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Bien que ma consommation n'ait rien d'historique, il faut bien admettre que je fais partie de la population caractérisée par le terme « grand fumeur ». Pour les connaisseurs, je dirai que je me classe dans la gamme 20~30 PA, ce qui est déjà considérable ! Cela fait plusieurs fois que j'essaye d'arrêter de fumer, certainement comme vous qui lisez cette page, et chaque fois ce fut un échec cuisant...

Comme disent tous les addictologues, un échec de tentative de sevrage n'est jamais un véritable échec, c'est une étape qui finira par aboutir au sevrage réussi et définitif... Cette vision positive je veux y croire, c'est pourquoi j'ai décidé une nouvelle et, je l'espère, dernière tentative de sevrage.

Mon site existait déjà, j'ai donc naturellement trouvé qu'il pourrait être intéressant de partager quelques connaissances de bases ainsi qu'un suivi, quasiment au jour le jour, de mon sevrage.

Le contenu de cette page ne contiendra JAMAIS :
- la moindre publicité
- le moindre jugement de valeur
- la moindre vision volontairement pessimiste
- la moindre vision volontairement optimiste
mais simplement, un compte rendu de mon vécu, en toute objectivité !

Ainsi, si un internaute se questionne sur l'opportunité d'un sevrage tabagique, il pourra trouver ici des choses lui permettant de se projeter dans son propre combat contre le tabac J'aurais bien envie de dire que cela pourrait servir à toutes les addictions pharmacodépendantes (c'est à dire addiction à des produits chimiques donc pas l'addiction au jeu par exemple), mais, n'étant ni addictologue, ni alcoolique, ni drogué, je n'ai aucune idée des particularités des autres addictions et donc je ne sais si le contenu de cette page peut présenter le moindre intérêt pour les autres addictions...

DE LA CONSULTATION TABACOLOGIQUE


Était-ce un coup de malchance, est-ce généralisé, je n'en sais rien, mais je dois témoigner ici de la première étape logique dans le sevrage : la consultation. Il existe des centres proposant des consultations de tabacologie absolument partout en France. J'ai donc pris un rendez-vous dans le centre le plus proche de chez moi.

Bien sûr, les heures de consultation se limitent aux heures ouvrables, donc il faut prévoir de poser un congé pour pouvoir s'y rendre. Bien sûr, cela n'est qu'un détail de peu d'importance, mais en poursuivant la lecture, vous vous apercevrez que cela n'a pas été négligeable en réalité !...

Après avoir perdu une journée de salaire, je me retrouve face à un médecin (enfin, c'est lui qui le dit) qui, visiblement n'a aucune idée de ce qu'est la dépendance nicotinique ! On peut dire que cela commence bien... et qui a certainement dû faire l'impasse totale sur ses cours de psychologie à la faculté de médecine !!!

Bref, sans un mot, il me jette un questionnaire pseudo-scientifique pour évaluer ma dépendance. Ce test (je le reproduis plus bas) n'est qu'une série de questions stupides, un peu comme les tests pseudo psychologiques des revues féminines, qui permet de déterminer un score de dépendance nicotinique. CELA NE SERT STRICTEMENT À RIEN (!!!) un fumeur qui souhaite arrêter de fumer est PARFAITEMENT conscient de sa dépendance, sans quoi il s'arrêterait de fumer sans se poser la moindre question (ou n'essayerait pas)... Bien sûr, le résultat du test de Fagerström (c'est son nom) est : vous êtes (très) dépendant à la nicotine... Sans blague ? Si quelqu'un fume un paquet de cigarettes par jour (ou plus) depuis vingt ans (ou plus), il n'a vraiment pas besoin de Fagerström, qu'en pensez-vous ?

Puis vient le moment de la remontée de bretelles : comment pouvez-vous fumer alors qu'on n'arrête pas de vous répéter que la tabac tue, que le tabac est dangereux, je vais donc vous énumérer à nouveau les risques auxquels vous vous exposez en continuant dans votre vice ! SUPER ! Voilà qu'on nous prend pour des cons maintenant ! Nous sommes donc sourds, aveugles, illettrés, nous n'avons aucune idée des pathologies dépendantes de la cigarette, heureusement qu'un redresseur de tort est là pour nous l'expliquer enfin !!! Comment ai-je pu vivre si longtemps sans savoir tout cela ? Remarquez que cela aurait pu être pire... je me souviens avoir un jour consulté un médecin qui voulait absolument me faire avouer un alcoolisme alors que son bureau était rempli de bouteilles de whisky à moitié vides et je ne vous parlerai même pas de son haleine (!!!) au moins, mon redresseur de torts d'aujourd'hui ne sentait pas le tabac (ou bien il possédait un bon déo d'haleine !).

Enfin, il m'expose les différents moyens mis à ma disposition pour m'aider au sevrage. Voilà qui est intéressant,... enfin !!!... Et bien non ! C'est à ce moment que j'apprends qu'il m'est proposé :
- de faire du sport
- de boire de l'eau froide
- de boire du lait
- de ne plus boire ni alcool, ni café, ni thé
SUPER.... c'est aussi facile que ça ?...!!!
- des patchs à la nicotine
- des gommes à la nicotine
- des sprays à la nicotine
- des comprimés à la nicotine
- des cigarettes électroniques
- des médicaments permettant le sevrage
GÉNIAL... il existe tout ça ?...!!! Je n'en avais pas la moindre idée !!!
J'avais envie de lui faire remarquer qu'il existait aussi la psychologie comportementale, et même carrément me moquer de lui en lui disant qu'il existait aussi des électrochocs cérébraux en psychiatrie... mais à quoi bon....

Bref, j'ai perdu une journée de salaire pour : ne rien apprendre du tout et, en plus, me faire engueuler !!!... SUPER... C'est sûr que tout cela va m'être d'une aide extraordinaire !...

