bas à gauche de l'image, on voit un petit logo qui ne semble pas correspondre à une marque... et pour cause, ce logo signifie que le boîtier a réussi à passer les tests de qualité en URSS... il s'agit donc d'un appareil soviétique (celui-là était ukrainien).
- on trouve une drôle de roue sur le prisme, c'est un prisme TTL (c'est écrit dessus !) amovible (ça il faut le savoir !), ce qui fait penser à un appareil ancien.
- on trouve le bouton déclencheur sur l'avant du boîtier, ce qui fait penser à un boîtier ancien mais pas trop puisque situé à main droite (de l'utilisateur).
- l'objectif n'est pas placé au niveau du boîtier mais sur une platine proéminente, chose que l'on ne trouve que sur les boîtiers moyen format

Allez, je ne vais pas vous faire languir plus longtemps, il s'agit d'un Kiev-60, un moyen format 60x60 argentique de forme plate.

Pourquoi avoir choisi un Kiev-60 ? Ce choix a été difficile, même si j'aime beaucoup ce boîtier... J'ai voulu montrer que ce site se proposait de parler de photographie mais aussi d'appareils photographiques, et d'appareils anciens et de tous formats... À la création du site, je ne faisais pas encore de grand format donc un appareil qui ressemblait à un petit format mais qui était un moyen format me semblait le plus approprié... Bien sûr, je possédais déjà un Pentax 6x7 qui présentait les mêmes caractéristiques anatomiques mais ce dernier, trop connu, n'aurait pas aussi bien servi mes intentions...

Voilà, vous savez tout ! C'est simplement étrange de ne trouver cette question que 6 à 7 ans après la création du site !...

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FOCALE NORMALE

Question :
[...] vous dites souvent que pour comparer différents formats de négatif il est préférable de comparer la focale normale de chaque format. Je ne comprends pas, ni ce que c'est, ni à quoi ça peut servir. Pourriez-vous m'expliquer ? [...]

Réponse :
Certes, la comparaison de différents formats peut se concevoir en comparant leur surface, ce que je fais souvent aussi, mais la comparaison de leurs focales normales ouvre de nouveaux horizon si j'ose dire...

Ne le prenez pas mal, je sais que vous savez ce que je vais écrire dans ce petit paragraphe, ce n'est que pour introduction que je vais en parler (!!!). La surface d'un format correspond à la multiplication de la hauteur par la largeur du format. La focale normale du format correspond à la diagonale du format soit √largeur²+longueur².

C'est ainsi que l'on peut définir quelques formats différents :
Format
Surface
Rapport
Diagonale
Focale normale
24x36 mm
864 mm²
x1
43 mm*
50 mm*
45x60 mm
2700 mm²
x3.125
75 mm*
78/80 mm*
60x60 mm
3600 mm²
x4,166
85 mm*
80 mm*
60x70 mm
4200 mm²
x4,861
92 mm*
90 mm*
60x80 mm
4800 mm²
x5,555
100 mm
100 mm
60x90 mm
5400 mm²
x6,250
108 mm*
105 mm*
90x120 mm
10800 mm²
x12,500
150 mm
150 mm
4x5"
12903 mm²
x14,934
160 mm*
150 mm*
13x18 cm
23400 mm²
x27,083
222 mm*
210 mm*
18x24 cm
43200 mm²
x50,000
300 mm
300 mm

* la focale dite "normale" ne correspond pas systématiquement -au millimètre près- à la diagonale

En comparant les surfaces, on ne voit pas grand-chose, il faut effectuer un rapport avec une taille de référence (généralement le 24x36 mm). En comparant la focale normale, c'est à dire la focale qui permet un angle de champ correspondant à celui de l'œil, on devine immédiatement le rendu spécifique du format : profondeur de champs plus courte avec la focale qui augmente, onctuosité qui augmente avec la focale qui augmente, rapprochement des différents plans avec la focale qui augmente, aberrations qui diminuent avec la focale qui augmente etc, etc...

En quoi la comparaison des focales normales est plus intéressante ? Il est évident que cela ne prend plus du tout en compte des données numériques sans intérêt mais des notions de rendus très intéressants pour qui crée les images...

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GRATUIT, QUI PAYE ?