Par contre, j'ai découvert que les fumeurs sont vraiment les vaches à lait de la sécurité sociale (en France du moins !) : un héroïnomane (ou autre drogue dure) est totalement dans l'illégalité, il risque des peines de prison simplement en consommant et bien, son sevrage sera pris en charge à 100%. L'alcoolique, légal lui, verra son sevrage pris en charge à 100%. Le fumeur, lui, légal, ayant payé des sommes faramineuses en taxes sur le tabac a le droit de se débrouiller tout seul, aucune aide médico-socio-psychologique, rien, nada, démerden sie sich (ah si, on peut se faire rembourser 50€ par an si on achète des patchs à la nicotine.... votre seigneurie est trop bonne ! c'est sûr qu'on va aller loin avec 50€ par an !!!... Remarquez que mon pharmacien m'a donné une demande de prise en charge par l'assurance santé pour mon médicament... au mieux on me donnera 50€, au pire, on fera avec...)... Cela dit, le prix de vente du tabac a tellement explosé en quelques années qu'un traitement médicamenteux qui coûtait (il y a 10 ans) quasiment deux fois plus cher que sa consommation de tabac, ne coûte aujourd'hui pas plus cher que sa consommation de tabac : le kit de démarrage (14j) m'a coûté une soixantaine d'€ et la première boite d'entretien (28j) environs 130 €. Comparez donc avec le prix de votre consommation personnelle et n'oubliez pas de tenir compte du bénéfice santé (sans quoi le calcul serait faussé !).

CONCLUSION PERSONNELLE : laisser de côté les pseudo-professionnels qui ne savent rien et qui n'apportent rien !... Puisqu'on doit se démerder seuls, autant le faire depuis le début de notre démarche... au moins, si tout le monde faisait cela on arrêterait de payer grassement des gens inutiles...

MA DÉMARCHE PERSONNELLE

Il ne s'agit pas de ma première tentative. Il me fallait donc tenir compte de mes expériences passées, savoir ce que j'ai tenté, essayer de comprendre pourquoi ces tentatives étaient des échecs.

— les patches à la nicotine : quel qu'était leur dosage, ne calmaient pas mon envie de fumer, je ne savais jamais si le patch que je portais était un neuf ou un périmé, je me suis souvent surpris à retrouver deux patchs sur mon corps sous la douche, bref, cela n'était pas une solution pour moi. En plus, au bout de quelques semaines, les patchs ont commencés à engendrer des démangeaisons... donc STOP, cette solution était nulle pour moi. ATTENTION, CETTE TECHNIQUE A PROUVÉ SON EFFICACITÉ, MAIS QUELLE QUE SOIT LA SOLUTION ENVISAGÉE, L'EFFICACITÉ N'EST PAS UNIVERSELLE.
— les gommes à la nicotine : présentaient une efficacité supérieure aux patchs (toujours pour moi !) mais elles m'obligeaient à mâcher comme un malade, cela me brulait la gorge et la langue et, plus grave encore, cela me décollait les prothèses dentaires... donc EXIT aussi, cette solution n'était pas terrible pour moi. ATTENTION, CETTE TECHNIQUE A PROUVÉ SON EFFICACITÉ, MAIS QUELLE QUE SOIT LA SOLUTION ENVISAGÉE, L'EFFICACITÉ N'EST PAS UNIVERSELLE.
— les sprays à la nicotine ne présentaient aucun intérêt (pour moi). Pas pratique à utiliser sur le lieu du travail, en plus je passais plus de temps à inhaler ma nicotine qu'un asthmatique inhale sa ventoline... donc EXIT aussi, cette solution n'était pas terrible pour moi. ATTENTION, CETTE TECHNIQUE A PROUVÉ SON EFFICACITÉ, MAIS QUELLE QUE SOIT LA SOLUTION ENVISAGÉE, L'EFFICACITÉ N'EST PAS UNIVERSELLE.
— les comprimés à la nicotine : leur durée de vie en bouche était si courte que j'en suçais comme un fou.... j'ingurgitais des quantités de nicotine incroyablement supérieures à ce que m'apportaient les cigarettes... cela entretenait encore plus la dépendance !!! donc EXIT aussi, cette solution n'était pas terrible pour moi. ATTENTION, CETTE TECHNIQUE A PROUVÉ SON EFFICACITÉ, MAIS QUELLE QUE SOIT LA SOLUTION ENVISAGÉE, L'EFFICACITÉ N'EST PAS UNIVERSELLE.
— les cigarettes électroniques : il y a quelques années, il existait des cigarettes « thérapeutiques » qui ne contenaient pas de tabac. Elles étaient théoriquement très intéressantes mais en réalité, elles entretiennent le geste de fumer et donc sont totalement inefficaces puisqu'en plus elles n'apportaient pas de nicotine (et on ne peut pas en dire autant des goudrons !!!). Les cigarettes électroniques les remplacent mais, d'une part, elles entretiennent aussi le geste, et, d'autre part, nous ne possédons pas encore les résultats définitifs des études sur la toxicité des produits de vapotage... Abandonner un poison au profit d'un autre, cela ne présente pas beaucoup d'intérêt. Donc j'ai décidé de ne pas essayer cette possible solution... ATTENTION, CETTE TECHNIQUE PEUT ÊTRE EFFICACE, MAIS QUELLE QUE SOIT LA SOLUTION ENVISAGÉE, L'EFFICACITÉ N'EST PAS UNIVERSELLE.
— les médicaments : j'ai donc décidé de taper un grand coup et d'attaquer directement avec l'artillerie lourde ! Certes les produits de sevrage tabagique (je ne sais pas pour les autres substituts) présentent un nombre potentiellement important d'effets secondaires, mais bon, l'échec des autres techniques ne me laisse plus le choix !... Je suis allé voir mon médecin traitant pour la prescription de ce produit.