Question :
[...] vous répétez souvent que votre site est gratuit mais tout le monde sait aujourd'hui que le gratuit est ce qu'il y a de plus cher pour l'utilisateur alors, www.thydelor.eu est gratuit mais qui paye ? [...]

Réponse :
C'est vrai, depuis que les gratuits envahissent nos vies, on a appris à nos dépends que cela nous coûte finalement très cher ! Soit en argent, soit en traque, soit en matraquage publicitaire, soit en vol de données personnelles, soit tout à la fois !... Les gratuits ne datent pas de l'internet mais il faut avouer que ce médium représente l'ultime évolution du détournement !... Big Brother est un petit joueur comparé à l'internet d'aujourd'hui !...

Il est donc, en effet, judicieux de se demander ce qui se cache derrière www.thydelor.eu, site qui se veut le plus complet possible, le plus riche possible, le plus didactique possible, le plus accessible possible et... gratuit en plus !...

Il est vrai que www.thydelor.eu a un prix de reviens non négligeable (!!!) :
- temps de recherche, de rédaction, de gestion et de mise en ligne des articles
- investissement en matériel (nouveaux boîtiers, déplacements, expérimentations etc...)
- frais d'hébergement, de serveur, de copyright, de bande passante

Tout cela représente un coût personnel, non répercuté. Pas de collecte d'informations personnelles des visiteurs, pas d'utilisation de cookies, pas d'enregistrement, pas de publicité, rien !!! Bien sûr, j'utilise un système externe de localisation des visiteurs (uniquement leur pays... c'est vaste !) donc pas franchement une violation de vie privée et rien d'intéressant pour en tirer une valeur autre que le plaisir de voir quel pays me visite... En France, l'article 9 du code pénal prévoit que tout le monde a droit au respect de la vie privée. Si les multinationales, principalement américaines (mais pas uniquement !) font tout pour nous traquer et détourner tout ce qu'elles apprennent de nous, www.thydelor.eu, lui, ne s'intéresse qu'au pays où vous vivez !... Votre première visite fait avancer le compteur de ce pays d'une unité, aux visites suivantes, vous êtes simplement ignoré !... www.thydelor.eu n'a aucune envie de vous voler ce qui a le plus de valeur pour vous : votre intimité !!!... www.thydelor.eu n'a aucun intérêt à collecter des informations puisqu'il ne revend rien et, en plus, www.thydelor.eu est localisé en France et s'enorgueillit de respecter les lois françaises...

Je pense, et je suis conforté en cela par de nombreux mails, que mon site présente un intérêt pour les photographes amateurs donc, quand c'est gratuit, cela ne veut pas dire que cela n'a pas de valeur...

Donc www.thydelor.eu a un coût et www.thydelor.eu a une valeur donc pourquoi www.thydelor.eu est-il gratuit ? Parce que, à la création de www.thydelor.eu, j'ai décidé d'offrir l'accès aux informations (je ne donne pas le contenu, il est protégé par copyright, je donne le droit de lire gratuitement le contenu du site !).

Pourquoi ce don ? Pour permettre un accès le plus vaste possible à une forme de culture, pour partager ma passion, pour créer des liens avec les lecteurs de par le monde, avec mes pauvres moyens, promouvoir la langue française (non, ce dernier point c'est de l'humour ).

Donc pour répondre à votre question : qui paye ? C'est MOI et uniquement MOI. Si un jour je n'y arrivais plus, je ferai des appels aux dons ou je fermerai le site... en attendant, ne pas croire ceux qui disent que si on ne paye pas et qu'on refuse la pub on tue le contenu d'internet !!!

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LE PLUS BEAU BOÎTIER

Question :
[...] quel est, selon vous le plus beau boîtier ? [...]

Réponse :
Voilà exactement le type de question auquel je refuse de répondre... et pourtant, exceptionnellement, je vais violer la règle :
1) si je vous demandais quelle est la plus belle voiture ? Audi, Mercedes, Maserati, Jaguar, Aston-Martin ? Et pourquoi pas Citroën 2 CV ? Il y aura autant de "plus belle voiture" que de personnes sondées !...
2) je ne connais pas tous les boîtiers, aussi, je ne pourrais, au mieux, que choisir parmi les miens, ce qui n'est pas une référence absolue. Malgré tout, je voterais pour mon Shen Hao HZX45-IIA.