MON SEVRAGE ACTUEL

Avant d'aller plus avant, je vais reprendre un argument qui a énormément pesé dans mon choix de l'utilisation d'un produit pharmaceutique avec ses dangers potentiels : QUEL QUE SOIT LE MOYEN CHOISI, le fumeur en tentative de sevrage est confronté au même problème : la sensation de récompense !!!... J'ai envie d'une cigarette, je prends une gomme (ou un comprimé ou un spray ou une bouffée de cigarette électronique), donc je fais remonter mon taux sanguin de nicotine, je sature mes récepteurs à la nicotine, j'obtiens ma récompense... récompense pour récompense, on n'oublie jamais la cigarette. Certes, le geste est différent (sauf pour la e-cigarette), mais le geste est remplacé par un autre geste qui n'efface donc pas la trace du geste d'origine... cela hypothèque fortement les chances de réussite. De ce point de vue, les patchs représentent une excellente solution, mais chez moi cela n'avait aucun effet. La tenue du traitement médicamenteux casse toutes les habitudes :
— disparition de la récompense : que l'on ait envie d'une cigarette ou non, on prend un comprimé à heure fixe et un point c'est tout. Si une envie de cigarette apparait dans la journée, on ne prend pas un comprimé de plus. C'est probablement très frustrant (pour un temps) mais la relation besoin - apport - récompense finira, à plus ou moins long terme, par disparaitre.
— disparition du geste : la prise du comprimé se faisant en dehors de toute envie ou tout besoin, il y aura disparition du geste de fumer (ou du geste de récompense qui empêche d'oublier le geste de fumer).

Il est un autre point CAPITAL à souligner : QUELLE QUE SOIT LA TECHNIQUE, même la plus héroïque (comme l'utilisation de médicaments), SEULE LA VOLONTÉ D'ARRÊTER DÉTERMINERA LA RÉUSSITE DU SEVRAGE. Se gaver de médicaments n'aura aucun effet si la personne ne souhaite pas ardemment arrêter de fumer. J'en suis très conscient et c'est exactement la raison pour laquelle je laisse toujours passer une longue période de consommation avant de tenter un nouveau sevrage, le temps nécessaire à la mise en place d'une volonté forte d'arrêter.

Le médicament que j'ai demandé à mon médecin traitant n'a aucune autre action que l'aide au sevrage, dans la mesure où sa substance active va bloquer les récepteurs à la nicotine dans le cerveau. En toute logique, ce médicament est sensé entraîner un dégoût à la moindre consommation de tabac. C'est pour cette raison que le protocole du traitement prévoit une période de 7 à 14 jours de consommation de tabac tout en prenant ses comprimés. Je n'ai pas souhaité attendre 14 jours avant de débuter le sevrage, donc j'ai continué de fumer pendant 7 jours tout en prenant des doses croissantes de médicament. À la fin du 7ème jour, à ma dernière cigarette, aucun dégoût !... Cela m'a posé un gros problème métaphysique : renier ma décision de date de début de sevrage (ce qui est toujours très dangereux pour la réussite !) et continuer à fumer encore quelques jours pour obtenir ce dégout ? Et si ce dégoût ne devait jamais se produire chez moi ? Ma tentative avorterait !... J'ai donc zappé le dégoût et me suis tenu à la date de sevrage prédéterminée : J+7 !...

Pour connaître mes capacités à supporter le sevrage, j'ai décidé d'une technique d'évaluation de la difficulté à supporter le sevrage. Je compte 1 point par grosse envie de cigarette plus 1 point par 5 minutes de durée de cette envie de cigarette. Cela me permettra de donner une note de 0 à 10 à chaque jour de traitement. J'estime qu'une note égale à 5 est très supportable. Une note inférieure à 5 est idéale alors qu'une note supérieure à 5 est inadmissible... justifiant une action complémentaire. En fait, cette notation est inapplicable... il est préférable de donner une note globale journalière sur le ressenti du sevrage. Donc je donnerai une note chaque soir plutôt que de faire des sommes qui peuvent donner des résultats identiques avec des répartitions de difficultés totalement différentes.

Je publierai ici même le graphique journalier des notes d'évaluation :



Sur ce graphique on trouvera
— la courbe en rouge des notes journalières de l'estimation des difficultés de sevrage.
— la courbe en bleu de la moyenne des notes journalières. Elle n'a d'intérêt que dans la mesure où elle permettra, à postériori, de voir que le travail de sevrage a été supportable ou non.
— la droite pointillée en jaune qui représente la tendance linéaire de la courbe des moyennes. Elle n'a aucun intérêt en début de traitement, mais devrait permettre de se projeter dans l'avenir une fois le traitement bien lancé.
des flèches rouges marquant les jours où des effets secondaires du traitement se sont déclarés. Une courbe couleur lie de vin qui montrera l'intensité des effets secondaires du traitement. Personnellement (à ce jour) le seul effet secondaire à déplorer est une sensation de barbouillage digestif voire de légères nausées fugaces. Si d'autres effets secondaires apparaissent, j'en parlerai.
— des flèches vertes partant de la date où j'ai utilisé des actions complémentaires en cas de forte difficulté.

Le traitement est prévu pour 3 mois (en traitement d'attaque) plus 3 mois en traitement d'entretien (pouvant être poussé à un an !). Je publierai ici les graphiques des deux phases.

REMARQUES PROVISOIRES
—  30/03/2016 : en début de sevrage total, les notes sont très variables d'un jour à l'autre (c'est le moins que l'on puisse dire !). Jusqu'au 28/03/2016, je n'ai usé d'aucun moyen complémentaire en cas de difficulté (comme le 26/03/2016) MAIS à compter du 29, j'ai décidé de ne plus renouveler cette désagréable expérience !... Quels moyens complémentaires ? Je n'en sais encore trop rien... des petits moyens pour les notes basses (5~6) type verre d'eau froide, grande inspiration d'air frais, verre de lait, beaucoup plus lourd pour les notes supérieures à 6, type antistress à l'aide de vitamine B et Magnésium ou tisanes de plantes et, au besoin, si trop de notes >8, retour chez le médecin traitant pour un traitement antistress complémentaire...
— 01/04/2016 : 8 jours après le sevrage, je constate une quasi absence de réelle difficulté, PAR CONTRE, les moments les plus propices au besoin de fumer, contrairement à ce que l'on peut penser avant de débuter le sevrage, ne sont ni les moments de stress, ni les moments de fatigue, ce sont les moments... d'ennui ou plus globalement les moments d'inactivité !!! Il est donc TRES IMPORTANT de prévoir des activités pour combler la moindre minute en dehors de ses obligations professionnelles ou habituelles... je suis persuadé qu'un inactif ne réussira jamais à se sevrer !...
— 05/04/2016 : il me faut moduler la remarque précédente ! Le premier jour catastrophique avec une note de 10/10 (difficulté maximale), le seul moyen thérapeutique à ma portée était une gomme à la nicotine : efficacité nulle !... Il y avait la facilité de griller une cigarette mais j'ai tenu le coup... et je n'en suis pas peu fier !!!... J'ai beaucoup réfléchi pour trouver une explication à cet état de manque catastrophique (qui a tout de même duré 6 heures sans diminuer ! Au passage, merci aux collègues qui non seulement ont supporté mais m'ont soutenu tout ce temps !!!) : une très mauvaise nuit -blanche en fait- ? Début de véritable détoxication ? Je n'en sais trop rien... j'espère simplement que cet épisode restera unique !... Ce jour, contrairement à ce que je disais au point précédent, j'étais fatigué et très occupé (la crise a eu lieu à mon poste de travail -et Dieu sait que j'avais beaucoup de travail !-). Donc il semblerait que quel que soit son état (occupé ou non), on risque de mal vivre son sevrage !...
— 06/04/2016 : après ma journée d'horreur, une journée calme, pas la moindre envie pesante. Par contre, une sensation de ventre creux. Ce n'est pas une sensation de faim, même en sortant de table cette sensation persiste... et en plus, ce "creux" se situe bien plus bas que l'estomac !...
— 06/04/2016 : je viens de m'apercevoir que j'ai oublié de souligner un point important : que ce sevrage soit facile à assumer ou non, selon les jours, il ne se passe quasiment pas un heure sans que je pense à une cigarette !... Il est vrai que je n'en suis qu'en début de sevrage, mais je pensais que l'idée de la cigarette ne s'imposerait qu'en cas de manque ! Ce n'est pas du tout vrai ! C'est un combat de tous les instants...
— 08/04/2016 : jour historique ! Le premier jour où le sevrage n'a pas posé le moindre petit souci ! Difficulté de gestion : ZÉRO !... C'est une belle victoire, une toute petite victoire, une bien fragile petite victoire, mais une victoire tout de même ! Je commençais à désespérer de vivre un zéro alors que la courbe de tendance me le promet pour dans un petit mois... et bien c'est fait, c'est donc possible, la courbe de tendance de la moyenne serait donc fiable, même s'il s'agit ici de biochimie et de psychologie ? Je l'espère !... Ce score est d'autant plus intéressant que cette journée a été très mouvementée et que les occasions de s'énerver n'ont pas manqué... et je ne me suis pas gêné. Donc, il semblerait que l'environnement n'a qu'un rôle secondaire sur la gestion du sevrage. Point intéressant à envisager !...
— 11/04/2016 : rien de particulier à signaler si ce n'est que j'ai découvert que la prise du médicament en cours des repas (plutôt qu'avant !) semble faire disparaitre les sensations nauséeuses... Bon à savoir !...
— 15/04/2016 : juste deux points que je souhaitais souligner ce soir. Deux points si évidents que je n'avais jamais pris conscience de leur importance : 1) la présentation du médicament. Jamais vu une boite comme celle-là ! Et pour cause, cette boîte est un « semainier » qui permet donc, à tout instant de repérer le chemin déjà parcouru... c'est très stimulant !... 2) le graphique que j'ai décidé de créer dès le début du sevrage. Cela n'a l'air de rien, mais il prouve de manière incontestable que le sevrage n'est pas si difficile à suivre que l'on pourrait craindre... je le regarde plusieurs fois par jour et... cela m'aide bien !... Faites-en autant... créez votre propre graphique, peut-être que cela sera aussi efficace pour vous !...
— 17/04/2016 : 3 semaines ½ exactement après le début du sevrage (je ne compte pas la semaine pendant laquelle je cumulais médicament et tabac), j'ai l'impression que les envies de fumer ont disparues... Voilà 3 jours d'affilé que je donne une note égale à ZERO. Au point que j'ai aujourd'hui du mal à comprendre ma grande joie de découvrir mon premier ZERO il n'y a que 8 jours.
Par contre, je dois avouer que les effets secondaires (à type de nausées toujours et uniquement) me semblent de plus en plus difficile à assumer... Avant hier était le premier jour où ces nausées étaient non seulement importantes (sans commune mesure avec ce que j'avais vécu auparavant) mais durables (quelques heures). Aujourd'hui, elles ont débuté moins d'une heure après la prise du comprimé du matin et il est maintenant presque l'heure de prendre le comprimé du soir et ces nausées sont toujours présentes... je crains le pire pour cette nuit !... On verra bien... Quoi qu'il en soit, je vais prévoir dès demain des moyens pour lutter contre les nausées, même si le graphique montre que les effets secondaires n'apparaissent pas tous les jours... Je vous en reparlerai...