3) je vous répondrai par une autre question : « Quelle est votre plus belle photographie ? ». Rien à voir ? Tout à fait d'accord... la beauté est un jugement de valeur !... Personne ne s'accordera au sujet de cette question !...
4) le plus beau de tous les boîtiers, pour peu qu'il existe (!!!), est-il systématiquement le plus efficace ? Que penser de ces photographies extraordinaires créées sans boîtier (sténopé) ?
5) vous croyez encore que c'est le boîtier qui fait la photographie ? Permettez-moi de souligner que l'objectif a un rôle bien plus important que le boîtier dans la fabrication des images... Et n'oublions pas que si la fabrication de l'image est à porter au crédit de l'objectif, la création de l'image est uniquement le fait du photographe !!!...

Êtes-vous toujours aussi sûr de vouloir poser cette question ? Personnellement, je préfèrerais posséder le boîtier le plus laid du monde si ce dernier était capable de fabriquer les meilleures photos... pas vous ?

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QUID DES PSEUDO MOYEN/GRAND FORMATS ?

Question :
[...] Vous parlez des petit formats en numérique, parfois des moyen formats en parlant des Pentax 645 ou Z mais vous faites systématiquement l'impasse sur les moyen formats de Canon et Nikon, pourquoi ? [...]

Réponse :
Bonne question, même si la réponse se retrouve déjà en filigrane dans plusieurs de mes pages. Je vais donc reprendre tout le processus d'explication des formats en photographie en soulignant, au passage, la puissance des publicitaires qui ont su, en photographie, mélanger les genres pour nous induire en erreur...

En photographie, on parle de format en se référant à la taille du négatif ou du capteur numérique :
- un petit format correspond à un négatif ou un capteur mesurant 24x36mm
- en argentique, on parle d'un moyen format pour un négatif de 4,5x6,0 cm et jusqu'à un négatif de 6,0x9,0 cm (je laisse de côté les formats panoramiques). En numérique on parle de moyen formats pour les capteurs plus grands que 24x36mm (même si inférieur à 4,5x6,0 cm !).

Depuis mes articles plus anciens, d'autres marques "grand public" que Pentax proposent du moyen format numérique, Fuji avec son GFX. Canon et Nikon revendiquent des moyen formats à 50 et 80 MPxl, Canon parle même de grand format avec 100 MPxl, mais si on y regarde de plus près, ces boîtiers sont équipés de capteurs de 24x36mm, il s'agit donc de boîtiers petit format !... Qu'ils portent 2, 4, 10, 100 ou 1000MPxl, ils restent des petit formats quoi qu'en disent les publicitaires !... Dans la définition du format, le nombre de pixels n'intervient pas !...

Tous ces arguments sont-il donc des mensonges, tromperies et arnaques ? Oui et non !... D'un point de vue technique, oui, c'est une vaste arnaque, avec 50 100 ou 1000 MégaPixels, un capteur petit format ne fournira JAMAIS la précision, la faible profondeur de champ et l'onctuosité du moyen format (et à fortiori du grand format). Par contre, plus le nombre de pixels est important, plus les possibilités impressions de grandes tailles seront importantes. Donc les publicitaires jouent sur les mots, ils mélangent volontairement le format du capteur (seul à définir le format du boîtier) et le format d'impression possible !... Cela n'a rien à voir !... Allez lire l'article ici : un VRAI grand format avec 12 MPxl ne permettra jamais une impression aussi grande qu'un petit format avec 50MPxl, mais il restera un grand format, plus précis, plus onctueux que le petit format...

Avant de se laisser leurrer, il est donc indispensable de savoir de quoi l'on parle, c'est trop facile de jouer ainsi sur les mots. Un petit format Canon ou Nikon avec ses 50 ou ses 80 MPxl sera toujours un petit format et offrira une qualité bien inférieure aux moyen formats Pentax, Fuji, Kasselblad ou PhaseOne (etc...) tout en étant aussi, voire plus chers (hormis Hasselblad et PhaseOne qui jouent dans une toute autre gamme de prix !...)

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LES BOÎTIERS NUMÉRIQUES TROP COMPLEXES ?

Question :
[...] Vous critiquez le matériel numérique pour sa complexité d'utilisation alors que leurs fonctions modernes nous simplifient la vie, pourquoi tant d'injustice ? [...]

Réponse :
Avant tout je tiens à dire que je ne critique pas le matériel numérique pour sa complexité d'utilisation, toutes les fonctions embarquées dans ces boîtiers modernes existaient déjà dans les boîtiers argentiques des années 1980~1990 (hormis la fonction ISO auto, bien sûr !). Ce que je critique, ce sont ces fonctions "évoluées". Certes, elles semblent nous simplifier la vie mais, en y regardant de plus près, on découvre :
- la nécessité d'apprendre par cœur un manuel de 200 pages (en argentique "classique", aucun manuel n'est indispensable !)
- la mise en œuvre des boîtiers "évolués" accapare toute l'attention du photographe qui, de ce fait, se détourne de son but principal : l'image !...

Bien sûr, vous me direz avec raison qu'un boîtier qui se respecte propose systématiquement un mode 100% manuel, mais combien parmi nous l'utilisent réellement ? Je n'ai fait aucune statistique mais en regardant autour de moi -et je côtoie pas mal de photographes amateurs-, je constate qu'une énorme majorité fait appel aux automatismes, soit mode entièrement automatique, soit, au mieux, mode automatique à priorité vitesse ou à priorité ouverture.

Si ces automatismes semblent pratiques, ils ne nous autorisent pas la gestion de l'exposition, ils la gèrent automatiquement en se basant sur un algorithme pour obtenir une exposition moyenne (dans tous les sens du mot).

En mode manuel pur, le photographe apprendra à déterminer précisément l'exposition pour obtenir exactement le résultat souhaité, surtout s'il souhaite s'éloigner des 18% de réflexion (et cela devrait être toujours le cas !), norme adoptée par tous les automatismes et tous les posemètres... en d'autres mots, avec les automatismes, tout le monde créera les mêmes images...

Donc, pour vous redire le fond de mes sentiments, même si vous utilisez un boîtier numérique de dernière génération, essayez de l'utiliser comme un appareil grand format des temps anciens... vous vous surprendrez vous-même par vos résultats (après une courte période d'échecs) qui ne devront plus rien au hasard !...

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POURQUOI NE ME RÉPONDEZ-VOUS PAS ?

[Question :]
Article un peu spécial aujourd'hui pour ce "Q/R"... En effet, la question, j'ai bien été obligé que la créer moi-même et de toute pièce !... Le mail que j'ai reçu m'a désarçonné, pourtant, Dieu sait que j'en ai vu d'autres dans ma "longue" vie... Avant d'aller plus avant, je vous livre le contenu du mail dans sa version originale, rien a été ajouté, rien n'a été retiré (sauf le n° de téléphone que j'ai masqué, j'ai du respect, moi  !) :
« serait interresser par la notice du zorki prop de deux contacter moi pour la marche suivre pour un ex photocopier prte 06xxxxxxxx »

[Réponse :]
Vous le croyez ? Je ne comprends même pas que l'on puisse envisager de contacter quelqu'un dans cet état d'esprit !... C'est toute une éducation à refaire !

- Il y a l'orthographe et la grammaire inexistantes. Bon, OK, on ne va pas chipoter... Mais c'est encore trop demandé de faire des phrases ayant un sens, cela s'appelle de la ponctuation et des mots non abrégés et non manquants...
- L'entrée en matière est tout aussi inexistante... je connais des maîtres-chiens qui montrent plus d'égard envers leurs animaux !!!
- Ce style SMS inqualifiable est inacceptable quand destiné à une personne inconnue. Même à l'époque des télégrammes (payés au mot -ou à la lettre-) il y avait plus de décence !... A moins que cette personne me considère comme une machine, un distributeur automatique de services, voire un esclave tout dévolu à ses petites envies !...
- Le b-a-ba du savoir vivre serait de demander s'il serait possible de... mais là non, je veux une copie, donc tu m'appelles et tu me l'envoies !...
- Et le top du top, ne même pas signer... Je ne sais pas s'il s'agit d'un homme, d'une femme, son nom ne me regarde pas, son prénom non plus... Un numéro de téléphone, c'est tout !... Un numéro de téléphone c'est comme une adresse IP, ça suffit pour permettre à des appareils automatiques de se connecter, mais personnellement, si je compose un 06xxx c'est pour contacter une personne et non me connecter !... Suis-je vieux jeu ? Peut-être, mais c'est ainsi !...