Cela dit, il faut également noter que depuis aujourd'hui, les odeurs de fumée de cigarette deviennent très désagréables (ma compagne fume !). Jusqu'à ce jour, j'étais totalement indifférent à la fumée des autres... ni envie, ni plaisir, ni écœurement... indifférence totale. Est-ce le début de la guérison (bien que le tabagisme ne soit pas une maladie mais uniquement une addiction) ? Je l'espère...
— 18/04/2016 : même si les nausées étaient faibles aujourd'hui, j'ai fait des recherches : le Primpéran me paraissait un moyen efficace pour combattre les futures nausées MAIS le mode d'action de ce médicament risque fort de travailler en concurrence du médicament de sevrage, donc j'abandonne cette piste, reste le Zophren, mais je ne suis pas trop chaud. Reste les neuroleptiques mais j'ai peur que le cumul de ces produits m'empêche de travailler et de circuler en voiture !... Je vais essayer de chercher du côté de l'homéopathie peut-être, ou pourquoi pas des pastilles de menthe, tout bêtement ? Aujourd'hui, j'ai assumé donc j'essayerai la prochaine fois !... Il ne faut pas négliger ces nausées car elles sont plus difficiles à gérer que le sevrage (voir les courbes !)...
— 19/04/2016 : en fait, j'ai remarqué une incompatibilité entre le traitement d'aide au sevrage et le lait ! Tout simplement !... Pourquoi aller chercher midi à 14 heures ? Hors consommation de lait, je n'ai plus eu à déplorer la moindre nausée... hasard ? Peut-être, mais le principal c'est que tout se déroule bien !...
— 21/04/2016 : j'approche doucement de la fin de la première boite (⅓ de la première phase) et voilà déjà quelque temps que le sevrage se déroule sans difficulté. Certaines publications précisent que le sevrage peut être considéré comme terminé au bout d'un mois. Le laboratoire qui commercialise le médicament que j'utilise préconise 3 mois de traitement avec un taux de réussite pas forcément extraordinaire qui peut être poursuivi 3 mois de plus. Que faire ? Croire le laboratoire qui commercialise ce médicament avec le doute de penser que son intérêt est de vendre un maximum de boites ? Croire les études les plus optimistes ? Personne ne peut réellement répondre à cette question !... Je vais donc poursuivre le traitement pour au moins un deuxième mois. Je n'ai aucune envie de fumer mais je dois encore avouer une certaine faiblesse... il faudrait peu de chose pour que je grille une cigarette si je n'étais pas noyé de la molécule que j'utilise !...
— 25/04/2016 : si on regarde la courbe ci-dessus, la valeur ZERO est systématique depuis un certain temps maintenant (11 jours)... mais en toute logique, même si la tendance linéaire de la moyenne prévoit (aujourd'hui) un ZERO définitif pour le 11/05/2016, il est évident que la moyenne réelle sera encore approximativement égale à 0,5 (sauf si nouveau pic !) à la fin des 3 mois de traitement (le ZERO est théoriquement impossible à atteindre !)... Donc j'ai arrêté ma décision comme suit : je vais poursuivre le traitement pendant les 3 mois prévus par l'AMM et je me donnerai un mois de plus en décroissance de dose pour un sevrage de la molécule active du médicament... Aujourd'hui (et jusqu'à la fin du 3ème mois) je tourne à 2 x 1mg/j. Au démarrage de la 4ème boîte je passerai à 1 x 1mg/j pendant 1 semaine puis 1 x 1mg tous les deux jours (soit 0,5mg/j) pendant une semaine, puis 1 x 1mg tous les trois jours (soit 0,33mg/j) pendant 1 semaine et STOP... je garderai le reste des comprimés pour des prises ponctuelles en cas de difficulté particulière... Ce plan est fixé et définitif !... j'ai dit ! Non mais des fois !...
— 26/04/2016 : sa bataille contre le tabac est comme une balade en forêt... c'est toujours quand on ne s'y attend pas que survient une tuile !... Alors que j'étais prêt à parier qu'après 11 jours de valeur ZERO, cette dernière ne varierait plus... et bien c'est loupé, aujourd'hui une envie de cigarette s'est fait ressentir, oh, rien de bien terrible à gérer mais tout de même !...
— 03/05/2016 : heureusement, la note ZERO a repris sa vitesse de croisière... pourvu que cela reste ainsi jusqu'au bout du traitement, ce sera probablement un gage de réussite !?!
— 04/05/2016 : et zut, encore un jour avec une envie de fumer ! Oh toujours rien de bien terrible, cela n'a pas duré longtemps et n'a pas été dur à gérer, mais c'est tout de même ennuyeux... j'espérais ne plus avoir à comptabiliser que des notes égales à ZÉRO !... Comprenez-moi bien, il ne s'agissait nullement d'un besoin de fumer, juste une envie... comme si un petit diable rouge perché sur mon épaule gauche me stimulait à prendre une cigarette, oh, pas pour fumer bien sûr, juste pour voir ce que cela ferait... Heureusement un petit ange blanc perché sur mon autre épaule criait plus fort en martelant non tu n'essayeras pas, tu as déjà donné pendant toutes ces années de tabagisme !... Cela fait très dessin animé comme description du problème mais c'est tellement proche du vécu ! Je me demande si ce n'est pas la prise de conscience que la cigarette c'est fini à tout jamais et que tout jamais ça paraît très, très, très, très long !... Qu'il faut faire un deuil et qu'un deuil est toujours difficile... Je pense donc que ces envies sont des protections mentales contre la peur du deuil et du pseudo vide engendré par l'absence de tabac pour tout le temps qu'il me reste à vivre !... En d'autres termes, il y a de fortes chances que ma dépendance physique ait disparu mais pour ce qui est de la dépendance psychologique ce n'est pas encore gagné !... J'ai bien fait de ne pas arrêter le traitement au bout d'un mois... j'aurais sûrement replongé !... Cela voudrait-il dire que je devrais reconsidérer mon plan de sevrage du médicament ? J'y pense mais je n'ai encore rien décidé à ce sujet !... Peut-être qu'en fin de traitement je devrais chercher un psychologue comportementaliste pour parachever mon action de sevrage tabagique ? C'est une éventualité à ne pas négliger !...