Dans ces conditions, je pense que vous comprendrez que je refuse de réponde à un tel mail !!!... Depuis 8 ans que mon site existe, j'ai répondu à 100% des mails reçus et parfois, lorsqu'il s'agit d'une question d'intérêt général, je publie la réponse dans cette page... mais jusqu'à aujourd'hui, je n'ai jamais rencontré ça !!!... Que diriez-vous si j'écrivais mon site de cette manière ? Que c'est un site de m****, que vous arrêterez immédiatement la lecture et que vous ne reviendrez jamais !... Vous auriez raison de zapper... c'est ce que j'ai fait avec ce message !...

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LA CRÉATIVITÉ GRÂCE AUX LOGICIELS !

Question :
[...] Vous comparez beaucoup la photo numérique et le film, et vous penchez toujours pour le film! Vous oubliez systématiquement de dire que le numérique permet d'être beaucoup plus créatif que le film grâce aux logiciels et applications ! Pourquoi un tel parti pris ? [...]

Réponse :
Ah, voilà une très bonne remarque ! Il est vrai que j'ai un parti pris pour le film, mais je ne prends volontairement jamais en compte les logiciels et autres applications quand il s'agit de parler de créativité ! Pourquoi ? C'est très simple ! Prenons une image quelconque, faisons-la transiter via un logiciel, nous obtenons cela (par exemple) :

On obtient, certes, une image intéressante MAIS, sans doute, parce que l'image originale était bonne... Où est la créativité là dedans ? Certainement pas chez le photographe !... Le programmeur de l'effet a fait montre de créativité, c'est incontestable, l'utilisateur de l'effet n'a d'autre mérite (si j'ose dire, car ce mérite est bien mince !!!) que d'avoir choisi l'effet !!!

J'ai même croisé une personne qui voulait arrondir ses fins de mois en proposant des reportages créatifs d'événements (je cite !!!) en livrant ce genre d'images (j'ai flouté le sujet, je n'ai pas de droit sur cette image ni sur la personne représentée) :

Ouah ! C'est fou ce que ça fait pro !!! Ouah, c'est fou ce que c'est créatif !!! L'image au centre du médaillon était très correcte MAIS cet encadrement !!! Quel bon goût !!! Et en plus sans aucun rapport avec le sujet représenté !!! Si ça c'est de la créativité, moi j'arrête immédiatement la photographie !!! Je ne pense pas, je l'espère du moins, que les fins de mois de ce pro après ses heures, soient mirobolantes !!!

Maintenant, si les applications qui caricaturent automatiquement les visages photographiés en ajoutant des dents, des oreilles et je ne sais quoi d'autre permettent d'être créatif, je veux bien mais il faudrait que l'on redéfinisse le terme créatif !!!

Si, maintenant on prend le même type de "manipulation" en argentique :

on ne sera pas plus créatif mais au moins on aura mis en œuvre des techniques faisant appel à du travail, de la réflexion et une part d'improvisation... c'est déjà pas mal !!!

Bon, pour replacer l'église au milieu du village, disons que certains logiciels permettent une grande créativité MAIS ces derniers ne proposent pas des "filtres" prêts à l'emploi mais demandent des connaissances approfondies qui replacent le photographe numérique devant son écran au niveau du photographe argentique sous son agrandisseur...

Ne confondons pas créativité et aspect de l'image finale ! En plus, quel que soit le traitement apporté à l'image, si le cliché original n'est pas créatif, le travail effectué en aval ne le rendra certainement pas créatif !!!...

Voilà pourquoi je ne considère pas le numérique plus créatif parce qu'il a accès à des logiciels... d'ailleurs, via un scanner, la photo argentique peut bénéficier exactement des mêmes logiciels !!!...

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VALEUR ISO ET POIDS D'IMAGE

Question :
[...] Je peux me tromper mais j'ai l'impression que plus j'utilise des ISO élevés et plus les images sont lourdes. J'utilise pourtant toujours le même boîtier donc le même capteur donc toujours le même nombre de pixels. Qu'en est-il ? Ai-je raison ? Ai-je tort ? Si je ne me trompe pas, comment peut-on expliquer ce mystère ?[...]