— 08/05/2016 : encore une envie de cigarette aujourd'hui, oh, facile à gérer, mais une envie tout de même. Il faut dire qu'aujourd'hui fut une journée bricolage (6h en fait !), il y avait les problèmes techniques à contourner, le travail musculaire soutenu, les courbatures, j'en passe et des meilleures... Bref, tout cela pour dire que je viens de comprendre que l'idéal pour bien réussir le sevrage serait de se confronter à toutes les situations "difficiles" (quand le fumeur apprécie le plus d'en griller une) pendant les quelques mois de traitement anti-tabac... Bref, encore un jour avec une note supérieure à ZÉRO mais une victoire quand même puisque j'ai pu gérer sans souci et même en fin de journée !!!...
— 12/05/2016 : comme me l'a fait remarquer aujourd'hui un lecteur de cet article (merci Fabrice !) « le plus dur sera après... une seule entorse au sevrage et c'est reparti !... ». Il a tout à fait raison ! Mais je conserve un espoir dans la mesure où le sevrage assisté par médicament doit faire disparaitre le geste en même temps que le besoin physique. Certes le sevrage définitif ne devrait pas être très simple pour autant, mais on verra bien le moment venu... je vous ferai part de mon expérience. D'ici là je serai bientôt mis dans une situation nouvelle qui risque de poser un problème : un déplacement en voiture. Oui mais 8 heures de route d'un coup !... Une envie de fumer dans une journée active disparait quasiment sans avoir pris conscience de cette envie... mais au volant... on s'ennuie ferme et une envie ne risque pas de disparaître aussi facilement !... En plus, il faudra revenir !... Donc deux déplacements de 8 heures en l'espace d'une semaine... j'appréhende un peu... Mais je vous dirai tout le moment venu !...
— 16/05/2016 : nous voilà à quasiment deux mois de sevrage, deux mois sans la moindre cigarette et... je ne suis toujours pas un non-fumeur !!! Je m'explique : je suis allé acheter de l'essence, j'en ai profité pour m'acheter quelques articles divers dans la boutique de la station. Jusque-là, rien de bien exceptionnel, ce n'est pas la première fois depuis le début du sevrage... oui mais voilà, cette fois la caissière m'adresse un très innocent « et avec ça ? »... rien de plus naturel... mais je me suis retrouvé comme un idiot ! Tout tournait dans ma tête !!! Il est vrai que j'achetais mes cigarettes ici !... Devrais-je changer de lieu d'approvisionnement ? NON ! Éviter les difficultés c'est les fuir !... La prochaine fois je serai certainement capable de répondre immédiatement « ce sera tout » et pas au bout de deux secondes (une éternité !)... Tout cela pour dire que tout semble bien aller pour le sevrage mais que RIEN n'est encore gagné !...
— 21/05/2016 : voilà, ce que je craignais s'est produit ! Mon déplacement de 8h en voiture qui, en fait, a duré 10h à cause des mouvements sociaux... Oui, la cigarette m'a manquée à plusieurs reprises et surtout au moment de mon arrivée à destination, c'est la récompense des efforts de conduite... Mais là où je suis surpris, c'est que cette envie de cigarette était très modérée, d'ailleurs j'ai mis une note de 1/10, c'est dire !... Reste à voir si le trajet de retour causera aussi une envie ou non (puisque l'expérience a déjà eu lieu !).
— 23/05/2016 : mes vacances sont généralement assez sportives... une simple balade tournant systématiquement en marche forcée de plusieurs kilomètres en plein cagnard... eh bien, aussi incroyable que cela puisse paraître, en ces circonstances, sans parler d'envie de fumer, je trouve que j'y pense beaucoup !... C'est fou, changement de lieu, changement de rythme, activité physique sans rapport avec la routine quotidienne, tout devrait être rassemblé pour s'éloigner encore plus vite et plus loin de la cigarette... et bien, pour moi, c'est tout le contraire qui se produit !... J'espère franchement que cette réaction n'est pas un message négatif pour la réussite du sevrage... Je vous en dirai plus bientôt, je vais attaquer la 3ème boite dans trois jours !... Cela dit, la note de difficulté est restée bloquée sur ZÉRO, puisqu'il ne s'agissait pas d'envies contre lesquelles je devais lutter, il n'y a aucun risque de rechute pour le moment, mais tout de même, cela a le don de m'exciter !...
— 26/05/2016 : démarrage de la troisième boîte. Rien de particulier à ajouter, j'en suis au même point que les derniers jours, aucune envie, aucun besoin mais je pense souvent aux cigarettes, c'est franchement décourageant !... Je vais bien finir par admettre que je n'en prendrai plus !...
— 29/05/2016 : retour de mon « grand » déplacement. Pour des raisons sans importance dans le cadre de cet article, le retour m'a demandé 13 heures !!! Et, aussi incroyable que cela puisse paraître, aucune envie de fumer... J'y pensais par moment, mais ce ne fut jamais une idée fixe !!! Donc, difficulté de gestion : nulle !... Cela me fait penser que pour la deuxième phase (boite 4 et plus tard), il serait intéressant de créer une double courbe : difficulté de gestion de l'envie associée à l'importance des pensées de cigarette sans envie de fumer...
— 08/06/2016 : mon organisme en aurait-il assez de ce médécament ? J'ai l'impression de me retrouver en début de traitement du point de vue nausées ! Reste deux semaines avant la diminution des doses, ce n'est pas trop tôt !.
— 22/06/2016 : ça y est, mon traitement est ENFIN terminé, ce n'est pas dommage vu l'état nauséeux permanent depuis environs 2 semaines... Voilà 13 semaines que je n'ai pas fumé une seule cigarette, pas même une seule bouffée !!! Je pense souvent à en fumer une mais sans en ressentir le besoin, c'est plutôt l'envie de l'interdit !... À compter de demain je vais débuter le sevrage du traitement. Je ne prendrai plus que 1cp/jour soit 1/2cp le matin et 1/2cp le soir. Les comprimés ne sont pas sécables (dommage) mais mon médecin traitant estime qu'il est plus intéressant de poursuivre le traitement un 4ème mois et arrêter tout d'un coup... on ne va pas le contredire, n'est-ce pas ? donc j'ai pris la 4ème boite, je vais casser mes comprimés en deux et faire le sevrage du médicament tout seul comme un grand !... Je me donne finalement 4 semaines à 1cp/j puis je passerai à 1/2cp par jour pendant 4 semaines supplémentaires et STOP !... Il me restera quelques comprimés que je conserverai, au cas où... Bien sûr, je vais poursuivre l'évaluation des difficultés et même bien après l'arrêt total du traitement, pour voir ...

POURSUITE DES REMARQUES
— 23/06/2016 : le premier jour à demi dose s'est déroulé sans grande différence... Peut-être un peu moins de nausées. Pas d'envie de fumer... Cela dit, mon organisme est encore imprégné de la molécule du médicament et même si la dose est plus faible, je lui en apporte encore...
— 23/06/2016 : incroyable !... zéro partout dès aujourd'hui !!! C'est sûr maintenant qu'1/2 dose -à ce stade- est suffisante pour ne pas replonger !!! Peut-être que si je me passais de cette période de décroissance cela fonctionnerait aussi !!!???!!! Pas d'optimisme béat ! je vais poursuivre la phase de décroissance comme prévu ! Ce serait trop bête de saboter trois mois d'efforts (même si l'effort a été minime !!!). Si les mathématiques ont raison, la tendance de la moyenne étant égale à zéro le 22 septembre, je devrais pouvoir me considéré comme guéri ce jour là !!!...
— 02/07/2016 : et puis zut... après quasiment 2 mois sans envie, aujourd'hui j'ai été tenté !... Oh rien de bien terrible... j'ai noté "1", j'espère simplement que cette envie n'est pas due à la décroissance plasmatique du médicament !... On verra cela dans les jours à venir...
— 08/07/2016 : et, comme vous le constatez sur le graphique, la vraie envie ne s'est pas reproduite (heureusement !) par contre, voilà 3 jours que, chaque fois que mes yeux croisent un paquet de cigarettes, sans avoir la moindre envie de fumer, je me sens attiré, et j'ai envie d'en prendre une, d'essayer de la fumer, juste pour voir !... Il suffit que je prenne conscience de la situation pour que tout entre dans l'ordre. Conclusion : être particulièrement vigilant !... sans envie, il faut toutefois avoir un recul constant sur ses pulsions... il faut se créer une alerte mentale « paquet de cigarette = exigence de vigilance accrue »... il ne s'agirait pas de tuer un traitement apparemment efficace pour une seconde d'inattention...
— 20/07/2016 : ça y est, la fin du traitement est en bonne voie... à compter de demain je passerai à 1/4 de dose thérapeutique !... Voilà 4 mois que je n'ai pas fumé une cigarette et, finalement, sans difficulté...
— 21/07/2016 : premier jour à 1/4 de dose thérapeutique et... rien à signaler, tout va bien... cela dit, il faut attendre quelques jours avant que la concentration plasmatique ne dépende plus que de cet apport réduit avec, éventuellement, des difficultés...
— 26/07/2016 : une envie de cigarette, oh modérée puisque notée 1.. et encore, cela aurait du être bien pire (!!!) une énorme tuile m'étant tombé sur la tête (c'est une image, bien sûr !) il y a 3 jours et finalement j'assume pas mal, la cigarette ne s'impose pas comme une partie de la solution...
— 27/07/2016 : déjà plus rien aujourd'hui ! Il faut toutefois avouer qu'il ne s'agissait que d'une tuile, pas de tout une toiture !...
— 17/08/2016 : voilà trois semaine sans remarque... en effet, aucune information d'importance... Par contre, aujourd'hui était le dernier jour (prévu de longue date) de traitement. Cinq mois, 5 MOIS sans tabac... j’étais certain à ce moment que je ne tiendrais pas le coup... et voilà !... Rien d'autre à signaler si ce n'est qu'à compter de demain, soit le sevrage aura été efficace soit ma volonté a été suffisamment affermie... Mais il faut raison garder, même si les doses prises en dernier étaient ridicules, le taux plasmatique de substance active mettra quelques temps avant de s'annuler... Je conclurai à la réussite à la fin du graphique, dans 5 semaines !... Et encore... un ex-fumeur ne devenant jamais un non fumeur, je ne pourrai pas parler de réussite à proprement parler mais, sauf connerie de ma part, cela devrait être gagné !... Quoi que me réserve l'avenir, cette petite expérience me prouve (et VOUS prouve) que le sevrage est possible et finalement, pas si difficile !...
— 18/08/2016 : ça y est... 1er jour sans traitement anti tabac et... rien ! Tout s'est produit comme si j'avais pris un comprimé !... Comme souligné hier, mon taux plasmatique en substance active n'est pas nul, mais bon... ça fait plaisir de ne rien ressentir sans aide !...
— 20/08/2016 : trois jours sans médicament... le taux plasmatique doit s'approcher de zéro et, tout va bien pour moi... il m'arrive de penser à une cigarette mais cela ne dure jamais bien longtemps, cela ne me manque pas à proprement parler. Si un ancien fumeur ne redevient jamais un non fumeur, je crois pouvoir dire que je suis en rémission !...
— 25/08/2016 : une semaine sans médicament, cette fois le taux plasmatique doit être égal à zéro (ou pas loin !), l'envie de fumer n’apparaît pas, les fumeurs autour de moi ne me font pas vivre un enfer... bref tout semble parfaitement fonctionner... Il est donc temps de s'offrir un beau cadeau avec le prix des cigarettes non achetées... j'ai donc commandé un superbe appareil photographique grand format en bois précieux... cela vaut bien le prix d'un bon reflex numérique !... Mais il est important de marquer les étapes pour bien se rendre compte de tout ce que l'on peut faire avec l'argent dépensé pour se rendre malade et se tuer !...
— 21/09/2016 : voilà 6 mois que je n'ai pas fumé, voilà 5 semaines que j'ai arrêté le traitement !... Je peux affirmer que je suis bien parti pour devenir un ex-fumeur !... Mon graphique n'est franchement plus très intéressant !... Devrais-je le poursuivre ? Je ne pense pas, PAR CONTRE, si je ne fume plus, je ne dis pas que je n'ai plus envie de fumer par moments. Cette envie est trop faible pour apparaître sur la courbe et disparait presque immédiatement sans que je n'ai à faire quoi que ce soit !... Si poursuivre la création d'une courbe plate n'a aucun intérêt, il serait beaucoup plus intéressant de mesurer le nombre d'envies s'étant fait ressentir par jour, même si cette(ces) envie(s) est(sont) très fugace(s) et de très faible intensité !... Voici donc le nouveau profil de la courbe de suivi du sevrage...