Réponse :
Non, vous ne vous trompez pas ! En effet, plus votre réglage de la valeur ISO est élevé et plus le poids de votre image résultante sera important ! Il n'y a aucun mystère là dedans ! Et l'augmentation de la sensibilité n'est pas le seul facteur pouvant augmenter le poids des images !... Essayez de photographier une surface unie, puis une surface complexe comme un feuillage (par exemple). La deuxième image sera plus lourde que la première ! Donc le mystère, comme vous dites, ne se trouve pas dans la valeur de sensibilité mais bien dans la complexité de l'image finale. Plus vous augmentez la valeur ISO et plus vous induisez du bruit numérique : des points et/ou des taches de différentes couleurs donc l'image finale sera plus complexe que la même image sans bruit !... Votre question devient donc « pourquoi une image plus complexe est-elle plus lourde ? »

L'explication est assez simple :
Peu importe que vous photographiez en RAW ou en JPEG, vos photos sont stockées dans un format compressé. Alors que certains appareils photo permettent de choisir le taux de compression des images JPEG (la compression JPEG est dite "avec pertes"), les images RAW sont compressées à l’aide d’un algorithme sans perte, ce qui signifie que les données d’origine peuvent être reconstruites à partir des données compressées. La raison pour laquelle la taille des fichiers augmente en fonction de l'importance de la complexité, s’explique par le fait que la compression d’image repose sur une méthode appelée Run Length Encoding (RLE). Cette technique consiste à éliminer la redondance des données. Une image contient souvent des surfaces de couleurs identiques, il est donc plus efficace de coder cette zone et sa répétition que de coder chaque pixel.
Pour être un peu plus précis, je vais schématiser le principe. Supposons que les couleurs soient codées de 0 à 9 (c'est archi faux, c'est pour simplifier !). Si votre image est unie et de couleur "7" par exemple, plutôt que de coder « 777777777777777777777777777777 » (oui, j'aime bien le chiffre "7" !), l'algorithme va traduire cela en « 30x7 ». Si, maintenant votre image est complexe (ou bruitée), vous obtiendrez une séquence du type « 777057666999144458887999 », l'algorithme va le coder ainsi : « 3x7/1x0/1x5/1x7/3x6/3x9/1x1/3x4/1x5/3x8/1x7/3x9 » !... cela donnera naissance à un fichier beaucoup plus gros donc beaucoup plus lourd !!!... même plus lourd que s'il n'était pas "compressé "...

Voilà, c'est aussi simple (pour ne pas dire bête) que cela !

Bien observé, bravo !

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MONTAGES PHOTO PAS TROP CHER ?

Question :
[...] J'aimerais beaucoup m'essayer au montage photo, cela me permettrait d'expérimenter un peu une autre forme de création seulement voila, Photoshop c'est trop cher, GIMP c'est trop compliqué, auriez-vous une idée pour mes débuts ?[...]

Réponse :
Bien, vous voulez faire du trucage photo, bonne idée, cela demande effectivement de la créativité et, pratiquer la créativité dans un domaine ne peut que stimuler la créativité lors de la création d'images directement avec l'œil dans le viseur !...

Vous me dites que Photoshop c'est trop cher pour vous. Avant toutes choses, permettez-moi de vous féliciter, vous n'avez pas essayé de pirater ce logiciel ! Par contre, dans votre critique de ce programme, vous avez oublié de préciser qu'il était également très compliqué à apprendre et à utiliser.

Vous me dites que GIMP est trop compliqué. Certes, il est gratuit, certes il propose un mode d'emploi très complet et des milliers de tutoriels sur le net mais cela n'empêche pas la complexité... normal, comme Photoshop, il est très puissant !...

J'aimerais bien vous dire d'acheter ou de télécharger tel logiciel pour débuter dans cette activité... malheureusement, si faire de la photo n'est pas une question de matériel, faire du montage n'est pas une question de logiciel !!!...

Pour vous prouver mes dires, je vais vous donner un exemple. On m'a demandé, il y a peu, de créer une photo hot pour un calendrier destiné à une employée qui partait en retraite. OK, j'ai relevé le défi... Le problème c'est que mes connaissances de Photoshop son très minces, mes compétences en GIMP sont limitées, donc, j'ai créé (entre autres) cette image :

Croyez-moi sur parole, le corps représenté est l'antithèse de celui du « modèle » (mais je pense que vous aviez deviné !)... Devinez quel logiciel j'ai utilisé pour créer cet hybride ? Un logiciel dont je parle à longueur de pages : JASC PaintShopPro5, ce petit logiciel qui fonctionnait déjà sous Windows 3.x !!! Et si lui peut le faire, croyez bien que nombreux sont ceux qui pourraient le faire aussi !!! Quel que soit le logiciel, ce seront toujours les mêmes outils qui vous mèneront à la réussite de votre idée de travail...

Aussi, je vais à nouveau me faire des copains parmi les éditeurs de logiciels, si vous souhaitez vous essayer au montage photographique, choisissez un logiciel déjà présent sur votre ordinateur ou bien téléchargez-en un gratuit. Les principaux outils indispensables étant :
- couches
- masques
- lasso
- pipette
- pinceau avec netteté et opacité variables
- pinceau à cloner
- gomme
- ligne avec netteté et opacité variables
- loupe
Tout le reste c'est du pur bonus...

L'immense majorité des logiciels graphiques, même gratuits à télécharger, proposent ces outils. Choisissez un logiciel, apprenez à comprendre le fonctionnement des outils et vos idées les plus folles deviendront réalité !... Si le montage vous branche et si, mais c'est peu probable, le logiciel gratuit ne vous suffisait pas, il serait toujours temps de se poser la question de l'intérêt d'investir !...

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SITE MAL CLASSÉ, DIFFICILE À TROUVER, POURQUOI ?

Question :
[...] J'ai découvert votre site depuis des années déjà et je dois dire que j'aime beaucoup tout ce qu'il nous apporte. Hier, je ne sais pas pourquoi, j'ai fait une recherche sur G... avec le mot photographie et j'ai trouvé le lien vers votre site très loin dans le classement. Vu sa taille et la qualité de son contenu, je suis surpris qu'il soit si mal classé et si difficile à trouver. Pourquoi ?[...]

Réponse :
Merci beaucoup pour tous ces compliments ! Je vais pouvoir vous répondre très facilement. Pour paraître dans les premières pages, il faut acheter G... Pour être "bien classé" il faut répondre à un schéma bien spécifique pour aider les moteurs de recherche. Pour être "bien classé" il faut que l'interface soit accrocheuse. Pour être "bien classé" il faut avoir une page sur les réseaux sociaux. Pour être "bien classé" il faut..., il faut... et il faut... !...

Seulement voilà, moi je m'en moque de paraître dans les premières pages de G... et consorts, je n'ai rien à vendre, donc si on ne me trouve pas facilement, quelle importance ? Je ne suis pas sur le net pour passer tout mon temps à recréer une nouvelle interface tous les mois. Je ne connais pas tous les "il faut" et de toute manière je n'ai pas envie de perdre mon temps à apprendre la programmation internet... Je préfère ajouter du contenu que modifier l'apparence... Je préfère rajouter du contenu qu'apprendre à programmer des pages vierges... Je n'ai aucune envie de créer des pages sur les réseaux sociaux... livrer ma vie à ces rapaces qui vont s'enrichir en revendant mes données à allez savoir qui ?

Bref, j'ai récolté à ce jour plus d'un million de pages vues, je suis classé en moyenne entre 2.000.000è et 6.000.000è mondial, mais même si j'étais plus loin dans le classement, cela ne m'empêcherait pas de dormir. Je totalise entre 40 et 100 nouveaux visiteurs par jour répartis dans 12 pays (en moyenne). Et c'est déjà pas si mal !...

En créant ce site, j'ai voulu créer un club photo virtuel... quel club photo réel peut-il prétendre avoir de tels chiffres ? J'ai une (large) base de lecteurs réguliers (voir la différence entre les visites et le nombre de nouveaux visiteurs), bon nombre de mails, et tout cela me suffit largement ! Et même si mon site est difficile à trouver puisque "perdu" dans les pages des moteurs de recherche, pas mal de monde me trouve tout de même et cela me ravit !

Pris dans l'absolu, s'il fallait choisir entre un site "peu" suivi par des gens tels que vous et un site "très" suivi par des gens non intéressés, mon choix serait vite arrêté...

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