Voilà, je pense que mes graphiques parlent d'eux-mêmes, voilà 9 mois que je n'ai pas grillé la moindre cigarette, 13 semaines que je ne parle plus de difficulté mais d'envies légères et surtout 8 semaine sans même avoir ressenti la moindre envie !... 8 semaines, ça fait déjà 2 mois !...

Puis-je en conclure que je suis devenu non fumeur ? Certes non ! Un ex-fumeur reste un ex-fumeur, il ne deviendra jamais plus un non fumeur... On a prouvé qu'après 10 ans d'abstinence on a retrouvé ce que le tabac nous a fait perdre, mais on reste un ex-fumeur... mais je puis déjà me considérer comme abstinent ! Et c'est déjà très bien !!!... J'ai retrouvé l'odorat, j'ai retrouvé le goût, pour le reste je ne ressens rien mais c'est NORMAL, je ne toussais pas, je ne crachais pas, je n'avais pas encore de broncho pneumopathie chronique bien déclarée. Vient maintenant l'obligation de la reprise en main des capacités physiques : reprise légère et progressive du sport (oh, sport doux vu mon âge !) pour observer l'augmentation de mes capacités respiratoires et musculaires...

Je pense qu'il n'est pas nécessaire de poursuivre mes graphiques, ils seraient tous plats... la dernière phase n'est pas quantifiable sur un graphique, j'aurais donc du mal à vous fournir des données fiables...

LE SEUL POINT IMPORTANT -ET INTÉRESSANT- À NOTER : MON SEVRAGE TABAGIQUE A ÉTÉ FINALEMENT ASSEZ RAPIDE ET FINALEMENT ASSEZ SIMPLE, BEAUCOUP PLUS SIMPLE QUE JE NE LE CRAIGNAIS AU DÉBUT !!!... LE SEVRAGE TABAGIQUE EST CONNU POUR ÊTRE LE PLUS DIFFICILE À RÉUSSIR SURTOUT À CAUSE DE (EN CAS DE) LA DÉPENDANCE PSYCHOLOGIQUE (ce qui était mon cas !) ET BIEN JE SUIS LE PREUVE VIVANTE QU'UN GRAND INTOXIQUÉ, POURVU QU'IL LE DÉCIDE, QU'IL SE CRÉE UN PLAN D'ACTION ET QU'IL S'Y TIENNE, EST TOUT À FAIT EN MESURE DE SE SOIGNER EFFICACEMENT !... J'AI SUIVI LA TECHNIQUE MÉDICAMENTEUSE, IL EN EXISTE D'AUTRES, PROBABLEMENT AUSSI EFFICACES (chaque personne aura SA technique efficace)...

J'AI DÉCIDÉ DE VOUS LIVRER MON COMBAT POUR VOUS PROUVER LA SIMPLICITÉ DE CETTE ACTION ET VOUS PROPOSER DE VOUS PROJETER, VOUS AUSSI, DANS UNE NOUVELLE VIE LIBRE DE TABAC... SI VOUS LE SOUHAITEZ, DÉCIDEZ D'ARRÊTER ET VOUS Y ARRIVEREZ SANS EFFORT ÉNORME... COMME MOI !!!!...


Si vous souhaitez me contacter : c'est ici : thierry.delorraine@laposte.net


UN AN APRÈS :

Un an après le début de mon sevrage, il est temps de se poser la question de savoir où j'en suis...
Mon absence de tabac ne m'a jamais posé le moindre problème jusqu'à ces quelques derniers jours. Oh, ce n'est pas une torture, mais j'ai tout à coup eu envie d'essayer d'en griller une, "juste pour voir"... Le pire c'est que je me sens prêt à supporter une cigarette alors même que je sais qu'une seule cigarette, à ce stade de mon sevrage et... je me retrouve au point de départ, tout sera à refaire... je redeviendrais un fumeur actif en quelques heures !!!...

Sachant ce que je sais, comment puis-je avoir envie d'essayer ? Je pense que c'est la date anniversaire qui stimule mon cerveau. Aussi, puisque ce n'est qu'une envie et plus un besoin, il me suffira de résister et tout rentrera dans l'ordre... Bien sûr, je vous raconterai en temps réel l'évolution de la situation... à suivre !

Je n'ai pas "replongé" mais j'ai découvert deux choses capitales :
- un an de sevrage, ce n'est RIEN DU TOUT ! On imagine être guéri au bout de quelques mois et ce n'est pas vrai du tout ! C'est même à se demander si on guérit un jour... Cela dit, les moments difficiles sont BIEN MOINS difficiles à supporter que lors de la période de traitement !!!
- le plus gros ennemi du fumeur en sevrage (après traitement) est l'ennui ! Une période où la charge de travail est peu intense et son lieu de travail devient un véritable piège de l'envie de fumer. La solution pour un sevrage assumé est donc l'occupation ! Il est indispensable de planifier des activités en permanence...

ATTENTION : L'ENSEMBLE DES TEXTES ET DES IMAGES EST PROTÉGÉ PAR UN COPYRIGHT DE THIERRY DELORRAINE POUR LE SITE www.thydelor.eu

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